17 décembre 2006

La France pontificale : François Guiramand

Source : La France pontificale, Honoré Fisquet.
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204180j/f99.item
Armes : écartelé au 1er et au 4e, d'or, à l'épervier de sable longé de gueules et grilleté d'argent ; au 2e et au 3e de gueules à trois pals d'or, et une cotice de sable brochant sur le tout.
46. — FRANÇOIS Ier GUIRAMAND (1513-1536).

Neveu d'Antoine Guiramand son prédécesseur sur le siège de Digne, François Guiramand était fils de Pierre Guiramand, seigneur de la Gremuse, de la Pêne et de la Durane, conseiller et maître d'hôtel de Charles d'Anjou, comte de Provence, et de Jacqueline d'Isnard. Son père vivait encore lorsque la Providence l'appela aux fonctions élevées de l'épiscopat ; il avait été auparavant précenteur du chapitre de Digne en 1507. Gassendi rapporte avoir entendu dire qu'il avait été prévôt de Barjols, mais il ajoute n'avoir trouvé que des actes dans lesquels il est question de Marcellin Guiramand et non de François.

Des actes authentiques constatent que François Guiramand était qualifié évêque dès l'année 1513.

Trois ans après, il alla assister au concile de Latran, célébré sous Léon X. En effet, à la onzième session, qui eut lieu en 1516, le 19 décembre, dans l'énumération de ceux qui y assistèrent, on lit : Le Révérend Père François de Digne. Et plus bas parmi les votes : Approuvé par 1'évêque de Digne, sans préjudice de son Eglise. Dans la douzième session, tenue le 16 mars 1547, le révérend Père François de Digne est également mentionné parmi les membres présents.

Plus tard, en 1519, il assista au chapitre dans lequel fut acceptée l'union du prieuré de Saint-Nicolas de Bras, dans le diocèse de Riez, à la mense capitulaire ; cette union avait été accordée par une bulle du pape Léon X, du 20 février 1513. François Guiramand vendit pour trois cents livres, appliquées aux besoins de l'évêché, tout ce qui était au-dessous du château de l'évêque, de l'église attenante, et la petite place qui vient après, et qui formait le jardin de l'évêché dans lequel on descendait par l'endroit où on avait élevé le jeu de paume soutenu par trois grandes voûtes.

En 1516, il fut dressé un inventaire des revenus des bénéfices de toute la France. Pierre de Brandis fut commis pour ce travail dans la Provence, et il constata que les revenus de tout le diocèse de Digne, y compris l'évêché, le chapitre et tous les autres bénéfices ne dépassaient pas cinq mille huit cent quarante-six florins un sou et quatre deniers tournois ; par conséquent, le dixième à percevoir par le roi s'éleva à cinq cent quatre-vingt-quatre florins sept sous et quatre deniers, ce qui fait trois cent cinquante francs soixante-quinze centimes.

François Guiramand fit plusieurs statuts en 1532 ; nous ne savons pas s'il assista en 1533, à l'union du prieuré de Notre-Dame de l'Etoile, du lieu de Châteauneuf, dans le diocèse de Sisteron, à la mense capitulaire, union conclue pour cause d'échange, après la résignation faite entre les mains du Pape, par Philippe Guiramand, chanoine, comme on le voit dans une bulle du pape Clément VII, datée du 12 juin 1532.

On trouve la mort de François Guiramand arrivée le 25 mai 1536, mentionnée en marge du Martyrologe, au 3 des calendes de juin : Aujourd'hui, en l'année 1536, est mort et a été enseveli le révérend Père en Jésus-Christ et Seigneur François Guiramand, évêque de Digne.

François Guiramand portait les mêmes armoiries que son oncle.

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