28 juin 2011

La terrible catastrophe du 4 mai 1897

Source BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5499222h

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Bazar_de_la_Charit%C3%A9 : Le Bazar de la Charité était une organisation caritative dont l'objet était d'assurer la vente d'objets, lingeries et colifichets divers, au profit des plus démunis. Installé à Paris, il disparut après un incendie tristement célèbre le 4 mai 1897, lequel fit 129 victimes, dont la plupart étaient des femmes issues de la haute société parisienne. On retrouvera parmi les victimes, entre autres son Altesse Royale la duchesse d'Alençon, née Sophie-Charlotte en Bavière, sœur de l'impératrice d'Autriche (la fameuse Sissi) et de la reine des Deux-Siciles, Madame de Valence et ses deux filles. Voici ci-dessous la liste des victimes :

LA
TERRIBLE CATASTROPHE
DU 4 MAI 1897
LISTES COMPLÈTES
DES VICTIMES, DES BLESSÉES ET DES BLESSÉS
DES SAUVETEURS ET DES BIENFAITEURS
DOCUMENTS PRÉCIEUX A CONSERVER
non seulement comme souvenirs impérissables des personnes citées et des faits accomplis, mais aussi en prévision d'autres manifestations plus ou moins prochaines.
HOMMAGES PIEUX AUX MORTES ET AUX MORTS
SYMPATHIQUES CONDOLÉANCES AUX FAMILLES AFFLIGÉES
ENCOURAGEMENTS AUX BLESSÉES ET AUX BLESSÉS
UNION D'ACTIONS DE GRACES AVEC LES HEUREUSES ÉCHAPPÉES
HONNEUR AUX BRAVES SAUVETEURS
RECONNAISSANCE AUX BIENFAITEURS
ESPOIR ET COURAGE POUR TOUS LES VRAIS CHRÉTIENS DE FRANCE

Liste complète des inoubliables victimes DE LA CHARITÉ

Duchesse d'Alençon
S. A. R. Madame la Duchesse D'ALENÇON, née Sophie-Charlotte-Auguste, 50 ans, sœur de l'Impératrice d'Autriche (nièce du Duc D'AUMALE, victime par contrecoup), tertiaire de Saint-Dominique. A payé de sa vie le plus admirable des dévouements au salut de ses compagnes.

Madame la Marquise D'ISLE, née Clémence CAPITAINE, 46 ans (mère de Mademoiselle Marie D'ISLE, victime), 26, rue Notre-Dame des Victoires. — Obsèques célébrées à Notre-Dame des Victoires le 8 mai.

Madame la Marquise DE BOUTHILLIER-CHAVIGNY, née Julia DE VILLIERS DE LA NOUE, 50 ans, (tante des deux Demoiselles DE CHEVILLY, victimes), 37, avenue d'Antin.

Comtesse d'Hunolstein
Madame la Comtesse D'HUNOLSTEIN, née Laure D'UZÈS, 59 ans (belle-sœur de Madame la Duchesse D'UZÈS), 1, rue Saint-Dominique.

Madame la Comtesse COURET DE VILLENEUVE, née VALLER.

Madame la Comtesse Sabine DE VALLIN. — Obsèques célébrées à Notre-Dame le 8 mai (cérémonie officielle).

Madame la Comtesse DE LA BLOTTERIE, née Jeanne-Émilie-Théodore DE RIGNY D'OYSON-VILLE, 45 ans. — Obsèques célébrées à Saint-Honoré d'Eylau le 8 mai.

Madame la Comtesse Vve SERRURIER, 168, rue du Faubourg Saint-Honoré.

Madame la Comtesse Vve DE MOUSTIER, née DE BÉZIAT D'AVARAY, 71 ans, 88, rue de Grenelle. — Obsèques célébrées à Sainte-Clotilde le 8 mai.

Madame la Comtesse Vve Joseph DE CARAYON-LATOUR, née Isabelle DE LASSUS, 60 ans, 11, rue Royale. — Obsèques célébrées à la Madeleine le 8 mai.

Madame la Comtesse D'ISOARD DE VAUVENARGUES, née Irène DE LALANNE, 28 ans, 13, avenue de Ségur.

Madame la Comtesse DE LUPPÉ, née RIVIÈRE, 45 ans, 103, rue de l'Université.

Madame la Comtesse DE HORN, née HABERT, 59 ans, décédée à l’hôpital Beaujon, le 4 mai au soir.

Madame la Vicomtesse Fernand DE BONNEVAL, 45 ans, née Marie DU QUESNE, 30, rue Las Cases.

Madame la Vicomtesse Georges D'AVENEL née MEINEL (femme du collaborateur de la Revue des Deux-Mondes), 23, rue Galilée, décédée le 5 mai matin. — Obsèques célébrées à Saint-Pierre de Chaillot le 8 mai.

Madame la Vicomtesse DE MIMEREL, née Marie-Agnès DE GOSSELIN (fille de Mme DE GOSSELIN, victime), 5 bis, rue de Berri.

Madame la Vicomtesse DE BEAUCHAMP, née Valérie TURQUET DE LA BOISSERIE (nièce de M. TURQUET, ancien Sous-secrétaire d'État). — Obsèques célébrées à Saint-Thomas d'Aquin le 8 mai.

Madame la Vicomtesse Christian DE MALÉZIEU, née LE ROVER DE LA TOURNERIE.

Madame la Vicomtesse Ferdinand DE BONNEVAL.

Madame la Vicomtesse DE DAMAS, née Victoire-Marie-Mathilde DE JUIGNÉ, 68 ans, tertiaire franciscaine, 173, rue de l'Université. — Obsèques célébrées à Saint-Pierre du Gros-Caillou le 10 mai. A pris une part active au sauvetage de plusieurs personnes en les aidant à passer par une fenêtre du Bazar.

Madame la Vicomtesse DE SAINT-PÉRIER, née DE KERGORLAY (cousine du Général POILLOUE DE SAINT-MARS, victime par contrecoup), 9, rue d'Aguesseau,

Madame la Baronne douairière Vve Aimé DE SAINT-DIDIER, née Luize-Francisca PEDRA, 80 ans (tante de Madame la Baronne Maurice DE SAINT-DIDIER, victime), 19, rue de la Ville-l’Évèque. Est allée au devant de la mort en retournant sur le brasier pour y chercher Mademoiselle DE KERGORLAY.

Madame la Baronne Maurice DE SAINT-DIDIER, née Marie-Thérèse-Jeanne DONON, 39 ans (nièce de Madame la Baronne douairière DE SAINT-DIDIER, victime), 19, rue de la Ville-l'Évèque.

Madame la Baronne Elisabeth CARUEL DE SAINT-MARTIN, née GREEN DE SAINT-MARCEAU, 7, avenue Hoche.

Madame la Baronne DE VATIMESNIL, née Étienne-Marie-Isabelle MAISON (sœur de la Baronne DE MACKAU), 21, avenue d'Antin.

Madame DE GOSSELIN, née Lydie-Jeanne-Camille PANON-DESBASSYNS DE RICHEMONT, 57 ans, (mère de Madame la Vicomtesse DE MIMEREL, victime). — Obsèques célébrées à Saint-Philippe du Roule le 8 mai.

Madame Aurélie PELLEIUN DE LASTRELLE, 168, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Madame DE FLORÈS, 53 ans (femme du Consul d'Espagne), 10, rue de l'Alma.

Madame DE VALENCE DE MINARDIÈRE, née Marie-Angélique-Apolline DE MARBOT, 48 ans (mère des deux Demoiselles DE VALENCE DE MINARDIÈRE, victimes), 13, rue Duphot.

Madame DE VARANVAL, 25 ans, née Hélène GUÉRARD, 21, rue de Marignan. — Obsèques célébrées à Saint-Pierre de Chaillot le 8 mai.

Madame Gaston DE CLERMONT, 46 ans, fille de M. GROS-HARTMANN (tante de Mademoiselle MAYLIFE et nièce de Madame SCHLUMBERGER, victimes). — Obsèques célébrées au temple de la rue Roquepine le 8 mai.

Madame LAFFITE DE CANSON, née Marie-Adélaïde ROUBAUD DE COURMAUD, 53 ans.

Madame DE SUZE, née Antoinette-Louise SENEZ, décédée le 5 mai, à 5 heures du malin, après avoir reçu les derniers sacrements et conservé sa connaissance jusqu'à son dernier soupir. — Obsèques célébrées à Saint-Thomas d'Aquin le 8 mai.

Madame DE SESSEVALLE, née HAMBOURG, 69 ans, 159, boulevard Haussmann, décidée le 7 mai, après trois jours d'horribles souffrances.

Madame Vve DE CARBONNEL DE MONTGIVAL (mère de Mademoiselle DE CARBONNEL, victime).

Madame Vve BRASIER DE THUY, 68 ans, née Catherine LEJEUNE, 164, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Obsèques célébrées à Saint-Philippe du Roule le 8 mai.

Madame la Générale CHEVALS, née Claire BOUCHER DE SAINT-ANGE (sœur de Mademoiselle BOUCHER DE SAINT-ANGE, victime), 83, avenue Montaigne.

Madame la Générale WARNET, née Emma JAUME, 65 ans (femme du général WARNET, commandant de corps d'armée), 40, rue Boissy-d'Anglas.

Madame Etienne MOREAU-NÉLATON, née Edmée BRAUN, 32 ans (belle-fille de Madame Adolphe MOREAU-NÉLATON, victime), 73 bis, rue du Faubourg-Saint-Honoré. — Obsèques célébrées à Saint-Philippe du Roule le 8 mai.

Madame DILLAYE, née CARRIÈRE (mère de Mademoiselle DILLAYE, et sœur et tante de Madame et de Mademoiselle CUVILLER, victimes).

Madame GOHIN, née Berthe DESCHAMPS, 34 ans, 4, rue du Havre.

Madame PORGÈS, née WEISVELLER, 72 ans, 11, avenue de Friedland. — Obsèques célébrées à la synagogue, par le grand rabbin Zadoc-Kann, le 8 mai. — A trouvé la mort en retournant dans la fournaise à la recherche de sa fille.

Madame HAUDUCOEUR, née Flora DAMIEN, 50 ans (mère de Mademoiselle Madeleine HAUDUCOEUR, victime), 58, rue des Archives.

Madame CARTERON, née GUILLARD, 67 ans (mère de Mademoiselle Jeanne CARTERON, victime), 180, rue de Rivoli.

Madame VIMONT, née Alphonsine FORTIN, 67 ans, 47, boulevard Saint-Germain.

Madame BORNE (maitresse de Madame Mathilde PIERRE, victime), 64, rue Condorcet.

Madame CHAPUIS, 13 ans, 4, avenue de l'Opéra.

Madame CHOUIPE, née Blanche GROSSIER, 15 ans, 19, rue des Cordelières.

Madame Suzanne CORDOÉN, née LE SOURD, 27 ans (femme d'un fonctionnaire du Ministère des Finances), boulevard Saint-Germain.

Madame CUVILLER, née CARRIÈRE (mère de Mademoiselle Esther CUVILLER et sœur et tante de Madame et de Mademoiselle DILLAYE, victimes), 14, rue Jules César.

Madame GENTY, négociante, 23 ans (fille de Madame RABERY, victime non retrouvée).

Madame GOSSE, née DAGNEAU, 50 ans (mère des deux jeunes filles Angèle et Zoé GOSSE, victimes), à Bourg-la-Reine.

Madame Jacques HAUSSMANN, née Hélène POGGENPOHL, de nationalité russe (femme du trésorier-payeur général de la Haute-Marne), 53, rue de Prony.

Madame HOSKIER (mère de Madame ROLLAND-GOSSELIN, victime), 18, avenue de Messine. — Obsèques célébrées à Saint-Augustin le 8 mai.

Madame Louis KANN, née STIEBEL, 19, rue Bassano.

Madame LANEYRIE née GLANDEZ, 75 ans (femme du vice-président du tribunal de la Seine), 20, boulevard Saint-Michel. — Obsèques célébrées à Saint-Augustin le 8 mai.

Madame LENORMAND, née Jeanne FAMYNE, 155, rue de la Pompe. — Obsèques célébrées à Saint-Honoré d'Eylau le 8 mai.

Madame Virginie MONTI, née SAINTAIN, 45 ans, 52, avenue de la République.

Madame NITOT, née Jeanne-Lucie TOUTAIN (femme du Docteur NITOT), 31 ans, 24, rue Lafayette. —A trouvé la mort en retournant dans le Bazar à la recherche de sa fille Suzanne NITOT et de Mademoiselle BARRASSET, victimes).

Madame Mathilde PIERRE, née MICHEL (femme de chambre de Madame BORNE, victime).

Madame Eugène ROLLAND-GOSSELIN, née HOSKIER (fille de Madame HOSKIER, victime), 1, rue de Berri. — Obsèques célébrées à Saint-Augustin le 8 mai.

Madame Cécile JULLIAN, 52 ans, professeur de piano (décédée à l'hôpital Beaujon le 4 ou le 5 mai). — Obsèques célébrées le 8 mai à Notre-Dame (cérémonie officielle).

Madame BOUVIER, née Claire DALOYAU, 52 ans, tertiaire de Saint-Dominique (corps non retrouvé).

Madame Fernand JAUFFRED, née Marie-Aglaé-Eugénie GARIEL, 2, rue Rembrandt.

