30 juin 2006

La maison de Bocsozel II

Blason de la famille de BOCSOZEL sur HeraldiqueGenWeb
Source BnF/Gallica : Annuaire de la noblesse de France 1866

Dessin de Christophe Desportes publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

Attention : Cette notice de l'Annuaire de la noblesse a suscité plusieurs critiques. Voir les commentaires à la suite de cet article.
Pierre de Bocsozel appelé Peiraud par Chorier, né vers 1535, est plus connu sous le nom de Chastelard, que son amour pour Marie Stuart et sa mort tragique ont rendu célèbre. Il avait été attaché au connétable Anne de Montmorency, et cette position lui donna entrée à la cour de François II. Il y vit la reine, en devint éperdument amoureux et lui adressa des vers sur sa beauté. En 1561, Marie Stuart, devenue veuve, mit Chastelard au nombre des gentilshommes qu'elle emmena en Ecosse. Elle se montra dit-on, trop sensible à ses hommages et sembla lui accorder des encouragements qui exaltèrent sa passion. Il se crut aimé et osa se cacher tin soir sous le lit de la reine, qui, s'en étant aperçue, se contenta de le chasser de sa présence et de la cour. Mais, au lieu d'obéir, Chastelard la suivit dans le comté de Fife et se glissa secrètement dans sa chambre. Il fut encore découvert, et, moins indulgente cette fois, Marie Stuart le fit arrêter. Deux jours après il fut condamné à mort, et arrivé au lieu du supplice, il se tourna du côté du château d'Holy-Rood, leva les yeux au ciel et s'écria « Adieu, la plus belle et la plus cruelle princesse du monde! (Brantome.) Il tendit le cou à l'exécuteur en murmurant encore le nom de Marie.

Soffrey de Bocsozel, frère aîné de Chastelard, fut conseiller au parlement de Grenoble. Il épousa Jeanne de Bressieu, fille de Pierre de Bressieu et d'Anne de Montchenu (preuves de Malte de François, leur petit-fils). Elle était veuve lorsque, le 28 juin 1620, elle donna procuration pour la représenter au mariage de son fils, qui suit.

Pierre de Bocsozel, seigneur de Montgontier, de Chastelard, de la Bâtie, de Charlieu, au mandement de la Côte Saint-André, épousa au château d'Hauterive, le 20 juin 1630, Anne Borel de Ponsonnas, fille de feu Amieu Borel de Ponsonnas, en son vivant seigneur d'Hauterive, capitaine de cinquante hommes d'armes, et de Madeleine d'Hostun de Claveson. Amieu était lui-même fils de Jean Borel de Ponsonnas, l'un des lieutenants du baron des Adrets, et de Jeanne de Chypre. Pierre de Bocsozel, ne vivait plus le 1er août 1663, comme on le voit, par le testament d'Anne, sa veuve, fait devant Mathelin Nugot, notaire héréditaire à la Côte Saint-André (orig. aux arch. de la famille). Leurs enfants furent :
  1. Balthasard, qui suit ;
  2. Pierre de Bocsozel, seigneur d'Eydoche, Montgontier, prieur de Saint-Jean de Vif, de Saint-Etienne, de Saint-Geoire et de Saint-Nicolas du Moutier, légataire de sa mère de 9,000 livres tournois ;
  3. François de Bocsozel, reçu chevalier de Malte le 29 décembre 1631 (Vertot, tome VII, page 140; preuves de noblesse aux archives de sa famille maternelle). il fut institué légataire d'une somma de 1,000 livres tournois par le testament du 1er août 1663 ; l'année suivante il commandait l'escadron de Malte à l'attaque de Gigeri en Afrique ;
  4. Louis-Laurent de Bocsozel, mentionné comme déjà décédé par ledit acte qui précède ;
  5. Françoise de Bocsozel, femme de Garcin, seigneur de Saint-Germain et légataire de sa mère d'une somme de 4,000 livres ;
  6. Louise de Bocsozel, religieuse au monastère de Laval ;
  7. Laurence, religieuse au monastère de Laval ;
  8. et 9. Madeleine et Anne-Marie de Bocsozel, légataires de leur mère.
Balthazard de Bocsozel, seigneur de Montgontier, de Chastelard, etc., institué héritier universel par le testament du 1er août 1663, continua la descendance de cette branche, qui s'éteignit à la fin du siècle dernier et dont les derniers rejetons furent Jean-Baptiste-Louis de Bocsozel de Montgontier, né le 21 mai 1746, reçu en majorité en la vénérable langue d'Auvergne le 29 avril 1765 et Pierre de Bocsozel de Montgontier, né le 3 septembre 1754, reçu en minorité le 28 septembre 1754.

Armes : d'or, au chef échiqueté d'argent et d'azur de deux tires ou rangées

Devise : QUOIQU'IL EN ADVIENNE.

29 juin 2006

La maison de Bocsozel I

Blason de la famille de BOCSOZEL sur HeraldiqueGenWeb
Source BnF/Gallica : Annuaire de la noblesse de France 1866

Dessin de Christophe Desportes publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

Attention : Cette notice de l'Annuaire de la noblesse a suscité plusieurs critiques. Voir les commentaires à la suite de cet article.


La maison de Bocsozel, originaire du Viennois, est assurément, dit Chorier, une des plus nobles et des plus anciennes de la province de Dauphiné. Son nom s'est aussi écrit Boczossel, comme on le voit par l'original des preuves de noblesse de François de Bocsozel, reçu chevalier de Malte le 29 décembre 1651. Une de ses branches a possédé pendant plus de trois siècles la baronnie de Maubec, dont elle prit le nom et les armes.

Humbert de Bocsozel, vivant en 1093, et Humbert II, son fils, vivant en 1134, sont mentionnés par la Chenaye Desbois, tome IX, page 620. Pierre de Bocsozel fut présent, en 1142, à l'acte par lequel Etienne de Bar, archevêque de Vienne, donna à l'hôpital de cette ville l'église de Meyrieu (Chorier). Aymon de Bocsozel était chanoine de l'église cathédrale de Vienne en 1164. Isidore de Bocsozel fut une des cautions d'Albert de la Tour du Pin pour le traité qu'il conclut, en 1198 avec la veuve d'Audemar de Bressieu.

Aymon de Bocsozel, fils d'autre Aymon, épousa, en 1202, Jeanne, fille unique et héritière des seigneurs de Maubec, qui, outre cette terre, lui apporta en mariage des biens considérables. A cette occasion, il relève le nom et les armes de la famille de sa femme, qui portait : d'or, au léopard d'azur. Ses successeurs ont ajouté un second léopard dans leur écu, et ont formé une branche connue sous les noms de Maubec de Montlor et de Maubec de Cartoux, dont la Chenaye Desbois a donné une généalogie fort étendue, tome IX, page 619. Cette nouvelle maison de Maubec s'allia avec celles d'Agoult, d'Alleman, de Balzac, de Bérenger, de Camaret, de Clermont, de Grolée, de Montlor, de Mottier de la Fayette, de Quiqueran de Beaujeu, etc. Elle a été maintenue dans sa noblesse par sentence de Lamoignon, intendant de la province de Languedoc, à Montpellier, le 20 septembre 1697.

Mais revenons à la maison de Bocsozel proprement dite, qui fut continuée par Gui et Humbert de Bocsozel, frères d'Aymon, auteur de celle de Maubec. Gui de Bocsozel, chevalier, fit présent au traité conclu entre Etienne, IIe du nom, sire de Thoiré et de Villars, et Boniface de Savoie, prieur de Nantua, en 1243. Aymon de Bocsozel, fils de Guichard, estoit, dit Chorier, en grande considération en 1289, et Humbert est cité à la même époque par Guy Allard comme conseiller du comte de Savoie.

Guillaume de Bocsozel et Hugues, son fils, se signalèrent à la bataille de Varey, gagnée en 1325 par Guignes Dauphin, sur Edouard, comte de Savoie. Hugues est qualifié chevalier dans un titre de l'an 1354. Il avait témoigné beaucoup de valeur lorsque Amé V, comte de Savoie, assiégea la ville de Sion pour la remettre à son évêque, en 1350 (Guy Allard, page 57).

Anne de Bocsozel épousa, en 1425, Guillaume de Feytans, veuf d'Antoinette de l'Isle et fils de Pierre, seigneur de Feytans et d'Anne de Loyes, sa femme. Amé de Bocsozel, seigneur de Martel, fut un des deux cents gentilshommes qui signèrent le traité conclu en 1455 par Louis, duc de Savoie, avec le roi Charles VII. Catherine de Bocsozel, fille du seigneur de Ternay en Dauphiné, épousa Bernardin, seigneur de Migieu, fils de Claude de Migieu et d'isabelle de Montbel, en 1569. Ce paragraphe est extrait de la Chenaye Desbois (tome II, page 575) qui blasonne par erreur le chef échiqueté de trois au lieu de deux traits. Cette faute, qu'il a évitée lui-même à l'article Maubec (tome IX, page 623), a été néanmoins reproduite dans plusieurs armoriaux.

Jeanne de Bocsozel, fille de Guy de Bocsozel, seigneur d'Esclose et de Montmartin, épousa Aymon Alleman, seigneur, de la Rochechinard, dont le fils, Barrachin Alleman, accompagna Charles VII à la conquête du royaume de Naples. Gaspard de Bocsozel, seigneur d'Eydoche, épousa Marguerite de Paladru, dont il eut Marie de Bocsozel, femme de Pierre du Terrail et aïeule de Bayard (Mazures de l'Ile-Barbe, par le laboureur). Jacques de Bocsozel, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, est cité par Guy Allard comme ayant péri à la prise de Rhodes en 1522.

La branche la plus illustre est celle des seigneurs de Chastelard et de Montgontier, qui s'est perpétuée jusqu'à la fin du siècle dernier et qui comptait, il y a cent ans, au nombre de ses rejetons :
  1. Jean Baptiste Louis de Bocsozel de Montgontier, né le 24 mai 1746, reçu chevalier de Malte en la vénérable langue d'Auvergne le 29 avril 1765 ;

  2. Pierre de Bocsozel de Montgontier, né le 3 septembre 1751, reçu chevalier de Malte de minorité le 28 septembre 1751.
François de Bocsozel, fils d'Antoine de Bocsozel, seigneur de Chastelard et d'Anne le Caradeul, sa femme, épousa, en 1525, Jeanne du Terrail, fille naturelle du chevalier Bayard, et appelée Anne dans les preuves de Malte de François de Bocsozel, son arrière petit-fils, en 1634. De cette union sont issus :
  1. Soffrey, qui a continué la descendance rapportée plus loin ;

  2. Pierre, dont l'article suit.
A suivre...

28 juin 2006

Archives numérisées des registres paroissiaux et d'état civil des communes

Un certain nombre de communes ont fait numériser et diffusent via Archives-Multimédia leurs registres paroissiaux et d'état-civil. Pour l'instant, il s'agit essentiellement de communes du Rhône, de l'Isère et de la Haute-Loire. Archives en ligne :
Chaponost : http://visu.archives-communes.com/chaponost/

Chasse-sur-Rhône (38) : http://visu.archives-communes.com/chassesurrhone/

Colombier-Saugnieu : http://visu.archives-communes.com/colombier-saugnieu/

Condrieu : http://visu.archives-communes.com/condrieu/

Grézieu-la-Varenne : http://visu.archives-communes.com/grezieulavarenne/

Lentilly : http://visu.archives-communes.com/lentilly/

Letra : http://visu.archives-communes.com/letra

Mions : http://visu.archives-communes.com/mions

Oingt : http://www.oingt.com

Pusignan : http://visu.archives-communes.com/pusignan/

Pollionnay : http://visu.archives-communes.com/pollionnay/

Retournac (43) : http://visu.archives-communes.com/retournac/

Saint-Marcellin-en-Forez (42) : http://visu.archives-communes.com/st-marcellin-en-forez/

Saint-Pierre-de-Chandieu : http://www.stpierre-de-chandieu.com

Saugues (43) : http://www.mairie-saugues.com

Seyssuel (38) : http://visu.archives-communes.com/seyssuel

Sourcieux-les-Mines : http://www.sourcieuxlesmines.fr

Ternay : http://visu.archives-communes.com/ternay

Thurins : http://visu.archives-communes.com/thurins/

Vaugneray : http://www.vaugneray.com

Yzeron : http://visu.archives-communes.com/yzeron/


Voir aussi :

27 juin 2006

La famille de Boutiny

Nobiliaire universel de France - Tome 10
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036871
pages 217 à 220

Armes : d'azur, au bateau contourné d'argent, adextré en chef d'un croissant contourné d'or, et sénestré d'une étoile du même.
BOUTINY ou BOTINI, famille ancienne de la ville d'Hyères en Provence, originaire d'Italie, où il existe encore deux branches de la même famille, l'une établie à Lucques et l'autre à Bologne, et y possédant les premières charges.

Jean Botini était rationnel de la cour des comptes de Provence le 27 septembre 1365.

