31 juillet 2009

L'ascendance Grassoise de Jean-Pierre Abel Rémusat

Je ne suis pas mécontent d'avoir enfin pu trouver une partie de l'ascendance du célèbre sinologue que je cherchais depuis longtemps (voir cet article notamment).
  1. Sur le site de Serge Jodra, on apprend que Rémusat (Jean-Pierre Abel), sinologue est né à Paris le 5 septembre 1788, mort à Paris le juin 1832, fils de Jean-Marie Rémusat, originaire de Grasse, chirurgien, et de Jeanne-Françoise Aydée. Son père, qu'il perdit en 1805, avait été son seul précepteur, et comme lui il s'adonna d'abord à la médecine...

  2. Sur l'acte de mariage de Jean-Pierre Abel Rémusat et Andrée-Anne-Gennie Lecamus, on peu lire qu'il est le fils non pas de Jean-Marie mais de Jean-Henry Rémusat.

  3. Dans les registres GeneaBank de la France Généalogique, on trouve en 1805 le décès de Jean-Henry Rémusat
    QUALITÉ, Veuf, MÉTIER: Officier de santé
    ADRESSE: [Rue Saint] Honoré, n° 140, Tuileries
    DATE DU DÉCÈS: 04 fructidor an XIII
    AGE: 75 ans (donc né vers 1730)
    HÉRITIERS, TÉMOINS: Témoin, PERARD propriétaire rue du Four Honoré, n° 482
    OBSERVATIONS: Il y a des héritiers car succession acquittée
    Registre: 17

  4. Ensuite, on trouve à Grasse l'acte de naissance de Jean-Henry Rémusat qui indique : Le 19 juillet (1730) est né et a été baptisé Jean-Henri Rémusat fils d'Augustin facturier et de Marie Guillon son épouse. Le parrain a été Jean-Baptiste Laugier, marchand et la marraine Marguerite Villamus, sa mère, tous de cette paroisse...

  5. Enfin, à partir du couple Augustin Rémusat x Marie Guillon, on peut trouver l'ascendance qui suit grâce au fantastique site de généalogie des familles de Grasse de Gérard Monteil.
Pour l'instant, tout semble indiquer que les ascendants de Jean-Pierre Abel Rémusat sont tous des Rémusat de Grasse et je ne vois aucun lien, contrairement à ce qu'on peut lire ici et là, avec les Rémusat de Marseille et, avant, de Seyne-les-Alpes.

Chronique de l'ascendance de Jean-Pierre Abel RÉMUSAT

Première génération

1. Jean-Pierre Abel RÉMUSAT est né le 6 septembre 1788 à Paris, Seine, France. Jean-Pierre a épousé André Anne Genni LECAMUS, fille de Baron de Moulignon Jean LECAMUS et André Anne RACT, le 22 février 1830 à Saint-Fargeau, Seine-et-Marne, France.

Deuxième génération

2. Jean-Henri RÉMUSAT est né le 19 juillet 1730 à Grasse, Alpes-Maritimes, France. Il est décédé le 22 août 1805 à Paris, Seine, France. Jean-Henri a épousé Jeanne Françoise AYDRÉE. Naissance : BMS GRASSE 1727 à 1731 168 / 239

3. Jeanne Françoise AYDRÉE.

Troisième génération

4. Augustin RÉMUSAT a épousé (1) Marie GUILLON le 12 mai 1727 à Grasse, Alpes-Maritimes, France. Augustin a été Fabricant d'étoffes.

5. Marie GUILLON.

Quatrième génération

8. Jean (ou François) RÉMUSAT a épousé (2) Marie BOMPAR le 20 février 1696 à Grasse, Alpes-Maritimes, France. Jean a été Maitre menuisier.

9. Marie BOMPAR.

10. Antoine GUILLON a épousé (3) Julie LEVENS le 11 août 1693 à Grasse, Alpes-Maritimes, France. Antoine a été Facturier en étoffes.

11. Julie LEVENS.

Cinquième génération

16. Huguet RÉMUSAT a épousé (4) Lucresse BOURGAREL le 20 mai 1662 à Grasse, Alpes-Maritimes, France.

17. Lucresse BOURGAREL est née à Chanan.

18. Bernard BOMPAR a épousé Honorade GARDON.

19. Honorade GARDON.

20. Antoine GUILLON a épousé (5) Françoise CANETY le 2 mars 1655 à Grasse, Alpes-Maritimes, France. Antoine a été Facturier en étoffes.

21. Françoise CANETY.

22. Claude LEVENS a épousé Honorade BERTRAND.

23. Honorade BERTRAND.

Sixième génération

32. Pierre RÉMUSAT a épousé (6) Louise LIONS le 1 novembre 1624 à Grasse, Alpes-Maritimes, France.

33. Louise LIONS.

34. Jean BOURGAREL a épousé Marie BOURCEL.

35. Marie BOURCEL.

40. David GUILLON a épousé (7) Marie AUDIFFRED le 21 février 1623 à Grasse, Alpes-Maritimes, France.

41. Marie AUDIFFRED.

42. Jean CANETY est né à Breil-sur-Roya, Alpes-Maritimes, France. Il a épousé (8) Magdaleine GARCIN le 10 octobre 1615 à Grasse, Alpes-Maritimes, France. Jean a été Maitre écrivain.

43. Magdaleine GARCIN.

Septième génération

64. Hugues RÉMUSAT a épousé Valentine FOUQUES.

65. Valentine FOUQUES.

66. Honoré LIONS a épousé (9) Jeannette MUS le 20 juillet 1605 à Grasse, Alpes-Maritimes, France.

67. Jeannette MUS.

80. Antoine GUILLON a épousé Augière RAIBAUD.

81. Augière RAIBAUD.

82. Nicolas AUDIFFRED a épousé Anne CAIRE.

83. Anne CAIRE.

86. Maximin GARCIN a épousé Catherine MERCURIN. Maximin a été Procureur.

87. Catherine MERCURIN.

Huitième génération

129. Claudette CAMATTE.

174. Jehan MERCURIN.

Neuvième génération

258. Paulon CAMATTE a épousé Peirine RÉMUSAT.

259. Peirine RÉMUSAT.

Appendice A - Sources

1. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse, http://www.gmonteil.fr.
2. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse.
3. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse.
4. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse.
5. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse.
6. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse.
7. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse.
8. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse.
9. Gérard Monteil, Généalogie des familles de Grasse.

Famille de Requiston

DE REQUISTONS. — Allons

Source : Les maintenues de noblesse en Provence par Belleguise. Page 130.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54106328

Entre le P. G., etc., et noble Balthazar de Requistons, seigneur de la Forest, Allons et Roquebrune et Villepey, etc.
Certificat fait par Mrs les auditeurs et archivaires de Sa Majesté comme le sr de Requistons, sr de la Forest, a assisté en l’audition du compte du pays, comme député de la noblesse, signé Albert, de l’année 1657.

Ordonnance de feu M. le comte d’Alais, gouverneur en ceste province pour le roi, par laquelle il donne congé audit Baltazar de Requistons, du 7 juin 1639, signé Louis de Valois et, plus bas, Marescot.

Requête présentée à Monsieur le Mareschal de Vitry par noble Baltazar de Requistons, capitaine d’une compagnie de 100 hommes, du 26 juillet 1637.

Extrait de mariage passé entre noble Baltazar de Requistons, seigneur de la Forest et d’Allons, et demoiselle Thérèse de Colonia, du 6 février 1650.

Extrait de mariage passé entre noble Louis de Requistons, seigneur d’Allons, et demoiselle Hélione d’Agoult, du 19 octobre 1597, signé Brunet.

Extrait de mariage passé entre noble François de Requistons, sieur d’Allons, et noble dame Honorade de Grasse, du 24 février 1544, signé Moulin.

Extrait de testament de noble Durand de Requistons, sr d’Allons et de Vauclause, par lequel il institue héritier noble François de Requistons, son fils, du 3 décembre 1551, signé Tassilis, notaire.

Autre Extrait de testament de noble Vincens de Requistons, sieur d’Allons et de Vauclause, par lequel institue son héritier noble Durand de Requistons, son fils, du 11 avril 1497, signé de Frissons (?), notaire.

Hommage et reconnaissance faite par les particuliers d’Allons audit noble Vincens de Requistons, du 6 mars 1489, signé de Frissons.

Extrait de procès, au vieux style, qui justifie la descente de la famille dudit noble Baltazar de Requistons, sr de la Forest, du 14 juin 1555, signé Besousac.

Inventaire des pièces d’autre François et Baltazar de Requistons, srs d’Allons, contre Durant Durant, du lieu d’Annot, du 14 juin 1565, signé Laure.

Hommage passé à Sa Majesté par noble François de Requistons, sr d’Allons, fils de noble Durand, au roi François premier des terres et seigneuries y mentionnées, du 15 mai 1540, signé Clary.

Autre hommage presté au feu roi Louis XIII par noble Durand de Requistons, sieur d’Allons et de Vauclause, desdites seigneuries, du 26 avril 1526, signé Rissy.

Confirmation faite par le roi Louis, comte de Provence, audit noble François de Requistons de toutes les terres que Iui et ses prédécesseurs avoient joui de tous temps, du mois de février 1498, dument vérifié et enregistré aux archives, signé d’Albert.

Hommage fait au roi René par noble Honorat de Requistons des terres y mentionnées, du 11 mai 1440.

Autre hommage passé au roi Louis, comte de Provence, par noble Requistons de Requistons, sr d’Allons, de toutes les terres et seigneuries y énoncées, du 10 octobre 1399.

Transaction passée entre noble François de Requistons, sieur d’Allons, avec les habitants du Juré de Homacy, dans laquelle est nommé noble Féraud de Requistons, du 9 juillet 1315, signé Meiffredy, notaire.

Autre hommage et reconnaissance faite par noble Salvain de Requistons, sieur d’Allons, au roi Robert, du 26 janvier 1309.

Autre hommage et reconnaissance faite par quelques particuliers du lieu d’Allons en faveur de noble Salvain de Requistons, du 2 avril 1334.

Certificat tiré sur le livre de Nostradamus, qui fait mention de noble Raymond de Requistons, des actions qu’il avait rendues au roi de l’année 1351, signé Graffean.

Extrait d’Arrêt rendu par la cour des Comptes de ce pays, sur la requête à elle présentée par Mre François de Perier, seigneur de Clumans et autres places, conseiller du roi en la cour de parlement, sur le fait de la rétention des terres y mentionnées, du 23 janvier 1651, signé Heraud

Extrait de délibération capitulaire des dames de la Celle, portant de passer une vente de fruits des choses y mentionnées, en faveur de noble Gaspard de Requistons, sr de la Forest, du 18 juin 1658, signé Minuty.

Extrait d’acte d’échange des biens y mentionnés, passé entre ledit sieur de la Forest et Jean d’Autanes, du 29 mai 1656, signé Serret.

Extrait d’acte de département des fruits passé par les dames de la Celle en faveur dudit noble Baltazar de Requistons, du 18 juin 1658, signé Minuty.

Autre Extrait d’acte de département de vente de fruits passé par Jean Lieutaud en faveur de noble Baltazar de Requistons, sr de la Forest, du 5 août 1658, signé Minuty.

Extrait du verbal des enchères faites par le lieutenant de Brignoles, à la poursuite de l’économe des dames de la Celle des biens y mentionnés, du 15 novembre 1660, signé Mugnan.

Economat avec les Extraits des pièces de la réforme et ordonnance de nomination de messire Monier pour économe du monastère St Perret et Felicie dit la Celle, du 10 août 1660, signé Darbès.
Fait à Aix, le 26 septembre 1667.

26 juillet 2009

Biographies et généalogies de Gallica

Ci-dessous une liste des documents publiés sur Gallica dans le thème "Biographies et généalogies" au cours du dernier mois.

