19 décembre 2007

La famille de Gasquet

Dessin de Sébastien Avy publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb.


Source : Nobiliaire universel de France
Auteur : Nicolas Viton de St-Allais
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36865t/f123.item
Cette famille dont la noblesse est très ancienne, tenait un rang distingué à Marseille, lorsque cette ville anséatique se gouvernait elle-même sous un podestat.
  1. Bertrand Ier de Gasquet, fut un des nobles et plus illustres citoyens que Marseille envoya, en 1262, vers le roi Charles Ier, comte de Provence, pour traiter de la paix. Les historiens de Provence et ceux de Marseille ont fait mention de cette députation solennelle. César Nostradamus, dans son Histoire de Provence, donne à ces députés les qualités de nobles et d'ambassadeurs. Ruffi, dans son Histoire de Marseille, les qualifie de gentilshommes. Il eut pour fils :

  2. Jacques de Gasquet. On ignore si ce fut lui ou Bertrand II, son fils, qui quitta Marseille pour aller s'établir à Tourves. L'abbé Marcheti, dans son Discours à Louis XIV, imprimé à Marseille, chez Brébion, en 1670, place (page 61 ) la famille de Gasquet parmi les anciennes familles nobles de Marseille, qui n'y subsistaient plus alors, depuis environ trois cents ans ; en effet ce fut à cette époque que plusieurs familles se retirèrent de Marseille, à l'occasion de la guerre civile des Gibelins et des Guelfes qui divisaient cette ville, comme le remarque Ruffi, dans son histoire de Marseille, pages 168.

  3. Bertrand II de Gasquet. On voit dans un ancien cartulaire des délibérations de la vallée de Tourves, Seisson et Gueilet, Bertrand Gasqueti au nombre des officiers de police, en l'année 1390 ; son nom est suivi d'une M majuscule qui est l'abréviation de Miles chevalier. Il avait épouse, vers l'an 1350, Béatrix de Bontos, dont il eut :
    1. Bertrand III, qui suit ;
    2. Guillaume, qui a fait la branche qui prit dans la suite le titre de seigneur de Carros, etc., rapportée ci-après.

  4. Bertrand III de Gasquet, était maria vers l'an 1387, avec Madeleine d'Angline, dont il eut :
    1. Pierre, qui suit ;
    2. Vilete ; ce qui est justifié par un acte de nomination de tuteurs et curateurs fait en faveur de Pierre, etc., et reçu par Lazare Bertrand, notaire à Tourves, le 21 juin 1409.

  5. Pierre de Gasquet. Par une distinction remarquable, Pierre de Gasquet et Giraudon de Nogaret, furent seuls présents à l'acte de confirmation des privilèges renouvelés par Louis d'Arcussia, en 1427. On n'a pas trouvé à Tourves de titres pour suivre sa filiation ; apparemment il alla s'établir ailleurs.
Branche qui prit dans la suite le titre de seigneur de Carros et de Valettes, et qui résida à St.-Maximin.
  1. Guillaume I de Gasquet, fils de Bertrand II, et de Béatrix de Bontos vivait dans le temps que les trois communautés de la vallée de Tourves étaient régies par dix conseillers gouverneurs, dont deux devaient être nobles de race, suivant l'acte des privilèges accordés à cette vallée, en 1350, par la reine Jeanne, confirmés par le comte Raimond de Baux, en 1354, conservés dans les archives du roi, registre Pélican, fol. 391. Bertrand III, son frère, est nommé le premier des dix, en l'année 1391. Ils sont encore mentionnés l'un et l'autre avec la qualité de nobles dans deux actes du conseil, des années 1395 et 1397. Il avait épousé N Monerii de Seilhon, qui est justifié par un acte solennel de nomination de tuteurs et curateurs en faveur de Pierre, son neveu, du 31 juin 1409. Ses enfants furent :
    1. Guillaume II, qui suit
    2. Susanette de Gasquet.
  2. Guillaume II de Gasquet, fut mis au nombre des dix conseillers gouverneurs dans le conseil général, du 31 mai 1450, et y est avec la qualité de noble. Il laissa d'Alayette de Morel son épouse :

  3. Bertrand IV de Gasquet, lequel est mentionné plus de trente fois avec qualité de noble dans le cartulaire des délibérations du conseil, aux années 1459 et 1460, Nobilis Bertrandus Gasqueti. Il avait épousé, par contrat du mois de mai 1440, Antoinette de Pinto, fille de Mathieu de Pinto, viguier de la baronnie. Il en eut :
    1. Antoine I qui suit ;
    2. Guillaume III, qui a formé la branche des marquis de Clermont, établie à Figeac, et qui sera rapportée ci-après.
  4. Antoine I de Gasquet, épousa à Tourves, honorable Françoise de Catelan, dont il eut Pierre qui suit.

