31 janvier 2009

La famille de Sambucy

SAMBUCY, (DE) famille noble d'extraction, dont le nom originaire d'Italie se confond avec les familles illustres de Bologne, de Padoue, etc. s'est divisée en trois branches :

La première est celle des anciens seigneurs de Linas et de Lusençon ;

La deuxième, celle de Sambucy, baron de Sargue ;

La troisième se forme des Sambucy, barons de Miers.

Le temps nous ayant manqua pour recevoir des détails circonstanciés sur l'origine de cette famille et sur les services qu'elle a rendus à l'État, nous ne citerons que ce que nous en savons positivement.

La première branche des anciens seigneurs de Linas et de Lusençon (Rouergue) a contracté des alliances avec les maisons du marquis de Lescure, du président de Senaux, de Vernix de la Chapelle, dont la mère était issue de la maison des Noailles, du vicomte d'Albignac, petit-fils de monsieur le comte de Montboissier, lieutenant-général et cordon bleu, etc., etc.

De cette même branche sont sortis :
  1. Monsieur le chevalier de Sambucy du Rocan, dont le père, monsieur André de Sambucy, avait été également reçu dans les cadets gentilshommes, entra dans les cadets gentilshommes en 1687 ; il fut cornette de cavalerie en 1691, lieutenant en 1694, capitaine en 1698, chevalier de Saint-Louis en 1716, et colonel de cavalerie en... ; il mourut de ses blessures à Landrecies en Flandres, où il était commandant. Il avait fait toutes les campagnes de Louis XIV, lors de la succession, et s'était trouvé aux batailles d'Hochstet, de Ramillies, etc., etc.

  2. Monsieur le chevalier de Sambucy de Lusençon, qui a été reçu dans les cadets gentilshommes, le 20 septembre 1756, pour servir en qualité de garde de la marine au département de Toulon. Il fut successivement fait garde du pavillon, brigadier et commandant de ladite compagnie des gardes du pavillon amiral à Toulon. Il fut encore fait enseigne, lieutenant, capitaine des vaisseaux du roi et chef de division des armées navales, par brevet de S. M. du 5 avril 1787. Il a servi pendant trente-deux ans dans la marine, s'est trouvé dans nombre de combats, a été chargé de plusieurs missions, etc. A l'époque de la révolution, le chevalier de Sambucy suivit les princes, se rallia au corps de la marine, se réunit ensuite à la coalition de Guyenne et continua la campagne sous les ordres de monseigneur le duc de Bourbon. En 1793, S. M. Louis XVIII, alors régent de France, daigna le charger d'une mission particulière qui lui valut les témoignages les plus honorables de l'estime de ce prince ; et dans un titre patent qui nous a été mis sous les yeux, Sa Majesté s'exprime en ces termes : « Le chevalier de Sambucy, brigadier des armées navales, dont les services anciens et distingués et le dévouement aux vrais principes, nous sont particulièrement connus, etc. etc. »
M. le chevalier de Sambucy de Lusençon, avait obtenu les décorations de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, de Cincinnatus, etc.

La seconde branche, qui est celle de Sambucy, baron de Sorgue, est représentée par M. de Sambucy, baron de Sorgue, fils de M. Marc-Antoine de Sambucy et de Marie-Antoinette de Laverne, fille de messire Edme-Hubert de Laverne, chevalier, seigneur, comte de Gamache. Les deux frères de M. de Sambucy, baron de Sorgue, avaient été reçus dans les cadets gentilshommes. Ils étaient dans la marine royale, l'un chevalier de Saint-Louis, lieutenant de vaisseau, mort en émigration ; l'autre, décédé garde de la marine, à la suite d'une campagne.

Cette seconde branche a eu des alliances avec les maisons du comte de Gamache, d'Igarn de Villefort, de Bonald, le marquis de Saint-Maurice.

La troisième branche est celle de Sambucy, baron de Miers ; nous la rapporterons plus tard.

Armes : « D'or, chargé d'une branche de sureau de sinople, fleurie d'argent, ayant en pointe un croissant montant de sable ; au chef d'azur, un soleil d'or, couronne de marquis, deux levrettes pour supports. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 420
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Blacas

BLACAS, (DE) famille noble d'extraction, l'une des plus anciennes et des plus illustres de la Provence, qui s'est divisée en deux branches, celle de Blacas-d'Aups, et celle de Blacas-Carros. C'est par erreur que plusieurs écrivains ont dit que cette dernière était éteinte dans la personne d'Honoré de Blacas-Carros qui ne laissa point de postérité ; la lignée fut continuée par Antoine, fils de Jacques de Blacas, coseigneur de Carros ; ce qui demeure avéré d'après un arrêt de maintenue sur la noblesse, rendu le 18 novembre 1661, par les commissaires du roi, en faveur de messire Claude de Blacas, seigneur de Carros. Cet arrêt, qui nous a été mis sous les yeux, constate la généalogie de cette branche, depuis le 6 mai 1245, jusqu'au 18 novembre 1667. Il se trouve à Aix, dans les archives de la cour des comptes.

Ayant reçu le mémoire que nous attendions sur cette famille, nous, transmettons ici sa généalogie :
  1. Noble Guigue DE BLACAS, seigneur de Carros, nommé dans un acte de 1180 ; les historiens disent qu'il était frère ou cousin de Blacas-de-Blacas, qui fit la branche des seigneurs d'Aups ; et Guigue fonda celle des seigneurs de Carros, qui se continua par Poncet, dont l'article suit :

  2. Noble Poncet DE BLACAS vivait dans le douzième siècle ; il avait épousé Mabile de Villeneuve, sœur de noble Romée de Villeneuve, connétable de Provence ; elle lui apporta en dot la seigneurie de Thoran. De ce mariage vint :

  3. Guillaume DE BLACAS, seigneur de Carros, qui fit donation, le 6 mai 1245, du château de Carros avec tout son terroir à son fils Giraud, ce qui est prouvé par l'arrêt du 18 novembre 1667 ; il avait épousé Héliponne d'Eissia des seigneurs du Puget-lès-Treize-Dames ; de ce mariage vint :

  4. Giraud DE BLACAS, seigneur de Carros, qui, épousa Thérèse d'Eissia, sa cousine ; de ce mariage vinrent :
    1. Louis, dont l'article viendra ;
    2. Antoine ;
    3. Urbain.

  5. Noble Louis DE BLACAS, coseigneur de Carros, fit hommage au roi de ses terres au comté de Provence, tant en son nom, qu'en celui d'Antoine et d'Urbain, ses frères, le 12 octobre de l'an 1399 ; il avait été envoyé par le roi Robert pour traiter avec les habitants de Monaco, en 1329. Il avait épousé noble Iolande de Berre ; de ce mariage vint :

  6. Peirouthou de BLACAS ; seigneur de Carros, qui épousa noble Françoise de Barcillon ; de ce mariage vint :

  7. Guigou DE BLACAS, seigneur de Carros, qui épousa noble Catherine de Blacas-Carros, sa cousine ; de ce mariage vinrent :
    1. Jacquet, coseigneur de Carros, qui épousa noble Permette de Giraud, fille de noble François de Giraud, coseigneur du Broc ; de ce mariage vint : Honoré de Blacas, coseigneur de Carros qui épousa, le 2 septembre 1509, noble honorable de Seva. Il mourut sans postérité ;
    2. Jacques, dont l'article suit :

  8. Noble Jacques DE BLACAS, coseigneur de Carros, avait épousé, le 17 avril 1470, noble Jeanne de Giraud, fille de François de Giraud, coseigneur du Broc, et sœur de Permette, épouse de son frère Jacquet. De ce mariage vint :

  9. Noble Antoine DE BLACAS, coseigneur de Carros, qui épousa, le ii septembre 1532, noble Françoise de Requiston. De ce mariage vint :

  10. Noble Durand DE BLACAS, seigneur de Carros, qui a servi avec distinction, Il avait épousé, le 8 janvier 1563, noble Catherine de Lascaris, fille de noble Gaspard de Lascaris des comtes de Vintimille, seigneurs du Castellar, tante germaine de Jean-Paul de Lascaris, grand-maître de l'ordre de Malte. De ce mariage vinrent :
    1. Charles, dont l'article viendra ;
    2. Deux filles mariées dans les maisons de Demandolx et de Chaillan-Moriés.

  11. Charles DE BLACAS, seigneur de Carros, qui épousa noble Marguerite de Grasse, le 10 février 1590. De ce mariage vinrent :
    1. Honoré, dont l'article viendra ;
    2. Pierre, reçu chevalier de Malte en 1630, mort grand'croix de l'ordre, bailli de Manosque ;
    3. Jean, chevalier de Malte.

  12. Honoré de BLACAS, seigneur de Carros, avait épousé ; le 16 février 1627, noble Isabeau de Grimaldi des comtes de Beuil. De ce mariage vinrent :
    1. Claude, dont l'article viendra ;
    2. Jean-Paul, chevalier de Malte ;
    3. Charles, chevalier de Malte ;
    4. Honoré, chevalier de Malte.

  13. Noble Claude DE BLACAS, seigneur de Carros, fut assigné pour présenter ses titres de noblesse, et leur validité fut confirmée par l'arrêt du 18 novembre 1667. Il avait épousé, le 16 juillet 1664, noble Isabeau de Villeneuve Thoran. De ce mariage vinrent :
    1. Jean, mort célibataire ;
    2. Pierre, dont l'article suit.

  14. Pierre DE BLACAS, seigneur de Carros, épousa, le 15 mai 1690, noble Anne de Demandolx. De ce mariage vinrent :
    1. Claude-César, dont l'article viendra ;
    2. François, commandeur de l'ordre de Malte ;
    3. Pierre, grand'croix, bailli de l'ordre de Malte, qui s'est distingué par sa bravoure et ses talents militaires : il se signala contre les Infidèles, eut le commandement des galères du pape, et fut gouverneur de Civita-Vecchia.

  15. Claude-César DE BLACAS, seigneur de Carros, avait épousé, le 29 septembre 1759, noble Thérèse de Chaillan des seigneurs de Moriès. De ce mariage vinrent :
    1. Alexandre-Claude-Bonaventure, dont l'article viendra ;
    2. Une fille mariée au comte de Barcillon de Saint-Paul-les-Vence.

  16. Noble Alexandre-Claude-Bonaventure DE BLACAS, seigneur de Carros et autres lieux, chevalier honoraire de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, a servi avec distinction dans l'armée des princes. Il a épousé, le 14 juillet 1789, noble Marie-Madeleine-Victoire de Pelissier, dame de Chanteraine. De ce mariage sont issus :
    1. Claude Marie-François-Alexandre, officier de cavalerie ;
    2. Marie-Antoine-Alphonse-Elzéard ;
    3. Joseph-Hippolyte-Bonaventure ;
    4. Une fille en bas âge.
Armes : « d'argent à la comète à seize raies de gueules ; pour devise : Vaillance. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 419
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Famille de Besse de la Richardie

BESSE DE LA RICHARDIE, (DE) famille noble d'extraction, originaire d'Auvergne, où elle réside encore de nos jours, a fourni des comtes de Brioude et des chevaliers à l'ordre de Malte, depuis plusieurs siècles ; elle a contracté alliance avec les maisons les plus distinguées de France, et se trouve représentée aujourd'hui par :

André-Charles, vicomte DE BESSE DE LA RICHARDIE, colonel de dragons, chevalier de Malte, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; il est fils de Jean Eustorge, marquis de Besse de la Richardie, et de dame Françoise-Elisabeth de Saint-Simon, cousine de Saint-Simon, et sœur de madame la maréchale de Montmorency, de l'ancien évêque de Metz et du bailli de Saint-Simon, ambassadeur de Malte en France. Il est sans enfants, et a pour neveu :

Jean-Eustorge-Victor, marquis de Besse de la Richardie, officier au régiment des Gardes-françaises, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; qui est fils de Claude, comte de Besse de la Richardie, chef de brigade de l'ancienne gendarmerie de France, et de dame Louise de Rochechouard, sœur de madame la comtesse de Montboissier, et nièce de l'ancien évêque de Bayeux.

Armes : « Écartelé au premier et quatrième d'azur au lion d'or, couronné et lampassé de gueule. Au second et troisième de gueule à la bande d'argent, chargée de trois étoiles de sable. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 416
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

30 janvier 2009

Courbon. Branche des marquis de la Roche-Courbon, comtes de Blénac

Branche des marquis de la Roche-Courbon, comtes de Blénac.
  1. Jacques, seigneur de Courbon, marquis de la Roche-Courbon, chevalier, seigneur de Romegoux, baron de Blénac, de Lileau, Bléneau, le Frêne, fils de Jacques de Courbon et de Jeanne de Gombeaud dont nous avons parlé, art. VI, page 407 ; mestre-de-camp d'infanterie, gentilhomme de la chambre du roi, chevalier de ses ordres ; fut marié, le 10 février 1613, avec demoiselle Marie Thison, dame de la Sauzaie, veuve de Godefroy de Talleyrand comte de Grignolles, fille de Jean Thison, seigneur du Roc, et de demoiselle Marie de la Roche-Champagne. Il mourut en 1640, dans son château de la Roche-Courbon, paroisse de Saint-Porchaire. De ce mariage naquirent :
    1. Charles de Courbon, dont l'article viendra ;
    2. Marie de Courbon, mariée le 3 décembre 1639, avec André de Talleyrand-Périgord, comte de Grignolles, baron de Beauséjour, Chevroche et autres places, chevalier des ordres du roi, mestre de-camp d'infanterie et maréchal des camps. Elle eut en dot 90.000 francs, dont acte du 28 juin 1658.

