07 mai 2005

Chronique de la descendance de Auban RÉMUSAT

Mon précédent message concernant la descendance d'Auban R. comportait deux erreurs relevées par Mme Bénédicte Savornin. Merci Bénédicte.

1. Marthe R. x Jean Ebrard n'est pas fa. de Jean fs d'Auban mais fa d'Antoine et Suzanne Silve.

2. Jeanne R. n'est pas fa de Auban et Catherine Martin mais d'André R. et Marthe Vernet. Ledit André est fs d'Antoine et Catherine Rougon, frère de Auban.
Première génération

1. Auban RÉMUSAT est décédé le 18 juin 1647. Auban a épousé (1) Catherine MARTIN, fille de Etienne MARTIN et Jeanne RÉMUSAT. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 2 M i. Balthazar RÉMUSAT est né en 1597, et est décédé le 2 novembre 1682.
+ 3 M ii. Jean RÉMUSAT.
+ 4 M iii. Antoine RÉMUSAT.
+ 5 F iv. Marguerite RÉMUSAT.
+ 6 M v. François RÉMUSAT.
7 F vi. Anne RÉMUSAT. Anne a épousé Jean ARMAND le 2 février 1614.
8 F vii. Louise RÉMUSAT. Louise a épousé Jean SAVOURNIN en 1622.
Auban a également épousé (2) Marthe SILVE, fille de Joseph SILVE et Marthe SAVORNIN, le 21 décembre 1606 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 9 M viii. Jacques RÉMUSAT est décédé avant 1700.
Deuxième génération

2. Balthazar RÉMUSAT (Auban) est né en 1597. Il est décédé le 2 novembre 1682 à Seyne-les-Alpes. Balthazar a épousé Isabeau ASTIER, fille de ASTIER. Isabeau est née en 1600. Elle est décédée le 27 février 1674 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 10 F i. Françoise RÉMUSAT est décédée le 19 septembre 1719.
+ 11 M ii. Pierre RÉMUSAT.
+ 12 F iii. Sibille RÉMUSAT.
13 F iv. Louise RÉMUSAT. Louise a épousé Gaspard MARTIN le 25 juin 1656 à Seyne-les-Alpes.
14 M v. Jean RÉMUSAT.
+ 15 F vi. Marguerite RÉMUSAT est décédée le 15 décembre 1715.
+ 16 M vii. Jean François RÉMUSAT.
3. Jean RÉMUSAT (Auban). Jean a épousé Jeanne ISOARD le 26 novembre 1626 à Embrun, Hautes-Alpes, France. Jean et Jeanne ont eu les enfants suivants:
+ 17 M i. Jean RÉMUSAT.
4. Antoine RÉMUSAT (Auban). Antoine a épousé Suzanne SILVE le 6 juin 1617. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 18 F i. Marthe RÉMUSAT.
5. Marguerite RÉMUSAT (Auban). Marguerite a épousé (1) Jean Antoine JURAMY avant 1612. Jean est décédé avant 1625. Marguerite a également épousé (2) Pierre MATHIEU, fils de Grégoire MATHIEU et Jeanne CHABOT, le 13 novembre 1630 à Montclar. Ils ont eu les enfants suivants:
19 F i. Marie MATHIEU. Marie a épousé Pons ARNAUD le 7 février 1655 à Montclar.
+ 20 M ii. Louis MATHIEU est décédé le 25 avril 1691.
6. François RÉMUSAT (Auban). François a épousé Anne JURAMY le 23 février 1621 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
21 M i. Pierre RÉMUSAT. Pierre a épousé (1) Marguerite CASTEL, fille de Alexandre CASTEL et Jeanne LAUGIER, le 12 février 1663 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France.Pierre a également épousé (2) Marguerite PAULET le 30 janvier 1673 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France. Pierre a également épousé (3) Jeanne SÉAS le 15 mai 1674 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.

22 F ii. Jeanne RÉMUSAT. Jeanne a épousé Sébastien RICARD le 10 janvier 1672 à Saint-Martin, Marseille, Bouches-du-Rhône, France.

23 F iii. Marguerite RÉMUSAT. Marguerite a épousé Jean CHASTILLON le 26 août 1673 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.

24 F iv. Magdeleine RÉMUSAT. Magdeleine a épousé Pierre PIOLLE le 6 janvier 1657 à Seyne-les-Alpes.
9. Jacques RÉMUSAT (Auban) est décédé avant 1700. Jacques a épousé Marthe GUILHERMY. Marthe est décédée avant 1684. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 25 M i. Hyacinthe RÉMUSAT est né environ 1657.

+ 26 M ii. Pierre RÉMUSAT est né en 1665.

+ 27 M iii. Louis RÉMUSAT.
Troisième génération

10. Françoise RÉMUSAT (Balthazar, Auban) est décédée le 19 septembre 1719. Françoise a épousé Balthazar ARNAUD, fils de Anthoine ARNAUD, le 12 février 1652 à Saint-Pons-de-Seyne. Balthazar est né en 1633. Il est décédé le 18 octobre 1688 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 28 M i. Pons ARNAUD est décédé en 1710.

29 M ii. Joseph ARNAUD.

+ 30 M iii. Balthazar ARNAUD.

31 F iv. Catherine ARNAUD. Catherine a épousé Louis ARNAUD le 10 janvier 1684 à Saint-Pons-de-Seyne.

32 F v. Marguerite ARNAUD. Marguerite a épousé Claude CEZILLY le 6 février 1688 à Saint-Pons-de-Seyne.

33 M vi. Jacques ARNAUD. Jacques a épousé Thérèse ARNAUD le 26 décembre 1693 à Saint-Pons-de-Seyne.
11. Pierre RÉMUSAT (Balthazar, Auban). Pierre a épousé Marguerite DE BOLLOGNE le 3 avril 1655. Marguerite est décédée le 14 octobre 1672 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 34 M i. Louis RÉMUSAT.
12. Sibille RÉMUSAT (Balthazar, Auban). Sibille a épousé Antoine JURAMY le 19 juillet 1638 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
35 M i. Jean JURAMY. Jean a épousé Marguerite ARNAUD le 22 décembre 1674 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
15. Marguerite RÉMUSAT (Balthazar, Auban) est décédée le 15 décembre 1715. Marguerite a épousé Jean Louis BAILLE, fils de Barthélémy BAILLE et Suzanne LAUGIER, le 16 juillet 1645 à Seyne-les-Alpes. Jean est né le 25 avril 1627 à Couloubroux. Il est décédé le 17 janvier 1698 à Couloubroux. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 36 M i. Balthazar BAILLE.

37 F ii. Anne BAILLE. Anne a épousé Jean LOMBARD le 22 janvier 1692 à Couloubroux, Seyne-les-Alpes.

38 F iii. Madeleine BAILLE. Madeleine a épousé Jean Pierre ROUX le 10 février 1698 à Couloubroux.

39 F iv. Louise BAILLE. Louise a épousé Charles Esprit ARNAUD, fils de Jean ARNAUD et Marie ROUX, le 22 janvier 1692 à Couloubroux.

40 F v. Marie BAILLE. Marie a épousé Pierre LIOTARD le 23 mars 1677 à Couloubroux.

41 M vi. Jean Joseph BAILLE. Jean a épousé Marguerite SAVOURNIN le 25 février 1699 à Seyne-les-Alpes.

42 F vii. Suzanne BAILLE. Suzanne a épousé Joseph RÉMUSAT, fils de Jean RÉMUSAT et Madeleine ARNAUD, le 7 juin 1686 à Couloubroux.
16. Jean François RÉMUSAT (Balthazar, Auban). Jean a épousé Catherine REYBAUD avant 1669. Ils ont eu les enfants suivants:
43 F i. Anne RÉMUSAT. Anne a épousé Jacques ARNAUD, fils de Honoré ARNAUD et Anne DAUMAS, le 7 février 1695 à Saint-Pons-de-Seyne.

+ 44 M ii. Balthazard RÉMUSAT.

+ 45 M iii. Joseph RÉMUSAT.

46 F iv. Marguerite RÉMUSAT. Marguerite a épousé Antoine PIOLLE le 14 juin 1688 à Saint-Pons-de-Seyne.
17. Jean RÉMUSAT (Jean, Auban). Jean a épousé (1) Marguerite LIONS le 14 décembre 1642. Ils ont eu les enfants suivants:
47 F i. Catherine RÉMUSAT. Catherine a épousé Antoine LAUGIER le 11 février 1686 à Saint-Pons-de-Seyne.

+ 48 F ii. Isabeau RÉMUSAT.

49 F iii. Marthe RÉMUSAT. Marthe a épousé Gaspard DE LAYDER le 4 janvier 1673 à Saint-Pons-de-Seyne.

+ 50 M iv. Joseph RÉMUSAT.

+ 51 M v. Jean RÉMUSAT.

52 F vi. Catherine RÉMUSAT. Catherine a épousé Antoine LAUGIER.

53 F vii. Lucresse RÉMUSAT. Lucresse a épousé Jean ISOARD le 11 janvier 1661 à Seyne-les-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, France.
Jean a également épousé (2) Aurianne BONNET le 23 mars 1686 à Embrun, Hautes-Alpes, France.

18. Marthe RÉMUSAT (Antoine, Auban). Marthe a épousé Jean EBRARD le 11 février 1638 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
54 M i. Jean EBRARD. Jean a épousé Marguerite VITAL le 2 août 1674 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France.