I. Claude DE BOUTINY, est le plus ancien dont les titres aient échappé au naufrage révolutionnaire, Il eut de son mariage avec Marie de Thomas :

II. Pierre DE BOUTINY, seigneur de la Bastide, qui fit alliance avec Catherine Valieue, fille de noble Jacques et de Marguerite de Puget, de Toulon. Il conste, par le contrat de mariage en latin dudit Pierre de Boutiny, du 10 février 1531 (notaire Jean Cabasson, de Toulon) qu'il est qualifié nobilis et generosus vir. Il eut, de ce mariage, deux enfants :
  1. Barthélemi, qui suit ;
  2. Pierre, qui fut d'abord avocat en la cour, et ensuite procureur général en la chambre des comptes, ensuite du legs que lui fit son père de cette charge, ainsi que de la terre de la Bastide, par son testament du 20 avril 1556, passé devant Jean Reisson, notaire à Toulon.
III. Barthélemi DE BOUTINY, qui fut visiteur général des gabelles, hérita des biens que son père possédait à Hyères et à Toulon. Il contracta mariage avec Louise de Vitalis, fille de noble Jean de Vitalis, sieur de Montfort et de demoiselle Catherine de Lorme, le dernier décembre 1573, pardevant Borilly, notaire d'Aix. Il en eut :

IV. Pierre DE BOUTINY, qui s'allia, le 6 février 1633, par contrat passé devant Bertrandi, notaire à Grasse, avec demoiselle Claire Bernardy, fille de maître Alexis Bernardy, avocat en la cour, et demoiselle Hélie Cavasse, de la ville de Grasse. On trouve à la date du 12 décembre 1645, et dans les écritures de maître Aiguier, notaire d'Hyères, un acte de bail, passé par ledit Pierre Boutiny écuyer, de quelques biens y mentionnés aux nommés Pierre et Jacques Castil, père et fils.

V. François DE BOUTINY, avocat en la cour, et écuyer, fils dudit Pierre, contracta mariage le 13 octobre 1661, devant Rambert, notaire de Fox Amphoux, avec Marie de Gasquy, fille d'Honoré de Gasquy, seigneur de Brigançou et de Léoube, et de dame Marie de Castellane Montmeyan. Il eut de cette alliance :

VI. Joseph DE BOUTINY, écuyer, qui, de son mariage, contracté le 16 mars 1698, devant Villeneuve, notaire d'Hyères, avec Geneviève de Janin, fille de Jean, eut deux enfants :
  1. Louis, dont l'article suit ;
  2. Jean-Joseph, qui fonde la seconde branche, rapportée ci-après.
VII. Louis DE BOUTINY, écuyer; résidant à Hyères, a eu, de son mariage, avec demoiselle Anne Catherine Richaud :
  1. François Victor, dont l'article suit ;
  2. N..., mariée à noble Jacques de la Chassagne, fils de noble Jacques de la Chassagne ; mort lieutenant des vaisseaux du Roi, capitaine d'une compagnie franche de la marine, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
  3. Clotilde, non mariée.
VIII. François Victor DE BOUTINY, épousa le 27 décembre 1768, demoiselle Félicité Elisabeth le Blanc de Castillon, fille de Jean François André le Blanc de Castillon, conseiller du Roi en ses conseils, et son premier avocat général au parlement de Provence, et de dame Françoise de Bremond. De ce mariage sont issus :
  1. François Louis Joseph, dont l'article suit ;
  2. François Victor, non marié ;
  3. Marie Françoise Lucie, mariée à M. Alexandre de Meunier, ancien capitaine du régiment de la Fère, infanterie.
IX. François Louis Joseph DE BOUTINY, écuyer, a épousé, le 27 septembre 1799, par contrat passé devant Acarie, notaire à Grenoble, Marie Anne Clémence de Caignart de Saulcy, fille de noble Louis Joseph de Caignart de Saulcy, lieutenant-colonel d'artillerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, dont il a deux fils :
  1. Louis François Alphonse ;
  2. Clément François Adrien.
SECONDE BRANCHE.

VII. Jean-Joseph DE BOUTINY, second fils de Joseph de Boutiny, écuyer, et de Geneviève de Janin, a eu de son mariage avec Anne de Vialis :

VIII. Joseph DE BOUTINY, écuyer, marié, le 17 novembre 1755, avec Marguerite Richaud, dont il a eu deux fils :
  1. Hubert François de Boutiny, lieutenant-colonel, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
  2. François Victor de Boutiny, capitaine de frégate, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Armes : d'azur, au bateau contourné d'argent, adextré en chef d'un croissant contourné d'or, et sénestré d'une étoile du même.

Voir aussi...

24 juin 2006

Ascendance d'Henri Grouès (abbé Pierre)

La chronique ci-dessous développe essentiellement la branche Capizucchi de Bologne de l'ascendance de l'abbé Pierre. Les sources utilisées sont :
  1. pour les quatre premières générations, l'ascendance d'Henri Grouès publiée sur le site geneastar. (Consultez cette généalogie pour découvrir les autres branches).

  2. les relevés de la vallée de l'Ubaye consultables sur Minitel

  3. pour la famille de Capizucchi : Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi, GENEAMI - Numéro 63. (Je remercie Mr Gérard Planson qui m'a fait connaître cette revue).

  4. pour la famille de Faucon : Jacques Gerbaux, Les Faucon seigneurs du Sauze et de Ste Marguerite au comté de Nice. (Je remercie Mme Françoise d'Unienville qui m'a fait connaître ce livre).
Voir aussi :
  1. la biographie de l'abbé Pierre sur Wikipedia.
  2. le site de la Fondation Abbé Pierre,
  3. Emmaüs International.


Mon lien de parenté avec Henri Grouès :

Cliquez sur l'image de droite pour la voir en taille normale ou cliquez ici pour voir la page directement sur geneanet.

Première génération

1. Henri GROUÈS est né (1) le 5 août 1912 à Lyon, Rhône, France. Prêtre capucin, puis séculier, député de Meurthe-et-Moselle, fondateur du mouvement Emmaüs.

Deuxième génération

2. Antoine GROUÈS est né (2) le 22 juillet 1867 à Lyon I, Rhône, France. Il est décédé (3) le 25 mai 1938 à Lyon VI, Rhône, France. Antoine a épousé (4) Eulalie PERRA le 3 mars 1905 à Tarare, Rhône, France.

3. Eulalie PERRA est née (5) le 18 septembre 1880 à Tarare, Rhône, France. Elle est décédée (6) le 4 janvier 1942 à Irigny, Rhône, France.

Troisième génération

4. Antonin GROUÈS est né (7) le 8 septembre 1829 à Saint-Paul-sur-Ubaye, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé (8) le 21 avril 1887 à Lyon I, Rhône, France. Antonin a épousé Marie BROTTEY le 5 octobre 1864 à Grigny, Rhône, France.

5. Marie BROTTEY est née le 12 septembre 1835 à Grigny, Rhône, France. Elle est décédée le 5 mai 1911 à Lyon I, Rhône, France.

Quatrième génération

8. André GROUÈS est né (9) le 12 janvier 1806 à Saint-Paul-sur-Ubaye, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé (10) le 5 juin 1879 à Saint-Paul-sur-Ubaye, Alpes-de-Haute-Provence, France. André a épousé (11) Victoire COGORDAN le 19 octobre 1825 à Saint-Paul-sur-Ubaye, Alpes-de-Haute-Provence, France.

9. Victoire COGORDAN.

Cinquième génération

16. Antoine GROUÈS est né en 1781. Il est décédé en 1835. Antoine a épousé Marie COGORDAN.

17. Marie COGORDAN est née en 1783. Elle est décédée en 1824.

18. Antoine COGORDAN est né (12) le 25 août 1756 à Saint-Paul-sur-Ubaye, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé (13) le 7 mars 1831 à Saint-Paul-sur-Ubaye, Alpes-de-Haute-Provence, France. Antoine a épousé Marianne CAPIZUCCHI DE BOLOGNE le 8 juin 1800.
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Type de l'acte naissance
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Sujet
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Nom COGORDAN
Prénom Antoine
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Date de l'acte 25/08/1756
Lieu 04-SAINT-PAUL
-------------Père du sujet--------------
Prénom Joseph
-------------Mère du sujet--------------
Nom SIGNORET
Prénom Marie Magdeleine
-------------Origine--------------------
Lieu Pont de l'Etrech
--------------Infos Mère----------------
Parents cités
(P) IMBERT Antoine - (M) PELLISSIER
Marie ép (P)

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Type de l'acte Décès
----------------Sujet-------------------
Nom COGORDAN
Prénom Antoine
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Date du décès 07/03/1831
Lieu 04-SAINT-PAUL
-------------Conjoint(e) ----------------
Nom + ? (2ème noce)
Prénom Aeme noce)
---------------Infos Défunt-------------
Sexe G
Age 75 ans
-------------Infos Générales------------
Métier Notaire Royal
+ GARNIER Thérèse (1ère noce)

19. Marianne CAPIZUCCHI DE BOLOGNE est née (14) le 18 février 1767 à Saint-Pons, Alpes-de-Haute-Provence, France.
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Type de l'acte naissance
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Sujet
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Nom CAPICCUCHI DE BOLOGNE
Prénom Marianne
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Date de l'acte 18/02/1767
Lieu 04-SAINT-PONS
-------------Père du sujet--------------
Prénom Antoine
-------------Mère du sujet--------------
Nom FORTOUL
Prénom Victoire

-------------Origine--------------------
Lieu Lauze
-------------Infos Générales------------
Métier des parents
Noble

Source : Héraldique et Généalogie 1999, page 377
99.111.651 CAPISSUCHI de BOLOGNE.

1. Marie-Anne CAPISSUCHI de BOLOGNE, quart. 19 de l'Abbé Pierre, née à Saint-Paul sur Ubaye (04) 18.7.1767, + 3.4.1841, x 8.6.1800 Antoine COGORDAN, né le 24.8.1756, cultivateur puis notaire.

2/3. Antoine CAPISSUCHI de BOLOGNE (qui x 1°/ Thérèse GARMER) x 2°/ Victoire FORTOUL.
Source : A la découverte de leurs racines, J. Valynseele et D. Grando. M. Pierre GROVES, frère de l'Abbé Pierre et mon parent par leur grand-mère paternelle, née BROTTET, avait effectué de très importantes recherches sur ses asc. La famille pourrait être consultée.
Jean-Marc BLANC
Sixième génération

36. Joseph COGORDAN a épousé Marie Madeleine SIGNORET.

37. Marie Madeleine SIGNORET.

38. Antoine CAPIZUCCHI DE BOLOGNE est né (15) le 12 avril 1743 à Saint-Pons, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé (16) le 18 avril 1805 à Saint-Pons, Alpes-de-Haute-Provence, France. Antoine a épousé (17) Victoire FORTOUL le 28 novembre 1764 à Jausiers, Alpes-de-Haute-Provence, France.
Naissance
Origine : Lauze
Parents cités : (P) REYNAUD Antoine Notaire Royal

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Type de l'acte Décès
----------------Sujet-------------------
Nom CAPICCUCHI DE BOLOGNE
Prénom Antoine
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Date du décès 18/04/1805
Lieu 04-SAINT-PONS
-------------Père du sujet--------------
Prénom Jean Honoré
-------------Mère du sujet--------------
Nom SIGNORET
Prénom Marie
-------------Origine--------------------
Sujet ENCHASTRAYES (Sauze) (04)
---------------Infos Défunt-------------
Sexe G
Age 62 ans
39. Victoire FORTOUL est née (18) le 16 juin 1743 à Jausiers, Alpes-de-Haute-Provence, France.

Septième génération

76. Jean Honoré DE CAPISUCHI DE BOLOGNE est né (19) le 4 février 1724 à Langres, Haute-Marne, France. Il est décédé (20) le 4 février 1752 à Saint-Pons, Alpes-de-Haute-Provence, France. Jean a épousé Marie SIGNORET.

77. Marie SIGNORET.

Huitième génération

152. Camille Antoine DE CAPISUCHI DE BOLOGNE a épousé (21) Anne Françoise DE CULTZ DE DEUILLY en 1715 à Bonnecourt, Haute-Marne, France.

153. Anne Françoise DE CULTZ DE DEUILLY est décédée (22) le 6 octobre 1727 à Langres, Haute-Marne, France.

Neuvième génération

304. Pierre Gaston DE CAPISUCHI DE BOLOGNE est né (23) en 1652 à Bonnecourt, Haute-Marne, France, et a été baptisé (24) le 21 avril 1655. Il est décédé (25) le 21 juillet 1698 à Bonnecourt, Haute-Marne, France. Pierre a épousé (26) Charlotte Elisabeth DE BROUSSEL DE LA NEUFVILLE en 1684.