  2. Charles DE COURBON, chevalier, marquis de la Roche-Courbon, comte de Blénac, seigneur de Romegoux, Lineau, Bléneau, le Frêne, etc. ; conseiller du roi en ses conseils, maréchal des camps et armées de Sa Majesté, premier chambellan de monseigneur le duc d'Orléans frère unique du roi, et grand-sénéchal de la province de Saintonge l'an 1649, fut fait mestre-de-camp d'un régiment levé par ordre du roi, en faveur du cardinal Mazarin, en 1658 ; obtint l'érection de ses terres de Blénac, Lileau et Breneaux en titre de comté, pour lui et ses descendants mâles à perpétuité, par lettres données à Toulouse en 1659, registres en chambre des comptes et dans les trésoreries de France, en Guienne et au parlement de Bordeaux, présidiaux de Saintes et de Marennes. Depuis, il entra dans la marine, fut capitaine de vaisseau en 1669. Il avait servi jusqu'alors dans les armées de terre, depuis le siège de Lérida. Il fut fait lieutenant-général des armées du roi par mer et par terre, gouverneur et lieutenant-général des îles françaises et de tout le pays d'Amérique, par lettres de provisions données à Condé le 13 mai 1677. Il prit dans ce continent, sur les ennemis, les forts et la partie anglaise de l'île de Saint-Christophe en 1682, celles de Saint-Eustache et de Sainte-Lucie en 1689. Il mourut à la Martinique le 10 juin 1696. Il avait été marié, le 27 septembre 1649, avec Angélique de la Rochefoucaut, veuve de Louis de la Rochefoucaut-Bayères, son cousin du second ou troisième degré, seigneur de l'Oumée, Baconai-Messème, mort sans enfants en 1648, et fille de Louis de la Rochefoucaut, seigneur de Bayères, la Bergerie, le Jarry, etc., gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et de Marie Bouhier, sœur des duchesses de Noailles et de la Vieuville, dont sont issus :
    1. Charles de Courbon, comte de Blénac, élevé page du roi, puis capitaine de vaisseau, né en 1651, mort sans postérité ;
    2. Louis de Courbon, marquis de Contré, fut aussi page du roi, puis capitaine de vaisseau, gouverneur de l'île de la Tortue et de la côte de Saint-Domingue, par lettres de 1712. Il mourut aussi sans avoir été marié ;
    3. François de Courbon, comte de Blénac, dont l'article viendra ;
    4. Jean-Louis de Courbon, dont l'article viendra, faisant la seconde branche existante ;
    5. François, dit le chevalier de Courbon, comte de Blénac, aussi capitaine des vaisseaux du roi marié en 1716 avec Madeleine de Bonnegens, dame de Saint-Mandé, dont est issue une fille, mariée avec le marquis de Lescours ;
    6. Jean de Courbon, chevalier de Loumée, pareillement capitaine des vaisseaux du roi, mort sans avoir été marié ;
    7. Marie-Anne de Courbon Blénac, nommée par le roi abbesse de Notre-Dame de Molesne, ordre de Citeaux en 1711 ;
    8. , 9.°, 10.° Trois filles religieuses, l'une à Puyberlan, une autre à Tusson, et la troisième à Saint-Jean-d'Angely.

  3. François DE COURBON, comte de Blénac, né en 1658, fut reçu chevalier de Malte en 1662, devint successivement enseigne, lieutenant, et capitaine des vaisseaux du roi ; quitta la croix de Malte en 1695, pour se marier avec Esterdraud de Rochebreuil, dont sont issus :
    1. Gabriel-Madeleine de Courbon, dont l'article viendra ;
    2. Charles-Angélique, comte de Blénac, marquis de Courbon et de Contré, né en 1699, capitaine de la cavalerie au régiment de Mgr. le comte de Clermont, mort sans postérité.

  4. Gabriel-Madeleine de Courbon, chevalier, marquis de la Roche-Courbon, comte de Blénac, baron de Lileau, Breneaux, seigneur de Romegoux, Contré, et Chante-Merlière, etc., né en 1698, grand-sénéchal de Saintonge, capitaine de cavalerie au régiment Royal-Piémont, marié en 1723, avec Anne Garnier de Salins, fille de feu Jean-Baptiste Garnier de Salins, chevalier, marquis de Salins, et de Catherine de Saint-Amant, dont est issu :
    Arnould-Pierre de Courbon, dont l'article reviendra.

  5. Jean-Louis DE COURBON, seigneur de Romegoux, dit le marquis de Blénac, aussi capitaine de vaisseau et commandant les gardes de la marine, mort en 1713, avait été marié, en 1707, avec Sophie de Pons, dame de Champdolant, dont sont issus :
    1. Renaud de Courbon, né en 1709, dit le marquis de Blénac, chevalier, baron de Champdolant, mort en 1787, sans postérité. Il avait été marié, avec demoiselle Poute de Nieul, fille du comte de Nieul, lieutenant-général ;
    2. Charles de Courbon, dit le comte de Blénac, dont l'article se répètera ;
    3. René de Courbon Blénac, né en 1712, prieur de Benneviolle ;
    4. N*** de Courbon, mariée avec M. le marquis de Turpin de Jouhé.

  6. Charles DE COURBON, né en 1710, dit le comte de Blénac, lieutenant-général des armées navales, et grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort commandant la marine à Brest, le 23 août 1766. Il avait épousé demoiselle Jeanne-Silvie de Longueville. De ce mariage naquirent :
    1. Sophie-Jacques de Courbon, dont l'article viendra.
    2. Marie-Renée-Sophie de Courbon, mariée avec M. le comte de Rosily, lieutenant-général des armée navales.

  7. Sophie-Jacques de COURBON, né le 28 novembre 1749, dit le marquis de Courbon, chevalier, marquis de la Roche-Courbon, baron de Champdolant, fut d'abord lieutenant de vaisseau, puis capitaine et colonel en second du régiment de Dauphiné, ensuite colonel-commandant du régiment d' Auvergne, infanterie ; enfin, maréchal-de-camp, et lieutenant-général des provinces de Saintonge et d'Angoumois. Il racheta, en 1787, la terre et le marquisat de la Roche-Courbon, sortis de la famille par le mariage de demoiselle Estelle de Courbon, avec M. le comte de la Mothe-Houdancourt, en 1714. Il mourut Le 9 août 1794 ; il avait épousé, le 14 juin 1773, demoiselle Léontine-Marie de Verdelin, fille du marquis de Verdelin, maréchal-des-logis des camps et armées du roi, et de demoiselle Brémond d'Ars. De ce mariage :
    1. Charles-Renaud, né en 1774, mort jeune ; sans avoir été marié ;
    2. Charles-Pierre-Hippolyte, né le 24 juillet 1778, aujourd'hui sous-lieutenant des gardes-du-corps du roi.
    3. Charlotte-Ernestine, mariée avec le comte d'Hédouville, lieutenant-général des armées du roi, pair de France.
  1. Arnould-Pierre DE COURBON, comte, de BLÉNAC, baron de Lileau, Bresneau, marquis de Contré et Chantemerlière, Romegoux et autres places, né le 6 juin 1726, était fils de Gabriel-Madeleine ; il s'est marié, le 17 juin 1762, à Anne-Catherine-Berthomée, dame de Barbeau (d'origine irlandaise), dont naquirent :
    1. Arnould-Pétronille de Courbon, dont, l'article viendra ;
    2. Arnould-Christophe-Marguerite de Courbon, vicomte de Courbon-Blénac, né le 21 mars 1757, élevé page du roi, puis officier au régiment de Barrois, infanterie, se maria, en 1792, avec Julie de Lalande, dont sont issus : a. Arnould-Pierre de Courbon-Blénac, né le 28 décembre ï 809, à Camarsac, en Bordelais ; b. Théodore-Marie de Courbon-Blénac, né en 1800 ; c. Hippolyte-Aloïse de Courbon-Blénac, née à Poissy, près Paris, le 8 août 1805.

  2. Arnould Pétronille DE COURBON, aîné, marquis de la Roche-Courbon, comte de Blénac, baron de Lileau, Breneaux, marquis de Contré, seigneur de Romegoux, né le 1er mars 1754, élevé page du roi Louis XV, puis lieutenant des dragons de Jarnac, suivit les princes français dans leur émigration, fut premier écuyer de LL. MM. les empereurs de Russie Paul et Alexandre Ier, dont il reçut la croix de Malte en 1798. Il fut marié à Rosalie de Turpin de Jouhé, sa cousine. Il mourut, en 1802, à Saint Petersburg. De ce mariage sont issus :
    1. Casimir de Courbon, de la Roche-Courbon-Blénac, né à Romegoux, en 1786, officier de la plus grande distinction, décoré de la légion d'honneur ; il était l'espoir d'une famille qui le chérissait, et mourut à Mayence, en 1813, chef de bataillon des grenadiers de la vieille garde, emportant les regrets de ses compagnons d'armes de tous grades ;
    2. Rosalie de Courbon, demoiselle de la Roche-Courbon-Blénac, née à Romegoux, en 1784 ;
    3. Emilie de Courbon de la Roche-Courbon Blénac, née à Romegoux en 1785, dame de la maison royale de Saint-Denis ;
    4. Claire de Courbon de la Roche-Courbon-Blénac, née en 1786, dame de la maison royale d'Ecouen.

  3. Anne-Christophe-Elisabeth DE COURBON, marquis de la Roche-Courbon, comte de Blénac, né le 8 mars 1756, fut élevé page du roi (Louis XV) en sa grande écurie, puis officier au régiment royal des vaisseaux, infanterie, colonel des gardes nationales, et député comme tel de la ville de Saintes à la fédération générale de 1790, à Paris, reçut, de Louis XVI, roi de France, la croix de Saint-Louis, le 8 mai 1791, suivit les princes français dans leur émigration, reçut la croix de Malte, de S. M. l'Empereur de toutes les Russies (Paul 1er), en 1798 ; fut marié, en 1781, à demoiselle Viénot de Vaublanc, dont sont issues :
    a. Marie-Anne-Catherine de Courbon, demoiselle de la Roche-Courbon-Blénac, née au château royal de Vincennes, le 22 juillet 1784. b. Louise-Hyacinthe-Cécile de Courbon, demoiselle de la Roche-Courbon-Blénac, née à Paris, le 13 avril 1787, mariée, le 13 mai 1812, à Auguste Viénot Vaublanc, son cousin germain, officier de dragons, seigneur de la Ferrière, dont lignée.
Les grandes alliances de cette ancienne maison sont :
  1. Les augustes maisons de Condé, de Conty, de la Marche, de Lusignan et de Taillefer ;
  2. De Mailly, de Maillé-Brézé, de Dreux, de Polignac, de Chabanais, d'Artigoity, et de Belzunce, d'Agès, de Rochechouard, d'Adéimard de Monteil, de Saint-Amant, de Sévigné, de Richelieu, de Talleyrand-Périgord, Chevreuse, de Luines, de Brancas, d'Angesne, de Saint-Julien, Saint-Marc, de Pons, de Courtenay, Lure de Saluce, Gallard de Goullard, de Pontieux, de Saint-Hermines, de la Mothe-Houdancourt, de Rouhaut-Gamache, de Mortemart, de Ségur, de la Tremouille, de Sénecterre, de Confians, de Crussol ; de Roche Champagne, de Noailles, de la Rochefoucaud, de Duras, de Mendoze, de la Cuva de la Drada (Espagnol), de la Vieuville, de Persan, Thyson de la Sauzaye, Ponte de Nieul, Guinot de Monconseil, Latour du Pin, d'Ars, d'Hénin, de Beaumont, de Turpin, de Salins, d'Aiguière, de Boisgelin, de Rosilly, d'Hédouville, et autres, dont le détail serait trop long.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 401
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Articles sur la famille de Courbon :

28 janvier 2009

Famille Courbon

COURBON, (ou CORBON) DE LA ROCHE-COURBON-BLÈNAC, ancienne et illustre famille dont l'origine se perd dans l'antiquité, comme celle de la majeure partie des meilleures familles du royaume. Elle est originaire de Touraine, et habite la province de Saintonge depuis une époque très honorable pour elle et très reculée, comme on va le voir.

Le seigneur de la Roche-Courbon ou Corbon, chevalier du pays de Touraine, porta bannière sous le règne de Philipe II, depuis le 18 septembre 1180 jusqu'au 14 juillet 1223 (Historiae Normanorum scriptores, recueillis par André Duchesne, in-fol., p. 1033.)