55 M ii. Joseph EBRARD. Joseph a épousé Isabeau ACHARD le 28 décembre 1720 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
20. Louis MATHIEU (Marguerite RÉMUSAT, Auban) est décédé le 25 avril 1691 à Saint-Pons, Seyne-les-Alpes. Louis a épousé Jeanne SAVORNIN, fille de Jean Antoine SAVORNIN et Françoise BAILLE. Jeanne est née le 29 août 1637 à Seyne-les-Alpes. Elle est décédée le 26 juillet 1718 à Saint-Pons, Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 56 M i. Pierre MATHIEU est né en 1657, et est décédé le 3 juin 1729.
25. Hyacinthe RÉMUSAT (Jacques, Auban) est né environ 1657. Hyacinthe a épousé (1) Anne CONSTANS le 16 mai 1684 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Anne est née environ 1660. Ils ont eu les enfants suivants:
57 M i. Noël Justinien DE RÉMUSAT. Noël a épousé Clère MASNIER le 15 février 1735 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.

+ 58 M ii. Charles DE RÉMUSAT.

59 F iii. Marie DE RÉMUSAT. Marie a épousé François GUYS le 2 mars 1720 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Hyacinthe a également épousé (2) Elisabeth GUITTON le 25 septembre 1724 à Auriol, Bouches-du-Rhône, France.
26. Pierre RÉMUSAT (Jacques, Auban) est né en 1665. Pierre a épousé (1) Anne GAZILLE le 10 mai 1687 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
60 M i. Jean Baptiste RÉMUSAT. Jean a épousé Elisabeth GAIL le 1 décembre 1722 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
Pierre a également épousé (2) Madeleine CHARPUIS le 10 novembre 1700 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Madeleine est née en 1684. Ils ont eu les enfants suivants:
61 F ii. Claire RÉMUSAT. Claire a épousé Jean Baptiste MAGY le 14 novembre 1728 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.

62 F iii. Marie Madeleine RÉMUSAT est née en 1713. Marie a épousé Pierre DE LOMBART le 4 avril 1741 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Pierre est né en 1715.
27. Louis RÉMUSAT (Jacques, Auban). Louis a épousé Anne PORRY le 11 juin 1673 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 63 M i. Jacques RÉMUSAT.
Quatrième génération

28. Pons ARNAUD (Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est décédé en 1710 à Saint-Pons-de-Seyne. Pons a épousé Anne BAYLE, fille de Pierre BAYLE et Lucresse SERRET, le 26 avril 1690 à Le Vernet. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 64 F i. Françoise ARNAUD est née le 24 janvier 1692, et est décédée le 22 mars 1733.

65 F ii. Thérèse ARNAUD. Thérèse a épousé Jean EYSSAUTIER le 5 janvier 1714 à Saint-Pons-de-Seyne.

+ 66 M iii. Claude ARNAUD.
30. Balthazar ARNAUD (Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Balthazar a épousé Catherine REYNIER le 3 février 1683 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
67 F i. Marie Anne ARNAUD. Marie a épousé Jean SALVAT le 13 juin 1718 à Seyne-les-Alpes.

68 F ii. Marie Thérèse ARNAUD. Marie a épousé Antoine ROMAN le 4 août 1732 à Seyne-les-Alpes.

69 F iii. Thérèse ARNAUD. Thérèse a épousé Jean Pierre SALVAT le 4 février 1709 à Seyne-les-Alpes.

+ 70 M iv. Joseph ARNAUD.
34. Louis RÉMUSAT (Pierre, Balthazar, Auban). Louis a épousé (1) Isabeau BAYLE, fille de Pierre BAYLE et Lucresse SERRET, le 22 février 1694. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 71 M i. Pierre Louis RÉMUSAT.
Louis a également épousé (2) Jeanne SILVE le 31 juillet 1720 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
72 F ii. Marie Elisabeth RÉMUSAT. Marie a épousé Gaspard SAVORNIN, fils de Noël Charles SAVORNIN et Jeanne ARNAUD, le 17 juin 1737 à Saint-Pons-de-Seyne.
36. Balthazar BAILLE (Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Balthazar a épousé Marcelline GRANOUX, fille de Jean GRANOUX et Catherine DONADIEU, le 12 octobre 1694 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 73 F i. Suzanne BAILLE est décédée avant 1776.

+ 74 F ii. Anne BAILLE.

75 F iii. Agathe BAILLE. Agathe a épousé Jean BONNAFOUX le 3 février 1723 à Couloubroux, Seyne-les-Alpes.

+ 76 F iv. Marguerite BAILLE.

+ 77 M v. Joseph BAILLE est né le 16 janvier 1700, et est décédé le 9 août 1764.
44. Balthazard RÉMUSAT (Jean François, Balthazar, Auban). Balthazard a épousé Catherine REYBAUD, fille de Jean REYBAUD et Anne SAVORNIN, le 13 décembre 1688 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
78 F i. Anne RÉMUSAT. Anne a épousé Jacques SILVE le 2 mars 1707 à Saint-Pons-de-Seyne.
45. Joseph RÉMUSAT (Jean François, Balthazar, Auban). Joseph a épousé Madeleine SILVE le 2 mars 1707 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
79 M i. François RÉMUSAT. François a épousé (1) Jeanne MARTIN le 14 février 1741 à Saint-Pons-de-Seyne. François a également épousé (2) Marguerite JAUBERT le 13 janvier 1745 à Seyne-les-Alpes.

80 F ii. Catherine RÉMUSAT. Catherine a épousé Marcellin CHAUVET le 3 février 1740 à Saint-Pons-de-Seyne.
48. Isabeau RÉMUSAT (Jean, Jean, Auban). Isabeau a épousé Jacques SAVORNIN, fils de Jean Antoine SAVORNIN et Françoise BAILLE, le 29 janvier 1674 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
81 F i. Anne Marie SAVORNIN. Anne a épousé Jean François NAS DE ROMANÉE le 10 août 1699 à Seyne-les-Alpes.
50. Joseph RÉMUSAT (Jean, Jean, Auban). Joseph a épousé (1) Louise MAURIN. Joseph a également épousé (2) Anne GONTIER DE LANGE le 1 juin 1709 à Embrun, Hautes-Alpes, France. Ils ont eu les enfants suivants:
82 F i. Isabeau RÉMUSAT. Isabeau a épousé Antoine MAURIN, fils de Jean Ange MAURIN et Isabeau PASCALIS, le 28 décembre 1734 à Seyne-les-Alpes.
51. Jean RÉMUSAT (Jean, Jean, Auban). Jean a épousé Catherine COMMIERS le 2 juillet 1685 à Embrun, Hautes-Alpes, France. Ils ont eu les enfants suivants:
83 F i. Marie Marguerite RÉMUSAT.

84 M ii. Jean RÉMUSAT.
56. Pierre MATHIEU (Louis MATHIEU, Marguerite RÉMUSAT, Auban) est né en 1657. Il est décédé le 3 juin 1729. Pierre a épousé Isabeau CLARION. Isabeau est née en 1666. Elle est décédée le 22 décembre 1728. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 85 M i. Louis MATHIEU est né le 19 septembre 1692, et est décédé le 12 mars 1754.
58. Charles DE RÉMUSAT (Hyacinthe, Jacques, Auban). Charles a épousé Marie Anne DE CANDOLLE le 9 juillet 1748 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 86 M i. Augustin Laurent DE RÉMUSAT est né le 28 avril 1762, et est décédé le 15 mai 1823.

87 F ii. Claire Julie DE RÉMUSAT. Claire a épousé marquis Manfred DE FORESTA en 1769.

88 M iii. Pierre François DE RÉMUSAT est né le 4 octobre 1755 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Il est décédé le 7 février 1803.

89 M iv. Julien Gabriel DE RÉMUSAT est né le 14 janvier 1757 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
63. Jacques RÉMUSAT (Louis, Jacques, Auban). Jacques a épousé Magdeleine MAGY le 12 février 1715 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
90 M i. Jean Baptiste RÉMUSAT. Jean a épousé Marie GUILLERMY le 26 décembre 1745 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
Cinquième génération

64. Françoise ARNAUD (Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née le 24 janvier 1692 à Saint-Pons-de-Seyne. Elle est décédée le 22 mars 1733 à Saint-Vincent-les-Forts. Françoise a épousé Antoine LAUTARET, fils de André DE LAUTARET et Jeanne TOURNIAIRE, le 24 février 1710 à Saint-Pons-de-Seyne. Antoine est né le 26 octobre 1680 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 7 avril 1733 à Saint-Vincent-les-Forts. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 91 F i. Marianne LAUTARET est née le 18 février 1718, et est décédée le 10 juin 1773.

+ 92 M ii. capitaine châtelain Jean LAUTARET est décédé le 11 juillet 1762.

+ 93 M iii. Joseph LAUTARET.

+ 94 F iv. Anne LAUTARET.

+ 95 F v. Isabeau LAUTARET.

96 F vi. Thérèse LAUTARET. Thérèse a épousé Jean GIBAUD le 22 novembre 1741 à Saint-Vincent-les-Forts.
66. Claude ARNAUD (Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Claude a épousé Marie SAUVE, fille de Durand SAUVE et Clère BAYLE, le 15 juillet 1726 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 97 M i. Joseph Durand ARNAUD.

