11 avril 2010

Famille de Mauléon

MAULÉON (DE). Cette famille descend par mâles d'Haton ou Natonis, deuxième fils d'Eudes, duc d'Aquitaine. Hunolt duc d'Aquitaine (tige des rois de Navarre et dont descendent les Aranda et les d'Esclignac) son frère, lui fit arracher les yeux en 745. L'on sait que ce duc Eudes était fils de Boggis, lequel l'était de Caribert, roi de Toulouse et d'Aquitaine ; et que ce roi Caribert était le deuxième fils de Clotaire II ; roi de France et frère de Dagobert. Cette origine est constatée par tous les auteurs contemporains des premiers rois de la deuxième race, et par la charte de la fondation d'Alaon.
  1. HATON, deuxième fils d'Eudes, duc d'Aquitaine, ainsi qu'il a été dit plus haut, laissa selon la charte de la fondation d'Alaon, les enfants qui suivent :
    1. Loup Ier, duc de Gascogne, dont la fille unique, Adèle, épousa son cousin germain le duc Vaifre ;
    2. Altargarius qui suit ;
    3. Icterius, fait comte d'Auvergne par Charlemagne, et qui n'eut pas de postérité.

  2. ALTARGARIUS, comte des Marches de Gascogne ; il fut donné en otage à Charlemagne avec son frère Icterius, par Loup, duc de Gascogne. Ils s'attachèrent dès lors à la famille carlovingienne et s'allièrent avec elle. Ses ossements furent portés avec ceux de son père, de Saint-Sauveur de Limoges au monastère d'Alaon en 835. Il eut :
    1. Vandregisile ou Vandrille qui suit ;
    2. Ermiladius comte d'Agen, mort sans postérité.

  3. VANDREGISILE comte des Marches de Gascogne. Il fonda le monastère d'Alaon dans le comté de Ribagorce en Espagne. Il fit bâtir le château de Vandre dans la vallée de Tena. Il eut de Marie, fille d'Aznar, comte de Jaca ou Aragon ;
    1. Azinarius, qui suit ;
    2. Bernard, tige des comtes de Ribagorce et de quelques familles espagnoles, telles que les Alagon et autres ;
    3. Antoine, vicomté de Besiers, qui n'eut pas de postérité ;
    4. Athon comte de Pallias, mort aussi sans postérité.

  4. AZINARIUS ou AZNAR, vicomte de Soule et de Louvigner, consentit à l'acte de fondation d'Alaon et y ajouta ses donations, entre autres l'église de Mauléon ; il passa la première confirmation avec sa femme Cerberge, fille du duc Burchard vainqueur des Mores de Corse (lequel on croit être de la maison de Montmorency) en 862. Ses enfants cités dans cet acte furent :
    1. Azinarius, qui suit ;
    2. Burchard ;
    3. Arnold, tige des Mauléon, seigneurs de l'île de Rhé, la Rochelle, Bénon, Talmond et autres en Poitou, provenant de la succession d'Haton son aïeul deuxième fils du duc Eudes. Les Savari, les Raoul, les Guillaume de Mauléon, fameux dans l'histoire de France du douzième et treizième siècle étaient descendants d'Arnold. Cette branche était alliée aux plus puissantes familles du Poitou entre autres, aux illustres maisons de Thouars et de la Trémouille ;
    4. Faquilène ;
    5. Richense, enterrée à Alaon en 862.

  5. Azinarius ou Aznar II, vicomte de Mauléon, de Soule et Louvigner, seigneur de Barrabès, Bénasque, Aran et Tena confirme Alaon en 883 étant au château de Vandres Il eut de son épouse :
    1. Loup Azinarius, qui suit,
    2. Artal, moine de Saint-Rémi de Rheims ;
    3. Centulle ;
    4. Athon, évêque de Toulouse ;
    5. Amita.

  6. Loup Azinarius, vicomte de Soule, confirme Alaon en 912. Il eut de sa femme Audisende :

  7. Athon Ier, vicomte de MAULÉON DE SOULE, titré de comte de Ribagorce. Il confirma Alaon en 973. Il eut de la comtesse Marie son épouse:
    1. Athon, qui suit ;
    2. Garcia, tige des vicomtes de Louvigner (Lupiniacensis ou Luperianensis) dont il paraît que descend la famille de Luppé.

