28 mai 2008

La maison de Joussineau-Fressinet en Limousin

JOUSSINEAU-FRESSINET (DE) seigneur de Tourdonnet et de Fayat en Limousin. Cette maison, connue depuis les tems les plus reculés, sous le nom de Fressinet, l’est maintenant sous le nom de Joussineau, qu’elle a pris dans le milieu du treizième siècle.

Gérard de FRESSINET fut témoin d’une donation faite à l’abbaye de Vigeois, par Étienne de Castres, l’an IV, du tem de Renaud, abbé de Vigeois.

Aynard Ier DE FRESSINET, chevalier, est nommé plusieurs fois dans des actes passés à la même abbaye de Vigeois, en 1124, 1130 et 1143.

Aynard II et son frère Jossinellus, furent témoins d’une donation faite à la même abbaye, par Géraud et Adhémar d’Affriac frères, en 1153.

Aynard DE FRESSINET, chevalier, est nommé comme témoin avec Géraud-Raymon de S.-Jal-Pierre de Turrenne, et Bernard Cat, aussi chevalier, dans un acte de 1164.
Aynard III DE FRESSINET, chevalier, est nommé dans une donation faite par Hélie et autre Hélie de Curvo Salice ; père et fils, en 1230.

Jossinellus (JOUSSINEAU) et Boson, damoiseaux DE FRESSINET, passèrent, en 1265 (C’est de cette époque que les seigneurs de Fressinet ont porté le nom de Joussineau ; ), une transaction au sujet des biens qu’ils possédaient dans la paroisse de Roye. Ils avaient pour frère :
  1. Pierre I, DE JOUSSINEAU DE FRESSINET, mort en 1301. Il épousa en premières noces Jeanne de Nanthiat, et en secondes noces, Dulice de Château.
    Du premier lit, vint :
    1. Pierre, qui suit :

      Du second lit, vint :

    2. Jourdaine de Joussineau, mariée, en 1301, à Boson Delur, damoiseau, tige de la maison de Lur-Saluces, qui, par ce mariage, devint coseigneur de Fressinet.

  2. Pierre II, DE JOUSSINEAU, damoiseau, coseigneur de Fressinet, seigneur de Tourdonnet, en 1301 et 1333, ne vivait plus en 1346. Il fut père de :
    1. Boson, qui suit :
    2. Agnès.

  3. Boson II, DE JOUSSINEAU, damoiseau, coseigneur de Fressinet en 1366, est nommé avec Jean Delur, aussi damoiseau, dans un acte de l’an 1380. Il vivait encore en 1383. Il eut pour fils :
    1. Guy, qui suit :
    2. Jean de Joussineau, qui fut député, en 1437, avec Gauthier de Perlesse, seigneur Descars, par la noblesse du Limousin, pour engager Jean de Bretagne, vicomte de Limoges, à réparer les infractions que ses officiers faisaient à leurs privilèges.

  4. Guy DE JOUSSINEAU, damoiseau, fit, en 1404, une acquisition de Jean Delur, aussi damoiseau ; il est qualifié, dans une reconnaissance passée en 1417, d’ancien seigneur de la forteresse de Fressinet, qu’il tenait de ses ancêtres. II eut, entre autres enfants :
    1. Hugues, qui suit :
    2. Bos de Joussineau, abbé de Solignac, en Limousin, et prieur de S.-Martin-des-Champs, à Paris.
    3. Alix, mariée à Géraud de Peyrissac, chevalier.

  5. Hugues DE JOUSSINEAU, chevalier, coseigneur de Fressinet, épousa, avant 1453, Mirance de Roffignac, dont il eut :

  6. Pierre III DE JOUSSINEAU, damoiseau, sieur de Fressinet et de Tourdonnet, qui épousa Hélène de Badefol, fille de Gauthier, chevalier, seigneur de Badefol. De cette alliance naquirent :
    1. Pierre de Joussineau, chevalier, seigneur de Fressinet, etc., commandait pour le roi Henri III ; il défendit la ville de S.-Yrieix en 1575 ; il fit hommage en 1583, au roi Henri IV, alors roi de Navarre, de sa forteresse le Fressinet, qu’il mit en état de défense pour le parti de ce prince lors des troubles de la ligue. Il le servit avec le même zèle depuis son avènement au trône, et en reçut les témoignages les plus honorables. Il mourut, en 1611, laissant pour fille unique de son mariage avec Isabeau de La Vergne, Hélène de Joussineau, mariée à Jacques de Ponpadour, chevalier, seigneur de Blanchefort, etc.
    2. Rolland, dont l’article suit :
    3. Jean, titré chevalier de Joussineau.

  7. Roland DE JOUSSINEAU, chevalier, seigneur de Fayat, se distingua au siège de Gimel, en 1593 ; il reçut du roi Henri IV, des lettres où ce prince l’engageait à lui continuer ses services ; il épousa Isabeau de la Foucaudie. Il en eut, entre autres enfants :
    1. Jacques, qui suit :
    2. Pierre, chevalier de Malte en 1621.
    3. Guillaume, seigneur de Mandeys. Il épousa en secondes noces, en 1617, Suzanne de Lubersac.

  8. Jacques DE JOUSSINEAU, chevalier, seigneur de Fayat, épousa, en 1618, Marguerite Chantoix, belle-sœur de Jean ; seigneur de Lubersac ; il en eut :
    1. Jean de Joussineau, seigneur de Fayat, qui épousa, en 1645, Charlotte Dabzac, fille de Charles, marquis de la Douze, et d’Anne-Louise Chapt de Rastignac.
    2. Philibert, qui suit :

  9. Philibert DE JOUSSINEAU, chevalier, seigneur de Tourdonnet, appelé marquis de Fayat, lequel contracta deux alliances ; la première avec Claude de Gain, petite- nièce du maréchal de Saint-Geran ; et la seconde avec Anne-Isabelle de Bonneval, fille de Henri, chevalier, comte de Bonneval. Du premier lit, vinrent :
    1. Charles, qui suit
    2. François, dont la postérité sera rapportée après celle de son frère aîné.

  10. Charles DE JOUSSINEAU, chevalier, seigneur de Tourdonnet, laissa de son mariage avec Louise de Chastaignac, chevalier, seigneur de Neuvic :

  11. François-Aimé DE JOUSSINEAU, chevalier, seigneur de Fressinet, marquis de Tourdonnet, qui épousa, en 1719, Marie-Anne de Maulmont de S.-Cricq. De ce mariage naquirent, entre autres enfants :

  12. Joseph DE JOUSSINEAU, chevalier, seigneur de Fressinet, marquis de Tourdonnet, mort en 1787, premier maître de la garde-robe de monseigneur le comte d’Artois. Il a laissé de son mariage, fait en 1759, avec mademoiselle Gilet, entre autres enfants :
    1. Joseph-François, dont l’article suit :
    2. Jacques-Augustin de Joussineau, appelé le chevalier de Tourdonnet.

  13. Joseph-François DE JOUSSINEAU, comte de Tourdonnet, pourvu, après la mort de son père, de la charge de premier maître de la garde-robe de monseigneur le comte d’Artois.
Deuxième branche.
  1. François DE JOUSSINEAU, chevalier, comte de Fayat, fils puîné de Philibert de Joussineau et de Claude de Gain, mort en 1723, épousa Catherine de Veni, fille de François, chevalier, baron de Peyrelevade, dont il eut :
    1. Gilbert Marin, qui suit
    2. Michel, vicomte de Joussineau.

  2. Gilbert Marin DE JOUSSINEAU, chevalier, comte de Fayat, baron de Peyrelevade, épousa, en 1748, Marie-Anne Garat. De cette alliance naquirent, entre autres enfants :
    1. Jacques-Georges de Joussineau, vicomte de Tourdonnet.
    2. Jean-Baptiste de Joussineau, baron de Tourdonnet, lieutenant, des gardes du corps du roi.
    3. Jacques-Xavier.

  3. Jacques-Georges DE JOUSSINEAU, chevalier, vicomte de Tourdonnet, officier au régiment des Gardes-Françaises, épousa Marie-Charlotte de Bretignères. De ce mariage sont issus :
    1. Jacques-Louis-Georges.
    2. Charlotte-Eléonore.
Armes : « De gueules, au chef d’or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 96
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

26 mai 2008

La famille de Montmorency-Morres. 8ème et dernière partie

Branche des Baronnets d’UPPERWOOD.
  1. SIR WILLIAM-EVANS MORRES, seigneur de Kilcreen, deuxième fils de François, seigneur de Castle-Morres, dont-il est question page 91, créé baronnet, le 24 avril 1758. Il devint membre du parlement d’Irlande pour la ville de Kilkenny, et le bourg de Newtown en Downshire. Il épousa : 1.° Marguerite, fille et héritière de Josiah Haydocke, écuyer, morte le 22 août 1753 ; et en secondes noces, Marie-Julienne, morte en 1812, fille aînée, et avec sa sœur, madame la baronne Crofton de Moate, cohéritière de Guillaume Ryves, écuyer, seigneur de Uppercourt. Sir William Morres a laissé de sa première femme:

    1. Sir Haydocke, qui suit :

      Et du second mariage :

    2. Sir William, qui succéda à son frère.

    II. Sir Haydocke MORRES, baronnet, seigneur de Kilcreen, membre du parlement d’Irlande, mort en décembre 1776, épousa N, fille de Ralph Gore, de Gores Bridge, écuyer, seigneur de Barrowmouut. Cette dame s’est remariée, après la mort de sir Haydocke, avec Guillaume Gore, écuyer, son cousin. Sir Haydocke Morres a laissé un fils naturel nommé Reymond.

    III. Sir William-Ryves MORRES, baronnet, seigneur de Kilcreen, d’Upperwood, de Freshford, etc., né le novembre 1765, n’est pas encore marié.
Branche des Lords DE FRANKFORT.
  1. REYMOND MORRES, écuyer, seigneur de Frankfort, troisième fils de François de Castle-Morres, dont il est question page 91 ; fut représentant au parlement d’Irlande pour la ville de Dublin, et mourut Bruxelles en 1784. Il avait épousé, en 1740, Elisabeth, fille et héritière de François Lodge, de Dublin, écuyer, dont il eut :
    1. Lodge-Evans, son successeur, dont l’article viendra :
    2. Reymond, qui épousa Marie-Eyre d’Alton, fille unique d’Edouard d’Alton, de Deerpark, écuyer, et de Marie, sœur de milord Lyre, de Eyrecourt ; de ce mariage vinrent : 1.° Reymond-Hervé de Montmorency-Morres, colonel de dragons au service de S. M. le roi de la Grande-Bretagne, ci-devant membre du parlement d’Irlande. Il avait épousé dame Laetitia, fille de Narcissus-Charles Proby, de Boughton (de la famille des comtes de Carysfort), descendu, du côté de Catherine-Elisabeth Howard, sa grand-mère, de Thomas Howard, comte de Berkshire, frère de Theophilus, comte de Suffolk, petit-fils de Thomas IV, duc de Norfolk, dont il eut Hervé François, né le 20 juillet 1802 ; Laetitia-Emma, née le 29 août 1804 ; Frédérica-Henriette, née le 18 octobre 1806 ; Reymond Hervé, né le 26 avril 1808 ; Guillaume-Ryves, né à Saint-Germain-en-Laye, en 1813. 2.° Edouard d’Alton Morres, né le 3 février 1780, officier de la marine anglaise. 3.° Lodge-François-Hervé, lieutenant d’infanterie au service du roi d’Angleterre, né en 1783, mort en 1806. 4.° N., femme du capitaine Molesworth, morte en 1813.
    3. Eléonore Morres, épouse de Robert Browne, écuyer, seigneur de Browne-Hill, dont il eut Guillaume Browne, de Browne-Hill, écuyer, lequel épousa : 1.° En 1794, lady Charlotte de Burgh, fille de Joseph, comte de Mayo, et d’Elisabeth, sœur de Jean, comte de Clanwilliam, fille de sir Richard Meade de Clanwilliam, baronnet, et de Catherine Prettie de Kilboy, devenue, après sa mort, lady Cavendish.
    4. Françoise, femme d’Andrew Prior de Rathdowny, écuyer.
    5. Elisabeth Morres, femme d’Ephraïm Hutchinson, de Dublin, écuyer.

