15 avril 2010

Poisson de la Chabossière

POISSON DE LA CHABOSSIÈRE ou DE LA CHABEAUSSIÈRE, famille originaire d'Anjou.

Suivant les notes conservées dans la famille, on sait qu'il a existé plusieurs membres du nom de François-Poisson, qui avaient joui des privilèges de la noblesse ; mais, faute d'avoir été signalés avec détail nous commencerons la filiation par François, IIIe du nom de Poisson.
  1. François Poisson DE LA CHABOSSIÈRE OU CHABEAUSSIÈRE, IIIe du nom, écuyer avocat au présidial d'Angers, élu échevin de cette ville (2), le premier mai 1661, mort le 9 avril 1685, avait épousé Jacquine Garnier, morte en 1702 ; de ce mariage vint :
    1. François Poisson, dont l'article viendra ;
    2. N. Poisson, prieur de Trélazé.
    3. Marguerite, mariée le 15 février 1665, à messire Jean le Jeune de la Grand' maison, conseiller du roi, dont deux enfants, un garçon et une fille, le garçon, mort sans postérité, la fille, mariée à M. Joubert du Collet, maire de Nantes. On ignore s'ils ont eu des enfants, ce qui intéresse néanmoins les survivants de la lignée.
    4. Jacquine, mariée le 7 mars, en 1666, à M. Jamet, avocat au présidial d'Angers.
    5. Françoise, mariée en 1696, à M. Aubri, conseiller du roi, son procureur au siège des eaux et forêts de Beaugé.
  2. François Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, IVe du nom, écuyer, avocat au conseil, né le 14 mars 1639, mort le 27 juin 1702, avait épousé, le 28 février 1672, Louise de Massac, fille de messire Ange de Massac, conseiller du roi, ancien avocat au parlement ; et de Catherine Aularie, sa femme ; de ce mariage sont issus :
    1. François-Ange, dont l'article suivra ;
    2. Marguerite, morte en bas âge.
  3. François-Ange Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, IVe du nom, avocat au parlement de Paris, né le 15 novembre 1673, mort le 30 juin 1750, avait épousé Marie-Catherine Loys, fille de messire François-Antoine Loys, commandant de la ville de Calais, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et d'Anne de Baraet, mourut le 8 mai 1755 ; de ce mariage vinrent. :
    1. Louis-Jean-Ange, dont l'article viendra ;
    2. Charles, né le 16 mars 1711, mort le 27 du même mois ;
    3. Guillaume, né le 7 juillet 1713, mort le 4 août suivant ;
    4. Marie-Madeleine, née le 15 février 1718, morte le 16 août suivant ;
    5. Jeanne-Louise, née le 27 juillet 1719, morte le 25 juin 1721.
  4. Louis-Jean-Ange Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, né en Flandres, le 25 février 1710, avait été reçu pensionnaire au collège des Quatre Nations, où l'on exigeait les mêmes preuves de noblesse que pour être admis à Saint Cyr ; il a, depuis, été avocat au parlement de Paris. Il est mort en octobre 1795, et avait épousé, le 16 septembre 1743, noble demoiselle Marie-Magdeleine-Élisabeth Malabiou de la Fargue, née le 11 novembre 1719, mort le 11 juin 1785. Elle était fille de messire Etienne Malabiou de la Fargue, capitaine d'infanterie au régiment de Guyenne, chevalier de Saint-Louis, d'une très ancienne famille du Languedoc, et de dame Barbe-Catherine-Barthélemy, sa seconde femme ; de ce mariage sont issus :
    1. Ange, né le 15 novembre 17, mort le 12 mars 1752 ;
    2. Ange-Étienne-Xavier, dont l'article suivra ;
    3. Ange-Jacques-Marie, de la Chabeaussière, chevalier, né le 6 août 1755, surnuméraire dans les gardes du corps de monseigneur le comte d'Artois, sous-inspecteur général honoraire des mines en 1784, et inspecteur en 1786, décoré en juin 1814 de l'ordre du lys ; marié à demoiselle Marie-Hiriat des Aldudes ; il a pour fille demoiselle Jeanne Magnagno de la Chabeaussière, née le 6 décembre 1781, mariée à M. Louis Bousquet, dont postérité.
    4. Catherine-Julie-Xavier, née le 11 juin 1747, mariée ; en premières noces, le 1er août 1769, à messire Augustin-Philibert-Lyonard de la Girennerie, valet-de-chambre de Sa majesté Louis XV, et, en secondes noces, à messire Pierre Bergeret, receveur général des finances, mort en 1807 ; elle est morte elle-même, en 1813, à Hambourg ; du premier lit sont issus : (a) Ange-Augustin, né le 21 octobre 1774, mort le 8 février 1776 ; (b) Anne-Louise, née le 26 mai 1770 ; morte le 10 mai 1777 ; (c) Ange-Philibert-Lyonard de la Girennerie, né le 8 janvier 1772, émigré en 1791, ayant servi dans les gardes de la porte, et conservé le drapeau à ses risques et périls, jusqu'en 1814, où il l'a rapporté à Paris en juillet ; marié à Hambourg, avec demoiselle Gertrude Ernest, aussi émigrée, dont un fils, Édouard ayant servi dans un régiment hanovrien, et venant d'être placé dans la compagnie des gardes de la porte de Louis XVIII, et une fille Angélique-Thérèse-Léocadie, née en juin 1803.

      Du second lit est issue une fille morte jeune ;

    5. Barbe-Françoise-Victoire, née le 3 décembre 1761, mariée le 17 avril 1782, à François-Edme Cotilon de Torcy, avocat au parlement de Paris, mort le 24 mai, dont deux enfants : a. Ange-François Saint-Julien de Torcy, né le 5 avril 1785, mort à Hambourg, en 1806, sans alliance. b. Françoise-Julie de Torcy, née le 1er février 1783, mariée le 16 mai 1808, avec Alexandre le Bas de Sainte-Croix, capitaine de frégate de la marine royale, ayant fait partie de l'expédition du capitaine Baudin, colonel des marins de la garde, commandant la marine dans les départements de Rome et Trasimène, en 1806, chef militaire à Cherbourg, en 1814, officier de la légion d'honneur, et décoré de l'ordre du lys ; de ce mariage est issue une fille, Angélina de Sainte-Croix, née le 20 juin 1809.
  5. Ange-Étienne-Xavier Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, chevalier, né le 5 décembre 1752, garde du corps de Son Altesse Royale monseigneur le comte d'Artois, décoré de l'ordre du lys, en juillet 1814, marié, en premières noces, le 30 novembre 1780, à demoiselle Catherine-Jeanne Bingant, morte en couches, en novembre 1781, dont deux filles jumelles, nées le 1er novembre 1781, mortes au commencement de 1783 ; et, en secondes noces, à dame Claire Sylva, veuve de messire comte de Maleissie, capitaine au régiment des gardes françaises, chevalier de Saint-Louis ; s'est acquis de la réputation dans la littérature.
Les alliances de cette maison ont été avec les familles Garnier, de Massac, Loys, Malabiou de la Fargue, Bingant, Sylva, de la Girennerie, Bergeret, Hiriart, Sainte-Croix.

Armes : « D'azur à un cor de chasse d'argent, traversé d'un poisson d'or, de dextre à senestre, enlacé dans le cordon en sautoir, qui attache ledit cor. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 109
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

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