  8. ATHON II, vicomte de Soule, confirma Alaon en 1005 ; il eut de son épouse Raimonde, fille de Raimond Pons, comte de Toulouse, Guillaume vicomte de Soule, assassiné par embûches de Gaston, vicomte de Béarn, en 1015. Il fut père de :
    1. Raimond Guillaume, surnommé Salamace, qui confirma Alaon étant au château de Mauléon en 1040. Les descendants de celui-ci changèrent avec Philippe-le-Bel, roi de France et de Navarre, la vicomté de Soule contre le marquisat de Rada et d'autres terres en Navarre ; cette branche s'allia avec la famille royale de France, qui régnait alors en Navarre, avec les Grammont d'Aster et autres des plus puissantes familles de ce royaume ; elle s'éteignit dans le seizième siècle et fondit dans les maisons des ducs de Grenade et marquis de Montéhermoso ;
    2. Loup Athon, qui suit :

  9. Loup ATHON, seigneur de la vallée de Tena et de Jaca, fut assassin en même temps que son frère le vicomte Guillaume. Il eut d'Irmengarde de Narbonne :

  10. GARCIA Loup, seigneur de Tena, qui confirma la fondation d'Alaon avec Eneca Lupi sa femme et leurs enfants en 1015. Leurs enfants furent :
    1. Athon Garcia, qui suit :
    2. Loup Garcia, vicomte d'Ortez ;
    3. Guillaume Garcia.

  11. ATHON GARCIA, seigneur de Tena et de Jaca, confirma Alaon en 1034 avec Velasquette sa femme (nommée Ricarde en Bigorre). Leurs enfants furent :
    1. Asinarius Athon, qui suit ;
    2. Arnaud ;
    3. Louis ;
    4. Vandregisile ;
    5. Ricarde.

  12. Azinarius ou AZNAR ATHON III, seigneur de Tena ; il eut pour femme Galinde, fille de Pépin, comte de Comminges, qui prit l'habit monastique à Alaon en 1039. Ils eurent :
    1. Garcia Aznar, qui tua dans son château de Vandres, Centulle Gaston, vicomte de Béarn sous Sanche Ramirez, roi d'Aragon en 1090 ; poursuivi par les ordres de ce roi, il s'enfuit chez les Mores de Cordoue ;
    2. Fortunius Aznar continua cette branche de Tena qui s'éteignit dans le treizième siècle ;
    3. Galindo-Aznar, qui suit.

  13. GALINDO-AZNAR, seigneur de Tena, de Lez et d'une partie utile du comté de Comminges. D'après une charte rapportée par M. de Marca (Histoire de Béarn) malgré que Galindo n'eût pas et de part au meurtre commis par son frère, puisque dans ce temps il avait accompagné le roi Sanche Ramirez dans la guerre de Castille, ce prince l'obligea ainsi que sa mère et ses frères d'évacuer la vallée de Tena et ordonna que le château de Vandres fût rasé. Alors Galindo se retira avec sa mère dans la portion utile du comté de Comminges dont elle avait hérité. Il se maria à une demoiselle de la maison de Labarthe, seigneur des quatre vallées d'Armagnac qui lui porta la vallée de Barousse où le château de Mauléon fut bâti en souvenir de la capitale de la Soule. Il signa un acte de déguerpissement en faveur de l'abbaye de Peirissas, en concurrence avec le comte Bernard de Comminges et Compan de Benque de la même maison, comme copropriétaire du comté de Comminges. Cet acte rapporté en extrait par dom Vaissette est de 1100. La terre de Lez dont il prend le titre est restée dans la maison de Mauléon jusques au seizième siècle, ainsi que partie de celles qui avaient été démembrées du comté de Comminges en faveur de Galinde, fille et héritière du comte Pépin, son père et de Bernard, son frère, mort sans postérité. Galindo eut pour fils :
    1. Bernard de Mauléon, qui suit ;
    2. Robert de Mauléon qui adopte le nom de famille en même temps que son frère. Il fut grand capitaine, chevalier de l'ordre du lys et un des douze gentilshommes de Navarre à qui fut donné le commandement de la noblesse de ce royaume en 1138.

  14. Bernard DE MAULÉON, chevalier, seigneur de Lez, de St-Béat, Foz, des vallées de Bavartès et Frontignès, de Cazaril, Labarthe Isnard, Anners Sedillac, Gensac, la Bastide-Savès, Noillan, Montblanc, Pargesse et autres sises dans le Comminges et tenues sous l'hommage de ses comtes. D'après l'usage qui s'introduisit dans ce temps d'adopter des noms de famille, il prit avec ceux des siens existant à cette époque, celui de la capitale de la Soule. Il fit une donation à l'abbaye de Berdoues en 1134. Il est cité dans des actes de 1161, 1164, 1167, 1170, dans lesquels il est dit oncle de Raimond Emeric de Montesquiou, ainsi que Bernard de Montesquiou, évêque de Tarbes, et Géraud de la Barthe, archidiacre, puis archevêque d'Auch, et cousin d'Arnaud de la Barthe. Il eut :