Madame DELAUNE, née Marie-Désirée GUÉRIN, 44 ans (mère de Mademoiselle DELAUNE, victime), décédée dans la nuit du 15 au 16 mai, 16, rue Lagrange. — Obsèques célébrées à Saint-Nicolas du Chardonnet le 19 mai.

Madame RABERY (mère de Madame GENTY, victime, 23, rue des Archives (corps non retrouvé).

Madame Vve GERMAIN, née DESMAZIÈRES, 20, boulevard Montmartre.

Madame Vve GOUPIL, née Anne GABLETT, 45 ans (cuisinière chez Madame DE GOSSELIN, victime).

Madame Vve LEGRAND, née Edmée HUBERT, 63 ans, 70, rue de Ponthieu.

Madame Vve Adolphe MOREAU-NÉLATON, 60 ans (fille de feu le Docteur NÉLATON, belle-mère de

Madame MOREAU-NÉLATON, victime), 73 bis, rue du Faubourg Saint-Honoré. — Obsèques célébrées à Saint-Philippe du Roule le 8 mai.

Madame Vve RIVIÈRE, née LUBARESSE, 45 ans, 29, rue de la Ferronnerie.

Madame Vve ROLIN-HUZARD, née Angélique DE LA BRIFFE, 63 ans (sœur de M. le Vicomte DE LA BRIFFE), tertiaire de Saint-Dominique, 122, boulevard de Courcelles. — Obsèques célébrées à Saint-Ferdinand le 8 mai.

Madame Vve Louise SCHLUMBERGER-HARTMANN née HARTMANN (tante de Madame Gaston DE CLERMONT, victime), 140, rue du Faubourg Saint-Honoré. — Obsèques célébrées au temple de la rue Roquepine le 8 mai.

Madame Vve Léon VALENTIN, née Marguerite PERRETTE, 80, rue de Varenne.

Madame Sœur Geneviève GINOUX DE FERMONT, 31 ans, en religion Sœur Marie, Supérieure de la communauté des Sœurs de Saint-Vincent de Paul, au Raincy, 13, rue de la Ville-l’Évèque.

Madame Sœur DE HONDT, 25 ans, 13, rue de la Ville-l’Evèque.

Madame Sœur CATHERINE-MARIE-MADELEINE, née Julie GARIVET, 44 ans, des Sœurs aveugles de Saint-Paul (compagne de Sœur SAINTE-CLAIRE, victime), rue Denfert-Rochereau.

Madame Sœur Marie-Adèle SABATHIER, 57 ans (compagne de Mademoiselle Léonie GUILLEMIN, victime), 7, rue Poultier.

Madame Sœur THOMAZAN, 70 ans, Supérieure des Sœur s de Saint-André, 82, rue de l'Abbé-Groult.

Madame Sœur Marie PATRICE.

Madame Sœur SAINTE-CLAIRE, née Marguerite RÉMOND, 61 ans, des Sœur s aveugles de Saint-Paul.

Madame Sœur ANGÉLIQUE (corps non retrouvé).

Mademoiselle Madeleine DE CLERCQ, 9 ans (fille du Comte et de la Comtesse DE CLERCQ), 117, boulevard de Courcelles.

Mademoiselle Marie-Jacqueline DE VALENCE DE MINARDIÈRE, 16 ans (fille et sœur de Madame et de

Mademoiselle Marguerite DE VALENCE DE MINARDIÈRE, victimes), décédée le 5 mai. — Obsèques célébrées à la Madeleine le 10 mai.

Mademoiselle Marguerite-Marie-Antoinette DE VALENCE DE MINARDIÈRE, 19 ans (fille et sœur de

Madame et de Mademoiselle DE VALENCE, victimes), décédée le 14 mai. — Obsèques célébrées à la Madeleine le 18 mai.

Mademoiselle Antoinette MANDAT DE GRANCEY, 19 ans, 6, rue de Greuze.

Mademoiselle Yvonne DE CHEVILLY, 18 ans (nièce de Madame la Marquise DE BOUTHILLIER-CHAVIGNY et sœur de Mademoiselle Eudoxie-Marie-Louise DE CHEVILLY, victimes), 9, rue des Écuries-d'Artois.

Mademoiselle Eudoxie-Marie-Louise DE CHEVILLY, 21 ans (nièce de Madame la Marquise DE BOUTHILLIER-CHAVIGNY et sœur de Mademoiselle Yvonne DE CHEVILLY, victimes), 9, rue des Écuries-d'Artois.

Mademoiselle Marie D'ISLE, 21 ans (fille de Madame la Marquise D'ISLE, victime), 26, rue Notre-Dame des Victoires. — Obsèques célébrées à Notre-Dame des Victoires le 8 mai.

Mademoiselle Madeleine HAUDUCOEUR, 27 ans, (fille de Madame HAUDUCOEUR, victime), 55, rue des Archives.

Mademoiselle Henriette D'HINNISDAL (fille du comte et de la comtesse d'HINNISDAL), 60, rue de Varenne.

Mademoiselle Caroline COSSERON DE VILLENOISY, 60 ans (sœur du Général DE VILLENOISY), décédée à son domicile le 4 mai, après avoir fait appeler un prêtre.

Mademoiselle DE COURMONT.

Mademoiselle DE CARBONNEL (fille de Madame Vve CARBONNEL DE MONTGIVAL, victime).

Mademoiselle Laure BOUCHER DE SAINT-ANGE (sœur de Madame la Générale CHEVALS, victime), 53, avenue Montaigne.

Mademoiselle Marie-Charlotte-Marguerite DE COSSART-DESPIÈS, 51 ans, 10, rue de Lisbonne.

Mademoiselle DE CORNEAU, 68 ans, 18, rue Boissy-d'Anglas.

Mademoiselle Elisabeth DE GUILLETON, 23 ans.

Mademoiselle Esther CUVILLER, 4 ans (fille de Madame CUVILLER, victime), 14, rue Jules César.

Mademoiselle Suzanne NITOT, 9 ans, fille du Docteur NITOT (fille de Madame NITOT, victime), 24, rue Lafayette.

Mademoiselle Germaine FEULARD, 10 ans (fille du Docteur FEULARD, victime). — Obsèques célébrées à Notre-Dame de Lorette le 8 mai.

Mademoiselle Christiane MEILHAC, 15 ans (petite-fille de Monsieur POTDVIN, victime), 19, rue de Sévigné.

Mademoiselle Alice JACQMIN, 17 ans (fille de M. JACQMIN, Inspecteur général des chemins de fer de l'Est), 1, rue Nouvelle.

Mademoiselle Camille- Hélène-Marguerite DUTREILH, 18 ans (fille de l'ancien sénateur de la Mayenne).

Mademoiselle Léonie GUILLEMIN, 19 ans, orpheline des Sœur s de Sainte-Anne, de Saint-Louis en l'Ile (compagne de Sœur Marie-Adèle SABATHIER, victime), 7, rue Poultier.

Mademoiselle Valérie VÉAHASTELL, 20 ans, d'origine belge (compagne des Sœur s GINOUX et DE HONDT, victimes), 7, boulevard du Nord.

Mademoiselle Élodie VANBIENOLBIEN, 20 ans (femme de chambre de la Baronne DE SAINT-DIDIER, victime), 19, rue de la Ville-l'Évêque. — Obsèques célébrées à la Madeleine, en compagnie de Mesdames les Baronnes DE SAINT-DIDIER , le 8 mai.

Mademoiselle Marie-Thérèse SIMON, 22 ans (fille du Docteur Léon SIMON), 24, place Vendôme.

Mademoiselle Lina LEFEVRE-SINUCANE, 22 ans, 7, rue Berthier (protégée de Madame SCHLUMBERGER-HARTMANN, victime). — Obsèques célébrées au temple de la rue Roquepine le 8 mai.

Mademoiselle Hélène BARRASSET, 23 ans, 12, rue Joubert.

Mademoiselle Louise GÉRONDEAU, 25 ans, 129, rue de l'Université.

Mademoiselle Louise LOURMAN, 28 ans. 21, boulevard Latour-Maubourg.

Mademoiselle Marie-Louise PICQUÉ, 31 ans (sœur du docteur PICQUÉ), 8, rue de l'Isly.

Mademoiselle Ernestine MOREAU, 36 ans (domestique du Docteur FEULARD, victime), dépôt mortuaire de la rue de Maistre. — Obsèques célébrées à Notre-Dame de Lorette le 8 mai.

Mademoiselle Marie MOISSON, 36 ans, 91, rue des Martyrs.

Mademoiselle Jeanne CARTERON, 33 ans (fille de Madame CARTERON, victime), 180, rue de Rivoli.

Mademoiselle DILLAYE (fille de Madame DILLAYE, victime).

Mademoiselle Angèle GOSSE, 20 ans (fille de Madame GOSSE et sœur de Zoé GOSSE, également victimes), à Bourg-la-Reine.

Mademoiselle Zoé GOSSE, 8 ans 1/2 (fille de Madame GOSSE et sœur de Mademoiselle Angèle GOSSE, également victimes), à Bourg-la-Reine.

Mademoiselle Louise TERRE, 49 ans (sœur d'une religieuse de Saint-Thomas-de-Villeneuve, à Tours), à Chéroy (Yonne)

Mademoiselle Élise BLONSKA, 62 ans (originaire de Russie), bibliothécaire de MM. CLARETIE, SARCEY et autres hommes de lettres.

Mademoiselle MAY-LIFE (nièce de Madame Gaston DE CLERMONT, victime).

Mademoiselle Marie-Hélène-Désirée DELAUNE, 21 ans (fille de Madame DELAUNE, victime), décédée dans la nuit du 15 au 16 mai, 16, rue Lagrange. — Obsèques célébrées à Saint-Nicolas du Chardonnet le 19 mai.

Monsieur le Général MUNIER, 69 ans, 97, boulevard Malesherbes, décédé le 6 mai. — Obsèques célébrées à Saint-Augustin le 12 mai.

Monsieur le Docteur Henri FEULARD (père de Mademoiselle Germaine FEULARD, et maître de

Mademoiselle Ernestine MOREAU, victimes). — Obsèques célébrées à Notre-Dame de Lorette le 8 mai.

Monsieur le Docteur ROCHET, 67 ans.

Monsieur Victor POTDVIN, 60 ans (grand-père de Mademoiselle Christiane MEILHAC, victime), 19, rue de Sévigné.

Monsieur Albert-Léon MAZURE, 65 ans, Ingénieur des ponts et chaussées (père du sous-chef du cabinet du Ministre du Commerce). — Obsèques célébrées à Sainte-Clotilde le 8 mai.

Monsieur NOISSON.

Monsieur Joseph DERON, 14 ans (groom de Madame DE CARAYON LA-TOUR), 11, rue Royale.

Monsieur Alfred DAVID, 4 ans, 30, rue Julie.

Monsieur Eugène CHALMEL, décédé le 25 mai, après vingt jours de souffrances, malgré le caractère peu inquiétant de ses brûlures au début.

Trois cadavres non reconnus (inhumés le 11 juin, avec pompes officielles, purement civiles). — Les trois cercueils, portant une inscription spéciale sous les n° 322, 323 et 324, ont été déposés dans les caveaux de la Ville de Paris, au Père-Lachaise.

VICTIMES PAR CONTRECOUP

Mademoiselle Aliette DE BONNEVAL, 75 ans (fille de Madame la Comtesse DE BONNEVAL). — Obsèques célébrées à Sainte-Clotilde le 15 mai.

Madame X... à Buxy (Saône-et-Loire), frappée d'apoplexie en apprenant l'état désespéré de Mademoiselle Antoinette DE VALENCE qu'elle avait élevée.

Monsieur le Général Duc D'AUMALE (oncle de Madame la Duchesse D'ALENÇON).

Monsieur le Général POILLOUE DE SAINT-MARS (cousin de Madame la Vicomtesse DE SAINT-PÉRIER, victime).

Monsieur PELLERIN DE LASTRELLE, 63 ans (beau-père de Madame Aurélie PELLERIN DE LASTRELLE et frère de Madame la Comtesse SERRURIER, victimes).

LES BLESSÉES ET LES BLESSÉS

LISTE DES BLESSÉES, PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE

Mme ANDLAU (D'), 14, rue Matignon, brûlée au cou et à la face.

Mme AVENEL (la Vicomtesse D'), née MEINEL, profondes blessures aux yeux et à la tête. A succombé le 5 mai au matin.

Mme BAIGNIÈRES (Henri), blessures sans importance. A eu la présence d'esprit de longer le mur d'enclos du terrain vague et d'arriver ainsi jusqu'à la rue Jean-Goujon.

Mme BARBIER SAINTE-MARIE (M.), légères brûlures an front et une entorse. A été sauvée miraculeusement par un inconnu qui l'a retirée d'un amas de corps enflammés.

Mme BENOIT (fille de M. CHALMEL, Eugène, victime), brûlures sans gravité. A échappé heureusement en compagnie de son père (décédé vingt jours après), de sa mère et de plusieurs vendeuses.

Mme BERTOU (femme du sénateur des Bouches-du-Rhône), légères contusions et foulure au pied.

Mme BILLOTTE (femme du secrétaire de la Banque de France), grièvement brûlée au bras et à la joue.

Mme BOULARD DE VILLENEUVE, brûlures légères.

Mme BOURGUIGNON DE PILLY, brûlures très légères.

Mme BOULET (Henri), brûlures très légères.

Mlle BOUVIER (fille de Mme BOUVIER, victime), brûlures profondes sur toute la partie supérieure du corps.