Les Tricaud en Beaujolais, Lyonnais et Bugey, notice généalogique, par E. de Juigné de Lassigny
Les Tricaud en Beaujolais, Lyonnais et Bugey, notice généalogique, par E. de Juigné de Lassigny
Source: Bibliothèque nationale de France


Notice généalogique sur la famille Papin, son existence ancienne, sa noblesse, ses alliances, ses illustrations : Denis Papin, Nicolas Papin et Isaac Papin, par L. de Belenet,...
Notice généalogique sur la famille Papin, son existence ancienne, sa noblesse, ses alliances, ses illustrations : Denis Papin, Nicolas Papin et Isaac Papin, par L. de Belenet,...
Source: Bibliothèque nationale de France


André
André
Source: Bibliothèque nationale de France


Notice historique et généalogique sur la maison Bonnin de la Bonnière de Beaumont, marquis et comtes de Beaumont, marquis de la Chartre sur Loir, seigneurs Des Chastelliers, Beauvais, Le Fresne, Savary, Rezé, Rortre, Fontenay, Beaumont la Ronce..., pairs de France...
Notice historique et généalogique sur la maison Bonnin de la Bonnière de Beaumont, marquis et comtes de Beaumont, marquis de la Chartre sur Loir, seigneurs Des Chastelliers, Beauvais, Le Fresne, Savary, Rezé, Rortre, Fontenay, Beaumont la Ronce..., pairs de France...
Source: Bibliothèque nationale de France


Chevaliers du Croissant, essai historique et héraldique
Chevaliers du Croissant, essai historique et héraldique
Source: Bibliothèque nationale de France


Tableaux généalogiques de la famille Zetter de Mulhouse, 1525-1894. Avec une introduction historique (par Ernest Meininger)...
Tableaux généalogiques de la famille Zetter de Mulhouse, 1525-1894. Avec une introduction historique (par Ernest Meininger)...
Source: Bibliothèque nationale de France


Tableaux généalogiques de la famille Koechlin, 1460-1914
Tableaux généalogiques de la famille Koechlin, 1460-1914
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de la famille de Bodin
Généalogie de la famille de Bodin
Source: Bibliothèque nationale de France


Notice généalogique sur la maison de Bourdeille, suivie de lettres patentes de 1609 érigeant la baronie d Archiac en marquisat, en faveur du vicomte Henri de Bourdeille (par le Mis H.-L.-C.-G. de Bourdeille)
Notice généalogique sur la maison de Bourdeille, suivie de lettres patentes de 1609 érigeant la baronie d'Archiac en marquisat, en faveur du vicomte Henri de Bourdeille (par le Mis H.-L.-C.-G. de Bourdeille)
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de la famille Beaux. 3e édition... 1890
Généalogie de la famille Beaux. 3e édition... 1890
Source: Bibliothèque nationale de France


Origines et généalogie d une famille provençale, par Cyprien Bernard,...
Origines et généalogie d'une famille provençale, par Cyprien Bernard,...
Source: Bibliothèque nationale de France


Origines et généalogie d une famille provençale, par Cyprien Bernard,...
Origines et généalogie d'une famille provençale, par Cyprien Bernard,...
Source: Bibliothèque nationale de France


De Caminade. Rouergue, Quercy, Languedoc...
De Caminade. Rouergue, Quercy, Languedoc...
Source: Bibliothèque nationale de France


Maison Viry de Viry. Notice généalogique
Maison Viry de Viry. Notice généalogique
Source: Bibliothèque nationale de France


Supplément à la  Généalogie de la maison de Cornulier  imprimée en 1847 / (par le comte E. de Cornulier-Lucinière)
Supplément à la
Supplément à la Généalogie de la maison de Cornulier imprimée en 1847 / (par le comte E. de Cornulier-Lucinière)


Maison de Rarécourt de La Vallée de Pimodan, par le Vte Oscar de Poli,...
Maison de Rarécourt de La Vallée de Pimodan, par le Vte Oscar de Poli,...
Source: Bibliothèque nationale de France


Monographie de la famille de La Morte-Laval, par le Cte de Miribel
Monographie de la famille de La Morte-Laval, par le Cte de Miribel
Source: Bibliothèque nationale de France


D Arvisenet. Bourgogne. Seigneurs de Lavans, d Auxanges, des Auxons, de Marcilly...
D'Arvisenet. Bourgogne. Seigneurs de Lavans, d'Auxanges, des Auxons, de Marcilly...
Source: Bibliothèque nationale de France


De Cambefort, Auvergne, Velay, Rouergue, Agenais. Barons De Cambefort ; Seigneurs de Selves, de Bains...
De Cambefort, Auvergne, Velay, Rouergue, Agenais. Barons De Cambefort ; Seigneurs de Selves, de Bains...
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogies des familles de Solleyzel, Jacquier et Grimod de Cornillon / par le baron Du Roure de Paulin,...
Généalogies des familles de Solleyzel, Jacquier et Grimod de Cornillon / par le baron Du Roure de Paulin,...
Source: Bibliothèque nationale de France


La Vérité sur la Famille des Lusignan du Levant. (Signé : Jacques Roux de Lusignan. [5 mai 1881])
La Vérité sur la Famille des Lusignan du Levant. (Signé : Jacques Roux de Lusignan. [5 mai 1881])
Source: Bibliothèque nationale de France


Histoire des familles Albert ou Alberti des Monts-de-Beyssac, où naquit le pape français Innocent VI et de Brivezac, en Bas-Limouzin, suivie de notes sur vingt familles alliées, par Mgr Albert Farges, prélat de la Maison du pape, lauréat de l Académie française
Histoire des familles Albert ou Alberti des Monts-de-Beyssac, où naquit le pape français Innocent VI et de Brivezac, en Bas-Limouzin, suivie de notes sur vingt familles alliées, par Mgr Albert Farges, prélat de la Maison du pape, lauréat de l'Académie française
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de la famille de Carpentier, par le Cte Adrien de Louvencourt
Généalogie de la famille de Carpentier, par le Cte Adrien de Louvencourt
Source: Bibliothèque nationale de France


Institut de France. Centenaire de la naissance de U.-J.-J. Le Verrier
Institut de France. Centenaire de la naissance de U.-J.-J. Le Verrier
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de la maison de Flavigny. (Vermandois et Normandie.)
Généalogie de la maison de Flavigny. (Vermandois et Normandie.)
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie des frères Tesson, guillotinés à Granville, en nivôse an II de la république, par M. Alfred de Tesson,...
Généalogie des frères Tesson, guillotinés à Granville, en nivôse an II de la république, par M. Alfred de Tesson,...
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de la famille Boler en Lorraine
Généalogie de la famille Boler en Lorraine
Source: Bibliothèque nationale de France


Notice généalogique sur la famille Cholier de Cibeins, extraite de l  Histoire de Dombes  de Samuel Guichenon, publiée par M.-C. Guigue...
Notice généalogique sur la famille Cholier de Cibeins


Notice généalogique sur la maison de Chanaleilles, par Ch. Poplimont,...
Notice généalogique sur la maison de Chanaleilles, par Ch. Poplimont,...
Source: Bibliothèque nationale de France


Les Tarbé, généalogie-biographie, par Ernest Landry,...
Les Tarbé, généalogie-biographie, par Ernest Landry,...
Source: Bibliothèque nationale de France


Notice historique et généalogique sur la famille de Wespin, originaire de Dinant-sur-Meuse
Notice historique et généalogique sur la famille de Wespin, originaire de Dinant-sur-Meuse
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de la famille Buhan
Généalogie de la famille Buhan
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de Daruty de Grandpré. Comtat-Venaissin, Champagne, Ile-de-France (Maurice). Seigneurs de Grandpré, Saint-Urbain, Warnécourt, Mondigny, Evigny et autres lieux
Généalogie de Daruty de Grandpré. Comtat-Venaissin, Champagne, Ile-de-France (Maurice). Seigneurs de Grandpré, Saint-Urbain, Warnécourt, Mondigny, Evigny et autres lieux
Source: Bibliothèque nationale de France


Recherches sur la filiation de Guillaume, Alain, et Jean Chartier (leur généalogie de 1290 à 1900), par François Perot
Recherches sur la filiation de Guillaume, Alain, et Jean Chartier (leur généalogie de 1290 à 1900), par François Perot
Source: Bibliothèque nationale de France


Notice généalogique sur la famille Lefebvre Du Grosriez en Picardie
Notice généalogique sur la famille Lefebvre Du Grosriez en Picardie
Source: Bibliothèque nationale de France


Les Maisons de Mandres, par René de Mandre,...
Les Maisons de Mandres, par René de Mandre,...
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de la famille Saurel de Malaucène
Généalogie de la famille Saurel de Malaucène
Source: Bibliothèque nationale de France


Notre Livre de famille : les Reynold de Sérésin et leurs alliés, notices généalogiques, concernant 32 familles de Dombes, Bresse, Dauphiné, Bourgogne, etc.
Notre Livre de famille : les Reynold de Sérésin et leurs alliés, notices généalogiques, concernant 32 familles de Dombes, Bresse, Dauphiné, Bourgogne, etc.
Source: Bibliothèque nationale de France


Généalogie de la maison de Sailhas
Généalogie de la maison de Sailhas
Source: Bibliothèque nationale de France


Et aussi...

24 juillet 2009

Famille de la Myre

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 19
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

MYRE (DE LA). D'après les historiens et des titres authentiques, cette famille tenait, dès l'an 1031, un rang distingué dans la haute noblesse des bailliages de Laurac et de Châteauneuf en Guyenne, et son nom se trouve honorablement placé parmi ceux des plus illustres maisons de Guyenne, de Languedoc et de Quercy. Son nom existait avant l'introduction des fiefs, et ceux de cette maison étaient qualifiés chevaliers dans les temps où ce titre ne s'acquérait que par des services militaires.

Le premier de ce nom que l'on connaisse, est Pons DE LA MYRE, qui fut présent, avec plusieurs autres seigneurs, à un acte du 6 des kalendes d'octobre 1031, la 35e année du règne du roi Robert, par lequel Ermengaud, par la grâce de Dieu comte et marquis, et Bélaschitte sa femme, vendent à Arnaud Spire un alleu situé dans le comté d'Urgel.

Bernard de la Myre, surnommé de Toréna, et sa femme Salmadrine, firent, par acte du 4 des ides de mai 1160, don à Dieu, à la sainte Vierge et aux prieur et religieux de Campagnia, pour l'amour de Dieu et le salut de leurs âmes ; de tous les droits de directe qui leur appartenaient dans le territoire de Villelongue au diocèse de Carcassonne. Le même, sa femme et leurs enfants firent, en l'année 1171, et au mois de janvier 1189, différentes donations à l'abbé et aux religieux de Bonnefont et de Campagnia.

Hugues de la Myre, Raymond de la Myre, et Augier de la Myre, furent du nombre des chevaliers qui, in castro de-Carcassona-sub-Ulmo, prêtèrent serment de fidélité à Raymond Roger, fils de Roger, vicomte de Béziers.

R. de la Myre, chevalier, fut député avec l'archidiacre de Villemur, par lettres du roi Louis VIII, du mois de juin 1226, vers le consul et l'université d'Alby, pour recevoir leurs hommages. En la même année, R. de la Myre, chevalier, reçut la soumission des villes de Béziers, de Nîmes et de Carcassonne, à l'église et au roi Saint Louis prenant, par lettres du mois de juin 1228, les habitants de la ville d'Alby sous sa protection, leur mande de lui faire le serment de fidélité entre les mains de l'évêque d'Alby ; de R***, prévôt de cette église ; et de R. de la Myre, chevalier.
  1. Pierre DE LA MYRE, chevalier, le premier dont la descendance soit bien connue, né vers l'an 1220, fut, au rapport de la Faille, dans ses Annales de Toulouse, ainsi que ses trois fils, du nombre des barons, chevaliers, nobles et consuls du bailliage de Laurac, qui, les 9, 10, 11, 12 et 13 des kalendes de janvier 1271, firent serment de fidélité au roi Philippe III, dit le Hardi. On ignore le nom de sa femme et l'époque de sa mort. Il a eu trois enfants :
    1. Sicard de la Myre, chevalier, qui suit ;
    2. Guillaume de la Myre, damoiseau ;
    3. Pons de la Myre, damoiseau.

  2. Sicard DE LA MYRE, chevalier, né vers l'an 1245, fils aîné de Pierre de la Myre. Il prêta serment de fidélité au roi Philippe III avec, son père et ses frères. On ne connaît ni le nom de sa femme, ni les alliances de ses, frères, s'ils en ont contracté, Il eut pour fils Pierre de la Myre, qui suit.

  3. Pierre DE LA MYRE, second du nom, seigneur de la Motte-Séguier, près de la ville de Saint-Porquier en la sénéchaussée de Toulouse, et de Bartombal en Quercy. Il vivait en 1310, et, dans la transaction passée entre ses enfants, en 1378, pour le partage de sa succession, il est qualifié nobilis Myri dominus de la Motte-Séguier et de Bartombal. Il eut pour fils :
    1. Jacques de la Myre, qui suit ;
    2. Philippe de la Myre, seigneur de Bartombal, mort sans postérité, dont les biens passèrent à Isaac de la Myre, son petit neveu.

  4. Noble Jacques DE LA MYRE, seigneur de la Motte-Séguier, père de Jean de la Myre, qui suit.

  5. Jean DE LA MYRE, seigneur de la Motte-Séguier, chambellan du roi d'Arménie. Il obtint, en date du 27 septembre 1391, un passeport du roi d'Angleterre lui permettant, ainsi qu'à François de la Myre, grand sénéchal d'Arménie, de passer en Angleterre avec six écuyers de leur compagnie, leurs armes, artillerie, et autres choses prohibées. Il eut pour femme demoiselle Marie de la Fare, fille de Raimond, damoiseau, seigneur de la Fare, et d'Isabeau de Pelebarbe d'Iserne, comme il conste par la quittance de la dot de ladite demoiselle, en date de l'avant-dernier jour de mars 1390. De ce mariage sont nés :
    1. Isaac de la Myre, qui suit ;
    2. Pierre de la Myre, marié à Jeanne de la Mina, mort sans postérité.

  6. Isaac DE LA MYRE, damoiseau, seigneur de la Motte-Séguier, de Bartombal, des Bordes, de Fitte et de Baranet. Dans son testament fait en 1476, il est qualifié nobilis et venerabilis vir Isaac Myri domicellus. Il avait épousé Jeanne de Montbrison, dont il eut pour fils :
    1. Robert de la Myre, qui suit ;
    2. Philippe de la Myre ;
    3. Jacob de la Myre.

