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03 janvier 2012

AD 73 Archives Départemantales de la Savoie

Depuis le 1er janvier 2012, l'accès aux archives en ligne de la Savoie est devenu gratuit.

L'adresse : http://www.savoie-archives.fr

Pour en savoir plus, voir l'article de GénéInfos sur le sujet.

17 avril 2009

Compléments sur la famille Morand

Source : Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départemens du Mont-Blanc et du Léman Par Jean Louis Grillet Publié par Puthod, 1807

Complément à la description de la famille Morand dans le nobiliaire de Savoie.

La Maison Morand également distinguée dans la magistrature et dans l'état militaire, compte parmi ses ancêtres, noble Antoine Morand, nommé, avant l'an 1500, châtelain soit commandant militaire du Pont-d'Ain, par Marguerite d'Autriche, épouse de Philibert le Beau, duc de Savoie. Justinien Morand, arrière petit-fils du précédent, eut trois fils employés au service de l'État :
  1. Claude Morand, baron de Grilly, conseiller de S. A. R. maître auditeur en la Chambre des comptes de Savoie, le 12 septembre 1648, et ensuite trésorier général du duché.
  2. Jean-Pierre Morand, trésorier général des guerres.
  3. Louis Morand, maître auditeur de la Chambre des comptes, le 19 avril 1655.
Les fils de ce dernier formèrent les deux branches de la Maison Morand aujourd'hui existante à Chambéry.

Morand (Claude-François), patrimonial de la Chambre des comptes, le 13 juillet 1680, eut Joseph, commandant du Fort de la Brunette ; Jean-Pierre, capitaine dans Chablais ; Jean-Baptiste, marié à dame Anne de Mellarède, aujourd'hui madame de Gilly ; Jean-Pierre Morand, capitaine dans le régiment de Chablais, qui, de dame Anne Favier-Dunoyer, a eu Francelline Morand, épouse de Mr Joseph Maistre, sénateur au sénat de Savoie, ensuite président de la royale audience de Cagliari ; Mr François Morand, officier dans le régiment des Gardes ; et Joseph Morand de Confignon, major dans les grenadiers royaux, marié à dame Clémentine Costa, de laquelle sont nés Mess. Édouard, Alphonse, Gustave, et dame Flavie Morand, épouse de M. de Ricaldon.

Morand (Jean-Pierre), baron de S. Sulpice, fils du susd. Louis, fut capitaine au service de France dans le régiment de Picardie, il eut de dame Félice Salteur : Claude-François-Alexandre Morand, baron de Montfort et de S-Sulpice, officier dans le régiment des Gardes, pendant la guerre de 1733 à 1736 ; aide-major de la brigade des Gardes, pendant celle de 1742, mort l'an 1784. Il eut de dame Anne Chevillard son épouse, 6 fils qui se sont tous distingués dans la dernière guerre, et 4 filles, savoir :
  1. M. Pierre-Gabriel Morand de Montfort, premier écuyer et gentilhomme de la Chambre du duc de Chablais, colonel du régiment de Maurienne, commandant de la ville et province de Tortone.
  2. M. Eugène Morand de S. Sulpice, dans le régiment des Gardes avec le grade de colonel, blessé le 28 avril 1794, à la défense de la redoute de la Tanarde, nommé, en 1798, colonel du régiment d'Aoste-infanterie, ensuite commandant de la ville et province de Novarre.
  3. Alexandre Morand, mort en 1793, capitaine dans Savoie-infanterie.
  4. M. Joseph-Clément Morand De La Motte, dans le régiment des Gardes avec le grade de lieutenant colonel.
  5. M. Noël Morand S. Sulpice, capitaine dans Piémont R. cavalerie.
  6. M. Joseph-Nicolas Morand S. Sulpice, gentilhomme de bouche du duc de Chablais, capitaine dans Savoie-cavalerie, et ensuite avec le même grade dans l'Etat major général.
  7. Thérèse Morand S. Sulpice, épouse de Benoit Lambert-Soirier, brigadier dans l'armée Sarde, et colonel du régiment de Genevois.
  8. Mad. Anne Morand S. Sulpice, mariée en premières noces, à Joseph-François-Marie Provana, comte de Collegno, et en secondes, à M. Charles-Antoine Piossasco De Scalenghe.
  9. Mad. Marie-Laure Morand S. Sulpice, épouse de Mr De La Serraz.
  10. Mad. Henriette Morand S. Sulpice, mariée, en premières noces, à Frédéric Millet, marquis d'Arvillars, et en secondes, à M. Joseph De Luserne, aujourd'hui gouverneur du palais impérial de Stupinis.