Mme Vve BRAZIER DE THUYS, née Catherine LEJEUNE, 68 ans, 164, rue du Faubourg Saint-Honoré, affreusement brûlée, décédée à son domicile, le 5 mai.

Mme BRÉQUEVILLE-CELLIÈRE (DE) , pieds brûlés, buste et bas du corps parsemés de cloques. Entrée avec deux petites filles et un petit garçon au moment même où éclatait l'incendie, elle a été renversée, dès les premiers pas, par la foule affolée, puis couverte de débris de toiture enflammée. Sauvée sans s'expliquer comment ; a été dans un état d'autant plus grave que la crainte de la mort des enfants qui l'accompagnaient lui avait, au premier moment, troublé l'esprit.

Mme CAILLAUX (grand'mère de Mlle Alice JACQMIN, victime), 14, rue Nouvelle, brûlures profondes à la tête, aux reins, aux jambes et aux mains.

Mlle CANDÉ (DE) (nièce de Mme DE MONTEBELLO)

Mlle CANDÉ (DE) — — (et sœur de la précédente). Visage et bras fortement brûlés mais sans gravité. Sauvées au moment où les flammes les atteignaient dans le terrain vague.

Mme CAREPABUS (la Comtesse DE), brésilienne, légèrement blessée.

Mme CARMIER, brûlures graves dans la région dorsale et au bras. Arrivée une des premières près de la fenêtre de l'hôtel du Palais, Mme Carmier venait d'être soulevée par les mains et allait échapper à tout danger quand une autre femme la força à lâcher prise en la frappant violemment. Dans sa chute, ses vêtements prirent feu et ce n'est que, parvenue presqu'aussitôt dans l'hôtel du Palais, qu'on a pu les éteindre et constater son affreux état.

Mme CARTERON, née GUILLARD, 67 ans (mère de Mlle Jeanne CARTERON, victime), 180, rue de Rivoli, brûlures graves, décédée à son domicile le mai.

Mlle CARTERON (Jeanne), 33 ans (fille de Mme CARTERON, victime), 180, rue de Rivoli, brûlures graves, décédée à son domicile le mai.

Mme CHALMEL (Eugène), brûlures sans gravité. A échappé heureusement en compagnie de son mari (décédé depuis) et de sa fille (Mme BENOIT), également brûlés d'une façon légère.

Mme CHENEVIÈRE (Adolphe), brûlures très légères.

Mme COSTA DE BEAUREGARD (la Marquise), brûlures sans gravité.

Mme DARESTE (Pierre), (femme d'un avocat du Conseil d'État et de la Cour de cassation), fortement brûlée. Après avoir été bousculée et piétinée, a été préservée d'une mort certaine par un cocher qui l'a enveloppée, avec ses vêtements enflammés, dans une couverture.

Mme DARLU, présidente de l'Orphelinat Saint-François-Xavier, bras tout contusionné. A été prise par le bras et soulevée jusqu'à la fenêtre de l'hôtel du Palais, sans s'en être aperçue.

Mme DELAUNE (mère de Mlle DELAUNE, victime), 16, rue Lagrange, brûlures profondes, décédée dans la nuit du 15 au 16 mai.

Mlle DELAUNE (fille de Mme DELAUNE, victime), 16, rue Lagrange, grièvement brûlée, décédée dans la nuit du 15 au 16 mai.

Mme DUMAS (Colette), brûlures légères au visage.

Mme FABRE-LUCE (DE), légèrement brûlée à la figure et aux bras, vêtements déchirés du haut en bas.

Mme FEULARD (femme du docteur FEULARD et mère de Mlle Germaine FEULARD, victimes). Horriblement brûlée au visage et sur diverses parties du corps, les mains notamment. La brûlure la plus douloureuse est celle du dos produite par le goudron enflammé.

Mme FLORÈS (Carlos DE), 33 ans (femme du consul d'Espagne), 10, rue de l'Alma, grièvement brûlée, décédée à l'hôpital Beaujon dans la nuit du 4 au 3 mai.

Mlle FLOURENS ( ) (fille de l'ancien ministre)

Mlle FLOURENS ( ) — — épaules brûlées sous le corsage par l'intensité du feu.

Mlle FROISSARD (DE), (petite-fille de Mme PORGÈS, et nièce de Mme DE SESSEVAL). Nombreuses brûlures sans gravité.

Mme GAILLARD (Emile), propriétaire, boulevard Malesherbes. Brûlures légères à la figure et contusion à l'épaule.

Mme GERMOND (la Vicomtesse DE), légèrement brûlée et blessée, quoique retirée des décombres de la porte d'entrée à la fin de l'incendie seulement.

Mlle GUILLONIE (DE LA), (nièce de la Comtesse MNISZECH), dos et visage brûlés.

Mlle GUILLOT (Adolphe), (fille du juge d'instruction), légèrement brûlée.

Mme HINNISDAL (la Comtesse D'), née BÉTHUNE-SULLY (mère de Mlle Henriette D'HINNISDAL, victime), 60, rue de Varenne, grièvement brûlée.

Mme HORN (la Comtesse de), née HABERT, 59 ans, brûlures affreuses compliquées de brûlures occasionnées par quatre chutes successives, décédée à l'hôpital Beaujon, quelques heures après son entrée, le 4 mai.

Mme HUET, chez les religieuses du Calvaire, Grande-Rue, à Bourg-la-Reine.

Mlle JEUNEHOMME (Marguerite), bridée grièvement dans le dos, après être rentrée deux fois dans le bazar pour y chercher Sœur ANICIA, qu'elle emporta évanouie, et sa Supérieure, qu'elle ne trouva plus.

Mme JOUBERT (Vve), contusions et brûlures légères, mais nombreuses.

Mme JOUBERT (Jean), (fille de Mme Vve JOUBERT), contusions et brûlures légères, nombreuses.

Mme JULIAN (Cécile), née JULIAN, 32 ans, professeur de piano, visage affreusement brûlé, décédée à l'hôpital Beaujon, le 3 mai.

Mme LA HAYE (François DE), 30, rue de Lubeck, blessures assez graves au bras et à l'épaule.

Mme LANIEL, région dorsale, une partie des épaules, cheveux et cuir chevelu terriblement brûlés, rien au visage.

Mlle LAUMONT (DE), brûlures et contusions légères.

Mme LEBON, religieuse des Filles de la Charité, rue du Bac, grièvement brûlée.

Mme LEFÈVRE, chez les religieuses du Calvaire, Grande-Rue, à Bourg-la-Reine.

Mme LEJEUNE (la Baronne), née TAIGNY, contusions reçues dans la mêlée.

Mme LE GLAY, légères contusions.

Mme LISSINGEN (DE), (fille de Mme la Comtesse DE HORN, victime), brûlures graves et contusions reçues pendant sa chute sur le trottoir après avoir relevé trois fois la Comtesse, sa mère, dont les vêtements, ainsi que les siens, étaient en flammes.

Mme LUBERSAC (la Marquise DE), née CHAUMONT-QUITRY, brûlures profondes.

Mlle MACEDO (Carmen), brésilienne, légèrement blessée.

Mme MAISON (la Marquise DE), légères brûlures, à la main gauche et au visage. N'a dû son salut qu'à l'admirable dévouement de deux religieuses du Perpétuel-Secours qui l'accompagnaient. Mme DE MAISON relevait de maladie et faisait sa première sortie depuis six mois.

Mme MACHIELS (nièce de Mme la Baronne Paul DE CONBERTIE), brûlures assez graves.

Mme MALÉZIEU (la Comtesse DE), belle-mère de Mme la Vicomtesse DE MALÉZIEU, victime), grièvement brûlée.

Mlle MECQUENEM, brûlures assez graves aux yeux.

Mme MILCENT, née MARTIGNAC.

Mme MONNIER (Frédéric), femme du sénateur des Bouches-du-Rhône, gravement contusionnée.

Mme MONTEBELLO (la Comtesse Fernand DE), (tante de Mlles DE CANDÉ), visage et bras fortement brûlés mais sans gravité, sauvée au moment où les flammes l'atteignaient dans le terrain vague.

Mme MORADO, brûlures et contusions.

Mlle MORADO (Rosine), cuir chevelu brûlé par la fonte de son peigne en écaille. Vêtements enflammés en retournant au secours de sa mère après avoir pu sortir une première fois.

Mlle MORADO (Niza), plusieurs contusions.

Mme MORELLO, très grièvement brûlée.

Mlle PARC (DU), (petite-fille de Mme PORGÈS et nièce de Mme DE SESSEVAL), nombreuses brûlures sans gravité.

Mme PlOGEY (Emile), (femme du docteur Piogey), légèrement contusionnée.

Mme PONTALBA (DE), légères brûlures

Mlle PONTALBA (DE), (fille de Mme DE PONTALBA), légères brûlures.

Mme PORGÈS (Jules), (mère de Mme DE SESSEVAL et grand'mère de Mlle DE FROISSARD et de Mlle DU PARC), fortement contusionnée.

Mme RIANCEY (la Comtesse DE), (mère de Mlle DE RlANCEY), contusions sans gravité. A été foulée aux pieds.

Mme ROCHET (femme du docteur ROCHET, victime), brûlures sérieuses.

Mme RUEF (Jules), née GUBBAY (femme du directeur des Messageries fluviales de Cochinchine), sérieusement contusionnée dans la bagarre. A réussi, après avoir gagné le terrain vague, à pénétrer dans un immeuble voisin à l'aide d'une échelle apportée par des sauveteurs vers la fin de l'incendie.

Mme SASSENAY (la Marquise DE), brûlures et contusions légères.

Mme SAVIGNY DE MONCORPS (la Vicomtesse DE), (femme d'un membre de la Société des Bibliophiles français), fortes brûlures au visage, au bras gauche et à l'épaule.

Mme SESSEVAL (DE), (fille de Mme PORGÈS et tante de Mlles DE FROISSARD et DU PARC) , fortement contusionnée.

Mme SlLVERS (E.-B.), larges brûlures aux omoplates et nombreuses contusions.

Mme SURREAULT, propriétaire, 45, avenue de l'Aima, épaules et bras grièvement brûlés. Aurait pu s'échapper saine et sauve, mais a préféré céder le pas à Mme DE HÉRÉDIA pour ne pas séparer la mère de la fille.

Mlle TANLAY (DE), blessures sans importance. A eu la présence d'esprit de suivre le mur d'enclos du terrain vague et d'arriver ainsi jusqu'à la rue Jean-Goujon. Seule survivante du comptoir où vendaient MMmes DE CARAYON-LA TOUR, DE BOUTHILLIER, DE MIMEREL, etc., victimes.

Mme TORRE (la Duchesse DE LA), quelques brûlures au visage et aux bras.

Mme TOURNUS (Alphonse), (femme du trésorier-payeur général de l'Aisne), grièvement blessée au bras, à la jambe et à la tempe. Sauvée comme par miracle.

Mme UZÈS (la Duchesse D'), (belle-sœur de Mme la Comtesse D'HUNOLSTEIN, victime), joue légèrement brûlée.

Mme VALENCE DE MINARDIÈRE (Marie-Jacqueline DE), 16 ans (fille de Mme DE VALENCE DE MINARDIÈRE et sœur de Mlle Marguerite, victimes), affreusement brûlée, décédée le 5 mai.

Mlle VALENCE DE MINARDIÈRE (Marguerite-Marie-Antoinette DE), 19 ans (fille de Mme et sœur de Mme Marie DE VALENCE DE LA MINARDIÈRE, victimes), brûlures graves, décédée le 14 mai.

Mlle VILLENOISY (Antoinette COSSERON DE), 60 ans (sœur du général DE VILLENOISY), très grièvement brûlée. Décédée à son domicile le 4 mai au soir, après avoir fait appeler un prêtre.

Mlle ZURLA (sœur de Mme DE SALVERTE), cheveux brûlés.

Mme SUZE (DE), née Antoinette-Louise SENEZ, brûlures atroces. Décédée le 3 mai, à 3 heures du matin, après avoir reçu les derniers sacrements.

LISTE DES BLESSÉS, PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE

M. ALENÇON (le Duc D'), légèrement blessé à la tête, barbe brûlée.

M. BLOUNT (Henry), 59, rue de Courcelles (gendre du Marquis DE BASSANO), cheveux et cuir chevelu bridés.

M. CHALMEL (Eugène), brûlures assez graves à la jambe et au bras. Avait échappé heureusement en compagnie de sa femme et de sa fille (Mme BENOIT). — Décédé le 23 mai.

M. FÉVRIER (le général), brûlures légères.

M. GEORGES, cocher, brûlures assez sérieuses aux bras, en accomplissant courageusement une quinzaine de sauvetages, lesquels lui ont valu la croix de la Légion d'honneur.

M. LA HAYE (François DE), 30, rue de Lubeck, blessures assez graves au cou et à la tempe contractées en tentant le sauvetage de Mme la Baronne douairière DE SAINT-DIDIER.

M. MONGERMONT (Georges DE), légèrement brûlé.

M. MUNIER (le général), ancien commandant en chef au Tonkin, brûlures graves auxquelles il a succombé le 10 mai. C'est en voulant coopérer au sauvetage des sinistrés du Bazar de la Charité que ce brave soldat a été atteint mortellement.