305. Charlotte Elisabeth DE BROUSSEL DE LA NEUFVILLE.

306. Henri DE CULTZ DE DEUILLY a épousé Anne Léopoldine DE SERRE.

307. Anne Léopoldine DE SERRE.

Dixième génération

608. Claude DE CAPISUCHI DE BOLOGNE est né environ 1617. Il est décédé (27) le 26 mars 1682 à Bonnecourt, Haute-Marne, France. Claude a épousé (28) Dame de Thivet Jeanne DE SAINT BELIN le 6 janvier 1640 à Nogent, Haute-Marne, France. Chevalier seigneur de Bonnecourt, maitre d'hotel ordinaire du roi.

609. Jeanne DE SAINT BELIN. Dame de Thivet.

610. Charles DE BROUSSEL a épousé Françoise DU CHATELET.

611. Françoise DU CHATELET.

Onzième génération

1216. Jules DE CAPISUCHI DE BOLOGNE a épousé (29) Antoinette DE MAGNIEN le 8 octobre 1597 à Nogent, Haute-Marne, France. Chevalier seigneur du Plan et de Bonnecourt, maitre d'hôtel ordinaire du roi, capitaine et major au régiment de Champagne.

1217. Antoinette DE MAGNIEN.

1218. Simon DE SAINT BELIN a épousé Anne DE MAILLY.

1219. Anne DE MAILLY.

Douzième génération

2432. Rodolphe DE BOLLOGNE CAPISSUCHI est né environ 1519 à Barcelonnette, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé en 1587 à Barcelonnette, Alpes-de-Haute-Provence, France. Rodolphe a épousé Delphine DE FAUCON le 24 juin 1539 à Entraunes, Alpes-Maritimes, France.

2433. Delphine DE FAUCON est née (30) à Entraunes, Alpes-Maritimes, France.

2434. Jean DE MAGNIEN a épousé Marguerite DE THOMASSIN.

2435. Marguerite DE THOMASSIN.

Génération 13.

4864. Claude DE BOLLOGNE CAPISSUCHI est né environ 1480. Il est décédé environ 1541. Claude a épousé Elisabeth DE GUIRAMAND environ 1515.

4865. Elisabeth DE GUIRAMAND.

4866. Jacques DE FAUCON II a épousé (31) Suzanne D'AMOURS.

4867. Suzanne D'AMOURS. Alias MOUR, MOURE, d'AMOUR, d'une famille originaire de Coni en Piemont. Elle eut une dot de 3.700 florins.

Génération 14.

9728. Pierre DE BOLLOGNE CAPISUCHI est né environ 1460 à Bologne la Grasse, Italie. Il est décédé avant 1613. Pierre a épousé Catherine ALLEMAN D'URIAGE environ 1480 à Barcelonnette, Alpes-de-Haute-Provence, France. Pierre a signé un testament (32) le 3 décembre 1483 en Barcelonnette, Alpes-de-Haute-Provence, France.

9729. Catherine ALLEMAN D'URIAGE. de la maison d'Uriage en Dauphiné.

9732. Bertrand DE FAUCON a épousé Méline DE BÉRARD. Bertrand a signé un testament (33) en 1536.

9733. Méline DE BÉRARD.

Génération 15.

19456. CAPIZUCCHI DE BOLOGNE.

19464. Barthélémy DE FAUCON (34).

19466. Nicolas DE BÉRARD.

Génération 16.

38928. Jean DE FAUCON I. Jean a signé un testament (35) en 1439 en Jausiers, Alpes-de-Haute-Provence, France.

Génération 17.

77856. Pierre DE FAUCON.


Appendice A - Sources

  1. Emmanuelle VISSEAUX, Yannick VOYEAUD, Marie-Thérèse GALICHON, Guy Terrel des Chênes, Antoine DUMAS , Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star, http://geneastar.org/fr/perso.php3?metier=eglise&nom=groues.
  2. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  3. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  4. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  5. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  6. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  7. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  8. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  9. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  10. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  11. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  12. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  13. Ascendance d'Henri GROUES sur Gene@star
  14. MINITEL - Vallée de l'Ubaye.
  15. MINITEL - Vallée de l'Ubaye.
  16. MINITEL - Vallée de l'Ubaye.
  17. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi, GENEAMI - Numéro 63, p. 14.
  18. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi, p. 14.
  19. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi.
  20. MINITEL - Vallée de l'Ubaye.
  21. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi.
  22. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi.
  23. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi.
  24. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi.
  25. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi.
  26. Héraldique et Généalogie, p. 134, 1996.
  27. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi.
  28. Héraldique et Généalogie, p. 134, 1996.
  29. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi.
  30. Daniel Saint-André, Généalogie de la noble et antique maison de Capizucchi, p. 9.
  31. Jacques GERBAUX, Les FAUCON seigneurs du Sauze et de Ste Marguerite au comté de Nice.
  32. Jean Grosdidier-de-Matons, Armorial Haut Alpin, p. 189.
  33. Jacques GERBAUX, Les FAUCON seigneurs du Sauze et de Ste Marguerite au comté de Nice.
  34. Jacques GERBAUX, Les FAUCON seigneurs du Sauze et de Ste Marguerite au comté de Nice.
  35. Jacques GERBAUX, Les FAUCON seigneurs du Sauze et de Ste Marguerite au comté de Nice.

Rafelis de Broves

Raffélis de BrovesRAFELIS DE BROVES, famille originaire de Lucques, en Italie, établie à Draguignan en Provence, depuis l'an 1400, où elle fit bâtir une chapelle dans l'église paroissiale de ladite ville, et un tombeau ; cette chapelle fut décorée d'un tableau, en 1404, peint par Jacob Pignatelli ; elle réside depuis la révolution, qui lui a fait perdre toutes ses terres, à Alais en Languedoc, département du Gard ; elle a fourni des lieutenants généraux, des chefs d'escadre, des officiers supérieurs et autres de toute arme, des commandeurs et des chevaliers de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; cette famille se divise aujourd'hui en deux branches.

PREMIÈRE BRANCHE.

Joseph Barthélemy, comte DE RAFELIS BROVES, (fils de François de Rafelis, vicomte de Brovès, colonel d'infanterie, lieutenant de Roi d'Aiguemortes, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, député de la noblesse de Provence aux derniers états généraux, et qui, toujours fidèle à l'honneur et à son roi légitime, mourut glorieusement à la défense du palais des Tuileries, le 10 août 1792, et de dame Elisabeth de Mourgues) est né à Anduze en 1753 ; fait garde de la marine en 1767 ; proclamé chevalier de Saint-Louis par M. le comte d'Estaing, pour être entré le premier dans les retranchements de l'île de la Grenade ; reçu par son père en 1780 ; est parvenu au grade de capitaine de vaisseau, en 1790, après avoir commandé une division à Terre-Neuve, a émigré en 1791, et a commandé la 2e compagnie de l'escadron de la marine, dans l'armée de LL. AA. RR. Il est aujourd'hui contre-amiral, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; il a épousé, le 6 juin 1809, dame Marie-Anne-Joseph de Bancenal, fille de messire Jean-Pierre de Bancenal de Champagne, capitaine de cavalerie, et de dame Gabrielle Victoire de Beaudouin de Fregefond ; de ce mariage est issu :

Louis Henri Chamans de Rafelis Brovès, né à Alais, le 8 mai 1811.

SECONDE BRANCHE.

Charles François DE RAFELIS BROVES, fils de feu François de Rafelis, vicomte de Brovès, député de la noblesse de Provence aux derniers états généraux, et né à Anduze en 1773, élève de la marine en 1788, garde du Roi à cheval en 1791, s'est trouvé avec son père à la défense du château des Tuileries le 10 août 1792, a passé en Angleterre, où ayant appris le licenciement de l'armée des princes, il est rentré dans sa patrie où il a servi dans l'administration des postes. Il est aujourd'hui inspecteur des postes à Limoges, où il s'est marié avec mademoiselle Louise Augureau. De ce mariage sont issus :
  1. Joseph de Rafelis ;
  2. François de Rafelis ;
  3. Louise de Rafelis.

Armes : d'azur, à trois chevrons d'or.
Devise : Genus et Virtus.


Source : Nobiliaire universel de France - Tome 9
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036870
pages 479 à 480

Voir aussi : Brovès le village fantôme

23 juin 2006

Famille de Caire du Lauzet

CAIRE du LAUZET (DE), famille originaire de Piémont, établie en Provence depuis plusieurs siècles. Des titres authentiques de 1358 attestent l'ancienneté de sa noblesse. Elle a formé des alliances avec les maisons de Grimaldi, d'Hugues, d'Isoard, de l'Arche, de Condorcet, de Saint-Salvador, de Bonne, etc., etc. Cette famille a en outre fourni plusieurs prélats recommandables, tels que Lazare de Caire, évêque d'Ecuménie, mort en 1461 ; Jérôme de Caire, évêque de Latran, mort en 1573 Guillaume et Pierre-François de Caire, frères, successivement abbés de Saint-Pierre de Ferrare. Voyez Histoire de la noblesse de Provence, tome 3, pages 105 et suiv., et le Dictionnaire historique de la noblesse de France, in-4.°, tome 3, édit. 1771. Une branche de cette famille est représentée aujourd'hui par :

  1. Alexis, comte DE CAIRE du LAUZET, officier vendéen, otage offert pour Louis XVI. Il est fils de messire Vincent, comte de Caire du Lauzet, seigneur de Condorcet, des Pilles, chevalier, ancien mousquetaire gris, puis capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, lieutenant de MM. les maréchaux de France en Provence, commandeur de l'ordre de l'ancienne noblesse (ordre d'Allemagne), etc. etc., otage de Louis XVI, après le retour de Varennes. Il avait épousé Julie Chaulier, offert en otage pour Louis XVI, sous le nom de comtesse de Caire du Lauzet, morte dans l'émigration en 1793.

  2. Césarine DE CAIRE, otage de Louis XVI, avec son père, sa mère et son frère. Elle a épousé Ferdinand d'Arquier, chevalier, seigneur de Baumelles, ancien officier au régiment de Champagne, frère du conseiller au parlement d'Aix, mort victime d'un jugement révolutionnaire en 1793.

Armes : « De gueules, à la bande d'argent, remplie de sable, chargée d'un lévrier, du second émail, colleté du troisième; au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or. Couronne de comte ; supports, deux levrettes. »

Nobiliaire universel de France - Tome 6
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036867
pages 29 à 30

20 juin 2006

La famille de Rochas (II)

Nobiliaire universel de France - Tome 8
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036869
pages 364 à 365

DE ROCHAS (de Rochassio), famille noble et très ancienne, originaire de Provence, qui dès son principe se divisa en trois branches. L'une existe encore aujourd'hui eu l'Isle de France, et y est connue sous le surnom de Châteauredon.

Une autre branche existait encore naguères en Espagne; ce fut Hercule de Rochas qui le premier, en 1613, y porta son nom et ses armes. Dans ce moment, on ignore la destinée de celle-ci.

L'autre branche enfin (de Rochassio de Castro - Aigledino), existe encore à Gap, en Dauphiné, sous le surnom d'Aiglun, parce que le lieu d'Aiglun, situé entre Sisteron et Digne, fut longtemps celui de sa résidence, et qu'elle l'a possédé à titre de seigneurie à une époque déjà très reculée. C'est ainsi que se surnommait Marie-Louise de Rochas, qui fut mariée à François Guérin, conseiller au parlement d'Aix, celle-ci nièce en premier degré de Catherine de Rochas, épouse d'Elzéar de Roux de la Ric. Il est fait mention de cette dernière dans l'Abrégé généalogique, inséré au tome 2, pages 369 et 370 de cet ouvrage.

Sans parler de ses services et de sa fidélité à ses légitimes monarques, dans les temps non critiques ni orageux, cette famille a été fermement attachée et fidèle à l'auguste dynastie des Bourbons dans toutes les circonstances adverses. Elle pourrait en citer divers traits, dont elle se glorifie, quoique plus d'une fois elle les ait scellés de son sang. Tel fut celui du chevalier de Rochas qui le 26 avril 1592 à la tête d'un parti de royalistes, ayant voulu donner sur celui des ligueurs qui était commandé par le seigneur d'Aubignau et de l'Oriol, fut atteint d'un coup de feu et laissé mort sur le champ de bataille.

D'après un manuscrit sur l'ordre de Malte (1) renfermé dans mon cabinet :
(1) Ce manuscrit en six volumes contient les preuves et quartiers des chevaliers de Malte, depuis l'établissement de cet ordre jusque vers l'an 1727, avec le détail des armoiries de chaque quartier. C'est un ouvrage précieux où la noblesse peut puiser d'utiles renseignements.

Baltazard et Honoré de Rochas, frères, présentés, pour être admis chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1557, étaient fils d'Antoine de Rochas, seigneur d'Aiglun, et de Philippine de Sabran, fille d'Elion de Sabran, baron d'Ansouis, et de Catherine d'Aube de Roquemartine sa seconde femme ; Antoine de Rochas, seigneur d'Aiglun, était lui-même fils d'Esparon de Roxas, seigneur d'Aiglun, et de Marguerite de Barras de Mirabeau.

