Cette maison, qui passe pour être l'une des plus anciennes du Bourbonnais, est originaire de cette province ou au moins y est établie depuis plusieurs siècles ; elle y possédait, avant 1400, la terre de Dreüille, située paroisse de Cressange, et l'a conservée jusqu'au moment de la révolution qu'elle a été confisque et vendue à cause de l'émigration de Jean François Hyacinthe, chevalier de Dreüille, à qui elle appartenait alors.
La forêt de Dreüille, située dans une autre partie du Bourbonnais, passe pour avoir été aussi à la maison de Dreüille, et même pour avoir été son premier patrimoine.
Elle appartient au roi depuis plusieurs siècles.
La maison de Dreüille a fourni quatre chevaliers de Malte : Gaspard, en 1612 ; Jean, en 1647 ; Léon, en 1668 et un autre Léon, en 1710. Dans la révolution, quatre de ses membres étaient émigrés : le comte de Dreüille d'Issard qui a servi avec distinction à l'arme de Condé ; le comte de Dreüille d'Avry, maréchal-des-logis de la première compagnie Rouge noble d'ordonnance, à l'armée des Princes, fut tué à l'armée de Condé en 1792 ; le chevalier de Dreüille, son frère ; et un autre Dreüille leur cousin, qui a été tué à l'armée du général Charrette. Le comte de Dreüille, tué à l'armée de Condé, a laissé deux fils qui, avec le chevalier Jean-François-Hyacinthe leur oncle, et N*** de Dreüille leur cousin, sont les seuls restes de cette famille.
Armes : « D'azur au lion rampant d'or, armé, couronné et lampassé de gueules. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 317
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
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17 avril 2013
09 avril 2013
La famille de Gasparin
Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. XX. Gaa-Gau. - 1929 / par C. d'E.-A. [Chaix d'Est-Ange]Source BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112013f/f209.image
GASPARIN (de). Armes (ce sont celles des Gaspari de Corse) d'azur à une fleur de lys d'or accostée de trois étoiles de même.
La famille de Gasparin appartenait à la noblesse du Comtat Venaissin et de l'ancienne principauté d'Orange.
On trouvera sur elle des renseignements dans la France protestante de Haag.
D'après la tradition, la famille de Gasparin serait originaire de l'île de Corse et serait une branche d'une famille de Gaspari, éteinte en 1840, qui appartenait à la noblesse de ce pays. Un membre de cette famille, Andréa Gaspari, était en 1578 ambassadeur en Barbarie de Philippe II, roi d'Espagne. Son frère, Francesco Gaspari, était en 1580 commissaire général d'Espagne aux Indes. Mariano Gaspari, frère des précédents, alla se fixer à Marseille et fut, parait-il, l'auteur de la famille de Gasparin. La famille de Gaspari ne figure pas au nombre de celles qui firent reconnaître leur noblesse lors de la grande recherche ordonnée par Louis XV après l'annexion de l'île, en 1770; mais on sait que cette recherche fut très incomplète. La famille de Gaspari ne figure pas non plus au nombre de celles, du reste peu nombreuses, qui prirent part en 1789 aux assemblées de la noblesse de l'île. Son dernier représentant, Luce, connu sous le titre de comte de Gaspari-Belleval, légua en 1840 à la famille de Gasparin la torre dei Gaspari, située au Cap Corse. Une branche de cette famille Gaspari, fixée à Marseille, y fut maintenue dans sa noblesse en 1668 par arrêt des commissaires chargés de la recherche des faux nobles en Provence. Gaspard de Gaspary de Belleval et Anne de Gaspary, femme de Joseph d'Agoult, firent enregistrer leur blason à Y Armoriai général de 1696 (registre de Marseille).
D'après Haag, la famille de Gasparin descendrait d'un Ornano de Gaspari qui se serait fixé dans la principauté d'Orange et qui aurait embrassé le protestantisme après son mariage avec une fille de Jean de Serres, né à Villeneuve-de-Berg en 1540, nommé en 1596 historiographe de France, propre nièce d'Olivier de Serres, Sgr du Pradel, célèbre agronome, décédé en 1619. Il y a là certainement une erreur. Il existe des généalogies de la famille de Serres. M. de Gigord en a donné une très complète dans son Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Villeneuve-de-Berg en 1789. On peut voir dans ce travail que Jean de Serres épousa Marguerite Godary le 23 avril 1569 et qu'il mourut à Orange le 19 mai 1598 dans un état voisin de l'indigence. Il avait eu, outre deux fils morts sans postérité, sept filles dont aucune ne se maria dans une famille Gaspari ou Gasparin.
Joseph-François Gasparin, de Cairane, au diocèse de Vaison, fut pourvu en 1749 du grade de docteur en droit civil de l'Université d'Avignon, grade qui au Comtat Venaissin conférait à ses titulaires la noblesse personnelle; il fut reçu agrégé en 1783 et épousa vers la même époque Anne Dumas. Leur fils, Thomas-Augustin de Gasparin, né à Orange le 27 février 1784, décédé dans la même ville en 1793, fut député des Bouches-du-Rhône à la Législative, puis à la Convention où il vota la mort du Roi. La Convention, ayant reçu son cœur, décréta qu'il aurait les honneurs du Panthéon mais son décret ne fut jamais exécuté et le cœur de Gasparin resta déposé aux Archives. Thomas-Augustin de Gasparin laissa plusieurs enfants. Son fils ainé, Adrien-Étienne-Pierre, connu sous le titre de comte de Gasparin, né à Orange le 29 juin 1783, décédé dans la même ville en 1862, fut nommé préfet après la révolution de 1830 et fut appelé en 1836 au ministère de l'Intérieur. Il fut admis en 1840 à l'Académie des sciences et une statue lui fut élevée en 1862 dans sa ville natale. Son frère, Auguste de Gasparin, né à Orange en 1787, décédé en 1857, fut maire d'Orange et député de la Drôme sous la monarchie de juillet. Le fils aîné du comte Adrien de Gasparin. Agénor, comte de Gasparin, né à Orange en 1810, décédé en 1871, fut député de la Corse. Il avait épousé Catherine-Valérie Boissier, née à Genève en 1813, femme de lettres distinguée, qui lui survécut de longues années.
Le comte de Gasparin, domicilié à Nîmes, est décédé à Paris en juillet 1911.
La famille de Gasparin a toujours professé le protestantisme.
20 mars 2013
Foix de Fabas
FOIX DE FABAS (DE), maison issue des anciens comtes de Foix, qui ont eu des alliances avec la maison royale de France, et avec plusieurs souverains de l’Europe. La branche de Foix de Fabas, établie en Languedoc et dans le département de l’Ariège, descend de :
Armes : « D’or, à trois pals de gueules. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 315
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
- Corbeiran de Foix, IIe du nom, chevalier, seigneur de Rabat et Fornets, fils de Jean de Foix, IIe du nom, et de Léonor de Comminges, vicomtesse de Couserans, est qualifié de cher cousin par Catherine, reine de Navarre, dans un acte du 1er juin 1495 ; il épousa Jeanne de la Roque-Nébouzan-Saint-Etienne, de laquelle il eut entre autres enfants :
- Jean de Foix, IIIe du nom, qui continua la branche aînée des comtes de Foix ;
- Autre Jean, qui suit :
- Jean de Foix, seigneur de Saubiac, de la Motte et d’Argan, était en bas âge lors du testament de Jeanne de la Roque sa mère, qui lui donna la terre de Saubiac, dans le diocèse de Bazas ; il fut père de :
- Antoine de Foix, seigneur de la Motte, qui testa le 15 février 1571, il épousa le 9 février 1521, Jeanne de Cavars, de laquelle il eut :
- Roger de Foix, seigneur de la Motte, qui, entre autres enfants, laissa :
- Jean-Jacques de Foix, seigneur de la Motte, qui épousa Gabrielle d’Orbessan, qui le rendit père de :
- Nicolas de Foix, seigneur de la Motte, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, le 1er avril 1633 ; il épousa le 5 juin 1612, Marie d’Encausse, de laquelle entre autres enfants il laissa :
- Nicolas-Emmanuel de Foix, seigneur de Fabas, maintenu dans sa noblesse, par jugement de M. de Besons, commissaire départi par le roi, le 8 juillet 1669 ; il avait épousé le 5 décembre 1647, Paule de Hunault, qui le fit père entre autres enfants de :
- Nicolas-Melchior de Foix, seigneur de Fabas, Montardit, Barjac et Lassère ; mousquetaire du roi dans la première compagnie, a épousé Marie de Castex, fille d’Etienne de Castex, baron et seigneur de St.-Martin ; de ce mariage :
- Etienne-Gaspard, dont l’article viendra ;
- Marie-Anne, mariée à Paul, marquis de Lordat.
- Etienne-Gaspard de Foix, seigneur de Fabas, mousquetaire du roi, a épousé, en 1733, Henriette de l’Estang, fille de Jean, vicomte et seigneur, de Celles ; de ce mariage :
- Paul-Louis de Foix, seigneur de Fabas, né en 1754, page du roi en 1770, officier dans le régiment de Noailles, dragons, député du département de l’Ariège en 1814, pour féliciter S. M. Louis XVIII à son avènement au trône ; a épousé en octobre 1775, Françoise de Percin, fille de Louis-Marie, marquis de Percin, seigneur de la Mothe et Lillange ; de ce mariage :
- Joseph-Léopold, né en 1790 ;
- Alexandre-Henri, né en 1793, lieutenant dans le huitième régiment d’infanterie légère ;
- Trois demoiselles : 1. ° Lucette ; 2. ° Charlotte ; 3. ° Adèle.
Armes : « D’or, à trois pals de gueules. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 315
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
27 février 2013
Aubier de la Monteilhe
AUBIER DE LA MONTEILHE DE RIOUX DE CONDAT DE SAUZET, famille ancienne d'Auvergne où elle réside encore de nos jours.
Armes : « Les armes de cette famille sont d'or, à un chevron de gueules, accompagné en chef de deux molettes d'éperon d'azur, et en pointe un croissant d'azur ; pour devise : unguibus et rostrofidelis. »
Sur les tombeaux de cette famille et sur les vitraux des chapelles où ils étaient, l'écusson était surmonté d'une bannière blanche traversée d'une grande croix rouge ; la tradition et un manuscrit, jadis conservé à la bibliothèque de la cathédrale de Clermont, disent que, lorsque en 1095, la croisade fut résolue à Clermont, ce signe fut accorda à ceux qu'on chargea de porter les bannières ; que leurs descendants continuèrent d'en jouir.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 310
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
- Pierre, aliàs Perrot D'AUBIER, homme d'armes, qui comparut en 1356 à Bourges, à la montre que fit André de Chauvigny ; il fut père de :
- Jean D'AUBIER, qualifié vicomte dans ses actes : il commandait pour le roi au Pont-de-l'Arche en 1379. Fut père de :
- Jean D'AUBIER, IIe du nom, chevalier, seigneur d'Aubier, écuyer de Jean, fils de France, duc de Berry et d'Auvergne, vivait en 1401 et 1412. Fut père de :
- Louis D'AUBIER, chevalier, seigneur, d'Aubier, homme d'armes, vivait en 1425 et 1429. Fut père de :
- Jean D'AUBIER, IIIe du nom, seigneur du Sendres, homme d'armes des ordonnances du roi en 1447 et 1450, avait un frère nomme Louis, aussi homme d'armes. Jean d'Aubier, fut père de :
- Annet D'AUBIER, homme d'armes, vivait en 1463 et 1468 ; il avait un frère nommé Guillaume, aussi homme d'armes, à la même époque Annet fut père de :
- Jean D'AUBIER, IVe du nom, vivant en 1462 et 1474 ; il avait un frère nommé Bernard, aussi homme d'armes à la même époque ; il fut père de :
- Charles D'AUBIER, guidon d'une compagnie de cinquante lances des ordonnances du roi et de quarante hommes de guerre en 1548, et mort en 1551 ; il fut père de :
- Emmanuel D'AUBIER, dit le capitaine d'Aubier, condamné à mort par contumace, par le parlement de Bordeaux en 1569 à l'occasion des troubles de cette époque où il fut des premiers à s'attacher à Henri IV ; il fut père de :
- Antoine D'AUBIER, chevalier, seigneur de la Monteilhe, Rioux, Condat, Serment, marié en 1589 à Françoise de la Salle de Puy-Germaud ; d'eux sont nés :
- Joseph d'Aubier, dont l'article suit ;
- Jean d'Aubier, tué à l'armée d'Italie, sans postérité ;
- Gabrielle d'Aubier, mariée le 1er juin 1631, à René, comte de la Tour-d'Auvergne.
- Joseph d'Aubier, chevalier, seigneur de Rioux, la Monteilhe, etc., marié à Anne Tixier de Lavault ; d'eux sont nés :
- Louis d'Aubier, dont l'article suit ;
- Jean d'Aubier, tué à l'attaque de Salins, mort sans postérité ;
- Antoine d'Aubier, écuyer du roi, inspecteur-général des haras, mort sans postérité ;
- Anne, mariée en 1669 à Louis de Sageot, et en secondes noces, à Charles, comte de Bouillé ;
- Louis D'AUBIER, IIe du nom, chevalier, saigneur de Rioux, la Monteilhe et Condat, capitaine au régiment royal, infanterie, fut marié en 1679, à Jeanne de Goy ; d'eux sont nés :
- Antoine D'Aubier qui suit ;
- Emmanuel d'Aubier, dont l'article viendra ;
- Marie d'Aubier, mariée avec Androdias du Chastel de Murol.