+ 98 M ii. Pierre Pons ARNAUD.
70. Joseph ARNAUD (Balthazar ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Joseph a épousé Louise Rose ARNAUD le 11 février 1733 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
99 M i. Gaspard ARNAUD. Gaspard a épousé Madeleine Catherine DAVIN le 4 août 1783 à Seyne-les-Alpes.
71. Pierre Louis RÉMUSAT (Louis, Pierre, Balthazar, Auban). Pierre a épousé Catherine LAUGIER le 28 octobre 1737 à Seyne-les-Alpes. Pierre et Catherine ont eu les enfants suivants:
+ 100 F i. Marie Jeanne RÉMUSAT.
73. Suzanne BAILLE (Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est décédée avant 1776 à Le Vernet. Suzanne a épousé Durand BAILLE, fils de Gaspard BAILLE et Claire DE MICHEL, le 14 avril 1738 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 101 M i. Joseph Durand BAILE est né le 26 octobre 1740, et est décédé le 21 mai 1789.
74. Anne BAILLE (Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Anne a épousé Joseph SAUVE, fils de Joseph SAUVE et Madeleine VERNET, le 3 février 1723 à Couloubroux, Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 102 M i. Jean Joseph SAUVE.
76. Marguerite BAILLE (Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Marguerite a épousé Louis DANIEL, fils de Antoine DANIEL et Suzanne RÉMUSAT, le 8 janvier 1712 à Couloubroux. Ils ont eu les enfants suivants:
103 F i. Suzanne DANIEL. Suzanne a épousé Joseph CHAUVET le 25 juin 1732 à Seyne-les-Alpes.

104 F ii. Thérèse DANIEL. Thérèse a épousé Fronçois DOU le 14 mars 1736 à Seyne-les-Alpes.
77. Joseph BAILLE (Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 16 janvier 1700 à Couloubroux. Il est décédé le 9 août 1764 à Couloubroux. Joseph a épousé Thérèse FABRE, fille de Paul FABRY et Marguerite GUIEU, le 28 février 1729 à Marcoux. Thérèse est décédée le 28 février 1779 à Couloubroux. Ils ont eu les enfants suivants:
105 F i. Claire Marguerite BAYLE. Claire a épousé Jean PASCAL le 5 février 1765 à Couloubroux, Seyne-les-Alpes.

106 M ii. Louis BAYLE. Louis a épousé Marie Thérèse ROUX le 2 mars 1772 à Couloubroux.

+ 107 F iii. Anne Marguerite BAYLE.

108 F iv. Marie Madeleine BAYLE. Marie a épousé Claude ARNOUX le 13 mai 1772 à Couloubroux.

109 F v. Suzanne BAYLE. Suzanne a épousé Jacques GARNIER le 13 mai 1766 à Couloubroux
85. Louis MATHIEU (Pierre MATHIEU, Louis MATHIEU, Marguerite RÉMUSAT, Auban) est né le 19 septembre 1692 à Seyne-les-Alpes. Il est décédé le 12 mars 1754 à Saint-Pons-de-Seyne. Louis a épousé Marguerite BAYLE, fille de Jean Antoine BAYLE et Thérèse DES MICHELS DE CHAMPOURCIN, le 16 juillet 1714 à Seyne-les-Alpes. Marguerite est née le 14 mars 1698 à Le Vernet. Elle est décédée le 27 juin 1756 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 110 M i. Durand MATHIEU est né le 18 juillet 1720.

+ 111 M ii. Joseph Luc MATHIEU.

112 F iii. Marie Thérèse MATHIEU. Marie a épousé Claude Jacques ARNAUD le 3 juin 1757 à Seyne-les-Alpes.
86. Augustin Laurent DE RÉMUSAT (Charles DE RÉMUSAT, Hyacinthe, Jacques, Auban) est né le 28 avril 1762 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Il est décédé le 15 mai 1823. Augustin a épousé (1) Claire Elisabeth Jeanne GRAVIER DE VERGENNES en 1796. Claire est décédée le 16 décembre 1821 à Paris, Seine, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 113 M i. comte Charles François Marie DE RÉMUSAT est né le 14 mars 1797, et est décédé le 4 juin 1875.

114 M ii. Albert Dominique Charles DE RÉMUSAT.
Augustin a également épousé (2) Julie Angélique Charlotte DE SAQUI DE SANNES le 13 janvier 1784 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France.


Sixième génération

91. Marianne LAUTARET (Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née le 18 février 1718 à Saint-Vincent-les-Forts. Elle est décédée le 10 juin 1773 à Saint-Vincent-les-Forts. Marianne a épousé Etienne THÉUS, fils de Jean THÉUS et Louise ROLLAND, le 30 avril 1732 à Saint-Vincent-les-Forts. Etienne est décédé le 18 octobre 1762 à Saint-Vincent-les-Forts. Ils ont eu les enfants suivants:
115 M i. Jean THÉUS est né le 16 janvier 1738 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 18 janvier 1738 à Saint-Vincent-les-Forts.

116 M ii. Jean THÉUS est né le 17 novembre 1738 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 20 novembre 1738 à Saint-Vincent-les-Forts.

+ 117 M iii. Jean THÉUS est né le 16 janvier 1741.

118 M iv. Jean Antoine THÉUS est né le 9 juillet 1744 à Saint-Vincent-les-Forts.

119 M v. Pierre THÉUS est né le 27 juillet 1746 à Saint-Vincent-les-Forts.

120 M vi. Joseph THÉUS est né le 3 septembre 1749 à Saint-Vincent-les-Forts.

121 M vii. Jean Joseph THÉUS est né le 12 avril 1751 à Saint-Vincent-les-Forts.

122 F viii. Suzanne THÉUS est née le 10 mai 1754 à Saint-Vincent-les-Forts. Suzanne a épousé Jean Martin ROLLAND, fils de Joseph ROLLAND et Madeleine MICHEL, le 3 février 1773 à Saint-Vincent-les-Forts.

123 M ix. Etienne THÉUS est né le 9 juin 1757 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 7 mai 1765 à Saint-Vincent-les-Forts.

124 F x. Marie Madeleine THÉUS est née le 7 février 1758 à Saint-Vincent-les-Forts.

125 M xi. Jean Baptiste THÉUS est né le 30 juillet 1758 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 14 août 1758 à Saint-Vincent-les-Forts.

126 M xii. Jean Martin THÉUS est né le 4 décembre 1760 à Saint-Vincent-les-Forts.

127 M xiii. Marc Antoine THÉUS est né le 12 mai 1762 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 30 août 1771 à Saint-Vincent-les-Forts.
92. capitaine châtelain Jean LAUTARET (Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est décédé le 11 juillet 1762 à Saint-Vincent-les-Forts. Jean a épousé Suzanne MANUEL. Suzanne est née environ 1721. Elle est décédée le 30 avril 1773 à Saint-Vincent-les-Forts. Ils ont eu les enfants suivants:
128 M i. Jean Baptiste LAUTARET est né le 8 septembre 1740 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 13 janvier 1775 à Saint-Vincent-les-Forts. Jean a épousé Marie Elisabeth PASCALIS, fille de Jacques PASCALIS et Anne Marie MAURIN, le 17 juillet 1775 à Barcelonnette. Marie est née à Champ.

+ 129 F ii. Suzanne LAUTARET est née environ 1740.

+ 130 F iii. Anne LAUTARET est née en 1743.

+ 131 M iv. Jean Honoré LAUTARET est né le 12 avril 1744, et est décédé le 2 juillet 1814.

132 F v. Marguerite LAUTARET est née le 24 juin 1745 à Saint-Vincent-les-Forts.
Marguerite a épousé Joseph REYMOND GARNIER le 9 janvier 1770 à Saint-Vincent-les-Forts.

133 M vi. Jean Antoine LAUTARET est né le 20 novembre 1746 à Saint-Vincent-les-Forts.

134 M vii. Joseph LAUTARET est né le 11 février 1748 à Saint-Vincent-les-Forts.

+ 135 F viii. Marianne LAUTARET est née le 29 juin 1749, et est décédée en 1817.

136 M ix. Antoine LAUTARET est né le 11 août 1751 à Saint-Vincent-les-Forts.

+ 137 M x. Jean Joseph LAUTARET est né environ 1753, et est décédé le 7 mars 1832.

138 M xi. Jean Martin LAUTARET est né le 11 mai 1753 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 5 août 1763 à Saint-Vincent-les-Forts.

139 F xii. Françoise LAUTARET est née le 8 mai 1758 à Saint-Vincent-les-Forts.

140 F xiii. Marie Magdeleine LAUTARET est née le 11 octobre 1760 à Saint-Vincent-les-Forts. Marie a épousé Paul Augustin FABRE le 6 juin 1779 à Saint-Vincent-les-Forts. Paul est né à Marcoux.

141 M xiv. François LAUTARET est né le 9 juillet 1762 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 11 avril 1772 à Saint-Vincent-les-Forts.
93. Joseph LAUTARET (Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Joseph a épousé Magdeleine JEAN le 21 février 1746 à Gigors. Magdeleine est née le 27 février 1731 à Gigors. Elle est décédée le 19 janvier 1768 à Gigors. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 142 M i. Jean François LAUTARET a été baptisé en 1752.