    II. Lodge-Evans MORRES, lord Frankfort, baron de Galmoye, né en janvier 1747, créé pair d’Irlande le 30 juillet 1800. Sa seigneurie s’est distinguée dans le gouvernement de ce pays, comme membre du parlement, conseiller privé du roi, et secrétaire d’état. Il avait épousé ; en 1771, Marie, fille unique de Joseph Fade, écuyer, morte sans enfants en 1787 ; et, en secondes noces, Catherine, fille de George Whyte, de Castle-Bellingham, écuyer, dont il a :
    1. Lodge-Reymond, né le 28 décembre 1806.
    2. Catherine-Pénélope, née le 24 novembre 1803.
    3. Marie-Elisabeth, née le 14 septembre 1805.
Armes : « D’or, à la croix de gueules, et cantonnée de quatre alérions d’azur, pour ancien Montmorency. Les Morres de Knockagh portent d’or, à la fasce danchée, et, en pointe, un lion rampant de sable. »

Cimier : « Un lion issant d’herminois. »

Supports : « Milord de Montmorres fit porter ses armes par deux anges, milord de Frankfort par deux griffons, et les anciens barons de Montemarisco (présentement M. l’adjudant-général de Montmorency-Morres,) par un aigle et par un lion, l’un et l’autre empoignant un étendard blanc, orné d’une croix rouge, avec les effigies de Jésus-Christ à la croix. Quelquefois, au lieu du crucifix, on porte sur l’un des étendards le portrait de la Vierge Marie. Milord de Cahir, à cause des Morres, porte en son écusson écartelé d’argent, au crucifix comme ci- dessus, et un aigle d’azur. »

Devise : « Si Deus nobiscum, quis contra nos. »

Déjà, en 1172, c’était la devise d’Hervé de Montmorency, connétable d’Irlande, comme le témoigne le célèbre écrivain contemporain Giraldus Cambrensis ; et la même a continué d’être celle de sa maison jusqu’à présent.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 7ème partie

Branche de CASTEL-MORRES, lords de Mountmorres et Frankfort, pairs d’Irlande, et baronnets d’Upperwood ou Uppercourt, etc.
  1. HERVÉ MORRES, seigneur de Castle-Morres, premier du nom, écuyer, fils de sir Reymond de Knockagh, deuxième du nom, dont il est question page 88, avait d’abord pris le parti de Cromwell, et commandait sous lui un escadron de cavalerie. Il a contribué à la restauration du roi Charles II, et, dans le parlement du roi Jacques, en 1689, il fut représentant pour le bourg de Knocktopher. Il mourut au château de Castle-Morres, âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, en 1724. Il avait épousé 1.° Laetitia Walshe, fille du sir de La Montaigne, veuve de Tobin, seigneur de Campsinagh ; 2.° Catherine Butler, de la maison d’Ormonde, morte en couches, avec son enfant ; 3.° Françoise Butler, troisième fille de Pierre, fils aîné d’Edouard Butler, vicomte de Galmoye. Du premier mariage vinrent :
    1. James, ecclésiastique, mort en France.
    2. Richard, né en 1686, mort, sans alliance, vers l’an 1776, à l’âge de 90 ans, officier-supérieur au service de France.
    3. Hervé, morts au service de France, sans postérité.
    4. Reymond, morts au service de France, sans postérité.
    5. Laetitia, épouse de N. d’Evreux, écuyer.

      Enfants du troisième lit :

    6. François, dont l’article suit :
    7. Marguerite, femme de Morgan Kavenagh, écuyer, de la maison de Borris, dont elle eut Hervé, et Charles comte Kavenagh. Ce dernier fut général de cavalerie au service d’Autriche, sous l’impératrice- reine Marie-Thérèse. Il avait épousé dame Marie Esmonde, fille du chevalier d’Esmonde, colonel au service d’Autriche, dont il a procréa une fille unique, mariée au général comte Kavenagh, son parent.

  2. François, seigneur de CASTLE-MORRES, épousa, en 1706, Catherine, fille et héritière de sir William Evans, baronnet, seigneur de Kilcreen, et de Jeanne, fille de Richard Coote. Ce dernier était fils du comte de Montrath et de Jeanne Pénélope Hill, fille, de Trevor, vicomte de Hillsborough, ancêtre du marquis de Downshire. Sir William Evans descendait en ligne directe d’Ednowain-Ben-Dew, seigneur de Tegaingle, chef de la treizième tribu du pays septentrional de Galles, ou des anciens Bretons, et de Evan de Llancurgain, en Flintshire. François de Castle-Morres mourut en 174? ; ses enfants furent :
    1. Hervé, vicomte de Montmorres, son successeur, dont l’article suit :
    2. Sir William-Evans, qui a fondé la branche des baronnets de Upperwood, que nous rapporterons plus bas.
    3. Reymond, qui a fonda la branche des lords de Frankfort, laquelle nous mentionnerons plus bas.

  3. Hervé, vicomte de MONTMORRES, deuxième du nom, fut créé baron de Montmorres, le 27 avril 1756, et vicomte, en juin 1763. Il épousa, en premières noces, le 3 novembre 1742, lady Laetitia Ponsonby, quatrième fille de Brabazon, comte de Besborough, morte le février 1754, laquelle était sœur de lady Sarah Ponsonby, comtesse de Drogheda, mère de Charles, marquis de Drogheda, etc. et en secondes noces, dame Marie, fille de Guillaume Wall, seigneur de Coulnamuck et de Marie Ponsonby, troisième fille de Guillaume, vicomte de Dungannon, sœur du comte de Besborough.

    Enfants du premier lit :

    1. Hervé-Reymond, son successeur, qui suit :
    2. Laetitia Morres. Elle avait épousé, en premières noces, Arthur-Trevor Hille, fils aîné d’Arthur, vicomte de Dungannon, frère d’Anne-Trevor-Hill, comtesse de Mornington, mère du marquis de Wellesley, et du duc de Wellington, qui vient de s’attirer l’admiration de toute l’Europe, par ses belles campagnes d’Espagne et du midi de la France. Laetitia Morres eut de son mariage : Arthur, vicomte de Dungannon, né le 2 octobre 1763, qui a succédé à son grand-père dans le vicomté, le 30 janvier et qui a épousé, le 30 juin 1795, lady Charlotte Fitz-Roy, fille du lord Southampton, et petite-fille du duc de Grafton. Lady Laetitia Morres a épousé, en secondes noces, le très-noble Randal-Guillaume Mac-Donell, marquis d’Antrim, mort en 1791, qu’elle fit père 1 .° d’Anne-Catherine, comtesse d’Antrim ; elle avait épousé, le 26 avril 1799, sir Henry-Vane Tempest, de Winyard, baronnet ; et 2.° de lady Charlotte Mac-Donell, née en 1779 ; laquelle épousa mylord Marc Kerr, deuxième fils de Guillaume-Jean, marquis de Lothian. Ma dame la marquise mourut en décembre 1801.
    3. Sarah Morres, qui épousa Joseph Pratt, seigneur de Cabragh-Castle, dont elle eut des enfants.

      Enfants du second lit :

    4. François-Hervé, vicomte régnant, dont il sera question :
    5. Guillaume-Marie Morres, noyé près de Dublin en 1809 ; d’Anne Clarke, sa femme, il eut une fille qui est en bas âge.

  4. Hervé-REYMOND, vicomte de Montmorres, mot d’un coup de pistolet, à Londres, le 17 août 1797, sans alliance. Le vicomte est auteur d’une Histoire des Parlements d’Irlande, et autres ouvrages littéraires. Il eut pour successeur son frère du second lit, dont l’article suit :

  5. François-Hervé, vicomte de Montmorres, né en 1756, épousa, le 24 avril 1794, Anne, fille de Joseph Reade, de Castle-Hayle, écuyer, dont il a :
    1. Hervé, né le 20 août 1796.
    2. Anne, née le 13 novembre 1801i, morte en 1808.
    3. Marie, née le 8 août 1803.
    4. Julienne, née en 1810.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

25 mai 2008

La famille de Montmorency-Morres. 6ème partie.

Branches des seigneurs et baronnets de Knockagh.
  1. Jean MORRES, écuyer, deuxième fils d’Olivier, seigneur de Lateragh, et de lady Elish Butler, fille de Pierre, comte d’Ormonde et d’Ossory, né en 1490, mort en 1562, et inhumé à Drom, fut le fondateur de la branche puînée de Montmorency-Morres. Il fut d’abord seigneur de Cloghbalyshane, et ensuite il acquit de son frère Olivier le château et territoire de Knockagh, avec une moitié de Lateragh, et les manoirs de Castle-Liny, Keilnafuncheon, etc., il épousa Anastasie O’Ryan, ou O’Maolryan, fille de Jean, seigneur de Wothény, et sœur d’Hannah, épouse de son frère Olivier. Il eut de ce mariage :
    1. Reymond, fils unique, dont l’article suit :
    2. N., femme d’Edward Sweetman, écuyer, seigneur de Castle-Eve.

  2. Reymond Morres, premier du nom, écuyer, seigneur de Knockagh, né en 1552, mort le 31 août 1624, et inhumé à Templemore, portait dans son écusson un croissant, comme chef de la branche puînée de la maison de Morres. Il épousa Eléonore, fille de Cantwell, seigneur de Lahagres et Mocarky Castle ; 2.° Catherine, fille de Mac Egan, seigneur de Killaghan (présentement Sopwell-Hall), chef de sa maison. Raymond Morres eut de son premier mariage :
    1. Sir John, son successeur, dont l’article viendra
    2. Nicolas, seigneur de Balynrier-Morres, dont le fils et héritier Edmond, mourut sans postérité.
    3. James Morres, écuyer, père de James, de Lish, mort sans alliance.
    4. Edmond Morres, écuyer, dont on ne trouve que le nom, sans postérité.
    5. Thomas, seigneur de Balycashy, Balycapell, Derinvoghla, etc. Il a laissé quatre filles : 1.° Catherine, femme de Jean Morres, de Cluanynenagh, et Balylusky-Castle, écuyer, son cousin ; 2.° Owna, femme d’Etienne Mac-Egan, écuyer ; 3.° Grany, ou Griselle, mariée avec Brien O’Hogan, seigneur de Scragh ; 4.° Marguerite, alliée à Charles O’Carrol seigneur de Cloghjordan, de la maison d’Ely ; toutes quatre furent ses cohéritières, avec Sybille, ou Sive, fille d’O’Kenedy, d’Ormonde, seigneur de Balycapell.
    6. Jeanne, femme de sir Morgan Mac-Brien-Kavenagh, chevalier, seigneur de Borris.
    7. Marguerite, épouse d’O’Kennedy, seigneur d’Ormonde.
    8. Anastasie, femme de Théobald de Burgh, dit Mac Walter, seigneur d’Illeagh.
    9. Catherine, femme de Thomas Purcell (fils puîné du baron de Loughmoe), seigneur de Borrisilleagh, dont elle était la première épouse ; la deuxième fut Marie O’Sullevan-More, dont il eut une fille nommée Marie, qui a épousé, 1.° Richard Grace, de Courtstown, et après sa mort, James Morres, de Balylusky-Castle, son cousin.

  3. Sir John MORRES, seigneur de Knockagh, fut créé baronnet le 25 mars 1631, et mourut en 1647 l’âge de soixante-quinze ans. Il avait épousé Catherine, fille de sir Edmond Walshe, de Abington, et de la Montagne, dont il eut :
    1. Sir Reymond, son successeur, dont l’article viendra :
    2. Geoffroi, de Gortnelaghan, mort en 1689.
    3. Étienne, mort sans alliance.
    4. François, de Balinlogher, mort sans postérité mâle ; mais il a laissé trois filles, et un fils naturel, nommé Reymond.
    5. Olivier, ainsi nommé, après son ancêtre, Olivier, seigneur de Lateragh, mort sans enfants.
    6. Jean, de Knockaderine en Clare, mort en 1715, sans postérité.
    7. Marguerite,
    8. Hélène.

  4. Sir Reymond MORRES de Knockagh, deuxième du nom, baronnet, mort vers l’an 1656, avait épousé Ellice, fille de Gerald Wall, seigneur de Couilnamuck, de laquelle il eut :
    1. Sir John, son successeur, dont l’article suit :
    2. Hervé, seigneur de Castle-Morres, tige des vicomtes de Montmorres, desquels nous parlerons plus bas :
    3. Edouard, père d’Anne, épouse de James Morres, son cousin.
    4. Marguerite, femme de Christophe Butler, de Kilcash, de la maison des ducs et comtes d’Ormonde.
    5. Anastasie, femme de Richard Butler, de Kilcash, écuyer, de la même famille du précédent.
    6. Eléonore, femme de Jean Cantwell, de Balymakeady, écuyer.
    7. Ellice.
    8. Hélène.
    9. Marie.
    10. Catherine.

