18 septembre 2005

Nobiliaire de Provence : Foresta

Annuaire de la noblesse de France - 1845
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036574
page 218
Dessin de Jean-François Binon publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

ARMES : palé d'or et de gueules, à la bande de gueules brochante sur le tout. Couronne de marquis.

SUPPORTS et CIMIER : trois aigles de sable couronnées d'or.

DEVISE : A nido devota tonanti. L'écu posé sur deux bannières passées en sautoir, portant sans brisure le blason primitif des anciens Foresti d'Italie, souche des Foresta de Provence.


Cette maison, établie en Provence depuis plus de trois siècles, est, de l'avis de tous les auteurs, originaire de la Haute Italie, où elle a joué un rôle important dans l'histoire de la Lombardie et dans celle de la république de Venise.

Maffée de Foresta, né à Bergame vers l'an 1280, fils d'Odasius, qualifié chevalier dans un acte de 1230, et petit-fils de Recuperatus qui dicebatur Forestus, selon divers autres actes rubriqués dans les cartulaires du notariat de Bergame, descendait au neuvième degré d'un seigneur Forestanus, dont les vastes possessions disséminées sur la rive occidentale du lac d'Ysée étaient échues en partage à l'un de ses ancêtres, lors de la conquête de la Haute Italie par l'empereur Charlemagne. Maffée exerça la charge éminente de jurisconsulte de la patrie, et fut l'un des plus zélés partisans de l'empereur Louis de Bavière, qui, par une bulle d'or donnée en la cité de Trente, sous la date du 20 janvier 1330, le créa comte palatin (ce titre alors n'était point encore prodigué) et lui accorda plusieurs insignes privilèges.

Jean de Foresta, petit-fils de Maffée, fut connétable au service de la république de Venise en 1425, et dans le cours des guerres qu'elle eut à soutenir contre les ducs de Milan, il versa son sang et sacrifia sa fortune, ainsi qu'il conste d'un rescrit du doge Foscari, portant la date du 29 juin 1448.

Plusieurs autres personnages de cette même famille, tous attachés à la faction gibeline, signalèrent leur courage dans les longues luttes que cette faction soutint contre le parti guelfe. François de Foresta, l'un d'eux, ayant été proscrit comme partisan dévoué des Visconti, alla s'établir sur la côte occidentale de la Ligurie, dans la petite ville de Diano, et y conserva les privilèges de sa naissance; il fut bientôt après inscrit sur le livre d'or de la république de Gênes, et ses descendants, lors de la révolution de 1528, furent agrégés à la maison Doria, l'une des vingt-huit d'Albergues, ou pour mieux dire la plus puissante de toutes.

Vers les premières années du règne de François Ier, Christophe de Foresta, fils d'Antoine, petit-fils de Jean-Augustin et arrière-petit-fils du proscrit François, vint se fixer en Provence, où il acquit d'abord les terres de Lancou et de Mimet ; puis, en vertu de lettres patentes que lui octroya le vainqueur de Marignan pour l'avoir suivi et très fidèlement servi en Espagne pendant sa captivité, il retint par droit de prélation l'importante baronnie de Tretz, qui plus anciennement avait apanagé l'une des branches de la maison vicomtale de Marseille, et il en prêta hommage au roi en 1537.

Cette famille a successivement possédé vingt-deux fiefs ou terres nobles situées en Provence. Elle a donné à l'ordre de Malte douze chevaliers de justice, commandeurs, baillis, grands prieurs ou autres dignitaires à l'église d'Apt un grand évêque, qui lors de la peste de 1720 fut le Belzunce de son diocèse, au parlement de Provence et à la cour des comptes huit présidents ou conseillers aussi intègres qu'éclairés; aux armées de terre et de mer nombre de braves officiers. Elle a formé trois branches des seigneurs de Collongue, éteinte en 1775 ; la seconde des seigneurs de Venel, seule subsistante aujourd'hui ; et la troisième des seigneurs du Castelar, marquis de la Roquette, laquelle eut pour tige Jean-Augustin de Foresta, premier président au parlement de Provence en 1558, et s'éteignit presque en même temps que la première.