- Antoine D'AUBIER, chevalier, seigneur de Condat, Revialle et Daire, capitaine d'infanterie, épousa en 1712 Marguerite de St.-Giron de Tavernolles, demoiselle d'une ancienne famille d'Auvergne ; d'eux naquirent :
- Emmanuel-Joseph d'Aubier, IIe du nom d'Emmanuel, seigneur de Condat, qui épousa Marguerite de Rigaud Monteynard ; d'eux sont nés :
- Emmanuel d'Aubier, né le 18 août 1757 ;
- Marie d'Aubier ;
- Marie-Ursule d'Aubier.
- Emmanuel d'AUBIER de Condat, IIIe du nom, seigneur de Daire, d'abord officier au régiment de Jarnac, dragons, émigré en 1791, devenu aide-de-camp du duc de Deux-Ponts, ensuite capitaine de cavalerie au service d'Autriche, marié en 1802 à N*** d'Achier ; d'eux sont nés :
- Emmanuel d'Aubier ;
- N*** d'Aubier.
- Emmanuel D'AUBIER, IVe du nom d'Emmanuel, chevalier, seigneur de la Monteilhe, second fils de Louis et de Jeanne de Goy, épousa, en 1715, Anne de Vallenet, d'une famille qui a fourni des chevaliers Vénitiens ; il mourut le 15 mai 1759, laissant quatre enfants :
- Antoine d'Aubier, né en 1716, qui fut doyen du chapitre royal de Verneuil ;
- Autre Antoine d'Aubier, né en 1717, dont l'article suit ;
- Gabriel d'Aubier, né en 1719, abbé de l'abbaye royale de Bonne Aiguë, en Limosin ;
- Antoine d'Aubier, né en 1723, qui, après avoir servi longtemps dans le régiment de la Reine cavalerie, fut lieutenant-colonel au régiment de Royal-Normandie, cavalerie ;
- Anne d'Aubier, mariée, en 1759, à Philippe-Joseph comte Ducrozet de Liganez.
- Antoine D'AUBIER, chevalier, seigneur de Rioux et de la Monteilhe, né en 1717, mort en réclusion en 1794, avait épousé Jeanne de Champflour, d'une famille qui a donné à l’Église, dans le dix-huitième siècle, deux évêques vénérés pour leurs vertus. De ce mariage sont nés :
- Emmanuel d'Aubier, qui suit ;
- Jean, né le 2 janvier 1751, qui fut chanoine de la cathédrale de Clermont, prieur de Saint-Etienne, procureur-syndic de la-noblesse et du clergé en 1788, et qui fut fusillé, en 1794, à Lyon, par ordre du comité révolutionnaire ;
- Marie d'Aubier, née en 1753, mariée, le 10 février 1777, à Benoît Fabre de Saint-Mande.
- Emmanuel D'AUBIER, Ve du nom d'Emmanuel, chevalier, seigneur de Rioux, de la Monteilhe et de Sauzet, né le 20 septembre 1749, gentilhomme ordinaire du roi Louis XVI, a été nommé, le 13 mars 1793, chambellan du roi de Prusse (la lettre de ce monarque, à M. d'Aubier, porte que c'est en témoignage de son estime pour le dévouement à Louis XVI, dont il a donné de si grandes preuves), a été ensuite nommé commandeur de l'ordre Prussien de l'Aigle. (La lettre de ce monarque porte que c'est en témoignage de sa satisfaction des sentiments et de la conduite de M. d'Aubier.). Il a rejoint Son Altesse Royale MONSIEUR, frère de Louis XVIII, à Paris, le 14 mars 1814, pour lui rendre compte des mesures de la noblesse d'Auvergne, pour hâter la restauration de l'autorité légitime des Bourbons, et lui demander ses ordres. Il est rentré dans ses fonctions de gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, à l'arrivée de Louis XVIII à Compiègne, qu'il exerce. Il avait épousé ; le 4 novembre 1768, Jeanne Margere de Crevecœur. De ce mariage sont issus :
- Antoine d'Aubier, qui suit ;
- Jérôme-Emmanuel d'Aubier de la Monteilhe, dont l'article viendra ;
- Jean-Baptiste d'Aubier de Rioux, dont l'article viendra aussi ensuite.
- Antoine D'AUBIER DE LA MONTEILHE, chevalier, seigneur de Sauzet, né le 12 décembre 1769, fut d'abord officier au régiment d'infanterie de Viennois, ensuite lieutenant au Corps royal d'Artillerie, puis lieutenant dans la Garde royale créée en 1791, et qui fut licenciée en 1792, émigra en août, joignit les Princes, fit la campagne dans les compagnies de cavalerie des gentilshommes d'Auvergne, passa en mars 1793, au service du roi de Prusse, fut aide-de-camp du maréchal de Kalkerseut, décoré de l'ordre du mérite militaire, fait chef d'escadron et ensuite major. Il a épousé, en 1805, Henriette de Hausen, fille du baron de Hausen, lieutenant-général des armées du roi de Prusse, grand croix de l'Ordre prussien de l'Aigle noir, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ils n'ont en ce moment qu'un fils, nommé Gustave de Hausen Aubier, conformément aux lettres-patentes du roi de Prusse, portant réunion des deux noms ; il est né en janvier 1809.
Jérôme-Emmanuel D'AUBIER DE LA MONTEILHE, VIe du nom d'Emmanuel, seigneur de Sauzet, frère d'Antoine d'Aubier, né le 23 décembre 1770, débuta par être officier au régiment de Viennois, passa au régiment du maréchal de Turenne, de là au service du roi d'Espagne en qualité de lieutenant au régiment de Naples, rentra en France en 1801, y épousa, au mois de juin, Marie-Claudine de Champflour, mourut en 1805. Il a laissé deux filles vivantes en ce moment, et sa femme enceinte ; elle est accouchée d'un garçon, mort peu de jours après sa naissance.
Jean-Baptiste-Antoine D'AUBIER DE RIOUX, frère des deux précédents, fut d'abord officier d'infanterie en France, puis émigra, fut ensuite lieutenant d'infanterie au service du roi de Prusse, y épousa la fille de son excellence le grand écuyer Mardefeld, fut fait prisonnier à Magdebourg, devenu veuf, rentra au service de France ; il y est devenu major d'infanterie.
Il a épousé Petra de Flor, fille d'un gentilhomme Espagnol, nièce de l'évêque de Guipuscoa, native de Burgos, d'une famille très fidèle aux Bourbons.
Ils n'ont en ce moment que deux enfants :
- Prosper-Antoine d'Aubier, né en 1811, en Espagne ;
- Suzanne d'Aubier, née à Paris en 1814.
Tel est l'état actuel de cette famille.
Armes : « Les armes de cette famille sont d'or, à un chevron de gueules, accompagné en chef de deux molettes d'éperon d'azur, et en pointe un croissant d'azur ; pour devise : unguibus et rostrofidelis. »
Sur les tombeaux de cette famille et sur les vitraux des chapelles où ils étaient, l'écusson était surmonté d'une bannière blanche traversée d'une grande croix rouge ; la tradition et un manuscrit, jadis conservé à la bibliothèque de la cathédrale de Clermont, disent que, lorsque en 1095, la croisade fut résolue à Clermont, ce signe fut accorda à ceux qu'on chargea de porter les bannières ; que leurs descendants continuèrent d'en jouir.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 310
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
20 février 2013
Famille de Monthiers
MONTHIERS (DE), famille ancienne, originaire de la Beauce, où elle a possédé longtemps la terre de Monthiers de son nom, et celle de la Folie-Herbaut. On trouve des de Monthiers mentionnés dans les anciens rôles du ban et arrière-ban des nobles de Coutances, sous l'année 1272. Cette famille, vers 1450, vint s'établir dans la terre du Bosroger près Pacy-sur-Eure, bailliage d'Evreux, où est encore résidente aujourd'hui la branche aînée. Vers 1560, elle se divisa en deux branches, dont la cadette s'établit dans le Vexin français où elle réside encore aujourd'hui.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 297
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
- Philippe De MONTHIERS, écuyer, seigneur de Monthiers et de la Folie-Herbaut en Beauce, baron de Montainville-la-Grande, près Chartres, qui vivait au commencement de 1300, et qui passa, le samedi avant la Saint-Laurent 1329, un contrat d'acquisition.
- Pierre DE MONTHIERS, son fils, écuyer, seigneur de Monthiers et de la Folie-Herbaut, baron de Montainville, fut gouverneur de Louis, duc d'Orléans, fils de Charles V, et frère de Charles VI, assassiné à Paris, à la porte Barbette, le 25 novembre 1407.
- Philippe DE MONTHIERS, son fils, chevalier, seigneur de Monthiers et de la Folie-Herbaut, baron de Montainville, était premier et principal écuyer du même duc d'Orléans.
- Philippe DE MONTHIERS, son fils aîné, chevalier, seigneur de Monthiers et de la Folie-Herbaut, baron de Montainville, épousa Perrette de Montirel, fille de Pierre de Montirel, chevalier, seigneur de Bérengeville-la-Champagne près Chartres, et de Marie de Bérengeville. De ce mariage vinrent :
- Pierre, dont l'article viendra ;
- Léger de Monthiers, chevalier, baron de Montainville, qui se maria et eut deux filles, l'une mariée à un seigneur anglais, et l'autre à un gentilhomme français, lesquels vendirent la baronnie de Montainville ;
- Hector de Monthiers, chevalier, seigneur de Monthiers et du Bosroger, qui épousa Jeanne Aubert, fille de Guillaume Aubert, écuyer, seigneur de Bosroger et de N*** du Chastel, sœur de Tanneguy du Chastel. Cet Hector, par contrat du 17 novembre 1489, échangea la terre du Bosroger avec Robert de Monthiers son neveu, contre sa part de celle de la Folie-Herbaut ;
- Jean, chevalier, seigneur de Précourt, qui se maria et n'eut qu'un fils qui fut prêtre ;
- Philippe, chevalier, seigneur de la Folie-Herbant, en partie, et de Baignolet en Beauce, qui se maria et eût :
- Philippe, marié à N*** de Champonnet ;
- Une fille mariée au seigneur de Chartrigny.
- Catherine, mariée à René de Malherbe, chevalier, seigneur de Pouilly en Vendômois ;
- Deux garçons tués à la bataille de Moncontour.
- Pierre DE MONTHIERS, chevalier, seigneur de la Folie-Herbaut et de Bérengeville-la-Champagne, épousa, le 1er décembre 1466, Jeanne de Saint-Pol, fille de Guillaume de Saint-Pol, chevalier, seigneur de Miseray et d'Egleville, bailliage d'Evreux et Vert-les-Mantes, et de Jeanne Bataille.
De ce mariage vinrent :
- Robert, dont l'article viendra ;
- Pierre de Monthiers, chevalier, seigneur de Bérengeville, qui épousa Jeanne de ??? et eut :
- Nicolas, seigneur de Bérengeville, marié à la fille du seigneur de Montay-lès-Villepreux en Beauce, dont, il eut deux enfants morts en bas âge ;
- Jean, marié à la fille du seigneur d'Acoulès-Tillières, dont il eut Jean, chevalier, seigneur de Bérengeville et Nantilly ;
- Philippe, mariée au sieur de Vesnois, écuyer, seigneur de Nusément près Evreux ;
- Marguerite, mariée à Nicolas du Caillot, écuyer, seigneur de Bonnières-lès-Vernon ;
- Trois garçons morts sans postérité.
- Pierre de Monthiers, qui fut abbé de l'abbaye royale de Saint-Martin de Pontoise ;
- Anne, mariée à Robert le Barbier, écuyer, d'où sont sortis les seigneurs d'Egleville ;
- Philippe, mariée à Richard Martel, écuyer, seigneur de Maulny ;
- Jeanne, mariée au sieur de Favières, écuyer ;
- Anne, mariée au sieur de Outteville, écuyer ;
- Catherine, dame de Vert, mariée à Pierre Garraut, écuyer.
- Robert DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Bosroger, de la Folie-Herbaut et de Bérengeville, épousa, le 1er juillet 1489, Catherine de Beaufils, fille de Jean de Beaufils, chevalier, chevalier de l'ordre du roi, seigneur de Villepion et Valony au bailliage d'Orléans, et de Marguerite-Jeanne de Pathay. De ce mariage vinrent :
- Jean, dont l'article viendra ;
- Jeanne, mariée, le 30 janvier 1522, à Gervais le Terrier, écuyer, seigneur de Theuray ;
- N*** de Monthiers, mariée, en 1516, au sieur du Perron, écuyer ;
- N*** de Monthiers, qui se fit prêtre ;
- Une autre fille non mariée.
ÉPITAPHE sur le trépas de défunt noble homme Robert de Monthiers, écuyer, en son vivant, seigneur de Bosroger, près Mantes et Vernon, et des terres et seigneuries de la Folie-Herbaut, d'Alonne, paroisse de Villeneuve, sur la rivière de Conguerie, et de Villanaulge, dit Maulay, pays de Beaulse, et de Neuvy en du Nois, lequel trépassa en son hôtel seigneurial du Bosroger, l'an mil quatre cent quatre-vingt et dix-neuf le 13e jour de juillet.
ACROSTICHE faisant ledit épitaphe, fait à Paris, le lundi 29e de juillet 1577, et transcript audit lieu le mercredi 27e d'aout 1578, par votre très-affectionné serviteur Lucas Tremblay, parisien, professeur des bonnes sciences mathématiques.