Il y a des lettres de Charles V, roi de France, données à Paris le 20 février, l'an 1375, par lesquelles Sa Majesté accorde à Arnaud de Courbon le pouvoir de porter, lui, et ses hoirs et descendants à perpétuité, la royale étoile, en tous lieux, bataille, places, fêtes, et compagnies que bon leur semblera. Ces lettres portent que c'est après s'être bien informé de leur bonne et noble génération, et en considération de ce qu'à leurs propres coûts et dépens ils avaient assiégé et mis les Anglais hors du château de Mortagne (sur Gironde en Saintonge), et rendu ce pays à l'obéissance du roi.

Cette maison, dans les temps les plus difficiles, n'a jamais cessé un instant d'être dévouée et fidèle à ses maîtres légitimes. Les seigneuries de Bassac, Vibrac et Saint-Germain, situées en Saintonge, sur la rivière de Charente, appartenaient, comme on va le voir, aux seigneurs de Courbon, de la Roche-Courbon, dès l'an 1250. Ils sont fondateurs de l'abbaye de bénédictins de Bassac dont il est question dans cet historique.

Hugue de Courbon, sire de la Roche-Courbon, fut l'un des clercs du secret sous Philippe-le-Bel (place qui donna naissance à celle de ministre d'Etat de nos jours, et dont elle est en effet l'origine).

Il eut pour frère Ardouin de Courbon, qui eut quatre fils de Peronelle Duplesis-Savonnière, dont le dernier fut Hugue de Courbon, en 1228. Il ne se maria point ; mais il attira Jean, sire de Courbon, son neveu, dans la province de Saintonge, par un événement qui mérite d'être connu et rapporté.

Hugue de Courbon, sire de la Roche-Courbon ou Corbon en Touraine (dont cette famille tire son origine), évêque et duc de Langres, qui mourut aux croisades, en la ville de Damiette, en 1250, était très proche parent des comtes de la Marche et de Lusignan, par la dame Horix, sa mère, fille du chambellan héréditaire de Poitou. Cette illustre maison de Lusignan avait un peu déchu de son ancienne splendeur, et elle dut, dans l'espace de vingt années, à la maison de Courbon, un renouvellement de grandeur d'autant plus flatteur, qu'il était plus mérité et plus rapproché du lieu de son origine.

Dès l'an 1217, Jean, sire de Courbon, chevalier de Bonnevel, et l'un des plus braves chevaliers d'Arthus, comte d'Anjou, duc de Bretagne, avait procuré le mariage de Hugue de Lusignan, comte de la Marche, son parent, avec Isabelle de Taillefer, comtesse d'Angoulême et reine douairière d'Angleterre, à laquelle la dame Horix, femme de Jean, sire de Courbon avait l'honneur d'appartenir.

L'évêque et duc de Langres, leur fils, avait toujours continué le même attachement à la princesse Constance, mère d'Arthus, duc de Bretagne, et à la princesse sa fille, mariée au seigneur comte de Dreux, qui fut surnommé Maucler, duc de Bretagne et prince du sang de France, après la mort d'Arthus.

Le comte de Dreux n'eut qu'une fille nommée Yolande, dont Hugue de Courbon ci-dessus nommé fit le mariage, en 1236, avec Hugue de Lusignan, dit le Brun, fils de Hugue, comte de la Marche et de Lusignan, et de la reine isabelle, douairière d'Angleterre.

Personne n'ignore sans doute les peines que les comtes d'Angoulême, de la maison de Lusignan, donnèrent au roi Saint-Louis ; elles ne furent terminées qu'en l'an 1245, tant par la mort de la reine Isabelle, que par le départ général de tous les grands du royaume pour la sixième et dernière croisade.

Les comtes de la Marche, d'Angoulême et de Lusignan se croisèrent ; ils en échappèrent. Mais Hugue de Courbon, évêque et duc de Langres, qui se croisa comme eux, eut un sort différent ; il y mourut entre les bras des seigneurs de la Marche et de Lusignan, auxquels il recommanda la postérité d'Ardouin, sire de Courbon, son frère.

Ces seigneurs, de retour en France, regardèrent toujours les seigneurs de la Roche-Courbon avec la plus haute estime et beaucoup d'amitié, principalement Hugue, sire de Courbon, dernier des enfants d'Ardouin, sire de la Roche-Courbon, qui fut élevé à Poitiers avec les enfants du comte Hugue-le-Brun, comte de la Marche. Il fut leur ami jusqu'à la mort. Après la mort de Hugue-le-Brun, comte de la Marche, Hugue, son fils aîné, épousa Béatrix de Bourgogne. Cette princesse prit pour première dame d'honneur la dame de la Roche-Courbon, Heluïs-de-Thiers, fille de Jean sire de Thiers et de dame Douplain, sœur de l'épouse de Jean, sire de Courbon.

Béatrix de Bourgogne n'eut point d'enfants, et le comte Hugue mourut en l'an 1303, laissant pour unique héritier Guy, comte de la Marche, son frère puiné, qui était lui-même d'une très mauvaise santé. Il en confia le soin et tous les intérêts, ainsi que ceux de la princesse sa veuve, à Hugue, sire de Courbon.

Philippe-le-Bel régnait ; il jugeait bien de quelle importance il était pour les intérêts de son royaume, que les comtes de Guy, de la Marche et de Lusignan ne contractassent pas d'alliance avec quelques maisons ennemies de l'Etat. Hugue de Courbon fut chargé d'y veiller. Il réussit au delà des espérances du roi, ayant engagé le comte Guy à donner à jamais, par testament, aux rois de France, les grandes et belles provinces dont il était propriétaire. Ce testament fut suivi de près de la mort de ce seigneur, décédé à Poitiers en l'an 1307.

Le roi Philippe honora aussitôt Hugue de Courbon, sire de la Roche-Courbon (en Touraine), de la dignité de clerc du secret, pour les provinces acquises à la couronne par ce testament, et notamment pour celles de Saintonge, Poitou et Angoumois.

Hugue, sire de Courbon, honoré de ce nouvel emploi, suivit la comtesse Béatrix, douairière d'Angoulême, à Cognac, dont le château lui fut donné pour domicile. Il s'y fixa lui-même, et appela près de lui Jean, sire de Courbon, son neveu, à qui il avait fait épouser Péronelle de Senlis, comtesse de Dreux. Il avait épousé, étant très jeune, Guillemette de Vibrac, à qui Vibrac, Bassac et Saint-Germain appartenaient, et qu'il transmit à ses neveux. D'autres veulent qu'il acheta pour eux Vibrac, Bassac et Saint-Germain ; mais il résulte de ces deux versions, qu'il fut toujours réellement propriétaire de ces domaines qu'il transmit à ses neveux, sauf Bassac, dont il fit un monastère de Bénédictins.

L'établissement de ces deux-princesses à Cognac et à Château-Neuf, près Bassac, en imposa singulièrement aux cris des dames de Pons et de Sancères, héritières naturelles des comtes Guy de la Marche, et de Lusignan. Hugue, sire de Courbon, trouva les moyens de pacifier les prétentions de chacun ; il fut par cette raison, et pour d'aussi éminents services, maintenu dans ses grandes charges et emplois pendant les règnes de Louis X, Philippe V et Charles IV. Il fut même assez heureux pour avoir part aux bonnes grâces de Philippe de Valois, qui se rendit maître du royaume.

Hugue, sire de Courbon, clerc du secret, partageait ainsi sa vie entre le monastère de Saint-Etienne qu'il avait fondé à Bassac, d'où il gouvernait la Saintonge et l'Angoumois, veillant constamment à leur sûreté, et celui de Saint-Cyprien de Poitiers, qu'il habitait toutes les fois qu'il fallait donner des soins aux comtes de la Marche et de Lusignan.

Les enfants de Jean, sire de Courbon, son neveu, furent une fille et un fils nommé Louis. Ils furent élevés sous ses yeux ; il eut la satisfaction, avant de mourir, de voir fructifier l'attachement qu'il avait inspiré à son petit-neveu pour Philippe, comte d'Evreux, qui avait épousé, la princesse Jeanne, comtesse de Champagne, fille de Louis X, roi de France. La dame de Courbon fut l'une des dames de cette princesse, qui devint reine de Navarre ; et Louis sire de Courbon, l'un des plus braves chevaliers de son temps, fut fait maréchal de Navarre, dès que Philippe, comte d'Evreux, en fut devenu roi.

Louis de Courbon, sire de la Roche-Courbon, maréchal de Navarre, fut père d'autre Jean, sire de Courbon, chevalier, qui se signala, à la bataille de Poitiers. Il était frère de Jacques, sire de Courbon, qui y fut tué le 19 septembre 1356. Il fut enterré dans l'église de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers, suivant une inscription qui se lit dans un vieux tableau placé dans la sacristie de cette église. Un autre Jean Ribriche, sire de Courbon, y fut aussi tué la même journée, et fut inhumé dans l'église des Frères Mineurs de Poitiers (Voyez les Annales d'Aquitaine, de Jean Bouchet, édition de 1644, page 203). Louis de Courbon avait épousé Annette de Versailles, dont il eut Arnaud de Courbon, sire de la Roche-Courbon, qui mérita, comme il est dit précédemment (de Sa Majesté le roi Charles V, en 1375), la royale Etoile ordre héréditaire de cette ancienne maison.

Il fut père d'Henri de Courbon, qui commence la généalogie imprimée, qui ne remonte que vers l'an 1400, et que nous avons établie sur pièces originales et titres incontestables, pour éviter des recherches difficiles sur des temps plus reculés, ce qui est plus que suffisant pour faire les preuves de cette famille.

Hugue de Courbon ci-dessus, clerc du secret, termina ses jours à l'abbaye de Bassac, en l'an 1337. Il avait eu la douleur de voir mourir les deux princesses confiées à ses soins ; il fut enterré dans le cloître de Saint-Etienne de Bassac, entre les deux tombeaux qu'il avait fait élever à ces augustes princesses. Son blason, ainsi qu'il va être décrit ci-dessous, est gravé sur les voûtes de l'église et des cloîtres, immédiatement au-dessus de sa sépulture ; elles y étaient encore en 1790.
Les armoiries de cette maison sont trois boucles ou fermeaux d'or, l'ardillon en patte, sur un fond d'azur ; supports, deux anges ; cimiers, un aigle tenant en son bec une palme de sinople. (La branche aînée place toujours son écusson sur l'ordre la Royale-Etoile, surmontée de la couronne de France, tel que le roi Charles V l'accorda, ainsi qu'il est mentionné d'autre part.)
  1. Henri DE COURBON épousa, vers l'an 1370, Luce de Vancey, fille de sire-Maurice de Vancey, écuyer, et de dame Pauline d'Origny, dont naquirent :
    1. Aimard de Courbon, dont l'article viendra ;
    2. Henri de Courbon, élu abbé de Saint-Etienne de Bassac, de l'ordre de Saint-Benoît, le 17 mars 1451, et prieur de Saint-Pierre de Jarnac, le 21 février 1476. (Gallia, Christ., Nov. édit., t. 2. col. IV, A.)
    3. Jean DE COURBON, prieur de Saint Savinien, l'an 1473.

  2. Aimard DE COURBON, écuyer, seigneur de Saint-Léger, épousa, vers l'an 1400, Letisse de Cressiet, qui lui porta en dot la terre de Saint-Léger, dont il rendit l'hommage le 8 février 1439. De ce mariage naquit :

  3. Henri DE COURBON, écuyer, seigneur de Saint-Léger, qui épousa, en 1427, Isabeau Gallard de Goullard. La maison de Goullard était alors une des plus anciennes et des mieux alliées du royaume. De ce mariage naquit :

  4. Nicolas DE COURBON, écuyer, seigneur de Saint-Léger. II fit hommage pour cette terre à l'abbé de Saint-Cyprien le 17 août 1507. Il fut maître-d'hôtel du roi François Ier, et premier maître-d'hôtel de Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême. Il fit hommage au seigneur de Pons pour sa terre de Berneuil, en 1516. Il avait épousé Marguerite de Polignac, fille de Foucaud de Polignac, écuyer, seigneur de Fontaines et de Fléac en Saintonge, et d'Agnès de Chabanais. De ce mariage naquirent :
    1. Jean de Courbon, écuyer, seigneur de Saint Léger, panetier du roi et de Louise de Savoie., duchesse d'Angoulême, mère du roi, fut marié avec demoiselle Catherine de Saint-Aubin, à laquelle la duchesse d'Angoulême donna une dot, en faveur de ce mariage. Il rendit hommage, en 1517 et en 1519, pour ses terres de Souillac, et autre dans celle d'Archiac. Il mourut sans postérité en 1523.
    2. Guy, dont l'article suit.