  15. Géraud DE Mauléon, chevalier, baron de Barousse, seigneur des terres plus haut citces, en Comminges, bienfaiteur du monastère de Nisors en 120g. 1. 1 eut pour fils:
    1. Bernard qui continua la branche des barons de Barousse ; (il fut rico-hombre d'Aragon.) Il fit une donation à Nisors en 1228. Sa postérité est continuée dans les Mauléon Nébias. Il y a eu plusieurs branches éteintes dans les siècles passés descendantes de Géraud qui furent établies en Languedoc et Gascogne ; elles fournirent nombre de sujets illustres cités par les historiens du Languedoc, du Dauphiné et de la Provence. Géraud de Mauléon, seigneur de Gourdan, gouverneur de Calais, fut chevalier du Saint-Esprit dans la promotion de 1585 ;
    2. Géraud, cité avec ses frères en 1254 ;
    3. Azémar, qui suit.

  16. Azémar DE MAULÉON, chevalier, seigneur de Lez, Gensac, St.-Béat, etc. ; il hérita de son père de toutes les terres qu'il avait en Comminges. Il fut présent avec Bernard de Mauléon, son frère aîné, à la donation que fit Géraud leur frère à l'abbaye de Nisors en 1228. Il jouissait par indivis de la terre de Gensac et de plusieurs autres avec Bernard, comte de Comminges, par acte de 1252. Donation à Nisors avec sa femme Honnor et Géraud son frère, 1253. Son testament en 1272 ; autre acte en 1273. Procureur fondé du comte de l'Ile Jourdain avec Roger de Mauléon son fils, 1288. Ses fils furent :
    1. Géraud ;
    2. Roger ;
    3. Bernard, qui suit :

  17. Bernard II DE MAULÉON, damoiseau, seigneur de Gensac, Lez, St.-Béat, etc. ; il jouissait d'une partie de ces terres par indivis avec le comte de Comminges ; mais sous son hommage ; ce qui est prouvé par un acte de 1284 et un de 1304. Sa femme est nommée Condor. Il laissa d'elle :

  18. Azémar II DE MAULÉON, chevalier, gouverneur de St.-Bertrand et seigneur de Gensac, Lez, Sédillac, etc. etc. etc. Il donna quittance de ses gages le 7 juin 1347 scellée d'un sceau chargé d'un lion qui sont les armes de la maison. Il eut :

  19. Bernard III DE MAULÉON, écuyer banneret, seigneur de Gensac, Sédillac, Lez et autres citées plus haut. Fut présent en 1350 avec Arnaud Guillem de Mauléon, baron de Barousse, à une quittance de Jean, vicomte d'Aster. Il rendit hommage au roi comme comte de Comminges en 1389 ; ce comté étant réuni à la couronne. Il laissa en mourant son fils mineur qui suit :

  20. Bernard IV DE MAULÉON, seigneur de Gensac, Lex, Sédillac, la Bastide, etc. etc. Rend hommage à Marguerite comtesse de Comminges à qui le roi avait rendu son comté en 1389 ; il fit son testament le 22 décembre 1446. Ordonna sa sépulture à Nisors, tombeau d'une partie de ses ancêtres. Sa femme fut Honorete de la Tour ; il en eut :
    1. N. de Mauléon ;
    2. Géraud, qui continua cette branche éteinte au dix-septième siècle ;
    3. Azémar ;
    4. Arnaud ;
    5. Bertrand ;
    6. Gausserand, qui suit ;
    7. Arnaud-Guillem ;
    8. Gaston ;
    9. Savari ;
    10. Jeanne.

  21. Gausserand DE MAULÉON, seigneur de la Bastide, Savès, Noillan, etc. etc. Le sixième des fils de Bernard IV, seigneur de Gensac, fit un acte de partage avec ses frères et neveu en 1479 ; eut sa part dans d'autres terres, entre autres celles de Lez, Pargesse, St.-Béat, etc. ; passa un autre acte en 1480 ; rendit hommage au roi en 1493 et 1503 ; fit son testament, en 1504. De sa femme Marguerite de Touges Noillan, il eut nombre d'enfants, Cette branche de la Bastide fut continuée jusques à la fin du dix-septième siècle ; elle fournit des sujets distingués dans l'épée et l'église, un grand bailli de St.-Gilles, plusieurs chevaliers de Malte. Un rameau de cette branche s'établit en Lorraine où elle joua des rôles cités dans l'histoire de cette province. Cette branche de Lorraine contracta, des alliances avec les meilleures familles de ce pays, entre autres avec celles du Châtelet et de Choiseul, et fournit des chanoinesses à Remiremont et autres chapitres. Jacques de Mauléon qui suit était le sixième fils de Gausserand.