  5. Pierre de Gasquet, est souscrit Nobilis Petrus Gasqueti, dans un conseil général de la vallée de Tourves, du 30 mars 1482. Il eut cinq fils mentionnés dans un acte, du 21 décembre 1521, reçu par Antoine Boniface, notaire à Tourves :
    1. Jean I, qui suit
    2. Antoine, qui fut prêtre séculier
    3. Etienne, qui prit le parti des armes ;
    4. Bertrand V
    5. Guillaume, qui avait épousé Sibillone de Guérin, ainsi qu'il appert par le contrat de mariage de Marguerite de Gasquet, leur fille, avec noble Balthazard Amalric, écuyer, du lieu de Signe, reçu en 1567, par Honorat Barthélemy, notaire royal à Tourves, dans lequel Guillaume de Gasquet, est qualifié noble et écuyer, ainsi que dans plusieurs autres actes. Les trois derniers prirent le parti des armes, dans lequel Bertrand se distingua dans les guerres d'Italie, sous François Ier. Il fut du nombre des gentilshommes de Provence qui, en 1536 et 1542, eurent commission de lever une bande ou compagnie d'infanterie (qui était environ de deux cents hommes) pour en former ou compléter la légion de Provence, dont Etienne de Cormis était colonel, et aller renforcer l'armée du duc d'Enghien. Il est connu dans l'histoire sous le nom de capitaine Gasquet, de même que plusieurs autres gentilshommes provençaux. Dans ce temps-là, on n'arrivait au grade de capitaine dans une légion, qu'après de longs services, et on ne l'accordait qu'à la noblesse, conformément à l'ordonnance de François Ier, de l'an 1534, rapportée par Fontanon. Martin du Bellay, raconte dans ses Mémoires, page 490, à l'article de la bataille de Cérisoles, donnée le 11 d'avril 1544, qu'on tira de différentes compagnies d'infanterie tant françaises qu'italiennes, sept ou huit cents arquebusiers, qui furent mis à la tête de l'armée pour servir d'enfants perdus, sous les ordres de Montluc et des capitaines Hevart et Gasquet, comme plus dispos et de meilleur entendement. Le maréchal de Montluc, dans ses commentaires, titre I, fol. 837, fait aussi dans plusieurs endroits une mention distinguée du capitaine Gasquet, et de quelques autres de même grade, qu'il place (tit. 2,page 229), parmi les braves gentilshommes qui avaient vaillamment combattu dans la bataille de Cérisoles.
  6. Jean de Gasquet, épousa Anthorone de Vellaques ; il eut de ce mariage :

