08 janvier 2008

La généalogie de Victor Hugo

Source : Annuaire de la noblesse de France 1886 page 153
Gallica/BnF : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k366131/f169.item

Cette généalogie de Victor Hugo peut être considérablement complétée sur Geneanet grâce à plusieurs dizaines d'arbres différents. Je citerais ici simplement celui de Mr Michel Pariset (http://gw.geneanet.org/michou).

Parmi les lieux qui ne sont pas cités dans cette notice de l'annuaire de la noblesse de 1886, on trouve, entre-autres Vaudémont en Meurthe-et-Moselle et Baudricourt et Domvallier dans les Vosges.

Voir aussi :

La mort de notre illustre poète et la découverte d'une branche hispanico-italienne de ses parents, totalement inconnue jusqu'ici, donnent une certaine actualité à une notice généalogique complète de sa famille.

On objectera peut-être que cette famille n'est même pas noble en France ; que si son chef a été créé comte par le roi d'Espagne, ce titre étranger ne confère pas à un Français la noblesse. Tous les généraux du premier empire avaient, il est vrai, droit au titre de comte militaire attaché a leur grade ; mais cette titulature était purement personnelle, à moins que l'on y eût attaché une institution de majorat, ce qui n'a pas eu lieu dans ce cas.

D'ailleurs, le premier empire n'avait point rétabli la noblesse, qui n'est même point mentionnée dans la législation de cette époque, et qui n'a reparu que dans le texte de la charte de 1814 (aujourd'hui lettre morte).

Néanmoins, se fondant sur l'usage général, quoique complètement irrégulier et même illégal, la famille Hugo s'est partagé les titres de comte et de vicomte à sa guise, et nous avons cru devoir les maintenir.

Il y avait eu en Lorraine une famille Hugo, issue d'un Georges Hugo, anoblie par le duc de Lorraine le 14 avril 1583, mais elle ne paraît pas avoir lin lien de parenté avec celle de Franche-Comté, dont voici la généalogie :
  1. Jean-Philippe Hugo épousa, au commencement du siècle dernier, Catherine Grandmaire, dont il eut Joseph, qui suit.
  2. Joseph Hugo, maître menuisier, épousa :
    1. le 1° juillet 1755, Dieudonnée Bechet, fille d'un maître cordonnier ;
    2. le 22 janvier 1770, Jeanne Marguerite Michaud, gouvernante des enfants du comte de Rosières.
    De ce second lit il eut huit fils, dont cinq furent tués aux ligues de Weissembourg. Les autres étaient :
    1. Joseph Léopold Sigebert, qui suivra ;
    2. Louis Joseph, général de brigade, mort sans postérité ;
    3. François Just, décédé major d'infanterie à Valence, en 1828.
  3. Joseph Léopold Sigebert Hugo, né à Nancy le 15 novembre 1773, lieutenant général, chevalier de Saint-Louis, créé en 1811 par le roi d'Espagne (Joseph) comte de Collogudo, Cuentes y Siguenza, décédé à Paris le 29 janvier 1828, avait épousé :
    1. civilement en 1797, Sophie Françoise Trébuchet, fille d'un armateur de Nantes, née en 1780, morte le 27 juin 1821 ;
    2. en juillet 1821, en Espagne, Marie-Catherine Tornat y Sactoins, veuve d'Anaclet Almet.
    Du premier lit il eut :
    1. Just Abel, dit le comte Hugo, né à Paris le 15 novembre 1798, homme de lettres, ancien officier, décédé en février 1855 ; marié en 1826 avec Julie du Vidal de Montferrier, née en 1798, décédée le 10 avril 1865, dont : a. Léopold, né en 1828, décédé le 20 décembre 1866, maire de Clameyat, où sa veuve vit encore ; b. Jules, né en 1833.
    2. Eugène, né en 1801, couronné aux Jeux floraux, mort sans alliance en mars 1837, à Charenton.
    3. Victor Hugo, dont l'article suit.
  4. Victor Hugo, né à Besançon le 26 février 1802, membre de l'Académie française le 3 juin 1841, pair de France le 15 avril 1845, sénateur le 10 janvier 1876, avait épousé en 1822 Adèle Julie Victorine Marie Foucher, née en 1806, fille de Pierre Foucher, greffier du 1er conseil de guerre, et d'Anne Victoire Asseline ; morte â Bruxelles le 28 août 1868, dont il eut :
    1. Charles Mélanie Abel Victor, né le 2 novembre 1826, mort à Arcachon le 13 mars 1871, marié le 20 septembre 1865 à Anne Caroline Alice Lehoenc (remariée en 1877 avec Édouard Simon, dit Lockroy, député, né à Paris le 17 juillet 1840), dont : a. Georges, né le 31 mars 1867, mort le 26 avril 1868 ; b. Georges, né en 1868 ; c. Jeanne, née en 1870.
    2. François Victor, né le 22 octobre 1828, mort à Paris, sans postérité, le 25 décembre 1875.
    3. Léopoldine, née en 1824, noyée par la barre de la Seine, avec son mari, le 5 septembre 1841.
    4. Adèle, née en 1829.
BRANCHE HISPANICO-ITALIENNE.
  1. Un frère du lieutenant général l'ayant suivi au royaume de Naples, y aurait épousé Maria-Geronima Arrighi, dont il eut Antonio, dont l'article suit :
  2. Antonio Hugo fut, par erreur, inscrit à sa naissance sous le nom de Ugo dans les registres de l'état civil.
  3. Gennaro, fils d'Antonio, continua à prendre dans les actes l'orthographe Ugo. Son prénom Gennaro rappellerait-il le héros du drame de Lucrèce Borgia ?
  4. Pasquale Ugo, représentant actuel de cette branche, a formé une instance et obtenu du tribunal civil un jugement de rectification de tous les actes de l'état civil où son nom et celui de ses ascendants se trouvent écrits Ugo, au lieu de la véritable orthographe qui serait Hugo.
Le temps nous manque pour vérifier les détails de cette branche italienne, donnés par le journal le Figaro.

Armes : écartelé, au 1er d'azur, à l'épée en pal d'argent, la pointe en bas, montée d'or et accompagnée en chef de trois étoiles d'argent, mal ordonnées ; au 2e de gueules, au pont de trois arches d'argent, maçonné de sable, soutenu d'une rivière d'argent et brochant sur une forêt de même ; au 3e de gueules, à la couronne murale d'argent, crénelée de quatre pièces ; au 4e d'azur, au cheval libre et cabré d'or.

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