M. ODELIN (l'abbé), vicaire général honoraire du diocèse de Paris, brûlé à la nuque et à la main.

M. PONTALBA (DE), sérieuses brûlures. A enlevé la Baronne DE SAINT-DlDIER dans ses bras, l'a laissée retomber deux fois, puis, aveuglé par la fumée au moment où les vêtements de la Baronne prenaient feu, il l'a complètement perdue de vue.

M. REILLE (le Baron), député du Tarn, blessé à la main et au front en protégeant la sortie de Mme la Baronne REILLE, sa femme.

M. SAUSSIER (le général), légères brûlures aux pieds et au bas des jambes.

LISTE DES RÉCOMPENSES
décernées aux sauveteurs de l'incendie du Bazar de la Charité.

Croix de Chevalier de la Légion d'honneur.

M. Jean-Baptiste GEORGES, cocher de remise, 33, rue du Champ-de-Mars, blessé.

Rappel de Médaille d'or de 1ère classe.

M. MOUQUIN, commissaire de police divisionnaire.

Médailles d'or de 1ère classe.

Mme ROCHE-SAUTIER, maîtresse de l'hôtel du Palais, 28, Cours-la-Reine.

M. Jules GAUMERY, 44 ans, né à Nemours, chef de cuisine à l'hôtel du Palais, 28, Cours-la-Reine, 21 ans de services à l'hôtel du Paris.

M. Edouard VAUTHIER, 19 ans, aide-cuisinier à l'hôtel du Palais, 28, Cours-la-Reine.

M. Ange-Marie PIQUET, ouvrier plombier, 123, rue de l'Ouest, graves blessures.

M. Alfred-Gustave DHUYS, ouvrier, 12, rue du Rhin.

M. Jean-Baptiste GEORGES, 37 ans, cocher de remise, 33, rue du Champ-de-Mars, blessé.

M. Jean-Yves DELIGEART, valet de chambre de la comtesse Greffulhe.

M. Edouard TRESCH, palefrenier.

M. Léon BERTEAUX, directeur de l'imprimerie de la Croix.

M. Alfred BAUDUIN, ouvrier imprimeur à l'imprimerie de la Croix, avenue Bosquet, blessé.

M. Charles GLAD, ouvrier imprimeur à l'imprimerie de la Croix, avenue Bosquet, blessé.

M. Pierre WEBER, professeur de gymnastique.

M. Alfred JACQUIN, lieutenant au 102e d'infanterie.

M. Auguste HENNO, sous-brigadier de gardiens de la paix du XVIe arrondissement, blessé.

M. Louis AUBRY, gardien de la paix du VIIIe arrondissement, blessé.

M. Ferdinand GUÉRIN, gardien de la paix du VIIIe arrondissement, blessé.

M. Hippolyte-Paul MICHAUT, gardien de la paix du VIIIe arrondissement, blessé.

Médailles d'or de 2e classe.

Mlle JEUNEHOMME.

Mme METTERN, née Marie-Marguerite ANTOINE, lingère.

Mme SURREAULT, née Victorine-Adrienne DAMOY, propriétaire.

M. Léon TÉGUI, peintre en bâtiments.

M. Georges PILACLET, ouvrier doreur.

M. Jean-Jacques SERRE, ouvrier doreur.

M. Fernand MICHAUX.

M. Jules PORGÈS.

M. NORIOT, commissaire de police divisionnaire.

M. PRÉLAT, commissaire de police des Champs-Elysées.

M. Paul-Auguste MATRAS, gardien de la paix.

Médailles d'argent de 1ère classe.

Mlle PÉAN (fille du Dr Péan).

Mme Anne GENEST, en religion Sœur SAINT-JOSEPH-MARIE.

Mme Joséphine BOUTON, née COULLEREZ, ouvrière, 22, rue Jean-Goujon, a coupé, avec des ciseaux, des cheveux enflammés.

Mme Vve Anaïs DHEURS, née CHARAL.

Mme PAYAN, née Alice-Marguerite BOUCHER-CADART.

M. Charles WAGNER, maître-d'hôtel à l'hôtel du Palais, 28, Cours-la-Reine, blessé.

M. Jean-Pierre LABORIE, 49 ans, garçon d'office à l'hôtel du Palais...

M. Edouard HEIDT, 42 ans, garçon d'office à l'hôtel du Palais, 13, rue Legrattier, blessé.

M. Léon-Henri DESJARDINS, couvreur, 38, rue Croix-Nivert.

M. Joseph MELLES, fumiste, 34, rue de l'Abbé Groult.

M. Lambert ROGIS, ouvrier mécanicien, 141, avenue de Versailles.

M. Paul-Louis GASTINNE, armurier.

M. Maurice-Eugène TREILLET, cocher, à Neuilly-sur-Seine.

M. François-Guillaume DESPRÉAUX DE SAINT-SAUVEUR, cocher de la voiture 9.309.

M. Lucien-Aristide CHEVALIER, palefrenier, employé aux écuries de Rothschild.

M. Gabriel PÉLISSIER, concierge, 9, rue Bavard.

M. Eugène-Louis BLANDIN, domestique.

M. Daniel-Edouard CURRIT, domestique.

M. Jean-Claude VOUILLON, domestique.

M. Louis-Ernest HUMBLOT, valet de chambre.

M. Louis PIERRON, employé.

M. Emile-Eugène PONSARD.

M. Valentin PICOT-GUÉRAUD, représentant de commerce, 25, avenue de Courbevoie, à Asnières.

M. Armand DAYOT , homme de lettres, inspecteur des Beaux-Arts ,31, place Saint-Ferdinand.

M. Alcide RIBOULLEAU, garçon de bureau à la Présidence de la Chambre.

M. LEGRAS, chef de station des Ambulances urbaines.

M. FARJAS DE LAMOTHE, interne des Ambulances urbaines.

M. François-Jacques JÉZÉQUEL, gardien de square.

M. CORDIER, capitaine.

M. MATHIS, capitaine.

M. SERAND,

M. MANDERANT, adjudant.

M. THIERRY, adjudant au 28e d'infanterie.

M. BOUVET, sergent.

M. DESCAVES, officier de paix du XVIe arrondissement.

M. MURAT, — du VIIIe arrondissement.

M. BAYLE, gardien de la paix —

M. Hippolyte JEAN, gardien de la paix du VIIIe arrondissement.

M. Charles OLIVE, — —

M. PARIS, — —

M. POIRAT, — —

M. THIRION, — —

Médailles d'argent de 2e classe.

Mlle Maria THURIN, en religion Sœur MARIA, de la Congrégation du Perpétuel-Secours, à Levallois-Perret.

M. GRUNWALD, sommelier de l'hôtel du Palais, 28, Cours-la-Reine.

M. DEREINS, imprimeur, 4, rue Montessuy.

M. GAUGNARD, directeur des écuries Rothschild.

M. Louis-Théophile PÉRIER, piqueur de la maison Filon, 9, rue Jean-Goujon.

M. Eugène THOURY, sellier.

M. Jean-Justin CLUNY, ouvrier maréchal-ferrant.

M. Charles DUCRABON, ouvrier ébéniste.

M. Philippe SANSON, ouvrier menuisier.

M. Gaston-Léon SAINTIER, valet de chambre.

M. Edmond-Edouard CAUZARD, valet de pied.

M. Léon-Jean ANDRÉ, valet de pied.

M. Charles BERGUER, valet de pied.

M. Paul-Ulysse MARAIS, groom chez Mme la comtesse de Montferraud, blessé.

M. Jules-Marie CUEILLE, cocher.

M. Paul-Victor VERGE, cocher.

M. Fortuné VAST, cocher.

M. Pierre-François HUET, cocher, à Vitry-sur-Seine.

M. Marie-Eugène JEANNOT, maitre-d'hôtel.

M. Pierre DANTIER, concierge.

M. Hippolyte GARNIER, concierge.

M. Théophile WEISSER, tapissier.

M. Jules LEYZIEU, marchand boucher.

M. Jean ORSET, garçon fruitier.

M. Pierre SERRE, porteur aux halles.

M. Georges MONÉGER, journalier.

M. KUHN, employé de commerce.

M. Fernand-Charles DE MELY, propriétaire.

M. Henri TOLLIN-RIVAROL, rentier.

M. Marie-Léon COMTE, directeur d'Ecole communale.

M. Jules ROUSSEL, secrétaire du musée du Trocadéro.

M. SABATIER, publiciste.

M. Laurent BOULLE, cantonnier de la Ville de Paris.

M. Jean-Pierre ROSSEN, cantonnier de la Ville de Paris.

M. Jacques-Xavier PRISCAL, gardien de square.

M. Jean MARTIN.

M. Frédéric Pierre MÉZIÈRE.

M. Ernest STURBOIS, 101, rue Saint-Dominique.

M. Léopold-Arsène WARNAUD.

M. Georges-Vincent WENDLING.

M. POUZALGUE, désinfecteur aux Ambulances urbaines.

M. ROYER, cocher aux Ambulances municipales.

M. Edouard-Alexandre VERRIER, garçon de laboratoire.

M. SELLE, docteur-médecin.

M. SOCQUET, —

M. VIBERT, —

M. DESJARDINS, interne à l'hôpital Beaujon.

M. MORTAGNE, — —

M. RONDEAU, — —

M. VÉRON, — —

M. ROUSSEL, interne au service médical de l'Exposition.

M. JOURDAIN, sergent au 28e d'infanterie.

M. LEMAIRE, — —

M. DÉSIRÉ, caporal —

M. MACQUET, — —

M. MARETTE, — —

M. MASSÉ, — —

M. POTTEVIN, — —

M. GOUPIL, soldat —

M. MARIONNEL, — —

M. DURAND, brigadier de gardiens de la paix du XVIe arrondissement.

M. LE MONTAGNER, sous-brigadier de gardiens de la paix du VIIIe arrondissement.

M. MARTIN, — —

M. BIARD, gardien de la paix du VIIIe arrondissement.

M. VIEL, — —

M. HUET, secrétaire du commissariat des Champs-Elysées.

M. BASTIEN, inspecteur principal du commissariat des Champs-Elysées.

M. BELLOT, — — —

M. FILIPPINI, inspecteur du commissariat des Champs-Elysées.

27 juin 2011

Actes de la famille Rognin

Draguignan, 7/8/1901
Mariage de Rognin Adrien Auguste, né à Livron, Drôme, le 11/2/1866, employé au chemin de fer
fils de feu Antoine Rognin, né à Montaud, Isère et de Astier Nancy
et Marello Charlotte Catherine, agée de 26 ans, née à Revigliasco, Italie
le 25/7/1875 fille de Marello Louis, né à Asti, Italie, agriculteur et Aymone Maria


Livron, 24/5/1884
Mariage de Rognin Lucien, meunier, agé de 25 ans, né à Livron le 11/1/1859, fils de Rognin Antoine et de Astier Nancy, propriétaires cultivateurs, demeurant à Marsanne d'une part
Et Marie Lydie Orange, agée de 21 ans, domiciliée à Livron, née à Saint-Julien-en-Saint-Alban le 29/12/1862, fille de Avenant Aurange, disparu de son domicile depuis 3 ans et de Marie Tracol, décédée à Puvas le 29/7/1872...


Draguignan
14/3/1903
Naissance de Rognin Adolphe Charles
fils de Rognin Adrien Auguste
et de Marello Charlotte Catherine

Marié le 6/2/1926 à Grigny (Rhône)
avec Astier Elise Berthe

Décédé à Flayosc le 27/7/53


Draguignan
27/11/1882
Acte de mariage de Rognin Germain Antoine
agé de 26 ans, né à Livron, Drôme, le 15/11/1856, cultivateur, domicilié à Roche-sur-Grâne et de Astier Nancy, son, épouse, née à Livron...
Et de Rognin Marie Victorine
agée de 25 ans, née à Seyssins, Isère, le 8/9/1857, fille de feu Rognin Pierre, né à Montaud, en son vivant journalier et de Goudin Marie Madeleine...

25 juin 2011

Famille d'Escrots, anciennement Pelletier

D'ESCROTS, anciennement PELLETIER, en Bourgogne, seigneurs d'Escrots, de la Vesvre, de Gourmandoue, la Gorge, Saint-Nizy-sous-Charmoy, la Bussière, Champignole, d'Uchon, de Chaumont, de Riez, des Magnians, de Neuvy, du Pin, du Péage, d'Estrée, des Milets, de Molinet, de Trablaine, de la Cour et de la Tour de Chapeau, du Péage de Thiel, et autres lieux ; barons d'Uchon et comtes de Neuvy, comtes d'Escrots, barons et comtes d'Estrée.

Armes : « D'azur à la bande d'or chargée de trois écrevisses de gueules, accompagnée de trois molettes d'éperon d'or posées 2 et 1. »
Dessin de Fred publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

Nota : « C'est par erreur que Palliot et autres auteurs qui ont écrit sur la noblesse de Bourgogne, en décrivant les armes de cette famille, ont porté trois merlettes au lieu de trois molettes d'éperon ; elle n'a jamais changé ses armoiries, et les a constamment portées telles qu'elles sont décrites ci-dessus, et telles qu'elles se trouvent décrites dans les preuves qu'elle a faites pour l'ordre de Malte en 1632 et pour Saint-Cyr en 1702 et 1710. »

La famille D'ESCROTS est originaire de la province de Bourgogne ; elle a porté anciennement le nom de Pelletier qu'elle a quitté en vertu de lettres-patentes du roi Henri III, de l'an 1584, pour prendre celui de la terre d'Escrots, située dans la paroisse de Saint-Eugène, près Montcenis, au diocèse d'Autun, que, suivant ces mêmes lettres, elle possédait de temps immémorial.