  7. Antoine de Gasquet, qui fut marié, par contrat du 6 novembre 1566, avec Catherine de Baux ; il eut de ce mariage :

  8. Honoré de Gasquet, lequel prit le parti de la robe ; il est qualifié Egregius Dominus dans ses lettres de doctorat du 7 septembre 1616. Il fut pourvu, en 1620 des offices de lieutenant civil et criminel en la judicature et viguerie d'Arles. Sa réputation porta la cour souveraine des monnaies de Paris à lui donner commission, par arrêt du 22 juin 1644, de corriger les abus qui se commettaient en Provence touchant les monnaies. Louis XIV, par lettres du 8 avril 1647, le nomma son commissaire pour faire des visites et connaître, dans toute la Provence, des malversations qui se commettaient tant aux monnaies qu'aux manufactures d'or et d'argent et dans l'orfèvrerie. En 1648 et 1649, lui et ses deux fils Antoine et Pierre, donnèrent de nouvelles preuves de leur zèle pour le service du roi pendant les troubles arrivés en Provence ; ce qui est justifié par le témoignage du duc d'Angoulême, gouverneur de Provence, du premier décembre 1650, où il déclare encore qu'ils se sont aidés à conserver la ville de Saint Maximin dans la fidélité du service du roi, de même qu'à repousser courageusement les troupes envoyées pour la surprendre, ayant fait plusieurs voyages vers lui, et servi de leurs personnes à l'armée de Sa Majesté. Il avait été pourvu, par lettres du 15 décembre 1648, de l'office d'avocat général au parlement de Provence ; pour y servir au semestre de janvier. Ce semestre ayant été ensuite supprimé, non-seulement il continua de jouir du droit de committimus ; mais le roi, par lettres du 20 décembre 1655, le pourvut de l'office héréditaire de conseiller et commissaire du roi, pour faire les enquêtes et contre-enquêtes ; office, qui suivant l'édit de création du mois de décembre 1638, donne le même pouvoir, autorité, droits, honneurs et émoluments, dont jouissent les maîtres des requêtes ordinaires de la maison du roi, et les conseillers du grand conseil ou des autres cours souveraines. Il fut marié, par contrat du 7 septembre 1626, avec Marquise de Saint-Jacques, fille de Joseph de Saint-Jacques, écuyer, et de Marguerite de Dominici, des seigneurs de Guillaume, dont la mère était Madeleine de Vintimille Seisson,, des comtes de Marseille. Il eut de ce mariage :
    1. Antoine III, qui suit ;
    2. Pierre II, qui a formé la branche établie à Lorgues, rapportée ci-après ;
    3. Anne, mariée à noble Claude Martin, écuyer, et fondatrice d'une association du Saint-Rosaire, à Saint-Maximin.
  9. Antoine III de Gasquet, est qualifié clarissimus et consultissimus dans ses lettres de doctorat, du premier avril 1648 ; il fut pourvu, en 1655, de la charge de conseiller du roi, commissaire enquêteur général sur les évocations des procès civils et criminels pendants aux cours souveraines de Provence ; il fut reçu par M. le chancelier, et posséda cet office jusqu'à sa mort, arrivée à Paris, en 1691. Il avait épousé, par contrat du 26 mai 1668, Marie-Marguerite de Villeneuve, fille unique et héritière de noble César de Villeneuve, de la branche de Tourretes-lès-Vence, et de Lucrèce de Grasse, des seigneurs du Bar et de la Malle, qui porta en dot la seigneurie de Carros du chef de son père, et une grande partie de celle de Valettes du chef de sa mère, qui était fille d'Annibal de Grasse, comte du Bar, et de Claire d'Alagonia, 4es seigneurs de Merargues. Antoine eut de son mariage :