Guyot de Rochas, présenté dans le même ordre en 1579, était fils de Melchion de Rochas, seigneur d'Aiglun (dont le frère fut commandeur), conseiller au parlement de Provence, et de Madeleine Glandevez, fille d'Antoine de Glandevez, seigneur de Cuges, et de Marguerite de Villemus. Melchion de Rochas était fils d'Antoine de Rochas, seigneur d'Aiglun, et de Catherine de Laidet.

Comme ces trois branches DE ROCHAS, dont il s'agit, n'avaient qu'une seule et même origine, sans doute en mémoire de ce, et pour mieux se reconnaître entre elles dans les siècles à venir, chacune d'elles était le plus souvent en usage d'orner l'extérieur de l'un des côtés de son écusson des pièces d'armes de l'une ou de l'autre des autres branches. Ce fait, peut-être indifférent, ne laisse pas que d'être justifié par les empreintes d'anciens sceaux encore attachés à des actes, par quelques pièces sculptées, tirées des ruines d'un édifice; enfin, par des mémoires de famille.

Voir aussi :

La famille de Rochas (I)

18 juin 2006

La famille d'André

Blason de la famille de d'André
Nobiliaire universel de France - Tome 8
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036869
pages 287 à 288

Armes: « D'or, au sautoir de gueules. »
D'ANDRÉ, famille originaire de la ville d'Annot, qui s'établit à Aix, il y a près de trois siècles.

  1. Paul D'ANDRÉ, Ier du nom, souche de cette famille, épousa, le 6 décembre 1604, Gaspard de Félix, fille de noble Philippe de Félix, des comtes du Muy, de Grignan et marquis d'Olières, et de Marguerite de Loques-Puy-Michel. Il en eut :

  2. Balthazard D'ANDRÉ, Ier du nom, reçu conseiller en la cour des comptes, le 25 juin 1637. Il épousa Claudine de Signier-Piozin, dont il eut :

  3. Balthazard D'ANDRÉ, IIe du nom, conseiller en la même cour, marié le 24 septembre 1664, avec Gabrielle de Meyronnet. De ce mariage naquirent :

    1. Paul, dont l'article suit ;
    2. Jacques, capitaine d'infanterie, mort sans postérité ;
    3. Catherine, mariée à Jean de Bonet, seigneur de Costefrède, conseiller en la cour des comptes, fils de Pierre de Bonet et de Marguerite de Roquebrune.

  4. Paul D'ANDRÉ, IIe du nom, écuyer, épousa Françoise de Gaufridy, fille de Jean-François de Gaufridy, des barons de Trets, conseiller au parlement de Provence, et d'Anne de Grasse de Moans, sa seconde femme. Il eut de ce mariage :

    1. Jacques Joseph, dont l'article suit ;
    2. Philippe, capitaine au régiment de Médoc, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
    3. Gabrielle Thérèse, mariée, le 16 février 1755, avec Jacques de Clapiers, Ve du nom, seigneur de Colongue, fils de Lazare de Clapiers, seigneur de Colongue, et de Françoise de Maurel de Volone.

  5. Jacques Joseph D'ANDRÉ, était conseiller en la Cour des comptes en 1757.

  6. Jean D'ANDRÉ, Ier du nom, domicilié dans la province du Comtat, eut pour fils:

  7. Jean D'ANDRÉ, IIe du nom, qui s'est établi en Russie ; il est chevalier de l'ordre de Saint Jean de Jérusale. Voir les informations sur la branche russe transmises en février 2009 par Stanislav Bogdanov.
Armes: « D'or, au sautoir de gueules. »

17 juin 2006

La famille de Ravel

Nobiliaire universel de France - Tome 4 - 1ère partie
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036865
pages 180 à 183

Armes : « D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux roses de même, et en pointe d'un lévrier d'argent. »

Dessin de Sébastien Avy publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

RAVEL ou RAVELY (DE) : famille originaire de Florence, où elle a produit plusieurs personnes de distinction, dans le temps que cette ville était gouvernée par les grands-ducs. Ambroise et Charles de Ravel, frères, se retirèrent en Provence vers le milieu du seizième siècle. Ambroise s'établit à Marseille, et Charles à Pertuis où sa branche s'étant éteinte, s'est réunie à celle d'Ambroise, qui suit :
  1. Ambroise DE RAVEL épousa Marguerite de Monteoux, d'une noble famille de Marseille, et eut, entre autres enfants

  2. François DE RAVEL, Ier du nom, qui, dès sa plus tendre jeunesse, se distingua dans les armées de Henri III, et de son successeur Henri le Grand. Ce dernier prince lui donna, en récompense de ses services, une compagnie au régiment de Picardie. Il épousa Anne de Liliers, de la province d'Artois, qui le rendit père de :
    1. François, dont l'article suit ;
    2. Gaspard de Ravel, capitaine d'une des galères du roi, qui eut un bras emporté d'un coup de canon dans le fameux combat qui se donna devant Gênes, entre quinze galères de France et pareil nombre d'Espagne.

  3. François DE RAVEL, IIe du nom, épousa Gabrielle de Gombert, de laquelle il eut :
    1. Marc-Antoine, qui suit ;
    2. Gaspard de Ravel, mort en 1680, étant consul de Marseille.

  4. Marc Antoine DE RAVEL eut de Madeleine de Bernardy, son épouse :
    1. Louis, mort jeune ;
    2. Pierre, dont l'article suit ;
    3. François, assesseur de Marseille, qui n'eut, de son mariage avec Marguerite Ganteaume, qu'une fille, alliée à la maison de Damian Vernègues, de la ville de Salon ;
    4. Jean, lieutenant au régiment de Royal-Comtois, qui fut, blessé dangereusement à la bataille de Messine. Deux de ses amis ayant été emportés d'un coup de canon, il en fut tellement touché, qu'il quitta le service et se retira dans une solitude, où il mourut en odeur de sainteté en 1717 ;
    5. Marc-Antoine, qui entra dans l'ordre de Saint-Augustin, et fut docteur de Sorbonne.

  5. Pierre DE RAVEL acquit les terres de Crottes et de Montmirail, en Dauphiné. Il épousa Claire de Ravel, sa cousine, issue, par divers degrés, de Charles, frère puîné d'Ambroise. De ce mariage vinrent :
    1. Lazare, dont l'article suit ;
    2. Marc-Antoine ;
    3. Jean, mort sans alliance ;
    4. François, chanoine de l'église de Marseille, et vicaire général du diocèse ;
    5, 6, 7 et 8. Quatre autres fils, chevaliers de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et anciens officiers dans les armées du roi ;
    9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16. Huit filles, dont trois alliées aux conseillers de Boeuf, de Blanc-Luveaune, et à noble Claude d'Allard, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, brigadier des armées du roi, et commandant l'artillerie en Provence ; les autres religieuse à Marseille

  6. Lazare de RAVEL, seigneur des Crottes et de Montmirail, s'établit à Aix, où il fut reçu conseiller au parlement, l'an 1712. De Marie-Thérèse de Luguet, fille unique de noble Pierre, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine de galères, sont issus :
    1. Pierre Hyacinthe de Ravel-Montmirail, reçu conseiller au parlement d'Aix, le 18 octobre 1756, par résignation de son père, à qui le roi avait accordé des lettres de vétérance, en récompense de son savoir et de ses services. Il a eu deux filles, l'une mariée à M. de Saint-Laurent, l'autre à M. de Ravel la Fourbine, qui est mort laissant un fils officier de marine au service de LOUIS XVIII, et trois filles, dont l'aînée a épousé M. de Laurentcin, de la ville de Valence ;
    2. Jean-François, dont l'article suit ;
    3. Etienne, ecclésiastique, depuis conseiller-clerc au parlement de Grenoble, possédant, près de cette ville, une abbaye dite Notre-Dame de la Couronne ;
    4. Marie-Anne de Ravel, alliée à noble Pierre Joseph de Bernardy, vicomte de Valernes, de la ville de Sisteron.

  7. Jean-François DE RAVEL, d'abord lieutenant d'artillerie, parvint de grade en grade jusqu'à celui de maréchal de camp, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, inspecteur général de l'artillerie. Il est mort en 1810, âgé de quatre-vingts ans, après avoir servi cinquante-cinq ans effectifs. Il avait fait les campagnes de 1747 et 48 en Piémont, où il s'est trouvé à trois sièges, de 1757 et 1758 en Allemagne, où il s'est trouvé à trois affaires ; de 1759, 1760 et 1761 sur les côtes de l'Océan ; en 1762 à l'armée auxiliaire de France , en Espagne et en Portugal, et 1781, 82 et 83 sur les côtes de Provence ; en 1792, 1793, et 1794 l'armée du Rhin, où il s'est trouvé à trois affaires, et au siège du fort de Manhein. Il a fait la plupart de ces campagnes sous les ordres du général Moreau et de Pichegru. Etant commandant à Toulon, vers le commencement de la révolution il parvint par son courage et sa prudence à apaiser deux partis considérables, les uns dits les Blancs, les autres les Noirs, qui s'étaient rassemblés environ six mille hommes au champ de Mars, et étaient près d'en venir aux mains. Il s'acquit le surnom glorieux de général humain, dans un temps où l'humanité n'était qu'un titre de proscription. A l'époque de la terreur, il fut envoyé pour requérir du blé chez une veuve, qui lui montrant plusieurs enfants, le conjura de ne pas tout lui ravir. Les ordres étaient rigoureux, et ne pouvant se dispenser de les remplir, il paya de ses propres deniers ce qu'il aurait pu prendre de vive force. Il a laissé de la veuve d'Agnel-Bourbon, son épouse :

  8. Louis de RAVEL de PUYCONTAL qui embrassa aussi la carrière des armes, que sa mauvaise santé l'a forcé d'abandonner. Il a fait les campagnes en 1809 et 1810 contre l'Autriche dans le Tyrol.
Armes : « D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux roses de même, et en pointe d'un lévrier d'argent. »

15 juin 2006

La famille de Grignan

Blason de la famille de Grignan sur HeraldiqueGenWeb
Nobiliaire universel de France - Tome 2
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036862
pages 373 à 375

Armes : de gueules à un chevron d'or accompagné en chef de deux croix de Jérusalem, et en pointe d'une rose d'argent à fond de gueules.

Dessin de Jean-François Binon publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb.
GRIGNAN (DE), famille des plus anciennes de Provence, sur laquelle on peut consulter :
  1. l'Histoire de la principale Noblesse de Provence, par Maynier, page 166, à l'article Grignan,
  2. l'Histoire héroïque de la Noblesse de Provence, tome I, page 522, adition d'Avignon 1757,
  3. le Dictionnaire de la Noblesse de France, tome VII; page 448; enfin,
  4. l'Etat Nobiliaire de Provence, tome II, page 195.
Tous ces ouvrages s'accordent à dire, que la maison patronymique de Grignan, est originaire du lieu du même nom, et une des plus anciennes de la Provence; que par des actes de foi et hommage, il paraît que les seigneurs de Grignan ont successivement habité Grignan, Montdragon, dont ils étaient les co-seigneurs, et Salon ; qu'on les retrouve, dès le dixième siècle sans autre nom que celui de GRIGNAN DE GRIGNAN ; à la Croisade du concile de Clermont, dans la brigade d'Hugues Adhémar de Monteil, évêque du Puy, légat apostolique; qu'à l'époque à laquelle Maynier écrivait son Histoire, Paul et Jean-Baptiste de Grignan, descendus de père en fils d'Aymar ou Adhémar de Grignan qui rendit l'hommage de 1373, étaient les chefs de la famille ; que Balthazard de Grignan, leur oncle, fournit, en 1634, les preuves pour sa réception dans l'ordre de Malte ; que Raymond de Grignan, leur septième aïeul, vint s'établir à Montdragon en 1326 ; que Jean de Grignan premier, quitta Montdragon, en 1572, pour habiter Salon, à l'occasion du mariage qu'il contracta avec Jeanne de Craponne; que son fils, Paul de Grignan, épousa Catherine d'Isnard des seigneurs de Brantes, dont il eut Jean-François de Grignan, et que de ce dernier sont issus Paul de Grignan, second du nom, et Jean-Baptiste de Grignan, reçu chevalier de Malte en 1668, mort commandeur.

Ce fut ce Paul second, qui en 1667, ayant obligé de produire ses titres de noblesse, ainsi que tous les gentilshommes de la province, justifia cette filiation. Il laissa un fils appelé Jean-François de Grignan, second du nom, qui eut de son mariage, avec noble Jeanne de Gleize de Fourchon, Jean- Baptiste de Grignan qui suit :

Jean-Baptiste, comte DE GRIGNAN, fut marié en secondes noces à noble Anne Jeanne Dorothée, comtesse de Gruel ; c'est de lui, dont la Gazette de France du 31 octobre 1788, annonce ainsi la mort à l'article Paris : « Jean-Baptiste, comte de Grignan, chef des noms et armes de Grignan, seul de cette famille, est mort à Istres en Provence le 26 septembre dernier, ne laissant qu'un fils. »

Ce fils né de noble Anne Jeanne Dorothée, comtesse de Gruel, petite-nièce de François Delarue, chevalier de Malte, mort prieur de Champagne, en 1753 environ, est François Philogène Joseph, qui suit :

François Philogène Joseph comte DE GRIGNAN, né en 1778, ancien major au service de Russie, nommé chevalier de Saint-Louis le 11 octobre 1814, resta émigré pendant douze ans ; il est marié à noble Mélanie Joséphine Fortunée, comtesse de la. Rue-Mareilles. Il habite aujourd'hui dans le même lieu d'Istres, à trois lieues de Salon, où sont encore les biens dont il a hérité de ses pères. Il n'a eu de son mariage, jusqu'à présent, qu'une fille morte en bas âge.

