31 décembre 2012

Famille de Chaignon

Pour le dernier article de l'année, voici la retranscription de la notice du Nobiliaire Universel de France sur la famille de Chaignon ainsi que le dessin du blason de cette famille. Bonne et heureuse année 2013 à tous et à toutes.

CHAIGNON (DE), famille noble, originaire du Périgord, actuellement établie dans les provinces de Bourgogne et de la Franche-Comté, département de Saône-et Loire et du Jura.
  1. Albert DE CHAIGNON DESLANS, sieur du Puibarbacy, habitant au bourg de Courgniac en Périgord, est qualifié de noble et d'écuyer dans un contrat de mariage, du 14 mars 1522 ; il avait épousé Françoise d'Essalei, fille de noble Grimon d'Essalei, et d'Isabeau de la Romagère. De ce mariage vint :
    1. Hélie.
     
  2. Hélie DE CHAIGNON, écuyer, sieur de la Chapelle ; il avait épousé Françoise de Lasbroussas demoiselle. De ce mariage vinrent :
    1. Jean, dont l'article viendra ;
    2. Jeanne, dont on ne connait pas les destinées.
     
  3. Jean DE CHAIGNON DESLANS, écuyer, sieur de la Chabroulei, habitant au bourg de Courgniac, capitaine d'une compagnie de gens de pied ; il fut chargé, en 1589, par M. de Montpesat, gouverneur pour le roi en Périgord, d'assiéger le château du haut et bas Brussat. Par contrat de mariage du 3 août 1568, il avait épousé Perronne de la Martonie, fille de messire Gaston de la Martonie, chevalier de l'ordre du roi, seigneur de la Martonie, Brussat et Saint-Jean de Colle. De ce mariage vinrent :
    1. François, dont l'article viendra ;
    2. Jacques, qui a été tué ;
    3. Raimond, récollet profès, mort s'étant exposé pour panser les prisonniers à Bordeaux ;
    4. François, aussi récollet profès ;
    5. Françoise, mariée au sieur d'Arpes.
     
  4. François DE CHAIGNON DESLANS, écuyer, sieur du Puimorulier, avait épousé Marguerite Bardons de Brous demoiselle, duquel mariage vinrent :
    1. Jacques, dont l'article viendra ;
    2. Gaston, écuyer, sieur du Peichier, lequel est allé habiter ses biens en Limousin, Il est mort sans postérité.
     
  5. Jacques DE CHAIGNON, écuyer, sieur de la Champaigne, habitant au bourg de Courgneu. Il était officier au régiment de Gassion, cavalerie. Par contrat de mariage du dernier février 1661, il avait épousé Marguerite Mallet de Châtillon, dame de Leimonie, duquel mariage, vinrent :
    1. François-Antoine de Chaignon, écuyer, seigneur de la Chabroulei. Il était, en 1712, capitaine commandant du régiment de Varenne ; resté célibataire, il aliéna tous les biens substitués à ses frères. Il est mort en 1734, commandant un château de Châlons-sur-Saône, ayant une des deux compagnies de bas-officiers invalidés, les premières créées ;
    2. François, sieur de la Feuillade, mort célibataire ;
    3. Marc-François, dont l'article viendra ;
    4. Autre François, sieur du Cheiron, mort célibataire ;
    5. Françoise qui a été mariée ; on ignore le nom de son mari ;
    6. Marie, dont on ne connaît pas les destinées.
     
  6. Marc-François DE CHAIGNON, chevalier, seigneur de la Chapelle, né en 1669 ; il est entré au service fort jeune ; il a eu, le 1er mars 1701, la commission de capitaine de cavalerie au régiment de Montrevel ; il leva à ses frais sa compagnie en y sacrifiant sa fortune ; ayant fait les guerres de Flandres, et ayant été grièvement blessé à la tête, il se trouva forcé de quitter le service et mourut en 1741. Il avait épousé, en Brabant le 17 février 1703, Ida Cornélia Van de Ven, dame de Lathui, fille de Jacques Van de Ven et de Marie-Claire Stokmans, familles nobles et anciennes. Jean Van de Ven, frère d'Ida Cornélia, était receveur des états et bourguemestre de la ville de Louvain ; ayant trois fois délivré cette ville des ennemis à la tête des seuls bourgeois, il fut créé vicomte de Louvain, en 1711, par sa majesté Charles VI, roi d'Espagne. Le Diplôme, du 5 mai 1711 rend ce titre héréditaire à ses hoirs mâles et femelles. Il est mort garçon, et n'a laissé d'héritiers que le fils d'Ida Cornélia, sa sœur, dont l'article suit :
     