143 F ii. Lucresse LAUTARET est née à Gigors. Lucresse a épousé (1) Paul ALLÈGRE en 1775 à Gigors. Lucresse a également épousé (2) Paul PELLENC le 14 février 1775 à Seyne-les-Alpes.

+ 144 F iii. Françoise LAUTARET est née le 8 janvier 1762.
94. Anne LAUTARET (Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) Anne a épousé Gaspard ARNAUD, fils de Pierre ARNAUD et Lucrèce BONNARDEL, le 12 octobre 1746 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
145 M i. Claude ARNAUD. Claude a épousé Marie Thérèse SAVORNIN le 16 janvier 1774 à Saint-Pons-de-Seyne.
95. Isabeau LAUTARET (Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Isabeau a épousé Joseph EYGRET, fils de Claude EYGRET et Marguerite MICHEL, le 22 novembre 1741 à Saint-Vincent-les-Forts. Joseph et Isabeau ont eu les enfants suivants:
146 F i. Marianne EYGRET. Marianne a épousé Jean MICHEL, fils de Joseph MICHEL et Suzanne BOUDOUARD, le 17 février 1773 à Seyne-les-Alpes.

147 M ii. Jean Baptiste Joseph EYGRET. Jean a épousé Marie Thérèse PASCAL le 2 février 1778 à Seyne-les-Alpes.
97. Joseph Durand ARNAUD (Claude ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Joseph a épousé Claire Françoise BAYLE, fille de Honoré BAYLE et Marianne CASTEL, le 31 janvier 1757 à Le Vernet. Ils ont eu les enfants suivants:
148 F i. Marie Anne ARNAUD est née en 1760 à Seyne-les-Alpes. Marie a épousé François BONNARDEL, fils de Jean François BONNARDEL et Marguerite THOLOSAN, le 11 novembre 1782 à Saint-Pons-de-Seyne.

149 F ii. Marie Victoire ARNAUD. Marie a épousé Joseph MATHIEU, fils de Joseph MATHIEU et Françoise MOULIN, le 23 février 1778 à Saint-Pons-de-Seyne.
98. Pierre Pons ARNAUD (Claude ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né à Saint-Pons-de-Seyne. Pierre a épousé Rose PIOLLE DE CHAMPFLORIN le 16 novembre 1757 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
150 F i. Marie Elisabeth ARNAUD. Marie a épousé Pierre Gabriel JURAMY le 18 août 1784 à Seyne-les-Alpes.

151 F ii. Françoise Agathe ARNAUD. Françoise a épousé Antoine HONNORAT le 30 juin 1783 à Seyne-les-Alpes.
100. Marie Jeanne RÉMUSAT (Pierre Louis, Louis, Pierre, Balthazar, Auban). Marie a épousé Pierre Marc Antoine MICHEL le 22 décembre 1763 à Seyne-les-Alpes. Pierre est né à La Bréole. Ils ont eu les enfants suivants:
152 F i. Marguerite Thérèse Julie MICHEL. Marguerite a épousé Jean Pierre André ESTACHY, fils de Jean André ESTACHY et Madeleine MOTTE, à Saint-Vincent-les-Forts.
101. Joseph Durand BAILE (Suzanne BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 26 octobre 1740 à Le Vernet. Il est décédé le 21 mai 1789 à Le Vernet. Joseph a épousé Marianne LAUTARET, fille de capitaine châtelain Jean LAUTARET et Suzanne MANUEL, le 18 juin 1776 à Saint-Vincent-les-Forts. Marianne est née le 29 juin 1749 à Saint-Vincent-les-Forts. Elle est décédée en 1817 à Le Vernet. Ils ont eu les enfants suivants:
153 F i. Marie Suzanne BAYLE. Marie a épousé Jean LOMBARD environ 1794 à Seyne-les-Alpes.
102. Jean Joseph SAUVE (Anne BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Jean a épousé Marie Rose REYBAUD le 17 février 1751 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
154 M i. Jean Joseph SAUVE. Jean a épousé Madeleine BAYLE, fille de Jean Joseph BAYLE et Marie Victoire BAYLE, le 29 janvier 1783 à Seyne-les-Alpes.
107. Anne Marguerite BAYLE (Joseph BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban). Anne a épousé Jean Antoine YVAN, fils de Jean André YVAN et Jeanne BONENFANT, le 2 mars 1778 à Couloubroux. Jean est né en 1753. Il est décédé le 14 mai 1814 à Ubaye. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 155 F i. Marguerite Rosalie YVAN est décédée le 1 novembre 1869.

156 M ii. Jean Louis YVAN est né en 1786 à Ubaye.

+ 157 M iii. Louis André YVAN est né environ 1788.

158 F iv. Marie YVAN. Marie a épousé Joseph MANDUECH le 19 janvier 1799 à Pontis.
110. Durand MATHIEU (Louis MATHIEU, Pierre MATHIEU, Louis MATHIEU, Marguerite RÉMUSAT, Auban) est né le 18 juillet 1720 à Saint-Pons-de-Seyne. Durand a épousé Madeleine PEYTRAL, fille de Jean PEYTRAL et Anne EYGRET, le 10 février 1744 à Saint-Pons-de-Seyne. Madeleine est née le 5 janvier 1729 à Saint-Pons-de-Seyne. Elle est décédée le 6 octobre 1802 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 159 F i. Barbe MATHIEU.

160 F ii. Marie Anne MATHIEU. Marie a épousé Louis Antoine MATHIEU, fils de Joseph Luc MATHIEU et Marie Thérèse BAYLE, le 7 février 1785 à Pompiery.

161 M iii. Jacques Sébastien MATHIEU. Jacques a épousé Marie MARTIN le 24 novembre 1796 à Saint-Pons-de-Seyne, Alpes-de-Haute-Provence, France.
111. Joseph Luc MATHIEU (Louis MATHIEU, Pierre MATHIEU, Louis MATHIEU, Marguerite RÉMUSAT, Auban). Joseph a épousé Marie Thérèse BAYLE, fille de Antoine BAYLE et Thérèse CEZILLY, le 22 mai 1759 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
162 M i. Louis Antoine MATHIEU. Louis a épousé Marie Anne MATHIEU, fille de Durand MATHIEU et Madeleine PEYTRAL, le 7 février 1785 à Pompiery.
113. comte Charles François Marie DE RÉMUSAT (Augustin Laurent DE RÉMUSAT, Charles DE RÉMUSAT, Hyacinthe, Jacques, Auban) est né le 14 mars 1797 à Paris, Seine, France. Il est décédé le 4 juin 1875 à Paris, Seine, France. Charles a épousé (1) Camille Octavie Joséphine Fanny PÉRIER le 13 juillet 1823. Camille est décédée le 10 octobre 1826 à Grenoble, Isère, France. Ils ont eu les enfants suivants:
163 M i. vicomte Pierre François Gilbert DE RÉMUSAT est né en 1830. Il est décédé le 13 janvier 1862.

+ 164 M ii. comte Paul Etienne Louis DE RÉMUSAT est né le 17 novembre 1831, et est décédé le 22 janvier 1897.
Charles a également épousé (2) Marie Pauline DE LASTEYRIE DU SAILLANT. Marie est décédée le 5 août 1882 à Paris, Seine, France.

Septième génération

117. Jean THÉUS (Marianne LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 16 janvier 1741 à Saint-Vincent-les-Forts. Jean a épousé Marie Elisabeth ROUX, fille de François ROUX et Marie RICAUD, le 20 novembre 1769 à Barcelonnette. Ils ont eu les enfants suivants:
165 F i. Suzanne THÉUS est née le 30 novembre 1770 à Saint-Vincent-les-Forts.
Suzanne a épousé Joseph CHARBONNIER environ 1789 à Saint-Vincent-les-Forts. Joseph est né à La Bréole.

166 F ii. Marguerite THÉUS est née le 25 juillet 1773 à Saint-Vincent-les-Forts.
Marguerite a épousé Honoré HONNORAT le 21 mai 1794 à Saint-Vincent-les-Forts.

+ 167 M iii. Jean Antoine THÉUS est né le 3 octobre 1776, et est décédé le 7 décembre 1842.

+ 168 F iv. Marie Anne THÉUS est née le 13 janvier 1779, et est décédée le 1 janvier 1857.

+ 169 M v. Jean Joseph THÉUS est né le 27 mai 1781, et est décédé le 27 septembre 1847.

170 F vi. Magdeleine THÉUS est née le 28 décembre 1783 à Saint-Vincent-les-Forts. Magdeleine a épousé Jean Pierre Lazare BOEUF le 5 décembre 1808 à Saint-Vincent-les-Forts.

171 M vii. Jean François THÉUS est né le 27 août 1788 à Saint-Vincent-les-Forts.
129. Suzanne LAUTARET (Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née environ 1740 à Saint-Vincent-les-Forts. Suzanne a épousé Martin BERNARD le 27 février 1753 à Saint-Vincent-les-Forts. Ils ont eu les enfants suivants:
172 F i. Marie Magdeleine BERNARD est née le 15 septembre 1757 à Saint-Vincent-les-Forts.
130. Anne LAUTARET (Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née en 1743. Anne a épousé Jean Honoré BAYLE, fils de Jean Antoine BAYLE et Marguerite BORELLY, le 1 février 1763 à Saint-Vincent-les-Forts. Jean est né en 1745 à Prads. Ils ont eu les enfants suivants:
173 M i. Jean Antoine BAYLE a été baptisé le 24 juillet 1768 à Le Vernet.

