12 novembre 2006

La famille d'Arnaud, originaire de Riez

Source : Dictionnaire universel de la noblesse de France, tome 4, page 257.
Auteur : M. de Courcelles
Gallica/BnF : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k368576/f262.item
Blason Arnaud de RiezD'ARNAUD, en Provence et au Comtat Venaissin ; famille originaire de la ville de Riez. Cette famille est distinguée tant par son ancienneté, que des généalogistes font remonter au dixième siècle (Voyez la généalogie de cette famille, dans le nouvel armorial de Provence, par Artefeuil, t. I , et dans le tom, Ier du Dictionnaire in-4°. de la Noblesse, par la Chenaye des Bois.), que par les belles alliances qu'elle a faites et les services qu'elle a rendus, notamment dans les premiers emplois de la magistrature. Elle s'est divisée en plusieurs branches, savoir :
  1. Les seigneurs de Montpezat, de Riez, de Rousset et de Vallongue, alliés aux familles d'Agoult d'Ollières, d'Arène-de-Fabregoules, de Bricy, de Bruny, de la Tour-d'Aigues, de Castellane, de Colongue, de Coriolis d'Espinouse, Fabre de Mazan, Forbin de Ste.-Croix, de Foresta, de Miraillet du Périer, Saussé de Faucon, de Suffren et de Vintimille de Montpezat.
  2. Une seconde branche établie à Aix, alliée aux familles de Fauris de St.-Vincent de Guérand la Brillane et de Quiqueran-Beaujeu
  3. Les seigneurs de Châteauneuf et de Miravail, dont on va parler.
André D'ARNAUD, quatrième fils de Melchior, co-seigneur de Riez et d'Eyguine, et d'Honorade de Miraillet, fut seigneur de Châteauneuf-le-Rouge, de Miravail, du Petit-Gobian, co-seigneur de St.-Vincent du Mizon, lieutenant général civil et criminel de la sénéchaussée de Forcalquier, par provisions du 23 janvier 1573. Il fit hommage pour ses terres, le 18 juillet 1603. Il avait épousé à Forcalquier, où il s'établit, Louise de Marcelly, de laquelle il eut :

Scipion D'ARNAUD, seigneur de Châteauneuf, de Miravail, de Silvebelle et du Petit-Gobian, pourvu de l'office de son père. Il épousa Diane d'Audiffret, dame de Silvebelle, de laquelle il eut :
  1. Jean, dont l'article suit ;
  2. Pierre d'Arnaud,
  3. Pompée d'Arnaud,
Jean D'ARNAUD, seigneur de Châteauneuf, de Miravail et de Silvebelle, succéda à son père, dans la charge de lieutenant général civil et criminel de la sénéchaussée de Forcalquier, fut déclaré noble et issu de noble race et d'ancienne extraction, conjointement avec ses frères, par jugement du 14 novembre 1668, rendu par les commissaires préposés à la recherche des usurpateurs du titre de noblesse. Jean eut plusieurs enfants, dont l'aîné :

Jean D'ARNAUD, succéda aux biens et à la charge de son père et transmit sa succession à son fils aîné, Paul, qui suit. Jean d'Arnaud, seigneur du Revert, son second fils, fut capitaine au régiment de Hainaut.

Paul D'ARNAUD, épousa Marguerite de Monier, dont il ajouta le nom au sien, usage que ses enfants et descendants ont consacré, après avoir recueilli la succession de ladite Marguerite de Monier, qui mourut sans enfants. Paul épousa en secondes noces dame Elisabeth de Belonet, dont la mère était une Castellane Adhémar. Il eut de ce dernier lit, Jean Victor D'ARNAUD DE MONIER, qui succéda à Paul, son père et transmit ses biens à son fils unique.

Paul-Antoine Dominique D'ARNAUD DE MONIER, qui servit dans la maison du Roi, en qualité de garde du corps, et mourut le 30 mai 1780, laissant trois fils très jeunes :
  1. Jean, qui entra dans la marine royale, et mourut jeune au service ;
  2. Paul Victor, qui suit ;
  3. Alphonse, qui servit dans l'armée de monseigneur le prince de Condé, jusqu'au licenciement effectué en 1801.
Paul Victor D'ARNAUD DE MONIER, garde du corps du Roi, à l'époque de la révolution, émigra avec son frère, en 1791 ; fit la campagne de l'armée des princes après le licenciement de cette armée, il fit les campagnes suivantes à l'armée de monseigneur le prince de Condé, dans la 2e compagnie des chasseurs nobles, et y fut blessé dans deux actions. Il entra ensuite dans le 2e régiment de cavalerie noble, composé des gardes du corps, où il continua de servir jusqu'au licenciement général de l'armée en 1801. L'année suivante, il a épousé Mlle Polixène de Gaudin. En 1814, lors de la restauration, il rejoignit son corps, et fut créé chevalier de St.-Louis. Lors de l'invasion de l'usurpateur, il organisa une compagnie de volontaires royaux, qu'il offrit à S. A. R. Monseigneur le duc d'Angoulême. Après cette campagne, en 1815, le Roi lui donna une retraite honorable, et y ajouta une pension sur sa cassette, réversible sur la tête de son épouse ; S. M. a aussi placé deux de ses enfants dans des collèges royaux, en récompense de sa fidélité.

Armes : d'azur, au lion d'or, lampassé et armé de gueules.

2 commentaires:

A. de la Pinsonnais a dit…

Bonjour Gilles,

Petite erreur dans le dessin des armes : l'oeil du lion doit être d'or comme le reste de son corps. Pour qu'il ait un oeil d'une autre couleur, il aurait fallu que la description précisé "allumé de ...".

Cordialement,

Amaury

Gilles a dit…

Bonjour Amaury,

Merci pour cette correction. Je ne connaissais pas du tout cette subtilité. Je vais essayer de corriger cela...