  5. Guy DE COURBON, écuyer, seigneur de Saint-Léger par la mort de son frère aîné, rendit son hommage en 1523 ; il lui succéda dans tous ses biens, places, titres et honneurs. Il avait épousé, le 13 janvier de la même année, demoiselle Bonaventure Vigier, fille de Guy de Vigier, écuyer, seigneur de Chalonne et de demoiselle Charlotte de la Roche, dont naquirent trois fils et cinq filles, qui suivent :
    1. François de Courbon, mort sans postérité ;
    2. Joachim de Courbon, mort sans postérité ;
    3. Jacques de Courbon, dont l'article viendra ;
    4. Bonaventure de Courbon, mariée 1.° avec Pierre d'Argoity, et de Belzunce en Biscaye, gentilhomme de la chambre du roi, grand chambellan, et maître de la garde-robe du duc de Lorraine ; 2.° avec Affricain, baron de Haussonville, premier pair de l'évêché et comté de Verdun. Ils vivaient en 1573 ; elle fut dame de la reine Catherine de Médicis, et de Claude de France, duchesse de Lorraine, et gouvernante des princesses de Lorraine ;
    5. Françoise de Courbon, femme de haut et puissant seigneur Jacques Pons, écuyer, seigneur de la Forêt, etc. ;
    6. Perrette de Courbon, morte sans avoir été mariée ;
    7. Louise de Courbon, mariée à illustrissime don Diègue de la Cuva, marquis de la Drada, espagnol ;
    8. Jeanne de Courbon, mariée le 19 janvier 1572, 1.° avec François de Guignausson, écuyer, seigneur de Villefannier ; 2.° le octobre 1609, avec Josias de Beaumon.

  6. Jacques DE COURBON, écuyer, seigneur de Saint Léger, Souillac, etc., fut commandant pour le roi en la ville de Saintes, en l'absence de M. de Bellegarde. Il fit l'hommage de ses deux terres, et de celle de Romette, en 1585 ; acte par lequel il est qualifié de haut, très-puissant et de messire. Il épousa, l'an 1575, demoiselle Jeanne de Gombeaud, douairière de Romette et de Romegoux, fille de Pierre de Gombeaud, écuyer, seigneur de Briaigne, et de Bertrande de Leaumond. De ce mariage vinrent :
    1. Charles de Courbon, dont l'article viendra ;
    2. Jacques de Courbon, écuyer, seigneur de Romegoux, baron de Blénac, qui sera rapporté à la branche qu'il a formée des comtes de Blénac, ci-après ;
    3. Louis de Courbon, écuyer, seigneur de Romette, capitaine au régiment de Champagne, fut tué au pont de Lunel. Il avait épouse N*** Philipiers de la Ville de Cognac, dont sont issus : 1.° Charles de Courbon, mort sans avoir été marié ; 2.° Marie de Courbon, mariée avec N*** Boscbal de Réal, écuyer, seigneur de Mornac.

  7. Charles DE COURBON, chevalier, écuyer, seigneur de Saint-Léger, fut fait, en 1615, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, et mestre-de-camp d'un régiment d'infanterie. Il était, en 1626, lieutenant de la compagnie des gens d'armes du duc d'Epernon. Il reçut, en 1633, une lettre du roi ; pour reconnaître le comte de Jouzac en qualité de lieutenant-général de Sa Majesté en Saintonge, et pour lui donner toute l'assistance dont il aurait besoin. Il eut ordre du roi, le 30 juillet 1635, de se rendre auprès du commandeur de la Porte, pour être employé à la garde des places et des îles de la côte de Saintonge. Il avait été marié, le 16 janvier 1605, avec demoiselle Jeanne Gabrielle d'Agès, fille et seule héritière de haut et puissant seigneur messire François d'Agès, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre, seigneur de Saint-Sauveur, Briaigne, Longueron, les Barres, et de dame Jeanne du Chesnay son épouse, laquelle était sœur d'Aimée du Chesnay, épouse de Gaspard de Courtenay, et de Françoise Louise du Chesnay, femme du seigneur de Crèvecœur, toutes trois filles de Jean du Chesnay, gouverneur de Gien, et de Claude de Rochechouart-Saint-Amand, sœur de Françoise de Rochechouart, aïeule paternelle du cardinal de Richelieu. Il laissa :
    1. Jean-Louis de Courbon, dont l'article viendra ;
    2. Charles de Courbon, chevalier, seigneur, baron de Seure, appelé d'abord le comte de Longueval, puis le comte de Courbon, mort en 1713, avait été marié, 1.° en 1651, avec Gabrielle de Bossu, sa cousine issue de germaine, fille de Jacques de Bossu, seigneur de Longueval, et de Gasparde de Courtenay ; 2.° avec Marie de Bossu, sœur de la précédente ; 3.° le 5 février 1701, avec Louise-Honorée-Reine Lure de Saluce, fille de Claude-Honoré Lure de Saluce, comte d'Uza, et de Claude-Françoise de Saint-Martial de Drugeac ;
    3. Léonard de Courbon, écuyer, seigneur de Saint-Léger, marié avec Suzanne de Mendoze. De ce mariage vinrent : 1.° Jean de Courbon, seigneur de Saint-Léger, mort capitaine des vaisseaux du roi, sans postérité, en 1719 ; 2° Jacques, dit le chevalier de Courbon, aussi capitaine, des vaisseaux du roi, mort en 1725, sans avoir été marié ; 3.° Jean Léonard de Courbon de Saint-Léger, seigneur de Berneuil, aussi capitaine des vaisseaux du roi, marié en 1690, avec Madeleine de Guinot-de-Monconseil, dont sont issus : a. Charles-Marc-Antoine, dont l'article reviendra sous le n° X ; b. Eustelle de Courbon-Saint-Léger, mariée en 1711, avec Hyppolite d'Aiguière, très-ancienne famille d'Arles en Provence, établie en Saintonge depuis cette époque ;
    4. Suzanne de Courbon, mariée en 1636, avec Charles Béchillon, chevalier, seigneur d'Irtaud et du Vanneau, près Niort, qui eut, entre autres enfants, un fils, chevalier de Malte en 1627 et Marie de Béchillon, mère de Jean-Charles de Sénecterre, comte de Saint-Victour-Sénecterre, lieutenant-général des armées du roi, et son ambassadeur à Turin, mort maréchal de France.

  8. Jean-Louis DE COURBON, d'Agès et du Chesnay, chevalier, marquis de Saint-Sauveur et de la Roche-Courbon, Briaigne, etc. ; né en 1617, chevalier de l'ordre du roi et conseiller en ses conseils d'Etat et direction des finances, par lettres de 1621, obtint l'érection de ses terres de Saint-Sauveur, en Puisaye et de Roche-Courbon en titre de marquisats, pour lui et ses descendants mâles, par lettres de 1649, enregistrées en 1650. Il fut la même année premier gentilhomme de la chambre de Mgr. le duc d'Enghien, par lettres dans lesquelles ce prince le traite de son allié. En 1653, le duc de Vendôme le retint près de lui, pour les affaires du roi. Il avait épousé en 1639 Anne de Jaleme, fille de Charles, seigneur de Jaleme en Vendomois, et d'Éléonore de Maillé-Brézé, grand-tante de madame la princesse Claire-Clémence de Maillé-Brézé, mariée le 11 février 1641, avec son altesse sérénissime monseigneur Louis de Bourbon, prince de Condé, surnommé le Grand. Il laissa :

  9. Eutrope-Alexandre de Courbon, chevalier, marquis de la Roche-Courbon et de Saint-Sauveur, baron de Cozes, Briaigne, Chezac, etc. ; enseigne, puis capitaine des vaisseaux du roi en 1667, commandant la compagnie des gardes de la marine à leur création, n'étant encore âgé que de vingt-quatre ans ; quitta la même année le service de mer, fut colonel d'un régiment d'infanterie ; se maria, le 4 août 1686, avec Marie d'Angennes, fille de Gabriel d'Angennes, chevalier, seigneur de Vaux, Berrus, la Fellière, et de dame de Saint-Julien-Saint-Marc, dont naquirent :
    1. Anne-Marie de Courbon, décédée fille en 1712 ;
    2. Eustelle-Thérèse de Courbon, demoiselle de la Roche-Courbon, héritière de la branche aînée de sa maison, mariée dans la chapelle du château de Saint-Cloud le 4 juillet 1714, avec Louis-Charles de la Mothe-Houdancour, comte de la Mothe, grand d'Espagne de la première classe, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Salins dans le comté de Bourgogne, mort maréchal de France.

  10. Charles-Marc-Antoine DE COURBON, chevalier, seigneur de Saint-Léger, fils de Jean-Léonard de Courbon et de Madeleine Guinot de Monconseil, dont il est question, page 409, né en 1695, fut capitaine des vaisseaux du roi, épousa, en 1719, demoiselle Marie-Madeleine du Clerc, dont naquirent :
    1. Jean de Courbon, marquis de la Roche-Courbon, né en 1720, colonel du régiment de Forest, décédé sans enfants, couvert d'honorables blessures ;
    2. Jean-Hyppolite de Courbon, né en 1721, chanoine de l'église métropolitaine de Paris, le 20 mai 1737 ;
    3. Une fille née en 1724, décédée pensionnaire à l'abbaye de Beaumont-les-Tours.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 401
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Articles sur la famille de Courbon :

25 janvier 2009

Famille du Faur d'Encuns

FAUR D'ENCUNS (du), famille noble du Languedoc, et d'une très-ancienne origine, dont le nom était Fabri, Faure et du Faur, et qui a rendu le capitoulat de Toulouse presque héréditaire dans sa famille. Cette charge alors ne se donnait qu'à des nobles d'extraction, et l'on va voir que la maison du Faur était de ce nombre, puisqu'elle compte une succession de capitouls dès le 3e siècle.
  1. Ramond FABRI, Ier du nom, damoiseau, capitoul à Toulouse en 1302 et 1310.

  2. Ramond FABRI II de Castanet, capitoul à Toulouse en 1322.

  3. Ramond III, docteur et capitoul en 1337

  4. Pierre FABRI, capitoul en 1344.

  5. Ramond FABRI IV, capitoul en 1347.

  6. Jacques FAURE, seigneur de Ribonnet et de Castanet, capitoul à Toulouse en 1487, épousa Bertrande de Chateauneuf, issue de la maison de la Cullerie, fille d'Arnaud de Chateauneuf, seigneur dudit lieu. Il eut de ce mariage :
    1. Guillaume du Faur, seigneur de Ribonnet, qui épousa, en 1542, Jeanne de Gameuille :
    2. Pierre, dont l'article vient :
    3. René, seigneur du Bosquet ; capitoul à Toulouse en 1539 et 1546 ;
    4. Antoine.

  7. Pierre FAUR, Ier du nom, seigneur d'Encuns et de Nailhoux, capitoul à Toulouse en 1542, épousa, le 8 avril 1524, Sclarmonde de Vignes, dont il eut :
    1. Reignier, dont l'article suit ;
    2. Philippe ;
    3. Catherine.

  8. Reignier FAURE ou du FAUR, seigneur d'Encuns et de Nailhoux, capitoul à Toulouse en 1566, épousa Anne de Padiés, dont il eut :
    1. Pierre, qui suit ;
    2. Françoise ;
    3. Madeleine ;
    4. Séguine.

  9. Pierre DU FAUR, IIIe du nom, seigneur d'Encuns et de Belflou, épousa 1.° Archange de Chateauverdun ; 2.° Anne de Fontaines. Il eut de son premier mariage :
    1. Jean-Paul, dont l'article suit ;
    2. Françoise.
    3. du second lit sont sortis quatre enfants qui ont formé une seconde branche.

  10. Jean-Paul du FAUR, seigneur d'Encuns, épousa Gabrielle de Roquorlan-Sabatier, dont il eut :
    1. Gabriel ;
    2. Jean-Gabriel, dont l'article suit ;
    3. Jean-Joseph.

  11. Jean-Gabriel du FAUR, seigneur d'Encuns et de Mongay, épousa Marie de Prieur. Il eut de ce mariage :
    1. Jean-Paul.
    2. Jean-François, dont l'article suit ;
    3. Madeleine ;
    4. Jeanne.

  12. Jean-François DU FAUR, seigneur d'Encuns et de Bouriac, épousa Paule de Ganiac, dont il eut :

  13. Jean-Germain DU FAUR, seigneur d'Encuns et de Nailhoux, de Montesquieu et de Soucale, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, ci-devant capitaine, aide-major, chargé du détail des finances du régiment de la marine, épousa 1.° Hélène-Thérèse Duvergier ; 2.° Marie-Anne-Marthe-Séraphine Dablanc. Il eut de ce dernier mariage :
    1. Paul-Bernard-Madeleine-Germain, qui suit ;
    2. Germain-Augustin, officier d'infanterie, vivant ;
    3. Marie-Michelle-Julie ;
    4. Bernarde-Marie-Louise-Justine ;
    5. Germaine-Adélaïde ;
    6. Marie-Sophie.