    1. Louis, qui suit ;
    2. Lucrèce élevée à l'abbaye royale de Saint-Cyr, mariée ensuite au chevalier Dudier, gentilhomme de Marseille, dont elle n'a point eu d'enfants.
  10. Louis de Gasquet, fut institua héritier universel par le testament de Marie-Marguerite de Villeneuve, sa mère, du 22 mai 1717, à la charge et condition que lui et ses descendants seront obligés de porter le nom et les armes de sa maison, dont la branche venait de s'éteindre. Il prêta hommage au roi en la cour des comptes, le 4 mai 1691, pour les seigneuries de Carros et de Valettes, et en donna le dénombrement. Il avait épousé, par contrat du 30 avril 1698, Madeleine Dille, fille de Jean- Baptiste Dille, écuyer, et de Françoise Plasse. Il eut de ce mariage :
    1. Joseph-Paul de Villeneuve Gasquet, qui suit ;
    2. Pierre de Villeneuve Gasquet de Carros, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis capitaine de cavalerie, qui, ayant été estropié au service du roi, mourut à l'hôtel royal des Invalides, en 1766 ;
    3. Gabriel de Villeneuve Gasquet, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, ancien capitaine de cavalerie, aide-major du fort Saint-Jean de Marseille, par brevet du mois de novembre 1758, reçu à l'Académie des belles-lettres, sciences et arts de la ville de Marseille, le 26 février 1766 ; pourvu du gouvernement de la ville d'Auriol, en 1767 ; il a été marié à Troyes, en Champagne, par contrat du 21 juillet 1758, à Louise Jeanne Alexandrine du Bourg, fille de Edmé Charles du Bourg, seigneur d'Argilliers, Resson, Frereul, la Saulsote, etc. ; des descendants d'Antoine du Bourg, chancelier de France, et de Barbe de Blois de la Calandre, dame de la Saulsote, en Brie.
  11. Joseph Paul de Villeneuve Gasquet, ancien capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, prêta hommage au roi en la cour des comptes, au mois de mai 1764, de la seigneurie de Valettes, et épousa en 1765, Catherine de Fournier, fille de noble Etienne de Fournier, ancien secrétaire du roi, et de Thérèse de Thoron, des conseillers en la cour des comptes. De ce mariage vinrent :
    1. Louis Joseph Bruno, dont l'article suit ;
    2. Thérèse Catherine Claire Gabrielle Désiré, née le 30 avril 1769.
  12. Louis Joseph Bruno de Gasquet Villeneuve, né le 12 avril 1771, a épousé, le 10 octobre 1791, Marguerite Madeleine de Silvy, fille de messire Joseph Gabriel de Silvy, trésorier de France au parlement d'Aix. De ce mariage sont issus :
    1. Benoît Gabriel Joseph Louis, né le 17 mai 1792, reçu à la faculté de droit d'Aix, au grade de licencié en droit, le 27 août 1814 ;
    2. Bruno Joseph Pierre, né le 29juin 1793 ;
    3. Léon-Paul, né le 12 novembre 1798 ;
    4. Madeleine Victorine, née le 22 octobre 1797 ;
    5. Quatre enfants morts en bas âge.
Branche établie à Lorgues.