  5. Sir John MORRES de Knockagh, troisième du nom, baronnet, né en 1620, mort en 1720, âgé de cent ans, fut inhumé à Lateragh. Il avait eu pour femme Eléonore Butler, fille de milord Cahir. De ce mariage sont issus :
    1. Raymond, dont l’article viendra :
    2. Edmond, mort sans alliance.
    3. Nicolas, de Seafield, près Malahide, au comté de Dublin et de Lateragh-Castle, en Tipperary, mort en 1747, âgé de 66 ans. Il avait épousé Susanne de Talbot, fille de Richard, seigneur de Malahide, cousin du duc de Tyrconnell, dont il eut : 1.° Jean, mort sans alliance en 1743 ; 2.° Sir Nicolas, de qui nous parlerons ci-après ; 3.° Richard, colonel français, tué à Paris, dans la foule, le jour du couronnement du roi Louis XVI, et de Marie-Antoinette d’Autriche. Il est mort sans alliance ; 4.° Eléonore, comtesse d’Ormonde, femme de Walter Butler, de Kilcash, et mère de Jean, comte d’Ormonde, père du comte Walter, d’aujourd’hui ; 5.° Françoise, épouse de Macgwire, de Tempo, prince de Fermanagh.
    4. James Morres, de Rossestown, écuyer, mort avant son père. Il avait épousé Anne, fille d’Edouard Morres, dont il eut : 1.° Jean, mort sans alliance ; 2.° Nicolas, colonel français, marié à la dame de Cameron, écossaise, sans postérité ; 3.° Edmond, mort sans alliance ; 4.° Anne, femme de Charles Mathew, de Borras et d’Annefield, écuyer (oncle du feu comte de Landaffe), dont est issue Catherine-Marie-Anne Mathew, fille unique, épouse de sir Hugues O’Reilly, de Balynlough, baronnet ; 5.° Marie ; 6.° Hélène ; 7.° Marguerite, femme de James Baker, de Balymorin, écuyer.
    5. Antoine Morres, mort sans alliance,
    6. Marie.
    7. Anne.
    8. Catherine.
    9. Eléonore

  6. Reymond MORRES, de Knockagh-Castle, quatrième du nom, écuyer, colonel français, mort à Londres, en 1704 ; il avait épousé une demoiselle parisienne d’une rare beauté ; mais d’une naissance ordinaire. Son père, à cause de cette mésalliance, avait, tenté de le déshériter ; mais il fut rétabli dans la succession de tous ses biens par un acte du parlement d’Irlande, et ses enfants en furent mis en possession. Ces enfants furent :
    1. Sir John, dont l’article suit :
    2. Sir Simon, dont nous parlerons ci-après :
    3. Alixe, femme de James Boate, écuyer.
    4. Marie, morte en 1749, et deux autres enfants.

  7. Sir John MORRES, de Knockagh-Castle, troisième du nom, baronnet, mort en 1723, avait épousé Marguerite, fille de Richard O’Shee, écuyer, seigneur de Cloghran, ou Cloran, dont :
    1. Sir Reymond, son successeur, dont l’article suit :
    2. Edmond, mort sans alliance.
    3. Catherine, femme d’Ambroise Kearney, de Cappagh, écuyer, capitaine français.
    4. Marie, femme de James-Everarde Longe, de Grove et Kiloran, écuyer.
    5. Marguerite, épouse de Jean Uniacke, de Youghall, écuyer.
    6. Elisabeth, femme de Uniacke, écuyer de la même famille.

  8. Sir Reymond MORRES, de Knockagh-Castle, cinquième du nom, baronnet, mort sans alliance, le 11 octobre 1740. Il a laissé, par son testament, tous ses biens à son parent Hervé, seigneur de Castle-Morres, vicomte de Montmorres, et a été inhumé à Lateragh.

  9. Sir Simon MORRES, de Drom, dit de Knockagh-Castle, deuxième fils de Reymond Morres, quatrième du nom, dont il est question, page 89, succéda à la dignité de baronnet d’Irlande, mais non aux biens de son prédécesseur qui l’en avait déshérité ; il épousa N. Gregory, de la maison de Gregory de Coole, au comté de Galway. De ce mariage sont issus :
    1. George, son successeur, dont l’article suit :
    2. Jeanne, épouse de N. Bollard, écuyer.

  10. Sir Georges MORRES, baronnet, mort sans alliance.

  11. Sir Nicolas MORRES a succédé à la dignité de baronnet d’Irlande après la mort de sir George ; il était fils de Nicolas et de Susanne de Talbot dont il est question page 89. Il a servi en France en qualité de colonel du régiment de Bulkley, devint brigadier des armées du roi, sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI ; il mourut à Amboise, après la révolution (en 1795), dans un âge fort avancé, n’ayant point de postérité de sa femme N... Fraser, de la maison de Lovatt, en Ecosse, tante de madame la Marquise de Mailly.
Cette branche est éteinte.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

24 mai 2008

La famille de Montmorency-Morres. 5ème partie.

  1. Jean de MORRES, chevalier, sire de Lateragh, de Balylusky, de Cluanynenagh, de Thorny-Bridge, de Balyrickard-Morres, des terres à Nenagh, etc., chef des Montmorency d’Irlande. Il défendit vaillamment, en 1601, son château de Lateragh, contre les débris de l’armée irlandaise, qui avait commencé à piller le pays ; mais peu après il vendit ce château à son parent, Reymond de Knockagh, et se retira en France, où il fut honorablement protégé par le connétable de Montmorency, qui le fit nommer, par S. M. Louis XIII, au grade de maréchal-des-camps et armées du roi. Ayant, en cette dernière qualité, accompagné le maréchal, duc de Montmorency (Henri II), dans ses guerres contre les protestants de Languedoc, il reçut un coup de feu devant le bourg de Vals, le 8 mars 1622, et mourut entre les bras même du duc de Montmorency, quelques, heures après. Il avait épousé :
    1. Honora, sœur de Rory-Oge O’More, dynaste ou prince de Leix ; et en secondes noces, N. Mac-Egan, de Killahgan ; mais il n’eut des enfants qu’avec la première :
    1. Jean, son héritier, dont l’article suit :
    2. Honora, femme de Daniel O’Meara, seigneur de Lissanisky.
    3. Jeanne, femme de David Fitz Gerald, baron de Brownsford. On voit leur tombeau à Innistioge.
    4. Catherine, épouse de Fforstall, seigneur de Mulnavatt.
    5. N., femme de N. Shortall, écuyer.
    6. Marguerite de Montmorency-Morres, femme de Jean Cantwell, seigneur de Mocarky-Castle, chef de cette maison, qui est une des plus anciennes de l’Irlande.

  2. Jean MORRES, de Cluanynenagh, Balylusky-Castle, Balyrickard-Morres, etc., écuyer, sire de Lateragh, mourut en 1644, il est enterré à Lateragh. Ce seigneur fut, proscrit par Cromwell. Il avait épousé Catherine, fille et cohéritière de Thomas Morres, de Knockagh, sa cousine ; de laquelle il eut :
    1. James, son successeur, dont l’article suit :
    2. Hugues, seigneur de Balyrickard-Morres, qui eut un fils nommé Nicolas, lequel ne laissa pas d’enfants légitimes. La terre de Balyrickard-Morres fut confisquée en 1657.
    3. Hervé Morres, de Boly-Castle, écuyer, marié à N. Butler, de Lynan, dont il avait une fille, épouse de N. Clarke, écuyer.
    4. Geoffroi, dont la postérité est éteinte.
    5. Edward, mort sans enfants de N., fille de Thomas Butler de Brittas-Castle, écuyer, de la maison des lords de Dunboyne. Ii vivait avec sa femme en 1635.
    6. Sarah, femme d’Owny O’Carrol, seigneur d’Emile.
    7. Honora, femme de Thomas O’DWyer, écuyer, de Kilnamanna.
    8. Catherine, épouse d’O’Ryan de Cumane, écuyer.
    9. Elisabeth, femme de Roger Mac-Namara, morte en 1639.

  3. James MORRES, écuyer, dit Morres de Lateragh, seigneur de Balyrickard-Morres, Cluanynenagh, Balylusky-Castle, Balycashy, Derinvoghla, des terres à Nenagh et à Baly-Capell ; colonel d’un régiment de cavalerie sous les ordres de son cousin, Edmond de Grantstown ; au service des rois d’Angleterre Charles I et II. Il mourût en 1704, et est enterré à Lateragh. Ses biens et ceux de son père avaient été confisqués par l’usurpateur Cromwell. Il avait épousé Marie, fille de Thomas Purcell de Borrys-y-Leagh, écuyer (oncle du baron de Loughmoe), et de Marie, sa seconde femme, fille de Owen O’Sullevan-More, dynaste ou prince de Dunkeron, et de N. McCarthy, fille du comte de Glencarre. Elle était veuve de Richard de Grace, fils du baron de Courtstown. La première épouse de Thomas Purcell fut Catherine Morres, de Knockagh. James Morres laissa les enfants qui suivent :
    1. Richard Morres, écuyer, capitaine de dragons au service des rois Charles II et Jacques II ; mort des blessures qu’il reçut au siège de Limerick, en 1690.
    2. Mathieu, qui suit :
    3. Reymond, mort sans alliance.
    4. N., épouse de Mac-Egan, de Balymac-Egan.
    5. Catherine, épouse de Donald O’Hogan, de Graigue, écuyer.

  4. Mathieu MORRES, écuyer, dit Morres de Lateragh, capitaine au service du roi Charles II et du roi Jacques ; mourut en 1717, et est enterré à Lateragh. Il avait été dépouillé de presque tout ce qui lui restait de bien-fonds sous Cromwell et le roi Guillaume III. Il a épousé Catherine, fille de Richard Fforstall de Fforstallstown, chevalier de Callan, et de Catherine O’Shee de Cloran, de laquelle il eut :
    1. James, mort sans alliance. Il vendit au chevalier Jean Morres de Knockagh, le tribut annuel de dix livres sterling, que ce chevalier et ses prédécesseurs avaient toujours payé pour la seigneurie de Lateragh, à la branche aînée de la famille.
    2. Reymond, son successeur, dont l’article suit :
    3. Julienne, femme de M. Walshe, de la maison de Walshe-Park, curé de Birr.
    4. Anastasie, épouse de Nicolas Salle de Salleston, écuyer.

  5. Reymond MORRES, de Balycapell, Rathlin, Cluanynenagh, etc., écuyer, a passé sa jeunesse au service d’Autriche, comme porte-étendard au régiment de dragons de Wurternberg, et dans l’escadron du chevalier Robert de Fforstall, son oncle maternel, mort, après, au service de France ; il mourut lui-même à Rathlin, en 1754, dans un âge avancé. Il avait épousé Jeanne, fille de Robert d’Oyley, écuyer, de la très-ancienne maison des d’Oyleys de Oxfordshire (autrefois connétables-héréditaires d’Angleterre et de Jeanne Webster, sœur de madame Henri de Ludlow, de laquelle descendent aujourd’hui les comtes de Ludlow, en Irlande. Reymond Morres laissa les enfants qui suivent :
    1. Jean, mort sans laisser de postérité mâle de son épouse, Marie, fille de Guillaume Ryan, de Balymakeogh, écuyer :
    2. Mathieu, qui suit :
    3. et 4. Hervé et Laurent, morts jeunes.

  6. Mathieu DE MONTMORENCY-MORRES de Rathlin, écuyer, mort à Rathlin, le 19 juin 1795, âgé de 69 ans. Il avait épousé Marguerite, fille de François Magan, de Emoe (*), écuyer, et de Marie, fille de sir Laurence Esmonde, et tante de feu sir Thomas Esmonde, de Balynastra, baronnet, dont il eut :
    1. Hervé, qui suit :
    2. Reymond, mort jeune.
    3. François, né en 1773, à servi sous les ordres de Monsieur, aujourd’hui Louis XVIII, comme lieutenant dans la brigade irlandaise, en 1792 et 1793 ; il mourut, en 1797, à la Jamaïque, capitaine au service de S. M. Britannique, sans laisser de postérité.
    4. Jean, midshipman, au service naval de l’Angleterre, mort, en 1799, sans alliance.
    5. Marie, Jeanne, Marguerite, Barbe et Anne.
      (*) François Magan fut fils de Richard II de Emoe, et de Marguerite, fille de François Ryan de Wotheny, écuyer (et de Marguerite, fille d’O’Conor-Don, prince de la Connacie), petit-fils de Richard Ier de Emoe, et de Catherine d’Alton de Dungormau-Castle et arrière-petit-fils d’Honfroi-Magan de Emoe major de dragons au service du roi Charles Ier ; et d’Anne, fille de sir Richard Owen, chevalier, du pays de Galles. Thomas Magan, écuyer, actuellement assis au château de Emoe, fils et successeur de François, et frère de madame de Morres, s’est allié avec Catherine, fille athée de Guillaume Brabazon de Balynasloe, écuyer, de la maison des comtes de Meath.

  7. Hervé MONTMORENCY-MORRES, de Rathlin, écuyer, chef de la maison ; il est, par droit héréditaire, le vingt-septième baron de Montemarisco, Ce qui est prouvé par l’Appendix des barons héréditaires d’Irlande, ouvrage en 9 vol. in-4.° (Londres, 1810), dédié au roi ,d’Angleterre, par William Playfair, écuyer. M. de Montmorency-Morres est né le 8 mars 1767 ; il servit d’abord, depuis l’année 1782, en Autriche, sous l’empereur Joseph II, contre les Turcs , et avec l’armée de Wurmser jusqu’en 1795, en Alsace et sur le Rhin ; mais s’étant attaché ensuite au service de France, il y a été promu au grade d’adjudant-général. Il a épousé, 1°, Louise-Marie-Caroline-Sophie, baronne de Helmstatt, morte le 23 novembre 1798 ; elle était fille de Wolgang, baron-souverain de Helmstatt-Bishoffsheim en Souabe, et de Joséphine-Félice de Tettenborn ; 2° (le 11 septembre 1803) dame Hélène d’Esmonde (*) fille de Barthélemy O’Callan de Osberston, écuyer (**) et d’Hélène, fille de Michel Caulfield de Levitston, écuyer, qui était fille elle-même de Jean Taylor, seigneur de Swords, et d’Hélène Fagan, dame de Feltrim.