Rien n e peut résister à la mort effroyable,
On ha beau s'enfuir
Boire de l'or potable,
Estre aux biens jusqu'aux yeux, faire grand chère à table
Régime bon tenir,
Toujours se réjouir ;
Dominer sur un peuple en justice équitable,
Enfin finale, il faut
Maccabré veoir en dance ;
Ouyr à grand regret, d'Atropos le héraud
Nous proclamer sentence
Toi piteuse en cadence.
Helas je le sçai bien, et tel savoir moult vault ; Il y faut garde prendre
Et compte à la fin rendre.
Regarde, viateur, et prye Dieu pour moy,
Si tu veux que l'on prye après la mort pour toy.
Requiescat in pace. Amen.
Pater noster. Ave, Maria.
A tres noble et vertueux seigneur,
Monseigneur Jacques de Monthiers, seigneur de Bosroger, conseiller du Roi et de monseigneur son frère, et leur bailly à Pontoise.
Gouverneur et Commandant pour le service de Leurs Majestés en icelle ville.
ACROSTICHE sur le trépas de feu monseigneur Robert de Monthiers, son père grand.
- Jean DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Bosroger, Vert-lès-Mantes, Précy-sur-Marne, et Roy en Vexin, nommé député de la noblesse de Normandie, par acte du 17 février 1538, commandant l'arrière-ban d'Evreux, épousa, le 5 janvier 1511, Jeanne de Hazeville, fille de Jean de Hazeville, chevalier, seigneur de Hazeville et Gadencourt en Vexin, et de Louise d'Avigny.
De ce mariage vinrent :
- Simon, dont l'article viendra ;
- Jean de Monthiers, chevalier, seigneur du Bosroger, homme d'armes de la compagnie du duc d'Aumale, lequel épousa, le 26 février 1554, Françoise de Mauterne, dame de Neuville en Beauce, dont il eut :
- Guyonne, mariée au sieur Louis de Bardou, écuyer, seigneur de la Bardouillère, près Beaumont le Roger ;
- Deux fils morts jeunes :
- Jacques de Monthiers, qui a fait la branche du Vexin français, et dont l'article viendra après la branche aînée ;
- Peronne, mariée le 24 juillet 1547 à Louis de Morteaure, écuyer, seigneur de Vigny en Beauce, et du Bois Guillaume.
EPITAPHE sur le trépas de feu noble homme Jehan de Monthiers.
En son vivant écuyer seigneur de Bosroger, de Vert-lès-Mantes sur Seine, Précy-sur-Marne, de Wy bailliage de Magny, gentilhomme ordinaire de la maison de défunt monseigneur Charles duc de Vendôme, homme d'armes des ordonnances du roi en la compagnie dudit seigneur Duc, capitaine des nobles des bailliages d'Evreux et Mantes, lequel trépassa de ce monde le 24e jour d'octobre 1566, étant âgé de soixante dix huit ans : après avoir porté les armes par le temps de 55 ans, tant en ce royaume, que hors icelui, sous les défunts roys, Loys douzième, François premier, Henri deuxième, François deuxième et Charles neuvième ; et s'être trouvé en trois journées et batailles, de Ravennes, Marignan et Pavie, pour le service d'iceux roys, en l'une desquelles à savoir en la journée et bataille de Pavie, il fut blessé, print prisonnier, et mené en Espagne, dont depuis il sortit à rançon.
ACROSTICHE faisant son épitaphe. Fait à Orléans le mardi 13e jour d'août 1577, par Lucas Tremblay, parisien, professeur des sciences mathématiques, demeurant à Orléans.
Je, qui soubs les cinq roys, depuis Loys douziesme,
En la guerre ai porté
Harnois : hélas ! dompté
Atropos m'ha soubdain, l'an septante huitième,
Ne permettant mes ans
Durer jusqu'au neuvième ;
Et tous les vertueux ont ainsi fait leur tems ;
Mourir il faut pour vivre,
On est par mort délivré
Noble vertu eclaire à tous nos successeurs.
Triomphe de Clotho les illustres remportent
Honte les vicieux à leurs neupveuz apportent.
Il faut donc, (viateurs)
Estre mes sectateurs ;
Regardant de mes faicts la louenge immortelle
Surmonter les efforts de Lachésis cruelle.
Requiescat in pace. Amen.
Pater ioster. Ave, Maria.
A très noble et vertueux seigneur,
Monseigneur Jacques de MONTHIERS, seigneur de Bosroger, conseiller du roi, et monseigneur son frère, et leur bailly à Pontoise, gouverneur et y commandant pour le service de Leurs Majestés.
Acrostiche et épitaphe de feu Monsieur son père.
- Simon DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Bosroger, Vert, Précy, Roi et du Mesnil, épousa le 10 février 1549, Marie Mesnage, fille de Jacques Mesnage, chevalier, seigneur de Cagny, maître d'hôtel du roi, et son ambassadeur vers l'empereur, en Angleterre, et en Suisse ; et de Marie de Croismar, De ce mariage vinrent :
- Simon, dont l'article viendra ;
- Charles, seigneur des Bruyères, mort sans postérité ;
- Jean, Louis et Jacques, tous trois morts en bas âge.
- Simon DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Bosroger, Vert, les Bruyères, et Digny, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme ordinaire de la chambre, lieutenant de cinquante hommes d'armes, député de la noblesse de Normandie par acte du 16 décembre 1610, épousa, le 10 janvier 1586, Catherine de Gruel fille de Philibert de Gruel, chevalier, seigneur de Tonnoye, Traineau, Digny, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, et de Susanne de Bubertré. De ce mariage vinrent :
- Claude, dont l'article viendra ;
- Lancelot de Monthiers, reçu chevalier de Malte en 1611 ;
- Robert de Monthiers, reçu chevalier de Malte en 1653, mort commandeur ;
- Simon, seigneur de Vaux et de Plaines, marié en 1621 à Madeleine de Sailly ;
- Jean, seigneur de Digny, gentilhomme ordinaire du roi ;
- Jacques, mort garçon ;
- Nicolas, Gabriel et Philibert, prêtres ;
- Marie, religieuse à Bival ;
- Françoise, mariée le 3 juillet 1657 au sieur de Verguette, écuyer, seigneur de Sarguette.
- Claude DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Bosroger, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, épousa le 7 septembre 1615 Marguerite de la Bretonnière. De ce mariage vinrent :
- Jean, dont l'article viendra ;
- Jacques, seigneur du Mesnil, marié le 20 novembre 1639, avec Elisabeth le Cerf, veuve de Pierre Largemain ;
- Claude, mort sans enfants, ainsi que Jacques.
- Jean DE MONTHIERS, chevalier, baron du Bosroger et de Boudeville, seigneur de la Bretonnière, gentilhomme ordinaire du roi, capitaine des chevau-légers épousa en premières noces, le 30 octobre 1641, Elisabeth de Lionne ; et en secondes noces, le 12 octobre 1659, Louise le Roi, fille de François le Roi, chevalier, baron de Saint-Dezir, conseiller et maître d'hôtel du-roi, et de Denise Gasselin.
Du premier mariage vint :
- Jean DE MONTHIERS, chevalier, baron de Boudeville, lequel épousa N*** Soret. De ce mariage vinrent :
- Marguerite de Monthiers, qui épousa le sieur de Bois l'Evêque, écuyer, seigneur de Faverolles et porta audit sieur de Bois l'Evêque la baronnie de Boudeville ;
- Catherine, mariée au sieur de Lambert, écuyer seigneur de Loude ;
- Une fille religieuse.
En lui s'est éteinte la branche aînée.
Du deuxième mariage vinrent :
- Joseph-Bonaventure, dont l'article viendra ;
- Charles-Alexandre de Monthiers, dit le chevalier de Boudeville, capitaine au régiment royal des vaisseaux, mort garçon.
- Jean-Baptiste, seigneur du Bosroger, qui épousa le 7 juillet 1694, Marie-Madeleine de Clinchamps, et eut : a. Blaise-Jean-Baptiste, seigneur du Bosroger marié en premières noces à Charlotte Guédier, fille du sieur Guédier, écuyer, seigneur de Saint-Aubin, conseiller au parlement de Rouen ; et en secondes noces à Marie-Anne-Françoise du Moucel, fille de Pierre-Nicolas du Moucel écuyer, seigneur du Coudray et de Madeleine Françoise de Garsant, mort sans enfant de ces deux femmes ; b. Louis-Denis, mort garçon.
- Joseph-Bonaventure DE MONTHIERS, du Bosroger, épousa, le 23 avril 1703, Françoise le Franc, fille de César le Franc, chevalier, seigneur de la Haye Berou, et d'Elisabeth de Coutumel, dame du Perron, et veuve de Pierre de Baignard, écuyer.
De ce mariage vint :
- Joseph-François DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Perron, qui épousa Susanne le Boucher. De ce mariage vinrent :
- François, dont l'article viendra ;
- Charles-Jacques de Monthiers, chevalier, dit le chevalier du Perron, maréchal de logis des gardes du corps de S. M., chevalier de Saint-Louis., marié à Marie-Anne de Rouen de Bermonville, veuve de M. le marquis de Soudeilles.
- Louise de Monthiers, abbesse de Verneuil au Perche, morte en juin 1813.
- François marquis DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Bosroger, du Coudray et de Bois-Louvet en Lieuvain, ancien officier de cavalerie, qui a épousé, en premières noces, Marie-Anne-Françoise du Moucel, veuve de Blaise-Jean-Baptiste de Monthiers, et n'en a pas eu d'enfants ; et en deuxièmes noces, en juillet 1813, Charlotte-Louise Chénard de Boussey, fille de Chrétien-Jacques-Jean Chénard de Boussey, chevalier, ancien officier aux grenadiers de France, seigneur de Boussey, et de Louise Adrienne de Lorraine d'Elbeuf de Groslé. Il demeure en son château au Bosroger, commune du département de l'Eure, près Pacy-sur-Eure. Son frère, le vicomte du Perron, demeure à Evreux.
- Jacques DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Bosroger et de Vert, troisième fils de Jean de Monthiers et de Jeanne de Hazeville, né au château du Bosroger, le 21 septembre 1528, bailli d'épée de Mantes et Meulan, par provisions du roi Charles IX ; du 6 mai 1562 ; ensuite lieutenant-général de Pontoise, par provisions du roi du 8 juin 1563 ; gouverneur et commandant de la ville de Pontoise pour les rois Charles IX et Henri III, par commission des 13 juin 1576 et 2 avril 1585 ; épousa, le 17 septembre 1559, Marguerite d'Auvergne, fille de Jean d'Auvergne, écuyer, et de Marguerite de Jeufosse, et veuve de Pierre de Sailly, écuyer, seigneur de Sailly et la Motte-sous-Grès.
Nota. Ce Jacques de Monthiers avait pris des degrés en droit, et en conséquence ne pouvait, comme étant de robe longue, posséder un office de bailli d'épée. Le roi Charles IX, par les provisions du 6 mai 1652, le dispense de la rigueur des ordonnances, et lui permet d'exercer cet office, quoique de robe longue, attendu dit le roi, que ledit de Monthiers est gentilhomme, né et extrait de noble race et lignée. De ce mariage vinrent :
- Gabriel, dont l'article viendra ;
- René, mort jeune ;
- Marguerite, mariée à André de Forets, écuyer, seigneur de Belleville, d'où sont issus les seigneurs de Forêts-Belleville ;
- Jeanne, mariée au sieur Vallée, écuyer.
- Gabriel DE MONTHIERS, chevalier, seigneur de Saint-Martin, lieutenant-général de Pontoise, gouverneur e commandant, pour le roi, de ladite ville ; conseiller ordinaire de Henri de Bourbon, premier prince du sang, par brevet du 8 avril 1603 ; épousa, le 10 novembre 1585, Marie de Baudry, fille de Guillaume de Baudry, écuyer, et de Geneviève Grenier. De ce mariage vinrent :
- Charles, dont l'article viendra ;
- Maximilien, chevalier, seigneur de Frédeval, qui épousa, le 13 octobre 1641, Madeleine David ;
- Guillaume, chevalier, seigneur de Boubiers, qui épousa la fille du sieur de Bray, écuyer, seigneur de Saint-Gilles ;
- Jacques, chevalier, seigneur de Marbury, lieutenant-colonel du régiment royal, qui épousa Madeleine de Guaybillon, veuve de Jean de Bouy, écuyer, seigneur des Bandes, et en eut : a. Gabriel, seigneur de Marbury, qui épousa Marguerite Mouffle, et en eut Arsace de Monthiers, seigneur de la Jeufosse, marié à Catherine d'Andrieux, fille de Louis d'Andrieux, écuyer, seigneur de Magnanville, dont il n'eut qu'une fille, Marie-Anne, morte fille en 1741 ; b. Marie-Anne, mariée, le 3 juin 1687, à Charles de Poulain, chevalier, seigneur du Boisy et de Feularde ;
- Marie de Monthiers, mariée à François des Lyons écuyer, seigneur de Clos-Martin et de Theuville, gendarme de la compagnie du roi.
- Charles DE MONTHIERS, chevalier, seigneur de Saint-Martin, lieutenant-général de Pontoise, gouverneur de ladite ville pour le roi, depuis 1644 jusqu'en 1656 ; conseiller d'état au conseil privé du roi, par brevet du 10 décembre 1652, épousa, 1. ° le 4 septembre 1622, Elisabeth Bredouille, fille de Simon Bredouille, et de Bonne Coulon ; 2. °, le 13 décembre 1638, Catherine de Bouju, fille de N*** de Bouju, chevalier, seigneur de Monterbeau ; 3. °, le 25 août 1657, Louise d'Etienne, fille de François d'Etienne, écuyer, seigneur d'Aumon, et de Martiale de la Serre. Du premier mariage vinrent :
- Pierre, dont l'article viendra ;
- Madeleine, mariée, le 27 juillet 1662, à Pierre le Mercier, écuyer.