  14. Paul-Bernard-Madeleine-Germain DU FAUR D'ENCUNS, ancien officier d'infanterie, fidèle au service de son roi, il se rendit au château des Tuileries, le 20 juin 1792, et eut l'honneur de rester toute la journée auprès de cet auguste monarque. Ii se mit ensuite à la tête de l'insurrection royale du Midi en 1799, et reçut plusieurs blessures dans cette occasion. Il a épousé, 1.° le 3 juin 1790, Marie-Victoire-Mélanie le Comte, fille de haut et puissant seigneur Guillaume le Comte, chevalier de Malte, Captai de Latresne, et de haute et puissante dame Thérèse de Charlary ; 2.° en 1795, Marie-Sophie Lapeyrie, aujourd'hui vivante, de laquelle il a :
    1. Germain-Hector du Faur ;
    2. Simon-Warwick du Faur ;
    3. Gustave du Faur ;
    4. Zulime du Faur ;
    5. Cléméile du Faur.
Armes : « d'azur à deux bandes d'or, et à six bezans d'argent, trois en chef et trois en pointe. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 399
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Famille de Bernard de la Carbonnière

BERNARD DE LA CARBONNIÈRE (DE) famille ancienne et noble d'extraction, originaire du Quercy, et fixée dans le pays Chartrain depuis environ cent cinquante ans. Les alliances qu'elle a faites dans sa province font connaître qu'elle y tenait un rang distingué, et la manière dont elle a toujours été maintenue dans ses privilèges, ne laisse aucun doute sur l'authenticité et l'ancienneté de sa noblesse.

Le premier connu de cette maison est Raimond de Bernard, qualifié chevalier dans un acte de 1292, entre lui et Guérin Grinouard, damoiseau d'Aynac en Quercy. Cet acte fut produit le 23 mars 1667, par noble François de Bernard de la Carbonnière, à l'intendant de Riom, qui en fit mention dans son ordonnance tendante à le maintenir dans toutes les prérogatives de la noblesse.

Gabriel de Bernard, damoiseau, par acte du 12 avril 1456, dota noble Varenne, sa fille, pour être reçue religieuse au couvent du Désert ou de l'Hermitage. Dans cet acte ils sont qualifiés, Nobilis Varanna Bernarda flua nobilis Gabrielis Bernadi, domicilii et parochiœ de Aynacœ.
  1. Astorg DE BERNARD, fils ou petit-fils du président, transigea, conjointement avec son fils, le 7 septembre 1511, avec nobles Antoine et Pierre Berbuzon. Il laissa de sa femme, dont le nom n'est pas connu :

  2. Jean DE BERNARD, Ier du nom, seigneur de la Borie et de la Bernaudie, vivant en 1536 ; qui fit son testament le 23 août de ladite année, par lequel il institua sa légataire universelle Hélène de Celves, et fit des legs à tous ses enfants, qui furent :
    1. Louis de Bernard ;
    2. Hugues ;
    3. Jean ;
    4. Autre Jean de Bernard ;
    5. Guillaume, dont l'article suit ;
    6. Hélène de Bernard, mariée à noble de Cours ;
    7. Marguerite de Bernard ;
    8. Antoinette de Bernard ;
    9. Autre Marguerite de Bernard, qui épousa Gerault Vermoy ;
    10. Jeanne de Bernard ;
    11. Catherine ;
    12. Autre Hélène de Bernard.

  3. Guillaume DE BERNARD, écuyer, seigneur de la Borie, épousa, le 6 février 1577, Rose de Galamba. Il obtint des lettres de rescision le 3 juin 1591. Il eut pour fils Durand, qui suit :

  4. Durand DE BERNARD, écuyer, seigneur de la Borie, paroisse d'Aynac, épousa, le 3 mars 1615, Antoinette de Senneterre. Il acquit une métairie de Jean Arcimotier, par acte du 13 janvier 1627. Il testa en 1627, et laissa :
    1. Hugues, dont l'article suit ;
    2. François, auteur de la seconde branche rapportée ci-après ;
    3. Jean, écuyer, seigneur du Bousquet, mort sans postérité.

  5. Hugues de BERNARD, écuyer, seigneur de la Borie, épousa, le 24 janvier 1644, Marguerite de Veirières, fille de Jean de Veirières, écuyer, seigneur dudit lieu, et d'Adriane de Loin. Par acte du 6 août 1658, il régla, avec François et Jean de Beriard ses frères, les successions de leurs père et mère. Il eut acte de la présentation de ses titres de noblesse le 4 mars 1667, au bas d'un inventaire qu'il produisit au seigneur Rabastens, président ; juge-mage en la sénéchaussée de Quercy, siège de Montauban, sur lequel il prouvait, avec François de Bernard, seigneur de la Carbonnière, et Jean de Bernard, seigneur du Bousquet, ses frères, qu'ils descendaient en ligne directe de Gabriel de Bernard, qui vivait en 1450 et prenait les qualités de noble et de damoiseau. Il eut pour fils :

  6. Jean de BERNARD, IIe du nom, écuyer, seigneur de la Borie et d'Ettrieu, qui épousa, le 25 août 1678, Marie de Ségny, fille d'Etienne de Ségny, seigneur de Périgal, la Tour, Beaulieu et autres places. On ignore s'il laissa postérité.
Seconde branche
  1. François DE BERNARD, écuyer, seigneur de la Carbonnière, second fils de Durand de Bernard et d'Antoinette de Senneterre, obtint, le 26 juin 1661, une sentence en l'élection d'Aurillac, qui le déclara noble de race et d'extraction, et le maintint, avec sa femme et ses enfants, dans tous les privilèges de la noblesse. Le 23 mars 1667, il obtint une ordonnance de l'intendant de Riom, portant qu'il serait employé dans le catalogue des gentilshommes de la province. Il fut capitaine d'une compagnie d'ordonnance. Il avait épousé, le 30 août 1659, Catherine de Caldemaison, fille de Jean de Caldemaison et de Marguerite du Tril. Il eut de ce mariage :
    1. Jean, dont l'article viendra ;
    2. François de Bernard, écuyer, seigneur de la Carbonnière, lieutenant-colonel du régiment de Beaugy, chevalier des ordres royaux, militaires et hospitaliers de Saint-Louis, de Saint-Lazare et du Montcarmel, lieutenant-colonel de la ville de Metz, puis commandant du bataillon de milice de la ville de Chartres. Il épousa, en octobre 1714, Anne Françoise de Brisacier, fille de Guillaume de Brisacier, chevalier, conseiller du roi en ses conseils d'état privés, secrétaire des commandements de la reine et de Madeleine de Garsantan. Il mourut sans postérité.

  2. Jean DE BERNARD, écuyer, seigneur de Carbonnière, capitaine au régiment de Bourbon, infanterie, épousa, en juin 1694, Marie-Josèphe de Riverains, fille de François de Riverains, écuyer, seigneur de la Hallière, officier dans les chevau-légers du roi, et de Marie Chabline de Saint-Luperce. Il eut de ce mariage :
    1. François de Bernard, écuyer, seigneur de la Borie et de la Motte, lieutenant d'infanterie à Chartres, qui épousa Marie-Geneviève de Pigenot, dont il eut Marie-Geneviève de Bernard, née le 3 octobre 1729, mariée en 1776 à messire Charles Marc-Antoine de Quinquarnon, capitaine de cavalerie, garde-du-corps du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
    2. Jean-Guillaume, qui suit.

  3. Jean-Guillaume DE BERNARD, écuyer, seigneur de la Hallière, d'abord volontaire dans le régiment de la Reine, dragons ; fut ensuite lieutenant au régiment de Franclieu, infanterie, et capitaine au bataillon de milice de Chartres. Il laissa de son premier mariage, contracté le 9 février 1728, avec Elisabeth-Louise de Gastel, fille-de Jean-Baptiste de Gastel, écuyer, seigneur de l'Etang, et de Marguerite de Mainfermes :
    1. Jacques-François de Bernard, écuyer, seigneur de la Carbonnière, lieutenant de milice volontaire à Chartres, mort le 7 juin 1765, qui avait épousé, le 15 mars 1761, Marie-Jeanne Boutrou, de laquelle il eut : a. Jean-Jacques de Bernard, écuyer, seigneur de la Carbonnière, né à Chartres le 8 novembre 1761, lieutenant d'infanterie et de cavalerie, marié deux fois, sans postérité ; b. Louise-Geneviève de Bernard de la Carbonnière, née le 8 octobre 1763, mariée à Antoine Gatelet, licencié en droit, avocat, secrétaire en chef de la mairie, membre du collège électoral du département d'Eure-et-Loir, à Chartres ;
    2. Pierre-Michel-François, qui suit.

  4. Pierre-Michel-François DE BERNARD DE LA CARBONNIERE, écuyer, seigneur de la Hallière, volontaire au réginient d'Artois, infanterie, s'embarqua en 1755, avec le second bataillon dudit corps, pour passer à Louisbourg en Canada. Il repassa en France et quitta ce régiment, où il avait servi trois ans avec distinction, et fut lieutenant, puis capitaine au régiment provincial de Montargis. Ii mourut au mois de décembre 1776, laissant, du mariage qu'il avait contracté le 23 avril 1758, avec Françoise-Constance Fresneau :
    1. Pierre-Michel-François de Bernard de la Carbonnière, écuyer, né à Chartres le 8 décembre 1760, reçu au collège royal de la Flèche en septembre 1771, puis à l'école royale militaire en septembre 1774. Il est entré au régiment d'Angoumois, infanterie, en qualité de cadet gentilhomme, le 6 juin 1776. Il fut fait successivement sous-lieutenant en avril 1779, lieutenant en mai 1785, lieutenant en premier le 20 février 1790, adjudant-major le 1er janvier 1791 ; il a émigré la même année, et a été fait, lieutenant-commandant la compagnie des gentilshommes normands au régiment de Loyal-Emigrants. Il a été tué à Niewport le 21 juillet 1794 ;
    2. Casimir, dont l'article viendra ;
    3. Louise-Constance-Adelaïde-Victoire de Bernard de la Carbonnière, reçue à la maison royale de Saint-Cyr en 1770 ;
    4. Jeanne-Julie de Bernard de la Carbonnière, née le 13 décembre 1763 ;
    5. Marie-Louise-Françoise de Bernard, née le 29 août 1765 ;
    6. Louise-Thérèse-Geneviève de Bernard, décédée ;
    7. Anne-Pélagie de Bernard, née le 29 octobre 1768, reçue à la maison royale de Saint-Cyr en 1777 ;
    8. Félicité de Bernard de la Carbonnière, née le 5 mai 1770, mariée à Guillaume-François-Pierre le Marié, chevalier, seigneur de la Crossonnière, chef d'escadron au régiment du roi ;
    9. Marie-Geneviève-Ursule, née le 20 octobre 1775.

  5. Casimir DE BERNARD DE LA CARBONNIÈRE, chevalier, sous-lieutenant au régiment d'Angoumois, infanterie émigra en 1791, et a été volontaire et sergent au régiment des gentilshommes de Loyal-Emigrants, chef de division dans les armées royales et catholiques de Bretagne, a été mis en arrestation à Bordeaux et à Rochefort, et déporté à Cayenne comme émigré. Il demeure actuellement au château des Rouauxdières, près Montdoubleau. Il a épousé Marie-Charlotte de Vanssay de la Barre, fille de Charles, marquis de Vanssay, seigneur de la Barre et autres lieux, mousquetaire du roi et capitaine de cavalerie. Il a de ce mariage :
    1. Ambroise-Marie-Anatole de Bernard de la Carbonnière, chevalier, né au château de la Barre le 13 juillet 1809 ;
    2. Marie-Constance-Aline de Bernard, née au château de la Barre, le 19 novembre 1807 ;
    3. Marie-Constance-Auguste de Bernard, née au château des Rouauxdières le 24 janvier 1813.
Armes « D'azur à trois chevrons d'argent, le heaume de même, au tiers de face. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 394
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

24 janvier 2009

Nouveaux livres Gallica

Une sélection des nouveaux ouvrages publiés sur Gallica en décembre 2008 :
  1. Aubert de La Chesnaye Des Bois, François-Alexandre (1699-1783). Dictionnaire de la noblesse. Tome11.
  2. Bernède, Arthur (1871-1937). L'affaire Fualdès / Arthur Bernède. 1931.
  3. Bonnechose, François-Émile de (1801-1875). Bertrand Du Guesclin : connétable de France et de Castille
  4. Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Notice historique sur la famille Du Liège
  5. Généalogie de la maison de Berthou en Bretagne. 1896.
  6. La Ville Du Bost, Henri de. Généalogie historique de la maison Poignand de La Salinière Du Fontenioux de Lorgère
  7. Luchaire, Achille (1846-1908). Notice sur les origines de la maison d'Albret (977-1270),
  8. Waroquier de Méricourt de La Mothe de Combles, Louis-Charles (1757-1794). Généalogie de la maison de Waroquier.