Il existe peu de familles qui se soient vouées plus particulièrement à la profession des armes, que celle d'Escrots. Effectivement, depuis près de trois cents ans on la voit marcher dans la carrière militaire, où elle s'est distinguée par ses actions et par les grades d'officiers généraux qu'elle y a obtenus.

Elle joint, à ces avantages, celui d'être titrée depuis près de trois siècles, d'être jurée dans l'ordre de Malte dès 1632, d'avoir été reçue à Saint-Cyr en 1702 et 1710, et d'avoir formé de belles alliances.

Malgré tous ces avantages, cette famille a de la peine à remonter son existence au delà de Pierre Pelletier, Ier du nom, écuyer, seigneur d'Escrots, qui épousa, sur la fin du quinzième siècle, Anne de Thiard.

Il semblerait que la profession des armes à laquelle elle s'est si constamment attachée, et la considération dont elle a toujours joui dans sa province, lui eussent fait juger comme inutile, ou du moins peu nécessaire de s'occuper du soin de rechercher ses auteurs, au-delà de Pierre ; cette négligence se fait remarquer dans toute la suite de sa généalogie, puisqu'aux différentes époques où elle a fait des preuves de noblesse soit pour entrer dans l'ordre de Malte, soit pour Saint-Cyr, elle s'est toujours contentée de remonter au même Pierre.

Cependant, en appliquant ici la maxime universellement reconnue en matière de noblesse, qu'elle s'acquiert par cent ans de possession, comme elle se perd par cent ans d'omission, on ne peut se refuser à croire que les auteurs de Pierre, quoique leurs noms ne soient point connus, ont figuré dans l'ordre de la noblesse au moins cent ans avant lui, puisque la qualité de bailliste de ses enfants donnée à Anne de Thiard sa veuve en 1507, ne s'accordait, en Bourgogne, qu'aux veuves des gentilshommes.

Or, en reconnaissant que la qualité de gentilhomme ne s'acquiert que par un siècle d'existence dans la classe de la noblesse, on peut naturellement en inférer que la noblesse de la famille de Pelletier-d'Escrots, si elle n'est pas prouvée, est du moins présumée remonter à la fin de 1300, c'est-à-dire cent ans au-delà du mariage de Pierre Pelletier, contracté vers 1490.

Pierre PELLETIER, Ier du nom, écuyer seigneur d'Escrots, de la Vesvre, la Gourmandoue, la Gorge, et Saint-Nizy-sous-Charmoy, naquit vers l'an 1460. Il n'a pas été possible de se procurer des renseignements qui fissent connaître les noms de ses père et mère. Il épousa, ainsi qu'on vient de le dire, vers l'an 1490, Anne de Thiard, fille de Jocerand de Thiard, seigneur de Bissy, écuyer d'écurie de Philippe et Charles, ducs de Bourgogne, et de Huguette le Goux, sœur de Pierre le Goux, chancelier de Bourgogne, et reçut, le 17 mai 1504, de Marie de Savoye, marquise d'Hocsberg, princesse de Neuchâtel, et dame de Montcenis, l'investiture de la terre d'Escrots, à la charge de lui en faire hommage ; c'est le seul acte qu'on ait de lui. Il mourut avant le 4 mai 1507, époque à laquelle Anne de Thiard sa veuve en qualité de bailliste de leurs enfants mineurs, fut maintenue dans la possession de quelques héritages qu'elle avait acquis ; elle assista au contrat de mariage de Louise Pelletier leur fille avec Antoine de Busseuil d'une des bonnes maisons de Bourgogne, du 11 janvier 1516, et sont rappelés dans celui de Pierre Pelletier, IIe du nom, leur fils, du 24 avril 1534. Leurs enfants furent :
  1. Antoine Pelletier, écuyer, seigneur d'Escrots, de la Vesvre, de Saint-Nizy, et de la Motte-des-Prés, qui était, avec ses frères et sœurs, sous la tutelle d'Anne de Thiard leur mère, le 4 mai 1507. Il épousa Claudine Bernard de Montessus ; on croit qu'il n'a point laissé de postérité ;
  2. Pierre Pelletier, écuyer, qui suit ;
  3. Philibert Pelletier, qui fut tuteur de Claude Pelletier, son neveu, le 19 septembre 1544, et dont le sort est d'ailleurs ignoré ;
  4. Louise Pelletier, qui épousa, par contrat du 11 janvier 1516, Antoine de Busseuil ;
  5. , 6. et 7. Catherine, Perrette et Philiberte Pelletier, dont la destinée est demeurée inconnue.

Pierre PELLETIER, IIe du nom, écuyer, seigneur d'Escrots, était, avec ses frères et sœurs, sous la tutelle d'Anne de Thiard leur mère, le 4 mai 1507. Il épousa, par contrat du 24 avril 1534, Perrette Bélin, veuve d'Arthus Sarrazin, écuyer, seigneur de Boivin, et nièce de Simon Bélin, écuyer, et y fut assisté de Hugues Pelletier, écuyer, seigneur de la Vesvre, et d'Arthus Pelletier, écuyer, seigneur de la Motte-des-Prés, vraisemblablement ses parents, mais on ignore à quel degré ; fit hommage au seigneur de Montcenis, le 14 septembre 1521, du fief et village d'Escrots ; forma une seconde alliance avec Philiberte Doucet, et mourut avant le 19 septembre 1544, qu'il est rappelé, avec ses deux femmes, dans les lettres d'émancipitation obtenues par ses fils. Il avait eu de la première :

François Pelletier, qui continue la postérité ;

Et de la seconde :
  1. Claude Pelletier, écuyer, âgé de trois ans le 19 septembre 1544, qu'il obtint, avec François son frère aîné, des lettres d'émancipation, et fut mis sous la tutelle de Philibert Pelletier, son oncle. On ignore sa destinée ;
  2. Perrette Pelletier, qui épousa, le 16 janvier 1561, noble Léger Berger, et vivait encore en 1572.

François PELLETIER, alias D‘ESCROTS, écuyer, seigneur d'Escrots, de Bussière, etc., baron d'Uchon et de Champignole, obtint, le 19 septembre 1544, avec Claude, son frère, des lettres d'émancipation. Il épousa, par contrat du 19 septembre 1564, Philiberte Doyen, fille de François Doyen, écuyer, coseigneur de Chaumont-les-la-Tanière. Ce fut lui qui, le 18 décembre 1584, obtint des lettres-patentes du roi Henri III, par, lesquelles il lui fut permis de changer son nom de Pelletier que lui et ses prédécesseurs avaient porté, en celui d'Escrots, étant depuis longtemps seigneurs et possesseurs de cette terre. Il exerça une reprise de fief le dernier février 1598, fut du nombre des gentilshommes nommés par la chambre de la noblesse, pour vérifier les preuves de ceux qui se présentèrent pour entrer aux états de Bourgogne en 1605, assista avec sa femme aux contrats de mariage dé Philibert et Melchior d'Escrots leurs fils, des 10 septembre 1603 et 12 septembre 1604, et firent leur testament le 28 décembre 1613. Ils eurent pour enfants :
  1. Melchior d'Escrots, dont on va parler ;
  2. Philibert d'Escrots, qui épousa, par contrat du 10 septembre 1603, Huguette Venot, fille de noble Philibert Venot et de Marie de Charency. Il paraît être mort sans postérité ;
  3. Simon d'Escrots, chanoine de la cathédrale d'Autun ;
  4. Et Charles d'Escrots, écuyer, seigneur d'Escrots, de Boivin, de la Mouillière, etc., capitaine de cent hommes de pied au régiment de Langeron, lequel épousa Jacqueline le Long, fille de Gilbert le Long, écuyer, seigneur de Chevillac, et de Charlotte de Gousolle, dont il eut Marie d'Escrots, dame de cette terre qu'elle porta dans la famille de Marcelange, par son mariage avec Charles de Marcelange, chevalier, seigneur de la Grange, fils de Louis, chevalier, seigneur de la même terre, et d'Aimée de Rostignac. Antoine de Marcelange leur fils fut reçu chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, au grand prieuré de Champagne, le 28 décembre 1668.

Melchior D'ESCROTS, chevalier, baron d'Uchon et de Champignole, seigneur de Riez, des Magnians, de Saint-Nizy, la Louvère, les Vassaux, Chaumont, etc., qualifié haut et puissant seigneur, fut capitaine des gardes de Charles de Gontaut, duc de Biron, maréchal et amiral de France, gouverneur de Bourgogne, et maréchal des logis de sa compagnie d'ordonnance. Ce fut en cette dernière qualité qu'il fit les campagnes pendant la guerre qu'Henri IV eut à soutenir pour remonter au trône de ses ancêtres. Il fut présent au testament de ses père et mère, le 28 décembre 1613 ; fit hommage, le 18 février 1615, à Catherine de Lorraine, duchesse de Nivernois, des trois cinquièmes de la baronnie d'Uchon, assista aux états de Bourgogne en 1632, et testa le 27 novembre de la même année. Il mourut avant le 7 juin 1637, laissant, du mariage qu'il avait contracta, le 12 septembre 1604, avec Françoise d'Andrault de Langeron, fille de Pierre d'Andrault, chevalier, seigneur de Langeron, gouverneur de la Charité-sur-Loire, et d'Aimée du Colombier, et nièce de Philippe d'Andrault, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, bisaïeul de Jean-Baptiste-Louis d'Andrault, marquis de Maulevrier Langeron, maréchal de France
  1. François d'Escrots, dont on va parler ;
  2. Jean d'Escrots, auteur de la branche des seigneurs d'Estrée, rapportée ci-après ;
  3. René d'Escrots, dont le sort est ignoré ;
  4. Charles d'Escrots-d'Uchon, qui fit ses preuves de noblesse le 15 novembre 1632, pour être reçu chevalier de Malte au grand prieuré de Champagne, et fut commandeur de la Romagne ;
  5. Nicolas d'Escrots, d'abord religieux à Saint-Bénigne de Dijon, ensuite prieur d'Anzy, et aumônier du duc d'Orléans, frère de Louis XIII ;
  6. Pierre d'Escrots, aussi religieux à Saint-Bénigne de Dijon, et prieur de Bragny ;
  7. N*** d'Escrots, femme de N*** de l'Etoile, seigneur de Crézy en Beaujolais ;
  8. 9. et 10. Cécile, Françoise et Antoinette d'Escrots, dont les deux premières furent religieuses.

François d'Escrots, chevalier, baron d'Uchon, de Champignole, de Neuvy et autres lieux, capitaine-lieutenant de cent hommes d'armes des ordonnances du roi, aussi qualifié haut et puissant seigneur, épousa, par contrat du 5 janvier 1628, Gabrielle Popillon de Riau, fille de Claude Chevalier, seigneur d'Avrilly, et de Marguerite Grives, assista à celui de Jean, son frère, du 7 juin 1637, et à l'accord passé par ce dernier le 19 novembre 1641, fut aussi du nombre des gentilshommes qui assistèrent aux états de Bourgogne en 1645, 1650, 1653 et 1668, et fut maintenu dans sa noblesse par jugement de M. Bouchu intendant de cette province, rendu le 5 mars 1669, sur titres qui la prouvaient avec filiation depuis Pierre Pelletier, écuyer, seigneur d'Escrots, dé la Vesvre, de Saint-Nisy-sous-Charmoy, et Anne de Thiard, ses trisaïeux vivants en 1500. Il avait eu du mariage ci-dessus :
  1. Gabriel d'Escrots, qui suit ;
  2. Edme d'Escrots, qui fit ses preuves de noblesse le 8 mai 1651, pour l'ordre de Malté ; il fut reçu, le 23 mars 1652, au grand prieuré de Champagne ; il était commandeur de Valeure en 1688 ;
  3. Louis d'Escrots-d'Uchon, aussi reçu chevalier de Malte au grand prieuré de Champagne, le 10 janvier 1658. Il fut d'abord capitaine des galères de la religion, ensuite chef d'escadre et commandeur de Sugny ;
  4. Charles d'Escrots, dit le prieur d'Uchon, de l'ordre du Val-des-Choux ;
  5. François d'Escrots, mort officier de marine ;
  6. André d'Escrots, religieux de la congrégation de Saint-Maur à Saint-Pierre-le-Vif ;
  7. Charles d'Escrots, qui se fit capucin,

Et deux filles, religieuses à Notre-Dame-de-Noudy.

Gabriel d'ESCROTS, chevalier, seigneur et baron d'Uchon et de Neuvy, etc., lieutenant de la compagnie de M. le duc de Valois, assista successivement, avec la qualité de baron et comte de Neuvy, aux Etats de Bourgogne, en 1671, 1674 et 1679. Il avait épousé, par contrat du 16 janvier 1669, Marie-Charlotte de Richecour, fille de Robert, comte de Richecour, chevalier, gouverneur de la Cassine, et de Jeanne-Marie d'Andrault-de-Langeron. De ce mariage vinrent :
  1. Charles d'Escrots, aide-de-camp de M. le duc de Vendôme, en Milanais, au mois de juillet 1702, dont le sort est d'ailleurs ignoré ;
  2. Louis-Madeleine d'Escrots, lieutenant de galère à Toulon, où il était marié en 1710 ; mais on ignore s'il a laissé postérité ;
  3. Renée d'Escrots, religieuse à Nevers en 1710.

Branche des seigneurs d'Estrée.