174 F ii. Geneviève BAYLE est née le 21 août 1768 à Le Vernet. Geneviève a épousé Jean Antoine PLANCHU le 26 janvier 1790 à Le Vernet.

175 F iii. Marguerite BAYLE a été baptisée le 18 septembre 1768 à Le Vernet. Marguerite a épousé Jacques Xavier VICLAUD le 10 janvier 1787 à Le Vernet.

176 F iv. Marie Victoire BAYLE est née le 23 septembre 1770 à Le Vernet. Marie a épousé Jean Etienne ALLÈGRE le 24 avril 1793 à Seyne-les-Alpes.

177 M v. Jean Louis BAYLE est né le 27 décembre 1772 à Le Vernet.

178 M vi. Honoré BAYLE est né le 27 décembre 1772 à Le Vernet.

179 F vii. Marie Magdeleine BAYLE est née le 7 décembre 1775 à Le Vernet.

180 M viii. Joseph Durand BAYLE est né le 30 juillet 1777 à Le Vernet.

181 F ix. Marie BAYLE est née le 15 août 1781 à Le Vernet.

182 M x. Paul BAYLE est né le 8 avril 1784 à Le Vernet.

183 M xi. Jean BAYLE est né le 5 septembre 1787 à Le Vernet. Jean a épousé Françoise BUILLY le 31 décembre 1817 à Digne-les-Bains.

184 M xii. Louis BAYLE. Louis a épousé Suzanne Adélaïde CHAUVET en 1802 à Saint-Vincent-les-Forts.
131. Jean Honoré LAUTARET (Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 12 avril 1744 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 2 juillet 1814. Jean a épousé Anne Marie CAIRE le 26 novembre 1776 à Jausiers. Anne est née le 23 mars 1759 à Jausiers. Elle est décédée le 23 novembre 1782. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 185 M i. Jean Joseph LAUTARET est né en 1777, et est décédé le 29 juillet 1861.

186 F ii. Marie Magdeleine LAUTARET est née le 12 avril 1778 à Saint-Vincent-les-Forts.

+ 187 M iii. Marc Antoine LAUTARET est né en 1779, et est décédé le 23 juillet 1843.

+ 188 M iv. Jean Baptiste LAUTARET est décédé le 15 septembre 1817.
135. Marianne LAUTARET (Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née le 29 juin 1749 à Saint-Vincent-les-Forts. Elle est décédée en 1817 à Le Vernet. Marianne a épousé Joseph Durand BAILE, fils de Durand BAILLE et Suzanne BAILLE, le 18 juin 1776 à Saint-Vincent-les-Forts. Joseph est né le 26 octobre 1740 à Le Vernet. Il est décédé le 21 mai 1789 à Le Vernet.

137. Jean Joseph LAUTARET (Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né environ 1753. Il est décédé le 7 mars 1832 à Jausiers. Jean a épousé Marie Magdeleine CAIRE le 26 novembre 1776 à Jausiers. Marie est née le 7 novembre 1756 à Jausiers. Elle est décédée le 28 avril 1830. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 190 M i. Joseph Antoine LAUTARET est né le 16 mars 1778, et est décédé le 1 avril 1812.

191 F ii. Marie Catherine LAUTARET est née le 30 avril 1783 à Jausiers. Elle est décédée le 5 juillet 1839 à Saint-Pons-de-Seyne. Marie a épousé Jean Honoré BRUN le 24 mai 1803 à Jausiers.

+ 192 M iii. Jean Pierre LAUTARET est né le 18 décembre 1788, et est décédé le 20 mai 1873.
142. Jean François LAUTARET (Joseph LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) a été baptisé en 1752. Jean a épousé Anne BUCELLE le 27 avril 1774 à Turriers. Ils ont eu les enfants suivants:
193 M i. Joseph LAUTARET est né en 1775.

194 M ii. Joseph LAUTARET est né en 1781.

195 M iii. Antoine LAUTARET est né en 1783.

196 F iv. Magdeleine LAUTARET est née en 1786.
144. Françoise LAUTARET (Joseph LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née le 8 janvier 1762 à Gigors. Françoise a épousé Jean Joseph TOURNIAIRE le 26 février 1783 à Gigors. Jean est né le 3 septembre 1760 à Gigors. Ils ont eu les enfants suivants:
197 F i. Magdeleine TOURNIAIRE est née le 25 novembre 1783 à Gigors.
Magdeleine a épousé Jacques TOUCHE le 24 novembre 1808 à . Jacques est né le 5 février 1778 à Vaumeilh.
155. Marguerite Rosalie YVAN (Anne Marguerite BAYLE, Joseph BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est décédée le 1 novembre 1869 à Savines, Hautes-Alpes, France. Marguerite a épousé Jean Antoine THÉUS, fils de Jean THÉUS et Marie Elisabeth ROUX, le 28 février 1810 à Ubaye. Jean est né le 3 octobre 1776 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 7 décembre 1842 à Les Terrasses, Saint-Vincent-les-Forts. Ils ont eu les enfants suivants:
198 M i. Jean Antoine THÉUS est né le 3 février 1811 à Saint-Vincent-les-Forts.
Jean a épousé Marie Antoinette CAIRE le 23 décembre 1846 à Jausiers. Marie est née le 25 octobre 1823 à Jausiers.
199 F ii. Marie Anne Rosalie THÉUS est née le 10 janvier 1814 à Saint-Vincent-les-Forts. Marie a épousé Jean Joseph MATHIEU le 25 janvier 1837 à Saint-Vincent-les-Forts.

200 M iii. Louis Désiré THÉUS est né le 24 novembre 1815 à Saint-Vincent-les-Forts.

+ 201 F iv. Suzanne Césarie THÉUS est née le 8 mars 1818.

+ 202 M v. Jean Joseph Frédéric THÉUS est né le 22 mars 1821, et est décédé le 14 décembre 1857.

203 M vi. François Rémy THÉUS est né le 16 juillet 1823 à Saint-Vincent-les-Forts.

204 M vii. Louis Auguste THÉUS est né le 18 mai 1826 à Saint-Vincent-les-Forts.

+ 205 M viii. Joseph Eugène THÉUS est né le 31 janvier 1829, et est décédé le 12 octobre 1893.
157. Louis André YVAN (Anne Marguerite BAYLE, Joseph BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né environ 1788. Louis a épousé Marie Rose BERNARD le 1 mai 1824 à Saint-Vincent-les-Forts. Marie est née environ 1800. Ils ont eu les enfants suivants:
206 M i. Louis Antoine Désiré YVAN est né le 31 octobre 1825 à Ubaye.

207 M ii. Caliste Frédéric YVAN est né le 2 mars 1828 à Ubaye.

208 F iii. Suzanne Rosalie YVAN est née le 26 avril 1830 à Ubaye.
159. Barbe MATHIEU (Durand MATHIEU, Louis MATHIEU, Pierre MATHIEU, Louis MATHIEU, Marguerite RÉMUSAT, Auban). Barbe a épousé Jean TOUCHE, fils de Jean TOUCHE et Elisabeth LIOTARD, le 10 janvier 1780 à Saint-Pons-de-Seyne. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 209 M i. Jean Pierre TOUCHE est né le 2 novembre 1782.
164. comte Paul Etienne Louis DE RÉMUSAT (Charles François Marie DE RÉMUSAT, Augustin Laurent DE RÉMUSAT, Charles DE RÉMUSAT, Hyacinthe, Jacques, Auban) est né le 17 novembre 1831. Il est décédé le 22 janvier 1897 à Paris, Seine, France. Paul a épousé Berthe Joséphine ESNÉE le 3 décembre 1862. Berthe est décédée le 16 décembre 1871. Ils ont eu les enfants suivants:
210 M i. vicomte Pierre Charles Joseph DE RÉMUSAT est né le 19 janvier 1864 à Paris, Seine, France. Pierre a épousé STELDORFF le 6 mai 1900 à Paris, Seine, France.
Huitième génération

167. Jean Antoine THÉUS (Jean THÉUS, Marianne LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 3 octobre 1776 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 7 décembre 1842 à Les Terrasses, Saint-Vincent-les-Forts. Jean a épousé Marguerite Rosalie YVAN, fille de Jean Antoine YVAN et Anne Marguerite BAYLE, le 28 février 1810 à Ubaye. Marguerite est décédée le 1 novembre 1869 à Savines, Hautes-Alpes, France.

168. Marie Anne THÉUS (Jean THÉUS, Marianne LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née le 13 janvier 1779 à Saint-Vincent-les-Forts. Elle est décédée le 1 janvier 1857 à Beaujeu. Marie a épousé Paul Guillaume JEAN, fils de Etienne JEAN et Anne Marie ROMAN, le 29 janvier 1800 à La Bréole. Paul est né le 7 juin 1780 à Beaujeu. Il est décédé le 5 avril 1834 à Beaujeu. Ils ont eu les enfants suivants:
219 M i. Jean André JEAN est né environ 1800 à Beaujeu.