    Enfants du premier lit :
    1. Hervé-Mathieu, mort à l’âge d’un an, le 10 août 1797, enterré à Lateragh.
    2. Louise, née le 22 septembre 1795.
    3. oséphine-Marguerite, née en septembre 1797.

    Enfants du second lit :
    1. Hervé, né le 13 septembre 1804.
    2. Geoffroy, né le 23 novembre 1806.
    3. Mathieu, né le 16 novembre, 1808.
    4. Reymond,
    5. Reymond-Olivier, morts jeunes.
    (*) Veuve de Jean (frère et héritier de sir Thomas Esmonde), avec lequel elle eut 1.° sir Thomas, devenu, après la mort de son oncle, le baronnet d’Esmonde d’aujourd’hui ; 2.° Barthélemi, qui se fit jésuite ; 3.° James, officier au service naval de la Grande-Bretagne ; 4.° Laurence, officier au service de France ; 5.° Jean, midshipman au service naval de l’Angleterre ; 6.° Marguerite Esmonde, née en 1797.

    (**) Barthélemi O’Callan était fils unique de Patrice O’Callan et de Marguerite, fille de Barthélemi Barnewall, de la maison de Trimbleston, lequel Patrice était fils de Teig O’Callan et de N. d’Arcy de Platten, et avait pour père Conor-roe O’Callan, fils aîné de Donogh O’Callan, dynaste de Tyrcallan, qui fut assassiné en 1641, par le chevalier Guillaume Steward, et mourut chef des descendans de Conor-roe, dynaste de Tyrcallan, fils puîné de Neill-Callan, roi d’Irlande en 833, et frère de Hugues VII, également roi d’Irlande en 863. Les sœurs et cohéritières de madame de Montmorency-Morres étaient 1.° Jeanne Ny-Callan, épouse de Walter-Nangle, écuyer, seigneur de Kildalky (dit le baron de Navan), dont elle eut Barthélemy, Charles, et James ; 2.° Marguerite Ny-Callan, femme de Thomas Fitz Simon, écuyer, seigneur de Glancullin, dont elle a Christophe, Barthélemy, Thomas, et Henry Fitz Simon.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 4ème partie.

  1. Hervé DE MORRES, dit Mac Morres, baron de Montemarisco, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Balyrickard-Morres, de Thorny-Bridge, de Forth et Bargy de Cloghir, de Castle-Liny, etc., fut proscrit de nouveau, en 1391, le quatorzième du règne du roi Richard II, et vit ses biens de Wexford et de Kerry confisqués, sous le prétexte de crime de rebellion. Depuis cette époque, la pairie de Montemarisco a cessé de jouir de l’exercice de ses privilèges parlementaires. Il avait épousé Owna O’Meagher, dame de Castle-Liny, fille du dynaste ou prince d’Ikerin, puissant seigneur irlandais, dont il eut pour successeur son fils, qui suit :

  2. James MORRES, chevalier, sire de Lateragh, de Knockagh, de Balyrickard-Morres, de Castle Liny, de Thorny, etc., dit lord Macliny de Baltimore et Mac-Morres. Il prit part à la bataille d’Azincourt, en 1415. L’époque de sa mort est inconnue. Il avait épousé Lucie d’Arundel, fille du lord Arundel de la Stronde, au comté de Cork (issu de la maison d’Arundel, en Angleterre), de laquelle il eut :
    1. John, son successeur, dont l’article suit :
    2. N***, mariée au seigneur de Marrdeville de Barnahely.
    3. N***, mariée à O’Shee, seigneur de Cloran. Ces deux dames avaient apporté en dot à leurs maris des terres très-considérables dans le comté de Tipperary.

  3. John MORRES ; chevalier, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Castle-Liny, de Balylusky, de Balyrickard-Morres, de Thorny-Bridge, de Rahelty, etc., avait épousé (voyez M. Lodge, généalogie du lord Dillon) Anne, fille ainée de sir Robert Dillon de Proudston, seigneur de Skreen, ancêtre des comtes de Roscommon. De ce mariage vinrent :
    1. Olivier, son successeur, qui suit :
    2. Simon, seigneur de Morresland, dont les biens avaient passé à la maison de Butler, lord Cahir, par un mariage.
    3. Antoine, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem ; vécut à Palmerston, près Dublin, en 1535
    4. Edmonde de Island-Castle, près Waterford, vivait en 1537.

  4. Olivier MORRES, chevalier, dit Macmorres, chef de la maison de Montmorency en Irlande, Seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Thorny-Bridge, de Castle-Liny, de Balylusky, de Balyrickard-Morres, de Cluanynenagh, de Castletown-O’Ferlahan, de Grantstown ; lord (sous proscription) de Montemarisco, alias, Montmorency ; il fut surnomma « O’Fear-Lhahan », c’est-à-dire le fort. Il défendit et fit fortifier le château de Castletown-en-Ossory, situé au haut d’un rocher, auprès de la rivière de Barrow, contre les Fitz-Patric, lords d’Ossory ; et ce château a retenu jusqu’à prisent, en sa mémoire, le nom de Castletown-O’Ferlahan, ainsi que les terres environnantes. On ne peut pas déchiffrer sur son tombeau dans l’église de l’abbaye de Holy-Crofs, la période de sa mort ; mais il mourut toujours avant l’an 1530, parce que sa veuve s’était remariée alors à Gerald-Mac-Shane Fitz Gerald, lord Decies. C’était lady Elish Butler, fille de Pierre, comte d’Ormonde et de lady Marguerite, fille de Gerald, comte de Kildare, mylady Elish Morres, fut sœur de Jacques, comte d’Ormond, de Richard, vicomte de Montgarret, et des comtesses de Thommond, de Desmond, de La Poer et de Dunboyne.
    De ce mariage vinrent :
    1. Olivier, son successeur, qui suit :
    2. Jean, tige de la branche de Knockagh, de qui nous parlerons plus bas.

  5. Olivier MORRES, écuyer, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Balylusky, Thorny-Bridge, Balyrickard Morres, Cluanynenagh, coseigneur de Nenagh, etc., mourut en France, en 1595 ; son corps fut transporté dans le tombeau de ses pères, à Holy-Cross. Il avait vendu une partie de ses biens à son frère, Jean de Morres ; mais la plus grande portion fut confisquée du tems de la reine Elisabeth. Il avait épousé : 1. Hannah O’Ryan, fille de Jean, seigneur de Woheny, 2. Eléonore lady Butler, veuve de sir Edmond Butler de Roscrea, fils puîné de Jacques, comte d’Ormonde, et fille de Roland Fitz-Eustache, vicomte de Baltinglasse ; elle est nommée lady Morres-Baltinglasse, dans un acte de l’année 1587. Olivier laissa les enfants qui suivent :
    1. Jean, son héritier, qui suit :
    2. Geoffroi de Coroheen, de qui descendait le colonel Edmond Morres de Grautstown, représentant au parlement pour le comté de la reine ; tué à la bataille d’Anghrim, combattant pour le roi Jacques II, en 1691. C’est à tort que M. Playfair. fit descendre le colonel Edmond Morres de la branche de Knockagh.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 3ème partie.

  1. Jean, sire de Marisco, baron de Staunford (Vado Petrosa), seigneur de Forth et Bargy, de Lateragh, de Knockagh, de Nenagh, de Moenagh, de Thorny-Bridge, de Balylusky, de Cluanynenagh, etc.



    Il fut marié deux fois, et l’on ignore le nom de ses femmes ; on sait seulement que de la première il eut :

    Herbert, son successeur, qui suit

    Et du second lit :

    Jourdain, père de Nicolas, qui avait cinq filles, savoir :
    1. Alixe, femme du chevalier Tunstalle ;
    2. Marguerite, femme du chevalier de Carleton ;
    3. autre Marguerite, épouse du sire de Brocholes, dont descendit feu madame la duchesse de Norfolk, mère de Charles Howard, duc de Norfolk, maréchal héréditaire et premier duc et pair du royaume d’Angleterre ;
    4. Mabel, femme du sire de Preston ; et
    5. Hélène, religieuse.

  2. Herbert, sire de MARISCO. Après le décès de son cousin Hugues, en 1312, il devint lord-baron de Montemarisco, seigneur de Tibrack, de Cloghir, de Thorny-Bridge, de Lateragh, de Knockagh, de Nenagh, de Cluanynenagh, etc. Il prit parti contre le roi en 1318, et eut ses biens pour la plupart confisqués, et donnés au lord Montacut ; mais quelques tems après on en restitua une grande partie à son fils aîné. Herbert mourut en 1327. C’est à tort que certains auteurs disent qu’il fut tué, avec Guillaume, son fils, en 1318. Il eut de sa première femme, dont on ignore le nom.

    Étienne, qui suit

    Et avec la seconde, Sibille, fille de Gautier, sire de la Haye, dame de Kilmeadon :

    Guillaume ; qui succéda à son frère, et continue la postérité.

  3. Etienne II, sire de MARISCO ou MAREYS, lord de Montemarisco, seigneur de Vado-Petrosa (Staunford), de Huntspil-Morres, Lateragh, Nenagh, Knockagh, Thorny-Bridge, seigneur de l’île de Lundy, de Marisco-en-Ely, etc., avait pris sa place parmi les pairs du royaume, dans la séance du parlement, tenue le 15 mars 1360, la trente-cinquième année du règne du roi Édouard III mort en 1372, sans postérité.

  4. Guillaume II, sire de MAREYS, fut lord de Montemarisco, après son frère paternel, lord Étienne, dont il vient d’être question. Du chef de sa grand-tante Jeanne, Jaques comte d’Ormonde, comme étant descendu du sang-pleine, de père et mère, de Guillaume I, son trisaïeul, avait hérité de la baronnie de Huntspil-Mareys, avec presque toutes les autres possessions de la maison, située en Angleterre, et des terres considérables en Irlande. Il fut proscrit, en 1318, avec son père, et son château de Kersynton, en Oxfordshire, et ses terres à Carleon, en Galles, données au sénéchal d’Aquitaine, Guillaume de Montague. En 1379, il vendit, du consentement de Marie, sa femme, la baronnie de Marisco-en-Ely, à Thomas de Cockfield ; et avec ses deux fils, Sylvestre et Richard, en 1330, défit l’armée de Fouques, baron de la Freyne, et tua le baron lui-même sur le champ de bataille. Guillaume fut un homme turbulent et belliqueux ; Il prenait le parti des anciens Irlandais, contre les Anglais, et, conformément à leur idiome, pour signe d’indépendance, il s’était fait nommer Mac Morres, au lieu de Morres, exemple qui fut suivi par toutes les grandes familles strongboniennes, ou anglo-normands, alors établis en ce pays. Sa proscription s’étendit jusque sur ses descendants. L’état malheureux de l’Irlande à cette époque ayant dérobé les registres et détruit les archives du pays, on ignore encore de quelle famille descendait dame Marie, femme du lord Guillaume de Morres ; ses fils furent :
    1. Richard, lord de Mareys et de Montemarisco. Le père Clynne nous apprend qu’il fut fait prisonnier en 1335, le jour de la Toussaints, par O’Carrol, seigneur irlandais, dans un combat particulier entre ces deux chefs et leurs vassaux. Pour racheter sa liberté, il lui fallut rendre à O’Carrol les terres et châteaux de Modriny et Emile. Il avait épousé Maude, ou Jeanne le Bouteiller, sœur d’Edmond, comte de Carrick, et mourut sans enfants. Le mausolée magnifique, dans l’église abbatiale de Holy-Cross, improprement dit le tombeau du roi Donald, est celui de ce Richard, de son père et de son frère.
    2. Sylvestre, son successeur, dont l’article suit :
    3. Léopold de Mareys.

  5. Silvestre, sire de MAREYS, dit Mac Morres, seigneur de Lateragh, de Forth et Bargy, de Knockagh, de Moenagh, de Thorny-Bridge, de Balyrickard-Morres, de Balylusky, etc., baron de Montemarisco (sous proscription), homme violent et des plus turbulents. Il renonça à tout rapport avec le roi d’Angleterre, et se comporta en dynaste irlandais, ne parlant même pas la langue anglaise. Il épousa à Rome une dame lucquaise, fille, selon la généalogie de la maison, du gouverneur ou doge de Lucques. Il eut pour successeur son fils Hervé, qui suit :
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 2ème partie.

