19 février 2006

Beaumont d'Autichamp, de la Freyte et du Repaire

Beaumont
Armes : de gueules, à la fasce d'argent, chargée de trois fleurs de lis d'azur

Dessin de Amaury de la Pinsonnais publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

Annuaire de la noblesse de France - 1853
pages 194 à 196
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/doc?O=N036581
Le nom de Beaumont est, sans contredit, l'un des plus communs et des plus répandus en France. La Chesnaye des Bois ne cite pas moins de treize familles nobles qui le portent, et dans le Dictionnaire des postes on trouve soixante localités appelées ainsi.

La plus ancienne et la plus illustre des maisons de Beaumont est celle du Dauphiné, dont était issu Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, et dont l'abbé Brizart a publié L'Histoire généalogique (2 vol. in-fo Paris, 1779).

Cette race chevaleresque eut pour berceau le château de Beaumont (de Bellomonte), situé près de Crolles, à cinq lieues de Grenoble. « Les historiens, dit Brizart, l'ont quelquefois appelé Beaumont de Crolles pour le distinguer de Beaumont-en-Triève, qui n'en est éloigné que de douze à quinze lieues, et d'autres châteaux et villages du nom de Beaumont qui se rencontrent en Dauphiné et dans différentes provinces du royaume. »

Une vieille chronique, citée par Guichenon, dit que Soffrey de Beaumont suivit en Palestine, l'an 1147, Amédée III, comte de Maurienne et de Savoie. Guy Allard et Brizart ont reproduit ce fait. Le nom et les armes de Soffrey de Beaumont ont été placés à la grande salle des Croisades du musée de Versailles. Les fleurs de lis qui chargent la fasce du blason des Beaumont leur ont été concédées en souvenir de la cession du Dauphiné à la France par Humbert II, dont Amblard de Beaumont était le conseiller. Elles ne devraient donc pas figurer sur cet écusson. (Voir l'Album historique du Dauphiné, p. 52. Paris, 1847, in-4o.)

La maison de Beaumont de Crolles a produit des généraux d'armées, des gouverneurs de provinces et de places, des chevaliers et des commandeurs de Malte et des Ordres du Roi, un évêque de Tulle, un archevêque de Paris duc et pair de France, un lieutenant général, Charles de Beaumont, comte d'Autichamp, commandeur de Saint-Louis et pair de France depuis le 47 août 1815.

On ne trouve point d'érections de terres en faveur de cette maison, mais au nombre de ses plus anciennes possessions se trouvent les baronnies du Repaire et des Adrets.

Elle a joui des honneurs de la cour en 1758 et 1761, en vertu de preuves faites au cabinet des Ordres du Roi. Sa filiation authentique remonte à Artaud de Beaumont, qui vivait en 1250 (voyez l'Histoire généalogique de Brizart). Elle a formé beaucoup de branches qui se sont éteintes, à l'exception de deux.
  1. Celle de La Freyte, qui s'est subdivisée en deux rameaux ; celui des Adrets, le puîné, s'est éteint en 1587 dans la personne de François de Beaumont, le célèbre baron des Adrets. L'autre, celui d'Autichamp, était représenté, en 1789, par : Jean Thérèse Louis de Beaumont, marquis d'Autichamp, né en 1738, qui a fait les campagnes de la guerre de sept ans, lieutenant général et grand-croix de Saint-Louis en 1814 ,chevalier des Ordres du Roi le 30 mai 1825 ; et par Antoine Joseph Eulalie de Beaumont, comte d'Autichamp, né en 1744, qui fit les campagnes de Corse et d'Amérique, fut créé maréchal de camp en 1783, lieutenant général retraité et officier de la Légion d'honneur le 19 mars 1821. Il a laissé deux fils : 1° Charles de Beaumont, comte d'Autichamp, né en 1770, général vendéen, appelé à la pairie en 1815, lieutenant général, commandeur de Saint-Louis depuis 1814, veuf 1er octobre 1848. 2° Marie Jean Joseph Jacques de Beaumont, vicomte d'Autichamp, né en 1768, maréchal de camp en 1814, lieutenant des gardes du corps du roi, compagnie de Noailles, après la campagne de la Vendée en 1815.

  2. Celle des seigneurs du Repaire, qui était représentée en 1789 par Christophe, comte de Beaumont, petit neveu de l'archevêque de Paris, marié à Madeleine Joséphine de Grossolles-Flamarens, dont il eut : Amédée, comte de Beaumont, qui n'a pas d'enfants, et Amblard, comte de Beaumont, marié à N... de Perrochel, veuve depuis 1846, dont sont issus : 1° Olivier de Beaumont, mort sans alliance le 8 mai 1844 ; 2° Marie de Beaumont, unique héritière de son rameau, et mariée le 9 avril 1852 à Alfred Adrien, comte de Noailles, ancien attaché de la légation française en Chine.

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