+ 220 M ii. Joseph Guillaume JEAN est né le 14 septembre 1802, et est décédé le 3 mars 1877.
169. Jean Joseph THÉUS (Jean THÉUS, Marianne LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 27 mai 1781 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 27 septembre 1847 à Saint-Vincent-les-Forts. Jean a épousé Marianne BAYLE le 8 juin 1804 à Saint-Vincent-les-Forts. Ils ont eu les enfants suivants:
221 F i. Marguerite Mélanie THÉUS est née environ 1815.
Marguerite a épousé Baptiste Joseph MARTIN le 20 février 1840 à Seyne-les-Alpes.

222 F ii. Marie Thérèse THÉUS est née le 7 août 1819 à Saint-Vincent-les-Forts.
Marie a épousé François FOUCON le 26 février 1851 à Seyne-les-Alpes.

223 F iii. Marie Julie THÉUS est née le 17 novembre 1820 à Saint-Vincent-les-Forts.
Marie a épousé Eugène MARTIN le 29 avril 1855 à Seyne-les-Alpes.
185. Jean Joseph LAUTARET (Jean Honoré LAUTARET, Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né en 1777. Il est décédé le 29 juillet 1861 à Barcelonnette. Jean a épousé Françoise Charlotte Virginie ARNAUD le 2 août 1825 à Barcelonnette. Françoise est née le 8 avril 1795 à Méolans. Elle est décédée le 16 août 1849 à Barcelonnette. Ils ont eu les enfants suivants:
224 M i. Antoine Désiré LAUTARET est né le 10 juillet 1826 à Saint-Vincent-les-Forts, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 28 juin 1831 à Barcelonnette.

225 M ii. Théophile Henri LAUTARET est né le 30 juin 1828 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 22 août 1831 à Barcelonnette.

+ 226 F iii. Anne Hortense LAUTARET est née le 25 septembre 1830, et est décédée le 7 mars 1886.

227 F iv. Gabrielle Françoise Elodie LAUTARET est née le 16 octobre 1832 à Barcelonnette. Elle est décédée en 1923.
Gabrielle a épousé Joachim Alphonse CAIRE le 4 février 1851 à Barcelonnette.

228 M v. Joseph Jean Baptiste LAUTARET est né le 24 septembre 1835 à Barcelonnette. Il est décédé le 5 décembre 1893 à Barcelonnette.
187. Marc Antoine LAUTARET (Jean Honoré LAUTARET, Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né en 1779. Il est décédé le 23 juillet 1843 à Lautaret. Marc a épousé Anne Caroline Joséphine GARNIER le 25 juin 1829 à Savines-le-Lac, Hautes-Alpes, France. Anne est née en 1805. Ils ont eu les enfants suivants:

229 M i. Joseph Valentin LAUTARET est né le 24 mars 1831 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 6 février 1895 à Gap, Hautes-Alpes, France.

+ 230 M ii. Louis Emile LAUTARET est né le 5 décembre 1832, et est décédé le 12 juillet 1882.

231 F iii. Caroline Cécile LAUTARET est née le 29 août 1834 à Saint-Vincent-les-Forts. Elle est décédée le 12 décembre 1913 à Gap, Hautes-Alpes, France. Caroline a épousé Auguste Joseph JAUBERT DE BEAUJEU le 31 décembre 1853 à Gap, Hautes-Alpes, France.

232 M iv. Jean Arcade Clémentin LAUTARET est né le 6 février 1836 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 21 juin 1896 à Avignon, Vaucluse, France.

233 F v. Amédée LAUTARET est née le 22 mars 1837 à Saint-Vincent-les-Forts.
188. Jean Baptiste LAUTARET (Jean Honoré LAUTARET, Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est décédé le 15 septembre 1817 à Puy-Saint-Eusèbe, Hautes-Alpes, France. Jean a épousé ?. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 234 M i. Jean Baptiste LAUTARET est né en 1816.
190. Joseph Antoine LAUTARET (Jean Joseph LAUTARET, Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 16 mars 1778 à Jausiers. Il est décédé le 1 avril 1812 à Jausiers. Joseph a épousé (1) Magdeleine MANUEL le 28 novembre 1810 à Jausiers. Magdeleine est née le 31 mai 1791 à Jausiers. Ils ont eu les enfants suivants:
235 F i. Magdeleine LAUTARET est née le 25 décembre 1812 à Jausiers. Elle est décédée le 8 juillet 1847 à Jausiers. Magdeleine a épousé Barthélémy MARTIN le 6 novembre 1834 à Jausiers.
Joseph a également épousé (2) Marie Catherine RICHAUD le 21 septembre 1796 à Jausiers.

192. Jean Pierre LAUTARET (Jean Joseph LAUTARET, Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 18 décembre 1788 à Jausiers. Il est décédé le 20 mai 1873 à Jausiers. Jean a épousé Marie Elisabeth MANUEL le 29 octobre 1823 à Saint-Pons. Ils ont eu les enfants suivants:
236 M i. Léon LAUTARET est né en mai 1833 à Jausiers. Il est décédé le 22 juillet 1833 à Jausiers.
201. Suzanne Césarie THÉUS (Marguerite Rosalie YVAN, Anne Marguerite BAYLE, Joseph BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née le 8 mars 1818 à Saint-Vincent-les-Forts. Suzanne a épousé Pierre François TOUCHE, fils de Jean Pierre TOUCHE et Anne Rosalie ALLÈGRE, le 13 janvier 1845 à Saint-Vincent-les-Forts. Pierre est né en 1817 à Seyne-les-Alpes. Il est décédé le 31 août 1863 à Seyne-les-Alpes. Ils ont eu les enfants suivants:
237 M i. Louis Marie Joseph TOUCHE est né le 13 février 1849 à Saint-Vincent-les-Forts.

238 F ii. Thérèse Louise TOUCHE est née le 17 novembre 1850 à Saint-Vincent-les-Forts.

+ 239 M iii. Marie Antoine TOUCHE est né le 7 septembre 1852.

240 F iv. Marie Césarine TOUCHE est née le 3 juillet 1854 à Saint-Vincent-les-Forts.

241 M v. François Rémy TOUCHE est né le 17 juillet 1856 à Saint-Vincent-les-Forts.

242 M vi. Louis TOUCHE est né en 1861.

202. Jean Joseph Frédéric THÉUS (Marguerite Rosalie YVAN, Anne Marguerite BAYLE, Joseph BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 22 mars 1821 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 14 décembre 1857 à Oran, Oran, Algérie. Jean a épousé Amélie Félicie MATHERON à Oran, Oran, Algérie. Jean et Amélie ont eu les enfants suivants:
243 F i. Marie Rosalie Emilie THÉUS est née le 9 janvier 1851 à Oran, Oran, Algérie. Elle est décédée le 23 octobre 1858 à Oran, Oran, Algérie.

244 M ii. Paul Honoré Frédéric THÉUS est né le 16 août 1855 à Oran, Oran, Algérie. Il est décédé le 25 juin 1857 à Oran, Oran, Algérie.

+ 245 M iii. Honoré Eugène Emile THÉUS est né le 24 avril 1857.
205. Joseph Eugène THÉUS (Marguerite Rosalie YVAN, Anne Marguerite BAYLE, Joseph BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 31 janvier 1829 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 12 octobre 1893 à Oran, Oran, Algérie. Joseph a épousé Françoise Sophie THIRION le 19 juillet 1876 à Sidi Bel Abbès, Oran, Algérie. Françoise est née le 20 octobre 1844 à Vézelise, Meurthe, France. Ils ont eu les enfants suivants:
246 F i. Eugènie THÉUS est née le 9 janvier 1867 à Sidi Bel Abbès, Oran, Algérie.

247 M ii. Joseph Léon THÉUS est né le 15 avril 1868 à Sidi Bel Abbès, Oran, Algérie. Il est décédé le 10 novembre 1871 à Sidi Bel Abbès, Oran, Algérie.

248 M iii. Antonin Frédéric THÉUS est né le 11 octobre 1869 à Sidi Bel Abbès, Oran, Algérie.

249 F iv. Rosalie Marguerite THÉUS est née le 16 octobre 1872 à Sidi Bel Abbès, Oran, Algérie. Rosalie a épousé Louis Pierre Napoléon LAMUR le 14 avril 1890 à Oran, Oran, Algérie.
209. Jean Pierre TOUCHE (Barbe MATHIEU, Durand MATHIEU, Louis MATHIEU, Pierre MATHIEU, Louis MATHIEU, Marguerite RÉMUSAT, Auban) est né le 2 novembre 1782 à Seyne-les-Alpes. Jean a épousé Anne Rosalie ALLÈGRE, fille de François ALLÈGRE et Anne Rosalie THERMOND, le 3 juin 1813 à Selonnet. Anne est née le 10 mars 1794 à Selonnet. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 250 M i. Pierre François TOUCHE est né en 1817, et est décédé le 31 août 1863.
Neuvième génération

214. Suzanne Césarie THÉUS est imprimé en tant que #201 à la page 23.

215. Jean Joseph Frédéric THÉUS est imprimé en tant que #202 à la page 23.

218. Joseph Eugène THÉUS est imprimé en tant que #205 à la page 24.

220. Joseph Guillaume JEAN (Marie Anne THÉUS, Jean THÉUS, Marianne LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 14 septembre 1802 à Beaujeu. Il est décédé le 3 mars 1877 à Beaujeu. Joseph a épousé Sophie Eulalie PASCAL, fille de Jean Dominique PASCAL et Marie Elisabeth ARVEL, le 25 novembre 1835 à La Javie. Sophie est née le 4 mars 1814 à Allos. Elle est décédée le 14 janvier 1885 à Beaujeu. Ils ont eu les enfants suivants:
264 M i. Léon JEAN est né environ 1841 à Beaujeu.