La noblesse de cette famille est prouvée par une grande quantité de titres et surtout par un inventaire fait dans le château de la Sale, appartenant à M. d'Audiffret, oncle maternel de Pierre de Grignan de la ville de Grignan, reçu par M° Usarasti, notaire de ladite ville, où il est fait mention de certains actes passés par leurs prédécesseurs, dont l'un fut reçu en 1024 par Vincent Usandy, notaire de Grignan, où cette maison est continuellement titrée noble, etc., etc., etc.

Quant à la branche de Castellane ou Adhémar Grignan, elle s'est éteinte par la mort du petit-fils de madame de Sévigné. Les ouvrages ci-dessus mentionnés, et de plus le grand Dictionnaire historique de Moréri, tome IV, page 423 ; article Grignan, s'accordent à dire : « Qu'en 1558, Louis Adhémar de Monteil, baron de Grignan, chevalier de l'ordre du roi, lieutenant général de ses armées, pour qui la terre de Grignan fut érigée en comté, mourut sans postérité ; que par sa mort cette branche d'Adhémar se trouvant éteinte, la terre de Grignan passa à sa soeur Blanche d'Adhémar, dont le fils Gaspard de Castellane prit le nom et les armes de Grignan. Ce fut un descendant de ce Gaspard de Castellane, ou Adhémar Grignan, qui épousa la fille de madame de Sévigné. »

Il est facile de voir, par ces rapprochements, que la maison de Castellane, ou Adhémar Grignan, a pu avoir la même origine que celle de la maison de Grignan de Grignan, mais que cependant elle en a été distincte pendant Plusieurs siècles, et que pendant qu'elle s'éteignait, celle de Grignan de Grignan subsistait et subsiste encore aujourd'hui, ainsi qu'il a été dit plus haut.

Les armes de la maison de Grignan de Grignan, sont « de gueules à un chevron d'or accompagné en chef de deux croix de Jérusalem, et en pointe d'une rose d'argent à fond de gueules. »

Liens externes :

14 juin 2006

Inside Google Book Search

Pour en savoir plus sur l'outil de recherche dans les livres Google Print (Google Livres en français), Google édite un nouveau blog :

Son nom : Inside Google Book Search
Son adresse : http://booksearch.blogspot.com/

11 juin 2006

La famille Fauque de Jonquières

Blason de la famille de Fauque de Jonquières sur HeraldiqueGenWebNobiliaire universel de France - Tome 2
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036862
pages 212 à 214

Armes : De gueules à deux hêtres d'or, surmontés d'un faucon d'argent.

Dessin réalisé par Amaury de la Pinsonnais et publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb.


FAULCO, aujourd'hui FAUQUE DE JONQUIÈRES. La famille de Faulco est originaire du royaume de Naples; la terminaison italienne de ce nom, se soutint pendant les premiers temps que cette maison vint habiter en France; peu à peu on commença à prononcer Fauco et puis Fauque. On voit le même individu nommé Faulco, dans plusieurs contrats, Fauco dans d'autres, et, finalement, Fauque dans d'autres encore.

L'histoire des guerres de ce royaume nous présente plusieurs personnes de ce nom, qui se distinguèrent dans le service militaire de cet Etat. Les derniers, dont il est fait mention, figurèrent avantageusement dans les querelles des Guelfes et des Gibelins, au quatorzième siècle. L'un d'eux, ruina par l'effet de ces guerres civiles, se vit contraint de se retirer en France avec sa famille, pour y vivre à l'abri des orages politiques qui désolaient sa patrie. C'était à peu près vers l'an 1360. L'un de ses descendants se maria dans la commune de Sault, au diocèse de Carpentras; il eut pour fils :
  1. Flomard FAUQUE DE JONQUIÈRES; celui-ci attaché au duc de Lesdiguières, baron de Roussillon (diocèse d'Apt), vint s'établir dans ce bourg. Il s'y maria avec demoiselle de Pérussis ; de ce mariage naquit :
  2. Michel FAUQUE DE JONQUIÈRES, qui épousa demoiselle Aillaud ; il eut pour fils :
  3. Gabriel FAUQUE DE JONQUIÈRES, qui servit longtemps dans les armées de Henri le Grand. Il fut maria avec demoiselle Anne des Baux, de l'illustre famille des Baux, anciennement princes d'Orange; il eut pour fils :
  4. François FAUQUE DE JONQUIÈRES, celui-ci qualifié dans tous les actes qu'il a passés de noble ou écuyer. Il épousa, en 1611, demoiselle Marguerite de Saint-Maurice ; de ce mariage naquit :
  5. Gabriel FAUQUE DE JONQUIÈRES II co-seigneur de Vénasque et de Saint Didier. Il servit longtemps dans les armées de Louis XIII. Il se maria en 1638 avec demoiselle de Paparin de Chaumont et de Château Gaillard. Le frère de cette demoiselle était alors évêque de Gap en Dauphiné ; ce Gabriel eut pour fils :
  6. Alexandre, qui ajouta à son nom celui de Jonquières, d'un arrière-fief qu'il possédait. Il servit longtemps dans les gardes du corps de Louis XIV. Il épousa, en 1683, demoiselle de Monnier, et il eut pour fils :
  7. Jacques Philippe FAUQUE DE JONQUIÈRES, marié, en 1702 à demoiselle de Fauque, sa cousine germaine; entre autres enfants il eut pour fils :
  8. Gaspard Victor FAUQUE DE JONQUIÈRES, lequel servit pendant plusieurs années dans le régiment de Nice. Il se maria en premières noces, en 1740, à demoiselle d'Etienne de Peissonnel, de la ville d'Aix; sa femme étant morte sans postérité, il se maria en secondes noces, en 1741, avec demoiselle d'Eyroux de Pontevès ; de ce mariage vinrent, entre autres enfants :
    1. N*** qui était l'aîné, servit longtemps dans le régiment de Soissonnais ; il fit plusieurs campagnes en Flandres et toutes les guerres de Corse, jusqu'à l'entière soumission de cette île à la France; il mourut des suites des fatigues de la guerre ;
    2. Jacques-Philippe Fauque de Jonquières, qui suit :
  9. Jacques Philippe FAUQUE DE JONQUIÈRES, chef de cette maison, naquit en 1748. Il épousa, en 1778, demoiselle Eulalie de Charlet d'Avignon, fille de Joseph Hyacinthe de Charlet de Beauregard, auditeur de Rote; de ce mariage sont nés beaucoup d'enfants dont plusieurs sont morts ; les survivants sont :
    1. Louis Victor ;
    2. Joseph Amable ;
    3. Elzéard Vincent de Paule ;
    4. Frédéric-Auguste ;
    5. Jean Baptiste Eugène ;
    6. Louise Françoise Eulalie Philippine.
Dans les actes de toute espèce, les dénommés ci-dessus ont tous été qualifiés de nobles, écuyers ou messires.

Les armoiries des Fauque étaient, gravées depuis plusieurs siècles au-dessus de la porte de l'église paroissiale du bourg de Roussillon, où elle faisait sa résidence. Vers 1760, la façade de cette église ayant été reconstruite quelques-uns des habitants disputèrent à cette famille le droit qu'elle revendiquait de faire replacer ses armés à la place qu'elles occupaient précédemment ; le comte du Luc, alors seigneur de Roussillon, s'étant fait, justifier de l'existence de ce droit, ordonna qu'il serait maintenu, et obligea les habitants à faire graver de nouveau les armoiries des Fauque sur la façade de l'église.

La maison de Fauque avait encore d'autres privilèges ; d' abord comme fondatrice d'un hôpital sous le nom de charité, qui existe encore ; en second lieu, comme étant la seule noble du bourg de Roussillon, et jouissant d'une grande considération.

En 1779, le juge de ce bourg, jaloux des prérogatives dont elle jouissait ; ayant voulu contester sa noblesse à Jacques-Philippe, chef de cette maison, fut condamné par arrêt du parlement d'Aix, des 4 mars 1779 et 10 janvier 1784.

10 juin 2006

La famille de Ferre ou de Ferry

Blason de la famille de Ferre ou de Ferry sur HeraldiqueGenWeb

Nobiliaire universel de France - Tome 2
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036862
pages 265 à 269

Armes : De gueules trois annelets d'or, deux en chef et un en pointe.

Famille noble, originaire d'Italie, et qui s'établit en Provence, vers le milieu du quinzième siècle.
  1. Jean DE FERRE OU FERRY, Ier du nom, eut pour fils :
  2. Nicolas DE FERRE, qui fut père de :
    1. Benoît, dont l'article suit ;
    2. Perrin de Ferre.
     
  3. Benoît DE FERRE, suivit le roi René, comte de Provence, en 1442, lors de la perte de ses états de Naples et de Sicile. Ce prince, en récompense de ses services, lui accorda plusieurs privilèges, entre autres la franchise des tailles des biens qu'il avait acquis en Provence, ou qu'il pourrait y acquérir, jusqu'à concurrence d'un demi feu, ainsi qu'il conste par les lettres données à ce sujet, et registrées à la Cour des comptes d'Aix, le 19 juillet 1476. Benoît fit son testament, le 9 avril 1476, dans lequel il est qualifié noble, fils de noble Nicolas, et petit-fils de noble Jean de Ferre. Il avait épousé Mariette Marcel, de laquelle il laissa;
    1. Nicolas de Ferre, tige de la branche des seigneurs d'Agoult, éteinte en la personne de François de Ferre, seigneur de la Mayette ;
    2. Jean de Ferre, auteur de la branche des seigneurs de la Colombe, rapportée ci-après ;
    3. Galiot, qui fait la branche mentionnée plus loin.
    Branche des seigneurs de la Colombe.
  4. Jean DE FERRE, alla s'établir, vers l'an 1500, dans le comté de Grignan. Il testa, en 1508 laissant de sa femme, dont on ignore le nom :
     
  5. Raymond DE FERRE, qui épousa Louise Conte, le 22 février 1516. François Ier, roi de France, confirma les privilèges que les rois ses prédécesseurs avaient accordés à noble Benoît, en faveur de Raymond, fils de noble Jean de Ferre. Il eut pour fils :
     
  6. Claude DE FERRE, marié, le 10 février 1549, avec Louise de Boulogne. De ce mariage est issu :
     
  7. Bernard DE FERRE, marié, le 12 août 1579, avec Françoise d'Esparron, fille de noble Charles d'Esparron, et de Claude de Taulignan. Il testa, le août 1621, laissant de son mariage :
    1. Charles, auteur de la branche des seigneurs de la Calmette ;
    2. Gaspard, qui a formé une autre branche ;
    3. Hector, dont l'article suit.
     
  8. Hector DE FERRE, fut maintenu dans ses privilèges de noblesse, par les commissaires du roi, députés pour la vérification des titres de noblesse, le 22 mai 1640. Il épousa Catherine de Jardin, dont il eut :
     
  9. Daniel DE FERRE, seigneur de la Colombe, qui épousa, le 6 décembre 1666, Marguerite de Coulomb, fille de noble Jean de Coulomb. De ce mariage est issu :
     
  10. Jean-François DE FERRE, seigneur de la Colombe, marié, le 17 juillet 1707, avec Madeleine d'Escrivant, fille de François d'Escrivant, et de Jeanne Touche, du lieu de la Roque-Broussane. Il eut de ce mariage :
    1. Joseph Pons, dont l'article suit ;
    2. Marguerite, qui épousa, 1e 3 septembre 1735, Pierre de Ferre.
     
  11. Joseph Pons DE FERRE, seigneur de la Colombe, né le 14 mai 1708, épousa, le 16 août 1736, Elisabeth de Ferre, fille de noble Joseph de Ferre, et de dame Madeleine d'Escrivant de Saint Maximin. De ce mariage vinrent :
    1. Joseph Daniel ;
    2. Jean François Pons ;
    3. Victor Germain ;
    4. Victor Theodore ;
    5. Perpétue de Ferre.
Branche de Provence, prise au troisième degré.
  1. Galiot FERRE, troisième fils de Benoît DE FERRE, et de Mariette Marcel, laissa de sa femme, dont il ignore le nom :
    1. François de Ferre, marié, le 28 octobre 1510, avec Catherine de Simiane, fille de Barthélemi de Simiane, seigneur de la Coste, et de Marie de Vincens ; il n'eut qu'une fille nommée Catherine de Terre ;
    2. Jean de Ferre, aussi marié, le 28 octobre 1510, avec Antoinette de Simiane, soeur de Catherine, de laquelle il eut un fils, nommé Pierre de Ferre, qui de son mariage n'eut qu'une fille alliée à la maison de Simiane ;
    3. Raphaël, qui suit :
     
  2. Raphaël DE FERRE, épousa en 1520, Béatrix Bergé du lieu d'Oppède, dans le comtat Venaissin. Il eut pour fils :
    1. Michel, dont l'article viendra ;
    2. Barthélemi, auteur de la branche établie à Saint Maximin ;
    3. Sébastien, auteur de la branche établie à Simiane.
     