  7. Robert DE LA MYRE, Ier du nom, chevalier, seigneur de la Motte-Séguier, Douazac, Manaut, de Moutet et de Montbrison, capitaine de cinq cents hommes de pied, gascons. Il avait servi d'abord sous son père, et passa toute sa vie dans le métier des armes. Il suivit Charles VIII en Italie, lors de la conquête de Naples, et le 6 juillet 1495, à la mémorable bataille de Fornoue, étant à la tête de cinq cent hommes de pied, gascons, et Guillaume de la Myre son fils en commandant cinquante, il se fit remarquer entre les plus braves, malgré son âge, des preuves de la plus rare valeur, et fit prisonnier un des princes ligués d'Italie qui portait en son écu trois aigles d'or au champ d'azur, que le roi lui permit, à lui et à sa postérité, de porter en écartelure avec ses armes (1):
    (1) Lachenaye des Bois, suivant en cela l'Armorial de France, t. g, attribue par méprise ce fait à Guillaume de la Myre, qui, à la vérité, avait partagé avec son père les dangers et la gloire de cette journée ; mais M. d'Hozier a rectifié cette erreur dans le procès-verbal qu'il dressa, en 1730, des preuves de la noblesse de Luc de la Myre, l'un des descendants de ce valeureux chevalier. Ce trait historique est encore rapporté en l'épitaphe apposée en 1678 sur la tombe de Jean de la Myre, dans l'église de Sainte-Godeberthe de Noyon, et rappelé, par le roi Louis XIV, dans les provisions qu'il donna, en 1714, de la charge de son lieutenant en la province de Picardie, à Antoine de la Myre.
    Robert de la Myre avait épousé Flore de Biran, fille de Bernard de Biran, seigneur de Roquefort, et de Françoise de Montesquiou. Il en a eu deux enfants, tous deux du même nom :
    1. Guillaume de la Myre, qui a continué la branche aînée sous le nom de la Myre de Douazac ;
    2. Guillaume de la Myre, auteur de la branche connue longtemps sous le nom de la Myre de la Motte, et dont est sortie celle de la Myre Mory.
Branche de la Myre de Douazac, prise au septième degré.
  1. Guillaume DE LA MYRE, chevalier, seigneur de Douazac, du Moutet et de Merle, fils aîné de noble Robert de la Myre, et de Flore de Biran. Il est né en 1462, et de son mariage avec demoiselle Marie Boucher, il a laissé douze enfants. :
    1. Robert de la Myre, qui suit ;
    2. Raymond de la Myre, mort sans alliance ;
    3. Jean de la Myre, mort sans alliance ;
    4. Autre Jean dit Jeannot de la Myre, mort sans alliance ;
    5. Pierre de la Myre, prêtre, licencié en droit, chanoine de l'église collégiale de Beaumont ;
    6. Abraham de la Myre, sans alliance ;
    7. Denise de la Myre, mariée à noble Jean de Cédeil ;
    8. Anne de la Myre, mariée au seigneur de Garrigéa ;
    9. Marguerite de la Myre, mariée à noble Bernard de Nepveu ;
    10. Marie de la Myre, mariée à noble Pierre Rantier, seigneur de Castelfranc ;
    11. Jeanne de la Myre, sans alliance ;
    12. Rose de la Myre, sans alliance.

  2. Robert DE LA MYRE, IIe du nom, seigneur de Douazac, du Moutet, et de Merle en partie. Il est né en 1518, et a épousé, en 1550, demoiselle Catherine de la Tapie, dont il a eu :
    1. Jean de la Myre, marié en 1578, à demoiselle Isabeau d'Arbieu, fille de noble Antoine d'Arbieu, seigneur de Poupas, et de demoiselle Isabeau de Garmisière. Il mourut en 1618, laissant de son mariage : a. Jean-Louis de la Myre, mort au service, sans alliance ; b. Philippe de la Myre, seigneur de Merle, marié à demoiselle Marguerite Rey, mort sans postérité ; c. Jean de la Myre, seigneur de-Bosc, mort au service en 1625, sans alliance ; d. Marie de la Myre, mariée à noble Bérard de Voisins, seigneur du Sendat, d'une branche de la maison de Voisins, établie en Armagnac par le mariage de Guillaume de Voisins avec Jacquette de Montaut, fille unique d'Odon, baron de Montaut en Armagnac, et de Bellegarde de Montesquiou.
    2. Abraham de la Myre, qui suit ;
    3. Jean-Louis de la Myre, homme d'armes du roi en 1597, mort sans postérité.

  3. Abraham DE LA MYRE, écuyer, seigneur de Douazac, capitaine d'une compagnie de gendarmes, second, fils de Robert de la Myre et de demoiselle Catherine de la Tapie. Il est né en 1557. Il a épousé, en 1604, demoiselle Marguerite Dufour, et en 1642, en secondes noces, demoiselle Anne de Vigneaux, qui ne lui a pas laissé d'enfants. De sa première femme il a eu Josias de la Myre qui suit.

  4. Josias DE LA MYRE, seigneur de Douazac, gouverneur de Lavit, et commandant dans la Lomagne. Il est né en 1609, et fut, le 8 mai 1667, maintenu dans sa noblesse d'extraction, par jugement contradictoire de la commission nommée par le roi pour faire, en la généralité de Montauban, la recherche des faux nobles. En 1647, il avait épousé demoiselle Armoise de Petit, fille de noble Daniel de Petit, seigneur de Montbrison, et de demoiselle Armoise de Luppé. De ce mariage sont nés :
    1. Henri de la Myre, qui suit ;
    2. César de la Myre, dit le chevalier de Douazac, mousquetaire de la deuxième compagnie de la garde du roi, successivement brigadier et maréchal-des-logis dans la même compagnie, chevalier de Saint-Louis et mestre-de-camp de cavalerie, mort sans alliance ;
    3. Armoise de la Myre ;
    4. Marie de la Myre ;
    5. Marguerite de la Myre ;
    6. Olympe de la Myre ;
    7. Pauline de la Myre ;

    Toutes mortes sans avoir contracté d'alliances.

  5. Henri DE LA MYRE, seigneur de Douazac, mousquetaire dans la deuxième compagnie de la garde du roi. Il est né en 1649, et a épousé, en 1688, demoiselle Suzanne de Saint-Sardos, fille d'Isaac de Saint-Sardos et de demoiselle Suzanne de la Porte. Il en a eu :
    1. Bernard de la Myre, chevalier de Saint-Louis, mousquetaire de la deuxième compagnie ;
    2. Henri, dit le chevalier de la Myre, mousquetaire en la même compagnie, morts l'un et l'autre sans alliances ;
    3. Jean-François de la Myre, qui suit.

  6. Jean-François DE LA MYRE, seigneur de Douazac, troisième fils de noble Henri de la Myre et de demoiselle Suzanne de Saint-Sardos, capitaine de grenadiers au régiment de Beauvoisis, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il est né en 1706, et mort en 1765. Il avait épousé, en 1758, demoiselle Marie-Anne de Lautron, dont il n'a eu qu'une fille :

    Marie-Bernardine, née en 1759 ; mariée, en 1778, à messire Godefroy de Secondat, baron de Rocquefort, capitaine de cavalerie.

    C'est en la personne de ladite Marie-Bernardine de la Myre, baronne de Rocquefort, qu'a fini la branche de la Myre de Douazac, et que ses biens ont passé à la famille de Secondat de Rocquefort, branche aînée de celle de Secondat de Montesquieu.
Branche de la Myre de la Motte, prise au septième degré.
  1. Guillaume DE LA MYRE, Ier du nom dans sa branche, chevalier, seigneur de la Motte-Séguier de Bartombal, et de Manant, capitaine de cinquante hommes de pied, gascons, second fils de Robert de la Myre, chevalier, et de Flore de Biran, seigneurs de la Motte-Séguier. Il est né en 1464, et servit avec son père les rois Louis XI et Charles VIII. Sous ce dernier prince il se distingua à la célèbre journée de Fornoue, en qualité de l'un des capitaines de cinquante hommes faisant partie des cinq cents commandés par son père, dont il partagea la gloire en cette occasion. Il a épousé en premières noces demoiselle Marie Bertier de la Tapie, et en secondes noces, par contrat du 17 mars 1510, demoiselle Jeanne de Villemur, dont il n'a pas eu d'enfants ; mais du premier lit il a eu :

  2. Robert de la Myre, second du nom, seigneur de la Motte-Séguier et de Merle, capitaine d'une compagnie de gens de pied, gouverneur de Saint-Porquier, fils unique de Guillaume de la Myre, et de Marie Bertier de la Tapie, sa première femme. Il est né en 1505 : à l'exemple de ses ancêtres, il embrassa dès sa première jeunesse la profession des armes, fut fait capitaine d'une compagnie de gens de pied, et ensuite commandant avec titre de gouverneur de la ville de Saint-Porquier, où il fut tué en 1566 pour le service du roi d'un coup qui lui perça la langue en défendant cette ville contre les religionnaires. En 1531 il avait épousé Louise de la Serre, dame de la Salle et de Merle, fille unique de feu noble Jean de la Serre, et de noble dame Florette de Biran. Il laissa de ce mariage :
    1. Guillaume de la Myre, qui suit ;
    2. Antoine de la Myre ;
    3. Jean de la Myre.

  3. Guillaume DE LA MYRE, second du nom, seigneur de la Motte-Séguier. Il est né en 1532, a servi sous son père dès ses plus tendres années, et le remplaça en charge d'une compagnie de gens de pied, et en celle de commandant, en la ville de Saint-Porquier, qu'il maintint sous l'autorité du roi contre les protestants, et à la défense de laquelle il perdit la vie : il est cité dans les mémoires du maréchal de Montluc pour s'être conduit avec distinction au siège de Thionville sous le duc de Guise en 1558, et s'être jeté des premiers dans une tour dont la prise décida celle de la ville. Il avait épousé en 1578 demoiselle Catherine de Marty, fille de noble Jean de Marty, dont il a eu :
    1. Jean de la Myre, mort en bas âge ;
    2. Autre Jean de la Myre, qui suit.

  4. Jean DE LA MYRE second du nom, seigneur de la Motte-Séguier du petit Barois et d'Eterpigneul ; il est né en 1601, a embrassé dès l'âge de treize ans la profession des armes dans laquelle il s'acquit de la réputation il fut successivement lieutenant au régiment de Brézé, capitaine dans celui d'Hocquincourt, et capitaine des portes des ville et citadelle d'Arras ; ce fut dans cette ville qu'il épousa en 1630 Catherine de Mory, dame d'Ermain et du Metz en Flandres, fille de Jean de Mory, seigneur d'Ermain et du Metz et de Catherine Broude. Il mourut à Noyon en Picardie le 3 septembre 1678, et il fut inhumé dans l'église de Sainte-Godeberthe, et sa femme dans celle d'Argenteuil, dans l'île de France, près Paris. Il a laissé de ce mariage :
    1. Gabriel de la Myre, qui suit ;
    2. Catherine-Marie-Suzanne de la Myre ;
    3. Elisabeth de la Myre.

  5. Gabriel DE LA MYRE, chevalier, seigneur de la Motte-Séguier, d'Eterpigneul, de Boucly, etc., baron, châtelain de Hangest et Davenescourt, lieutenant du roi et commandant pour Sa Majesté dans les ville et citadelle de Pignerol, directeur des fortifications de delà et deçà les monts, etc. Il est né en 1632 ; il fit ses premières armes dans la seconde compagnie des mousquetaires de la garde du roi ; fut fait en 1665 capitaine dans le régiment de Rambures, et depuis incorporé avec le même garde dans le régiment des gardes de M. le Dauphin ; donna au siège de Lille en 1667, des marques d'une valeur distinguée, suivant un certificat du prince Eugène de Savoie, qui dit « qu'il avait conduit et avancé les travaux de l'attaque avec tant de vigueur et de diligence, qu'il ne se pouvait davantage jusqu'à ce que…, traçant un logement sur la contrescarpe du fossé de ladite ville, après y avoir reçu plusieurs blessures…, il se serait enfin retiré, ne pouvant plus agir…, à cause de la grande perte de son sang, ayant, en tous ces travaux conduits par ledit sieur de la Motte la Myre, remarqué un grand courage, et ferme résolution dans le service du roi. » Il s'était effectivement livré, dès sa première jeunesse, à l'étude des fortifications, et y avait eu de grands succès. Après avoir rendu de grands services dans cette partie, il fut fait ingénieur du roi au département de Picardie, et fut aussi chargé de diriger la construction de différentes fortifications dans d'autres provinces. Il fut successivement, sergent-major, lieutenant du roi et commandant des ville et citadelle de Pignerol en Piémont, étant en même temps directeur des fortifications de delà et deçà les monts. Il est mort en 1685 à Pignerol, où son corps est inhumé dans l'église des Dominicains, et son cœur à Davenescourt en Picardie. Il avait épousé en 1669 Marie de Folleville, de Beaumartin, fille de Paul de Folleville, seigneur de Beaumartin, et de Marie de Warluzel : il a eu de ce mariage :
    1. Charles-Gabriel de la Myre de Boucly, né à Pignerol, mort en bas âge, enterré dans l'église des Dominicains ;
    2. Pie de la Myre de Boucly, mort à quatre jours, enterré dans la même tombe ;
    3. Françoise de la Myre, religieuse professe au monastère de la Visitation Sainte-Marie, en la ville de Pignerol en 1687, morte dans ledit monastère en 1724 ;
    4. Lucie de la Myre de Boucly, née en 1670, mariée en 1685 à Pierre-François de Cardevac, chevalier, seigneur de Gouy, second fils d'Antoine-François de Cardevac, baron d'Havrincourt, seigneur des Hauts-Bois, et de Anne de Thieulaine.