  1. Robert DE MONTMORENCY, Ier du nom, sire de Marisco, baron de Montemarisco et de Huntspil-Morres, seigneur de Thorney, de Stow-Morres, de Ely, de Wennington, etc. ; il fut honoré, comme son père, de la dignité de chef de l’oste. Il avait payé dans les comtés de Hants et Cambridgeshire, dimidiam marcam auri, et unam marcam auri et vij uncijs, pro ministerio, terra, et domibus patris sui, anno 5, regis Stephanhi. (A D. 1140.) Robert faisait du bien aux monastères, et mourut en Palestine ; il avait épousé Lucie d’Alneto, fille et héritière du lord Alexandre d’Alneto, baron de Camley ; elle est enterrée, avec ses parens, son frère, son fils et petit-fils, au monastère de Bath, en Somersetshire, où on voit leurs épitaphes ; de ce mariage vinrent :
    1. Etienne, connétable-de Cardigan, tué, en 1137, par les Gallois ; il eut de Neste, princesse de Galles : a. Robert, duc de Cork, premier vainqueur et vice-roi de l’Irlande, en 1170, dont les deux fils, Amaury et Raoul, moururent sans postérité légitime. b. Angaretha de Marisco, épouse de N***, seigneur de Barry, dont est provenue la maison des comtes de Barrimore. c. N** femme du sire de Cogan. d. N***, femme du sire de Carew, l’ancêtre des marquis de Carew, et comtes de Totnesse, etc. e. N***, femme du sire de Walsh, de qui les seigneurs de la Montagne descendent.
    2. Jourdan, sire de Marisco, duquel nous parlerons ci-après
    3. Walter, ou Gautier de Montmorency-Morres, seigneur de Stow-Marreis, Cameltone, etc. Il a épousé Adélaïde, dite de Montmorency de Stow-Morres, fille d’Hugues de Beauchamp, baron de Bedford, dont il eut Hugues et Simon.
    4. Josselyn de Montmorency de Marisco, seigneur de Neufiel en Sussex, tué dans la Terre-Sainte, devant Acre, sous Richard cœur de lion.
    5. Reginald de Marisco, chevalier, fondateur du prieuré de Sainte-Claire en Cornewall, pour les chevaliers de S.-Jean de Jérusalem.
    6. Hervé de Montmorency, connétable d’Irlande en 1172, seigneur de Forth, et Bargy, de Lateragh, Ogarthy, etc., mort moine au monastère de … , à Canterbury en 1205, et enterré dans l’abbaye de Dunbrody, en Irlande, fondée, en 1183, par lui même il n’avait point eu d’enfans de Neste Fitz-Gerald de Windsor, sa femme, laquelle survécut à son mari. C’est à tort que plusieurs historiens lui font épouser Elisabeth de Meulant, comtesse douairière de Pembroke ; cette dame, selon Ordericus Vitalis, n’avait été mariée qu’une seule fois, et il y avait entre elle et Hervé, une disproportion d’âge de plus de quarante ans. Giraldus Cambrencis témoigne qu’Hervé naquit en Angleterre ; et dans l’histoire d’Irlande, il est expressément qualifié d’oncle paternel de Robert Fitz-Etienne.
    7. Geoffroi, baron de Kells, grand sénéchal d’Irlande, mort en 1211, et enterré dans son abbaye de Kells, en Killenny ; il avait épousé, 1. Eve de Bermingham, dame d’Offally ; et en secondes noces, Basile de Clare, sœur du comte Strongbow, veuve de Reymond Fitz-Gerald, dit Le Gros, connétable d’Irlande.

  2. Jourdain, sire de Marisco, premier du nom, baron de Montemarisco, de Huntspil-Marisco, de Camley, seigneur de l’île d’Ely, de Walsoken, de Thorny-Bridge en. Somerset, de Wennington, etc., homme sage et fort estima des rois Etienne et Henri II. On ignore le nom de sa femme, mais divers auteurs pensent qu’elle était de la maison de Paganelle, Il eut pour enfans.
    1. Geoffroi, son successeur, qui suit
    2. Guillaume de Marisco, qualifié frère de Geoffroi, baron de Huntspil-Morres, etc. Les biens de ce seigneur sont passés à la branche aînée.
    3. Richard de Marisco, évêque de Durham, grand chancelier d’Angleterre sous le roi Jean : empoisonna par les moines de Peterboro, en 1226.
    4. Alexandre de. Marisco, père de Jourdain, mort sans postérité.
    5. Etienne de Marisco, seigneur de Walsoken, Tydd-Sainte-Giles, etc., père de Geoffroi, mort sans alliance, et de Désirée, héritière de son frère, laquelle épousa Roger, sire de Colville, seigneur de Caxton en Cambridgeshire.
    6. Hereward ou Herlewin de Marisco, évêque de Leighlin, en Irlande, mort en 1216, et enterré dans l’église abbatiale de Dunbrody, fondée par son oncle le connétable Hervé de Montmorency ; Il contribua lui-même, en grande partie, à la construction de cet édifice.


  3. Geoffroi II, sire de MARISCO, baron de Montemarisco, pair d’Angleterre et d’Irlande, seigneur de l’île d’Ely, vice-roi d’Irlande en 1215 et années suivantes. Il avait hérité en Irlande de toutes les terres et baronnies du connétable, son oncle ; il bâtit les châteaux de Lateragh, Knockagh, Nenagh, Tibrack, Thom y Bridge, Castle-Island, Baltimore, Modriny, Emile, etc., etc., et fonda les maisons d’Any et d’Adair, pour les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et l’Abbaye de Killagh, pour l’ordre de Cîteaux. Il prit la croix pour la terre sainte en 1220 ; fut exilé ensuite par le roi Henri III, et mourut en France, en 1245, dans le château du baron de Montmorency, son cousin, qui fit transporter son corps en Irlande, où il est enterré dans l’église des Hospitaliers de S.-Jean d’Any, où l’on voit encore son tombeau avec ses effigies, en alto relevio, supérieurement exécuté. Il avait épousé Mathilde de Lacy, sœur d’Hugo et de Gauthier, comtes d’Ultone et de Meath, les plus puissants seigneurs du royaume d’Angleterre. De ce mariage vinrent :
    1. Geoffroi, sire de Marisco, baron de Montemarisco, vice-roi d’Irlande, seigneur de Forth et Bargy, de Holywood, près Dublin, etc., vivant en 1248. Il épousa Christiane, fille de Gauthier de Riddlesford, baron de Bray, sœur d’Emeline, comtesse d’ Ultone. Il eut de ce mariage : Jourdan, père de Guillaume, seigneur de Tibrack, en Tipperary, qui épousa Mathilde, fille de Hugues de Tyrrel, baron de Castle-Knock, dont un fils, Hugues, qui vivait encore en 1289, et mourut sans enfans.
    2. Guillaume, exécuté en 1242, pour crime de rébellion
    3. Hereward, ou Hervé, dont l’article viendra
    4. Jean de Marisco, qui avait épousé Christine O’Conor, fille de Hugues, roi de la Conacie ; ce roi fut tué par les domestiques de Geoffroi de Marisco, vice-roi d’Irlande et père de Jean. Ce dernier périt dans une bataille contre Phelim, prince de la Conacie ; il était père de Philippe et de Richard, dont la postérité est éteinte.
    5. Thomas
    6. Gautier.
    7. Julienne de Marisco de Lateragh, épouse d’Henri le Bouteiller.

  4. Hereward ou Heribert, dit aussi Hervé, sire de Marisco, baron d’Emeldun en Northumberland, fondateur de l’abbaye de Rathkeal, en Irlande, seigneur de Castle-Island, de Desmond, de Lateragh, etc., épousa Ramet, baronne d’Emeldon, Staunford, etc., veuve de Evrard le Teuton, et fille et héritière de Jean, petit-fils de Jean, fils d’Odoardo Visconti, baron d’Emeldon, sous le règne d’Henri Ier. Ils vivaient vers l’an 1261, et laissèrent :
    1. Guillaume, leur successeur, qui suit :
    2. Robert, seigneur de Nynche, de Clashmore, en Waterford, etc., en 1290.
    3. Éléonore, dame de Desmond, femme de Maurice-Fitz-Thomas-Fitz-Gerald d’Offaly, de qui descend l’illustre et très puissante maison des anciens comtes-palatins de Desmond, si célèbre dans l’histoire d’Irlande.
    4. Eve de Marisco, dame de Brury, femme de Maurice sire de Lacy, l’ancêtre de feu M. le maréchal comte de Lacy, au service de l’impératrice-reine, Marie-Thérèse.
    5. Fulco, ou Fouques de Marisco, coseigneur d’Ormonde, fut père de Guillaume qui vivait ; en 1281, et qui fut père de Pierre, vivant en 1304.

  5. Guillaume, sire de Marisco, premier du nom, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Forth et Bargy, de Moenagh, de Nenagh, d’Emile, de Thorny-Bridge, de Modriny, etc., vivait en 1261. On ignore le nom de sa femme ; mais il laissa :
    1. Jean, qui suit :
    2. Jeanne, femme de Théobald le bouteiller, baron d’Arkloe, grand-bouteiller héréditaire d’Irlande, grand-père du premier comte d’ormonde. Elle avait apporté des biens immenses à cette maison.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 1ère partie.

MONTMORENCY-MORRES (DE). Plus la famille de Montmorency est illustre dans l’Histoire de France et dans celle de toute la chrétienté, plus il est intéressant d’en voir étendre les branches sur les diverses parties du globe ; et si la France s’honore de posséder la souche de cette auguste maison, l’Angleterre veut aussi qu’il ne reste pas inconnu qu’elle en retient dans son sein un des rameaux les plus distingués.

Le savant M. Lodge, qui peut à juste titre passer pour le Duchesne de l’Angleterre, avait entrepris de publier la généalogie de la branche de Montmorency établie en Irlande, lorsque la mort l’enleva aux lettres et à son pays. Cette branche de Montmorency, existante en Irlande depuis plusieurs siècles, y est connue sous le nom de Montmorency-Morres (*) ou de Marisco. Elle y jouit des honneurs les plus distingués, et s’y trouve dans un rang aussi élevé que celui où peuvent briller en France les Montmorency.
(*) Les historiens les plus estimés attestent que, durant l’empire des Romains dans les Gaules, la ville de Montmorency était nommée Morantiacus, nom qui se rencontre encore dans divers chartes et monumens du tems.
Duchesne ajoute que la négligence des Gaulois, qui ne rédigeaient rien par écrit, a rendu douteuses la plupart des vraies origines ; et pour appuyer l’étymologie de Montmorency, anciennement Morantiacus ou Moranciacus, il cite une charte qui se trouve au cartulaire de l’abbaye de Saint-Denys, sous la date de l’an 843, laquelle a pour titre : Praeceptum de MAURENCIACO : autrement, Confirmation de Charles le Chauve, roi, de la donation faite par Leuthon, à l’abbaye de S.-Denys, du village appelé MAURINCIACI-CURTIS situé au territoire de Camly, sur la rivière d’Oise. Ce nom de Maurinciaci-curtis veut dire la cour ou ancienne demeure de Maurinciagus ou Mauritasgus, prince ou chef d’une contrée voisine des Parisiens, au tems de César.
Et comme il est certain, continue toujours le même auteur, u que les premiers noms gaulois ont été diversement corrompus et altérés par les langues romaine, française et autres, et celui de Mauritasgus, par succession de tems, aura formé Mauriciaugus, Maurinciagus, Morinciacus, Morenciacus, Moranciacus, Moriniacus ; et, par abrégé, Morantius, Maurentius, Maurinus, Mauriscus), Moriacus, et autres semblables, usités pour désigner, tant la ville de Montmorency située au Parisis, que le village de Morancy, assis sur la rivière d’Oise, au diocèse de Beauvais : Edition in-fol, de 1624, liv. i, ii, le même auteur, pour prouver la vérité de son assertion, cite divers noms de villes ainsi corrompus, et que l’on rencontre encore de nos jours dans tous les ouvrages anciens.
Le chevalier Guillaume Betham (c’est le d’Hozier de l’Angleterre), roi d’armes d’Irlande, et conservateur des registres généalogiques du royaume, homme savant et des plus honorés, s’est occupé à établir, d’une manière authentique et pleine d’érudition, la généalogie de cette maison, et après avoir réfuté les erreurs de Playfair, et suppléé aux omissions de Duchesne, il établit ses filiations sur des titres incontestables, et sur des matériaux et des monumens avoués et reconnus par l’Histoire. C’est lui qui nous servira de guide dans le précis que nous allons en transmettre au public.
  1. Bouchard Ier, seigneur de Montmorency, chef général de l’armée navale que Charlemagne envoya en Italie Contre les Maures et les Sarrasins. Ce Bouchard était en outre chef des armées de terre, ce qui correspondait alors à la dignité de connétable, car on le vit constamment accompagner Charlemagne dans ses guerres, et nommément dans celle qu’il fit aux Espagnols. Bouchard apporta de Gironne le corps de S.-Félix, martyr, et en fit prisent à l’église catholique de S.-Martin de Montmorency, fondée par ses aïeux. Il souscrivit avec les grands seigneurs de France, la plupart des chartes de son tems. Il avait épousé Ildegarde ; de ce mariage vinrent :
    1. Bouchard II, dit le Barbu, dont l’article viendra :
    2. Thibault, dit Fille-Etoupe, souche des branches de Bray, de Montlhéri, et des comtes de Rochefort, seigneurs de Gometh, de Gournay et de Crécy,
    3. Albéric.