Jean D'ESCROTS, chevalier, qualifié alternativement baron et comte d'Estrée, haut et puissant seigneur, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, deuxième fils de Melchior d'Escrots, baron d'Uchon et de Champignole, et de Françoise d'Andrault-de-Langeron, rapportés ci-devant fut seigneur d'Estrée et du Péage, par son mariage avec Jeanne d'Aval, fille aînée de François d'Aval, écuyer, seigneur de ces deux terres, et d'Aimée de Chaugy, du 7 juin 1637 ; passa divers actes en 1641, 1654, 1656 et 1659 ; assista, comme membre de la chambre de la noblesse, aux Etats de Bourgogne, en 1650, 1653 et 1662 ; mourut âgé de soixante-douze ans, le 21 novembre 1678, et fut enterré le 23 dans le chœur de l'église paroissiale de Saint George de Digoin. De l'alliance ci-dessus vinrent :
  1. Hector d'Escrots, chevalier, seigneur et baron d'Estrée et du Péage, capitaine au régiment d'infanterie du Roi, qui fut tué à la bataille de Sénef, le 10 août 1674, ne laissant du mariage qu'il avait contracté le 24 novembre 1671, avec Etiennette de Reugny, fille de haut et puissant seigneur messire George de Reugny, chevalier, seigneur, comte de Tremblay, de Poussery, Saint-Gratien, Savigny, Montarron et autres lieux, et de Juliette de Saulieu, qu'un fils, nommé Paul-Joseph d'Escrots, chevalier, seigneur d'Estrée et du Péage, lieutenant au régiment d'infanterie du Roi, mort le 26 septembre 1721, sans alliance et sans postérité ;
  2. Jacques d'Escrots, qui continue la descendance ;
  3. Gaspard d'Escrots, capitaine au régiment d'infanterie du Roi, aussi tué à la bataille de Sénef, en 1674 ;
  4. Charles d'Escrots, capitaine au régiment d'infanterie du Roi, aide-major de la ville de Luxembourg, qui épousa, le 10 juillet 1681, Antoinette de la Tour, fille de Robert de la Tour, procureur du roi en la connétablie et maréchaussée de France à Verdun, et de Jeanne des Gabets, et en eut François d'Escrots, capitaine d'infanterie, ingénieur en l'armée de Flandres en 1710, dont le sort est ignoré ; Joseph et Jean-Baptiste d'Escrots, dont le sort est également ignoré ; Catherine d'Escrots, qui fit ses preuves de noblesse le 27 décembre 1702, pour être reçue à Saint-Cyr, et épousa, avant le 2 juillet 1721, Joseph Florimont de Barat, chevalier, seigneur de Boncourt et autres lieux, et-Marie-Jeanne et Ferdinande d'Escrots, dont la première fut religieuse à Metz ;
  5. Autre Charles d'Escrots, chevalier, seigneur du Pin, garde-du-corps du roi, marié à Jeanne Monarque, qui le rendit père de Pierre d'Escrots, cornette au régiment Royal-Roussillon, qui paraît, être mort sans postérité, et de trois filles, Catherine, Marie et Angélique d'Escrots, dont la destinée est demeurée inconnue ;
  6. Louis d'Escrots, officier au régiment du Roi, infanterie, dont on ignore le sort ;
  7. Françoise d'Escrots, qui épousa, par contrat du 11 avril 1654, Charles-François Dormy, chevalier, baron de Vinzelle, fils de Marie Dormy, chevalier, seigneur des mêmes terres ;
  8. Et Jacqueline d'Escrots, qui naquit le septembre 1665, et reçut le supplément des cérémonies du baptême le 7 février 1677, dans l'église paroissiale du bourg de Digoin-sur-Loire.

Jacques d'ESCROTS, chevalier, seigneur et baron d'Estrée et des Milets, d'abord capitaine, puis commandant de bataillon au régiment d'infanterie du Roi, pensionnaire de Sa Majesté, est nommé dans le contrat de mariage d'Hector d'Escrots, son frère aîné, du 24 novembre 1671 il passa un bail, le 11 mai 1679, conjointement avec Jeanne d'Aval, sa mère, et une transaction, le 18 avril 1694, avec Françoise d'Escrots, sa sœur, veuve de Charles-François Dormy, baron de Vinzelle, au sujet de la succession de leurs père et mère ; fit des acquisitions les 17 mai de la même année, et 23 mai 1701, et mourut au mois de mai 1709, laissant du mariage qu'il avait contracté le 21 mai 1688, avec Gabrielle-Marguerite de Clos-de-l'Etoile, fille d'Armand du Clos, chevalier, seigneur de l'Etoile et des Mursaux, capitaine de cavalerie, et de Barbe-Angélique de Franquemont, arrière-petite-fille d'Angélique du Châtelet :
  1. Jean-Charles d'Escrots, qui suit ;
  2. Charles-François d'Escrots ;
  3. Jacques-Léonore d'Escrots, officier au régiment du Roi ;
  4. Joseph Marie d'Escrots ;
  5. Jean-Claude d'Escrots, aussi officier au régiment du Roi ;
  6. Jacques d'Escrots, ecclésiastique ;
  7. Louis-Marie d'Escrots ;
  8. Jean Éléonore d'Escrots, dont le sort est ignoré.

Et douze filles, dont Anne-Camille d'Escrots, qui fit ses preuves de noblesse au mois de juillet 1710, pour être reçue à Saint-Cyr.

Jean-Charles D'ESCROTS, chevalier, seigneur, baron d'Estrée, des Muets, du Pin, de Trablaine, et autres lieux, naquit le 19 octobre 1689, et fut successivement capitaine et lieutenant-colonel du régiment d'infanterie du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, brigadier et enfin maréchal des camps et armées du Roi, gouverneur de Furnes. Il reçut la donation que lui fit, le dernier décembre 1722, Jacqueline d'Escrots sa tante, dame en partie d'Estrée et du Péage, de tous ses droits sur ses deux terres ; réunit, par les acquisitions qu'il en fit les 26 août 1726, 27 juillet 1733 et 6 août 1745, tous les droits qui appartenaient sur ces mêmes terres aux enfants de Charles d'Escrots l'aîné et de Charles d'Escrots le jeune, ses oncles. Il avait épousé, par contrat du 28 septembre 1729, Marie-Jacqueline Mochot de Montbelliard, fille de Louis Mochot de Montbelliard, écuyer, capitaine de cavalerie, et de Marie-Bernarde de Fontette de Sommery, et en avait eu :

Françoise-Bernard D'ESCROTS, chevalier dit le comte d'Escrots-d'Estrée, seigneur châtelain du Pin, du Péage, de Molinet, des Muets, de Trablaine, de la Tour et de la Cour-de-Chapeau, du Puyet, de la Motte-Champlouer, du Péage-de-Thiel et autres lieux, naquit au mois de février 1734, fut successivement capitaine, lieutenant-colonel et colonel en second du régiment d'infanterie du Roi, brigadier des armées du roi, maréchal de camp en 1781, et commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1786 ; se trouva à la bataille de Fontenoy. Il est mort en 1797, laissant du mariage qu'il avait contracté le 1er septembre 1755, avec Jeanne de Feydeau, fille de Gabriel de Feydeau, chevalier, seigneur de Chapeau et du Péage de-Thiel, et de Marie-Anne de Dreuille :
  1. François-Jacques d'Escrots, dit le comte d'Escrots-d'Estrée, chevalier, lequel est né le 18 novembre 1758, est entré, le 7 avril 1771, dans le régiment d'infanterie du Roi, où il était capitaine en 1784, et a été fait chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le 1er janvier 1791 ; a émigré, à la fin de cette année, et a fait la campagne de 1792, dans un escadron formé d'officiers de son régiment, à l'armée de Condé. Il a épousé, le 28 octobre 178, 1. Jeanne-Françoise de Revanger, fille de Nicolas-Joseph, comte de Bompré, chevalier, seigneur de Bompré et autres lieux, brigadier des armées du roi, et de Thérèse-Louise de Lombelon des Essarts, dont il n'a point eu d'enfants ; 2. par-contrat du 6 juillet 1791, Agathe-Geneviève, fille d'Etienne Philippe, marquis de Villaines, lieutenant-aide-major des gardes-du-corps, et de Marie-Geneviève Talon, qui l'a rendu père de Louis d'Escrots-d Estrée, sous-lieutenant dans le 146e régiment d'infanterie, lequel est né au mois de mars 1795, a été fait prisonnier en Silésie, au mois d'août 1813, et envoyé en Russie d'où il n'est pas encore de retour ; Antoinette-Laurence d'Escrots-d'Estrée, née le 20 février 1792, et Gabrielle d'Escrots-d'Estrée, née au mois d'août 1797, morte en octobre 1802 ;
  2. Claude-Antoine d'Escrots-d'Estrée., dit le comte Antoine-d'Estrée lequel est né le 30 avril 1767, est entré, le 21 janvier 1781, au régiment d'infanterie du Roi, où il était lieutenant lors du licenciement de ce corps en 1791 ; a émigré, ainsi que son frère et a servi dans le même escadron à l'armée de Condé rentré en France, il s'est fixé en Bretagne en épousant, le 1er septembre 1802, Marie-Rosalie Juchault de la Moricière, fille de Christophe-Jacques-Prudent-Gilbert Juchault, chevalier, seigneur de la Moricière, et de Marie-Françoise-Félicité du Chaffault. Il en a deux enfants, savoir Victor d'Escrots, né le 30 novembre 1806, et Agathe d'Escrots, née le 23 mars 1804.

M. le comte d'Escrots-d'Estrée et le comte Antoine d'Estrée son frère, et leurs enfants, sont les seuls actuellement (1814) existants de leur famille, qui, comme on a pu le voir ci-dessus, a successivement fourni au moins douze officiers au régiment d'infanterie du Roi depuis sa création, en 1663, jusqu'a son licenciement en 1791.

L'abbé Courtépée, dans son Histoire de Bourgogne, cite P. Pelletier, faisant en 1473 reprise de fief de la terre d'Escrots, érigée dès lors ou depuis en baronnie.

Cet article a été rédigé par M. Chérin, aujourd'hui employé à la bibliothèque du roi.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 178
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

23 juin 2011

Dossiers de Légion d'Honneur

Dossier Légion d'Honneur de Georges Loevi : http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH142/PG/FRDAFAN84_O19800035v0447613.htm
  1. Conseiller du Commerce Extérieur de la France
  2. Chevalier du Mérite agricole
  3. Officier d'académie
  4. Négociant en vins
  5. Directeur de la plus importante usine de panification de Paris
  6. Négociant en denrées alimentaires
  7. Créateur de 120 maisons de vente au détail dans Paris, la banlieue Parisienne et autres départements
  8. Le 1er dans la province d'Oran à appliquer les systèmes de réfrigération des moûts
  9. Collaborateur au journal La Paix 1899/1900
  10. Collaborateur au journal La Politique Coloniale
Aristide Benedic HELFT

Charge de Reischoffen, Morot, 1870
Ancien Maréchal des logis au 8e régiment de Cuirassiers

Chevalier de la légion d'honneur par décret du 18 janvier 1919

Conduite héroïque dans la célèbre charge de Morsbronn-Reischoffen

Extraits du faire-part de décès :

Monsieur Aristide HELFT
Ancien Maréchal des logis au 8e cuirassiers
(charge de Reischoffen)
Ancien Président de la Chambre Syndicale des représentants-commissionnaires
Conseiller du Commerce Extérieur
Chevalier de la Légion d'Honneur

...

De la part de Mr et Mme Gaston HELFT et leurs enfants, de Mr et Mme René HELFT et leurs enfants, de Mr et Mme Louis ROYER (de Metz), de Mr et Mme David LAZAREFF et leurs fils, de Mr et Mme Robert CHARLES et leurs filles, de Mr et Mme Henri THUAULT (de Metz) et leur fille, ses enfants et petits-enfants.

De Messieurs Jérôme et Léon HELFT, de Mme Vve Arthur HELFT, de Mr Paul DEUTCH, de Mr Albert CERF (d'Orléans), ses frères, beaux-frères et belle-soeur.

Judas dit Édouard COLONNE

    21 juin 2011

    Syndicat des négociants en objets d'art, tableaux et curiosités

    Trouvé sur Gallica la composition du Syndicat des négociants en objets d'art, tableaux et curiosités dans un numéro de 1937 de l'Annuaire de la curiosité et des beaux-arts. Voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k432854s.r=helft+floriet.langFR. Cette page m'intéresse particulièrement par le fait qu'on y trouve rassemblés Jacques Helft, Paul Rosenberg et Georges Floriet appartenant à des familles dont il a été question plusieurs fois dans ce blog.





    18 juin 2011

    Article sur Jane Margyl

    Le tenancier des FOLIES-BERGÈRE, pour rester fidèle aux malsaines habitudes de la maison et pour satisfaire sa clientèle de vieux marcheurs, vient de placer, devant l'objectif du petit appareil pornographique que tout homme de porte avec soi, la célèbre courtisane grecque Phryné, en l'admirable personne de Mlle Jane Margyl, dont les formes, sont, plus impeccables, parait-il, que celles de sa congénère de l'antiquité.

    Mlle Jane Margyl, qui ressemble à Mme Suzanne Derval, mais bouton naissant, pas encore rose épanouie, a été sacrée, d'un seul coup, — veinarde, va ! — astre de beauté, lune ou soleil selon la face qu'elle montre au public, et mime remarquable, bien que M. Catulle Mendes, trop jeune pour faire partie de l'Aréopage autrement que comme juge de son talent, lui conseille de prendre des leçons de Severin et de Mariquita.