  22. Jacques DE MAULÉON, seigneur de Savaillan, compris dans le testament de son père, reçût pour sa portion légitimaire la maison et biens de Peguilhan, fut compris dans une montre faite à Mirande en Astarac, le 18 février 1522. Capitaine d'une compagnie de gens de pied en 1527. Servit avec distinction en Italie sous le maréchal de Montluc qui le cite en ses mémoires sous le nom de Labastide père des Savaillan, un des plus vaillants gentilshommes qui fût en son armée. Il rendit hommage au roi pour Péguillan et Savaillan en 1540 ; fit son testament en 1558 ; il assista, au mariage de Denis de Mauléon, seigneur de la Bastide, son neveu, avec Marguerite d'Esparbès. Il épousa en 1533 Perrette de Ferrières des Guillots, de laquelle il eut :
    1. Arnaud de Mauléon, capitaine d'une compagnie de trois cents hommes de pied ;
    2. Denis, qui suit ;
    3. Jacques, chevalier de Malte en 1560 ;
    4. Jean-Jacques ;
    5. Florette ;
    6. Louise ;
    7. Anne ;
    8. Catherine ;
    9. Antonie.

  23. Denis DE MAULÉON, seigneur de Savaillan, gouverneur de Casteljaloux et du Mas-Grenier, commandant des pays de Comminges, Rivière Verdun, comté de l'Ile Jourdain et vicomté de Gimois pour le roi de Navarre (qui fut depuis Henri IV). Capitaine de gendarmes, il se maria avec Catherine de Montlezun, fille de Bernard, seigneur du Castera, en 1576 ; il acquit la seigneurie de St.-Sauvi du roi Henri IV en 1588 ; fit son testament le 7 février 1589 ; celui de sa femme est du 2 février 1610. Leurs enfants furent :
    1. Jacques de Mauléon, seigneur de Savaillan, gouverneur des ville et château de Lectoure ; il épousa une demoiselle de Galard de Lille, il fut père d'Henri de Mauléon, seigneur de Savaillan, St. Brés, Nogués, etc. ; de François, seigneur d'Oinville, mort sans postérité ; de Jean idem en 1646 ; de Pons, tué au combat du faubourg St.-Antoine à Paris ; fut maintenu en sa noblesse en 1666. La branche de Savaillan s'est éteinte en la personne de M. de Mauléon Savaillan habitant sa terre de Bruel en Normandie au commencement de la révolution française. Il avait un frère mort commandeur de l'ordre de Malte. Madame la marquise de Pile leur nièce a recueilli une partie de leur succession ;
    2. Pierre qui suit ;
    3. Henri de Mauléon, dit d'Ancaussan.
    La famille de Mauléon conserve plusieurs lettres originales écrites à Denis de Mauléon, seigneur de Savaillan, par Jeanne, reine de Navarre, par le grand Henri et par le duc d'Alençon.

  24. Pierre DE MAULÉON, seigneur de St.-Sauvi et Lixandre. Son existence est prouvée par les actes ci-dessus ; il testa le 7 novembre 1653 et avait épousé en premières noces Armoise d'Astugues le 13 mars 1611, et en secondes noces en 1623, Anne de Montlezun, fille du seigneur du Bruca. Du premier lit vinrent :
    1. Abraham-François, qui suit ;
    2. Paul, auteur de la branche de la Corne, éteinte. Du second lit :
    3. N***, mariée à M. de Faudoas, seigneur d'Airies.

  25. Abraham-François DE MAULÉON, seigneur de St-Sauvi et Lixandre, épousa le 9 décembre 1646, Madelaine de Lary, fille du seigneur de la Mothe en Do ; maintenu avec son frère en sa noblesse le 17 septembre 1666 et 1667 en même temps que les seigneurs de Savaillan, lors de la recherche générale. Il eut :

  26. Jean DE MAULÉON, seigneur de Sain-Sauvi et Lixandre ; il épousa, en premières noces, Marguerite de Léomont, fille du seigneur de Gariés, dont il n'eut pas de succession ; il épousa, en secondes noces, Marie de Bonnefont, fille du seigneur de Fieux, et de Nicole de Fumel, en 1695 ; maintenu en sa noblesse en 1698 et 1699 ; testament de Marie de Bonnefont, 30 mai 1704. Leurs enfants furent :
    1. Joseph-César, qui suit ;
    2. Henri de Mauléon, marié en 1745 à Thérèse d'Olivier, fille du seigneur Des Tartés, dont il eut Joseph, comte de Mauléon, ancien officier des gardes du corps, compagnie de Noailles, et maintenant lieutenant en celle de Wagram, chevalier de St-Louis et maréchal de camp. Le comte de Mauléon, marié à la fille du comte de Latour Nouaillan, a pour fils Henri de Mauléon, maintenant garde du corps dans la même compagnie, qui est marié à Mademoiselle de Buros, dont il a : 1. Alphonse de Mauléon ; 2. N*** de Mauléon.