  2. Bouchard II, dit le Barbu, seigneur de MONTMORENCY, un des seigneurs les plus considérables de France sous le règne de Robert Ier, fils du roi Hugues Capet. Il eut un différend avec l’abbé de S.-Denis, au sujet d’une forteresse nommée Château-basset, lequel fut jugé en 998, par le roi et les barons de son conseil. Depuis il suivit le roi Robert Ier au siège d’Avalon en Bourgogne, et souscrivit la charte que ce monarque fit expédier dans le camp, en faveur de S.-Bénigne de Dijon, le 25 août 1005. Il avait épousé N...., veuve de Hugues Basset, chevalier, laquelle lui avait porté en dot la forteresse de Château-Basset, dont on vient de parler ; de ce mariage sont issus :
    1. Bouchard III, dont l’article viendra :
    2. Eudes, vicomte de Meulan.
    3. Albéric, connétable de France, qui a forma une branche qui s’éteignit à la troisième génération.
    4. Foucaud, de qui sont issus les seigneurs de Banterlu.

  3. Bouchard III, seigneur de MONTMORENCY, signa en 1028, avec Eudes II, comte de Champagne ; Guillaume VI du nom, comte d’Auvergne, Fouques III, comte d’Anjou, et plusieurs autres seigneurs du royaume, la charte par laquelle le roi Robert confirma les donations faites à l’abbaye de Notre-Dame de Colombs, près Nogent-le-Roi, au diocèse de Chartre, tant par Royer, évêque de Beauvais, que par Odolric, évêque d’Orléans, son neveu ; l’année suivante il fut présent lorsque le roi confirma les dons faits aux chanoines de l’église de Notre-Dame de Chartres, par le comte Manassés. Il mourut, selon Duchesne, en 1042, il fut père de :
    1. Thibault, connétable de France, mort sans enfans en I090 ; il possédait des biens en Angleterre.
    2. Hervé, sire de Marly, grand bouteiller de France, dont l’article viendra
    3. Geoffroy, souche des comtes de Gisors.
    4. N***, dame d’Ainseville, se fit religieuse.

  4. Hervé de MONTMORENCY, 1er du nom, seigneur d’Ecouen, de Marly et de Deuil, grand-bouteiller de France, autorise de son seing en cette qualité deux chartes données aux églises de S.-Pierre d’Abbeville et de S.-Quentin, en 1075 et 1079. Ce prince possédait de grands biens en Angleterre, parmi lesquels on distingue les seigneuries de Bury en Suffolk, de Thorney, Petchaga, Assefeld, Deneford, Wikeham, Suton, Benetleia, Rodan, Stanvinton, Stow, etc ; d’un château à Norwich, de Bereu et Turvert, in Lincoln, etc. dit, Herveus Bituricensis, id est, de Bury, château où il faisait sa principale résidence lorsqu’il était en Angleterre. Il mourut en France en 1094. Il avait épousé Agnès, ou Alveva ; de laquelle il laissa :
    1. Bouchard IV, sire de Montmorency, de qui descend la maison de Montmorency en France ; il avait aussi des possessions en Angleterre.
    2. Geoffroi de Montmorency, tige des sires de Montmorency-Morres, et dont l’article va suivre
    3. Hervé de Deuil, de qui on ne trouve que le nom.
    4. Albéric, dit le comte Albéric, qui, sous les règnes d’Edouard le confesseur et de Guillaume le conquérant, possédait des biens immenses en Angleterre ; mais Guillaume le conquérant les reprit dans la suite, pour punir Albéric d’être retourné en France. Il a laissé deux fils, Gauthier et Honfroi, morts tous les deux sans enfans.
    5. Havoise, épouse de Névélon, seigneur de Pierrefons.

  5. Geoffroi de Montmorency, premier du nom, qualifié fils de Hervé dans tous les monumens historiques, établit sa résidence en Angleterre ; ii est qualifié seigneur de Thorney, de Marisco en Ely (*), de Huntspil en Somerset, etc.
    (*) Il est bon d’observer que la maison de Marisco ou Morres n’a aucun rapport avec celles de Morris, Morice ou Maurice, quoique ces dernières soient très respectables, et tirent leur origine des anciens princes du pays de Galles, et d’autres souches illustres, tant en Angleterre qu’en Irlande.
    Il fut élevé dans ce royaume à la dignité de chambellan du roi et de la reine Mathilde ; nommé chef de l’oste, ce qui correspond à celle de général de l’armée, et mourut en 1140. Il avait épousé N...., dame de Huntspil, fille et héritière de Gautier, châtelain de Douai, seigneur de Huntspil, de Bridgewalter, etc., en Angleterre, grand favori du roi Guillaume I, de laquelle il eut :
    1. Hervé de Montemorentino (Montmorency), sire de Marisco, inscrivit, en 1120, une charte d’Adelaïde de Clermont-Beauvoisis, aux moines de l’abbaye d’Acre, en Angleterre. Il épousa, 1.° Agnès d’Eu, qui lui porta ses prétentions au comté de Soissons. 2.° Adelaïde de Clermont, de laquelle nous venons de parler, et qui était alors veuve de Gilbert, comte de Clare ; il eut pour enfans a. Guillaume, mort sans alliance, après avoir donné aux monastères ses grands biens. b. Hervé, lord-chambellan du roi Henri II, mort en 1 183, sans progéniture.
    2. Bouchard de Montmorency, seigneur de Hamton, père de Guillaume, mort sans alliance.
    3. Robert, son successeur, qui suit :
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

20 mai 2008

Relevés de Céreste, Sainte-Croix à Lauze et Valavoire

Francis Pelotier a publié en quelques semaines trois nouveaux relevés de communes des Alpes de Haute-Provence :
  1. Céreste (1627-1910), le 29 avril
  2. Sainte-Croix à Lauze (1671-1900), le 13 mai
  3. Valavoire (1718-1852), aujourd'hui
L'adresse du site : http://francis.pelotier.free.fr/francis.html

19 mai 2008

AD 34 Archives numérisées de l'Hérault

Ça y est, les archives de l’Hérault sont en ligne à la date prévue. Au menu des archives en ligne, vous trouverez :
  • Archives par commune
  • Registres d'état civil
  • Recensements
  • Tables de l'enregistrement
  • Notariat ancien
  • Atlas Saint-Jean
  • Annuaire de l'Hérault
  • Cadastre
  • Cartes postales
  • Affiches
  • Photographies
L’adresse du site : http://archives.herault.fr/



Ma première impression, c’est que c’est vraiment un très beau site. Je me précipite à l’intérieur pour voir si les reste est aussi bien…

J'ai ajouté cette nouvelle adresse dans ma liste des archives départementales numérisées.

18 mai 2008

La famille des Champs du Méry

DES CHAMPS DU MÉRY, famille originaire de Paris. Elle fut anoblie en 1400, par Charles VI.
  1. Adam DES CHAMPS, né en 1370, notaire juré au châtelet de Paris, eut de Marie Angran, sa femme :

  2. Adam DES CHAMPS, né en 1424, fut clerc du roi, conseiller des comptes. Il hérita et acheta plusieurs terres dans le Maine et l’Anjou. De son mariage avec Catherine Barré sont issus plusieurs enfants, dont :

  3. Pierre DES CHAMPS, né en 1450, seigneur de Beaulieu, châtellenie de Maigné ; seigneur de Monthibault, la Tiboudière, la Basse-Fosse et autres lieux ; capitaine, gentilhomme d’armes des ordonnances de la maison du roi, eut, de Françoise Le Chapt, sa femme :

  4. Jean DES CHAMPS, né en 1490, seigneur de Beaulieu, etc., etc., qui eut, de Renée N..., sa femme :

  5. Adam DES CHAMPS, président en l’élection du Mans, né en 1522. Il épousa Marie Le Bouc, dont il eut :

  6. Adam DES CHAMPS, né en 1567, qui fut lieutenant général de la maréchaussée du Maine. Il eut, de Catherine Richer, sa femme :

  7. Adam DES CHAMPS, né en 1604, qui vint s’établir à Mayenne. Il épousa Renée du Boys de La Chablère, dont il eut :

  8. David DES CHAMPS, né en 1653, seigneur de La Guitterie, du Bas-Monchien, du Bois de la Chapelle, et autres lieux. Il fut gouverneur de la ville et château de Mayenne, et épousa Anne-Charlotte Chouet de La Gandie, dont il eut :

  9. René-Jean DES CHAMPS DU MÉRY, né en 1698, écuyer, seigneur de la Guitterie, etc., etc., conseiller-auditeur en la chambre des comptes de Bretagne. Il eut de Charlotte Bridier de la Rivière :
    1. René-David, qui suit :
    2. François-Charles DES CHAMPS DU MÉRY, né en 1744, écuyer, fut conseiller-auditeur en la chambre des comptes de Normandie. Il émigra en 1791, et servit d’abord dans la troisième compagnie de MM. les gentilshommes du Poitou et du Maine, et ensuite, en qualité de maître, dans la deuxième compagnie noble d’ordonnance, à l’armée des princes frères du roi. Il est rentré en septembre 1800, et est mort en 1811. Il a laissé, d’Anne-Marie Couasnon de la Martinière, sa femme :
      1. Adam-François-David des Champs du Méry, né en 1784, et qui a épousé Eléonore-Louise-Hyacinthe de Sarcus.
      2. David-René, né en 1786.
      3. Anne-Marie-Céleste, née en 1788.

  10. René-David DES CHAMPS DU MÉRY, écuyer, seigneur de la Guitterie, fut président-trésorier de France au bureau des finances d’Alençon, mort en 1772. Il eut de Marie-Jeanne de Sougé :

  11. David-René-François DES CHAMPS DU MÉRY DE LA GUITTERIE, écuyer, seigneur de la Guitterie, de la Mitrie, Courcéron et autres lieux, né en 1772, émigré en 1791, servit dans l’armée des princes français, comme officier de cavalerie au régiment des chasseurs impériaux russes, commandés par M. le marquis de Polignac. Après le licenciement de l’armée, il fit une campagne à l’armée de Condé, dans la compagnie n° 1, et passa ensuite dans les hussards de Rohan, où il est resté jusqu’à sa rentrée en France, en 1798. Il a épousé Anne-Sophie de Brossar, de laquelle il a :
    1. David-Ferdinand, né en 1802.
    2. Sophie-Henriette, née en 1800.
Armes : « D’argent, à deux lions affrontés, lampassés, armés de gueules ; deux griffons pour supports ; couronne de comte. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 68
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Le Caron de Mazencourt

LE CARON DE MAZENCOURT, famille noble, originaire de Compiègne, où elle est encore établie de nos jours. On trouve :
  1. Raoult LE CARON, prévôt de Compiègne, seigneur de Ceruly, vivant en 1338, 1339 et 1341. Il eut pour fils :

  2. Pierre LE CARON, premier du nom, prévôt de Compiègne, mort le 18 décembre 1486, laissant :

  3. Pierre LE CARON, second du nom, conseiller du roi à Compiègne, lequel fut père de :

  4. Laurent LE CARON, premier du nom, lieutenant général, civil et criminel, au bailliage de Compiègne, mort en 1538. Ses enfants furent :
    1. Antoine Le Caron, lieutenant des eaux et forêts à Compiègne, mort sans postérité.
    2. Martin qui suit :

  5. Martin LE CARON, premier du nom, seigneur de la Tour-d’Oisy, Soisrelle et Sainte-Christine, secrétaire de la reine mère, eut pour fils aîné :

  6. Laurent LE CARON, second du nom, seigneur de la Tour-d’Oisy, etc., est mort en 1603, laissant :

  7. René LE CARON, premier du nom, seigneur de la Tour-d’Oisy, etc., mort le 25 août 1659, avait épousé Catherine L’Evêque, dont il laissa six enfants des deux sexes. Plusieurs entrèrent dans l’état ecclésiastique (l’un d’eux fut prieur de la Victoire, près de Senlis) ; Jean, qui suit, continua la lignée.

  8. Jean LE CARON, premier du nom, mort en 1690. Il avait épousé Madeleine Picart, de laquelle il laissa :
    1. Jean II, qui suit :
    2. Louis-Marie.
    3. Bruno Le Caron, capitaine au régiment de Couvigny tué à Colorno, sans laisser de postérité.