Famille du Bois du Bais

BOIS DU BAIS (du), l’une des plus anciennes familles nobles du Cotentin en Normandie, qui fait remonter son origine à Geoffroi du Bois, qui était un des plus grands seigneurs de la cour de Guillaume-le-Conquérant, duc de Normandie, qu’il suivit en Angleterre, où il existe encore une branche de cette famille. Elle perpétue ses prédécesseurs jusqu’en 1066, suivant les anciennes généalogies et titres qu’ils en ont déposés à la chambre royale aux treizième, quatorzième et quinzième siècles, et sur lesquels les différents généalogistes ont tiré leurs connaissances, et depuis sur les preuves qu’ils en ont faites devant différents commissaires députés par le roi contre les usurpateurs de la noblesse, aux seizième et dix-septième siècles. Elle a contracté des alliances avec les familles les plus distinguées et les plus anciennes des différentes provinces de la France, et particulièrement de la Normandie et du Périgord, et parmi lesquelles nous citerons celles de Caumont de la Force, de la Coste-de-la-Calprenède, de Noailles, de Buffière, de Vassy-le-Brecey, de Bouillé de Crécy, de Jaucourt, etc.
  1. Geoffroy DU BOIS, chevalier, vivant sous le règne de Guillaume-le-Conquérant fut un de ceux qui passèrent avec ce prince à la conquête du royaume d’Angleterre, l’an 1066. Il épousa Sidoine de Tesson, dont il eut :

  2. Jean DU BOIS, Ier du nom, chevalier, fut un de ceux qui furent avec Robert, surnommé Courte-Heuse duc de Normandie, à la conquête de Jérusalem, où il fit des prodiges de valeur l’an 1095. On ne sait quel fut le nom de son épouse, dont il eut :

  3. Jean DU BOIS, IIe du nom, chevalier l’an 1121 qui prit pour femme Mahaust de la Champagne, qui lui donna pour fils :

  4. Jean DU BOIS, IIIe du nom, chevalier, vivant l’an 1163. Il fut marié trois fois : la première avec Nicole de Montenay ; la seconde avec Jeanne de Creully, et la troisième avec Jeanne Desquay.
    Du premier lit sortirent :
    1. Philippe, qui suit ;
    2. Renaud, chevalier, nommé entre les bannerets sous Philippe-Auguste, l’an 1213 ou 1215, qui eut une fille dont sera parlé ci-après ;
    3. Et Godefroy, chevalier, aussi nommé avec ses frères parmi les bannerets.

  5. Philippe DU BOIS, chevalier, nommé entre les bannerets sous le règne de Philippe-Auguste, l’an 1213 ou 1215, épousa Perennelle de Vierville, dont il eut :

  6. Jean DU BOIS, IVe du nom, chevalier qui fut à l’assemblée pour l’ost de Foix, l’an 1251. Il épousa Jeanne de Beuzeville, et en eut :

  7. Pierre DU BOIS, chevalier en 1259, nommé dans une charte de l’an 1261. Son épouse fut Philippote du Bois sa parente, fille de Renaud du Bois son grand-oncle, chevalier, dont nous venons de parler : il en eut :

  8. Robert DU BOIS, chevalier en 1297, lequel épousa Marie d’Urville, et en eut entre autres enfants :

  9. Jean DU BOIS ; Ve du nom, chevalier, qui, après la mort de son père en 1313, appointa avec Guillaume de Thieuville de quelques différends. Il fut accusé d’avoir ensorcelé Philippe de Valois, dont il avait la confiance à un haut degré, et fut cité devant le parlement, qui jugea qu’il y avait gage de bataille et nécessité de se tuer entre lui et le chevalier de Vervins, son accusateur. Il est qualifié de monseigneur Jean du Bois, chevalier banneret. Il épousa Françoise de Tesson, fille de Guillaume de Tesson, seigneur de l’Espinay, et de Marie de Hotot. De ce mariage sortirent :
    1. Jean, qui suit.
    2. Guillaume, qui fut en la compagnie du sire de Fauguernon, l’an 1340, et à la revue du comte d’Alençon l’an 1372 ;
    3. Et Raoul DU BOIS, chevalier.

  10. Jean DU BOIS, VIe du nom, chevalier, seigneur de l’Espinay-le-Tesson, comparut à l’échiquier tenu à Rouen l’an 1341, et depuis est nommé dans une charte de l’an 1360, et dans l’armorial dressé sous le roi Charles V, l’an 1369. Il épousa Jeanne de Montenay, de laquelle il eut :
    1. Jean, qui suit ;
    2. Et Nicole, chevalier, qui fut donné pour conseiller avec plusieurs autres, par le roi Charles V, à la reine sa femme, après son décès, l’an 1374.

  11. Jean DU BOIS, VIIe du nom, chevalier dit de Gascoin, seigneur de l’Espinay-le-Tesson, est employé dans un compte de Guillaume Danfernet, trésorier des guerres, de l’an 1381, sous la date du 8 juillet, et dans celui de Jean le Flamand, aussi trésorier des guerres de l’an 1393. Il s’allia avec Catherine de la Luzerne, dame de Pirou, fille de Guillaume de la Luzerne, seigneur de Pirou, et de Jeanne de la Haye son épouse, à cause de laquelle ii rendit aveu à Nicole de Paynel, baron de Hambie, l’an 1398. Il en eut :
    1. Thomas, qui suit ;
    2. Raoul, chevalier, auteur d’une branche ;
    3. Jean, VIIIe du nom, seigneur de Marcellet, qui épousa, l’an 1421, Jeanne de Hotot, et qui fut ensuite en l’échiquier tenu l’an 1448 ;
    4. Et Robine du Bois, femme de Robert de la Raye, seigneur de Bouillon en 1426.

  12. Thomas DU BOIS, seigneur de Pirou et de l’Espinay, est un des aïeux en directe ligne de MM. du Bois du Bais aujourd’hui existants. Il fut chambellan du roi en 1448, fit quelques acquisitions en 1455, puis plaida à l’échiquier contre Thomas, seigneur de Beaumont en 1454. Il eut trois femmes : la première fut Gervaise de Beaumont ; la seconde, qu’il épousa en 1449, fut Marie de Vierville, fille de Philippe de Vierville, seigneur et baron de Creully, et de Marie de Montauban sa femme ; et la troisième fut Marie de la Chapelle.
    Du premier lit vinrent :
    1. Jean, qui suit ;
    2. Et Geoffroy, seigneur de l’Espinay, qui fit la branche des seigneurs de l’Espinay-le-Tesson, que nous rapporterons plus bas.

      Du second lit il eut :
    3. Thomas, seigneur de Victot.

      Et du troisième :
    4. Thibaut, qui fit la branche des seigneurs de Victot, que nous rapporterons plus bas.

  13. Jean DU BOIS, IXe du nom, seigneur de Pirou, chambellan du roi Louis XI, plaidait en l’échiquier contre Jean de Villiers, baron du Hommet, l’an 1474. Il épousa Jeanne de Colombière, dame de la Haye-du-Puy, dont sortirent :
    1. Jean, qui suit ;
    2. Et Raoul, seigneur de Parfouru, mort sans postérité.

  14. Jean DU BOIS, Xe du nom, seigneur de Pirou, se maria avec Jeanne de Carbonnel, dame de Cerences, Heugueville et Dangy, fille héritière de Jean de Carbonnel, seigneur de Heugueville, et de Jeanne de Murdrac son épouse, dont il eut :
    1. Jacques, qui suit ;
    2. Marie, dame de Beuzeville, femme de Jacques, seigneur de la Luzerné, et de Jeanne de Ver, son épouse, en 1510.

  15. Jacques DU BOIS, seigneur de Pirou, Cerences, Heugueville et Dangy, épousa Jeanne de Cambernon, dame de Montpinchon, dont sortirent :
    1. Gilles, qui suit ;
    2. Jeanne, femme d’Adam Jouan, seigneur d’Osmonville.

  16. Gilles DU BOIS, seigneur de Pirou, Cerences, Heugueville, Dangy et Montpinchon, épousa Catherine de Gourfaleur, dont il eut pour fille unique :
    Louise DU BOIS, dame de Pirou, femme de Charles du Bois, seigneur de l’Espinay-le-Tesson, son cousin au quatrième degré, rapporté ci-après.
Branche des seigneurs de l’Espinay-le-Tesson.
  1. Geoffroy DU BOIS, IIe du nom, seigneur de l’Espinay-le-Tesson, second fils de Thomas du Bois, chambellan de François Ier, seigneur de Pirou, et de Gervaise de Beaumont sa première femme, épousa Jeanne de Freville, dont il eut pour fils :

  2. Richard DU BOIS, seigneur de l’Espinay-le-Tesson, baron de Montbray, lequel donna aveu de ses biens en 1497, et épousa Françoise Maunoury, dame de Marigny, fille de Guillaume Maunoury, seigneur de Marigny, et de Madeleine Stuart, de laquelle il eut :

  3. Pierre DU BOIS, IIe du nom, seigneur de Marigny, en 1533. Il épousa Anne de Ruppière, dame de Segrie, de laquelle alliance sortit :

  4. Richard DU BOIS, IIe du nom, seigneur de l’Espinay, en 1583, qui se maria avec Jeanne de Carbonnel, et laissa pour fils :

  5. Charles DU BOIS, seigneur de l’Espinay, puis de Pirou, par l’alliance qu’il fit avec Louise du Bois, sa cousine au quatrième degré, fille et héritière, comme nous avons dit ci-devant, de Gilles du Bois, seigneur de Pirou, et de Catherine de Gourfaleur son épouse, dont sortirent deux filles :
    1. Claude DU BOIS, dame de l’Espinay-le-Tesson et de Pirou, femme de Gabriel de Vassy, marquis de Bressey, mort en 1648 ;
    2. Marie DU BOIS, femme de Philippe de Bouille, comte de Créancé.
Branche des seigneurs de Victot.
  1. Thibaut DU BOIS, chevalier, seigneur de Victot, par le décès de Thomas du Bois ; son frère, sans postérité, quatrième fils de Thomas du Bois, seigneur de Pirou et l’Espinay-le-Tesson, chambellan du royaume. Il épousa Amelotte de Beauval, dont il eut :
    1. Thomas, qui suit :
    2. Etienne, qui fait la branche des seigneurs des Groiselliers, dont nous parlerons ci-après
    3. Jean, XIe du nom ; de sa postérité duquel nous n’avons aucune connaissance.

  2. Thomas DU BOIS, chevalier, seigneur de Victot, partagea avec Etienne du Bois, seigneur des Groiselliers, et Jean du Bois, par acte du 17 décembre 1481. Il contracta, en 1471, avec Geoffroy du Bois, seigneur de l’Espinay-le-Tesson, comme descendant en ligne masculine de Thomas du Bois, chambellan du royaume, seigneur de Pirou et de l’Espinay-le-Tesson. Le nom de son épouse est inconnu ; il en eut :
    1. François, qui fut seigneur de Victot, mort sans postérité
    2. Adrien, aussi mort sans enfants ;
    3. Ursin, devenu seigneur de Victot, de la postérité duquel nous n’avons point de connaissance.
Branche des seigneurs des Groiselliers.
  1. Etienne DU BOIS, second fils de Thibaut du Bois, seigneur de Victot ; fut envoyé l’an 1492, à la cour de Rome par le roi Charles VIII. II s’attira l’estime du pape Alérien surnommé Innocent VIII. Ce dernier, pour marque de sa bienveillance particulière, le combla de présents à son part de cette cour ; et entre autres, d’une châsse d’or dans laquelle était renfermé un os de l’épaule d’un des dix mille martyrs. Elle fut déposée avec grande pompe, par l’évêque de Lisieux, en l’église Notre-Dame des Groiselliers, du pays d’Auge en Normandie, arrondissement de Pont-l’Evêque, l’an 1495. Il donna beaucoup de biens à différentes églises et monastères. On ne sait quel fut le nom de son épouse, dont il eut :

  2. Thibaut DU BOIS, IIe du nom, chevalier, seigneur des Groiselliers. Il fut longtemps au service du roi sous le commandement du comte de Montmorency, pendant lequel temps Robert de Courseule, seigneur de Han et de Brocottes, se chargea de l’administration de ses biens par acte exercé en 1519. Il donna plusieurs portions de terre à Ursin du Bois, son cousin germain ; mais ce dernier lui en fit remise après qu’il eut succédé en la seigneurie de Victot, par le décès de François et d’Adrien ses frères, sans postérité. Il épousa Marie de Courseule, fille de Robert de Courseule, seigneur du Han et de Brocottes, l’an 1525, de laquelle il eut :
    1. Nicolas, mort sans postérité ;
    2. Jean, qui suit ;
    3. Guillaume, de la postérité duquel nous n’avons point de connaissance ;
    4. Jean DU BOIS, mort sans postérité.

  3. Jean DU BOIS, XIe du nom, chevalier, seigneur des Groiselliers, partagea avec ses frères la succession de Thibaut du Bois. Il épousa Marguerite du Houley, fille de Jacques du Houley, seigneur du Mesnil Reignard en 1551, dont il eut :
    1. François, mort sans postérité ;
    2. Philippe, qui suit :

  4. Philippe DU BOIS, IIe du nom, chevalier, seigneur des Voins, vivait en 1574. Il servit sous les ordres de Charles de Lorraine, duc d’Elboeuf, en qualité de capitaine d’une des compagnies entretenues en Piémont l’an 1581. Il épousa Austreberde Avenel, dont il eut :
    1. Adrien, qui suit ;
    2. Jacques DU BOIS, chevalier, qui a fait une branche ;
    3. Et Philippe, qui fut prêtre, curé du Mesnil-Guillaume.