    Quand Boileau a dit, en vers, que, si la critique est aisée, l'art est difficile, il n'a assurément pas voulu varier de l'art de mimer, puisque, il y a quelques semaines, Mlle Jane Margyl, après trois répétitions d'une banale pantomime, dans un quasi-cabaret artistique de Montmartre, rendit modestement son rôle pour cause d'in... expérience. Quoi qu'il en soit, la voilà Mlle Jane Margyl en passe de dégoter Mlle Emilienne d'Alençon, Mlle Liane de Pougy et autres Fleurs de Noblesse, et de devenir une des femmes les plus en nue, pardon, les plus en vue, du demi-monde... où l'on casque.

    Source : L'Art lyrique et le music-hall 1896
    BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57647586
    page 7

    Famille du Vivier en Dauphiné

    DU VIVIER, famille noble du Dauphiné dont il est fait mention dans une révision des feux de la ville de Grenoble, faite par ordre du roi Charles VII, le 15 février 1459, et de laquelle était Philippe du Vivier, chevalier, seigneur de Lentiol, Pennes, Barnave et le Molard, second président de la chambre des comptes du Dauphiné, qui fut honoré, le 30 septembre 1637, d'une lettre du roi Louis XIII qui contient des témoignages de satisfaction, et que Nicolas Chorier et Guy Allard (auteurs de plusieurs ouvrages sur ladite province) citent comme un homme également recommandable par ses vertus et sa grande érudition.

    Il existe une copie de la révision des feux, ci-dessus citée, faite sous Louis de Laval, seigneur de Châtillon, gouverneur du Dauphiné. Cette copie prise à la chambre des comptes de Grenoble en 1646 fut signée par Deydier l'un de ses secrétaires.

    Cette famille, dans laquelle se sont éteintes d'autres anciennes familles nobles (telles que celles de Garin, Brunel-Saint-Didier, Ruins, Fay-Solignac de Veaune, Boissac et Garnier Saint-Laurent), a fait des preuves de noblesse en divers chapitres ou abbayes nobles et à Malte, soit en lignes directes, soit en lignes collatérales. Elle a eu dans les armées des officiers distingués par leurs services, Bruno du Vivier, chevalier de Saint-Louis, commandait l'infanterie française au combat ou bataille de Rumersheim en 1709, ce qui est prouvé par une lettre de M. de Voisins, alors ministre de la guerre. II reçut en diverses occasions trois blessures considérables. Il fut fait brigadier des armées du roi en 1707 et lieutenant de roi commandant à Besançon en 1713. Amédée du Vivier, son frère, se conduisit valeureusement à plusieurs sièges et batailles ; il était capitaine au régiment de Saulx.

    Plusieurs autres membres de cette famille ont été tués ou blessés dans diverses actions. Ennemond-Joseph du Vivier, capitaine dans le régiment d'Albigeois en 1702, mourut au service. Hugues-Humbert du Vivier, capitaine aide-major dans le même régiment d'Albigeois, fut tué à la bataille de Cassano en 1705, à côté du chevalier de Bressac, son oncle maternel, colonel de ce régiment, qui fut lui-même blessé à mort à cette bataille. Justin-Bruno du Vivier, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel du régiment de Bozelly, dragons, et Laurent-Bernard du Vivier, chevalier de Saint-Louis, capitaine de cavalerie dans le régiment de Noailles, frères des deux précédents, furent blessés en Espagne dans la guerre de la succession. Charles-François du Vivier, capitaine de grenadiers dans le régiment royal des vaisseaux, fait chevalier de Saint-Louis sur le champ de bataille de Fontenoi, où il s'était distingué, fut blessé à l'attaque des lignes d'Ettlingen en Allemagne.

    Ferdinand-Marie-Camille du Vivier, lieutenant-colonel, a été blessé à la bataille d'Eylau.

    Philippe-Amédée du Vivier fils de François-Amédée, capitaine dans le régiment royal des vaisseaux, fut nommé en 1788 par l'assemblée de la noblesse de l'élection de Romans, l'un des commissaires pour la vérification des preuves de noblesse dans cette élection.

    Philippe de Fay-Solignac de Veaune, ancien capitaine de grenadiers dans le régiment de Sayve-Gramont fit en 1748 donation du tiers du fief de Veaune, (à lui échu par le décès de son frère Bruno de Fay-Solignac de Veaune, écuyer de la reine, et premier lieutenant de la grande vénerie du roi) à Ferdinand-Bruno du Vivier, capitaine dans le régiment royal des vaisseaux, fils de Justin-Bruno du Vivier et de Catherine de Fay-Solignac de Veaune, son neveu, sous la condition de porter son nom et ses armes lui et les siens à perpétuité.

    Artus-Charles-Marie, marquis du Vivier de Fay-Solignac, capitaine de vaisseau, fait chevalier de Saint-Louis en 1788, qui a trois sœurs chanoinesses du noble chapitre de Montigny, est aujourd'hui le chef de cette famille. Il est fils de Ferdinand-Bruno du Vivier de Fay-Solignac et de Marie-Françoise de Boissac, neveu et héritier de Charles-Louis marquis de Boissac-Cuirieu, chevalier de Saint-Louis, mestre de camp et brigadier de dragons, mort à Lyon le 7 janvier 1794, victime d'un jugement du tribunal révolutionnaire, et de François-Louis de Boissac, reçu chevalier de Malte en 1750, tué à Carik-Fergus en Irlande, à la tête d'un détachement de grenadiers du régiment des gardes françaises, dans lequel il était officier.

    L'extrait de naissance de Charles-Louis-Marie du Vivier de Fay-Solignac, marquis de Cuirieu, justifie qu'il est né du mariage dudit Artus-Charles-Marie du Vivier de Fay-Solignac avec dame Olympe de Passerat de Silans, fille, d'Augustin de Passerat, chevalier de Silans, capitaine des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis, neveu de Melchior de Passerat, baron de Silans, page de Louis XIV, et capitaine dans le régiment de Gévaudan, dragons et de dame Yvonne-Guillemette-Adélaïde du Botdéru.

    Il a été admis le 4 juillet 1814 chevau-léger de la garde du roi.

    Ces notes sont extraites du mémoire et des titres présentés lors de son admission.

    Les armes écartelées,

    Au premier quartier, qui est de du Vivier :

    De sable à trois fasces ondées d'argent, au chef de gueules chargé d'un cerf passant d'or.

    Au second quartier, qui est de Boissac :

    De gueules à la cotice d'argent accompagnée de six besans d'or posés en orle.

    Au troisième quartier, qui est de Fai de Veaune

    De gueules à la bande d'or chargée d'une fouine courante d'azur.

    Et au quatrième quartier qui est de Solignac

    D'azur semé de fleurs de lys d'or.

    Supports : deux lions ; cimier un lion hissant à demi corps.

    Devises. Nihil, nisi divinum timere. Ni regrets du passé, ni peur de l'avenir.

    Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 175
    BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

    The Sylvan's Jazz

    The Sylvan's Jazz dans les années 30 avec, à gauche de la photo au banjo, Gaston Clocher, mon grand-père.
    Au dos de la carte postale :
    R. Gudin - accordéoniste
    R. Patrony - saxophone
    G. Clocher - banjo
    Sylvain Warmoes - batteur

    10 juin 2011

    Famille de Granet

    GRANET LA CROIX (DE) seigneur et baron de Chabrière ; maison noble du comté Venaissin, résidente à Bollène. Les registres des délibérations de cette ville prouvent que les membres de cette famille sont qualifiés de nobles dès l'an 1460.
    1. Antoine DE GRANET, vivant, en 1476, jusqu'en 1487 ; il fut père de :
       
    2. Ayme DE GRANET, qui vivait de 1493 à 1499. Il eut pour fils :
       
    3. Aymon DE GRANET, vivant en 1510, et père de :
       
    4. Pierre DE GRANET, vivant en 1536, qui eut pour fils :
       
    5. Giraud DE GRANET, vivant en 1570. Il fut père de :
      1. Henri, dont l'article viendra ;
      2. Jean, qui forma une branche qui a fourni plusieurs officiers, dont 1. Jean-Joseph, lieutenant dans la légion de Lorraine, qui fut blessé à la bataille d'Hochstett, le 15 août 1704 ; 2. Joseph-François, lieutenant dans Auvergne, qui fut tué à la bataille de Parme, le 20 septembre 1734 ; 3. François, capitaine dans le régiment d'Auvergne, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. En lui finit cette branche.
       
    6. Henri DE GRANET, vivant en 1600 ; il fut père de :
       
    7. Jean-Baptiste DE GRANET, qui vivait en 1665, et qui épousa N*** de Boneti de Sainte-Cécile, de laquelle il laissa :
       
    8. Joseph-François DE GRANET, vivant de 1694 à 1728 ; il avait épousé N*** de Pelapra, de laquelle il eut :
       
    9. Pierre-Henri DE GRANET, vivant de 1701 à 1777 ; il avait épousé N*** de Rocher, de laquelle il eut :
      1. Alexandre-Armand dont l'article suit ;
      2. Louis-François, capitaine dans le régiment de Brie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
       
    10. Alexandre-Armand DE GRANET LA CROIX, baron de Chabrière, vivant de 1732 à 1809, lequel épousa Marie-Anne-Elisabeth de Truchier de Liman, de laquelle il eut :
      1. Pierre-Henri-Joseph, dont l'article viendra ;
      2. Pierre-Alexandre-Henri DE GRANET LA CROIX, garde de corps du roi dans la compagnie écossaise, marié à demoiselle Julie d'Ours de Saint-Ciergue ; sans enfants.
       
    11. Pierre-Henri-Joseph de GRANET LA CROIX, seigneur, baron de Chabrière, né en 1769, a émigré en 1791, a fait les campagnes dans l'armée des princes ; il est aujourd'hui brigadier dans les gardes du corps du roi, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; il a épousé en 1803 Claudine-Olympe de Lancelin de la Rolière, fille de M. François de la Rolière, chevalier de Saint-Louis, brigadier des armées du roi, mort au château de la Rolière, département de la Drôme en 1805. De ce mariage sont nés :
      1. Armand-Marie Henri ;
      2. Ludovic-Marie-Henri ;
      3. Alexandre-François-Henri.
    Armes : « D'argent à la croix dentelée de gueules, à une étoile d'argent à chaque extrémité. »

    Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 174

    BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

    03 juin 2011

    Famille du Bay


    BAY (Du), famille noble, originaire du Vivarais, où elle réside encore de nos jours.

    Gilles DU BAY vivait au commencement du quatorzième siècle, et habitait à Bay, pays des Boutières, diocèse de Viviers. Il se maria en 1337, et était qualifié noble. De lui descend :
    1. Jacques du BAY, Ier du nom, écuyer, rappelé dans le contrat de mariage de son fils. La filiation de cette famille est prouvée depuis lui, par actes authentiques et d'une manière incontestable. Il laissa :
       
    2. Antoine du BAY, écuyer, seigneur du Cros, qui épousa, le 7 septembre 1541, Alix Bernard, fille d'Antoine Bernard et de Claudine Dupont, dont il eut :
       
    3. Jacques Du BAY, IIe du nom, seigneur du Gros, qui contracta mariage, le 18 décembre 1595, avec Alix du Buisson, fille de Siméon du Buisson, écuyer, et de Paule de la Torrete.

      Le roi Louis XIII étant campé devant la ville de Privas en 1629, Jacques du Bay, seigneur du Cros, et Claude de Trémolet, seigneur de Trémolet, son gendre, vinrent trouver ce monarque dans son camp pour lui offrir leurs services, et ce fut à leur sollicitation que le roi voulut bien accorder le pardon aux habitants des Boutières, qui avaient pris part aux mouvements séditieux de la ville de Privas. Il leur fut expédié, à cette occasion, un passeport dont voici la copie littérale :

      DE PAR LE ROI,

      « A tous nos lieutenants-généraux, capitaines, et autres conducteurs de nos gens de guerre, et à tous ceux de nos officiers qu'il appartiendra, salut. Ayant permis aux sieurs de Trémolet et du Bay du Cros, gentilshommes des Boutières, de nous venir trouver en notre armée ; pour ce, vous mandons et ordonnons très-expressément que vous ayez à les laisser sûrement et librement passer, tant en allant qu'en retournant, avec leurs gens, chevaux, armes et bagages sans leur donner ni souffrir être donné aucun trouble ni empêchement, mais toute l'aide et faveur dont ils auront besoin, à la charge que le présent passeport ne servira que pour seulement. Or à cela ne faites faute, car tel est notre plaisir. »
      « Donné au camp de Privas, le vingt-neuvième jour de mai 1629 : Signé, LOUIS ; et plus bas ; par le Roi : BOUTHILLER, et scellé des armes de France. »

      Jacques DU BAY eut, de son mariage avec Aux du Buisson :
      1. Jacques dont l'article viendra ;
      2. François, sieur de Gévelas, capitaine du régiment de Montesson ;
      3. Pierre, sieur de Confoulens, servant dans la compagnie des chevau-légers du régiment du Terrail. Il épousa en 1645, Marguerite de Gibelin, et a formé la branche de Florensolles transplantée en Dauphiné ;
      4. Judith, mariée le 12 juillet 1627, à Siméon Pierre de Chambaud, écuyer, sieur des Mottets ;
      5. Anne ;
      6. Alix, qui épousa, le 14 février 1615, Claude de Trémolet, écuyer, seigneur de Trémolet, Craux etc.
      7. N. N. du Bay ; l'un lieutenant, et l'autre enseigne dans le régiment de Montclard.
       