Pierre II de Gasquet, fils d'Honoré et de Marguerite de Saint-Jacques, fut d'abord enseigne dans le régiment d'Angoulême et ensuite capitaine. Il servit sous les ordres du duc de Valois, comte d'Alès, pendant les mouvements arrivés en Provence. Il fut pourvu de, l'office de viguier et capitaine pour le roi de la ville de Lorgues, par lettres-patentes expédiées en 1653, et obtint de Sa Majesté la confirmation des lettres d'évocation générale, tant pour lui que pour ses enfants de tous leurs procès mus et à mouvoir. Le duc de Vendôme, qui connaissait son zèle pour le service du roi, lui donna la commission d'assembler, conduire et commander la milice ; par lui ordonnée, de la ville et viguerie de Lorgues, au sujet de la détention du premier président du parlement d'Aix, et d'aller ensuite avec le chevalier de Mirabeau, conformément aux ordres exprès de Sa Majesté, s'assurer de la personne de quelques rebelles. Le duc de Vendôme atteste, dans son certificat du 31 mars 1659, que le tout fut exécuté avec beaucoup de chaleur et de diligence de la part dudit Gasquet, dont le zèle et la fidélité au service de Sa Majesté avaient aussi apparu en beaucoup d'autres rencontres. Il a été marié, par contrat du premier juillet 1662, avec Charlotte de Daumas ou Dalmas, fille de feu Honoré, vivant écuyer, du lieu de Cannes, et belle-sœur du chevalier de Bussi Nesmond, major des îles de Sainte-Marguerite ; il eut de ce mariage quatre fils et trois filles mentionnés dans le testament de leur mère, du 10 juillet 1703 :
  1. Jacques-Honoré, qui suit ;
  2. Antoine, prêtre et docteur en théologie ;
  3. Pierre, religieux, prêtre de l'ordre de Saint-Dominique, mort missionnaire apostolique à la Guadeloupe ;
  4. Jean Joseph, aide-major et capitaine dans le régiment d'Auxerrois, tué à la bataille d'Hochstet
  5. Marquise, morte religieuse à Lorgues.
  6. Louise, morte religieuse à Lorgues.
  7. Françoise, morte religieuse à Lorgues.
XIII. Jacques Honoré de Gasquet, fut pourvu de l'office de conseiller du roi, lieutenant et assesseur civil et criminel en la judicature royale de Lorgues par lettres enregistrées le 20 novembre 1691. Il fut marié, par contrat du 12 février 1703, avec Claire de Giraudi, fille de noble Pierre de Giraudi, seigneur de Piosin et de Mautauban, fils de Palamède de Giraudi et de Françoise de Signier, et d'Anne de Bosquet, fille de noble Louis de Bosquet, contrôleur général de la marine à Toulon. De ce mariage il a eu quinze enfants ; dont quatre sont morts jeunes ; les autres sont :
  1. Jean-Bernard, dont l'article suit ;
  2. Pierre Bachelier, prêtre et chanoine-capiscol, à Draguignan ;
  3. Antoine Dominique, religieux capucin, controversiste apostolique contre les juifs d'Avignon, à ce député par Benoît XIV ; il est auteur d'un ouvrage polémique, intitulé l'Usure démasquée ;
  4. Charles Théodore, religieux capucin, ancien professeur de théologie ;
  5. Joseph Esprit, prêtre, docteur, bénéficier et curé du chapitre de Barjols ;
  6. Joseph Bruno, religieux dominicain ;
  7. Félix, mort prêtre séculier ;
  8. Francois-Madelon, ancien lieutenant d'artillerie et gouverneur de la ville de Barjols, par lettres-patentes de Louis XV, de 1767 ;
  9. Charlotte, religieuse réformée de Sainte-Claire, abbesse des capucines de Marseille ;
  10. Marie-Françoise, non mariée ;
  11. Claire, non mariée.
XIV. Jean-Bernard de Gasquet, fut d'abord lieutenant dans le régiment de Bourgogne. Etant ensuite entré dans le service de la marine, il fit en qualité d'enseigne plusieurs campagnes, dont sept de long cours. Il s'est trouvé à plusieurs combats contre les Anglais servant sur les vaisseaux du roi, l'Illustre, l'Héroïne, le Saint-Michel, le Héros, le Sceptre, l'Entreprenant, donnant partout des preuves de sa valeur et de sa capacité. Pendant le siége de Louisbourg, par les Anglais, en 1760, il commanda une chaloupe carcassienne de son invention, portant deux canons de 18 sur son avant, deux de 14 sur chaque côté, et il protégeait toutes les chaloupes employées à faire de l'eau pour les vaisseaux du roi, battait les retranchements des ennemis, et gardait pendant la nuit l'entrée du port. Commandant la même chaloupe, il se battit deux fois pendant six heures de suite contre deux frégates ennemies, dont l'une de 30 et l'autre de 36 canons ; enfin ayant été blessa à la tête, il fut fait prisonnier et relâché sur sa parole. Depuis la publication de la paix, en 1763, il a été employé à d'autres commissions, et la distinction avec laquelle il les a remplies, lui ont obtenu du roi une gratification de dix-huit cents livres. Il a été fait capitaine de vaisseau, en 1779, puis chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; il est mort en 1782, et avait épousé Louise Charlotte Etiennette Bernarde de Marliani, d'une famille noble du Milanais. De ce mariage vinrent :
  1. François-Henri, qui suit ;
  2. Claire Charlotte, mariée, le 20 septembre 1796 à Louis Joseph Toussaint le Clerc de Juigné, comte de Lassigny.
XV. François-Henri de Gasquet, a épousé, le 28 octobre 1800, Henriette Elisabeth du Val, du Hâvre sa cousine germaine. De ce mariage sont issus :
  1. Charles Henri Bernard ;
  2. Pierre Louis Alban ;
  3. Médéric-Ernest ;
  4. Xavier Jules ;
  5. Marie-Henriette-Amance ;
  6. Constance-Athénaïs ; et trois autres enfants morts en bas âge.
Branche des marquis de Clermont, établie à Figeac, en Quercy.