- Pierre DE MONTHIERS, chevalier, seigneur de Saint-Martin et de Ripernelle, lieutenant-général de Pontoise épousa, le 20 janvier 1647, Marie Seigneur, fille d'Antoine Seigneur et de Marie Chéron.
Il fut maintenu dans la noblesse ancienne par intérêt du conseil du 13 mai 1671, lors de la recherche de la noblesse. De ce mariage vinrent :
- Pierre, dont l'article suit ;
- Jacques-Gabriel, né le 6 janvier 1657, prêtre, et chevalier de l'ordre de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Lazare-de-Jérusalem ;
- Cinq enfants, morts sans être mariés.
- Pierre DE MONTHIERS, chevalier, seigneur de Saint-Martin, du Fay, Mardalin et de Ripernelle, d'abord servant dans la compagnie des gardes du roi, ensuite lieutenant-général de Pontoise, nommé par le roi commissaire des guerres des Invalides, par brevet du 1er mars 1708 ; épousa en premières noces, le 15 décembre 1676, Marie-Angélique Hédoul, fille de Jean Hédoul, écuyer, seigneur du Fay, et de Madeleine Maron ; et en secondes noces, le 31 décembre 1683, Nicole-Angélique Touret veuve d'Antoine-Philippe de Magnen, écuyer, seigneur de Fontenelle. Il eut de son second mariage, Marguerite-Elisabeth de Monthiers, reçue à Saint-Cyr, en novembre 1693, et Louise-Angélique, morte fille. Du premier mariage vinrent :
- Jacques, dont l'article viendra ;
- Pierre de Monthiers, chevalier, seigneur du Fay et Mardalin, lieutenant-général de Pontoise, qui épousa Louise le Maître, et mourut sans postérité ;
- Marie-Madeleine mariée à Miches le Loup du Jardin, écuyer, seigneur de Bournonville.
- Jacques DE MONTHIERS, chevalier, seigneur du Fay et Mardalin, lieutenant-général de Pontoise, épousa, le 14 décembre 1713, Jeanne-Angélique des Lyons, fille d'Yves des Lyons, écuyer, aide-major des Gendarmes de la garde, et veuve de Benjamin-Daniel de Boisdénemets, chevalier, seigneur de Requiecourt. De ce mariage vinrent :
- Jacques, dont l'article viendra ;
- Charles de Monthiers, chevalier, seigneur du Fay et Mardalin, lieutenant-général de Pontoise, qui épousa, le 7 janvier 1752, Angélique-Geneviève Roussel, dont il eut : a. René-Charles de Monthiers, chevalier, seigneur du Fay, marié, en 1782, à Angélique Vanin, dont il a eu Charles de Monthiers, chevalier, sous-lieutenant dans le corps du génie, en 1813 ; une fille mariée au sieur le Seur, écuyer, seigneur de Senneville, et deux filles non mariées ;
- Trois garçons et trois filles, morts sans être mariés.
- Jacques de MONTHIERS, chevalier, seigneur du Fay et Mardalin, capitaine au régiment de Bourbon, cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et ensuite lieutenant-général de Pontoise, épousa, le 16 décembre 1750, Angélique-Elisabeth Roussel de Roany. De ce mariage vinrent :
- Jacques, dont l'article viendra ;
- Bonaventure-Ange de Monthiers, dit le chevalier de Monthiers, lieutenant au régiment Royal-Roussillon, cavalerie, mort en émigration, en 1793, près Coblentz, garde-noble à pied de la Couronne. Il avait épousé, le 4 mai 1790, Marie-Madeleine de Charest, fille de Joseph de Charest, écuyer, seigneur de Lozon et Lévy, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de Marie-Catherine des Auniers, dont il n'a pas eu d'enfants ;
- Angélique, mariée, le 16 août 1773, à Amable-Thomas Duval, écuyer ;
- Deux garçons, morts à dix-sept ans, inscrits dans les mousquetaires.
- Jacques, comte de MONTHIERS, chevalier, seigneur du Fay et Mardalin, de la terre et seigneurie de Nucourt, et des fiefs de Plémont, le Saussoye, la Vauzelle et les Moulins, Lieutenant-général de Pontoise, épousa, le 23 août 1785, Agnès-Angélique de Baroille, fille de Pierre Étienne de Baroille, chevalier, capitaine d'artillerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et d'Agnès de Monsures. De ce mariage vinrent :
- Jacques-Casimir-Emmanuel comte de Monthiers, ci-devant officier de dragons, actuellement garde-du-corps de sa majesté, compagnie de Grammont ;
- Angélique-Victorine, mariée, le 2 octobre 1809, à Charles Choppin de Seraincourt, écuyer, seigneur de Rueil et Seraincourt en partie, décédée le 24 janvier 1813, laissant deux enfants ;
- Elisabeth-Félicie de Monthiers.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 297
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
11 février 2013
Famille de Rozières
ROZIÈRES (DE), famille établie en Lorraine. L'histoire du duc René II, en mentionnant les guerres cruelles que ce prince eut à soutenir contre Charles le Hardi, duc de Bourgogne, qui pénétra en Lorraine, rapporte que tous les habitants d'un petit village nommé Laveline, situé près de la ville de Bruyères, s'armèrent spontanément pour repousser l'ennemi ; cette généreuse résolution fut couronnée par le succès le plus inattendu, puisqu'ils enlevèrent d'assaut le château de Bruyères, poste important dont le duc de Bourgogne s'était emparé, et qu'ils parvinrent à s'y maintenir malgré les efforts de celui-ci pour le reprendre. Ils rendirent également à leur souverain différents autres services essentiels, qui, pour les en récompenser, leur fit expédier en 1476 des lettres-patentes, portant anoblissement de tous les habitants sous la dénomination de gentilshommes de Laveline, avec droits de transmission de cette noblesse, non-seulement à leurs descendants mâles, mais même aux femelles dont les maris devenaient anoblis.
Ces lettres-patentes ont successivement confirmées par celles des 12 janvier 1590, 17 mars 1591 et 3 septembre 1597, rappelées dans les lettres-patentes de confirmation des 17 mai 1603, 13 février 1627, et dans les décrets des 30 septembre 1661, 25 avril 1667, 4 juillet et septembre 1698, et par arrêts de la chambre des comptes de Lorraine, des 2 et 27 septembre même année.
Par autres lettres-patentes du 22 janvier 1711, du duc Léopold, enregistrées à la chambre des comptes de Lorraine, le 27 novembre suivant, les sieurs Dominique-Jacques-Joseph-Claude-Jean et Jean-Claude Rozières ont reconnus et confirmés dans la noblesse héréditaire, ainsi que dans les honneurs, droits, franchises, prérogatives liberté, immunité, rang, voix actives et passives, conformément aux lettres-patentes et décrets ci-dessus rappelés et de continuer à porter leurs anciennes armes de gueules à deux épées d'argent emmanchées d'or, et un râteau aussi d'argent pendant vers la pointe, mis en pal, lié d'un cordon d'or, au chef cousu d'azur, chargé d'une levrette d'argent colletée d'or, et courante : le tout couvert d'un armet d'argent orné de son bourlet et lambrequins aux métaux et couleurs de l'écu, et pour cimier une épée dudit écu.
Par autre lettre-patente du 22 juillet 1726, enregistrée en la chambre des comptes de Lorraine, le 20 novembre suivant, les mêmes sieurs Rozières ont reconnus gentilshommes pour jouir de tous les privilèges annexés à cette qualité, conformément aux ordonnances et coutumes, avec addition à leurs noms de la particule DE, et avec changement dans leurs armes qui pour l'avenir sont d'azur à deux épées d'argent emmanchées d'or mis en sautoir, et un aigle d'argent éployé mis en chef, et pour cimier l'aigle de l'écu issant d'un armet grillé et contourné aux métaux et couleurs de l'écu.
Enfin, par arrêt de la chambre des comptes de Lorraine du 13 avril 1785, et 2 juin suivant, Nicolas et François-Philippe de Rozières, tous deux fils de François de Rozières, avocat à Saint-Diez, ceux-ci avocats au parlement de Nancy, ont reconnus descendants de Jacques de Rozières, l'un des impétrants des lettres-patentes de 1711 et 1726, et confirmés dans tous les droits et privilèges appartenant aux gentilshommes Lorrains.
Nicolas de ROZIÈRES, né à Saint-Diez, le 22 mars 1747, a émigré en 1791, et a servi dans l'armée de son altesse sérénissime monseigneur le prince de Condé ; il est rentré en France en 1801, a été successivement juge au tribunal du département du Mont-Tonnerre, vice-président de la cour d'appel de Trèves, ensuite conseiller en la cour impériale de la même ville jusqu'à l'entrée des troupes alliées, époque à laquelle il est retourné à Nancy. De son mariage avec demoiselle Françoise du Maire, il n'a eu qu'un fils qui suit :
Nicolas-François-Philippe, né à Nancy, le 26 mai 1775, marié à Metz, le 25 novembre 1809, à demoiselle Louise-Désirée-Françoise de Montfrabé de Montfrabeuf, née à Nevers, le 10 octobre 1788, fille de messire Claude-Philippe vicomte de Montfrabeuf-Dubneq, chevalier de Razac, et de dame Marie Huet, dame de la Saussaye ; il est issu de ce mariage, 1.° Marie-Louise-Françoise-Mathilde, née le 11 septembre 1810 ; 2.° Ernest-Eusèbe-Nicolas, né le 17 avril 1814.
François-Philippe DE ROZIÈRES, frère de Nicolas de Rozières, dont il a été parlé ci-dessus, est né à Saint-Diez, le 31 décembre 1750, a épousé, le 2 juillet 1777, demoiselle Catherine-Diane-Charlotte Thevenin-Desjardins, de Mirecourt. Il ne reste de ce mariage qu'un fils, Charles-Xavier Nicolas-François, né le 28 février 1780, émigré avec ses parents en 1791, rentré en France ; il a été successivement conseiller-auditeur, puis conseiller titulaire à la cour royale de Nancy ; il a épousé, le 19 janvier 1802, demoiselle Marie-Joséphine de Vornberg de Vézelise, fille de Monsieur Guillaume-Antoine de Vornberg, lieutenant-colonel du régiment de Saxe, émigré. De ce mariage est issu :
Charles-François-Antoine Alfred, né le 12 décembre 1802.
Il existe une autre branche de cette famille qui était fixée à Épinal, descendante de Joseph, dont un petit-fils nommé Léopold de Rozières, écuyer, marié, à Épinal en 1751, à dame Louise-Marguerite-Roxais, d'une famille noble, dont il a eu :
Armes : d'azur à deux épées d'argent emmanchées d'or mis en sautoir, et un aigle d'argent éployé mis en chef.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 294
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
Ces lettres-patentes ont successivement confirmées par celles des 12 janvier 1590, 17 mars 1591 et 3 septembre 1597, rappelées dans les lettres-patentes de confirmation des 17 mai 1603, 13 février 1627, et dans les décrets des 30 septembre 1661, 25 avril 1667, 4 juillet et septembre 1698, et par arrêts de la chambre des comptes de Lorraine, des 2 et 27 septembre même année.
Par autres lettres-patentes du 22 janvier 1711, du duc Léopold, enregistrées à la chambre des comptes de Lorraine, le 27 novembre suivant, les sieurs Dominique-Jacques-Joseph-Claude-Jean et Jean-Claude Rozières ont reconnus et confirmés dans la noblesse héréditaire, ainsi que dans les honneurs, droits, franchises, prérogatives liberté, immunité, rang, voix actives et passives, conformément aux lettres-patentes et décrets ci-dessus rappelés et de continuer à porter leurs anciennes armes de gueules à deux épées d'argent emmanchées d'or, et un râteau aussi d'argent pendant vers la pointe, mis en pal, lié d'un cordon d'or, au chef cousu d'azur, chargé d'une levrette d'argent colletée d'or, et courante : le tout couvert d'un armet d'argent orné de son bourlet et lambrequins aux métaux et couleurs de l'écu, et pour cimier une épée dudit écu.
Par autre lettre-patente du 22 juillet 1726, enregistrée en la chambre des comptes de Lorraine, le 20 novembre suivant, les mêmes sieurs Rozières ont reconnus gentilshommes pour jouir de tous les privilèges annexés à cette qualité, conformément aux ordonnances et coutumes, avec addition à leurs noms de la particule DE, et avec changement dans leurs armes qui pour l'avenir sont d'azur à deux épées d'argent emmanchées d'or mis en sautoir, et un aigle d'argent éployé mis en chef, et pour cimier l'aigle de l'écu issant d'un armet grillé et contourné aux métaux et couleurs de l'écu.
Enfin, par arrêt de la chambre des comptes de Lorraine du 13 avril 1785, et 2 juin suivant, Nicolas et François-Philippe de Rozières, tous deux fils de François de Rozières, avocat à Saint-Diez, ceux-ci avocats au parlement de Nancy, ont reconnus descendants de Jacques de Rozières, l'un des impétrants des lettres-patentes de 1711 et 1726, et confirmés dans tous les droits et privilèges appartenant aux gentilshommes Lorrains.