    Marie de Folleville étant morte en 1673 à Pignerol où elle est inhumée avec ses deux enfants, Gabriel de la Myre a épousé en secondes noces en 1675 demoiselle Marie l'Argentier, de la maison de Chappelaine, en Champagne, fille de messire Jean l'Argentier, conseiller secrétaire du conseil de la reine, et de Anne Berruyer. Il a eu de ce mariage :
    1. Antoine de la Myre, qui suit ;
    2. Gabriel-Michel de la Myre, dit l'abbé de la Motte, prêtre, seigneur d'Eterpigneul chanoine de l'église cathédrale de Noyon ;
    3. François-Gaspard de la Myre, dit le chevalier de la Motte, qui a servi dans le régiment du roi, et est mort sans alliance ;
    4. Marie-Lucrèce de la Myre, mariée en 1604 à Etienne-François Boynet, chevalier, seigneur du Pin et de la Fremaudière, généralité de Poitiers ; fils de Louis-François Boynet, chevalier, seigneur, etc., et de Anne Boynet, son épouse et sa parente.

  6. Antoine DE LA MYRE, comte de la Motte, seigneur de Hainnecour, baron châtelain d'Hangest, Davenescourt, etc., lieutenant pour le roi en la province de Picardie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, fils aîné de Gabriel de la Myre, et d'Elisabeth-Marie Largentier, sa seconde femme. Il est né à Pignerol en Piémont en 1676. Il embrassa très jeune la profession des armes, et fut, dès l'âge de dix-neuf ans, capitaine au régiment du roi. En 1704, il fut fait l'un des aides-majors généraux de l'armée du Rhin sous les ordres du maréchal Tallard, et eut, la même année, l'honneur de recevoir la croix de Saint-Louis de la main du roi. En 1714, sur la démission de M. le duc de Chaulnes, il fut pourvu de la charge de lieutenant pour le roi en la province de Picardie, au département de Péronne, Montdidier et Roye. Dans les provisions qui lui en furent expédiées, il est dit : « En mémoire des services à nous rendus par Antoine de la Myre, dans lesquels et autres il a donné des preuves de valeur, bonne conduite et capacité, s'étant trouvé aux sièges de Môns, Namur Landaw, Brisach et plusieurs autres, et aux batailles de Spire, de Hochstet, Ramillies, etc., où il a été si grièvement blessé, que se trouvant hors d'état de suivre nos armées, nous lui aurions accordé une pension, pour lui marquer la satisfaction qu'il nous reste de ses services dans lesquels il a imité l'affection et le zèle, de Gabriel de la Myre la Motte son père, en commandant pour nous dans Pignerol… comme ont fait ses ancêtres sous les rois nos prédécesseurs, notamment Guillaume de la Myre, tué en défendant la ville de Saint-Porquier pendant les guerres civiles de religion Robert de la Myre, lequel fit, à la bataille de Fornoue, prisonnier un des princes ligués d'Italie, portant pour armes trois aigles d'or, dont le roi Charles VIII lui permit d'écarteler celles de sa famille, etc. » Ledit Antoine et ses frères furent maintenus dan leur noblesse d'extraction, en 1713, par M. de Bernage, maître des requêtes, commissaire départi dans la généralité d'Amiens ; il est mort en 1747. II avait épousé en 1705 Marie-Anne de Marc, fille de Charles de Marc de la Ferté, seigneur, châtelain de Reux et de la Salle Canonville, conseiller du roi en son grand conseil, et de Marie-Françoise Amyot son épouse ; il a eu de ce mariage :
    1. Charles-Antoine de la Myre, lieutenant au régiment du roi, né le 3 février 1713, mort le 29 avril 1728 ;
    2. François-Luc de la Myre Mory, né le 13 février 1715. Le nom de MORY D'HONNEINGHEM lui fut donné en vertu de la substitution établie par le testament de messire Philippe-Pierre-Dominique de Mory. Il est entré dans le régiment du roi, en 1730. Il fit toute la guerre d'Italie, et fut tué d'un boulet de canon en 1745, à la bataille de Fontenoy, étant l'un des plus anciens capitaines de son corps. Il avait eu l'année, précédente l'honneur de recevoir au siège de Fribourg la croix de Saint-Louis, des mains du roi Louis XV. Il avait fait en 1730 ses preuves pour être page du roi dans la grande écurie ; mais il préféra alors entrer au régiment du roi qui, partait pour l'armée. Il est mort sans avoir contracté d'alliance ;
    3. Gabriel-Melchior de la Myre, qui suit ;
    4. Charles-Henri, dit le chevalier de la Myre, né le 25 mars 1717, chevalier de Malte en 1731, mort à Malte le 25 janvier 1742, après y avoir fait ses vœux, ayant toujours servi la religion sur les vaisseaux ou les galères, et s'être distingué par sa valeur en plusieurs occasions ;
    5. François-Jean de la Myre, comte de Mory, dont l'article suivra celui de la postérité de son aîné ;
    6. Marie-Anne de la Myre, née le 11 août 1709, religieuse cordelière de l'abbaye du Moncel, à Pont-Sainte-Maxence ;
    7. Anne-Charlotte-Françoise de la Myre, née le 26 janvier 1716, mariée en 1753 à Charles-François-Joseph, marquis de Rune, exempt des gardes-du corps du roi de Pologne, fils de messire Jacques Antoine de Rune seigneur de Warcy, et de dame Marie de Boufflers, seconde femme ;
    8. Geneviève-Alexandrine de la Myre, née le 10 janvier 1721, mariée en 1764 à messire Pierre Boucher de Flogny, comte de Carisey, chevalier de Saint-Louis, premier capitaine au régiment Mestre de camp de cavalerie, fils de messire Charles Nicolas Boucher, comte de la Chapelle, seigneur de Flogny, et de Suzanne Bazard.

  7. Gabriel-Melchior, comte DE LA MYRE, chevalier, baron d'Hangest, châtelain de Davenescourt, seigneur et patron de Tiberminil, Pimont, Yerville, Vibeuf, Lindebeuf, le Torps, Frainville, Boinville et autres lieux, lieutenant pour le roi au gouvernement de Picardie, troisième fils d'Antoine DE LA MYRE LA MOTTE, et d'Anne de Marc, comte et comtesse de la Mette. Il est né le 6 janvier 1717, reçu chevalier de Malte en 1730, et la même année page du grand-maître. Il a été ensuite cornette de cavalerie au régiment de Condé, et a fait toute la seconde guerre en Bavière et sur le Rhin. Il est mort le 16 mars 1777. Après la mort de ses deux frères aînés, il avait quitte l'ordre de Malte, et épousé en premières noces en 1749 demoiselle Marie-Christine de Cardevac d'Havrincourt, fille du marquis d'Havrincourt, de son vivant sous-lieutenant des chevau-légers de la reine au corps de la gendarmerie, brigadier des armées du roi, gouverneur de la ville d'Hesdin, et de demoiselle Anne Gabrielle d'Osmond, marquise d'Havrincourt. De ce mariage sont nés :
    1. Anne-Louis-Chrétien de la Myre, né le 7 mai 1752, mort en 1757 ;
    2. Alexandre-Chrétien de la Myre, né le 15 février 1760, mort en 1769 ;
    3. Gabrielle-Louise de la Myre, née le 7 janvier 1751, religieuse professe à l'abbaye royale de Montreuil-sous-Laon, ordre de Cîteaux, en 1774, successivement coadjutrice et abbesse, de la même abbaye en 1783, morte le 28 août 1809 ;
    4. Anne-Charlotte-Christine-Gabrielle de la Myre, née le 22 juillet 1754, mariée par contrat du 22 novembre 1777 à messire Louis-Charles, comte de Noue, chevalier de St.-Louis, mestre de camp de dragons, lieutenant-colonel du régiment de Languedoc, chevalier, seigneur de Villers en Prayères, la Malmaison, Ventheuil, et en partie de Merval ; veuf de dame Louise-Albertine Tarteron de Monstiers, fils de Louis-Charles de Noue de la Grange, et de demoiselle Marie-Madeleine de Ronty de Suzy ;
    5. Anne-Françoise-Thérèse de la Myre, née le 5 octobre 1757, mariée par contrat du 27 novembre 1785, à messire Jacques-François-Charles de Lancry de Rimberlieu, capitaine de cavalerie au régiment de Royal-Etranger, lieutenant de roi en survivance, des ville et château de Compiègne fils de messire Charles de Lancry de Rimberlieu, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, lieutenant de roi des ville et château de Compiègne, et de demoiselle Marie-Suzanne des Fossés.

    Ladite dame Marie-Christine de Cardevac, comtesse de la Myre, est morte le 14 avril 1761 ; et par contrat du 14 février 1764, le comte de la Myre a épousé, en secondes noces, demoiselle Lucie-Philippine-Josèphe de Cardevac de Gouy, sa nièce à la mode de Bretagne, et cousine issue des issus de germain de sa première femme, fille de messire Chrétien-Pierre de Cardevac, chevalier, seigneur, de Gouy en Artois, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Marie-Catherine-Henri-Joseph Desucre de Bélain. De ce mariage, sont nés :
    1. Alexandre-Joseph-Gabriel de la Myre, qui suit ;
    2. Antoine-Louis-Gabriel, vicomte de la Myre, né le 5 juin 1773, officier au régiment de Conti, dragons, marié, en 1801, à demoiselle Louise-Camille de Goussancourt de Grivenne, dont il n'a eu que des filles ;
    3. Anne-Charlotte-Christine-Gabrielle-Lucie de la Myre, née le 12 décembre 1764 ; brevetée en 1779 au chapitre noble des Dames comtesses de Neuville ; mariée, par contrat du 19 juin 1783, à Antoine-Gilles-Marie vicomte de Louvel, capitaine de dragons, fils de Charles-Gilles-Marie, comte de Louvel, ancien capitaine de cavalerie, vicomte d'Auterêche, chevalier, seigneur de Warvillé, Arviller, Prunurval, l'Echelle et autres lieux, et de dame Marie-Anne-Antoinette-Nicolle de Guillon ;
    4. Françoise-Henriette de la Myre, née le 13 février 1769 ; admise au chapitre de Neuville en 1779 ; mariée, par Contrat du 27 novembre 1785, à Me Marie-Marguerite-François-Firmin Desfriches, comte Doria, marquis de Payen, seigneur de Cayeux, Cernois, Bettancourt et autres lieux, ancien capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal, et militaire de Saint-Louis, veuf, en premières noces, de demoiselle Marie-Geneviève Desfossés de Wateville ; et en secondes noces, de demoiselle Catherine-Julie-Alexis de Rougé ;
    5. Gabrielle-Alexandrine-Julie de la Myre, née le 4 juin 1776 ; admise en 1779, au chapitre de Neuville, et mariée, en avril 1795, à monsieur Alexandre d'Aarjavel.

  8. Alexandre-Joseph-Gabriel comte DE LA MYRE, baron d'Hangest, châtelain de Davenescourt, seigneur, patron de Tiberminil, Pimont, Yerville, Vibeuf, Lindebeuf, le Torps, Batteville, Châteauroux, Heudières, la Ferté, le Rosay, Hausselaine, Beautot, Rémaugis, Nourviller, grand et petit Gruchet, et autres lieux ; lieutenant pour le roi, en la haute Picardie ; fils aîné de Gabriel Melchior de la Myre, et de Lucie-Philippine-Josèphe de Cardevac, seconde femme. Il est né le 23 avril 1771, est entré, en 1788, au régiment du Roi, infanterie, et a épousé, par contrat du 10 octobre 1795, demoiselle Elisabeth-Françoise-Aglaé le Pelletier d'Aunay, fille de messire Charles-Louis-David le Pelletier, comte d'Aunay, maréchal des camps et armées du roi, chevalier des ordres de Malte et de St-Louis, et de Louise-Elisabeth-Flavie de Chastenet-Puységur. De ce mariage, sont nés :
    1. Charles-Philippe-Gabriel de la Myre, né le 19 avril 1802 ;
    2. Marie-Antoinette-Elisabeth de la Myre, née le 29 mai 1804.
Branche de la Myre-Mory, prise au treizième degré.
  1. François-Jean DE LA MYRE, comte de Mory d'Honneinghem (cinquième fils du comte et de la comtesse de la Motte), chevalier, seigneur de Congis, Villers-les-Rigault, la Tarterelle, la Salle Canonville, Montjay, Hainnecourt, le châtel d'Ocquerre, Viron, et autres lieux ; seigneur et patron de la châtellenie de Reux, mestre-de-camp de cavalerie, capitaine des gardes de S. A. S. monseigneur le prince de Conti prince du sang, ci-devant chevalier de Malte, conservé aux honneurs dudit ordre. Il est né le 14 septembre 1723 ; le 13 juin 1737, il fut reçu chevalier de Malte, et fait le même jour page du grand-maître ; a servi onze ans, et fait vingt-deux campagnes sur les vaisseaux et galères de la religion, en qualité d'enseigne de vaisseau et de major des galères par intérim, quoique cette place ne fût ordinairement remplie que par des procès. Ayant fait dans cet intervalle un voyage en France, par congé, il y a fait la campagne de 1744, sur le Rhin, en qualité de cornette de cavalerie au régiment de Condé. Après la mort de son père, il prit le nom et les armes de Mory, se trouvant par la mort de deux de ses frères devenu le second fils, et comme tel ; appela à la substitution des biens, noms et armes de Mory, suivant le codicille de Philippe-Pierre-Dominique de Mory, seigneur de Hainnecourt, fait à Cambray, le 1er septembre 1703. En quittant l'ordre de Malte, il a eu, par un bref particulier, la permission de continuer à en porter la croix, en considération des services importants qu'il avait rendus à l'ordre. Par contrat du 9 mai 1753, il a épousé demoiselle Marie-Anne-Thérèse de Chamborant de la Clavière, fille de messire Claude de Chamborant, comte de la Clavière, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, seigneur de la Clavière, Eguson, Villemandeur, et autres lieux ; lieutenant-général des armées du roi ; gouverneur de Montmédy, et de la personne de S. A. S monseigneur le comte de la Marche, et de dame Marie-Anne Moret de Bournonville, son épouse. La comtesse de Mory a été successivement dame pour accompagner, et ensuite dame d'honneur, de S. A. S. madame la comtesse de la Marche, depuis princesse de Conti. De ce mariage, sont nés :
    1. Claude-Madeleine de la Myre Mory, né le 17 août 1755 ; abbé commendataire de Preuilly, en Touraine, en 1784 ; prieur d'Oysé, au diocèse du Mans, en 1786 successivement vicaire général de Carcassonne, de Bourges et de Paris ;
    2. André-Jérôme de la Myre, vicomte de Mory, qui suit ;
    3. Claude-Gabriel-François, dit le chevalier de la Myre Mory, chef de la seconde branche qui suit, après celle de son frère ;
    4. Claude-Marie-Louise de la Myre Mory, née le 28 juin 1754 ; brevetée, le 1er août 1765, au noble chapitre des dames chanoinesses-comtesses de Neuville ; mariée, par contrat du 29 décembre 1772, à messire Jean-Dominique, comte de Cassini, chevalier, noble Siennois, mousquetaire de la deuxième compagnie de la garde du roi, membre de l'académie royale des sciences de Paris, directeur en survivance de l'observatoire royal ; fils de messire César François Cassini de Thury, chevalier, noble Siennois, conseiller du roi, maître ordinaire en sa chambre des comptes, membre de l'académie royale des sciences de Paris, de la société royale de Londres, de l'institut de Bologne, etc., et de dame Charlotte-Jeanne Drouyn de Vaudeuil ;
    5. Louise-Fortunée de la Myre Mory, née le 20 juillet 1759 ; brevetée au chapitre de Neuville, le 2 août 1765 ; morte le 16 février 1766 ;
    6. Alexandrine-Emilie de la Myre Mory, née le 28 août 1764, brevetée au chapitre de Neuville le 2 août 1765, installée chanoinesse-comtesse, titulaire audit chapitre, le 27 novembre 1785 ; religieuse au monastère des Carmélites déchaussées de la réforme de Sainte Thérèse, à Chambéry en Savoie, le 13 avril 1791 ; décédée au monastère de Turin, le 29 janvier 1795 ;
    7. Pauline-Marie de la Myre Mory, sœur jumelle de la précédente ; brevetée au même chapitre, le 1er août 1765 ; chanoinesse comtesse titulaire le 26 novembre 1783 ;
    8. Antoinette-Louise-Marie-Edesse de la Myre Mory, née le 1er novembre 1773 ; brevetée au chapitre de Neuville, le 6 février 1774 ; mariée, par contrat du 25 février 1797, à messire Anne-Charles-Frédéric-Ambroise, comte de Beauclerc, chevalier honoraire de l'ordre de Malte, et auparavant enseigne des vaisseaux de la religion, fils de messire Charles de Beauclerc, baron d'Achères, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine au régiment d'Harcourt, dragons, et de Marguerite-Laurence Rocheron de Voisins.