265 F ii. Marie Emilie JEAN est née le 12 juillet 1848 à Beaujeu.

266 M iii. Jules Ferdinand JEAN est né le 6 décembre 1849 à Beaujeu.

267 F iv. Marie Angèle JEAN est née le 29 décembre 1851 à Beaujeu. Marie a épousé Jacques Timothée RICHARD le 15 avril 1874 à Beaujeu. Jacques est né le 23 janvier 1848 à Saint-André-de-Méouilles.

268 F v. Marie Désirée JEAN est née le 16 juin 1853 à Beaujeu.

269 F vi. Virginie Philippine JEAN est née le 8 mars 1855 à Beaujeu. Virginie a épousé Henri Célestin ROUX le 21 novembre 1877 à Beaujeu. Henri est né le 11 août 1852 à Seyne-les-Alpes.

270 F vii. Marie Elizée JEAN est née le 3 mai 1857 à Beaujeu. Marie a épousé Marie Antoine TOUCHE, fils de Pierre François TOUCHE et Suzanne Césarie THÉUS, le 1 avril 1880 à Beaujeu. Marie est né le 7 septembre 1852 à Saint-Vincent-les-Forts.
226. Anne Hortense LAUTARET (Jean Joseph LAUTARET, Jean Honoré LAUTARET, Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est née le 25 septembre 1830 à Barcelonnette. Elle est décédée le 7 mars 1886 à Barcelonnette.
Anne a épousé Etienne François DUPONT le 4 février 1851 à Barcelonnette. Ils ont eu les enfants suivants:
271 M i. Charles DUPONT est né après 1851 à Barcelonnette.

272 F ii. Jeanne DUPONT est née en 1853 à Barcelonnette.
Jeanne a épousé Paul NEMHER à Barcelonnette.

273 F iii. Alix Virginie DUPONT est née en 1853 à Barcelonnette.
230. Louis Emile LAUTARET (Marc Antoine LAUTARET, Jean Honoré LAUTARET, Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 5 décembre 1832 à Saint-Vincent-les-Forts. Il est décédé le 12 juillet 1882 à Lautaret. Louis a épousé Marie Augustine Eléonore JAUBERT DE BEAUJEU le 14 février 1874 à Gap, Hautes-Alpes, France. Ils ont eu les enfants suivants:
274 M i. Paul Marie François LAUTARET est né le 14 octobre 1876 à Lautaret. Il est décédé en 1902 à Gap, Hautes-Alpes, France.

275 M ii. Marc Antoine LAUTARET est né en 1877 à Lautaret. Il est décédé le 25 février 1903 à Lautaret.

276 M iii. Charles Jean Marie DE LAUTARET est né le 7 octobre 1878 à Lautaret. Il est décédé le 11 avril 1972 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France.
Charles a épousé Marthe FLAGEOLET à . Marthe est décédée le 12 septembre 1985 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France.
234. Jean Baptiste LAUTARET (Jean Baptiste LAUTARET, Jean Honoré LAUTARET, Jean LAUTARET, Françoise ARNAUD, Pons ARNAUD, Françoise RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né en 1816. Jean a épousé Geneviève SÉARD à Puy-Saint-Eusèbe, Hautes-Alpes, France. Ils ont eu les enfants suivants:
277 F i. Hortense Pélagie LAUTARET est née en 1862 à Puy-Saint-Eusèbe, Hautes-Alpes, France. Elle est décédée en 1924.
Hortense a épousé Joseph BOYER à Puy-Saint-Eusèbe, Hautes-Alpes, France.
239. Marie Antoine TOUCHE (Suzanne Césarie THÉUS, Marguerite Rosalie YVAN, Anne Marguerite BAYLE, Joseph BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 7 septembre 1852 à Saint-Vincent-les-Forts. Marie a épousé Marie Elizée JEAN, fille de Joseph Guillaume JEAN et Sophie Eulalie PASCAL, le 1 avril 1880 à Beaujeu. Marie est née le 3 mai 1857 à Beaujeu. Ils ont eu les enfants suivants:
278 F i. Jeanne Marie TOUCHE est née le 8 mars 1881 à Lourmel, Oran, Algérie. Elle est décédée le 3 décembre 1966 à Argenteuil, Val-d'Oise, France. Jeanne a épousé Albert Louis Marie Joseph Auguste DUBOIS, fils de Onésime Frédéric Auguste DUBOIS et Marie Louise LIGNEAU, le 17 avril 1900 à Aïn-Temouchent, Algérie. Albert est né le 21 octobre 1874 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Il est décédé le 25 novembre 1956 à Varreddes, Seine-et-Marne, France.

279 F ii. Césarie Antoinette TOUCHE est née le 15 mai 1886 à Aïn-Temouchent, Oran, Algérie. Césarie a épousé Henri Philippe COUBES le 25 septembre 1909 à Aïn-Temouchent, Oran, Algérie.

280 M iii. Antoine Louis TOUCHE est né le 17 décembre 1892 à Aïn-Temouchent, Oran, Algérie. Antoine a épousé Hélie Marie Antoinette FINELLI le 19 janvier 1924 à Oran, Oran, Algérie.

281 M iv. Ferdinand Armand TOUCHE est né le 24 décembre 1898 à Aïn-Temouchent, Oran, Algérie.
245. Honoré Eugène Emile THÉUS (Jean Joseph Frédéric THÉUS, Marguerite Rosalie YVAN, Anne Marguerite BAYLE, Joseph BAILLE, Balthazar BAILLE, Marguerite RÉMUSAT, Balthazar, Auban) est né le 24 avril 1857 à Oran, Oran, Algérie. Honoré a épousé Désirée Marie Victorine SCHMITT le 27 août 1881 à Oran, Oran, Algérie. Ils ont eu les enfants suivants:
282 M i. Frédéric Eugène THÉUS est né le 28 juin 1882 à Oran, Oran, Algérie. Il est décédé le 31 décembre 1946 à Meknès, Algérie.

283 M ii. Emile Félix THÉUS est né le 9 avril 1885 à Oran, Oran, Algérie. Il est décédé le 18 février 1887 à Oran, Oran, Algérie.

284 M iii. Désiré Edouard THÉUS est né le 3 septembre 1889 à Oran, Oran, Algérie.
Désiré a épousé Adèle Charlotte RAYMAN le 27 février 1932 à Sidi Bel Abbès, Oran, Algérie.

04 avril 2005

Notice Historique sur la maison de Gombert

Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe -- Année 1859 -- pages 234 à 242
http://gallica.bnf.fr/document?O=N036587
NOTICE HISTORIQUE SUR LA MAISON DE GOMBERT, SEIGNEURS DE CHATEAU-GOMBERT, DE BRIANSON, DE BELLE-AFFAIRE, D'AUTHON, D'ENTREPIERRE, DE BEAUDUMENT, DE SALIGNAC, DE JARJAVES, DE BEVONS, DU BARON, D'ORVES, DE CHATEAUNEUF, DE VERDACHES, MARQUIS DE SAINT-GENIES ET DE DROMON, en Provence.
Dessin de Amaury de la Pinsonnais publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb
Blason de la famille de Gombert dessiné par Amaury de la Pinsonnais Armes : écartelé aux 1 et 4 d'azur, au lion d'or; aux 2 et 3 de gueules, à la tour donjonnée de trois pièces d'or, le donjon du milieu supérieur. - Couronne de marquis. - Supports et cimier: trois lions d'or. -- Devise : STABUNT, ME CUSTODE.

Les généalogistes provençaux qui ont parlé de la maison de Gombert, entre autres Nostradamus, Maynier, Artefeuil, Robert de Briançon, ont accordé un témoignage unanime à la haute ancienneté de cette famille et à la pureté de ses alliances.
L'auteur de la Critique manuscrite du Nobiliaire de Provence, Barcilon de Morvans, la qualifie en ces termes: Noble de sang et d'origine ; et les diverses copies plus ou moins apocryphes de cette critique s'expriment toutes de la même manière sur la maison de Gombert.

La publication du Cartulaire de Saint-Victor de Marseille a mis au jour beaucoup de détails ignorés ou vaguement connus jusqu'ici. Le nom de Gombert y figure dans deux actes de l'an 1030, dont le premier est une donation faite par Guillaume et Foulques, vicomtes de Marseille, et termine ainsi la relation des témoins Ricaudus Gonbertus firmavit ; l'autre est une confirmation par Raimbaud, archevêque d'Arles, et dont les derniers mots sont « Gonbertus et ceteri commilites firmaverunt. (Tome 1er, pages 183 et 440.)

En 1070, Gérard Gombert, Geraldus Gonberti, vendit à l'abbaye de Saint-Victor une terre qui lui était contiguë. (Tome 1er, p. 420.)

En 1079, Gunbertus est cité comme témoin d'une donation faite par Rostaing ; évêque d'Avignon, avec Laugier de Mornaz, Godefroi de Gravesons, etc. (Tome II, p. 40.)