  9. Jean Le CARON, second du nom, mort en 1752, avait épousé Antoinette Du Feu, de laquelle il eut :
    1. Jean, mort sans postérité, en 1766.
    2. Nicolas-Abraham, dont l’article viendra :
    3. Louis-Raoult-Le Caron de Bellevue, mort sans postérité, en 1784.

  10. Nicolas-Abraham LE CARON, premier du nom, seigneur de Mazencourt, mort en 1782. Il avait épousé Marie Catherine L’Evêque, de laquelle il eut :
    1. Jean III, qui suit :
    2. Louis Le Caron de Mazencourt, écuyer, fut admis dans l’assemblée de la noblesse, en mars 1789, au bailliage de Senlis, pour l’élection des députés aux états généraux. Il a épousé Marie-Marguerite Le Fèvre, dont il a Louise-Augustine, mariée à Pierre-François-Marie Seroux, chevalier.

  11. Jean LE CARON, troisième du nom, écuyer, seigneur de Mazencourt, Chelles, Rouallait et du Roquet, mort en 1810. Il avait épousé Suzanne de Béthune, de laquelle il eut :
    1. Jean IV, qui viendra :
    2. Laurent.
    3. Jeanne, vivante en 1814.
    4. Plusieurs enfants morts en bas âge.

  12. Jean LE CARON, quatrième du nom, écuyer, seigneur de Mazencourt et autres lieux, né le 22 mars 1769, garde du Corps ; a émigré en 1791 ; a fait la campagne dans l’armée des princes en 1792, et toutes les autres campagnes à l’armée de monseigneur le prince de Condé.
Armes : D’azur, en chef d’or dentelé, et trois besans d’or, deux en fasce, un en pointe. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 67
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

17 mai 2008

AD 60 Archives de l'Oise

Après les tables décennales depuis octobre 2007, ce sont maintenant une partie des registres paroissiaux et d'état civil et les recensements de population qui sont désormais consultables en ligne. Le programme de numérisation de l’état civil s’achèvera à l’horizon 2009-2010 et ce seront alors plus de 2,5 millions de vues qui seront disponibles sur Internet. La section Généalogie de Oise.fr : http://www.oise.fr/Genealogie.111.0.html

10 nouvelles langues pour Google Traduction

Depuis le 15 mai 2008, 10 nouvelles langues ont été ajouté à Google Traduction. Les nouvelles langues en question sont : Bulgare, Croate, Tchèque, Danois, Finlindais, Hindi, Norvégien, Polonais, Roumain et Suédois. Le gagdet Google Traduction qui se trouve dans la colonne de droite de ce blog s'est enrichi tout seul de ces nouveaux langages, voir image ci-contre.

Voir aussi :

La famille de Vallin en Dauphiné

VALLIN (DE), famille noble d’extraction et d’ancienne-chevalerie, établie dans la province de Dauphiné ; son origine remonte aux tems les plus éloignés, et cette maison a toujours joui de la considération la plus distinguée : elle a reçu dans son sein le dernier rejeton de la maison des comtes de Bourgogne, de Vienne et de Mâcon, issus du sang de Charlemagne, par le mariage de Claudine-Ursule Henriette de Vienne, avec Laurent de Vallin, que nous mentionnerons plus bas : et nous avons connaissance d’un certificat délivré par M. Chérin, lors de la présentation du chef de cette famille, qui atteste son origine de la manière la plus flatteuse.
  1. Guillaume DE VALLIN, premier du nom, chevalier, vivant en 1187 ; il avait pour frères : 1.° Pierre, vivant en 1195 ; 2.° Aynard, en 1198 ; 3.° Humbert, en 1251 ; Soffrey, chanoine de Saint-Maurice de Vienne, en 1255, et un autre Pierre, vivant en 1267 : il était un des favoris de Pierre, comte de Savoie, qui lui fit un legs en 1268. Ce Guillaume eut pour fils :

  2. Girard DE VALLIN, premier du nom, damoiseau, vivant en 1269 ; le chapitre de l’église de Vienne lui fit une cession qui est constatée par un acte patent. Il laissa :

  3. André ou Andreuet DE VALLIN premier, damoiseau, vivant en 1293. Il eut pour fils :
    1. Girard, qui suit :
    2. Guy, abbé de Bonnevaux.

  4. Girard DE VALLIN, deuxième du nom, vivant en 1325, qualifié aussi de damoiseau, commanda des troupes à la bataille de Vurey en 1325, et obtint les châtellenies d’Auberine et de Chouas. Il avait épousé N*** de Meyrieu, de laquelle il laissa :
    1. André, dont l’article suit :
    2. Henri, qui viendra après le précédent :
    3. Aynard, qui servit dans la guerre entre les Dauphinois et les Provençaux, en 1368, et contre les compagnies bretonnes qui commettaient les plus grands désordres dans le Dauphiné. Il fut châtelin du Pont de Beauvoisin depuis 1388 jusqu’en 1415. Il avait épousé, Marguerite Alleman de Rochechinard ; 2.° Guicharde de Torchefellon, desquelles il ne laissa point de postérité.
    4. Luc ; il servit avec ses frères contre les compagnies bretonnes, et se trouva à l’arrière-ban ; convoqué par Charles de Bouville, gouverneur du Dauphiné. Il était chevalier de S.-Jean de Jérusalem, commandeur du temple de Vaulx, grand-maréchal de son ordre, puis ambassadeur du grand-maître près les divers souverains de l’Europe, pour les engager à former une ligue contre les Turcs.
    5. Aynarde, qui épousa noble Pierre Alleman, seigneur de Rochechinard et de la Grange.

  5. André ou Andreuet DE VALLIN, deuxième du nom, damoiseau, succéda aux biens de son père, et prêta hommage au dauphin en 1348 ; il mourut, sans enfant. Son frère Henri lui succède :

  6. Henri DE VALLIN, premier du nom, fit la guerre de Dauphin et de Provence en 1368, et servit sous le maréchal de Clisson en 1375 et 1376. Il fut pourvu de la charge de corner impérial à Vienne en 1378 ; c’était alors une des premières dignités militaires de la Province, et le corrier prenait les titres de comte Palatin, conseiller Delphinal, juge majeur de Vienne, etc., etc. Henri de Vallin fut de l’armée que le comte Verd, de Savoie, envoya en 1380 dans le Milanais, et équipa, en 1382, vingt-deux hommes qu’il conduisit au secours du duc de Bourbon en Savoie. Il fonda, en 1393, une chapelle dans le cimetière de l’église de l’hôpital de la Tour-du-Pin. Il fut châtelain de Crémieux et de Sablonnières, et testa le 21 mars 1400. Il avait épousé Arthaude de Bron, de laquelle il laissa :
    1. Girard, dont l’article suit :
    2. André, seigneur de la maison-forte et de Bien-assis, s’attacha au service du duc de Bourgogne, qui le nomma son chambellan et son conseiller, et l’employa, dans diverses circonstances, comme militaire et négociateur. Il était du nombre des officiers qui furent envoyés, en 1418, pour dégager le maréchal de Lorraine, Charlot de Deuilly, qui était assiégé dans Laferté ; il fut tué au siège d’Orléans en 1428. Il ne laissa point de postérité.
    3. Guicharde.

  7. Girard DE VALLIN, troisième du nom, chevalier, combattit à la bataille d’Azincourt en 1415, et mourut en 1440. Il avait épousé, 1.0, le 9 novembre 1395, Catherine Arthod ; 2.°, le 10 mai 1432, Jeanne de Burnon, de laquelle il n’eut point d’enfants. Ceux du premier lit, furent :
    1. Jean, dont l’article viendra :
    2. Guyonnet, qui fut tué à la bataille de Montlheri en 1465 ; il ne laissa point de postérité.

  8. Jean DE VALLIN, premier du nom, chevalier, épousa, le 3 septembre 1443, Claudine de Virieu, de laquelle il laissa :
    1. Gaspard, dont l’article viendra :
    2. Claude, qui a fait la souche des seigneurs de Connillieu.
    3. Jacquemette, qui épousa Jean de Torchefellon.

  9. Gaspard DE VALLIN, premier du nom, chevalier, épousa, 1.°, le 29 mai 1471, Catherine de Baternay, 2.° Jeanne de Pellerin d’Hières ; il laissa les enfants qui suivent :
    1. Falcon, dont l’article viendra :
    2. Alexandre, vivant en 1496, et mort sans postérité.
    3. Arthaud, chanoine de S.-Maurice à Vienne.
    4. Jean, chevalier de l’ordre de S.-Jean de Jérusalem, commandeur de Verrières, puis de Sainte-Anne en Auvergne en 1540.
    5. Alix ou Alaysie, religieuse à S.-Just.
    6. Claudine, religieuse à Vernaison.

  10. Falcon DE VALLIN, premier du nom, chevalier, fit son testament en 1539 ; il y est qualifié de noble et de puissant homme. Il avait épousé Amblarde de Torchefellon, de laquelle il laissa :
    1. Gaspard, qui suit :
    2. Jacqueline, mariée à Louis de Catinel, seigneur de Doyssin.
    3. Arthaude, qui épousa Odile de la Tour, seigneur de Vaudragon.

  11. Gaspard DE VALLIN, deuxième du nom, chevalier, il assista aux ban et arrière-ban des années 1539 et 1571. Il avait épousé, le 15 juin 1541, Huguette de la Poipe, et testa le 5 juillet 1575 ; il est qualifié dans son testament de haut et puissant seigneur. Il laissa :
    1. Jean, qui suit :
    2. Pierre, qui mourut sans lignée.
    3. Louise, mariée à Aymard de Falcos, seigneur de la Blache.
    4. Anne, religieuse à Vernaison.
    5. Martianne, mariée à François de Montchenu.
    6. Michel, dit le baron, bâtard.

  12. Jean DE VALLIN, deuxième du nom, chevalier, fut lieutenant d’une compagnie de 50 hommes d’armes, et servit le roi dans les guerres de son tems. Il obtint la croix de l’ordre royal et militaire de S.-Louis. Il avait épousé, le 22 février 1582, Blandine du Sollier de Rosset, de laquelle il laissa :
    1. Alexandre de Vallin, qui continua la branche aînée, laquelle s’éteignit après trois générations.
    2. Marc, qui suit :
    3. Pierre ; chanoine de S.-Pierre de Vienne en 1622.
    4. Balthazar, chevalier, puis commandeur de l’ordre de S.-Jean de Jérusalem, capitaine de chevau-légers en 1642.
    5. Huguette Bonne, religieuse à S.-Pierre de Lyon.
    6. Claudine, religieuse à Sallettes.
    7. Hélène, religieuse à Sainte-Colombe de Vienne.
    8. Jeanne-Marie, mariée à Jean-Baptiste de La Porte-Doyssin.

  13. Marc de VALLIN, premier du nom, chevalier, second fils de Jean, deuxième du nom, fonde la branche des seigneurs du Rosset et d’Hières. Il avait épousé, le 13 juillet 1629, Marie de Coppier, de laquelle il laissa :
    1. Alexandre, mort sans lignée.
    2. Guy, chanoine de S.-Pierre de Mâcon.
    3. Pierre, chevalier de Malte, et commandant du régiment d’Estrade.
    4. César, aussi chevalier de Malte, et commandeur de Blandaix.
    5. Louis, chanoine de S.-Pierre de Vienne en 1656.
    6. Claude, aussi chanoine de S.-Pierre de Vienne en 1660.
    7. Joseph, qui a continué la ligné,, et dont il sera parlé plus avant :
    8. Jeanne-Marie, religieuse a Sallettes.
    9. Huguette, religieuse a Sallettes.
    10. Catherine, religieuse à Crémieux.
    11. Marguerite ; mariée, le 7 juin 1682, à Aymé de Salornay, seigneur de Champerny.

  14. Joseph de VALLIN, premier du nom, chevalier, seigneur de Rosset et d’Hières, servit dans le régiment de Royal Cravates, et épousa, le 2 mars 1686, Marie de Grallier, de laquelle il laissa :
    1. Guy, dont l’article viendra :
    2. Claude, chanoine du chapitre noble de S.-Pierre de Mâcon.
    3. Melchior-Joseph, chanoine du même chapitre.
    4. Honoré-Marie, chevalier de Malte. Il a servi avec son frère aîné, dans le régiment de Commissaire-général. Il est mort commandeur de Bellecombe, en 1767.
    5. Marie, chanoinesse de Neuville en Bresse.