Nicolas de ROZIÈRES, né à Saint-Diez, le 22 mars 1747, a émigré en 1791, et a servi dans l'armée de son altesse sérénissime monseigneur le prince de Condé ; il est rentré en France en 1801, a été successivement juge au tribunal du département du Mont-Tonnerre, vice-président de la cour d'appel de Trèves, ensuite conseiller en la cour impériale de la même ville jusqu'à l'entrée des troupes alliées, époque à laquelle il est retourné à Nancy. De son mariage avec demoiselle Françoise du Maire, il n'a eu qu'un fils qui suit :
Nicolas-François-Philippe, né à Nancy, le 26 mai 1775, marié à Metz, le 25 novembre 1809, à demoiselle Louise-Désirée-Françoise de Montfrabé de Montfrabeuf, née à Nevers, le 10 octobre 1788, fille de messire Claude-Philippe vicomte de Montfrabeuf-Dubneq, chevalier de Razac, et de dame Marie Huet, dame de la Saussaye ; il est issu de ce mariage, 1.° Marie-Louise-Françoise-Mathilde, née le 11 septembre 1810 ; 2.° Ernest-Eusèbe-Nicolas, né le 17 avril 1814.
François-Philippe DE ROZIÈRES, frère de Nicolas de Rozières, dont il a été parlé ci-dessus, est né à Saint-Diez, le 31 décembre 1750, a épousé, le 2 juillet 1777, demoiselle Catherine-Diane-Charlotte Thevenin-Desjardins, de Mirecourt. Il ne reste de ce mariage qu'un fils, Charles-Xavier Nicolas-François, né le 28 février 1780, émigré avec ses parents en 1791, rentré en France ; il a été successivement conseiller-auditeur, puis conseiller titulaire à la cour royale de Nancy ; il a épousé, le 19 janvier 1802, demoiselle Marie-Joséphine de Vornberg de Vézelise, fille de Monsieur Guillaume-Antoine de Vornberg, lieutenant-colonel du régiment de Saxe, émigré. De ce mariage est issu :
Charles-François-Antoine Alfred, né le 12 décembre 1802.
Il existe une autre branche de cette famille qui était fixée à Épinal, descendante de Joseph, dont un petit-fils nommé Léopold de Rozières, écuyer, marié, à Épinal en 1751, à dame Louise-Marguerite-Roxais, d'une famille noble, dont il a eu :
- Charles-Léopold, né le 10 mars 1754 ;
- Charles, né le 21 mars 1758 ;
- Jean-Baptiste, né le 21 février 1759 ;
- Joseph, né le 18 juillet 1760 ;
- Maurice, né le 16 janvier 1765 ;
- Claude-Françoise, née le 2 avril 1752 ;
- Marguerite, née le 26 novembre 1762 ;
- Catherine, née le 6 août 1767 ;
- Victoire, née le 21 décembre 1770.
Armes : d'azur à deux épées d'argent emmanchées d'or mis en sautoir, et un aigle d'argent éployé mis en chef.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 294
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
08 février 2013
Hue de Caligny
HUE DE CALIGNY, famille noble originaire de Normandie.Anténor-Louis HUE DE CALIGNY, ingénieur en chef à la Hougue, dont le père était directeur général du génie, sous les ordres du maréchal de Vauban, et chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, avait épouse Bonne-Julie Morel de Courcy, fille d’Adrien Morel de Courcy, gouverneur de Valognes, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui en 1708, leva à ses frais, neuf cents hommes de guerre, et se jeta dans l’île Tatihou, près la Hougue, où il empêcha, pendant vingt-deux jours, les Anglais de débarquer, et les força à se retirer (1). D’Anténor-Louis, Hue de Caligny, sont issus douze enfants, parmi lesquels :
- Charles-Albert-Marie, mort en 1797, chevalier de Malte, capitaine de cavalerie dans Commissaire général ;
- Bernard-Henri-Louis, douzième enfant, qui suit :
- Anténor-Albert, né en 1807 ;
- Anatole-François, né en 1811 ;
- Élisabeth-Charlotte, née en 1806 ;
Armes : « D’azur à l’aigle éployée d’argent, becquée et onglée d’or, surmontée en chef de deux étoiles d’argent. »
C’est par erreur que Chamillard, dans ses recherches de Normandie, dit que les étoiles sont d’or.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 293
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
(1) La maison Morel de Courcy portait pour armes d’or au chevron brisé d’azur, chargé de deux coutelas d’argent mis en sautoir, et d’une fleur de lys de gueules en pointe, avec la légende hoc defendi tilla ferro.
06 février 2013
Famille de Lalis
LALIS (DE), famille d'extraction noble, originaire d'Irlande, établie en France, depuis plus de trois cents ans. Elle ne s'est fixée en Périgord qu'en 1520, et habitait avant cette époque les Cévennes (Haut-Languedoc). On trouve quelquefois dans de vieux actes son nom écrit par un X à la fin ; mais cela ne provient que d'erreur ou de négligence, car il faut écrire Lalis, et non pas, Lalix. Cette famille a toujours joui d'une grande considération dans la province du Périgord, et s'est distinguée dans plusieurs circonstances par son attachement à ses Rois, et les services qu'elle a rendus à l'Etat, dans les emplois militaires.
Raymond DE LALIS, chevalier, seigneur de Moncrabou, était capitaine d'armes en 1520, et avait été reçu chevalier en 1504, par un prince de la maison d'Armagnac. Il mourut dans le Béarn, en 1531.
Blaise DE LALIS, écuyer, seigneur de Cantarane, Moncrabou, Rodonespic et autres lieux, avait servi avec distinction dans les armées de Henri IV, et reçut de ce grand roi des lettres-patentes, datées de 1598, par lesquelles Henri IV le reconnaissait pour noble Irlandais, lui donnait le droit, ainsi, qu'à ses descendants de prendre le titre de gentilhomme français, lui en accordait tous les privilèges, et lui permettait de conserver les armoiries irlandaises de sa famille. Il mourut, en 1614, dans la petite ville de Saint-Cyprien, en Périgord.
François DE LALIS DE MARAVAL, écuyer, capitaine au régiment de Montmorenci-Luxembourg, né à Saint-Cyprien en Périgord, en fils d'Antoine de Lalis, écuyer, seigneur de Maraval, de dame Anne de Grafeuil ; marié, en 1786 à l'île de Ceylan, avec noble demoiselle Marie-Catherine Van Büüren, hollandaise d'origine, de la famille des comtes de ce nom ; vivant encore et demeurant avec son épouse à Saint-Cyprien.
François-Antoine-Lambert DE LALIS, né l'île de Ceylan en 1786 ; marié, en 1811, avec demoiselle Catherine-Jeanne-Françoise-Adèle Souilhagon de Bruet, petite nièce de M. du Tressan écuyer, secrétaire du roi, intendant du Roussillon. De ce mariage est né, le 13 décembre 1811, François-Jules-Édouard de Lalis.
Armes : « De sable à un chevron brisé d'or, accompagné de trois fleurs d'argent, deux en chef et une en pointe. Pour supports deux lévriers, la devise est Virtutis ingenuitas Cornes. La franchise est la compagne de la vertu. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 292
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
Raymond DE LALIS, chevalier, seigneur de Moncrabou, était capitaine d'armes en 1520, et avait été reçu chevalier en 1504, par un prince de la maison d'Armagnac. Il mourut dans le Béarn, en 1531.
Blaise DE LALIS, écuyer, seigneur de Cantarane, Moncrabou, Rodonespic et autres lieux, avait servi avec distinction dans les armées de Henri IV, et reçut de ce grand roi des lettres-patentes, datées de 1598, par lesquelles Henri IV le reconnaissait pour noble Irlandais, lui donnait le droit, ainsi, qu'à ses descendants de prendre le titre de gentilhomme français, lui en accordait tous les privilèges, et lui permettait de conserver les armoiries irlandaises de sa famille. Il mourut, en 1614, dans la petite ville de Saint-Cyprien, en Périgord.
François DE LALIS DE MARAVAL, écuyer, capitaine au régiment de Montmorenci-Luxembourg, né à Saint-Cyprien en Périgord, en fils d'Antoine de Lalis, écuyer, seigneur de Maraval, de dame Anne de Grafeuil ; marié, en 1786 à l'île de Ceylan, avec noble demoiselle Marie-Catherine Van Büüren, hollandaise d'origine, de la famille des comtes de ce nom ; vivant encore et demeurant avec son épouse à Saint-Cyprien.
François-Antoine-Lambert DE LALIS, né l'île de Ceylan en 1786 ; marié, en 1811, avec demoiselle Catherine-Jeanne-Françoise-Adèle Souilhagon de Bruet, petite nièce de M. du Tressan écuyer, secrétaire du roi, intendant du Roussillon. De ce mariage est né, le 13 décembre 1811, François-Jules-Édouard de Lalis.
Armes : « De sable à un chevron brisé d'or, accompagné de trois fleurs d'argent, deux en chef et une en pointe. Pour supports deux lévriers, la devise est Virtutis ingenuitas Cornes. La franchise est la compagne de la vertu. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 292
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
04 février 2013
du Bourg-Miroudot
BOURG-MIROUDOT (du), famille originaire de Lorraine, qui remonte à :
Armes : « Parti d'argent, au cerf au naturel, couché sur une terre de sinople, chargé sur l'épaule d'une quintefeuille d'azur percée du champ, et parti de gueules à deux lions d'argent affrontés, et lampassés de gueules ; support : un cerf et un lion. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 290
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
- Jacquot DU BOURG, conseiller du roi René, duc de Lorraine, fut père de :
- Adam du BOURG, sieur Duzemain, lequel fut anobli par lettres-patentes du duc Antoine de Lorraine, du dernier février 1512. Il épousa, 1. Béatrix des Pilliers ; 2. Bénigne de Bouzey : de ce dernier mariage, vint entre autres enfants :
- Guillaume du BOURG-MIROUDOT, qui passa de Lorraine en Franche-Comté, et y épousa Marguerite Miroudot, issue de parents nobles ; il joignit alors ce dernier nom à celui de du Bourg, et il eut pour fils :
- Antoine du BOURG-MIROUDOT, marié à Jeanne de Lesvez, issue de famille noble, qui le rendit père de :
- Jean-François DU BOURG-MIROUDOT, capitaine pour, le roi d'Espagne, de la ville et du château de Villersexel, place regardée alors comme importante ; il épousa Géorgine de Bourreleret, d'une famille noble, et en eut :
- Claude DU BOURG-MIROUDOT, capitaine pour le roi d'Espagne, de la ville et du château de Villersexel ; il épousa Jeanne de Joibert, d'une famille noble de Champagne, et en eut :
- Jean-Claude DU BOURG-MIROUDOT, nommé, le 20 novembre 1668, pour commander, en cas d'absence de son père, à Villersexel. Il épousa Claire-Françoise Perrin, fille de Dominique Perrin, capitaine de Saverne ; de ce mariage :
- Charles-François, dont l'article suit ;
- Claude-Gabriel, seigneur de Saint-Ferjeux, marié à Adrienne-Alexandrine Perrot ; de laquelle il a eu : 1. Jean-Baptiste, évêque de Babylone et consul général à Bagdad ; 2. N*** prévôt de l'église de Béfort ; 3. Gabriel-Joseph, seigneur de Saint-Ferjeux et Meurcour, qui n'a laissé que trois filles.
- Charles-François DU BOURG-MIROUDOT, seigneur de Montussaint et Tallans, a épousé Jeanne-Elisabeth Racle, d'une famille noble de la Franche-Comté. De ce mariage :
- N*** seigneur à Montussaint et Tallans, lequel a eu pour fils Joseph, aussi seigneur de Montussaint et Tallans ; ce dernier a un fils aujourd'hui existant.
- Jean-Baptiste, dont l'article viendra
- Jean-Baptiste DU BOURG-MIROUDOT, seigneur de Geney, Onans et Moffans, ancien maire et lieutenant-général de police de la ville de Vézoul, nommé par le roi, mort en 1786. Il avait épousé Jeanne-Claude Beaugey ; de ce mariage :
- Claude-François-Victor, dont l'article suit ;
- Trois demoiselles.
- Claude-François-Victor DU BOURG-MIROUDOT, seigneur de Geney, garde-du-corps du roi en 1771, a assisté à l'assemblée de la noblesse de son bailliage pour l'élection des députés aux états-généraux, a émigré en 1791, et fait les campagnes dans l'armée des Princes ; il est aujourd'hui maréchal-des-logis des gardes-du-corps du roi, avec grade de chef d'escadron, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; a épousé Jeanne-Agathe-Pauline Dufourg ; de ce mariage :
- Jean-Pierre-Victor, mort au service en 1804 ;
- Augustin-Xavier-Hyppolite, vivant ;
- Jeanne-Adrienne-Gasparine-Euphémie ;
- Marie-Elisabeth-Euphémie.
Armes : « Parti d'argent, au cerf au naturel, couché sur une terre de sinople, chargé sur l'épaule d'une quintefeuille d'azur percée du champ, et parti de gueules à deux lions d'argent affrontés, et lampassés de gueules ; support : un cerf et un lion. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 290
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
27 janvier 2013
Lepeinteur de Marchère
LEPEINTEUR DE MARCHÈRE, famille ancienne, originaire de Normandie, où, elle est encore fixée de nos jours, et qui a fourni :
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 290
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
(i) La famille de Bellemare est une des plus anciennes de la Normandie. Laroque et plusieurs autres écrivains citent un Bellemare qui passa dans la Terre-Sainte en 1214 avec Saint-Louis. Un autre Guillaume de Bellemare fut appelé à l’arrière-ban en 1242. Un autre Bellemare fut sergent de bataille et gouverneur de Sainte-Menehould. On trouve aussi un Bellemare, chambellan du roi Charles VII ; un Bellemare exempt des gardes-du-corps ; et un autre, favori du Grand-Dauphin, fils de Louis XIV, ce qui se prouve par plusieurs lettres de ce prince, que l’on conserve dans la famille. Ce Bellemare mourut au camp de Tinséon, à deux lieues de Charleroi, et fut inhumé le 23 mai 1675 dans l’église dudit lieu.