    4. Jacques du BAY, IIIe du nom, seigneur du Cros, s'allia, le 21 novembre 1641, avec Madeleine de Sautel, fille de Jacques de Sautel de Cheilard, écuyer, et de Claudine de Sautel. De ce mariage naquirent :
      1. Jacques, qui suit ;
      2. Pierre, sieur de Confoulens ;
      3. Jean, sieur d'Abeilhouse, qui suivit la carrière des armes, et servit en Franche-Comté en 1674 ;
      4. Alexandre, sieur de Masréal ;
      5. Louis, sieur de la Grange ;
      6. Jean-Annet, sieur du Mazel.
       
    5. Jacques DU BAY, IVe du nom, seigneur du Cros et Cévelas, fut convoqué pour l'arrière-ban en 1689 et se maria le 19 février 1665, avec Jeanne de Monteil, fille de Reyné de Monteil, écuyer, sieur du Plafay, et de demoiselle de Praneuf. Ils laissèrent :
      1. Jacques, cadet gentilhomme dans un régiment d'infanterie, qui épousa Marguerite de Tardivon, dont il n'eut qu'une fille décédée en bas âge. Il fut tué par les Camisards en 1708, avec M. de Vocance son parent ;
      2. Alexandre, qui suit ;
      3. Madeleine, mariée à Alexandre d'Arnoux, écuyer, seigneur de Liviers.
       
    6. Alexandre DU BAY, seigneur du Cros, Cévelas et d'Abeilhouse, épousa, le 21 mars 1719, Elisabeth Crozat, fille et héritière de M. André Crozat et demoiselle Judith Valentin. Il en eut :
      1. Jacques-Louis, qui suit ;
      2. Jean-Jacques, chevalier du Bay, capitaine de grenadiers au régiment de Champagne. Etant né dans la religion protestante, et sa délicatesse ne lui permettant point de prêter le serment exigé des chevaliers de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, il n'accepta pas cette décoration, qu'il avait méritée par ses services. Il est mort sans avoir été marié ;
      3. Madeleine, alliée avec M. Rozier de Liviers ;
      4. Judith-Alexandrine, décédée en bas âge ;
      5. Eléonore, décédée sans alliance.
       
    7. Jacques-Louis DU BAY, seigneur du Cros, Cévelas et Abeilhouse, co-seigneur de la baronnie de Boffre, a fait les campagnes de Flandres en qualité de volontaire, à la suite du régiment royal des Vaisseaux. Un arrêt de la cour des aides, de Montpellier, du 18 avril 1740, rendu à sa requête, maintient, garde, et conserve Jacques-Louis du Bay, seigneur du Cros, Charles du Bay de Florensolles, dans leur noblesse d'ancienne extraction et lignée, ensemble leur postérité née et à naître. Le même arrêt ordonne qu'ils jouiront de tous les droits privilèges, prérogatives, franchises, immunités et exemptions dont jouissent les gentilshommes, et que leurs noms seront inscrits dans le catalogue des gentilshommes de la province. Le seigneur du Cros a épousé, le 23 janvier 1775 Agathe du Bois de Saint-Jean, fille de Claude du Bois de Saint-Jean, écuyer, et de Marie de Saint-Vincent. Dans leur contrat de mariage haute et puissante dame Thérèse d'Ozil de Saint-Vincent, comtesse douairière d'Antraigues fait une donation de 20.000 francs à demoiselle Agathe du Bois ; sa nièce. De ce mariage sont nés :
      1. Louis-Balthazar, qui suit ;
      2. François-Auguste, chevalier du Bay, né le 22 mai 1777 ;
      3. Marie-Alexandre-Hercule, garde du corps du roi, né le 22 mai 1784 ;
      4. Marie-Antoinette-Agathe-Eléonore, née le 10 novembre 1779, qui s'est alliée avec N. Ladreit de la Condamine, écuyer, ancien officier d'infanterie, et qui a servi dans l'armée de Condé ;
      5. Marie-Anne-Agathe-Sophie, née le 10 juillet 1781, décédée en 1800.
       
    8. Louis-Balthazar du BAY, seigneur du Cros, etc. baron de Boffre, né au château de Crozat le 3 novembre 1775, est maire de Saint-Péray et membre du collège électoral du département de l'Ardèche. Louis XVIII, à son avènement au trône, lui a accordé la décoration du lys, récompense qu'il a méritée par son dévouement pour son souverain légitime et l'auguste maison de Bourbon.
      M. du BAY a épousé, le 13 février 1803, demoiselle Marie-Françoise-Sophie Faure des Chaberts, fille unique et héritière de M. Alexandre Faure des Chaberts, écuyer ancien capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Marie Liotard. Il a, de ce mariage :
      1. Louis-Hercule-Régis-Adolphe, né en 1812 ;
      2. Marie-Elisa-Augusta, née en 1805 ;
      3. N. du Bay, né en 1814, et décédé peu de jours après sa naissance.

    Armes : « D'argent à un pin de sinople, accosté à dextre d'un cerf et à sénestre d'un lion, accompagné en chef de deux trèfles. »

    Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 169

    BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

    01 juin 2011

    Dupont de Dinechin

    Armes de la famille communiquées
    par Thierry de Dinechin, elles
    correspondent à celles qui sont
    gravées sur l’Hôtel de Ville de
    Charlieu. Accolées ici à celle de
    la famille de Ronchivol.
    Article mis à jour le 01/06/2012 avec les données envoyées par mail par Thierry de Dinechin que je remercie vivement de ses compléments et corrections. Voir textes indiqués en rouge.

    DUPONT DE DINECHIN, famille ancienne, originaire de Charlieu, au comté de Beaujolais, en Bourgogne, où elle réside encore de nos jours.

    Cette famille, du parti royaliste et donc opposée à la Ligue, perdit les archives de sa maison, lors du sac et pillage de la ville de Charlieu prise d'assaut en 15950 (1590, le sac de la ville de Charlieu par les troupes de la Ligue du Marquis de Saint-Sorlin ayant eu lieu le 3 mai 1590), par les troupes de la Ligue emmenées par le marquis de Saint-Sorlin, au nom des ducs de Nemours et de Nivernois, dans le temps des guerres de religion civiles, comme la chose est constatée par le procès-verbal qu'en fit rédiger, le 19 mars en 1618, Blaise de Chaulmejean,le marquis de Fourilles, lieutenant-général des armées du Roi, allié à cette maison, lequel procès-verbal nous a été mis sous les yeux ainsi que les pièces originales qui attestent l'authenticité de cette généalogie. Leurs biens furent confisqués et donnés, par acte du 12 mai 1590, par Henry de Sauroy, Marquis de Saint-Sorlin, Gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais, au Sieur Tronscard, qui s’était signalé par les services rendus au parti de la Sainte Union, catholique, apostolique et romaine.
    1. Jean DUPONT, écuyer, seigneur de Bonnefont, avait épousé Nicole Bourges ; de ce mariage vinrent :
      1. Jean Dupont, dont l'article viendra ;
      2. Jeanne Dupont, qui épousa Pierre V Quarré,
      3. Benoite Dupont., mariée le 27 juin 1555 à Gilbert de Chaulméjean, marquis de Fourilles, père du lieutenant-général de ce nom. 
      4. François Dupont.
       
    2. Autre Jean DUPONT, seigneur de Bonnefont, avait épousé Marie Duchamp Janiat ; de ce mariage vint Philibert Dupont, dont l'article viendra.
    3. Philibert Dupont, seigneur du Liesme et de Dinechin, Lieutenant-Général en l’élection de Roanne, par expédition du papier de provisions signé du Roi le 15 avril 1630, avait épousé le 26 avril 1608. Louise de Ronzière ; de ce mariage vinrent :
      1. Jean Dupont, gendarme de la garde, qui fit des prodiges de valeur au siège de Perpignan, en 1642, et se signala sous le duc d'Halincourt, dans les guerres de la Catalogne, du Piémont, de Flandres et de l'Allemagne. Il épousa le 24 décembre 1643 Marguerite Le Mulier, fille de Noble Isaac Le Mulier, Conseiller du Roi, lieutenant particulier criminel et premier conseiller au Baillage et Chancellerie d’Autun, sans postérité.
      2. Philiberte Dupont,
      3. Marguerite Dupont,
      4. Gaspard Dupont,dont l’article viendra,
      5. Frédéric Dupont, juge Royal et Capitaine-Chatelain de la ville de Charlieu, qui épousa vers 1670 Agnès Rivier, d’où postérité,
      6. Anne Dupont.
       
    4. Gaspard DUPONT, seigneur du Liesme et de Dinechin, Lieutenant-Général en l'élection de Roanne, avait épousé, le 24 novembre 1659, Françoise-Christine du Ryer, fille d'André du Ryer, seigneur de la garde, Glène, Malzoir et Beauvoir, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, son interprète de langues étrangères, capitaine et châtelain de Sémur ; de ce mariage vinrent :
      1. Louise Dupont, qui épouse Claude Roland de la Duerie,
      2. Claude Dupont,
      3. Anne-Marguerite Dupont,
      4. Marie-Catherine Dupont, qui épouse Claude-Marie Tillard de Tigny,
      5. Jeanne Dupont, 
      6. André-Jérôme, cadet dans une compagnie de gentilhommes, puis gendarme écossais,
      7. Elisabeth Dupont,
      8. Antoinette Dupont,
      9. Louis Philibert Dupont, dont l'article viendra ;
      10. Jean-Claude Dupont, curé de Mussy, puis de Charlieu,Jérôme Dupont, gendarme écossais ;
      11. Jean-Guy Dupont, Seigneur de la Tour, gendarme de la Garde du Roi, puis capitaine au régiment de Bouhier. Il épousa Jacqueline Thévenon et eût postérité ; 
       
    5. Louis Philibert Dupont, seigneur de Dinechin, entre le 20 mars 1700 dans la compagnie des Gendarmes de la Garde ordinaire du Roi, puis est nommé le 25 Novembre 1705 capitaine au régiment de Marseillac, puis Capitaine au régiment de Bouhier. Il avait épousé Jeanne Dumont Monnier de Bois-Franc(le nom Monnier de Bois-Franc est celui de la mère de Jeanne) ; de ce mariage vinrent :
      1. Françoise Dupont, mariée à M. Dulignier ;
      2. Marguerite Dupont, religieuse aux dames de Sainte Ursule de Paray.
      Louis Dupont, dont l'article viendra ;
       
    6. Louis DUPONT, seigneur de Dinechin, Briaillest, Egrivay, officier au régiment de Boulonnais, se distingua au siège de Philippsbourg, ne quitta le service que par rapport à la faiblesse de sa vue, fut nommé gouverneur de la ville de Charlieu. Il avait épousé Marie-Renée Chaulce, fille de Jacques Chaulce, écuyer, seigneur de Faverges, dont le fils, capitaine au régiment de la couronne, se distingua à la bataille de Fontenoy, et y fut créé chevalier de Saint-Louis ; de ce mariage vinrent :
      1. Jacques Dupont, dont l'article viendra ;
      2. Claudine-Françoise Dupont,
      3. Marie-Antoinette Claudine Dupont,
      4. Laurence Marie Jeanne Dupont,
      5. René Dupont.
       
    7. Jacques DUPONT, seigneur de Dinechin, Briailles, Esgrivay, Gendarme de la Garde du Roi d’avril 1765 à septembre 1772, puis officier de dragons au régiment de Lorraine, s'attira l'estime particulière du prince de Lambesc. Il avait épousé Marie-Rose du Ryer, fille d'Hubert-Christophe du Ryer, gendarme de la garde du roi, et de Marie-Françoise Josse de la Bêche. De ce mariage vinrent neuf enfants :
      1. Marie Françoise Marguerite Dupont,
      2. Marie-Renée Dupont, dite de Champvigny,
      3. Claude-Clément Dupont, dont l'article viendra ;
      4. Philibert Dupont d’Egrivay, épousa Amélie Bouquet de la Grye ;
      5. Aimé-Marie-Joseph Dupont ;
      6. Marie-Henriette Dupont,
      7. Claude-Hubert Dupont ;
      8.  Marie-Chantal Dupont ;
      9. Henri Dupont ;
       
    8. Claude-Clément DUPONT DE DINECHIN, écuyer, a épousé Marie-Ferréoline Gontier, fille de Henri-Guy Gontier, avocat en parlement, et de Gilberte Perroy. De ce mariage vinrent.
      1. Marie-Rose Dupont,
      2. Caroline-Therèse Dupont,
      3. Eulalie Dupont,
      4. Férréoline Dupont,
      5. Marie-Jean-Xavier Dupont, duquel descendent tous les Dupont de Dinechin aujourd’hui ;
      6. Antoinette Dupont,
      7. Théophile Dupont ;
      8. Henriette Dupont,
      9. Henri-Théophile Dupont ;
      10. Léopoldine Dupont
      11. Théodorine Dupont.

    Armes : « D'azur au pont d'or de trois arches, maçonné de sable et au lion d'or lampassé de gueules, armé d'une hache d'or, et regardant un soleil d'or naissant à dextre une étoile d'argent mise en pointe à sénestre. »
    Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 167

    BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

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