13 octobre 2005

Nobiliaire de Provence : Estienne

Annuaire de la noblesse de France - 1862
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036590
pages 241 à 243
NOTICE SUR LA MAISON D'ESTIENNE.
BRANCHE DES SEIGNEURS DE SAINT-JEAN DE LA SALLE, DE BREGANÇON, D'ORVES, COMTES DE CHATEAUVIEUX, ANCIENS SEIGNEURS DE MONTFURON, BOURGAS, ETC.,
COMTES DE ROUSSET DE PRUNIERES, COMARQUIS DE SAVINES, COMTES DE LABAUME, ANCIENS SEIGNEURS DE VAL-GODEMART, VAUGINES, ETC., ETC.,
EN DAUPHINE ET EN PROVENCE.

ARMES : de gueules, à la bande d'or, accompagnée en chef d'un gland du même, vêtu, tigé et feuillé; en pointe d'un besant d'or; au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or. ? Supports : deux sauvages (alias : deux griffons d'or). -- Cimier : un casque à trois plumes tourné de face.

L'origine de cette famille est la même que celle des d'Estienne de Lioux-Chaussegros. (Voyez l'Annuaire de 1856, p 274.) L'abbé Robert de Briançon, et après lui ceux qui l'ont copié, les regardent sans preuves comme deux familles distinctes. Maynier, plus indépendant, constate l'identité d'origine.

Cette branche remonte noble Honoré d'Estienne, ainsi qualifié dans les preuves de noblesse faites par-devant M. de Belleguise, délégué du roi, le 23 janvier 1669. Honoré, qui a le titre d'écuyer dans divers actes, était fils d'Antoine d'Estienne, coseigneur de Lambesc, et de Marguerite de Rostargue, ce dont fait foi son acte de mariage (1491, notaire Boissier, à Aix) avec Anne de Glandevès. Il épousa en secondes noces Madeleine d'Autrans, et mourut la même année qu'elle, en 1517. Leur tombeau, élevé dans L'église des PP. Observantins, portait l'épitaphe : hic jacent ossa nobilis viri Honorati Stephani et Magdaless? d'Autrans ejus consortis obierunt...., anno 1517.

Honoré d'Estienne fut père de 1° Jean, marié à Antoinette de Meyran d'Ubaye; 2° Louis, marié à Marguerite de Castillon, auteur des branches de Saint-Jean de la Salle et d'Orves-Châteauvieux ; 3° André, archevêque d'Aix en 1567.

Cette famille a produit de nombreuses illustrations du barreau et de l'épée, entre lesquelles on doit citer d'abord François d'Estienne de Saint-Jean, président à mortier au parlement d'Aix, auteur de décisions encore célèbres dans la jurisprudence, un des hommes les plus illustres de son temps, dit Nostradamus, qui donne une description pompeuse de ses funérailles ; son fils Gabriel, aussi président à mortier au parlement de Grenoble, marié à Philippine de Rousset de Prunières dont il ajouta le nom au sien ; Scipion d'Estienne de Montfuron, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre de Louis XIII ; François de Montfuron, aussi chevalier, gentilhomme de la chambre de Gaston d'Orléans; un maréchal de camp, nommé par Louis XVIII lieutenant général lors de l'organisation royale du Midi; un capitaine de vaisseau et plusieurs autres militaires morts au service du roi ; trois trésoriers généraux de France ; un président du bureau des trésoriers généraux de France, un receveur général des finances, plusieurs conseillers au parlement et à la cour des comptes, un président aux enquêtes au parlement de Grenoble, des syndics et consuls de la ville d'Aix, des députés de la noblesse, plusieurs chevaliers de Saint-Louis et de Malte, des archevêques et évêques, un camérier secret du pape, etc., etc.

Alliances (depuis la séparation des branches) : Glandevès, Pontevès de Buoux. Arcussia, Villeneuve-Bargemont, Alleman de Puvelin, Castellane de Salerne, la Tour du Pin Montauban, Forbin-Gardanne, Moreton de Chabrillan, Castillon, Martiny, Bougerel, Roux Saint-Estève, Miollis, Novaro de Châteauvieux, Rostaing de Portes, Lagarde, Tourtoulon de la Salle.

1 commentaire:

CHATENOUD a dit…

Le rattachement des ESTIENNE de St-Jean aux ESTIENNE-CHAUSSEGROS de Lious est plus qu'improbable...

Après avoir initialement tenté, dans le prolongement de certains auteurs, notamment du 18ème siècle, de démontrer l?origine commune des différentes branches ESTIENNE identifiées en Provence, Comtat Venaissin et Dauphiné, il nous est apparu que ces raccordements revendiqués reposaient sur un grand nombre d?incohérences et d?invraisemblances.

C?est pourquoi il nous paraît beaucoup plus vraisemblable de suivre le Baron du ROURE et le Marquis de BOISGELIN, qui attribuent aux "autres familles ESTIENNE" , une même origine « judaïque » commune, en s?appuyant sur des sources qui paraissent indiscutables .

Pour toutes ces branches « secondaires » des ESTIENNE, il y aurait bien une origine commune, mais, suivant le Marquis de BOISGELIN :
« L?auteur de la famille ESTIENNE, juif de nation, du nom de COHEN, eut trois fils, Jacob, José-Gabriel et Peres-Gabriel COHEN. Ils embrassèrent la foi catholique en 1501 et se firent baptiser sous le nom commun d?ESTIENNE, que leurs descendants ont toujours porté avec honneur et non sans illustration. Rien n?indique leur ordre de naissance. »

Il est certain que la fortune initiale des fondateurs de ces « nouvelles » familles ESTIENNE, ainsi que les alliances honorables qu?ils contractèrent immédiatement avec les grandes familles provençales, ainsi que l?incontestable talent dont ses membres firent preuve dans le commerce, mais aussi au Parlement de Provence, favorisèrent leur insertion dans l?élite provençale et leur insertion dans la noblesse.

Il est aussi très compréhensible, dans le contexte social des 17ème et 18ème siècles, que ses membres aient cherché à faire oublier cette origine peu conforme aux « normes ». Il est également probable, qu?en jouant sur une homonymie qui n?était sans doute pas fortuite, ils aient, avec la connivence de certains auteurs, tenté, et reconnaissons le, partiellement réussi, de s?attribuer une ascendance alors considérée comme plus avantageuse?

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