VII. Guillaume III de Gasquet, auteur de cette branche, est fils de Bertrand IV et d'Antoinette de Pinto. Il eut pour fils :

VIII. Jean de Gasquet, Ier du nom, qui fut père de Jean II, lequel, ayant pris le parti des armes, s'établit à Figeac, en Quercy, et y épousa Anne de Paramelle par contrat du 22 août 1534, où il est qualifié Nobilis Joannes Gasqueti, filius nobilis Joannis Gasqueti ; il eut de ce mariage, Etienne, qui suit.

X. Etienne de Gasquet, seigneur de Cardailhaguet, fut marié avec Marguerite d'Henry, fille de noble Pierre d'Henry, seigneur de Sarailhac, par contrat du 14 avril 1580. Il eut de ce mariage :
  1. Pierre, qui suit ;
  2. Jacques, seigneur de Sainte-Colombe et autres places qui épousa, par contrat du 10 février 1623, N… de Carros de Saint-Marsal, et fit une branche qui s'est fondue, par le mariage de la dernière fille, dans la maison de Marsillac, où elle a laissé son bien.
XI. Pierre de Gasquet, seigneur de Brats, épousa, le 10 septembre 1624, Jeanne de Castelnau, fille de Jean Joseph, conseiller au parlement de Bordeaux. Il eut de ce mariage :
  1. Thomas ; qui suit ;
  2. Joseph, maréchal de camp des armées du roi, cordon rouge, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
XII. Thomas de Gasquet, épousa, par contrat du 24 février 1658, Jeanne Dubio de Mérignac, fille de Mathurin de Mérignac, lieutenant général en la sénéchaussée d'Eguillon. De ce mariage naquirent :
  1. Joseph, qui suit
  2. Mathurin, qui a fait une branche établie à Eguillon.
XIII. Joseph de Gasquet, Ier du nom, marquis de Clermont, a été marié, par contrat du 3 février 1719 avec Marie de Lasserre de Belmont-Gondrin, et a eu de ce mariage :

XIV. Joseph II de Gasquet, marquis de Clermont, marié, par contrat passé à Toulouse, le 12 août 1749, avec Louise Charlotte d'Ouvrier, fille de Jean-Baptiste d'Ouvrier, seigneur de Possi et d'Elisabeth de Peiter.

On peut consulter sur cette maison les historiens de Provence et de Marseille, à l'année 1262 ; les archives du roi, chapitres de paix, et celles de la maison commune de Marseille à ladite année ; l'abbé Marchety, page 61 ; les mémoires de Martin du Bellay, page 490, les commentaires du maréchal de Montluc, tom Ier, fol. 837, etc., les anciens cartulaires des élections et délibérations de la communauté de Tourves, Seisson et Gueilet, depuis 1390 jusques en 1482 ; les archives de la ville d'Arles vers l'an 1633 ; les registres du grand conseil et du conseil d'état, aux années 1654, 1655, 1662, 1670 1671 ; le registre des hommages et dénombrements, aux années 1691, 1717, 1727, 1764, à la cour des comptes, aides et finances de Provence, et le nobiliaire de cette province.

Armes : « De sinople, au coq d'argent, becqué, crêté, barbé et membré d'or ; au chef cousu d'azur, à un soleil levant d'or, dissipant un nuage d'argent ; Devise : Post nubila phoebus ; et par suite des dispositions testamentaires de Marie Marguerite de Villeneuve, en date du 22 mai 1717, la branche établie à :Saint Maximin, écartelé, de Villeneuve, qui est de gueules, frêté de lances d'or et semé d'écussons de même, dan les claires-voies des lances ; à l'écusson d'azur, chargé d'une fleur de lys d'or, posé en coeur. »

3 commentaires:

PJ Dunez a dit…

Antoine de Gasquet marié à Hélène de La Forge, d'ou 3 enfants.Hélène de La Forge fille de Jean-Pierre et de Christiane de La Taille Lolainville, elle même fille de Louis de La Taille Lolainville et de Solange Marrier d'Unienville.
Antoine de Gasquet est-il de la même famille de Gasquet originaire de Marseille?

Gilles a dit…

J'ai vu les couples dont vous parlez dans un arbre geneanet. Les mariages sont du XXe siècle ce qui est beaucoup plus récent que la généalogie que j'ai publié sur la famille de Gasquet. Je n'ai malheureusement pas de réponse à votre question. Plus tard peut-être...

Guy Collet a dit…

et moi, j'ai un Pierre de Gasquet, Seigneur de brats, qui épouse une Anne de Bar, et donne naissance à Maris de gasquet.. qui épouse le 30 décembre 1682 henri Lavaur, Sieur de la boissiere,et sieur d e la raussie

Comment relier ce "Pierre de gasquet" seignejur de brats.. à l'autre (ou le ememe???) "pierre de gasquet, seigneur de brats". qui épouse, jeanne de castelnau????

merci beaucoup d'avance, pour vos lumieres!

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