  3. Michel DE FERRE, épousa Elizabeth de Farges dont sont issus :
    1. Charles ;
    2. Claude ;
    3. Antoine, dont l'article suit ;
    4. Marc Antoine, qui épousa le 15 octobre 1582, Antoinette Brunel, et qui fit branche ;
    5. Pierre de Ferre.
     
  4. Antoine DE FERRE, Ier du nom ; épousa Elizabeth de Vergilie, de laquelle il laissa :
     
  5. Antoine DE FERRE II, marié 1.° avec Louise de Bremond ; 2.° avec Elizabeth de Barriolle. Il eut pour fils ;
    Du premier lit :
    1. François, dont l'article suit.
    Du second lit :
    2. Jean Poncet, qui a fait branche ;
    3. Urbain de Ferre, mort sans postérité.
     
  6. François DE FERRE, épousa, le 25 novembre 1668 Geneviève de Ferre, fille de noble Jean de Ferre, et d'Espéritte Barnière. Il laissa de ce mariage :
    1. Joseph ;
    2. Pierre Dupuis ;
    3. Henri de Ferre, qui suit.
     
  7. Henri DE FERRE, seigneur de Vachères, épousa, le 12 Janvier 1722, Anne Bonifay, fille de Claude et d'Anne Espanet. Il eut pour fils :
    1. Claude de Ferre, qui épousa, le 23 septembre 1748, Marie-Anne Constant, fille de Joseph Constant et de Marie de Molina. Il n'eut point de postérité ;
    2. Jean-Pierre de Ferre-la-Grange, dont l'article suit ;
    3. François-Henri de Ferry-du-Claux, qui a formé une branche rapportée plus bas.
     
  8. Jean-Pierre DE FERRE-LA-GRANGE, marié le 20 août 1756, à Suzanne Chaud, de laquelle il laissa :
    1. Henri, II du nom, dont l'article viendra ;
    2. Marc François, dont l'article se répétera aussi ;
    3. Marie-Rose, née le 5 novembre 1757 ;
    4. Anne, née le 23 octobre 1760.
     
  9. Henri DE FERRE-LA-GRANGE, II du nom, né le 3 avril 1759.
     
  10. Marc François DE FERRE-LA-GRANGE, frère du précédent, né le 16 octobre 1763, lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, a épousé Marie-Anne Masse, de laquelle il a :
    1. François-Pierre, dont l'article suit ;
    2. Marie-Noël-Rose-Emilie, née le 25 décembre 1790 ;
    3. Marie Eugénie Françoise, née le 9 janvier 1803.
     
  11. François Pierre DE FERRE-LA-GRANGE, né le 4 octobre 1787, a épousé, le 2 mai 1813, Rose Thérèse Alexandre Martin, de laquelle il a : Alexandrine Marie Thérèse, née le 4 juin 1814.
Branche de Ferry-du-Claux, prise au dixième degré.
  1. François-Henri DE FERRY-DU-CLAUX, troisième fils de Henri, Ier du nom, et d'Anne Bonifay, a épousé, le 3 juin 1761, demoiselle Marquise Chaud, fille de Jean Chaud et de Madeleine Anselme. De ce mariage :
    1. François Ferry-du-Claux, dont l'article suit ;
    2. Marie Suzanne, née le 13 janvier 1763.
     
  2. François DE FERRY-DU-CLAUX, né le 5 novembre 1764, a épousé, le 2 décembre 1788, Elisabeth Jeanne Hyppolite Beaugeard, de laquelle il a :
    1. François Marie Lazare, né le 28 mai 1793 ;
    2. François Ferréol Eugène, né le 30 octobre 1795 ;
    3. Théophile Victor Amédée, né le 12 mai 1797 ;
    4. Françoise Marie Marcelle, née le 3 novembre 1789.
Armes : De gueules trois annelets d'or, deux en chef et un en pointe.

09 juin 2006

La famille de Rochas

Blason de la famille de Rochas sur HeraldiqueGenWeb
Nobiliaire universel de France - Tome 2
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036862
pages 369 à 370

Armes : « De gueules, à une rose d'or sans tige, surmontée d'un croissant d'argent. »

Dessin réalisé par Amaury de la Pinsonnais et publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb.

ROCHAS (DE), en Dauphiné, famille noble et ancienne, originaire de Provence. Elle a fourni plusieurs chevaliers de Malte, entre autres Pierre de Rochas, en 1522 : Balthazard et Honoré de Rochas, en 1556; Guyot de Rochas Aiglun, en 1579, etc.

Cette famille subsiste en trois branches, dont deux s'établirent, l'une en Dauphiné, et l'autre en Espagne, où par corruption, elle est appelée Roxas. La première branche porte pour armes : d'or à la croix bourdonnée ou pommetée de gueules, au chef d'azur, chargé d'une étoile du champ ; la seconde, dont nous allons suivre la filiation de gueules, à une rose, sans tige, d'or, surmontée d'un croissant d'argent ; la troisième : d'azur au tau d'argent, surmonté de trois étoiles d'or, rangées en fasce. Cette diversité d'armoiries vient des divers emblèmes que portaient plusieurs croisés de cette famille, lorsqu'ils suivirent le roi saint Louis, en la Terre Sainte.

  1. André DE ROCHAS, Ier du nom (Nobilis Andréas de Rochassio), seigneur des terre et château d'Aiglun, en Provence, vivant en 1480, épousa Hélène de Faucon. Il eut de ce mariage :
    1. Pierre, dont l'article suit ;
    2. Catherine de Rochas, mariée 1.° Jean Antoine de Chaussegros ; 2.°, le 10 avril 1453, à Elzéar de Roux, co-seigneur de Châteauneuf, des comtes de la Ric.

  2. Pierre DE ROCHAS, épousa, en 1509, Eléonore de Villeneuve, dont il eut, entre autres enfants :

  3. Louis Maxence DE ROCHAS, marié, en 1530, avec Catherine de Mons. Il eut pour fils:

  4. Balthazard Antoine DE ROCHAS, qui épousa Claire d'Alons ou de Lons, dont entre autres enfants :

  5. André Philippe DE ROCHAS, officier militaire, qui s'établit à Gap, où il épousa Marie de Poncet, de laquelle il laissa :
    1. André, dont l'article suit ;
    2. Marie de Rochas, épouse de N de Flotte, des comtes de Laroche, en Provence.

  6. André DE ROCHAS, II du nom, dit le capitaine Rochas, à cause qu'il avait commandé une compagnie de cinq cents hommes, épousa Anne Céas, fille de N Céas, major d'infanterie. De ce mariage vint :

  7. Paul DE ROCHAS, avocat consistorial au parlement de Grenoble, qui laissa de Louise Bonnet, son épouse :

  8. François DE ROCHAS, avocat au même parlement, marié avec Louise le Blanc de Camargues. Il eut pour fils :

  9. Joseph Dominique DE ROCHAS, avocat au même parlement, qui épousa Luce Nicolas de Gril, dont est issu :

  10. Jacques François Joseph DE ROCHAS, avocat au parlement de Grenoble, ex-bailly du bailliage de Champsaur; juge d'instruction à Gap, marié avec Catherine Magdeleine Joseph de Durand de la Molinière, fille de messire Claude Josué de la Molinière, chevalier, baron de Loyete, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Marguerite de Bigod de Montjou. Il a de ce mariage :

  11. Marie Joseph Eugène DE ROCHAS, né à Gap, le 7 août 1805.


Voir aussi :

La famille de Rochas (II)

07 juin 2006

Famille de Lenfant

Blason de la famille de Lenfant sur HeraldiqueGenWeb
Nobiliaire universel de France - Tome 6
Nicolas Viton de Saint-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036867
pages 200 à 203

Armes: D'or, à trois fasces, de gueules.
LENFANT, famille ancienne, originaire de l'Anjou, établie en Provence, où elle s'est divisée en plusieurs branches, dont il ne reste aujourd'hui que l'aînée.
  1. Jean LENFANT, écuyer, eut pour fils :

  2. Ambroise LENFANT, écuyer, marié par acte passé en 1399. Il fut père, entre autres enfants, de :

  3. George LENFANT, écuyer, seigneur de la Patrière et de Cimbré, lequel fut père de :

  4. Benoît LENFANT, écuyer, qui prit parti dans, les guerres civiles de son temps, sous les règnes de Charles IX et Henri III. Il épousa dans le pays de Nivernois, en 1562, Françoise Allard, de laquelle il eut pour fils unique :

  5. Aimé LENFANT, écuyer, qui, après avoir eu ses biens ravagés par les huguenots, se retira en Provence, où il épousa, en 1603, Sibille d'Albin, qui le fit père de :
    1. Jean, qui fonda la branche des Lenfant, vicomtes de Valernes, seigneurs de Peiresc, laquelle s'éteignit dans la personne d'Honoré Lenfant, vicomte de Valernes, qui avait épousé Françoise Colbert de Turgis ;
    2. Jean-Louis de Lenfant, qui forma aussi une branche particulière qui s'éteignit dans la personne de Joseph de Lenfant, conseiller au parlement de Provence, qui, n'ayant point eu de postérité de la fille d'Arnoux de Marin, premier président au même parlement, se remaria à Susanne de Léotard d'Entrages, de laquelle il n'eut qu'une fille qui fut mariée au seigneur de la Valette. Il avait deux soeurs, qui prirent alliance dans les maisons de Perier-Flayosc et de Coriolis ;
    3. Philippe, dont l'article suit ;
    4. Simon de Lenfant, maître d'hôtel de Louis XIV, trésorier général de France, commissaire ordonnateur des guerres, intendant de Monaco, marié avec Angélique de Fagoue, de laquelle il eut : a. Luc de Lenfant, conseiller au parlement, lequel n'eut de sa femme Susanne de Columby qu'une fille nommée Angélique, mariée à Pierre-Jean de Boyer, marquis d'Argens, procureur général au parlement de Provence. De ce mariage vint Alexandre Jean-Baptiste de Boyer, seigneur d'Eguilles, dont il sera parlé au degré VIII, plus bas ; b. Louis de Lenfant, chevalier des ordres royaux et militaires de Saint-Louis et de Saint-Lazare, commissaire ordonnateur des guerres, marié à Anne de Berlier, de laquelle il a eu : 1.° Bruno Louis de Lenfant de la Patrière, baron de Bormes, commissaire ordonnateur des guerres, qui n'a eu que des filles de son mariage avec Thérèse Jean Marie Martin; 2.° Joseph de Lenfant, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, major dans le régiment de Commissaire Général, puis brigadier des armées du roi, mort sans postérité; 3.° Simon Susanne de Lenfant, docteur de Sorbonne, chanoine de l'église d'Aix.
    NOTA : Le couple Aymé de Lenfant, Sibille d'Albin figure également dans l'ascendance de Gaspard Gustave Coriolis.
  6. Philippe DE LENFANT, écuyer, a laissé pour fils :

  7. Jacques DE LENFANT, écuyer, qui épousa Charlotte Bertoud, et fut père de :
    1. Jean-Jacques, dont l'article suit ;
    2. Grégoire, mort prieur des chartreux de Bosserville, près Nancy ;
    3. Charles, visiteur général de l'ordre des chartreux ;
    4. Etienne, prieur des chartreux de Marseille ;
    5. Anne Alexandre Charles Marie, prédicateur du roi de Pologne, et ensuite de l'empereur Joseph II, qui conserva pour lui la plus grande estime. De retour en France, il fut prédicateur du roi Louis XVI et de la reine. Il fut renfermé en 1792 dans la prison de l'Abbaye; il y fut massacré le 3 septembre, à l'âge de soixante-dix ans. M. de Saint-Méard décrit ainsi cette scène affreuse dans l'opuscule qu'il a intitulé, Mon agonie de trente huit heures: Le lundi 3, à dix heures du matin, l'abbé Lenfant et l'abbé de Rastignac parurent dans la tribune de la chapelle qui nous servait de prison; ils nous annoncèrent que notre dernière heure approchait, et nous invitèrent à nous recueillir, pour recevoir leur bénédiction. Un mouvement électrique impossible à définir nous précipita tous à genoux, et les mains jointes, nous la reçûmes. Ce moment, quoique consolant, fut un des plus terribles que nous ayons éprouvés. A la veille de paraître devant l'Etre suprême, agenouillés devant deux de ses ministres, nous présentions un spectacle indéfinissable; l'âge avancé de ces deux vieillards, leur position au-dessus de nous, la mort planant sur nos têtes et nous environnant de toutes parts, tout répandait sur cette cérémonie une teinte auguste et lugubre; elle nous rapprochait de la divinité, elle nous rendait le courage ; tout raisonnement était suspendu, et le plus froid, le plus incrédule, en reçut autant d'impression que le plus ardent et le plus sensible. Une demi-heure après, ces deux prêtres furent massacrés, et nous entendîmes leurs cris.