  5. Adrien DU BOIS, chevalier, sieur des Voins, servit en 1610, sous les ordres de monseigneur le duc d’Épernon, pair de France, en qualité de capitaine. Il épousa Marie Cœuret, fille de noble homme Robert Cœuret, dont il eut :

  6. Pierre DU BOIS, IIIe du nom, qui fit preuve de noblesse de chevalerie par devant MM. les juges et procureur du roi en l’élection de Pont-l’Evêque, bailliage d’Auge, l’an 1634, lesquels attestent par leur sentence qu’il est issu de noble et ancienne race de chevalerie des seigneurs de Pirou, l’Espinay-le-Tesson, de Victot et des Groiselliers. Il fit encore preuve de noblesse de chevalerie devant MM. les commissaires généraux députés par le roi en la cour des aides de Normandie, pour l’exécution de la déclaration de sa majesté du 15 mai 1655. Il épousa Françoise le Prévost, fille de noble homme Henri le Prévost, seigneur et patron de Fourches, famille qui descend d’un fils naturel de Guillaume-le-Conquérant, qui, l’ayant nommé prévôt de son armée, lui en conserva le nom pour lui et sa postérité. De cette alliance il eut :
    1. Richard DU BOIS, qui fut carme ;
    2. Jacques, décédé sans postérité, au service du roi, sous les ordres du comte de Créancé, en la compagnie duquel il servit en qualité de lieutenant ;
    3. et Jean, qui suit.

  7. Jean DU BOIS, IIe du nom, chevalier, sieur de Corval, épousa, en 1673, Catherine le Testier, dont il eut :

  8. Jacques DU BOIS, chevalier, sieur de Berville, qui servit vers 1702, sous les ordres du marquis de Beuvron lieutenant-général des armées du roi. Il épousa Marguerite de Malfiliatre, dame du Bais, dont il eut :
    1. Jacques-Tannegui, qui suit ;
    2. Henri, qui a fait une branche ;
    3. Et Thibaut, mort sans postérité.

  9. Jacques-Tannegui DU BOIS, IIe du nom, chevalier, seigneur du Bais, servit sous les ordres du marquis de Brissac, capitaine des cadets. Il épousa, l’an 1738, Catherine-Armande-Victoire d’Eauga, fille de messire Bernard d’Eauga, seigneur de Saint-Martin, et de noble dame Catherine de Coustin-Caumont de Bourzolles, de laquelle alliance sont sortis (avec le surnom de du Bais, tiré de la seigneurie de ce nom, possédée par leur grand-père et père afin de distinguer cette branche de deux autres existantes, l’une sous le nom de du Bois-de-Launay, et l’autre sous celui de du Bois-des-Anges.)
    1. Anonyme du Bois-du-Bais, chevalier, qui fut officier d’infanterie, et fut fait chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis ; encore existant ;
    2. Louis-Thibaut du Bois du Bais, qui suit ;
    3. Jacques-François-César du Bois du Bais, sieur d’Auberville, ancien officier d’infanterie, et qui depuis se fit recevoir avocat au parlement de Paris, pour entrer dans la magistrature ; puis obtint la place de juge au tribunal de première instance de Riberac en Périgord, où il se fixa, après avoir recueilli en ce pays, pour lui et ses frères, une portion de la succession de feu M le marquis de l’Ostange, leur oncle, à la mode de Bretagne. Il y réside encore, et a épousé mademoiselle d’Eauga, sa cousine germaine, dont il a eu plusieurs enfants ;
    4. Et Pierre du Bois du Bais, dit le Chevalier, officier d’infanterie, qui depuis entra dans un régiment de hussards, fit plusieurs campagnes en qualité de lieutenant-colonel, et est en ce moment commandant de la place d’Abbeville en Picardie.

  10. Louis-Thibaut du Bois du BAIS, IVe du nom, chevalier, a servi dans la maison militaire de S. M. Louis XVI ; il y avait rang de capitaine de cavalerie, et était chevalier, de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis à l’époque de la révolution. Il a été membre de toutes les législatures depuis la tenue des états-généraux en 1789. Il fut nominé sénateur à l’époque de la création de ce corps, titulaire de la sénatorerie de Nîmes, en 1804, commandant de la légion d’honneur à l’époque de son institution, et a obtenu de nouvelles lettres de noblesse, avec le titre de comte. Son épouse est dame Louise-Françoise le Prévost, de la même famille que Françoise le Prévost, épouse de Pierre du Bois, son trisaïeul, qui, comme on l’a dit plus haut, tire son origine d’un fils naturel de Guillaume-le-Conquérant. De ce mariage il a eu :
    1. Louis-Auguste-René du Bois du Bais, capitaine de cavalerie, chevalier de la légion d’Honneur, ayant en cette qualité fait plusieurs campagnes, et notamment celle de Moscow, comme aide-de-camp de M. le comte Watier de Saint-Alphonse, lieutenant-général de cavalerie ;
    2. Aimé-Auguste du Bois-du-Bais, âgé de dix-huit ans, est en ce moment élève de l’école royale et militaire de Saint-Germain.
Armes : « D’or, à l’aigle éployée de sable, onglé, becqué de gueules. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 386
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

22 janvier 2009

Famille Fournier à Isômes

Les actes ont été trouvés dans les relevés d'Isômes 1669-1732 effectués par Jean-Paul Bouché qu'on peut trouver sur le site de Pierre Debert, suite à des indications données cette semaine par Mme Jacqueline Chinardet que je remercie.

Chronique de la descendance de Pierre FOURNIER

Première génération

1. Pierre FOURNIER. Pierre a épousé Madeleine BRESSON. Madeleine est décédée le 11 juillet 1694 à Isômes, Haute-Marne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 2 M i. Antoine FOURNIER est né en 1669, et est décédé le 6 janvier 1719.
Deuxième génération

2. Antoine FOURNIER (Pierre) est né en 1669. Il est décédé le 6 janvier 1719 à Isômes, Haute-Marne, France. Antoine a épousé Françoise DELAULLE, fille de François DELAULLE et Etiennette CLERGET, le 31 janvier 1690 à Isômes, Haute-Marne, France. Françoise est née le 17 mars 1669 à Isômes, Haute-Marne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
3 M i. Philippe FOURNIER est né le 9 mars 1696 à Isômes, Haute-Marne, France. Il est décédé le 13 mars 1696 à Isômes, Haute-Marne, France.

4 F ii. Etiennette FOURNIER est née le 26 janvier 1697 à Isômes, Haute-Marne, France.

5 M iii. Antoine FOURNIER est né le 17 mars 1698 à Isômes, Haute-Marne, France.

6 F iv. Marguerite FOURNIER est née le 17 février 1701 à Isômes, Haute-Marne, France. Marguerite a épousé Gilbert RENARDEAU le 27 novembre 1724 à Isômes, Haute-Marne, France.

+ 7 F v. Françoise FOURNIER est née le 8 novembre 1703.
Troisième génération

7. Françoise FOURNIER (Antoine, Pierre) est née le 8 novembre 1703 à Isômes, Haute-Marne, France. Françoise a épousé Jacques FLORIET, fils de Toussaint FLORIET et Gillette MOREAU, le 9 février 1728 à Isômes, Haute-Marne, France. Jacques a été baptisé le 27 février 1701 à Vernois-lès-Vesvres, Côte d'or, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 8 M i. Quentin FLORIET est né le 27 juillet 1731, et est décédé le 17 novembre 1786.

+ 9 F ii. Jeanne FLORIET a été baptisée le 20 octobre 1733.

10 F iii. Didière FLORIET.

11 F iv. Marie Anne FLORIET.

12 F v. Françoise FLORIET est décédée le 17 avril 1792 à Vaux-sous-Aubigny, Haute-Marne, France. Françoise a épousé Nicolas MONNIOT, fils de Henri MONNIOT et Pierrette BRESSON, le 18 novembre 1760 à Vaux-sous-Aubigny, Haute-Marne, France.

Famille Delaulle à Isômes

Grâce à Mme Jacqueline Chinardet qui m'a écrit cette semaine à propos d'ancêtres Floriet communs, j'ai pu progresser de deux ou trois générations et découvrir de nouvelles familles, à commencer par les Delaulle à Isômes.

Les actes ont été trouvés dans les relevés d'Isômes 1669-1732 effectués par Jean-Paul Bouché qu'on peut trouver sur le site de Pierre Debert.

Chronique de la descendance de François DELAULLE


Première génération

1. François DELAULLE. François a épousé Étiennette CLERGET le 24 novembre 1661 à Grenant, Haute-Marne, France. Étiennette est décédée le 16 février 1678 à Isômes, Haute-Marne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
2 M i. François DELAULLE est né en 1666. François a épousé Prudence PASCALLE le 1 juillet 1704 à Isômes, Haute-Marne, France.

+ 3 M ii. Jean DELAULLE est né en 1667, et est décédé le 8 avril 1710.

+ 4 F iii. Françoise DELAULLE est née le 17 mars 1669.

5 F iv. Antoinette DELAULLE est née le 18 novembre 1670 à Isômes, Haute-Marne, France.

6 F v. Jeanne DELAULLE est née le 3 janvier 1672 à Isômes, Haute-Marne, France. Jeanne a épousé Didier CHINARDET le 31 janvier 1695 à Isômes, Haute-Marne, France.

7 M vi. Georges DELAULLE est né le 28 mai 1673 à Isômes, Haute-Marne, France.

8 F vii. Louise DELAULLE est née le 30 octobre 1674 à Isômes, Haute-Marne, France.

9 F viii. Jeanne DELAULLE est née le 18 mai 1676 à Isômes, Haute-Marne, France. Jeanne a épousé Etienne CHAMEROY le 9 février 1700 à Isômes, Haute-Marne, France.
Deuxième génération

3. Jean DELAULLE (François) est né en 1667. Il est décédé le 8 avril 1710 à Isômes, Haute-Marne, France. Jean a épousé Françoise CAMUS le 31 janvier 1690 à Isômes, Haute-Marne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
10 F i. Anne DELAULLE est née le 28 octobre 1691 à Isômes, Haute-Marne, France. Elle est décédée le 12 novembre 1691 à Isômes, Haute-Marne, France.

+ 11 M ii. Jean DELAULLE est né le 13 janvier 1694.

12 F iii. Étiennette DELAULLE est née le 6 avril 1696 à Isômes, Haute-Marne, France. Étiennette a épousé Jacques HUGET le 23 novembre 1723 à Isômes, Haute-Marne, France.

13 M iv. Simon DELAULLE est né le 12 octobre 1698 à Isômes, Haute-Marne, France. Il est décédé le 14 mai 1703 à Isômes, Haute-Marne, France.

14 M v. François DELAULLE est né le 22 décembre 1700 à Isômes, Haute-Marne, France.

15 F vi. Françoise DELAULLE est née le 16 janvier 1703 à Isômes, Haute-Marne, France.

16 F vii. Marie DELAULLE est née le 2 janvier 1705 à Isômes, Haute-Marne, France. Elle est décédée le 26 juin 1710 à Isômes, Haute-Marne, France.

17 M viii. Nicolas DELAULLE est né le 13 mai 1707 à Isômes, Haute-Marne, France. Il est décédé le 14 juillet 1717 à Isômes, Haute-Marne, France.

18 M ix. Antoine DELAULLE est né le 19 août 1710 à Isômes, Haute-Marne, France.
4. Françoise DELAULLE (François) est née le 17 mars 1669 à Isômes, Haute-Marne, France. Françoise a épousé Antoine FOURNIER, fils de Pierre FOURNIER et Madeleine BRESSON, le 31 janvier 1690 à Isômes, Haute-Marne, France. Antoine est né en 1669. Il est décédé le 6 janvier 1719 à Isômes, Haute-Marne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 19 F i. Françoise FOURNIER.
Troisième génération

11. Jean DELAULLE (Jean, François) est né le 13 janvier 1694 à Isômes, Haute-Marne, France. Jean a épousé Renée FLORIET, fille de Toussaint FLORIET et Gillette MOREAU, le 11 février 1727 à Isômes, Haute-Marne, France. Renée a été baptisée le 16 septembre 1702 à Vernois-lès-Vesvres, Côte d'or, France. Ils ont eu les enfants suivants:
20 F i. Marguerite DELAULLE est née le 30 novembre 1727 à Isômes, Haute-Marne, France. Elle est décédée le 13 décembre 1727 à Isômes, Haute-Marne, France.

21 F ii. Françoise DELAULLE est née le 25 décembre 1728 à Isômes, Haute-Marne, France. Elle est décédée le 6 janvier 1729 à Isômes, Haute-Marne, France.

22 M iii. Nicolas DELAULLE est né le 15 mai 1730 à Isômes, Haute-Marne, France. Il est décédé le 12 août 1730 à Isômes, Haute-Marne, France.

23 M iv. Antoine DELAULLE est né le 29 avril 1731 à Isômes, Haute-Marne, France. Il est décédé le 4 mai 1731 à Isômes, Haute-Marne, France.