  2. André-Jérôme DE LA MYRE, vicomte de Mory, membre de l'association de Cincinnatus d'Amérique, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, maréchal des camps et armées du roi. Il est né le 8 avril 1762, a été fait, le 9 avril 1777, cadet gentilhomme au régiment d'Auxerrois, infanterie, avec lequel il a fait la guerre en Amérique ; s'est trouvé à la prise de la Dominique, en 1778 ; à celle de la Grenade, en 1779, a reçu plusieurs blessures au combat naval qui en été la suite ; s'est encore trouvé, en 1780, à l'assaut de Savanah, après lequel il a eu les jambes gelées dans la baie de Chesapeach. De retour en France, il a fait capitaine de cavalerie au régiment de Royal-Etranger, le 12 juillet 1781 ; et le 30 octobre 1785, mestre-de-camp lieutenant en second du régiment d'infanterie de S. A. S. monseigneur le prince de Conti. Il a fait ensuite toutes les campagnes de l'armée de Condé, en qualité de lieutenant et de capitaine de compagnies de chasseurs nobles ; y a été fait chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, le 30 avril 1794 ; y a été grièvement blessé le 13 août 1796, au combat de Kamlach ; et a été fait, par le roi, maréchal de ses camps et armées, le 1er décembre 1797 ; il est mort le 18 septembre 1807 ; par contrat du 19 février 1786, signé ledit jour par le roi et la famille royale, il avait épousé demoiselle Bernarde-Françoise Bertier, fille de messire Louis-Bénigne-François Bertier, chevalier, conseiller du roi. en ses conseils, maître des requêtes ordinaire de son hôtel, intendant de justice, police et finances de la généralité de Paris ; surintendant des finances, domaines et affaires de la maison de la reine, et de defunte dame Marie-Josèphe Foullon, son épouse. De ce mariage sont nés :
    1. Alfred de la Myre Mory, né le 11 octobre 1790, mort la même année ;
    2. Arnold-Pierre-Aimé de la Myre Mory ; né le 17 janvier 1793, mort le 25 avril 1814 ;
    3. Auguste-Jacques-Anne de la Myre Mory, qui suit ;
    4. Ernestine-Marie-Louise de la Myre Mory, née le 30 juillet 1787, mariée, par contrat du 30 août 1809, à messire Edme Seguin de Broin, fils de messire Nicolas Seguin de Broin, et de dame Claudine-Huguette Cochet de Savigny ;
    5. Albine-Anne-Françoise de la Myre Mory, née le 24 avril 1789, morte en 1790 ;
    6. Albine-Antoinette-Madeleine de la Myre Mory, née le 28 juin 1796 ;
    7. Athanaïs-Albine-Eusèbe de la Myre Mory, née le 26 janvier, morte le 15 décembre 1800 ;
    8. Zéphyrine-Louise-Ferdinande de la Myre Mory, née le 26 juin 1801 ;
    9. Pulchérie-Claudine-Marie de la Myre Mory, née le 16 mai 1805.

  3. Auguste-Jacques-Anne, Comte DE LA MYRE MORY, troisième fils d'André-Jérôme de la Myre, vicomte de Mory, né le 11 septembre 1794.
Seconde branche issue de la Myre-Mory, prise du quatorzième degré.
  1. Claude-Gabriel DE LA MYRE-MORY, troisième fils de François-Jean de la Myre, comte de Mory. Il est né le 18 avril 1767, reçu, le 2 mai suivant chevalier de Malte, est entré au service de la marine en 1782, l'a quitté, en 1787, avec le grade de lieutenant de vaisseau, a été fait capitaine de cavalerie au régiment de Royal-Normandie en 1788, et est mort le 15 janvier 1808. Par contrat du 24 mars 1796, il avait épousé demoiselle Auguste-Geneviève-Françoise-Claire de Mauperché, fille de messire Auguste de-Mauperché, conseiller de grand' chambre au parlement de Paris, dont il a eu : Alphonse-François de la Myre-Mory, qui suit.

  2. Alphonse-François, vicomte DE LA MYRE-MORY, fils unique de Claude-Gabriel de la Myre-Mory et de Auguste-Geneviève-Françoise-Claire de Mauperché, son épouse, est né le 30 mars 1797 ; mousquetaire de la première compagnie de la garde du roi, en 1814.
Armes : Écartelé au premier et quatre d'azur à trois aigles d'or, au vol abaissé, diadémées, becquées et membrées de gueules, posées deux et un : au deux et trois d'or à la bande de gueules, surmontée de trois merlettes de sable et accostée de deux tourteaux d'azur, aux angles de l'écu à sénestre en chef, et à dextre en pointe.

22 juillet 2009

Famille de Guiraman

DE GUIRAMAN. — St Vincens

Armes : écartelé au 1er et au 4e, d'or, à l'épervier de sable longé de gueules et grilleté d'argent ; au 2e et au 3e de gueules à trois pals d'or, et une cotice de sable brochant sur le tout.

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Source : Les maintenues de noblesse en Provence par Belleguise. Page 128.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54106328

Entre le P. G., etc., et Charles de Guiramand, sr de Blauvac, résidant à St Vincens, etc.
Hommage passé au pape à Carpentras, ez mains de son recteur de la terre et seigneurie d'Entrechaus, par noble Claude Guiramand, fils et heoir de noble Hierosme, seigneur dudit lieu, du 10 novembre 1549, dument enregistré aux archives de la révérende chambre apostolique du comtat Venaissin, signé de Georges.

Autre hommage presté au pape par noble Jean de Guiramand, fils de noble Claude, de la même terre, du 2 décembre 1580, dument enregistré, signé Degeorges.

Mariage de noble et magnifique seigneur Jean de Guiramand, seigneur d'Entrechaux, au comté de Venise, fils de magnifique seigneur Claude, avec demoiselle Louise de Sadolet, du 14 février 1582, signé Anglezy, notaire.

Testament de M. Jean de Guiramand, seigneur d'Entrechaux, par lequel institue noble Jacques, son fils, sieur de Blauvac, et confirme la donation par lui faite en son Contrat de mariage à la demoiselle Sadollet, sa femme, du 11 septembre 1611, signé Ebreard, notaire.

Testament de demoiselle Françoise de Bernier, femme en premières noces de noble Jacques de Guiramand, sr de Blauvac (elle épousa à Carpentras, le 2 août 1624, N*** de Guilhem Pascalis.) par lequel elle institue noble Charles, son fils, du 26 juillet 1626, signé Barniolly.

Certificat des consuls de Blauvac, comme noble Charles de Guiramand est fils de noble Jacques et de la demoiselle de Bernier et ledit Jacques, fils de noble Jean et de la demoiselle de Sadolet, du 7 juin 1667.
Fait à Aix, le 23 septembre 1667.

Voir aussi :


Ainsi que L'État de la Provence par Dominique Robert de Briançon :

18 juillet 2009

Famille de Quiqueran Beaujeu

QUIQUERANDE QUIQUERAN DE BEAUJEU. — Arles

Armes : Parti d'or et d'azur émanché en fasce de l'un en l'autre (Alias écartelé d'or et d'azur, le trait du coupé émanché de l'un en l'autre de 2 pièces et 2 demi-pièces).

Source : Les maintenues de noblesse en Provence par Belleguise. Page 125 et 232.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54106328

Entre le P. G., etc., et nobles Honoré, autre Honoré et Jean-François de Quiqueran de Beaujeu, écuyers de la ville d'Arles, etc.
Extrait de testament en latin de noble et magnifique Gaucher de Quiqueran, seigneur et baron de Beaujeu, du 10 mai 1507, signé Chauvet, notaire, propriétaire des écritures de me Pierre Barbery.

Extrait de mariage passé entre noble Aymar de Quiqueran de Beaujeu, fils dudit noble Gaucher, et demoiselle Jeannette Gays, du 7 février 1519, signé Raybaud, notaire.

Extrait d'autre mariage passé entre noble Robert de Quiqueran de Beaujeu, écuyer, fils dudit noble Aymar, avec demoiselle Alix Meyran, du 3 juin 1560, signé Trouche, notaire, propriétaire des écritures de me Antoine Nicolai.

Lettre missive écrite par le feu roi Charles audit sieur de Quiqueran Beaujeu, qui lui fait savoir comme il a été élu en l'assemblée des chevaliers de l'ordre de St Michel, étant auprès de sa personne à cause de ses mérites, de quoi le félicite, écrit à Melun le 22 septembre 1585, signé Charles et, plus bas, Roblet.

Lettre missive de M. le comte de Carces, chevalier dudit ordre, sénéchal et lieutenant pour le roi en Provence, écrite audit sr de Beaujeu, qui lui marque comme il lui envoie la lettre que le roi lui écrit et qu'il a l'ordre de chevalier et qu'il peut le venir trouver quand bon lui semblerait, pour recevoir les ordres de sa main, du 30 janvier 1569, signé Garces, écrit d'Aix.

Lettres patentes du roi Henry, portant provision de la charge de capitaine des forts de Silvereal et du Baron, en Camargue, en faveur dudit sieur de Beaujeu, chevalier des ordres du roi, pour la régir sous l'autorité de M. le grand prieur de France, pour lors, gouverneur et lieutenant général en Provence, données à Chenonceau, le 10 octobre 1594, signé, par le roi comte de Provence, Boulais, et scellé du grand sceau.

Extrait de mariage d'entre noble François de Quiqueran, sr de Beaujeu, fils dudit noble et magnifique Robert de Quiqueran, passé entre lui et demoiselle Isabeau de Tilloy, du 4 août 1622, signé Gallaron, notaire, étant en latin, sur le papier.

Extrait d'acte de fondation à perpétuité d'une messe basse, tous les jours, et deux anniversaires tous les ans, fondées dans l'église St Augustin d'Arles, par illustrissime seigneur frère Honoré de Quiqueran de Beaujeu, chevalier de l'ordre St Jean de Jérusalem, commandeur des commanderies St Pierre de Solliers et de Condat, grand prieur de St Gilles, conseiller du roi en ses conseils d'Estat et privé, fils du susdit magnifique Robert et frère du susdit noble François de Quiqueran, du 16 octobre 1638, signé Véran, notaire d'Arles ; à la fin duquel acte est écrit comme ledit seigneur illustre seigneur Honoré est décédé l'année 1642 et enseveli dans une chapelle des RR. PP. Augustins d'Arles, dans laquelle chapelle y a cette épitaphe : Et in tenebris stravi tectulum meum. D. O. M.