10 mars 2009

La famille d'Escherny

ESCHERNY (D'), famille noble de race et d'extraction, originaire de Savoie, et établie à Paris.

Lettres de reconnaissance de noblesse en faveur du sieur François-Louis d'Escherny, comte du Saint-Empire, et ancien chambellan de la cour de Wurtemberg.
Louis, par la grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l'état, roi des Français, à tous, présents et à venir, salut :

Notre cher et bien amé le sieur François-Louis d'Escherny, chanoine du chapitre noble de la cathédrale de Colberg, en Poméranie, nous a fait représenter qu'il espère de notre justice que nous voudrons bien lui conserver dans notre royaume les honneurs et prérogatives attachas à sa naissance, et dont sa famille, originaire de Savoie, transplantée successivement au canton de Berne, dans la principauté de Neuchâtel en Suisse, et agrégée à la noblesse de l'empire, est en possession depuis plusieurs siècles, ainsi qu'il est justifié, par les titres qu'il a mis sous nos yeux, et qui ont été vérifiés par le généalogiste de nos ordres, etc., etc., que tous les degrés de sa filiation sont appuyés de plusieurs actes civils originaux ou expéditions en forme authentique, portant tous qualification caractéristique et constante de noblesse, etc. ; que le 2 juin 1787, il a fait à Berlin ses preuves d'ancienne noblesse, et a obtenu du roi de Prusse actuellement régnant des lettres patentes par lesquelles ce souverain le reconnaît bon et ancien gentilhomme de la principauté de Neuchâtel, etc. A ces causes, de l'avis de notre conseil, nous avons reconnu et, par ces présentes signées de notre main, reconnaissons ledit sieur François-Louis d'Escherny pour être issu d'ancienne race et noblesse d'extraction, etc. En foi de quoi nous avons signé et fait contresigner ces dites présentes, auxquelles nous avons fait apposer le sceau de l'état, à Paris, au mois de décembre l'an de grâce 1789, et de notre règne le seizième. Signé Louis. Plus bas, par le roi, DE S.-PRIEST. Visa archevêque de Bordeaux. »
Toutes les preuves ci-dessus, d'ancienne noblesse féodale par possession, sans origine connue, et qui se perd dans la nuit des temps, ont été faites par le comte François-Louis d'Escherny, chez M. Chérin, dont on connaît l'exactitude, la fidélité et la rigueur.
  1. Noble Jean-François D'ESCHERNY, né en décembre 1699, bourgeois de Nion, canton de Vaud et de Neuchâtel, en Suisse, marié, en 1733, à noble dame de Pourtalés ou Portalés. De ce mariage vinrent :
    1. François-Louis, qui suit ;
    2. Anne d'Escherny, mariée à noble Jean de Fries, comte du Saint-Empire. Elle a eu pour fils Maurice de Fries, comte du Saint-Empire, marié à la princesse de Hohenloe, et deux filles, l'une mariée au comte de Shoenfeld, ambassadeur de Saxe à Vienne, en Autriche ; et l'autre au comte de Haugwitz.

  2. François-Louis D'ESCHERNY, comte du Saint-Empire, et ancien chambellan de la cour de Wurtemberg, né le 24 novembre 1733, marié, en janvier 1771, à noble demoiselle Marie-Anne-Elisabeth-Émelie, fille de noble Jean-Baptiste-Isaac de Brissac, seigneur de Soxey, la Colombe, Pailleroles, etc. De ce mariage vient :

  3. Abraham-François-Louis, comte D'ESCHERNY, né en décembre 1777, marié à noble dame Mélanie-Thérèse Bourlet, dont :

  4. Arthur-Louis D'ESCHERNY, né le 22 août 1811.
Armes : « D'azur à trois bandes d'argent ; au chef d'or chargé de trois tourteaux de gueules. Pour supports : deux lions, avec la couronne de comte. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 472
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861