27 avril 2008

La famille de Hooke

HOOKE (DE), famille d’une très ancienne noblesse, originaire de Normandie, et connue dans les premiers tems sous le nom de La Hougue, seigneurie de cette province. Les seigneurs de La Hougue passèrent en 1066 en Angleterre, avec Guillaume le Conquérant. Ils s’établirent dans ce royaume, d’où Florence de La Hougue se retira en Irlande avec Henri II d’Angleterre, environ l’an 1172 et fixa sa résidence auprès de Waterford, dans un bourg qui de son nom fut appelé Hooke-Touun, parce que, pour se conformer à l’orthographe anglaise, le nom de la Hougue fut transformé en celui de Hooke, ainsi que cela est prouvé dans les lettres patentes de Louis XV, du mois de janvier 1720. Cette famille, qui a fourni plusieurs amiraux à l’Angleterre, fut élevée à la pairie d’Irlande par le roi Jacques III, dans la personne de Nathaniel Hooke, qui vint ensuite s’établir en France, où il se fit naturaliser par Louis XIV, qui l’employa dans diverses ambassades, et l’honora du cordon rouge. Le baron de Hooke, seul rejeton de cette famille, qui était ci-devant établi à Saint-Domingue et à la Martinique, où il a toujours été appelé dans les différentes assemblées de la noblesse, s’est retiré en Normandie, à Gatteville, dans une baronnie qui appartient à sa maison.
  1. Eustache Hooke de Hooke-Castle, au comté de Waterford, écuyer, vivant vers l’an 1590. Il épousa Hélène Brenne-Alias O’Byrne, du comté de Wicklou, au royaume d’Irlande. Il eut pour héritier :

  2. Thomas Ier Hooke de Hooke-Castle, écuyer, qui épousa Eléonore O’Kelli d’Aghrim, au comté de Galway. Il eut trois fils.
    1. Jean, qui suit :
    2. Un fils qui mourut fort jeune.
    3. Pierre, qui forme une branche qui continue la lignée, et qui viendra plus bas.

  3. Jean HOOKE DE SYRREL-SPASSJAU, comte de Westmeath, écuyer, a épousé Marguerite Hooke de Hooke, dans Hamshire, en Angleterre. Il en eut :
    1. Jean II, dont l’article suit :
    2. Nathaniel, qui passa en France ave le roi Jacques II, y fut créé pair d’Irlande par le roi Jacques III, sous le titre de baron de Hooke de Hooke-Castle, au comté de Waterford, naturalisé français avec conservation de noblesse ; créé ensuite maréchal des camps et armées du roi, commandeur de l’ordre de S.-Louis, plénipotentiaire pour S. M. Louis XIV en Hollande et à Aix-la-Chapelle ; deux fois envoyé en Ecosse, en 1705 et 1707 ; envoyé auprès des princes et états de l’Empire et du Nord, en 1711 et 1712 ; nommé, pendant la régence, à l’ambassade de Prusse ; mort à Paris le 25 octobre 1738, âgé de soixante-quinze ans. Il avait épousé Eléonore Mac-Carthy, fille aînée de Denis Mac-Carthy et de Catherine Downs, qui descendait, du chef de son père, des anciens souverains de Carbery, au comté de Cork. Il ne laissa qu’un fils, Jacques Nathaniel, tué à l’armée en 1741, dans la Bavière, et sans postérité.

  4. Jean II de Hooke, écuyer, eut pour fils :
    1. Nathaniel Hooke, qui suit :
    2. N.... mariée à M. Dalo, en Angleterre, et qui fut mère de lady Forbes.

  5. Nathaniel Hooke, écuyer, épousa Marie Baynes. De son mariage sont issus :
    1. Thomas, dont l’article suit :
    2. Lucius Hooke, docteur en théologie, mort et inhumé à S.-Cloud.
    3. Jeanne Hooke.
    4. Marie Hooke, abbesse des dames bénédictines de Cambrai.

  6. Thomas Hooke, premier du nom, mort sans postérité.
Seconde branche, qui a continué la postérité.

  1. Pierre Hooke, troisième fils de Thomas Ier, disparaît après la réduction de l’Irlande par Cromwell, en 1652. Il avait épousé demoiselle Eléonore Hooke, petite-fille de Thomas, et en aurait eu :

  2. Jean Hooke, écuyer, lieutenant de cavalerie, proscrit par les cromwelistes après la réduction de l’Irlande. Il se retira à l’île S.-Christophe, où il demeura jusqu’à la prise de cette île par les Anglais, tems auquel il se retira à la Guadeloupe. Il avait épousé demoiselle Elisabeth Mélou, et en eut :
    1. Guillaume, dont l’article suit :
    2. Pierre.
    3. Marcel.
    4. Julien. Ces trois derniers sont morts sans postérité.

  3. Guillaume Hooke, écuyer, mort en septembre 1759, à la Martinique, où il s’était fixé. Il avait épousé demoiselle Marie-Françoise Girardin de Champmeslé, fille de messire Claude Girardin de Champmeslé, lieutenant de cavalerie à la Martinique. De son mariage vinrent :
    1. Jean-Baptiste Claude, baron de Hooke, capitaine au régiment irlandais de Fitz-James, cavalerie, né le 15 novembre 1738 ; retira à S.-Domingue ; veuf sans enfants.
    2. Pierre.-Joseph Régis, capitaine au régiment de Dillon, infanterie, irlandais ; chevalier de S.-Louis, mort sans postérité, à Paris, le 8 juillet 1788.
    3. Guillaume-Séraphin, dont l’article suit :
    4. Marie-Françoise, mariée à messire Alexandre Poitier, chevalier de Courcy, lieutenant des vaisseaux du roi.
    5. Magdeleine-Agathe, mariée à messire Frédéric-Laure de Kearney, écuyer, enseigne de vaisseau et chef de brigade des gardes de la marine à Rochefort.
    6. Claire Elizabeth, mariée à messire Jean-Pierre Girardin, écuyer, sieur de Mortgérald.

  4. Guillaume Séraphin, baron DE HOOKE, chevalier de 1’Etang, colonel à la suite du régiment de Berwick infanterie irlandaise, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis ; marié le 18 juin 1776, à demoiselle Marie-Françoise-de-Paule Cadeau. De ce mariage sont nés :
    1. Jean-Paul Guillaume, lieutenant d’artillerie de la marine. Mort.
    2. Françoise-Agathe, née le 15 avril 1777, mariée à messire François Gilbert de Carruyer, page de la chambre de monseigneur le comte d’Artois, et depuis officier aux gardes. De ce mariage sont issus : a. Hippolyte, né en juillet 1793. b. Désirée Stéphanie.
    3. Joséphine-Guillelmine, née le 16 avril 1781, mariée à messire Nithier-Gérard Badouillier de S.-Sêne, écuyer, émigré, ayant servi dans la garde noble de monseigneur le prince de Condé, et résidant à Salins, en Franche-Comté ; duquel mariage sont issus : a. François-Théodore-Ernest. b. Marie-Valentine.
Les armes : « D’argent et de sable, à la croix mi-partie de même, accompagnée, au premier et quatrième canton, d’une coquille de sable sur argent ; au deuxième et troisième, de deux coquilles d’argent sur sable, à la fleur de lis d’or, percée en cœur, avec la devise : Signa fortium. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 19
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

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