  7. Jean-Anne-François-Joseph DE CHAIGNON, chevalier, seigneur de Condal, lequel s'étant nommé Pierre dans tous ses autres actes, a déclaré et repris ses vrais noms de baptême dans son testament du 30 avril 1787. Il avait d'abord embrassé le service militaire du roi ; mais s'étant livré à la Diplomatie, il obtint en 1744, la place de résident du roi, près de la république de Valais, qu'il a occupée pendant quarante-quatre ans et jusqu'à sa mort, arrivée le 6 décembre 1787, recueillant des témoignages non interrompus de la satisfaction de ses services, des rois Louis XV et Louis XVI, de leurs ministres et généraux d'armées, et spécialement de M. le prince de Conti, avec lequel il avait correspondu pendant les guerres d'Italie. Deux fois il a été chargé par des pleins pouvoirs du roi Louis XV, de renouveler avec l'Etat de Valais, la capitulation du régiment Suisse de Courten. En 1759, alors âgé de cinquante-six ans, il épousa, de l'agrément du Roi, Louise-Françoise-Catherine de Quartery, fille de Joseph Adrien de Quartery, seigneur Vidame de Massonger et d'Aviaz, dont la famille est une des plus anciennes du Valais, et d'Anne-Marie Debons ; de ce mariage vinrent :
    1. Maurice-Théodule-Pierre-Louis-Philippe-Marc-Georges, dont l'article viendra ;
    2. Pierre-Louis-Antoine-Pancras, qui forme une seconde branche rapportée ci-après ;
    3. Marie-Louise-Victoire, née à Sion, le 20 mai 1761, veuve de M. le chevalier Vincent de Courten, capitaine au régiment de son nom, au service de sa majesté le roi de Sardaigne ;
    4. Marie-Elisabeth-Adélaïde, née le 30 septembre 1763, a épousé M. Charles Debons, colonel retiré du service de France ;
    5. Marie-Patience, née le 1er mai 1765, a épousé M. du Fay, seigneur de Tavai, officier retiré du service de France, magistrat en Valais ;
    6. Marie-Louise-Patience, née le 7 juin 1771, épousé, en premières noces, M. Adrien de Preux, mort au service d'Angleterre, et ensuite M. de la Fargue, lieutenant-colonel au service de France ;
    7. Anne-Marie-Sophie, née le 30 décembre 1792, a épousé M. Gaspard-Melchior de Quartey,
    8. Marie-Clotilde, née le 8 octobre 1775, veuve de M. le colonel Villerme, et six autres, tous morts en bas âge ; ce qui fait quatorze enfants.
     