  27. Joseph-César DE MAULÉON, seigneur de Saint Sauvi et Lixandre, épousa le 17 avril 1717, Geneviève de Boisson Curton. Il fit hommage au roi en 1729 et 1731 ; il mourut en 1759. Ses enfants furent :
    1. Jean-Louis, qui suit ;
    2. Deux, morts sans postérité, et six demoiselles.

  28. Jean-Louis DE MAULÉON, seigneur de St.-Sauvi, Lixandre et Sérempuy ; épousa Catherine de Preissac, fille du seigneur de Maravat, en 1750, rendit hommage au Roi pour ses terres, 3 août 1755. Il eut, de Catherine de Preissac, dix-sept enfants, dont neuf ont partagé sa succession.
    1. Joseph, marquis de Mauléon, qui suit ;
    2. Paul, aumônier du roi Louis XVI, abbé de Lannoi, grand vicaire d'Evreux ;
    3. Jean-Louis, vicomte de Mauléon, chevalier de St.-Louis, colonel à la suite de l'infanterie française, qui a servi longtemps en Espagne ;
    4. Louis-Henri de Mauléon, chevalier-de St.-Louis, colonel d'infanterie, habitant la Russie depuis vingt ans ;
    5. Louis-Salvi, chevalier de Mauléon, chevalier de St.-Louis, actuellement colonel du régiment de Royal Bourbon, après avoir servi en Espagne ;
    6. Lambert de Mauléon, un des anciens chefs du parti royaliste de la Gascogne ;
    7. Trois filles non mariées.

  29. Joseph, marquis de MAULÉON, chevalier de St. Louis, maréchal de camp, seigneur de Sérempuy, Lixandre, ancien sous-lieutenant des gardes-du-corps du roi Louis XVI, compagnie de Villeroi, puis Grammont, fit avec son cousin, le comte de Mauléon, ses preuves pour les carrosses du roi, et entrées dans ses gardes-du-corps, par-devant M. Chérin, généalogiste de la cour. Il épousa Anne-Françoise de Bérulle, fille du premier président du parlement de Grenoble, le 14 mars 1780 ; il est maintenant lieutenant des gardes-du-corps, compagnie de Wagram ; Il a pour enfants :
    1. Amable de Mauléon, qui suit ;
    2. Hermine, mariée à M. de Bonnefont de Fieux.

  30. Amable, comte DE MAULÉON, garde-du-corps du roi, compagnie de Wagram, marié à Aglaé de Barrin, de, la Galissonnière, fille du comté de la Galissonnière, maréchal de camp, commandeur de l'ordre royal et militaire de St.-Louis, famille ancienne et illustre ; particulièrement dans la marine, par l'amiral la Galissonnière et autres de son nom. Il est maintenant membre de la chambre des députés. Ils ont pour fille Amélie de Mauléon.
La maison de Mauléon a eu le bonheur de conserver tous les titres qui servirent à former ses preuves pour l'entrée des carrosses du roi, par-devant le généalogiste des ordres de Sa Majesté ; elle en a même augmenté la collection et y a ajouté des découvertes intéressantes pour l'histoire de la première et seconde race de nos rois.

Au nombre de ces documents est la charte ou privilège de Charles-le-Chauve, en faveur du monastère d'Alaon ; cette pièce jointe aux confirmations des descendants des fondateurs et d'autres chartes extraites de différents ouvrages espagnols et français ; formeront avec les autres titres, les preuves non équivoques de l'origine mérovingienne des rois et ducs d'Aquitaine, des premiers rois de Navarre, troncs de ceux, d'Aragon, Castille et Léon ; des comtes Abarca, Aranda ; des comtes de Gascogne, souche de ceux des Fezensac, d'Armagnac, et d'Astarac, d'où descendent incontestablement les d'Esclignac, les Montesquiou, les Pardiac-Montlezun, les Lomagne et différentes maisons, dont la communauté d'origine avec les Mauléon, remonte au grand Eudes, duc d'aquitaine.

Armes « De gueules au lion d'or, armé et lampassé de sable. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 98
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

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