  8. Jean-Jacques DE LENFANT, écuyer, garde du roi, a fait reconnaître l'authenticité de la présente généalogie par acte public passé à Eguilles, le septembre 1778, par Saint-Étienne, notaire royal dudit lieu : En présence de haut et puissant seigneur messire Alexandre Jean Baptiste de Boyer, chevalier, seigneur d'Eguilles, ancien président à mortier au parlement de Provence, seul et unique héritier des droits , noms et armes de la branche dont la ligne masculine finit en la personne de feu messire Luc de Lenfant, conseiller au parlement de Provence, lequel ne laissa en mourant que feue Angélique de Lenfant, mère du susdit seigneur président, et aussi en présence de messire Pierre-Jean de Boyer, marquis d'Eguilles, fils aîné et substitué audit seigneur président, lesquels reconnaissent messire Jean Jacques de Lenfant, écuyer, garde du roi, et messire Charles François Bruno de Lenfant, son fils, pour être véritablement de la même maison que les de Lenfant de Provence, issus, comme eux, d'Aimé de Lenfant et de Sibille d'Albin. Ledit acte est signé desdits seigneurs d'Eguilles, en présence de témoins, et légalisé par le lieutenant général au siége général de Provence, séant à Aix, le 23 septembre 1768. Signé, AUDIER.

    Jean-Jacques de Lenfant avait épousé, le 17 août 1745, Jeanne Mathilde Françoise de la Faye, de laquelle il eut :
    1. Charles François Bruno, dont l'article suit ;
    2. Françoise Rosalie de Lenfant, mariée à Claude Urguet de Saint-Ouen, chevalier, conseiller au grand-conseil, dont sont issus : 1° Charles Marie Xavier Urguet de Saint-Ouen ; 2° Athanase Marie Georges Urguet de Saint-Ouen, vivants.

  9. Charles François Bruno DE LENFANT, écuyer, a épousé, en décembre 1787, Françoise Olympiade des Granges, fille de Pierre-François des Granges, seigneur de Breuges. De ce mariage sont issus
    1. Antonin Charles François ;
    2. Alphonse de Lenfant ;
    3. Athanase Casimir de Lenfant ;
    4. Olympe de Lenfant.
Armes: D'or, à trois fasces, de gueules.

03 juin 2006

Origine de la baronnie de Grimaud

Source :

BnF/Gallica : Inventaire général des papiers renfermés dans les archives du château de Grimaud.
http://gallica.bnf.fr/document?O=N209782

Décoration de ce fief, sa suzeraineté sur les terres du golfe ; noms des Rois, princes et seigneurs qui l'ont possédée depuis la première inféodation en 980 jusques aujourd'hui 1781, appuyée sur l'histoire de Provence et sur les titres authentiques renfermés dans les archives du château de Grimaud.

Les Maures d'Afrique plus connus sous le nom de Sarazins firent une incursion en Provence et s'y établirent vers l'année 850. Ils s'emparèrent du golfe de Sambratie, Sinus Sambracitanus, aujourd'hui nommé golfe de Grimaud; ils s'avancèrent dans les terres et se fortifièrent sur une montagne escarpée appelée Freinet ou Fraxinet : c'est de cette retraite sure et forte que ces barbares ravagèrent toute la Provence, qu'ils la dévastèrent par le fer et par le feu. Leur séjour de plus d'un siècle les avoit extrêmement multipliés; leur audace s'accrut avec, leur puissance; ils courraient depuis le Fraxinet jusqu'à l'extrémité de la Provence et tout pliait devant eux, lorsqu'un seigneur de Castellane, indigné de leurs brigandages, entreprit de les combattre. Ils avoient incendié la ville de ce nom qui est située dans nos hautes montagnes, il les battit plusieurs fois et les en chassa ; ils furent poursuivis par Gibelin de Grimaldy, des princes de Monaco, qui leur livra plusieurs combats et les força ensuite dans leur forteresse du Fraxinet qu'il détruisit, après les avoir tous exterminés.

Guillaume Ier, comte de Provence (980), pour récompenser la générosité de ce jeune seigneur et sa grande valeur, lui inféoda non seulement le fort Fraxinet, mais encore toutes les terres et territoire du golfe Sambracitain que la gratitude des peuples a depuis lors appelé golfe de Grimaud, du nom de leur libérateur.

Gibelin de Grimaldy venant prendre possession de son domaine y choisit le lieu nommé Sambracia ou Gambracia pour en faire le chef lieu de son golfe, y fit bâtir un château servant de forteresse et l'appela de son nom Grimaud qu'il porte encore.

La famille de Grimaldy a été seigneur de Grimaud et de sa vallée depuis l'inféodation de cette terre jusque vers l'an 1240 que François et Reignier de Grimaldy la divisèrent et en aliénèrent la plus grande partie en arrières fiefs. (Hist. de Provence par Bouche, Nostradamus, Gofridy, Louet).

Tous ces arrières fiefs étaient Grimaud, La Garde Freinet, Cogolin, La Molle, Gassin, Ramatuelle, St Tropez, Ste Maxime, anciennement dite Bastida, Les Gareinières, terroir de Cogolin, et puis après Bertaud, terroir de Gassin.

Mais les Grimaldy se réservèrent sur toutes ces terres les droits les plus éminents (droits de la terre), comme la haute juridiction, l'hommage des seigneurs, les régales, les appellations, les droits de prélation et d'investiture.

La terre de Grimaud fut également aliénée quelques années après (1280) par les frères Grimaldy et divisée entre plusieurs seigneurs.

Une petite portion tomba au pouvoir des comtes de Provence mais elle devint bientôt considérable par le transport et rémission qui fut fait à Louis II, comte de Provence, par le pape Clément VII, séant à Avignon, le 4 décembre 1383. De tous les droits de juridiction haute, moyenne, basse, mero, mixto, imperio, herbages, eaux, pêches et tous autres droits quelconques exprimés dans donation.

Il y avoit aussi plusieurs autres seigneurs portionnaires du grand fief ; outre le prieur de Grimaud, il y avoit Guillaume de Pontevès, seigneur de Vidauban, La Garde, Cogolin, etc., un Jacques de Camarat et l'abbé du Thoronnet, ainsi qu'on le voit par des actes des années 1360 et 1377, par lesquels il s'agissait de faire la répartition de ce que chacun des coseigneurs devait contribuer pour les réparations de la forteresse de Grimaud et pour y faire creuser une citerne.

Le 8 octobre 1389, la reine Marie de Blois donna et inféoda Christophle Adurne, fils de Antoine, prince ou duc de Gênes, tous les droits qu'elle ou la Cour royale avoit au lieu de Grimaud, baronnie et bailliage de Valfreinet, donation que Louis II confirma au mois de décembre 1396.

Antoine Adurne était déjà avant cette inféodation coseigneur et partenaire du grand fief, depuis le 19 septembre 1380, par l'échange qu'il avait fait avec Fouquet de Pontevez de la terre et château de Flassans, il acquit également la portion du domaine et seigneurie de Grimaud, de Giraud de Villeneuve, un des coseigneurs par acte du 4 octobre 1390.

Au mois d'août 1406, la terre et Baronnie de Grimaud fut confisquée sur Thoronéas et Charles Adurnes convaincus d'excès et félonie, soit dans le lieu de Grimaud que dans ceux de la baronnie et surtout à Cogolin où ils tuèrent Romey Matois, notaire, et encore pour n'avoir pas voulu recevoir dans leur (sic) de Grimaud le prince de Tarente, frère du roi, et d'avoir souffert que leurs officiers commissent des concussions dans les dépendances de la Baronnie.

Par cette confiscation la terre de Grimaud et la baronnie de Valfreinet fut totalement réunie au domaine royal.

Le 1er octobre 1406, Louis II, comte de Provence, donna et inféoda à Pierre d'Assigné, son grand sénéchal, la terre et baronnie de Grimaud, bailliage et vallée de Freinet qu'il décora des droits les plus éminents, comme du droit de ressort, premières appellations, droits de port, plages, rivages, cours et décours des eaux, naufrages, régales dans toute la baronnie, hommages et généralement tous les autres droits plus amplement expliqués dans les lettres de l'inféodation, comme on peut le voir dans les titres originaux renfermés dans le sac n° 10.

Pierre d'Assigné étant mort sans enfants, Hélène d'Auguieu, sa veuve, craignant d'en être évincée, vendit le 7 mai 1427 la terre de Grimaud et vallée de Freinet à la reine Iolande avec tous et un chacun les droits qui avoient été donnés et inféodés à Pierre d'Assigné, son mari.

La terre et baronnie de Grimaud fut dès lors unie au domaine royal et comtat de Provence jusqu'au 21 avril 1441 que le roi René la donna et inféoda à Jean Cossa, comte de Troye, son chambellan, grand sénéchal et lieutenant général en Provence. Le 20 septembre suivant, le même roi René confirma cette inféodation. Le 1er décembre de la même année, le roi René non seulement confirma audit Cossa la susdite donation et inféodation, mais il désigna et innumera encore tous les droits et prééminences dont il voulait que cette terre fut décorée, pour le dit Cossa et ses successeurs en jouir. L'on y voit le droit de part, plages, naufrages, droit de ressort, juridiction, premières appellations, pêches, cours et décours des eaux et régales dans toute la baronnie et vallée, le roi ne se réservant sur ladite baronnie et vallée que la supériorité et l'hommage dudit Cossa.

Gaspard Cossa vendit la baronnie à Jean de Berre, mais Charles ou Etienne de Vesc ayant obtenu le droit de prélation de Charles VIII, roi de France, premier comte de Provence, sur ladite terre, il déposséda ledit de Berre de cette acquisition et obtint du même roi Charles VIII des lettres patentes du mois de janvier 1491, portant confirmation en faveur d'Etienne de Vesc, alors baron de Grimaud, de la donation et inféodation de la terre de Grimaud, baronnie et val Freinet, faite parle roi René à Jean Cossa de tous les droits et privilèges y énoncés.

Au mois de février 1500, obtint du roi Louis XII la même ratification et confirmation.

Jean de Vesc possédait la baronnie de Grimaud en 1537, ainsi qu'il conste par l'hommage par lui prêté à la Chambre des Comptes.

On a trouvé dans un hommage et dénombrement donné à la Chambre des Comptes par François d'Agoult et Jeanne de Vesc, sa femme, le 3 janvier 1555, que ladite terre était sortie de la maison de Vesc et que c'était un d'Agoult qui la possédait.

L'on voit par l'acte d'hommage rendu à Marie de la Beaume, dame de Montrevel, par le Seigneur de Cogolin, du 30 septembre 1636, que la terre et baronnie de Grimaud avait passée dans la maison de la Beaume de Montrevel d'Agoult.

Par acte du 10 juillet 1645, notaires Moufles et Mauchous au Châtelet de Paris, François de Castellane, seigneur et baron de St-Jeurs, Gassin, etc., gouverneur pour le roi de la tour de Cavallaire, acquit la terre et baronnie de Grimaud et Val Freinet de dame Marie de la Beaume de Montrevel d'Agoult, veuve de M?° Esprit d'Allard, vivant marquis de Grimaud.

Depuis que la maison de Castellane possède cette terre, elle a eu de grands procès avec les seigneurs feudataires de la baronnie pour se conserver dans l'intégrité des droits éminents dont elle est décorée, et c'est avec beaucoup de regret que l'on voit que quelques-uns de ces beaux droits et privilèges se sont perdus ou altérés par la négligence des seigneurs qui ont possédé cette belle terre, et l'on exhorte les seigneurs de Castellane qui posséderont à l'avenir le marquisat de Grimaud, d'exiger avec exactitude les hommages qui leur sont dus par les seigneurs des terres de la baronnie, et leur faire donner les aveux et dénombrements desdites terres. C'est le seul et vrai moyen d'éviter tout procès à l'avenir.

Abrégé de l'histoire de la Maison de Castellane de Provence

ABRÉGÉ DE L'HISTOIRE DE LA MAISON DE CASTELLANE DE PROVENCE
POUR SERVIR A CELLE DE CASTELLANE ST-JEURS ET GRIMAUD

Presque tous les historiens s'accordent à dire que la Maison de Castellane est issue d'un prince royal de Castille; mais l'on ne saurait fixer l'époque de son arrivée en Provence que vers l'année 800, tems auquel les Maures d'Afrique ou Sarrasins firent leurs incursions en Provence et la ravagèrent, que l'on trouve un baron de Castellane qui les combattit et les chassa de ses montagnes et qui furent détruits en l'année 980 par Gibelin de Grimaldy, et leur fort du Fraxinet démoli (Histoire de Provence par Nostradamus).