Extrait de mariage d'entre noble Pierre de Quiqueran de Beaujeu, fils de noble François et neveu du susdit illustrissime seigneur grand prieur, qui a mis l'épitaphe à la fin du contrat de fondation cy dessus, et dame Catherine de Foresta de Colongue et de Venel, de la ville de Marseille, du 1er juin 1632, signé Guidy, greffier des insinuations dudit Arles.

Extrait d'autre mariage entre noble Honoré de Quiqueran de Beaujeu, un des assignés, frère dudit noble Pierre, tous deux fils du susdit noble François, passé avec demoiselle Thérèse de Grille d'Estoublon, fille de noble Charles de Grille, seigneur de Robiac et d'Estoublon, conseiller du roi en ses conseils, viguier pour Sa Majesté audit Arles, du 9 mai 1644, signé Escoffier, notaire, et, à l'insinuation, Eynaud, greffier.

Extrait d'autre mariage de noble Honoré de Quiqueran de Beaujeu, fils du susdit noble Pierre et de demoiselle Catherine de Foresta, d'entre lui et demoiselle Anne de Bécheran, fille de Geoffroy, vivant conseiller du roi, en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier, du 10 mars 1655, signé Veran, notaire.

Copies d'assignations données auxdits sieurs Honoré de Quiqueran de Beaujeu pour la représentation de leurs titres.

Testament dudit noble Honoré de Quiqueran de Beaujeu, marié avec demoiselle Thérèse de Grille (1), par lequel, après avoir fait de légats à nobles Pierre et Tropheme de Quiqueran, ses enfants, institue héritier noble Jean-François de Quiqueran de Beaujeu, son autre fils, troisième assigné du 12 janvier 1655.

(1) Indication inexacte ; Honoré avait épousé Louise de Barras, fille naturelle légitimée de Gaspard, commandeur de St Christol ; ce mariage fut clandestin, ce qui explique la falsification.

Extrait de baptistère dudit noble Honoré de Quiqueran, fils dudit noble François, du 23 décembre 1612, signé Escoffier, greffier.
Fait à Aix, le 20 septembre 1667.

DE QUIQUERAN DE BEAUJEU. — Arles

Entre le P. G., etc., et noble Charles-Joseph de Quiqueran de Beaujeu, écuyer de la ville d'Arles, etc.

[Les titres rapportés sont identiques aux précédents ; il est donc inutile de les énumérer à nouveau ; le dernier acte présenté, seul, ne figure pas dans l'énumération précédente.]
Extrait de testament solennel dudit noble Pierre de Quiqueran Beaujeu, par lequel, entre autres y contenus, fait légat à noble Charles Joseph de Quiqueran Beaujeu, son fils et de dame Catherine de Foresta, qu'est le sieur défendeur, et institue son héritier noble Honoré de Quiqueran de Beaujeu, son fils aîné, du 28 juin 1645, signé Veran, notaire.
Fait à Aix, le 20 septembre 1667.

DE QUIQUERAN. — Arles

Entre le P. G., etc., et Tropheme de Quiqueran de Ventabren, écuyer de la ville d’Arles, etc.
Extrait de mariage d’entre noble et généreux écuyer Ardoin de Quiqueran, sr de Ventabren, avec demoiselle Jeanne d’Aiguières, du 8 août 1535.

Mariage d’entre Robert de Quiqueran, seigneur dudit Ventabren, fils dudit noble Ardoin, avec demoiselle Magdeleine d’Aimini, du 18 avril 1574.

Mariage d’entre noble Honoré de Quiqueran, écuyer, fils dudit noble Robert, avec demoiselle Suzanne d’Eguisier, du 1er septembre 1604.

Autre mariage d’entre ledit noble Tropheme de Quiqueran, défendeur, fils dudit noble Honoré, avec demoiselle Pierre de Grille, du 22 avril 1630.

Preuves faites sur la réception de noble Jean de Quiqueran, fils dudit défendeur, pour chevalier en la religion St Jean de Jérusalem, du 29 avril 1647.
Fait à Aix, le 1 décembre 1667.

Famille de Forbin

DE FORBIN. — Arles

Source : Les maintenues de noblesse en Provence par Belleguise. Page 125.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54106328

Entre le P. G., etc., et Jean-Baptiste de Forbin, seigneur de Turriès, de la ville d'Arles, etc.
Extrait de mariage entre ledit Jean-Baptiste de Forbin et demoiselle Blanche de Meyran de Nans, du 6 septembre 1656, reçu et signé par Aulanier, notaire dudit Arles.

Autre mariage d'entre Melchion de Forbin, sr dudit Turriès, et demoiselle Gabrielle de Petit, du 19 février 1625, reçu par me François Monier, notaire dudit Arles.

Autre Extrait de mariage d'entre Annibal de Forbin, sr de la Roque, et demoiselle Camille de Grimault, du 1er février 1586, reçu et signé par me Hugolien, notaire d'Aix.

Extrait du testament dudit Annibal de Forbin, sr de la Roque, du 6 mai 1603, reçu par me Jean Gibert, notaire de Lambesc.

Mariage entre noble Gaspard de Forbin, écuyer de Janson, et demoiselle de Pontevès, reçu par me Borrilly, notaire d'Aix, du 31 mars 1551.
Fait à Aix, le 20 septembre 1667.

Voir aussi :

17 juillet 2009

Famille de Gibon-Porhoet

GIBON ou GIBON-PORHOET (DE), en Bretagne, Les seigneurs de Gibon, Kernelorec, du Grisso, Quessial ou Coetzial, Coetlagat, des Forges, du Menguyo, Quehélec, Deran, Rue-Neuve, Beaulieu, Lesvellec, Coetec, Keralbeau, Kerès, la Pipelaie, Roguedaz, du Pargo, Beaumont, la baronnie de Ker, Kerisouet et autres lieux, étaient appelés comtes de Gibon.

Cette généalogie a été rédigée sur le certificat de M. Chérin, généalogiste de la cour et des ordres du roi, pour procurer l'honneur de monter dans les carrosses, et sur les documents et titres produits, qui tous ont été vérifiés et timbrés de la marque particulière du cabinet des ordres, d'où a résulté la preuve que la maison de Gibon descend des comtes de Porhoet, princes issus, selon tous les historiens, de Guervand, successeur de Salomon III, roi de Bretagne. En effet, les trois gerbes d'or que la maison de Gibon porte pour armes, et que l'on va voir prouvé qu'elle a portées depuis plus de cinq cents ans, sont précisément celles que portaient les anciens princes de Bretagne, avant qu'ils eussent adopté les hermines ; encore ces princes, après cette adoption, ne quittèrent pas les trois gerbes, et les conservèrent pour leurs scels secrets ; il est même dit que l'ordre de l'épi fut créé par analogie avec leurs anciennes armes.

La maison de Penthièvre, dont l'origine est commune avec celle des comtes de Porhoet, portait aussi de gueules à trois gerbes d'or ; et quand elle eut pareillement adopté les hermines, elle continua à écarteler de ces mêmes armes.

Même, dans la suite, ces anciennes armoiries se perpétuèrent dans les lieux les plus considérables de leurs domaines, notamment à Lamballe, qui porte encore les trois gerbes d'or, de même qu'à Vannes, où la maison de Gibon a, depuis cinq cents ans, sa sépulture dans l'église de Notre-Dame du Mné. Ces armes s'y sont conservées ; elles sont aussi dans l'église cathédrale et dans celle des Jacobins, aux Carmes du Bondon, et de Sainte-Anne près Vannes.

Par une enquête que fit faire à Vannes, le 18 octobre 1448, Jean Gibon, seigneur du Grisso, il fut constaté que la maison de Gibon, en sa qualité de seigneur de Coetzial, était seigneur fondateur de l'église de Notre-Dame de Mné, et qu'elle y avait eu, de temps immémorial, ses armes, qui étaient celles dés anciens princes de Bretagne, surmontées, est-il dit, d'un portrait d'ange tenant la gerbe suzeraine.

Indépendamment de ce titre et de tous les documents à l'appui de l'origine de la maison de Gibon, un autre acte porte avec lui la démonstration la plus évidente, et achève la preuve de sa descendance des anciens princes de Bretagne.

C'est un acte de Vannes, du 17 mai 1226, par lequel Eudon III, dernier comte de Porhoet de cette branche, régla la pension viagère qui revenait à Jocelin, dit Gibon, son puîné, conformément à l'assise du comte Geoffroy pour le partage des puînés, dans les fiefs de baronnie et chevalerie. Il est au surplus à remarquer que cette manière de partager, qui caractérise en Bretagne l'ancienne noblesse de chevalerie, a été maintenue constamment dans la maison de Gibon.

Cet acte prouve incontestablement que Jocelin, puîné d'Eudon III, prit le surnom de Gibon, qu'il transmit à ses descendants, tout comme un autre puîné d'Eudon II avait précédemment pris le surnom de la Zouche, qui s'est aussi perpétué en Angleterre, où il se fixa.

L'identité de nom, d'armes, de lieu, ne peut assurément laisser aucun doute à cet égard.

C'est donc avec raison que la maison de Gibon est reconnue avoir Jocelin pour son véritable auteur, lequel est issu des anciens princes de Bretagne.
  1. Jocelin GIBON, qu'on trouve marié en 1231 avec Havoise de Beaufort, fille d'Alain, seigneur de Dinan, eut pour fils :

  2. Barthélémy GIBON, dit aussi Griçon (nom qu'à ces époques les seigneurs de Gibon ont pris quelquefois seul ; comme seigneurs de Griçon, depuis Griczon et Grisso, terre de haute-justice dans la paroisse de Grandchamp, près Vannes, qui n'est point sortie de la maison) ; lequel on voit marié, en 1298, avec Raoulette de Coêtquen, fille de Guillaume, chevalier, et qui signa et scella de ses armes, en 1276, le bail à rachat établi par le duc de, Bretagne. Il laissa :

  3. Simonet ou Simon GIBON, écuyer, qui comparut à deux montres ou revues, en 1339, et donna quittance de ses gages militaires et de ceux d'un homme d'armes de sa compagnie, le 18 septembre, 12, 20 et 28 octobre de la même année. Il est cité, en 1310, comme étant marié avec Gervaise de Coësme, fille de Robin, chevalier. Il fut père de :

  4. Jean GIBON, Ier du nom, qui fut amiral de la flotte armée en 1355, pour soutenir le parti de Jean de Montfort, qui triompha de Charles de Blois, son compétiteur. Le vainqueur fonda, en reconnaissance de sa victoire, la maison dite des Chapelains du Camp, devenue depuis celle des Chartreux près d'Auray ; et il existe, dans les archives de cette maison, plusieurs actes d'échanges faits avec Jean Gibon, seigneur du Grisso, dans lesquels il est question des piliers de la justice de cette terre. Il est mentionné, comme ayant épousé, en 1338, Raoulette de Cornouaille, fille de Guillaume, chevalier, qui tenait également le parti de Jean de Montfort. Il eut :

  5. Guyomare GIBON, que l'on trouve marié, en 1366, à Isabeau de Dresnay. Lui et Olivier de Dresnay eurent leurs terres saisies en 1383, suivant un acte existant à la chambre des comptes de Nantes. On ignore la cause de cette saisie ; mais ne fut-elle pas l'effet d'une opposition à un parti puissant, dont ces temps désastreux fournissent des exemples si fréquents ? C'est à Guyomare Gibon qu'est rapporté le trait dont l'histoire de France du père Daniel indique à peu près l'époque. Le roi de France, ayant envoyé au secours du pape Clément VII, en 1381 six mille Bretons, sous la conduite de Sevestre Bude, ce fut en mémoire de la valeur qu'ils déployèrent dans le combat livré entre Florence et Pise, et singulièrement aux faits d'armes éclatants de Guyomare, l'un de leurs chefs, que ce lieu porta depuis le nom de Pont Gibon, Ponte Gibone. Il eut, entre autres enfants :

  6. Noël GIBON, seigneur du Grisso, qui naquit vers l'an 1370. Il fut compris dans un rôle des nobles de la paroisse de Plescop, en 1400 ; assista, le 15 janvier 1422, au contrat de mariage de Jean Gibon, son fils, et à l'assiette noble de la dot de sa femme, faite le 15 avril 1424 (cette dot fut de cent écus d'or, somme très considérable pour ce temps) ; fit, en 1426, des acquisitions et échanges dans les paroisses de Grandchamp et Plumelen, où sont les terres du Grisso et de Gibon, et mourut avant 1453. Sa succession fut partagée noblement, selon l'assise du comte Geoffroi, entre ses petits-fils, le 29 novembre 1467. Il est cité comme marié, dès 1393, à Marguerite Eder, fille de Guillaume, chevalier, et qu'on croit sœur ou proche parente de Pierre Eder ; chambellan et maître d'hôtel du duc de Bretagne en 1415 et de Raoulet Eder, président des comptes en 1417. Il fut père de:
    1. Jean Gibon, dont on va parler ;
    2. D'un autre Jean Gibon, qui servit, en 1438, en qualité d'archer dans la compagnie de monseigneur de Faucomberge et dans celle de messire Simon Morhier, dont la montre fut faite le 16 septembre de la même année. On le croit père de Guilbert et Guillot Gibon, lesquels servirent, le premier en qualité d'archer de la compagnie du comte Dunois, dont la montre fut faite à Harfleur, les 26 septembre 1452 et 27 août 1461 ; et le second en qualité d'homme d'armes dans celle du maréchal de Loheac, passée en revue à Honfleur le 7 septembre 1456.

