12 août 2008

La famille de Bouillane

Mise à jour du 16 août 2008 : Tout porte à croire que l'épisode de Louis XI attaqué par un ours n'est qu'une légende.

Armes : d’azur à une patte sénestre d’ours d’or mise en bande (alias en fasce).

Source : Chaix d'Est-Ange, Gustave (1863-1923), Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1119990/f91.item
Le roi Louis XI, n’étant encore que Dauphin, chassait seul dans la forêt de Quint, aux environs de Die, en Dauphiné, quand il fut attaqué par un ours. Le jeune prince allait succomber quand deux bûcherons de la paroisse de Saint-Julien-en-Quint, Pierre Bouillane ou Boliane et Gérenton Richaud, occupés à couper du bois à peu de distance, arrivèrent à son secours et lui sauvèrent la vie en tuant l’animal. Cet événement se passait en 1447 d’après la tradition. Louis XI n’oublia pas le service qui lui avait été rendu dans sa jeunesse ; en 1475 il envoya des lettres d’anoblissement aux deux bûcherons et à leurs enfants et leur accorda à tous deux les mêmes armoiries. Les familles Bouillane et Richaud, que cet anoblissement n’avait nullement enrichies, se perpétuèrent honorablement, mais très obscurément. Jean et Antoine de Boliane obtinrent en 1554 un arrêt déclaratif de noblesse, La souche se partagea en un grand nombre de branches qui, lors de la grande recherche de 1666, furent encore maintenues dans leur noblesse par jugement de l’intendant Dugué et dont l’une alla se réfugier à Genève après la rénovation de l’édit de Nantes.

On peut voir dans la France protestante de Haag que le 6 novembre 1745 plusieurs membres de la famille de Bouillane, appartenant au culte protestant, furent condamnés par arrêt de la Chambre des vacations à être déchus de leur noblesse pour avoir contrevenu aux édits du Roi concernant la religion ; MM. de Bouillane formèrent le 6 octobre 1775 une opposition à cette condamnation l’affaire n’était pas encore terminée quand éclata la Révolution.

Quatorze membres de la famille de Bouillane, vinrent en 1788 prendre part dans les rangs de la noblesse à l’assemblée de Romans, vêtus pour la plupart comme des paysans, mais portant tous fièrement au côté l’épée des gentilshommes. La famille de Bouillane prit également part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Montélimar. Un Bouillane était à la même époque conseiller maître à la Chambre des comptes de Grenoble sa descendance est aujourd’hui éteinte.

M. de Bouillane de la Coste était sous Napoléon III conseiller honoraire à la Cour de Grenoble.

La famille de Bouillane a fourni des officiers, des gentilshommes verriers, des magistrats, etc.

Elle compte encore des représentants en Dauphiné.

En outre M. Pierre-Paul-Dominique-Henri Boyer né Grenoble en 1848, alors substitut du procureur de la République à Die, aujourd’hui avocat à Paris, fut autorisé par décret du 9 septembre 1874 à joindre à son nom celui de la famille de Bouillane à laquelle appartenait sa mère.

Voir aussi sur Google Books :

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le nom de famille est: Bouillane (c'est écrit Bouilliane dans certains articles).

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