La terre seigneuriale de la Roquette fut érigée en marquisat pendant la minorité de Louis XIV (en décembre 1651) en faveur de Jean-Augustin de Foresta, second président au parlement de Provence, lequel pendant les troubles de la minorité avait soutenu les droits du jeune monarque avec autant de prudence que de zèle, ainsi qu'il conste d'une lettre à lui adressée par la régente Anne d'Autriche (voyez Honoré Bouche, Chorographie de Provence, tome II, page 970). Cette terre a passé de nos jours de la branche du Castelar dans celle de Venel, et se trouve actuellement possédée par Marie-Joseph de Foresta, qui, par lettres patentes du 28 mai 1821, impétrées du roi Louis XVIII, a été confirmé dans la possession du titre attaché audit fief.

Les alliances des Foresta ont été prises dans les maisons Doria, Gandulfi, d'Albertas, Cabanes, Glandevez, Adhémar de Castellane, Grignan, Pontevez, Forbin, Raymond-Modène, Gaillard Lonjumeau, de Chalvet, d'Ourches, de Linche , établie aujourd'hui en Valachie, etc.

Chef actuel : Marie Paul Augustin de Foresta, ci-devant conseiller doyen en la cour royale d'Aix, démissionnaire en 1830 pour refus de serment, né à Marseille le 1er juin 1777, marié le 9 avril 1799 à Louise Rose Thérèse de Tuffet de Vaux, des seigneurs de Saint-Martin et de La Gremuse, dont :
  1. Louis-Marie-Maffée de Foresta, né le 26 janvier 1800, sous-lieutenant au 4° régiment de la garde royale, admis à la réforme en 1824, entré immédiatement dans l'état ecclésiastique, aujourd'hui chanoine de Tours.

  2. Marie-Claire-Thérèse de Foresta, née le 19 avril 1801.

  3. Marie-Thérésa-Laurence de Foresta, née le 7 mai 1813, mariée le 28 avril 1834 avec Hippolyte-Bonaventure-Joseph de Blacas-Carros.
Frère.

Marie-Joseph, marquis de Foresta, né à Marseille le 28 mars 1783, chevalier de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem, reçu de minorité; officier de la Légion d'Honneur, grand cordon de l'ordre impérial de Léopold d'Autriche, gentilhomme de la chambre du feu roi Charles X, successivement préfet des Pyrénées-Orientales, du Finistère, de la Meurthe, de la Vendée et du Loiret; marié 1° le 9 décembre 1812 à Marie Joséphine Constance de Chalvet-Souville, décédée le 4 février 1823, sous gouvernante des enfants de France; 2° le 8 février 1825, à Marie Charlotte Léon Suzanne Thècle Sosthènes d'Ourches, fille de Pierre Didier François, marquis d'Ourches, ancien capitaine, de dragons et chambellan de Monsieur, comte de Provence (depuis Louis XVIII), et de Marie Charlotte Hyacinthe de la Vallée-Rarécourt de Pimodan.

Du premier lit
  1. Marie-Maxime, comte de Foresta, né à Aix le 5 février 1817, marié le 30 janvier 1843 à Eugénie Sophie Caroline Mathilde de Bully.

  2. Marie-Albéric de Foresta, né à Aix le 8 janvier 1818, religieux dans la compagnie de Jésus.

  3. Marie Nathalie de Foresta, née le 15 juin 1820, admise dans l'ordre Thérésien de Bavière, par brevet de S. M. la reine, en date du 21 septembre 1843.
Du deuxième lit
  1. Marie-Francois-Galéas-Léon de Foresta, né à Nancy, le 26 août 1827, mort dans la même ville, le 11 avril 1838.

  2. Marie-Joseph Léon de Foresta, né le 10 octobre 1830, décédé le 22 octobre 1834.

  3. Marie-Joséphine de Foresta, née le 30 mai 1832.

  4. Marie Euphrosius Maffée Charles de Foresta, né le 5 février 1836.

  5. Marie-Gabriel-Paul de Foresta, né le 7 mai 1838.

  6. Marie Septime Fernand de Foresta, né le 18 décembre 1844.
Liens externes :

  1. Charles Napoléon Bonaparte From Wikipedia, the free encyclopedia

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