- Chrisogone de MARCHÈRE, chevalier, seigneur de Marchère, officier d’infanterie, mort à l’armée de monseigneur le prince de Condé ; il avait épousé Colombe-Antoinette-Louise-Marie de Bellemare, fille de messire Louis-Antoine-Paschal de Bellemare, chevalier, seigneur de Neuville (i) ; de ce mariage sont nés :
- Édouard, dont l’article viendra ;
- Théodore.
- Édouard DE MARCHÈRE, chevalier, né en 1791.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 290
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
(i) La famille de Bellemare est une des plus anciennes de la Normandie. Laroque et plusieurs autres écrivains citent un Bellemare qui passa dans la Terre-Sainte en 1214 avec Saint-Louis. Un autre Guillaume de Bellemare fut appelé à l’arrière-ban en 1242. Un autre Bellemare fut sergent de bataille et gouverneur de Sainte-Menehould. On trouve aussi un Bellemare, chambellan du roi Charles VII ; un Bellemare exempt des gardes-du-corps ; et un autre, favori du Grand-Dauphin, fils de Louis XIV, ce qui se prouve par plusieurs lettres de ce prince, que l’on conserve dans la famille. Ce Bellemare mourut au camp de Tinséon, à deux lieues de Charleroi, et fut inhumé le 23 mai 1675 dans l’église dudit lieu.
20 janvier 2013
Hugon du Prat de Masgonthière
Armes : « D'azur à deux lions rampant d'or, armés et lampassés de gueules, posés en pal »
Dessin de F. Frémeau
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 285
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
HUGON-DU-PRAT-DE-MASGONTHIÈRE. Les preuves de cette maison ont été faites au cabinet des ordres du roi, aux mois de janvier 1768 et novembre 1784, par Pierre Hugon-du-Prat-de-Masgonthière, conseiller-maître d'hôtel du roi, capitaine de dragons au régiment de MONSIEUR, frère du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et par Louis-Henri Hugon-du-Prat-de-Masgonthière, chevalier, gentilhomme ordinaire du roi, capitaine audit régiment, chevalier de l'ordre, royal et militaire de Saint-Louis, son frère, pour avoir l'honneur de monter dans les carrosses du roi et de suivre sa majesté à la chasse.
Amélius HUGON, était abbé de Castres, au diocèse d'Alby, en 1124.
Philippe HUGON, fut élu abbé de Vigeois, au diocèse de Tulles, le 3 des calendes de novembre 1225, et vivait encore en 1229.
Arnaud HUGON, chevalier, fut témoin du testament du vicomte de Turenne, de l'an 1283.
Hélie HUGON, prêtre, fut un des exécuteurs du testament du même vicomte de Turenne, de l'an 1283.
Guillaume HUGON, chevalier, capitaine, gouverneur de Châteaudun, donna quittance de ses gages et de ceux de onze hommes d'armes et de vingt sergents de sa compagnie, propres à la garde dudit château, le 24 juillet 1340.
Jean HUGON, fut abbé de Saint-Augustin de Limoges, depuis 1412 jusqu'en 1467.
Dessin de F. Frémeau
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 285
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
HUGON-DU-PRAT-DE-MASGONTHIÈRE. Les preuves de cette maison ont été faites au cabinet des ordres du roi, aux mois de janvier 1768 et novembre 1784, par Pierre Hugon-du-Prat-de-Masgonthière, conseiller-maître d'hôtel du roi, capitaine de dragons au régiment de MONSIEUR, frère du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et par Louis-Henri Hugon-du-Prat-de-Masgonthière, chevalier, gentilhomme ordinaire du roi, capitaine audit régiment, chevalier de l'ordre, royal et militaire de Saint-Louis, son frère, pour avoir l'honneur de monter dans les carrosses du roi et de suivre sa majesté à la chasse.
Premiers sujets connus.
Amélius HUGON, était abbé de Castres, au diocèse d'Alby, en 1124.
Philippe HUGON, fut élu abbé de Vigeois, au diocèse de Tulles, le 3 des calendes de novembre 1225, et vivait encore en 1229.
Arnaud HUGON, chevalier, fut témoin du testament du vicomte de Turenne, de l'an 1283.
Hélie HUGON, prêtre, fut un des exécuteurs du testament du même vicomte de Turenne, de l'an 1283.
Guillaume HUGON, chevalier, capitaine, gouverneur de Châteaudun, donna quittance de ses gages et de ceux de onze hommes d'armes et de vingt sergents de sa compagnie, propres à la garde dudit château, le 24 juillet 1340.
Jean HUGON, fut abbé de Saint-Augustin de Limoges, depuis 1412 jusqu'en 1467.
- Bertrand HUGON, chevalier, est rappelé dans un aveu rendu le 3 janvier 1366, à Jean Hugon, son fils, qui suit :
- Jean HUGON, chevalier, servit dans la guerre contre les Anglais, en la compagnie des chevaliers et écuyers de Louis de Sancerre, maréchal de France, d'où la montre fut faite à Selles en Berry, le 1er juin 1362 ; et dans celle de Robert de Sancerre, chevalier, dont la montre fut faite à Chalons, le 7 avril 1368 ; reçut le 3 janvier 1366, l'aveu qui lui fut rendu par noble Guillaume de Bossac, citoyen de la ville de Tulles, et est rappelé dans une quittance donnée, le 9 janvier 1404, â Pierre Hugon son fils, et dans le testament de son même fils, du 18 novembre 1439.
- Pierre HUGON, chevalier, reçut le 30 janvier 1405, une reconnaissance de plusieurs fiefs et arrérages de rentes qui lui étaient dus ; reçut le 9 janvier 1404, une quittance pour reste d'acquisition faite par son père, et fit son testament le 18 novembre 1439. De sa femme noble Catherine du Prat, il eut
- Guillaume Hugon, qui suit ;
- Etienne Hugon, dont le sort est ignoré.
- Guillaume HUGON, écuyer, servit dans la compagnie de Joachim Rouhault Gamache, maréchal de France, en 1455 et novembre 1475. Uni à sa femme, il passa le 6 avril 1456, une transaction avec Louise de la Force, sa belle sœur, épouse de noble Jacques de Gratignan ; reçut un aveu l'an 1457, et fit son testament le 12 avril 1473. De sa femme noble Jeanne de la Force, il eut :
- Albert Hugon, qui suit ;
- Etienne Hugon.
- Albert HUGON, écuyer, sieur du Prat, fut institué héritier universel de son frère le 12 avril 1473 ; assista avec son épouse au contrat de mariage de Pierre, leur fils, du 1er mai 1507, et lui firent donation de leurs biens. De sa femme noble Antoinette de Saint-Clar, il eut :
Pierre Hugon, qui suit :
- Pierre HUGON, écuyer, seigneur du Prat, reçut la donation qui lui fut faite par ses père et mère, obtint des lettres de la chancellerie de Périgueux, le 2 mars 1518 ; et assista au contrat de mariage de Nicolas, son fils. Il épousa par contrat du 1er mai 1507, Jeanne de la Porte, sœur noble de Raymond de la Porte, écuyer, seigneur de la Bachelerie, dont il eut :
- Nicolas Hugon, dont on va parler ;
- Isabeau Hugon du Prat, mariée à Jean Bailhot, lequel donna quittance de sa dot, le 20 mai 1556.
- Nicolas HUGON, écuyer, sieur du Prat, et de Masgonthière, reçut la quittance de la dot d'Isabeau, sa sœur, le 20 mai 1556, fit plusieurs acquisitions les 6 février 1550, 28 décembre 1552, le 18 septembre de la même année et le 5 avril 1558, fit son testament le 18 juillet 1559, et est rappelé dans la donation faite, le 15 mai 1574, par sa veuve à François Hugon, leur fils. Sa femme, Jeanne de Betoulat, fille de noble homme Guillaume de Betoulat, écuyer, seigneur d'Archy, et de noble Jeanne de Bayle, à laquelle il fut marié par contrat du 3i janvier 1541, donna le jour à François Hugon, qui suit :
- François HUGON, écuyer, seigneur du Prat, de Masgonthière, la Tréquerie, servit dans les guerres de son temps, en la compagnie des hommes d'armes des ordonnances du roi, sous la charge de M. de Chazeron et de M. le duc de Joyeuse, et se distingua à la bataille d'Issoire en 1598, fut maintenu dans sa noblesse d'extraction par jugement des commissaires réformateurs, le 22 avril 1599, par preuves qui remontaient sa filiation à Guillaume Hugon damoiseau son trisaïeul, vivant en l'an 1450, assista au contrat de mariage de Jeanne Hugon, sa fille, du 28 octobre 1599, et fit son testament le 2 avril 1603. De sa femme, Anne de Montaignac, fille de noble Gaspard de Montaignac, écuyer, et d'Hélène de Gréen de Saint-Marsault, à laquelle il fut marié par contrat du 23 mai 1581, il eut :
- Anne Hugon, qui suit ;
- Jeanne Hugon du Prat, mariée, par contrat du 28 octobre 1599, avec noble Gabriel de Bonneval, seigneur de la Chassaigne et de Sort ; lequel donna quittance de sa dot, le 7 septembre 1603 ;
- Renée Hugon, religieuse de l'abbaye de Blessac, dans la Marche, lors du testament de son père ;
- Jeanne, religieuse à l'abbaye de la Règle, à Limoges, en 1603;
- , 6. , 7. , 8. , et 9. Isabeau, Marguerite, Renée, Marie et Catherine Hugon, toutes mariées lors du testament de leur père.
- Annet HUGON, écuyer, sieur du Prat, de Masgonthière, la Tréquerie, fut institué héritier universel de son père, le 2 avril 1603, reçut la quittance de la dot d'Isabeau, sa sœur, le 7 septembre 1603, et fit son testament le 2 février 1638 ; il eut pour femme, Pétronille de Villelume, fille de Jacques de Villelume, dernier seigneur de Bermonset, et de Madeleine de Vassel à laquelle il fut marié par contrat du 6 octobre 1614, elle fit son testament le 17 mars 1648. De ce mariage vinrent :
- Antoine Hugon du Prat, seigneur de Masgonthière, qui a constitué la postérité de la branche aînée ;
- Léonard Hugon, qui suit ;
- François Hugon, reçu chevalier de l'ordre de Malte, le 1er décembre 1644 ;
- Claude Hugon, reçu chevalier de l'ordre de Malte, le 29 décembre 1647 ;
- François Hugon, prêtre, curé de Saint-Fère ;
- Antoine Hugon.
- Léonard HUGON-DU-PRAT-DE-MASGONTHIÈRE, fut fait légataire particulier de son père, le 2 février 1638, et de, sa mère, le 17 mars 1648, donna quittance de ses droits paternels et maternels à Antoine Hugon, son frère aîné, le 22 mars 1647 ; fut maintenu dans sa noblesse d'extraction avec Antoine Hugon, sondit frère aîné, par jugement de M. d'Aguesseau, de l'an 1667 ; fit son testament le 19 septembre 1674, et est rappelé avec son épouse dans le contrat de mariage de Léonard Hugon, son fils, le 10 octobre 1691. De sa femme Anne du Theil, à laquelle il fut marié par contrat du 20 juin 1645, il eut :
- François Hugon ;
- Antoine Hugon ;
- Philibert Hugon ;
- Antoine Hugon ;
- Léonard Hugon ;
- François Hugon ;
- Léonard Hugon ;
- , 9. , 10. , et 11. Peronnette, Claude, Jeanne Françoise et autre Peronnette Hugon.
- Léonard HUGON, sieur de Masgonthière, écuyer, fut fait, légataire de son père, le 19 septembre 1674, consentit une procuration le 29 avril 1693, et fit son testament le 30 novembre 1709 ; il est rappelé avec son épouse dans le contrat de mariage de Jean, son fils, du 20 septembre 1713. De sa femme, Marie de Faure, fille de Jaques de Faure, écuyer, et de Catherine de Vallon, qu'il épousa par contrat du 11 octobre 1691, il eut :
- François Hugon ;
- Jean Hugon, qui suit ;
- Léonard Hugon ;
- et 5. Jeanne et Françoise Hugon.
- Jean HUGON-DU-PRAT-DE-MASGONTHIÈRE, écuyer, fut fait légataire de son père, le 3 novembre 1709, et rappelé dans le contrat de mariage de Jean Hugon, son fils aîné. Il épousa, par contrat du 20 septembre 1713, Marie Gueroulet, dont vinrent :
- Jean Hugon, qui suit ;
- Jean-Baptiste Hugon ;
- Guillaume-Nicolas Hugon.
- Jean HUGON-DE-MASGONTHIÈRE, chevalier, d'abord mousquetaire de la première compagnie de la Garde ordinaire du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, et son conseiller et maître d'hôtel, était sous la tutelle de sa mère en 1744 fut maintenu dans sa noblesse d'extraction, par arrêt du conseil d'état du roi, du 11 mars 1768, sur preuves qui remontaient sa filiation à Bertrand Hugon, chevalier, son onzième aïeul, qui vivait en l'an 1360, et fit son testament le 23 février 1781. Il est rappelé dans les lettres de bénéfice d'inventaire obtenues après son décès, par ses enfants, le 26 juin 1784. Sa femme, Marie-Louise-Amie, mariée par contrat du 15 décembre 1741, lui donna :
- Pierre Hugon, qui suit ;
- Louis-Henri HUGON-DE-MASGONTHIÈRE, chevalier, d'abord mousquetaire du roi dans la première compagnie, puis gendarme de sa garde ordinaire, capitaine de dragons au régiment de MONSIEUR, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, fut pourvu, sur la démission de son frère, de la charge de gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, par lettres du 10 mai 1768. Il a été institué cohéritier de son père, le 23 février 1781.