  7. Jean GIBON, IIe du nom, seigneur du Grisso, président des comptes de Bretagne, fut commissaire avec les Coëtlogon, les Carné, et autres gentilshommes, à la réformation de la noblesse de l'évêché de Vannes, en 1440, 1441, 1442, 1443, 1444 et 1447, et fut compris lui-même dans la réformation des années 1441 et 1447, à cause de ses manoirs de Kernelorec et du Grisso en Plumelen et en Grandchamp. Il rendit de grands services au duc de Bretagne, qui, pour l'en récompenser, le fit président des comptes, charge alors de la plus grande importance, et qui n'était confiée qu'à des personnages de la plus grande distinction, et même à des princes du sang, ainsi qu'on peut s'en convaincre par l'exemple de Jacques de Bourbon, qui fut président des comptes en 1397. Tous les officiers des comptes étaient alors des plus qualifiés de la province, commensaux de la maison des ducs, et chargés des missions les plus importantes. Par un acte d'échange du 14 janvier 1438, il acquit une tenue en fief noble, contigu aux fiefs du Grisso, qu'il possédait, est-il dit, par héritage. Il mourut avant le 27 janvier 1453 après avoir formé trois alliances : la première, par contrat du 15 janvier 1422, avec Olive de Cleguenec, fille de Jean et de Marion Madiou ; la seconde avec Guyonne de Cressolles, dont il n'eut point d'enfants ; et la troisième avec Isabeau Rolland. De la première vinrent :
    1. Amaury Gibon, qui continue la postérité ;
    2. Charles Gibon, dont le sort est ignoré ;
    3. Louise Gibon mariée par, contrat du 27 janvier 1453, avec Jean de Gouezizac,
    Et de la troisième :
    1. Guillaume, qui, d'une alliance inconnue, eut un fils et deux filles, Jean, Marie et Raoulette, qui partagèrent noblement la succession d'Isabeau Rolland, leur aïeule, le 22 février 1508, et dont le sort est d'ailleurs ignoré, si ce n'est que Raoulette épousa Prigent d'Aurai,
    2. Margot alias Marguerite Gibon, mariée à Jean Boscher par Contrat du 12 février 1463.

  8. Amaury GIBON, seigneur du Grisso, servit en personne dans la guerre que le duc de Bretagne eut à soutenir contre les Anglais, pour le recouvrement de la ville de Fougères et de plusieurs autres places de son duché. Ce fut en considération des services qu'il rendit dans ces circonstances, et de ceux de ses pères, que ce prince le nomma secrétaire de son conseil, et qu'il lui en fit expédier, le 20 novembre 1449, des lettres qui renferment les témoignages les plus flatteurs de sa satisfaction, et obtint encore, le 23 mai 1460, la remise d'une somme de 250 liv. dont Noël Gibon, son aïeul, était demeuré débiteur envers ce prince. Il fut aussi réformateur de la noblesse. Il assista au contrat de mariage de Louise Gibon, sa sœur, du 27 janvier 1457 ; et outre la dot qu'il lui constitua, il promit de la vêtir honorablement de bonnes robes, tissus, chaperons d'or et autres habillements, ainsi qu'il appartenait à damoiselle de sa qualité ; assista aussi à celui de Marguerite, son autre sœur, du 12 février 1453, traita, le 12 février 1462, avec Marguerite Gibon, sa sœur consanguine, comme héritière principale et noble, et il fut reconnu que les richesses et succession de son père devaient être partagées noblement et avantageusement, lui et ses prédécesseurs s'étant de tous temps gouvernés selon l'assise du comte Geoffroy ; donna aveu, le 12 octobre 1462, de ses héritages du Grisso, dans la paroisse de Grandchamp ; partagea noblement, suivant l'assise du comte Geoffroy, avec Guillaume Gibon, son frère puîné, le 29 novembre 1467, et mourut vers le mois d'avril 1478, laissant de l'alliance qu'il avait contractée avec Amice ou Anne Rolland, fille d'Eon Rolland et de Jeanne Dubois :
    1. Jean Gibon, qui continue la descendance ;
    2. Gilles Gibon, écuyer, seigneur de la Chenaye, mort sans postérité ;
    3. Bertrand Gibon, qui paraît être également mort sans postérité ;
    4. Eléonore Gibon, qui épousa, par contrat du 27 janvier 1469, Pierre de Gouelo, fils aîné et héritier principal et noble de Jean de Gouelo, seigneur de Kermestre ;
    5. Jeanne Gibon, femme de Jean Chainel, seigneur de Kerguenhonant ;
    6. Perrine Gibon, mariée, le 2 octobre 1594, à Louis de la Tour, fils de Gilles, seigneur de Kergouello ;
    7. Isabeau Gibon, femme de Robert Dréan.

  9. Jean GIBON, IIIe du nom, écuyer, seigneur du Grisso, Menguyo et autres lieux, qualifié monseigneur dans les lettres qui lui furent écrites par des gentilshommes de la province, servit dans les guerres de son temps, ainsi qu'on le voit par deux montres des années 1478 et 1483 ; fut fait deux fois prisonnier, et eut son château du Grisso brûlé, et les tours en furent abattues : il fut ensuite successivement procureur général des comptes, maître des requêtes de la duchesse Anne de Bretagne, sénéchal d'Auray et de Vannes, charges qui n'étaient possédées que par des personnes de la plus haute distinction, et dont la dernière donnait le droit de convoquer la noblesse et d'en passer les revues. Il jouit de l'estime particulière de cette princesse, à laquelle il rendit de grands services dans les diverses ambassades où elle l'envoya, d'abord auprès de Maximilien, roi des Romains, pour traiter de son mariage avec ce prince, et l'informer de la prise de Nantes par le roi Charles VIII. On lit, dans une ancienne chronique bretonne, que Maximilien, ayant demandé à Jean Gibon de lui faire le portrait de la duchesse Anne, et s'il était vrai qu'elle fût un peu clochette, il lui avait répondu : Oui, elle est vraiment un peu clochette ; mais elle est très blanchette, et elle a dans son corset moult trésors bien durets. Elle l'envoya ensuite vers Henri VII, roi d'Angleterre pour lui demander du secours. C'est de ce dernier prince qu'il obtint, l'an sixième de son règne, un passeport pour lui et douze personnes de sa suite. Il reçut en don, le 3 avril 1489, tous les meubles et héritages qui avaient été confisqués sur Guillaume de Kergoet. Après le mariage de Charles VIII avec la duchesse Anne, il fût confirmé, par lettres du 9 avril 1498 et 29 décembre 1499, dans la charge de sénéchal d'Auray et de Vannes. Il fit cession, le 23 mai 1493, à Jeanne Gibon, sa sœur, et à Jean Chainel, seigneur de Kerguenhonant, son mari du manoir et métairie de Talenhay, située dans la paroisse de Baud, pour l'assiette de la rente qu'il leur avait promise par leur contrat de mariage ; assigna, conjointement avec Jeanne de Fresnay, sa femme, par un acte en forme de partage, du 6 août de la même année, à Jeanne Gibon, leur fille aînée, la terre et seigneurie des Forges que Jean de Fresnay, chevalier et seigneur de Lezot et de Quinhoet, frère de ladite Jeanne, avait donnée à cette dernière, par accord du 28 mars 1475, pour sa portion dans les successions de Guillaume de Fresnay et de Jeanne Perrien, ses père et mère ; et le 13 mai 1500, constitua en dot à Michelle Gibon, leur autre fille, la somme de 400 liv. et 40 liv. de rente, pour ce qui leur revenait sur leurs successions, suivant l'assise, du comté Geoffroy. Leurs enfants furent :
    1. Jean Gibon, dont on va parler ;
    2. Pierre, Gibon, écuyer, seigneur de Kerbescont, qui épousa Guillemette de Tribara, fille de Jean, seigneur de Penhoet ;
    3. Jeanne Gibon, dont on a parlé ci-dessus ; et qui épousa noble Guillaume de Bahuno, seigneur de Lamiville ;
    4. Michelle Gibon, mariée, par contrat du 17 mai 1500, a noble Ivon Pinart, seigneur du Val

  10. Jean GIBON, IVe du nom, chevalier, seigneur du Grisso, Coetlagat et, autres lieux, successivement, ainsi que son père, procureur général des comptes de Bretagne, sénéchal de Vannes et d'Auray, fit rétablir les quatre piliers de justice de sa terre du Grisso, en conséquence de la permission qui lui en fut accordée par le roi François Ier obtint, conjointement avec Henriette de Kermérien, sa femme, des lettres d'évocation au conseil, le 7 juillet 1501, et après le décès de cette dame, d'autres lettres pareilles, au nom de Françoise Gibon, leur fille unique, dont il était tuteur naturel ; transigea, en qualité de fils aîné, héritier principal et noble de son père, avec Isabeau Gibon, sa tante, les 10 novembre 1505 et 18 septembre 1508 ; reçut, conjointement avec Jeanne de Lannion, sa seconde femme, la cession que leur fit, le 28 mars de la même année, Jean de Lannion, seigneur de Cruguil et de Lobraye, frère de cette dame, de la terre et seigneurie de Kergueguen, pour les droits dans les successions de ses père et mère ; passa un accord, le 20 septembre suivant, avec Gilles Gibon, son oncle, par lequel les droits de ce dernier furent réglés suivant l'assise du comte Geoffroy. Il fit son testament le 9 novembre 1521, dans lequel il parle d'un voyage qu'il avait fait à la Terre-Sainte ; mais il ne dit point le sujet de ce voyage. Il avait contracté, ainsi qu'on l'a vu plus haut, deux alliances ; la première avec Henriette Kermérien, fille de Henri, de laquelle il n'eut que Françoise Gibon, dont la destinée est demeurée inconnue ; et la seconde avec Jeanne de Lannion, fille de Jean, écuyer, et de Jeanne de Languenoës, et sœur de Jean de Lannion, seigneur de Cruguil et de Lobraye, mari d'Hélène de Clisson. Elle le rendit père de :
    1. Jean Gibon, qui continue la postérité ;
    2. Guyonne Gibon, mariée à François de Goullaine, écuyer, seigneur de la Touche, alias, la Touche-Raguenel, dont elle eut René et Yvonne de Goullaine.

  11. Jean GIBON, Ve du nom, écuyer, seigneur du Grisso, Coetlagat et autres lieux, fut mis, avec Guyonne sa sœur, sous la tutelle de Pierre Gibon, leur oncle, le 3 décembre 1521, conformément au testament de Jean, leur père, du 9 novembre précédent ; fit cession, le 16 octobre 1530, à ladite Guyonne, alors mariée à François de Goullaine, écuyer, seigneur de la Touche, de la maison, manoir, terre et seigneurie de la Lambarderie, et autres biens-fonds, pour tous les droits dans les successions de leurs père et mère ; fit constater, par une enquête juridique du 26 septembre 1535, que le gouvernement et le partage noble, suivant l'assise du comte Geoffroy, avaient été de temps immémorial dans sa famille ; passa une transaction, le 26 juillet 1539, avec René et Yvonne de Goullaine, ses neveu et nièce, dans laquelle ce même gouvernement noble fut reconnu, et mourut l'an 1555, laissant d'Adelice de Carné, fille de Tristan, chevalier, seigneur de Carné et de Crémeur, et de Jeanne, dame de la Salle, qu'il avait épousée par contrat du 8 août 1524 :
    1. François Gibon, qui suit ;
    2. Jean Gibon, dont le sort est inconnu.

  12. François GIBON, écuyer, seigneur du Grisso, Coetlagat et autres lieux, fut mis, en 1555, sous la tutelle de sa mère ; donna partage le 18 août 1567, à Jean Gibon, son frère, dans les successions de leurs père et mère, dont le gouvernement fut reconnu noble de temps immémorial, suivant l'assise du comte Geoffroy. Il mourut avant le 9 décembre 1558. Il avait contracté alliance avec Guette de Trécesson, fille de René, seigneur de Trécesson, et sœur de Prigent, seigneur de Trécesson, Croyat et Talcouesmeur. Il eut de ce mariage:

  13. Philippe GIBON, Ier du nom, écuyer, seigneur du Grisso, Coetzial, Coetlagat, Gibon, et autres lieux, lequel fut mis sous la tutelle de sa mère, le 9 décembre 1568, puis sous celte d'Abel de Kéralbeau, seigneur de Malville, second mari de cette dame, au mois de décembre 1579, et eut pour curateurs les seigneurs de Rohan-Guéméné, d'Aradon et du Bois-de-la-Salle, tous trois chevaliers de l'ordre du roi. Il épousa, le 17 janvier 1585 Roberde le Forestier, fille de noble et puissant Jean le Forestier, seigneur de Kerhuis, Callac, la Touche et autres lieux, et de Louise de Coëtlogon, de laquelle il n'eut point d'enfants ; 2. ° Julienne de Lantivy, veuve d'Olivie Champion, écuyer, seigneur du Las, et fille de Guillaume de Lantivy, écuyer, seigneur de la Raye, et dYsabeau Maydo, dame de la Haye-d'Erian. Celle-ci le rendit père de :
    1. Philippe Gibon, qui suit ;
    2. Jérôme Gibon, écuyer, seigneur de Couédic, Quehellec et autres lieux, qui épousa, par contrat du 28 novembre 1619, Jacquette de la Coudraye, fille de Yves, seigneur de la Villeon, et de Jacquette Chodame, dont il eut Yves Gibon, dont il sera parlé ;
    3. François Gibon, écuyer, seigneur de Déran, dont la destinée est inconnue ;
    4. Jeanne Gibon, religieuse à Notre-Dame de Nazareth de Vannes ;
    5. Renée Gibon, femme de Jacques Rogon, seigneur de Caumartin ;
    6. Jacquette Gibon, dame de Rue-Neuve, femme de Benjamin de l'Age, écuyer ;
    7. Et Françoise Gibon, qu'on croit être morte sans alliance.