  15. Gui DE VALLIN, 1er du nom, seigneur de Rosset et d’Hières, capitaine de cavalerie au régiment de Commissaire général, en 1704, chevalier de l’ordre royal et militaire de S.-Louis, mort en 1759. Il avait épousé, le 15 octobre 1716, Marie-Françoise-Urbaine de Rhode de Barbarel, morte en 1763. De ce mariage :
    1. Claude-Joseph-Marie, chanoine de Vienne, puis de Mâcon, testa en 1765.
    2. Pierre, capitaine de cavalerie au régiment de S.Jal, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, marié, en 1751, à demoiselle Gabrielle de Muzy. De ce mariage il n’est resta que demoiselle Gabrielle de Vallin, mariée à M. le marquis de la Poype.
    3. Honoré-Marie-Marguerite, comtesse et chanoinesse du noble chapitre de Neuville en Bresse.
    4. Laurent, qui suit :

  16. Laurent DE VALLIN, premier du nom, comte de Saint-Didier de Vallin, dans la principauté de Dombes, fut d’abord chevalier de Malte, mais il quitta l’ordre à la mort de Pierre, son frère aîné, pour continuer la lignée. Il entra au service du roi en 1746, et se retira en 1755, ayant reçu un coup de fusil dans la poitrine. Il épousa, le 17 mars 1766, Claudine-Ursule-Henriette de Vienne, fille de très-haut et très-puissant seigneur Louis-Henri, comte de Vienne ; chevalier, baron de Chateauneuf, mestre de camp d’un régiment de cavalerie de son nom ; et de Marie-Henriette-Pélagie de Saulx-Tavannes. Cette alliance prouve combien l’illustration et la pureté d’origine de la maison de Vallin étaient appréciées, puisque Claudine-Ursule-Henriette de Vienne, seul rejeton d’une maison célèbre qui descendait des anciens comtes de Bourgogne, issus eux-mêmes du sang de Charlemagne, a été se fondre dans celle de Vallin. De ce mariage sont nés :
    1. Louis-Henri-François, dont l’article viendra :
    2. Henri-Luc, chevalier de Malte, mort jeune.
    3. François-Luc, chevalier de Malte, mort lors de la prise de Malte par les Français.
    4. Melchior-Alexandre, né en 1775, vivant en Dauphiné.
    5. Sabine, mariée à M. La Croix de Pisançon.

  17. Louis-Henri-François, comte DE VALLIN, premier du nom, chevalier de Malte, né en août 1768, a épousé demoiselle Camille de Chappuis. De ce mariage est issu : Leo-Léonard-Antoine, né en 1806.
Armes : « De gueules, à la bande componée d’argent et d’azur. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 62
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La maison Barruel-Beauvert

BARRUEL-BEAUVERT, ancienne maison issue d’Écosse, dont le premier titre est le testament de noble et magnifique Clément de Barruel Alias Barwel, vivant en 1350 et en 1390 ; la descendance en ligne directe et non interrompue depuis cette époque jusqu’à ce moment, a été parfaitement établie par divers généalogistes, entre autres par M. Le Maître, chargé des preuves de noblesse des écuyers, des pages et de tous les gentilshommes au service de la chambre et des maisons de leurs altesses royales les frères de Louis XVI, lorsque le comte Antoine-Joseph de Barruel-Beauvert, chef actuel de la famille de ce nom, traitait, en 1788, d’une place d’officier supérieur des gardes du corps d’un des enfants de France. Ces preuves ont été pareillement confirmées par une commission volontaire qui signa le procès-verbal de la copie littérale des preuves faites devant le généalogiste des enfants de France, quand le comte Antoine-Joseph de Barruel-Beauvert se fit admettre dans un chapitre noble d’Allemagne, et pour la décoration de l’Ange-Gardien. La commission était composée de M. le vicomte de Toustain-Richebourg, major de cavalerie, chevalier de Saint-Louis ; de M. le comte de La Force, colonel et chevalier de Saint-Louis ; de M. le chevalier de Porte-Lance, capitaine de cavalerie ; de M. de Chaballet-du-Mouchet, capitaine commandant du régiment de Conti, infanterie, et chevalier de S.-Louis ; de M. le chevalier Dubois, ancien capitaine de cavalerie, chevalier de St.-Louis ; de M. de Chenisot, maître des requêtes, conseiller au conseil du roi ; d’autres encore.

Entre la souche de cette maison, qui remonte aux croisades, et le chef actuel de cette famille, il se trouve quatorze rejetons, parmi lesquels on remarque :

Un Barruel-Beauvert, pourvu du brevet honorable de commandant de cinquante gentilshommes sous Charles IX.

Un Joseph Barruel-Beauvert, qui épousa une demoiselle de l’illustre maison d’Elbene, descendante de Sénécio d’Elbene, à qui Pétrarque, en 1200, avait adressa une de ses plus belles odes.

L’aïeul du comte Antoine-Joseph, douzième rejeton, avait épousé demoiselle de Sibert de Cornillon, fille du baron de Cornillon, allié aux maisons de Bernis, de Nicolaï, d’Àgoust, et autres.

Joseph-Barthélemy de Barruel-Beauvert, chevalier, eut l’honneur d’être reçu chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis par Louis XV lui-même, sur le champ de bataille à Fontenoi.
  1. Le père du comte Antoine-Joseph fut aussi connu par son zèle et son attachement pour sa patrie et son roi. En général, l’attachement des Barruel-Beauvert à la religion de leurs pères et à leur souverain, fut cause, pendant les guerres civiles et de religion, que diverses propriétés de cette famille, en Languedoc, du côté des Cévennes et d’Avignon, furent incendiées et ravagées.

  2. Antoine-Joseph, comte de Barruel-Beauvert, né au château de Beauvert, le 17 janvier 1756, débuta dans la carrière des armes par servir dans la maison du roi ; il obtint une compagnie de réforme dans le régiment de Belzunce dragons, et fut, quelque temps après, nommé commandant des grenadiers royaux de Bretagne. Elu colonel de la garde nationale de Bagnols, dans les premières années de la révolution, il parvint à sauver plusieurs victimes de la frénésie populaire. Il aida le comte de Saillans, major des chasseurs du Roussillon, à la formation du camp de Jalès fut décoré par Louis XVI de l’ordre de Saint-Louis, après s’être loyalement exposé, le 20 juin 1791, pour la défense du roi. A dater du 10 août de la même année, il fut constamment dénoncé, poursuivi, proscrit, condamné à la déportation, contraint à fuir et à se cacher, pour avoir demandé courageusement la mise en liberté de madame royale ; ensuite détenu cinq ans au Temple, et destiné par Napoléon à être exilé dans l’île d’Elbe. Il avait épousé, en premières noces, la marquise de Coutances, dame des terres et châtellenies de la Haie-Maheas, Bouet, la Clartière, etc. Il n’eut point d’enfants de ce premier lit ; mais du second mariage avec demoiselle Doublet de Linas, sont issus :
    1. Ferdinand-Paul-Joseph-Eugène-Temple, né le 27 juillet 1802.
    2. Hyppolite-Joseph-Maurice, né le 17 novembre 1804.
    3. Antoinette-Elisabeth-Eugénie, née le 22 avril 1800. Tous les trois vivants en 1814.
Armes : « Portent d’or, bande d’azur chargée de trois étoiles d’argent, couronne ducale, anges, pour support, tenant un drapeau herminé. Devise : Virtuti sideris. Cri d’arme : Dieu et mon souverain. »

Nota. Il existe une autre famille noble du nom de Barruel que l’on ne croit pas issue de la même souche, qui jouit encore du marquisat de Bavaz en Vivarais, et qui a fourni plusieurs officiers au service du roi.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 60
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

14 mai 2008

La famille de Lanneau

LANNEAU (François-Lombard DE), famille ancienne, originaire d’Allemagne ; le premier qui vint en France, avec un prince de la Maison d’Orange, fut :
  1. François-Lombard DE LANNEAU, écuyer, maître-d’hôtel de madame la princesse d’Orange ; il reçut, en 1544, de Gillette de Luxembourg, dame de Comarin, en considération des services qu’il avait rendus à madame la princesse d’Orange, le château et le terrage de Montfort près Montbard. Il avait épousé demoiselle Jeanne de Saint-Martin ; de ce mariage vint :

  2. Henri DE LANNEAU, écuyer, seigneur de Marcy et de Montfort. Comme seigneur de Marcy, il reçut la commission de commandant du château de Thisy, de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, lieutenant-général pour sa majesté au duché de Bourgogne ; capitaine de deux cents hommes de guerre, il fut nommé gouverneur de la ville de Noyers. En 1569, en qualité d’homme d’armes de la compagnie du duc de Nivernois et de capitaine de cent arquebusiers à pied, il reçut la commission de lever cinquante arquebusiers à cheval. Il se trouva à l’assemblée des états de Bourgogne en 1589. Il eut pour première femme, demoiselle Jeanne de Changy, fille de Chrystophe de Changy, écuyer, et de demoiselle Jeanne de Ragny ; pour seconde femme, demoiselle Eugène Guillet ; de ce dernier mariage vinrent :
    1. Hubert.
    2. Jacques, dont l’article viendra :
    3. Philippe.

  3. Jacques DE LANNEAU, écuyer, seigneur de Marcy et de Bard, passa du service de M. le prince de Condé au service de sa majesté. Après serment prêt entre ses mains, il reçut la permission de lever, pour son service, une compagnie de cinquante carabins. Il avait épousé, en 1595, demoiselle Philiberte de Vaussin, fille de noble Jean de Vaussin, seigneur de Corpsaint, et de demoiselle Elisabeth Machecot. Jacques de Lanneau se trouva à l’assemble des états de Bourgogne en 1636. Il eut de son mariage :

  4. Louis DE LANNEAU, écuyer, seigneur de Marcy et de Bard. Il fut déclaré comme de condition noble, exempt du paiement du droit de franc-fief, ainsi que du ban et arrière-ban, en qualité d’homme d’armes de la compagnie de M. le prince de Condé ; il servit, tant en France qu’en Lorraine, sous M. de Thianges, maréchal de camp. Comme ses ancêtres, il fut admis aux états de Bourgogne. Il avait épousé demoiselle Françoise de Damoiseau, fille de François de Damoiseau, écuyer, seigneur de La Motte, et de demoiselle Marguerite de Hierme. De ce mariage vinrent :
    1. Jean, dont l’article viendra :
    2. Marguerite, mariée à François de Lanneau, son cousin-germain, capitaine au régiment de la Couronne.

  5. Jean DE LANNEAU, écuyer, seigneur de Marcy et de Bard, fut reçu en la chambre de la noblesse des états de Bourgogne en 1682. Il avait épousé demoiselle Roline Mouhard ; de ce mariage vinrent :
    1. Claude, lieutenant au régiment d’Alligeois.
    2. Jean, qui suit :

  6. Jean DE LANNEAU, écuyer, seigneur de Marcy et de Bard, épousa demoiselle Anne Gayot de La Motte, fille de François Gayot, écuyer, seigneur de La Motte, et de demoiselle Françoise Billard ; de ce mariage vinrent :
    1. Charles-François, dont l’article viendra :
    2. François, né en 1723, lieutenant au régiment de Souvré, mort à Metz, le 17 mars 1746.
    3. Marie-Anne-Louise, admise, après ses preuves de noblesse, élève de la maison royale de l’Enfant-Jésus à Paris. Elle fut élue supérieure de cet établissement royal en 1784.

  7. Charles-François DE LANNEAU, écuyer, seigneur de Marcy et de Bard, capitaine au régiment de Souvré ; décoré de la croix de Saint-Louis à la bataille de Fontenoy, par sa majesté Louis XV, sur le champ de bataille même, pour plusieurs hauts faits d’armes, et notamment pour avoir sauvé le drapeau de son régiment. Il épousa, par contrat passé devant Sauvage, notaire à Paris, le 14 janvier 1746, demoiselle Henriette de Prémieux. De ce mariage vinrent :
    1. Pierre-Antoine Victor, dont l’article viendra :
    2. Louis-Jean-Philippe, admis élève de l’école royale militaire, lieutenant au régiment de Beaujolais, mort en Angleterre pendant les guerres de la révolution.
    3. Jean-François-Angélique, marié à Anne-Philiberte-Claudine Varennes, fille aînée de Varennes, avocat au parlement de Dijon.
    4. Marie-Louise-Victoire, élève de la maison royale de l’Enfant-Jésus.
    5. Marie-Louise, élève du même établissement.

  8. Pierre-Antoine-Victor DE LANNEAU, de Marcy, propriétaire du château de Bard, et de tous les titres et qualités en dépendant ; nommé élève de l’école royale militaire de Paris, en 1767, docteur de la faculté des lettres, officier de l’académie de Paris, directeur du collège Sainte-Barbe, à Paris. Le 8 août 1792, il a épousé Louise-Joachim Alix, et de ce mariage sont venus :
    1. François-Michel-Adolphe, nommé commissaire des guerres à la suite de la campagne de Moscou, et ayant continué de servir en cette qualité dans la carnpagne de Saxe.
    2. Louis-Achille-Alexandre.
    3. Eugène-Ferdinand.
    4. Marie-Aglaé, mariée à André-Georges Dupré de Fère.
    5. Françoise-Virginie, mariée à Etienne-Marie-Antoine Mouzard, membre de l’université de Paris, professeur au lycée Louis-le-Grand.
Armes : « D’azur à un barbeau d’argent posé en fasce et un chef aussi d’azur, chargé de trois besants d’or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 57
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861
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