Château de GrimaudC'est ce premier baron de Castellane qui fit bâtir la Ville et la forteresse de ce nom sur le terrain de la ville des Saliniens. C'est un baron de Castellane qui en 990 obtint de l'Empereur Othon III l'érection de cette ville en Baronnie et l'inféodation de toutes les terres qu'il avoit conquises ou défendues contre les Sarrasins. Ce prince lui donna aussi tous les droits d'un véritable souverain, à la réserve de l'hommage du à sa dignité impériale.

Le souverain de Castellane fit des lois à ses sujets et établit des tribunaux pour punir l'infraction de ces mêmes lois, il fit battre des monnaies de plusieurs espèces et de bon aloi, l'on trouve encore de cette monnaie dans les cabinets des curieux et dans la ville de Castellane, marquées au sceau du Baron, où l'on voit d'un coté un château à trois tours, et de l'autre Boniface de Castellane à cheval (Histoire de Provence par Bouche).

Boniface I de Castellane fut choisi (1089) avec deux autres souverains, savoir: Fulco Dido, prince de Callian, gendre de Guillaume Ier comte de Provence, et Raymond IV, comte de Toulouse, pour terminer un différent entre l'abbé de Lérins et celui de St-Victor.

Tous les historiens de Provence reconnaissent la souveraineté de ces anciens barons de Castellane. M. Gofridy dans son histoire de Provence en met l'époque en 993. Nostradamus déclare qu'ils étaient reconnus princes de Castellane et qu'ils en portaient le titre. L'existence de cette souveraineté est aussi certaine qu'aucun autre fait historique.

L'étendue de cette souveraineté se porta peu à peu jusqu'à plus de quarante villes, bourgs et villages qu'il faut diviser en trois classes, savoir: 1° Ceux qui dépendaient immédiatement de la ville de Castellane,au nombre de vingt-trois ; 2° Ceux qui avoient appartenu aux anciens barons, au nombre de dix-huit; 3° Ceux qui furent acquis à Boniface IV de Castellane par son mariage avec Agnès de Spata dame de Riez, au nombre de six. On trouve la liste et les noms de tous ces lieux dans l'acte d'hommage rendu par Boniface III de Castellane au Comte Bérenger de Provence. (Archives du roi, à Aix.)

Dans la croisade que le pape Urbain II fit publier dans le célèbre concile de Clermont contre les infidèles et pour le recouvrement de Jérusalem, l'on y distingue un souverain de Castellane surnommé Pierre qui, ayant assemblé à Castellane tous ses sujets, forma une petite armée composée des chevaliers de la contrée et des bourgeois ses vassaux, parmi lesquels se trouvait Hugues de Bagaris, qui dix-neuf ans après devint un des fondateurs et le premier grand maître des Chevaliers du Temple. Les autres villes de Provence ayant fourni un grand nombre de croisés, le vicomte de Castellane fut choisi pour être leur général ; cette armée de Provençaux se réunit à celle des provinces voisines sous le commandement général de Raymond de St-Gilles qui se disait comte de Provence (1097), et arrivée en Orient cette armée répandit la terreur partout (Hist. des Croisades, T. Ier), et se rendit maître des plus fortes places de l'Asie, entre autres d'Antioche qui fut prise le 3 juin 1098. Le Vicomte de Castellane fut un des plus vaillants capitaines de cette expédition, et l'histoire fait mention que les infidèles ayant ramené une nombreuse armée devant Antioche, les chrétiens y furent assiégés et réduits à une si affreuse famine qu'ils mangèrent leurs chevaux et les chameaux de l'armée, et que la ville allait se rendre lorsque deux ecclésiastiques de l'armée du Vicomte de Castellane, découvrirent par une révélation miraculeuse le fer sacré de la lance qui avoit ouvert le coté de J. C., que la vue de cet instrument de la passion du Sauveur ranima le courage des chrétiens, que le Vicomte de Castellane sut profiter habilement de ce moment d'effervescence, ayant le commandement de toute l'armée par l'absence et la maladie du comte de St Giles, sortit de la ville et tailla en pièces cette formidable armée des Musulmans : cette victoire mémorable le rendit maître de toute la Syrie et mit les chrétiens en état d'entreprendre le siège de Jérusalem.

Ce fut ce même Pierre de Castellane joint au comte de Turenne qui avec une poignée de leurs gens se rendirent maîtres de la ville de Tortose située sur la mer. Il y a apparence que ce Pierre de Castellane périt dans ces expéditions puisque l'histoire n'en parle plus et qu'il est prouvé que son armée suivit Godefroy de Bouillon à la prise de Jérusalem.

La souveraineté de Castellane après avoir subsisté pendant près de deux siècles dans une indépendance absolue de tout autre souverain que des Empereurs ou Rois d'Arles, commença à être entamée par le comte de Provence en 1189. Idelfon Ier, roi d'Aragon et comte de Provence voulut faire prêter hommage aux seigneurs provençaux, et tous s'y prêtèrent à l'exception du Comte de Forcalquier, des Barons de Baux et de Castellane. Les deux premiers s'y soumirent dans la suite, il n'y eut que Boniface III souverain de Castellane qui s'y refusa. Idelfon le fit sommer de le venir reconnaître pour son seigneur suzerain, lui promettant de ne donner aucune atteinte à sa souveraineté, pourvu qu'il voulut lui rendre les mêmes hommages que ses ancêtres avoient rendus aux Empereurs et aux Rois (Bouche, Gofridy, Nostradamus). Boniface répondit avec fermeté qu'il n'avait point d'hommages à rendre aux comtes de Provence; qu'il ne tenait sa souveraineté que de Dieu seul et de ses illustres prédécesseurs, qu'il avoit rebâti la ville après l'avoir conquise sur les Sarrasins; qu'ils en avoient obtenu l'inféodation des Empereurs et Rois d'Arles ; qu'il en avoit lui-même obtenu la confirmation de l'empereur Frédéric; qu'au reste il se sentait assez fort contre quiconque voudrait l'attaquer injustement, et qu'il était prêt à défendre jusqu'à l'effusion de son sang un pouvoir qu'il croyait fondé sur les droits les plus sacrés. Le Roy choqué d'une réponse si fière, marcha contre Castellane et prit sa route par Fréjus; Bertrand de Castellane, frère du Baron, en était Evêque, il prit les armes contre le roi cri faveur de son frère et ayant été forcé dans sa ville, le Roi lui fit trancher la tête, suivant Nostradamus ; Gofridy pense le contraire et dit qu'il se contenta de le dépouiller lui et son Eglise de tous les privilèges qui leur avoient été accordés par les Comtes ses prédécesseurs.

Après cette expédition le Roi marche contre Castellane : les parents et amis de Boniface, l'archevêque d'Embrun et l'Evêque de Senez s'entremettent pour terminer cette affaire, et après bien des négociations, ils mènent avec eux le baron à Grasse pour prêter cet hommage. Le Roi fut si satisfait de l'esprit et du coeur de Boniface qu'il lui fit le meilleur accueil, et après le serment de fidélité, il lui confirma tous les privilèges impériaux et le renvoya comblé d'honneurs et de biens.

Boniface III épousa Agnès de Spata qui lui apporta en dot la ville et seigneurie de Riez, ce qui fait que ce Boniface prend quelquefois la qualité de Seigneur de Riez.

Boniface III n'eut d'Agnès de Spata que deux fils appelés Boniface comme lui, il mourut dans un age peu avancé et partagea ses biens à ses deux fils. Il donna en apanage à son cadet, surnommé Galbert, les seigneuries de Peiroles, d'Entrecasteaux et plusieurs autres terres, et laissa la baronnie de Castellane et la seigneurie de Riez à son aîné sous la tutelle de sa mère qui ratifia les privilèges que le baron son époux et son fils avoient accordés à la chartreuse de Montrieux.

Le sceau dont se servait cette dame et celui de son mari sont encore une preuve de la grandeur et de l'étendue de leur puissance. Dans le premier l'on voit d'un coté la dame Agnès sur un cheval et de l'autre une épée hors de son fourreau. Dans le second, Boniface est aussi représenté à cheval et au revers il y a un château à trois tours avec cette inscription autour : Sigillum Domini Bonifacii de Castellana. Or les sceaux des plus grands princes n'avaient rien de plus, comme le remarquent nos historiens.

Boniface IV, selon tous les historiens, semblait être né pour gouverner les hommes et pour remplir les plus éminentes dignités: à un extérieur majestueux et plein de noblesse, il réunissait toute la force et la pénétration du génie avec les sentiments du coeur les plus nobles et les plus généreux. Le parti des armes fut la première inclination de sa jeunesse, il suivit les armées, affronta tous les périls, et devint un grand capitaine ; il ne négligea pas l'étude des lettres, il composa des vers remplis de sel et d'agréments et mérita une place distinguée parmi nos poètes provençaux dits troubadours (Bouche, Gofridy, Nostradamus).

Charles d'Anjou, frère du Roi de France, St Louis, avoit succédé depuis quelques années à Raymond Bérenger par son mariage avec Béatrice, fille de ce prince. De retour des Croisades, il contraignit les villes d'Arles et d'Avignon qui s'étaient érigées en Républiques, à se soumettre à sa puissance, ainsi que le prince d'Orange et le baron de Baux. Le comte de Provence ayant été obligé d'aller faire la guerre en Flandre contre les ennemis du Roi de France, les Marseillais se révoltèrent et appelèrent à leur secours Boniface de Castellane qu'ils savaient n'être pas bien intentionné pour le Roi (1257). Il met une armée sur pied et vole à leur secours ; mais les Marseillais intimidés s'accommodent avec le Roi et lui cèdent quelques terres qui appartenaient à leur communauté. Boniface informé de cet accord retourne à Castellane en attendant une occasion plus favorable. Environ quatre ans après, les Marseillais revinrent encore implorer son secours; il marcha aussitôt à Marseille avec ses braves, se met en campagne, emporte d'emblée le château de St-Marcel, et ravagent tous les lieux qui tiennent pour le roi. Ensuite notre baron se met en mer avec une flotte, s'avance jusqu'à Toulon et à la tour de Bouc, arrête tous les vaisseaux, enlève leurs charges et répand la terreur sur toutes les côtes maritimes (Hist. des Révolutions de Marseille, 1262).

Le comte Charles informé de tous ces désordres revient en Provence, fait rendre un arrêt terrible par les officiers de sa Cour contre le baron de Castellane et les Marseillais; mais comme il faut des troupes pour faire exécuter cet arrêt, le roi met sur pied une bonne armée pour attaquer Marseille et la tient longtemps assiégée. La ville de Montpellier, alliée de Marseille, voyant le danger où était cette ville, implore le secours du prince Jacques, fils du roi d'Aragon, pour obtenir encore le pardon des Marseillais, ce que Charles d'Anjou accorde après un fort dédommagement.

Après cet accommodement le roi marche contre Boniface de Castellane qui l'attend de pied ferme et, retranché dans ses montagnes, il se flatte de repousser vivement l'armée qui vient l'attaquer; mais le roi ayant fait investir Castellane, cette ville entamée dans plusieurs endroits se rend pour ne pas être forcée, le baron cependant tient ferme dans son château fort qu'il n'abandonne qu'à la dernière extrémité, étant lui-même abandonné de ses soldats qui désertent en foule pour ne pas tomber au pouvoir des vainqueurs; il prend lui-même la fuite par un chemin dont il connait toutes les issues et laisse par ce moyen toutes ses terres au comte de Provence qui les confisque toutes et les réunit pour toujours au domaine de Provence.

Plusieurs historiens (Nostradamus) ont dit que le Roi Charles ayant arrêté le baron de Castellane, il lui fit trancher la tête; d'autres, au contraire (Gofridy,.) ont soutenu qu'il avoit fait la paix avec le Roi, qu'il l'accompagna même à la conquête de Naples et qu'il mourut au retour, l'an 1278. Guillaume de Nangis dit la même chose dans la vie de St Louis, roi de France; on voit la même chose dans la vie du même roi écrite par Guillaume le Gien en vers au récit de Marseille et de Castellane.

Il est certain cependant que la baronnie de Castellane n'a plus reconnu depuis cette époque, 1278, d'autres maîtres que les comtes de Provence.

Il faut que ce Boniface IV soit mort sans enfants, puisqu'il n'en est plus parlé dans l'histoire; mais bien de Boniface Galbert de Castellane son frère, seigneur de Peiroles, d'Entrecasteaux, etc. On trouve sa généalogie en bonne forme conservée aux Archives de la communauté de Peiroles.

Ainsi a fini la souveraineté de Castellane après avoir subsisté 196 ans.

Source :

BnF/Gallica : Inventaire général des papiers renfermés dans les archives du château de Grimaud.
http://gallica.bnf.fr/document?O=N209782
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