- Pierre HUGON-DU-PRAT-DE-MASGONTHIÈRE, chevalier, conseiller, maître d'hôtel du roi, en survivance de son frère, par provision du 30 janvier 1771, d'abord mousquetaire du roi dans la première compagnie, puis gendarme de sa garde ordinaire, capitaine de dragons au régiment de MONSIEUR, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, par lettres du 6 mai 1784. A été institué cohéritier de son frère, le 23 février 1781, a obtenu des lettres d'héritier au bénéfice d'inventaire, après le décès de son dit père, le 26 juin 1784, et a reçu, le 28 janvier 1785, une procuration de sa mère.
08 janvier 2013
Siochan de Kersabiec
KERSABIEC, (SIOCHAN DE) très ancienne famille de Bretagne, dont l'origine remonte à une antiquité si éloignée qu'elle se perd dans la nuit des temps.
Armes : « De gueules à quatre pointes de dards, passé en sautoir dans un anneau, en abîme, le tout d'or. »
Dessin d'Amaury de la Pinsonnais publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb.
Dès le commencement du treizième siècle, il en est parlé avec distinction dans les monuments publics recueillis par Dom Morice. Cet auteur, page 1237 du tome premier dit : l'an de grâce mil tres cent onze, Geffroy Siochan, baillif de Léon, apposa son scel à un acte, passé entre Hervé de Léon, baron de Bretagne, et Guillaume de la Haye, etc. Dans ce temps les charges et offices de baillif, étaient remplis par des nobles recommandables, et il était défendu aux baillifs de faire administrer la justice par des lieutenants, à moins qu'ils fussent empêchés en leurs personnes étant à la guerre ou près de la personne du roi, comme chambellans.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 282
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
Armes : « De gueules à quatre pointes de dards, passé en sautoir dans un anneau, en abîme, le tout d'or. »
Dessin d'Amaury de la Pinsonnais publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb.
Dès le commencement du treizième siècle, il en est parlé avec distinction dans les monuments publics recueillis par Dom Morice. Cet auteur, page 1237 du tome premier dit : l'an de grâce mil tres cent onze, Geffroy Siochan, baillif de Léon, apposa son scel à un acte, passé entre Hervé de Léon, baron de Bretagne, et Guillaume de la Haye, etc. Dans ce temps les charges et offices de baillif, étaient remplis par des nobles recommandables, et il était défendu aux baillifs de faire administrer la justice par des lieutenants, à moins qu'ils fussent empêchés en leurs personnes étant à la guerre ou près de la personne du roi, comme chambellans.
- Geoffroy DE SIOCHAN, Ier du nom, Baillif de Léon, vivait en 1311. Il a laissé :
- Jehan SIOCHAN, Ier du nom. On voit à la page 104 du tome second des actes recueillis par Dom Morice, à la revue des hommes d'armes du Sire baron de Clisson, du 1er mars 1375, ledit Jehan Siochan, au nombre des écuyers. Il est père de :
- Allain Siochan, qui laissa :
- Yves, seigneur de Lamprat, mort sans postérité ;
- Jean, qui suit :
- Jean SIOCHAN, Ier, mentionné à la réformation des nobles de 1426, marié à Jeanne de Cozlouet. De leur mariage est issu :
- Jean SIOCHAN, IIe du nom, marié Jeanne Fleminc. De leur mariage est issu :
- Gabriel SIOCHAN, Ier du nom, marié à Jeanne Marzin. De leur mariage est issu :
- Yves SIOCHAN, IIe du nom, seigneur de Kerigoual, marié à Jeanne Dincuff, dont est issu :
- Laurent SIOCHAN, Ier du nom, seigneur de la Palüe, marié à Eléonore le Gac, dont est issu :
- Yves SIOCHAN, IIIe du nom, seigneur de Troquerot, maria à Louise Hélary. De ce mariage sont issus trois enfants :
- Laurent, seigneur de Praterou, dont la branche est éteinte ;
- Bernard, seigneur de Trequentin, auteur d'une branche éteinte à la quatrième génération. De cette branche était issu Siochan de Saint-Jouan, lieutenant au régiment de Cambrésis ; il fut massacré à Versailles, étant du nombre des prisonniers d'Orléans, tués avec le duc de Brissac, en 1791 ;
- Yves, qui suit :
- Yves de SIOCHAN, seigneur de Kerhuelin, marié à Catherine de Kersauson. De ce mariage sont issus :
- Joseph Siochan, dont l'article suit ;
- Jean Siochan ; il a eu deux fils, morts au service du Roi ; le premier, Joseph, capitaine au régiment de Lowendal ; le second, Jean, officier distingué dans la marine du roi.
- Joseph SIOCHAN, Ier du nom, seigneur de Kersabiec, marié à Mauricette Hervé, a servi avec distinction dans la marine, mort au Cap français, a eu plusieurs enfants. De ce mariage, entre autres :
- Jean-Louis DE SIOCHAN, chevalier, seigneur de Kersabiec, officier de la marine, qui s'est distingué dans la guerre de 1757 à 1763, mort en 1770, au service, était marié à demoiselle Hélène-Marguerite Calvez de Kersalou. De ce mariage vinrent :
- Jean-Augustin-Joseph, dont l'article viendra ;
- Amand, chanoine et grand vicaire à Nantes ;
- Claude-Laurent, officier de la marine, distingué, mort au service dans les colonies ;
- Joseph-Pierre-Marie, mort à l'école militaire ;
- Jean-Marie-Angélique, dont l'article viendra ;
- Marie-Olive, mariée au sieur de Kerhorre ;
- Marie-Angélique, mariée au sieur de la Marck, capitaine de canonniers, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
- Jean-Augustin-Joseph SIOCHAN, chevalier, seigneur de Kersabiec, capitaine de vaisseau, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de Cincinnatus, chef de nom et d'armes de la maison de Siochan, fils, neveu, et frère d'officiers de la marine qui se sont distingués. Son oncle le chevalier de Siochan, lieutenant de vaisseau, fut tué en 1758, sur la frégate l'Émeraude, commandée par M. de Périgni. Dans ce combat mémorable, contre une frégate anglaise, tous les officiers de l'état-major furent tués, et l'Emeraude, démâtée, fut rendue par un garde de la marine. Ledit J.-A-J. Siochan de Kersabiec, a aussi servi avec distinction dans le corps de la marine, depuis 1771, jusqu'à 1792, et a plusieurs fois mérité et obtenu les grâces du roi pour des actions d'éclat, ou des services importants, rendus dans les ports et dans les armées navales, et dont les témoignages existent encore dans les bureaux, et dépôts des plans et cartes de la marine. En 1791, il a marché où son cœur et l'honneur l'appelaient, à l'armée des Princes ; a fait la campagne de 1792, dans la cavalerie de la marine, après la retraite de l'armée. Étant à Londres, il fut désigné par son général au cabinet de Londres pour être employé à la correspondance des armées royales de la Vendée et Bretagne, en qualité d'aide de camp ; il a rempli trois missions, étant aussi lieutenant dans le régiment de la marine, présent à la descente et prise de Quiberon, et ensuite membre du conseil militaire de l'armée catholique et royale d'Anjou et haut Poitou. Marié, en 1787, à demoiselle Catherine-Julie Budan ; de ce mariage sont nés :
- Charles-François-Joseph ;
- Augustin-Louis : tous deux ont servi dans la garde royale vendéenne de son altesse royale le duc d'Angoulême, à Beaupreau, et ont reçu l'ordre du Lys de la main du Prince ;
- Godefroy ;
- Dunstan Siochan de Kersabiec ;
- Amélie ;
- Joséphine ;
- Françoise-Marie.
- Jean-Marie-Angélique, chevalier de Kersabiec, frère du précédent, entré à l'Ecole militaire en 1779, officier au régiment de Bretagne, émigré, en 1791, à l'armée des Princes, a fait la campagne ; entré ensuite au service d'Autriche, a mérité et obtenu pour action distinguée la médaille de Marie-Thérèse, puis officier d'hussards de Rohan, blessé grièvement servant dans l'armée royale de Bretagne et d'Anjou, employé dernièrement à l'organisation des armées vendéennes comme major, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Marié à demoiselle de Biré, a huit enfants.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 282
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
04 janvier 2013
Béraud du Pérou
BERAUD-DU-PÉROU (DE), famille noble, originaire de Guienne.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 280
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
- Nicolas DE BERAUD, écuyer, conseiller du roi, lieutenant particulier, au présidial de Saintes, garde des sceaux en la cour des aides de Guienne, épousa, le 15 avril 1653, Marguerite Aymard, fille de messire Jacques Aymard, seigneur du Pérou, conseiller du roi en ses conseils d'Etat. Il eut de ce mariage :
- François-Ignace De BERAUD, écuyer, seigneur du Pérou, né le 25 septembre 1662, nommé à la charge de conseiller et garde des sceaux en la cour des aides de Bordeaux, par provisions du 12 juillet 1693, reçu en ladite cour, le 31 août suivant. Il épousa Marie-Madeleine Dejean, de laquelle il laissa :
- Joseph, dont l'article suit ;
- Alexandre, chanoine de la cathédrale de Saintes ;
- Jeanne-Françoise, morte fille.
- Joseph BERAUD, écuyer, seigneur du Pérou ; capitaine d'infanterie dans le régiment de Beauce, mort brigadier des armées du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il avait épousé, le 5 septembre 1725, Catherine Huon, fille de messire Jérémie Huon, écuyer. De ce mariage-vinrent :
- Claude, diacre, mort à Saintes ;
- Joseph-Ignace, écuyer, marié en premières noces à N*** d'Aulnis Duvignau ; et en secondes noces à Victoire Beaupoil de Saint-Aulaire, existant sans enfants ;
- François, qui suit ;
- Charles-Jérémie, prêtre, massacré aux Carmes de Paris, en 1792 ;
- Marie-Catherine, mariée à messire Etienne-Simon de Cursay-de-Villers, écuyer, seigneur de Saint-André, et Bois-Roche ;
- Autre-Marie-Catherine, morte demoiselle à Versailles, en 1794.
- François BERAUD, chevalier, seigneur du Pérou, de Jarlac et Montils, Orville, Auvignac, la Ferrière et autres lieux, nommé garde de la marine, au département de Rochefort, par lettres du 9 août 1756, capitaine des vaisseaux du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort émigré à Montjoie, duché de Juliers, le 17 décembre 1792. Il avait épousé, demoiselle Marie-Justine Bidé de Maurville, fille de haut et puissant seigneur messire Bernard-Hippolite Bidé, comte de Maurvi IIe, seigneur de la Funelière, etc., lieutenant général des armées navales de Sa Majesté, vice-amiral, grand'croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, etc., et de demoiselle N*** de Brach. De ce mariage est issu :
- Hippolite-Charles-François de BERAUD-DU-PEROU, né le 7 février 1782, inspecteur-général des contributions directes et du cadastre.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 280
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
03 janvier 2013
Rodier de la Bruguière
RODIER DE LA BRUGUIÈRE, famille originaire d'Aurillac en Auvergne. Pierre Rodier, évêque de Carcassonne, qui en était membre, appela ses neveux en Languedoc, et les fit établir à Carcassonne, à Alais et à Anduze. La branche de Carcassonne et celle d'Alais sont éteintes ; il ne reste plus que celle d'Anduze. Cette dernière branche possédait depuis très long temps différents fiefs, pour lesquels, elle faisait hommage au comte d'Alais.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 279
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
- Antoine RODIER, seigneur de la Bruguière, se maria avec mademoiselle Marguerite Layre, de Nîmes, par acte du 17 mai 1745 ; il est mort le 27 novembre 1793. De ce mariage :
- Antoine, dont l'article suit ;
- François Albert, qui a confirmé la lignée, et dont l'article viendra.
- Antoine RODIER DE LA BRUGUIÈRE, né le 22 juillet 1745, s'est marié, le 2 février 1782, à Nîmes, avec mademoiselle Magdeleine Verdier de Lacoste. De ce mariage
- Elisabeth-Antoinette, née le 27 octobre 1782 ;
- Suzanne-Julie-Clarice, née le 30 juin 1784.
- b. François-Albert RODIER DE LA BRUGUIÈRE, né le 5 août 1755, frère du précédent, s'est marié, le 29 avril 1799, avec Elisabeth-Antoinette Rodier. De ce mariage sont issus :
- Antoinette-Ernest, né le 8 septembre 1800 ;
- Jules-François-Albert, né le 13 octobre 1802 ;
- Antoinette-Aline-Madeleine, née le 30 septembre 1810.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 279
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
31 décembre 2012
Famille de Chaignon
Pour le dernier article de l'année, voici la retranscription de la notice du Nobiliaire Universel de France sur la famille de Chaignon ainsi que le dessin du blason de cette famille. Bonne et heureuse année 2013 à tous et à toutes.
CHAIGNON (DE), famille noble, originaire du Périgord, actuellement établie dans les provinces de Bourgogne et de la Franche-Comté, département de Saône-et Loire et du Jura.