  14. Philippe GIBON, IIe du nom, écuyer, seigneur du Grisso, Coetzial, le Couédic, Coetlagat et autres lieux, était âgé de seize ans lorsqu'il fut mis sous la tutèle de sa mère ; le 27 décembre 1612. Il fit procéder, conjointement avec ses frères et sœurs, à l'inventaire des biens de cette dame, le 12 janvier 1637, et mourut avant le 24 avril 1638, laissant de Nicole Salmon, sa femme, fille de Julien Salmon, seigneur de Kerbloys, et de Marie Cillart, qu'il avait épousée par contrat du 5 juin 1621 :
    1. Julien Gibon, qui suit ;
    2. Françoise Gibon, femme de Julien de la Bourdonnaye, seigneur de Keroset ;
    3. Et une autre fille, dont le nom de baptême est ignoré.

  15. Julien GIBON, chevalier, seigneur du Grisso, le Couédic, le Gibon, Coetlagat, Kerisouet, Beaulieu, Lesvellec, Kéralbeau, le Pargo et autres lieux, fut exempt de la compagnie des gardes-du-corps du roi, commandée par M. le duc Duras. Ii y passa deux revues au camp de Piéton, en Italie ; partagea, comme héritier principal et noble de ses père, et mère, Françoise Gibon, sa sœur femme de Julien de la Bourdonnaye, le 7 juillet 1654, et par cet acte, ils reconnurent que le gouvernement noble et avantageux avait été pratiqué de temps immémorial entre leurs prédécesseurs, et fut maintenu dans sa noblesse d'ancienne extraction, et dans sa qualité de chevalier, conjointement avec Philippe Gibon, son fils aîné, et Yves Gibon, seigneur de Couédic, son parent, dont la postérité est éteinte, par arrêt de la chambre de la réformation de la noblesse en Bretagne, rendu le 6 avril 1769. Du mariage qu'il avait contracté le 18 octobre 1654, avec Anne de Kerboutier, dame du Pargo, fille de Pierre Kerboutier, chevalier, seigneur de Coetec, du Pargo et autres lieux, et Bertranne de Livec, sa femme, vinrent :
    1. Pierre Gibon, chevalier, qui fut maintenu dans sa noblesse, avec son père, en 1669, et mourut jeune ;
    2. Olivier Gibon, dont on va parler ;
    3. Jean, alias, Jean-Pierre Gibon, chevalier, seigneur de Kerisouet, capitaine de cavalerie, qu'on dit être mort sans enfants ;
    4. Catherine-Louise Gibon, mariée, par contrat du 3 février 1691, avec François-Anne de la Bourdonnaye, chevalier, seigneur de Keroset

  16. Olivier GIBON, chevalier, seigneur du Grisso, du Pargo, de Loheac et de Kérisouet, d'abord major du régiment de la noblesse de l'évêché de Vannes, puis nommé, le 10 octobre 1720, capitaine général garde-côtes de la capitainerie d'Auray, fut convoqué aux états Bretagne par lettres du roi, du 12 août 1724. Par un acte passé entre lui et monseigneur l'évêque de Vannes, le 23 avril 1739, il fut reconnu qu'en 1665, le droit qui était attaché au manoir noble de Coetzial, avait été transféré à la seigneurie du Grisso. Ce manoir n'existe plus, mais une rue qui en porte le nom.
    La maison de Gibon a eu encore un autre hôtel à Vannes, récemment vendu à M. de Bavalan. Il mourut au château du Pargo en 1740, après avoir contracté deux alliances ; la première, par contrat du 28 avril 1691, avec Thérèse de la Bourdonnaye, dame de Kéroset, fille de Julien, chevalier, seigneur de Kéroset, et dame Renée de Bois-de-la-Salle ; la seconde, le 14 mai 1702, avec Hermine-Monette, alias, Hermine Botterel-de-Quintin, dame de Saint-Dénac, fille de Jérôme Botterel, chevalier, comte de, Saint-Dénac, et de Françoise de Sérent, sa première femme. Il eut de la première de ces alliances :
    1. Anne-Julien dont l'article viendra ;
    Enfants du second lit.
    1. Louis, qui succède au précédent, et dont l'article suivra ;
    2. Louis-Jérôme, qui a formé une branche qu'on rapportera plus bas ;
    3. Claude, alias Claude-Gui Gibon du Pargo, chevalier, capitaine au régiment de Bresse, infanterie, major de Huningue, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui s'allia avec Marguerite Chambre, le 14 octobre 1741, et mourut sans enfants le 24 janvier 1754 ;
    4. Vincent, alias, Vincent-Jérôme Gibon, dont la postérité sera rapportée ci-après ;
    5. Jeanne Gibon, qui épousa Pierre-François de Tremereuc, chevalier, seigneur de la Villerio.

  17. Anne-Julien Gibon, chevalier, seigneur du Pargo, du Grisso, de Kéralbeau, de Lohéac, de Beaulieu et autres lieux, conseiller au parlement de Bretagne, qui eut d'une alliance inconnue trois fils ; le premier, dit le comte du Pargo, après son père, a aussi été conseiller au parlement de Bretagne, et est mort sans postérité ; le second, dit le chevalier du Pargo, capitaine au régiment Colonel général de dragons, est aussi mort sans postérité et le troisième, Julien Gibon, abbé commendataire de Pornid, vicaire général de Rennes et commissaire des états de Bretagne, et une fille mariée à Joseph-Avoye de la Bourdonnaye, conseiller au parlement de Bretagne, dont est issu l'abbé de la Bourdonnaye, vicaire-général du diocèse de Nantes ; et trois filles, dont une est mariée à M. de Menardeau, et en a des enfants.
  1. Louis GIBON, frère du précédent, chevalier, appelé de Kéralbeau, premier fils d'Olivier Gibon et d'Hermine-Monette, alias, Hermine Botterel-de-Quintin, rapportés ci-dessus, a épousé Thomasse de Travers (qui depuis s'est remariée à M. d'Essonville, capitaine de vaisseau) et dont il a eu deux fils :
    1. Paul, dont l'article viendra ;
    2. Jérôme, chevalier de Kéralbeau, mort sans postérité.

  2. Paul GIBON, chevalier, marquis de Kéralbeau, lieutenant de vaisseau, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis a épousé en premières noces N*** de la Chapelle, et en secondes noces N*** de Castagnies. De la première est née demoiselle Anastasie Gibon, et de la seconde, demoiselle Pauline Gibon.
Deuxième branche prise au seizième degré.
  1. Louis-Jérôme, alias, Jérôme GIBON, frère d'Anne-Julien et de Louis, chevalier, seigneur de Lesvellec et autres lieux, naquit le 28 septembre 1708 ; reçut conjointement avec ses frères et sa sœur, le partage qui leur fut donné dans les successions de leurs père et mère, par Anne-Julien Gibon, comte du Pargo, leur frère aîné, le 18 décembre 1744 ; épousa, par contrat du 9 juillet 1749, Françoise-Renée-Pauline de la Landelle, fille de René Vincent, chevalier, seigneur de Roscanvec, et de Marguerite-Pauline d'Andigné-de-la-Chasse, qui le rendit père de :
    1. Anne-Paul-Louis-Emmanuel Gibon, chevalier, seigneur de Lesvellec et autres lieux, baron de Ker, lieutenant au régiment royal de la marine en 1775 ; lequel a épousé, par contrat du 26 avril 1779, Louise-Françoise-Marie de Saint-Denis, fille de M. de Saint-Denis, chevalier, seigneur de Vieux-Pont, alors capitaine de vaisseau, depuis chef d'escadre, et de Marie-Scholastique de Marqués, dont il a eu Julien-Vincent Gibon, né le 19 novembre 1783 ; Hyacinthe-François-Louis-Jacques Gibon, né le 21 septembre 1786 ; Clément Gibon, né le 7 mars 1790 ; et trois filles, Eulalie, Marie et Zoé Gibon ;
    2. Armand-Sidoine-Népomucène-Louis-Marie Gibon, né en 1754 ;
    3. Eulalie-Vincente-Marie-Louise, née en 1752.
Troisième branche prise au seizième degré.
  1. Vincent, aliàs, Vincent-Jérôme GIBON, chevalier, comte de Kérisouet, quatrième fils d'Olivier Gibon, chevalier, seigneur du Pargo, et d'Hermine-Monette, aliàs, Hermine Botterel-de-Quintin, sa seconde femme, rapportée ci-dessus, naquit le 19 mai 1715, et fut baptisé le lendemain dans l'église paroissiale de Saint-Salomon de la ville et diocèse de Vannes ; fut successivement capitaine au régiment Rosnivinen, en 1741 ; capitaine de cent volontaires lors de la descente des Anglais à Lorient en 1746 ; officier-major de l'arrière-ban, et major de la capitainerie garde-côtes de Vannes, en 1757 ; reçut conjointement avec ses frères et sœur, le partage qui leur fut donné dans les successions de leurs père et mère, par Anne-Julien Gibon, comte du Pargo, leur frère aîné, le 18 décembre 1741. Il épousa en premières noces demoiselle Pélagie de la Goutte-de-la-Poujade, fille de Jacques de la Goutte-de-la-Poujade, chevalier, seigneur de la Poujade, capitaine de cavalerie, et dame Julienne de Boisgelin, d'où vint N*** Gibon, mort officier de marine ; et en secondes noces, par contrat du 27 janvier 1750, demoiselle Eulalie-Scholastique Mauduit-de-Querleau, fille d'Antoine-Hyacinthe Mauduit, écuyer, seigneur de Querleau, et de Scholastique Bigeaud de Secmaisons ; de ce mariage est issu :

  2. Hyacinthe-Vincent-Marie GIBON, chevalier, comte de Kérisouet, d'abord enseigne de vaisseau, puis capitaine au régiment d'Artois, cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, lequel est né le 11 mars 1751, et a été baptisé dans l'église paroissiale de Saint-Avé, au diocèse de Vannes ; a liquidé, le 27 avril 1785, la succession de madame la comtesse de Choiseul-Pluvant, sa parente, avec MM. de Serent, de Levis, de l'Aubespin, de Moreton-de-Chabrillant et MM. de Gibon, ses cousins. Il a épousé, en 1780, par contrat du 30 septembre, demoiselle Françoise-Anne-Jeanne le Bonhomme-de-Tressé, dame de Tressé, fille unique de Joachim, seigneur de Tressé, et de dame Jeanne de Tregouet, dont il avait en 1788 :
    1. Hyacinthe-Jacques-Marie Gibon ;
    2. Auguste-Louis-Marie Gibon ;
    3. Eulalie-Françoise-Marie Gibon ;
    4. Sidonie-Thomase-Marie Gibon ;
    5. Hermine-Marie Gibon.
Il a fait constater par un acte de notoriété, du 27 octobre 1787, l'existence, dans l'église de Notre-Dame de Mné, à Vannes, du tombeau et de l'épitaphe d'Olivier Gibon, seigneur de Grisso et du Pargo, son aïeul, décédé au château du Pargo, le 21 mai 1740, ainsi qu'on l'a dit plus haut, et enterré le 22 du même mois dans sa chapelle particulière : ses armes y sont placées, ainsi que sur les lieux les plus éminents de cette église. Son épitaphe est conçue en ces termes :

« Ci-gît haut et puissant Seigneur messire Olivier De GIRON, chevalier, seigneur du Grisso, du Couédic, du Pargo, Lesvellec, Kérisouet, et Kéralbeau, Loheac, Coetec et autres lieux ; en son vivant, major de la noblesse de Vannes, capitaine général garde-côtes d'Auray et Quiberon, seigneur fondateur de cette église. »

Sur l'un des vitraux, les armes sont écartelées de celles des maisons de Cleguence, Fresnay, Trécesson et Lantivy. On les voit aussi surmontées d'un portrait d'ange.

On les trouve enfin ailleurs écartelées de plus, des armes des maisons de Lannion et de Botterel-de-Quintin, et de même surmontées d'un portrait d'ange portant la gerbe suzeraine, au-dessus des trois autres gerbes, tout comme il est dit dans l'enquête de 1448, déjà mentionnée, où il fut reconnu que la maison de Gibon, comme seigneurs fondateurs de l'église de Notre-Dame de Mné, les y avait eues placées de temps immémorial. .

On y voit la devise : Semen ab alto.

Tous les noms ci-dessus sont ceux de différentes mères.

C'est M. le comte de Gibon qui a fait ses preuves de noblesse au cabinet des ordres du roi, au mois de janvier 1788, pour monter dans les carrosses de Sa Majesté et la suivre à la chasse, honneur dont il a joui le 26 du même mois, d'après le certificat de M. Chérin, généalogiste des ordres du roi, et qui a reçu de monseigneur le duc de Penthièvre une lettre, en date du 1er février 1788, pour donner, au nom de Sa Majesté, à M. le comte de Gibon de Kerisouet, la permission de faire faire l'habit d'équipage du roi.

Dans l'envoi de ce certificat à Sa Majesté, M. Chérin cite aussi, comme preuves de la pureté de la maison de Gibon, qu'on la voit se livrer à la profession des armes, occuper des charges honorables, contracter de belles alliances, partager selon l'assise du comte Geoffroy, et qu'enfin elle et comprise dans la première réformation de Bretagne.

Armes : elles sont semblables aux anciennes armes des princes de Bretagne.

De Gueules à 3 Gerbes d'or, posées 2 et 1. Devise : Semen ab alto.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 5
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
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