  8. Maurice-Théodule-Pierre-Louis-Philippe-Marc-George DE CHAIGNON, chevalier, né en Valais, le 25 avril 1761, a eu pour parrain l'Etat de Valais, et par lui naturalisé Valaisans, par ce motif de l'agrément du roi. Ii a servi dans le régiment Suisse de Courten, jusqu'au 1er janvier 1790 ; le 20 novembre 1787, il avait été reçu membre de la noblesse des Etats de Bourgogne dans le ressort desquels il possédait le fief de Lamotte ; et, par la mort de son père, la terre de Condal en toute justice dans le château de laquelle il habite avec sa famille. Il s'est marié en Lorraine, le 27 avril 1789, avec Marie-Catherine-Antoinette-Adélaïde Quenel, fille de Nicolas-Charles Quenel, écuyer, secrétaire honoraire du roi, receveur des finances à Vic, et de dame Françoise de la Marc ; duquel mariage sont nés :
    1. Maurice-Antoine-Pascal, né le 24 janvier 1798 ;
    2. Flavien-Joseph, né le 23 octobre 1802 ;
    3. Louise-Aimée, née le 10 mars 1790, mariée le 15 mai 1809, à M. Charles-Hector-Jean-Catherine. Fontaine ;
    4. Marie-Françoise-Louise-Adèle, née le 23 mars 1797 ;
    5. Marie-Madeleine-Laure, née le 12 janvier 1803, morte en bas âge.
  1. b. Pierre-Louis-Antoine Pancras de Chaignon, chevalier, né à Sion en Valais le 13 décembre 1767, second fils de Jean-Anne-François-Joseph de Chaignon, habite Saint Amour, département du Jura. Il est membre du Conseil général de ce département. Il s'est marié le 11 novembre 1794, à Jeanne-Charlotte de Saint-Mauris, demoiselle, fille de Philibert Yoland de Saint-Mauris, seigneur du Ronchat en Bourgogne, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, lieutenant colonel du régiment royal, cavalerie, dans lequel il a servit quarante-quatre ans. Cette branche de Saint-Mauris, appelée autrefois d'Augerans, tenait à celle des Saint-Maurice, princes de Montbarey, à laquelle elle était substituée pour partie des biens de cette dernière branche. Pierre-Louis-Antoine Pancras de Chaignon, à la mort de son père en 1787, avait été réclamé par l'état de Valais auprès du ministre des affaires étrangères ; pour occuper la place du résident de France ; mais âgé alors de dix-neuf ans, son âge parut ne pas permettre de la lui accorder. De son mariage avec Jeanne-Charlotte de Saint-Mauris sont nés :
    1. Victor-Théobald, né le 3 octobre 1801 ;
    2. Antoine-Edouard, né le 8 janvier 1806 ;
    3. Marie-Françoise-Caroline née le 21 septembre 1795 ;
    4. Marie-Adrienne, née le 23 février 1809.
La généalogie ci-dessus est faite d'après les contrats de mariages, testaments et autres pièces qu'ont par devers eux MM. de Chaignon frères, lesquels pour établir la preuve de leur noblesse, joignent à ce mémoire
  1. Copie en forme de l'ordonnance de M. Hélie de Montozon, commissaire subdélégué de M. Claude Pellot, intendant de la généralité de Guyenne, commissaire exécuteur de la déclaration du roi des 8 février et 22 mars 1666, concernant la recherche de la fausse et véritable noblesse, par laquelle il est dit que Jacques et Gaston de Chaignon, écuyers, seigneurs de la Champaigne et du Peichier, ayant donné communication des titres d'après lesquels leur noblesse était prouvée et justifiée, ils soient maintenus dans leur possession immémoriale, et déchargés de l'assignation à eux donnée ; qu'en conséquence les titres produits seraient rendus auxdits sieurs de Chaignon frères, etc.
  2. Copie en forme du jugement de M. Claude Pellot, intendant de la généralité de Guyenne, commissaire député par les arrêtés du conseil des 25 février et 22 mars 1666, pour la représentation des titres de noblesse, et recherche des usurpateurs des titres de noblesse, écuyers ou chevaliers, par lequel jugement il se voit que les sieurs de Chaignon, Jacques et Gaston frères ont produit les titres nécessaires, pour prouver et justifier leur noblesse par filiation depuis Albert de Chaignon qualifié d'écuyer 1522 dans son contrat de mariage, et d'après quoi mon dit sieur l'intendant donne acte auxdits Jacques et Gaston de Chaignon, de la représentation de leurs titres et ordonne qu'ils soient inscrits dans le catalogue des nobles de la sénéchaussée de Périgueux.
  3. Copie en forme du procès-verbal des États de Bourgogne et du certificat de Messieurs les commissaires chargés de la vérification des titres, du 20 novembre 1787, délivré à Messire Maurice-Théodule-Pierre-Louis-Philippe-Marie-George de Chaignon, chevalier, par lequel il a été reconnu bon gentilhomme, noble non seulement mais de la qualité requise pour avoir entrée, séance et voix délibérative à la chambre de la noblesse desdits états, les titres produits remontants depuis lui présenté jusqu'à François de Chaignon son trisaïeul.
Mess. de Chaignon ont trouvé dans les papiers de feu leur père, différentes notes et lettres qui prouvent que par alliance et descendance, ils tiennent à plusieurs familles anciennes du Périgord et du Limousin, telles qu'aux Châtillon, Aubusson, Chapt de Rastignac, marquis de Laxion, la Barde de Paichemil ; sans pouvoir établir comment ces alliances ont formées, leur père tant resta depuis bien longues années sans relation avec la province dont il était originaire, et eux n'ayant pu en renouer aucune par l'effet de la révolution, malgré les démarches qu'ils ont faites à cet égard.

M. de Chaignon ainé, ayant le diplôme original de vicomte de Louvain, accordé à son grand oncle maternel Jean Van de Ven pour lui et ses hoirs mâles et femelles, qui n'a laissé pour héritier que sa sœur Ida Cornélia Van de Ven, mère de Jean-Anne-François-Joseph de Chaignon, qui, de son vivant, avait fait des démarches pour faire valoir ses droits au titre de vicomte ; mais que différentes circonstances ont rendues infructueuses ; M. de Chaignon aîné a cru devoir profiter du séjour que sa majesté l'empereur d'Autriche a fait en France pour en renouveler la demande ; en conséquence il a présenté une requête, et y a joint copie authentique du titre et des pièces nécessaires pour prouver sa descendance par sa grand'mère, de Jean Van de Ven, vicomte de Louvain. Sa majesté l'empereur d'Autriche a renvoyé cette affaire à la chancellerie de Vienne.

La famille de Chaignon porte : « d'azur, au lion d'or armé et lampassé de sable, empoignant de sa patte droite une épée d'argent à la garde d'or ; pour support à la droite un lion d'or, armé et lampassé de gueules ; à la gauche un lévrier d'argent accolé de gueules et bordé d'or, surmonté d'une couronne de marquis. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 274
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

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