M. de Chaignon ainé, ayant le diplôme original de vicomte de Louvain, accordé à son grand oncle maternel Jean Van de Ven pour lui et ses hoirs mâles et femelles, qui n'a laissé pour héritier que sa sœur Ida Cornélia Van de Ven, mère de Jean-Anne-François-Joseph de Chaignon, qui, de son vivant, avait fait des démarches pour faire valoir ses droits au titre de vicomte ; mais que différentes circonstances ont rendues infructueuses ; M. de Chaignon aîné a cru devoir profiter du séjour que sa majesté l'empereur d'Autriche a fait en France pour en renouveler la demande ; en conséquence il a présenté une requête, et y a joint copie authentique du titre et des pièces nécessaires pour prouver sa descendance par sa grand'mère, de Jean Van de Ven, vicomte de Louvain. Sa majesté l'empereur d'Autriche a renvoyé cette affaire à la chancellerie de Vienne.
La famille de Chaignon porte : « d'azur, au lion d'or armé et lampassé de sable, empoignant de sa patte droite une épée d'argent à la garde d'or ; pour support à la droite un lion d'or, armé et lampassé de gueules ; à la gauche un lévrier d'argent accolé de gueules et bordé d'or, surmonté d'une couronne de marquis. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 274
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
CHAIGNON (DE), famille noble, originaire du Périgord, actuellement établie dans les provinces de Bourgogne et de la Franche-Comté, département de Saône-et Loire et du Jura.
- Albert DE CHAIGNON DESLANS, sieur du Puibarbacy, habitant au bourg de Courgniac en Périgord, est qualifié de noble et d'écuyer dans un contrat de mariage, du 14 mars 1522 ; il avait épousé Françoise d'Essalei, fille de noble Grimon d'Essalei, et d'Isabeau de la Romagère. De ce mariage vint :
- Hélie.
- Hélie DE CHAIGNON, écuyer, sieur de la Chapelle ; il avait épousé Françoise de Lasbroussas demoiselle. De ce mariage vinrent :
- Jean, dont l'article viendra ;
- Jeanne, dont on ne connait pas les destinées.
- Jean DE CHAIGNON DESLANS, écuyer, sieur de la Chabroulei, habitant au bourg de Courgniac, capitaine d'une compagnie de gens de pied ; il fut chargé, en 1589, par M. de Montpesat, gouverneur pour le roi en Périgord, d'assiéger le château du haut et bas Brussat. Par contrat de mariage du 3 août 1568, il avait épousé Perronne de la Martonie, fille de messire Gaston de la Martonie, chevalier de l'ordre du roi, seigneur de la Martonie, Brussat et Saint-Jean de Colle. De ce mariage vinrent :
- François, dont l'article viendra ;
- Jacques, qui a été tué ;
- Raimond, récollet profès, mort s'étant exposé pour panser les prisonniers à Bordeaux ;
- François, aussi récollet profès ;
- Françoise, mariée au sieur d'Arpes.
- François DE CHAIGNON DESLANS, écuyer, sieur du Puimorulier, avait épousé Marguerite Bardons de Brous demoiselle, duquel mariage vinrent :
- Jacques, dont l'article viendra ;
- Gaston, écuyer, sieur du Peichier, lequel est allé habiter ses biens en Limousin, Il est mort sans postérité.
- Jacques DE CHAIGNON, écuyer, sieur de la Champaigne, habitant au bourg de Courgneu. Il était officier au régiment de Gassion, cavalerie. Par contrat de mariage du dernier février 1661, il avait épousé Marguerite Mallet de Châtillon, dame de Leimonie, duquel mariage, vinrent :
- François-Antoine de Chaignon, écuyer, seigneur de la Chabroulei. Il était, en 1712, capitaine commandant du régiment de Varenne ; resté célibataire, il aliéna tous les biens substitués à ses frères. Il est mort en 1734, commandant un château de Châlons-sur-Saône, ayant une des deux compagnies de bas-officiers invalidés, les premières créées ;
- François, sieur de la Feuillade, mort célibataire ;
- Marc-François, dont l'article viendra ;
- Autre François, sieur du Cheiron, mort célibataire ;
- Françoise qui a été mariée ; on ignore le nom de son mari ;
- Marie, dont on ne connaît pas les destinées.
- Marc-François DE CHAIGNON, chevalier, seigneur de la Chapelle, né en 1669 ; il est entré au service fort jeune ; il a eu, le 1er mars 1701, la commission de capitaine de cavalerie au régiment de Montrevel ; il leva à ses frais sa compagnie en y sacrifiant sa fortune ; ayant fait les guerres de Flandres, et ayant été grièvement blessé à la tête, il se trouva forcé de quitter le service et mourut en 1741. Il avait épousé, en Brabant le 17 février 1703, Ida Cornélia Van de Ven, dame de Lathui, fille de Jacques Van de Ven et de Marie-Claire Stokmans, familles nobles et anciennes. Jean Van de Ven, frère d'Ida Cornélia, était receveur des états et bourguemestre de la ville de Louvain ; ayant trois fois délivré cette ville des ennemis à la tête des seuls bourgeois, il fut créé vicomte de Louvain, en 1711, par sa majesté Charles VI, roi d'Espagne. Le Diplôme, du 5 mai 1711 rend ce titre héréditaire à ses hoirs mâles et femelles. Il est mort garçon, et n'a laissé d'héritiers que le fils d'Ida Cornélia, sa sœur, dont l'article suit :
- Jean-Anne-François-Joseph DE CHAIGNON, chevalier, seigneur de Condal, lequel s'étant nommé Pierre dans tous ses autres actes, a déclaré et repris ses vrais noms de baptême dans son testament du 30 avril 1787. Il avait d'abord embrassé le service militaire du roi ; mais s'étant livré à la Diplomatie, il obtint en 1744, la place de résident du roi, près de la république de Valais, qu'il a occupée pendant quarante-quatre ans et jusqu'à sa mort, arrivée le 6 décembre 1787, recueillant des témoignages non interrompus de la satisfaction de ses services, des rois Louis XV et Louis XVI, de leurs ministres et généraux d'armées, et spécialement de M. le prince de Conti, avec lequel il avait correspondu pendant les guerres d'Italie. Deux fois il a été chargé par des pleins pouvoirs du roi Louis XV, de renouveler avec l'Etat de Valais, la capitulation du régiment Suisse de Courten. En 1759, alors âgé de cinquante-six ans, il épousa, de l'agrément du Roi, Louise-Françoise-Catherine de Quartery, fille de Joseph Adrien de Quartery, seigneur Vidame de Massonger et d'Aviaz, dont la famille est une des plus anciennes du Valais, et d'Anne-Marie Debons ; de ce mariage vinrent :
- Maurice-Théodule-Pierre-Louis-Philippe-Marc-Georges, dont l'article viendra ;
- Pierre-Louis-Antoine-Pancras, qui forme une seconde branche rapportée ci-après ;
- Marie-Louise-Victoire, née à Sion, le 20 mai 1761, veuve de M. le chevalier Vincent de Courten, capitaine au régiment de son nom, au service de sa majesté le roi de Sardaigne ;
- Marie-Elisabeth-Adélaïde, née le 30 septembre 1763, a épousé M. Charles Debons, colonel retiré du service de France ;
- Marie-Patience, née le 1er mai 1765, a épousé M. du Fay, seigneur de Tavai, officier retiré du service de France, magistrat en Valais ;
- Marie-Louise-Patience, née le 7 juin 1771, épousé, en premières noces, M. Adrien de Preux, mort au service d'Angleterre, et ensuite M. de la Fargue, lieutenant-colonel au service de France ;
- Anne-Marie-Sophie, née le 30 décembre 1792, a épousé M. Gaspard-Melchior de Quartey,
- Marie-Clotilde, née le 8 octobre 1775, veuve de M. le colonel Villerme, et six autres, tous morts en bas âge ; ce qui fait quatorze enfants.
- Maurice-Théodule-Pierre-Louis-Philippe-Marc-George DE CHAIGNON, chevalier, né en Valais, le 25 avril 1761, a eu pour parrain l'Etat de Valais, et par lui naturalisé Valaisans, par ce motif de l'agrément du roi. Ii a servi dans le régiment Suisse de Courten, jusqu'au 1er janvier 1790 ; le 20 novembre 1787, il avait été reçu membre de la noblesse des Etats de Bourgogne dans le ressort desquels il possédait le fief de Lamotte ; et, par la mort de son père, la terre de Condal en toute justice dans le château de laquelle il habite avec sa famille. Il s'est marié en Lorraine, le 27 avril 1789, avec Marie-Catherine-Antoinette-Adélaïde Quenel, fille de Nicolas-Charles Quenel, écuyer, secrétaire honoraire du roi, receveur des finances à Vic, et de dame Françoise de la Marc ; duquel mariage sont nés :
- Maurice-Antoine-Pascal, né le 24 janvier 1798 ;
- Flavien-Joseph, né le 23 octobre 1802 ;
- Louise-Aimée, née le 10 mars 1790, mariée le 15 mai 1809, à M. Charles-Hector-Jean-Catherine. Fontaine ;
- Marie-Françoise-Louise-Adèle, née le 23 mars 1797 ;
- Marie-Madeleine-Laure, née le 12 janvier 1803, morte en bas âge.
- b. Pierre-Louis-Antoine Pancras de Chaignon, chevalier, né à Sion en Valais le 13 décembre 1767, second fils de Jean-Anne-François-Joseph de Chaignon, habite Saint Amour, département du Jura. Il est membre du Conseil général de ce département. Il s'est marié le 11 novembre 1794, à Jeanne-Charlotte de Saint-Mauris, demoiselle, fille de Philibert Yoland de Saint-Mauris, seigneur du Ronchat en Bourgogne, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, lieutenant colonel du régiment royal, cavalerie, dans lequel il a servit quarante-quatre ans. Cette branche de Saint-Mauris, appelée autrefois d'Augerans, tenait à celle des Saint-Maurice, princes de Montbarey, à laquelle elle était substituée pour partie des biens de cette dernière branche. Pierre-Louis-Antoine Pancras de Chaignon, à la mort de son père en 1787, avait été réclamé par l'état de Valais auprès du ministre des affaires étrangères ; pour occuper la place du résident de France ; mais âgé alors de dix-neuf ans, son âge parut ne pas permettre de la lui accorder. De son mariage avec Jeanne-Charlotte de Saint-Mauris sont nés :
- Victor-Théobald, né le 3 octobre 1801 ;
- Antoine-Edouard, né le 8 janvier 1806 ;
- Marie-Françoise-Caroline née le 21 septembre 1795 ;
- Marie-Adrienne, née le 23 février 1809.
- Copie en forme de l'ordonnance de M. Hélie de Montozon, commissaire subdélégué de M. Claude Pellot, intendant de la généralité de Guyenne, commissaire exécuteur de la déclaration du roi des 8 février et 22 mars 1666, concernant la recherche de la fausse et véritable noblesse, par laquelle il est dit que Jacques et Gaston de Chaignon, écuyers, seigneurs de la Champaigne et du Peichier, ayant donné communication des titres d'après lesquels leur noblesse était prouvée et justifiée, ils soient maintenus dans leur possession immémoriale, et déchargés de l'assignation à eux donnée ; qu'en conséquence les titres produits seraient rendus auxdits sieurs de Chaignon frères, etc.
- Copie en forme du jugement de M. Claude Pellot, intendant de la généralité de Guyenne, commissaire député par les arrêtés du conseil des 25 février et 22 mars 1666, pour la représentation des titres de noblesse, et recherche des usurpateurs des titres de noblesse, écuyers ou chevaliers, par lequel jugement il se voit que les sieurs de Chaignon, Jacques et Gaston frères ont produit les titres nécessaires, pour prouver et justifier leur noblesse par filiation depuis Albert de Chaignon qualifié d'écuyer 1522 dans son contrat de mariage, et d'après quoi mon dit sieur l'intendant donne acte auxdits Jacques et Gaston de Chaignon, de la représentation de leurs titres et ordonne qu'ils soient inscrits dans le catalogue des nobles de la sénéchaussée de Périgueux.
- Copie en forme du procès-verbal des États de Bourgogne et du certificat de Messieurs les commissaires chargés de la vérification des titres, du 20 novembre 1787, délivré à Messire Maurice-Théodule-Pierre-Louis-Philippe-Marie-George de Chaignon, chevalier, par lequel il a été reconnu bon gentilhomme, noble non seulement mais de la qualité requise pour avoir entrée, séance et voix délibérative à la chambre de la noblesse desdits états, les titres produits remontants depuis lui présenté jusqu'à François de Chaignon son trisaïeul.
M. de Chaignon ainé, ayant le diplôme original de vicomte de Louvain, accordé à son grand oncle maternel Jean Van de Ven pour lui et ses hoirs mâles et femelles, qui n'a laissé pour héritier que sa sœur Ida Cornélia Van de Ven, mère de Jean-Anne-François-Joseph de Chaignon, qui, de son vivant, avait fait des démarches pour faire valoir ses droits au titre de vicomte ; mais que différentes circonstances ont rendues infructueuses ; M. de Chaignon aîné a cru devoir profiter du séjour que sa majesté l'empereur d'Autriche a fait en France pour en renouveler la demande ; en conséquence il a présenté une requête, et y a joint copie authentique du titre et des pièces nécessaires pour prouver sa descendance par sa grand'mère, de Jean Van de Ven, vicomte de Louvain. Sa majesté l'empereur d'Autriche a renvoyé cette affaire à la chancellerie de Vienne.
La famille de Chaignon porte : « d'azur, au lion d'or armé et lampassé de sable, empoignant de sa patte droite une épée d'argent à la garde d'or ; pour support à la droite un lion d'or, armé et lampassé de gueules ; à la gauche un lévrier d'argent accolé de gueules et bordé d'or, surmonté d'une couronne de marquis. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 274
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
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