24 F v. Didière DELAULLE est née le 9 juin 1732 à Isômes, Haute-Marne, France.
19. Françoise FOURNIER (Françoise DELAULLE, François). Françoise a épousé Jacques FLORIET, fils de Toussaint FLORIET et Gillette MOREAU, le 9 février 1728 à Isômes, Haute-Marne, France. Jacques a été baptisé le 27 février 1701 à Vernois-lès-Vesvres, Côte d'or, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 25 M i. Quentin FLORIET est né le 27 juillet 1731, et est décédé le 17 novembre 1786.

+ 26 F ii. Jeanne FLORIET a été baptisée le 20 octobre 1733.

27 F iii. Didière FLORIET.

28 F iv. Marie Anne FLORIET.

29 F v. Françoise FLORIET est décédée le 17 avril 1792 à Vaux-sous-Aubigny, Haute-Marne, France. Françoise a épousé Nicolas MONNIOT, fils de Henri MONNIOT et Pierrette BRESSON, le 18 novembre 1760 à Vaux-sous-Aubigny, Haute-Marne, France.

20 janvier 2009

Quelques mariages d'époux Floriet en Côte-d'Or

Quelques mariages d'époux Floriet en Côte-d'Or que j'enregistre ici pour les retrouver plus facilement avec Google...

Commune: Lux
Date: 22/11/1672
Époux: FLORIET Nicolas
Père: FLORIET+ Jehan
Mère: BOEUF Nicolle
Épouse: DAMON Michelle
Père: DAMON François
Mère: CLERCHE Bénigne

Commune: Gurgy le Château
Date: 24/01/1711
Époux: FLORIET Jean "Maitre"
Père: FLORIET Nicolas (Maître)
Mère: ANDRIOT Jeanne
Épouse: FOURNERET Anne
Père: FOURNERET Pierre (Maître)
Mère: ALLY Garielle (Dame)

Commune: Bèze
Date: 05/11/1782
Époux: FLORIET François
Père: FLORIET François
Mère: BEGIN Catherine
Épouse: GARNIER Anne
Père: GARNIER Nicolas
Mère: BERNARD Anne

Commune: Bèze
Date: 25/11/1788
Époux: FLORIET François
Épouse: PILLENET Anne
Père: PILLENET Jean
Mère: JOURDAIN Thérèse

Commune: Etevaux
Date: 18/01/1774
Époux: FLORIET François
Lieu d'origine Époux: Blagny
Père: FLORIET Claude
Mère: GUELAUD Ignace
Épouse: THIELLEY Anne
Père: THIELLEY Claude
Mère: VAL Marguerite

Commune: Meuilley
Date: 14/06/1718
Époux: FLORIET Jean
Père: FLORIET Louis
Mère: LIEBAUT Louise
Épouse: BACHETET Etiennette
Père: BACHETET Jean
Mère: POIRIER Jeanne

Commune: Bure les Templiers
Date: 21/11/1774
Époux: FLORIET Jean
Père: FLORIET François
Mère: DUFOULON Jeanne
Épouse: LIBANET Claudine
Père: LIBANET Julien
Mère: MINOT Margueritte

Commune: Buxerolles
Date: 27/02/1764
Époux: FLORIET François
Père: FLORIET François
Mère: DUFOULON Jeanne
Épouse: POULLOT Anne
Père: POULLOT Laurent
Mère: CLERGET Louise

Commune: Buxerolles
Date: 16/02/1756
Époux: FLORIET Léonard
Père: FLORIET François
Mère: CLEMENT Françoise
Épouse: CLEMENT Marguerite
Père: CLEMENT Joseph
Mère: GEOFROY Nicole

Commune: Buxerolles
Date: 02/06/1749
Époux: FLORIET François
Épouse: TRAVAILLIEN Anne
Père: TRAVAILLIEN Bernard
Mère: PETIT Didière

Commune: Buxerolles
Date: 21/11/1747
Époux: FLORIET Jean
Père: FLORIET Jean
Mère: CLEMENT Catherine
Épouse: GILLOT Anne
Père: GILLOT Henry
Mère: TRINQUESSE Jeanne

Commune: Buxerolles
Date: 04/03/1737
Époux: FLORIET François
Père: FLORIET Jean
Mère: CLEMENT Catherine
Épouse: DUFOULON Jeanne
Père: DUFOULON Claude
Mère: GELIOT Jeanne

Commune: Buxerolles
Date: 30/04/1720
Époux: FLORIET François
Père: FLORIET Nicolas
Mère: AMIOT Marguerite
Épouse: CLEMENT Françoise
Père: CLEMENT Sébastien
Mère: MIGNARD Etiennette

Commune: Buxerolles
Date: 26/11/1787
Époux: FLORIET Jean
Père: FLORIET Léonard
Mère: CLEMENT Marguerite
Épouse: GIRARD Françoise
Père: GIRARD Nicolas
Mère: BOURGEOIS Françoise

Commune: Champagne sur Vingeanne
Date: 21/09/1798
Époux: FLORIET Pierre
Père: FLORIET François
Mère: THIELLEY Anne
Épouse: HUGUET Marie Anne
Père: HUGUET J.Baptiste
Mère: VALLE Anne

Commune: Sacquenay
Date: 10/07/1708
Époux: FLORIET Louis
Père: FLEURIET Claude
Mère: LAMBERT Jeanne
Épouse: CORNET Jeanne
Père: CORNET Philippe
Mère: MEURET Jacquette

Commune: Saulon la Chapelle
Date: 00/11/1692
Époux: FLORIET Martin
Épouse: NOLOT Anne
Père: NOLOT Zacharie
Mère: ? Christine

18 janvier 2009

La famille de Creny

CRENY (DE), famille noble d'extraction, établie en Normandie depuis six siècles.
  1. Robert DE CRENY, Ier du nom, écuyer, fils de Jean de Creny, près de Béthune, acquit la terre de Bailly en campagne en Normandie, où il vint demeurer en 1260. Il laissa :

  2. Robert de CRENY, IIe du nom, écuyer, épousa Alix Caignet, sœur du cardinal Caignet. De ce mariage vint :

  3. Guillaume DE CRENY, Ier du nom, écuyer, épousa Isabeau de Foucarmont, fille du sieur de la Mothe de Sept-Meules, dont il eut :

  4. Guillaume DE CRENY, IIe du nom, écuyer ; il épousa Isabeau de Briançon, de laquelle il laissa :
    1. Guillaume III, qui suit ;
    2. Charles ;
    3. Robert de Creny, dit le Grand, qui tua Pontois, lequel était un commandant des troupes de ce temps-là, et l'endroit est encore nomma le Camp Pontois.

  5. Guillaume DE CRENY, IIIe du nom, écuyer, épousa demoiselle Marie-Charlos, de laquelle il eut :
    1. Jean, mort aux guerres de Latémon, sans enfants ;
    2. Guillaume IV qui suit ;

  6. Guillaume DE CRENY, IVe du nom, écuyer, épousa demoiselle Marguerite de Boguéroult, dont il eut :
    1. Philippe, qui suit ;
    2. Adrien ;
    3. Charlotte.

  7. Philippe DE CRENY, écuyer, épousa Isabeau de Barbain, de laquelle il eut Louis et Nicolas.

  8. Adrien DE CRENY, écuyer, épousa, le 22 janvier 1549, demoiselle Jeanne le Roux, fille de George de laquelle il eut :
    1. Adrien, dont l'article suit ;
    2. Louis, commandant pour le roi au gouvernement du comté d'Eu, épousa demoiselle Nicole le Roux, en 1558.

  9. Jacques DE CRENY, écuyer, qui épousa Anne de Monsure en 1595, le 22 septembre. Il en eut :

  10. Antoine DE CRENY, écuyer, qui épousa Suzanne de Saint-Ouen le 8 décembre 1637, dont il eut :
    1. Louis, qui suit ;
    2. Pierre de Creny, qui épousa Antoinette de la Rue ;

  11. Louis DE CRENY, écuyer, épousa Charlotte d'Imbleval, le 28 juillet 1672. De ce mariage est issu :

  12. Louis-Adrien DE CRENY, qui épousa Marianne de Groulard, le 22 avril 1710, dont il eut :

  13. Adrien-Louis DE CRENY, seigneur de Beauregard, garde-du-corps, capitaine dans le régiment de la Marche, infanterie, fit huit campagnes, assista à plusieurs sièges sous les ordres du maréchal de Saxe, épousa Marie-Madeleine de Lacqueray le 19 octobre 1751. II en eut :
    1. Louis, capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, a émigré en 1791, et fait toutes les campagnes dans l'armée de Mgr. le prince de Condé, en qualité de lieutenant, dans le corps noble des chevaliers de la couronne ;
    2. Charles, grand-vicaire à Angers, et archidiacre d'Outre-Maine ;
    3. Ferdinand, dont l'article suit ;
    4. Alphonse, aussi capitaine d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis a épousé, en juillet 1798, la comtesse de Wiser, dame d'honneur de l'électrice de Bavière.

  14. Ferdinand DE CRENY, écuyer, capitaine au régiment de la marine, infanterie, qui épousa, en juin 1804, demoiselle de Croutel, dont il eut :
    1. Louis-Léon, né le 29 novembre 1808 ;
    2. Alphonse, né le 30 avril 1809.
Nota. M. le marquis de Creny, chevalier d'honneur au parlement de Douay, était de cette famille.

Armes : « d'azur à La bande d'argent, la bordure engrelée de gueules. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 384
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Anciennes photos de famille

Un grand merci à Mme Gautier qui m'a communiqué ces très vieilles photos de famille que je ne connaissais pas... Ainsi qu'à Jean-Louis Damret, pour les photos de la mise à jour du 1er juin 2013 (voir plus bas).


Toute la famille dans la jardin de la maison du Cygne à Saint-Denis de l'Hôtel.
Assis de gauche à droite : Marie Dubois (ep. Raymond Mordefroid), Onésime Dubois, Marie Ligneau, Jean Dubois
Au milieu : Pierre Dubois, mort en Bavière à la guerre de 14-18.
Debouts de gauche à droite : Louis Dubois, Jeanne Dubois (ép. M. Parendeau), Joseph Dubois, Marguerite Dubois (ép. L. Gibier), Léonce Gibier, Albert Dubois, Georges Dubois. Photo prise vers 1900.



Albert Dubois, Alice Dubois, Jeanne Touche. 1902.



De gauche à droite : Maurice Dubois, Fernand Dubois, Alice Dubois, Jacques Dubois, Thérèse Dubois, Albert Dubois, Jeanne Touche. Env. 1920.

Mise à jour du 1er juin 2013 : Photo et données envoyées ces dernières semaines par Mr Jean-Louis Damret que je remercie infiniment.

De gauche à droite, au 1er rang, Jeanne (Francine) Touche, épouse d'Albert, Marie Dubois, épouse Plasson, fille de Marthe, Marthe Dubois (née Ligneau), épouse d'Henri, Henri Plasson, fils de Marie, Man-neau Anne-Médorine Pelletier, mère de Marie et Marthe, Michel Ligneau, fils de Louis, neveu de Marie et Marthe, Marie Ligneau, épouse d'Onésime, Marguerite Dubois, Hélène Gibier, fille de Marguerite, X Plumelle, une cousine. Deuxième rang, de gauche à droite, Albert Dubois, Thérèse Dubois, fille de Marthe, Emile Plasson, Jeanne Dubois, Georges Dubois, Léonce Gibier, Marie Dubois, Louis Dubois, Marie Louise Plumelle, Joseph Dubois, Jean Dubois, Pierre Dubois.
Mariage de Jean Dubois et Marie Hervieux en 1917

Mariage de Jean Dubois et Germaine Roulin en 1920
Jean Dubois et Germaine Roulin en 1938
Alfred Dubois, père d'Onésime et Henri.
L'exploitation d’Onésime Dubois en Algérie
Almédorine Ligneau avec Michel Dubois (à gauche) et Jacques Dubois (à droite)
Onésime et Marie Dubois et leurs 5 ainés : Alfred, Georges, Marguerite, Louis, Joseph (de gauche à droite)
De gauche à droite et de haut en bas :Joseph, Georges, Albert, Louis,Thérèse et Marie (filles d’Henri), Jeanne, Marguerite, Onésime, Pierre, Marie, inconnu,Jean, Marie
Les filles d’Onésime et d’Henri Dubois (de gauche à droite) : Marguerite, Jeanne, Marie (Mordefroid), Thérèse, Marie (Plasson)
De gauche à droite, en haut : Jean, Rémond Mordefroid et un inconnu (2ème ou 3ème?), Joseph, Louis. En bas : Georges, son épouse Marie Louise et leur fils René, Marie mère, Marie (épouse Mordefroid) et sa fille Andrée. La photo semble être prise devant le porche de la chapelle du prieuré de Pont-aux-Moines.
La chapelle du prieuré a été détruite en 1927 à cause de sa vétusté pour faire place à un pavillon. Vue du prieuré de nos jours.
Chapelle du prieuré avant sa destruction.
Marguerite Dubois et Léonce Gibier à la maison du Cygne
Georges Dubois, son épouse Marie-Louise Fourment, et leur fils René
Les 3 enfants de Louis Dubois : Jean, Jeanne et Maurice (de gauche à droite)

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