Pierre G. Gombert -- Petrus Gombert et G. Gomberti, furent témoins d'un compromis passé par l'abbé de Saint-Victor, en 1194. (Tome II, p. 587.) Enfin, en 1229, Gombert, Gunbertus, se porta caution pour cent sous, centum soilidis, du prieur de Saint-Antonin, dans une transaction qu'il passa au nom de l'abbaye de Saint-Victor avec l'archevêque d'Aix.

Au mois de novembre 1206, Hugues des Baulx, vicomte de Marseille, et sa mère agissant pour lui, concédèrent à perpétuité, à Bertrand de Gombert, le droit seigneurial des milleroles, à percevoir sur les vins, dans l'enceinte de Marseille (Arch. de la ville de Marseille). Quinze ans plus tard, Bertrand de Gombert abandonna ce droit à la ville de Marseille (Hist. des délibérations de la commune de Marseille, par Louis Mery, tome I, p. 279).

La maison forte de Château Gombert, berceau de cette famille, forme aujourd'hui un des quartiers du territoire de Marseille. II existait déjà en l'an 1200, comme le prouve une concession faite par Raymond Bérenger aux habitants de Marseille (Hist. des délibérations, tome 1er, p. 202).
  1. Guillaume de Gombert, seigneur de Château Gombert, le même sans doute qui figure dans la charte de 1194, fut présent en 1210 à la transaction que Rainier, évêque de Marseille, passa avec les habitants de cette ville (Hist. de la noblesse de Provence, par Maynier, tome 1er, p. 164). Guillaume, qui fut un des personnages considérables de son temps, figure au nombre des témoins de l'acte du 17 des calendes de juin 1218, par lequel Raymond Bérenger donna aux Marseillais le droit de battre monnaie d'argent (Archives de Marseille). Il fortifia et agrandit Château Gombert.

  2. Baldouin ou Baudouin de Gombert, seigneur de Château Gombert, fils du précédent, assista en 1220, à l'assemblée générale où les habitants de Marseille votèrent les mesures à prendre pour se maintenir en république. II se qualifiait alors chevalier et jurisconsulte. (Robert de Briançon, Etat de la noblesse de Provence, tome 11, p. 477.) En 1230, Baldouin de Gombert était premier syndic de la ville de Marseille.

  3. Gombert de Gombert, seigneur de Château Gombert, fils de Baldouin, fut procureur et avocat général du roi Charles II d'Anjou, comte de Provence. Un de ses fils fut au nombre des barons qui se rendirent en Espagne, en 1287, pour obtenir la délivrance de ce prince et lui servir d'otages. (Denys Faucher, Hist. de Provence, p. 50, manuscrits de la bibliothèque d'Aix. ? Les Illustres Provençaux, par d'Hozier.) Il assista, en 1296, à la réunion des chefs de famille tenue à Sisteron pour délibérer sur les intérêts de la cité. (Arch. de Sisteron.)

  4. Pierre de Gombert, premier du nom, seigneur de Château Gombert, etc., succéda à son père dans la charge de procureur et avocat général du comte de Provence. (Nostradamus, Hist. de Provence, édition de 1614, p. 319.) Il reçut en cette qualité l'hommage rendu au comte Robert en 1309 par la noblesse du bailliage de Sisteron (Hist. de Sisteron, par Mr de la Plane, tome 1er, p. 471). Dans cet acte il est qualifié miles, comme ses ancêtres. La même année il assista en ladite qualité à la charte de confirmation des privilèges de Marseille, donnée par le comte Robert. Pierre de Gombert avait acquis une portion de la seigneurie de Dromon, par contrat du 14 février 1305, passé devant François Audenardi, notaire à Sisteron. En 1309, il fit l'acquisition de la terre de Saint-Geniès, et de quelques parties adjacentes de celle de Dromon, ainsi que des seigneuries de Brianson, d'Authon et de Bevons.

  5. Jacques de Gombert, seigneur de Dromon, de Saint-Geniès, de Brianson, d'Entrepierre, de Salignac, de Baudument, d'Authon, toutes terres contiguës, de Bevons, de Jarjayes, etc., rendit hommage pour ses fiefs, à la reine Jeanne, le 9 mars 1354. (Hist. de Provence, par Nostradamus, p. 397.) En 1364, il fut député par la ville de Sisteron auprès du sénéchal à Aix, pour obtenir des rigueurs contre les usuriers. (Hist. de Sisteron, par M. de la Plane, tome 1er, p. 156.) La reine Marie, comtesse de Provence, le confirma, par lettres patentes du 47 septembre 1389, dans les droits que ses ancêtres percevaient de temps immémorial sur la vente du sel à Sisteron. Il fit son testament 1er septembre 1394, et laissa : 1. Amiel de Gombert, seigneur de Belle-Affaire, etc., qui rendit hommage pour ses terres en 1399 (Nostradamus, p. 536), et n'eut pas d'enfants de son mariage avec Béatrix Arnaud, fille du seigneur de Montpezat et de Riez, et de Douce de Blacas de Beaudinart ; 2. Geoffroi, qui a continué la descendance; 3. Claire, mariée à Hardic Laidet, coseigneur de Dromon; 4. Louise, mariée à Jacques de Gantés.

  6. Geoffroy de Gombert, seigneur d'Authon, de Brianson, d'Entrepierre, etc., se signala dans les guerres de Louis 1er et de Louis Il d'Anjou, pour la conquête du royaume de Naples. (Maynier) Il commandait une compagnie de cent fantassins au combat livré près de Tarascon, en 1398, à Raymond de Turenne « Gombertus e inter peditum centuriones. » (Denys Faucher, p. 89.) Il eut pour fils :
    1. Jean 1er, qui a continué la descendance
    2. Jacques de Gombert, cité, dans les Tables des Illustres Provençaux, comme ayant combattu en 1459 à la bataille de Sarno (Denys Faucher, p. 107. -- Hist. du roi René, par M. de Villeneuve.) Vers le même temps, Jannon de Gombert fut l'un des soixante-douze citoyens notables de Marseille choisis pour administrer cette cité. (Nostradamus, p. 697.)

  7. Jean de Gombert, premier du nom, seigneur de Saint-Geniès, de Dromon, etc., rendit hommage, pour ses terres, au roi Charles VIII, en 1491. Ce prince lui conféra divers droits royaux, en considération des services que ses ancêtres et lui-même avaient rendus aux comtes de Provence et aux rois de France, depuis la réunion de la Provence à la couronne. Jean de Gombert avait eu quatre fils :
    1. Antoine, qui suit
    2. Bertrand auteur de la branche des seigneurs de Verdaches, rapportée ci-après
    3. Jean, élu évêque d'Orange en 1468 (Gallia Christiana, t. 1er)
    4. Sébastien de Gombert, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, qui se signala, en 1480, à la belle défense de Rhodes, contre le sultan Bajazet. (Vertot, Histoire de l'ordre de Malte, t. VII, p. 434.) Ce fait est représenté au musée de Versailles, salle des Croisades, où le nom et les armes de Gombert auraient droit de figurer auprès de celles du grand maître Pierre d'Aubusson. Dans le même temps vivait Jacques de Gombert, premier consul de Marseille.

  8. Antoine de Gombert, premier du nom, seigneur de Saint-Geniès, de Dromon etc., fut confirmé, par le roi Charles VIII, dans les droits royaux qu'il avait concédés à son père. Il avait épousé Pierrette de Damian du Vernègues, fille de Guillaume de Damian, seigneur du Vernègues, près de Lambesc, et d'Agnès de Sade. De cette union est issu Jean II, qui suit.

  9. Jean de Gombert, deuxième du nom, seigneur de Saint-Geniès, de Dromon, de Brianson, coseigneur d'Orves, de Châteauneuf, du Baron, etc., rendit hommage au roi François 1er, qui le confirma dans les droits concédés à son aïeul par le roi Charles VIII. Il fut compris par le parlement d'Aix au nombré des seigneurs dont les biens furent confisqués parce qu'ils avaient refusé d'obéir aux ordres de Charles-Quint, maître un moment d'une partie de la Provence. (Denys Faucher, p. 128.) Jean II épousa : 1° le 17 octobre 1492, Anne d'Urre ; 2° vers 1540, Constance d'Albertas, dont il n'eut qu'un fils, Antoine de Gombert, seigneur du Baron, auteur d'une branche qui s'établit à Arles et s'éteignit en deux filles, mariées, l'une à Raymond de Peruzyz, l'autre à Jean de Roux. Jean II de Gombert laissa, entre autres enfants du premier lit
    1. Louis, qui a continué la descendance
    2. Marc de Gombert, chevalier de Malte, qui, en 1538, fut mis par la ville de Sisteron à la tête d'un contingent de cinquante-six hommes, fourni pour la guerre contre Charles-Quint. (Hist. de Sisteron, tome II, p. 25.) En 1525, vivait un autre Jean de Gombert, deuxième consul de Marseille. (Almanach historique de Marseille, 4779, p. 487.)

  10. Louis de Gombert, seigneur de Saint-Geniès, de Dromon, d'Authon, d'Entrepierre, etc., épousa le 18 février 1540, Honorade de Laugier, des seigneurs de Barras et de Thoard et laissa de cette union, entre autres enfants
    1. Marc, dont l'article suit
    2. Marguerite de Gombert, mariée, vers 1560, avec Pierre de Candolle. (Voyez l'Annuaire de 1846, p. 186.)

  11. Marc de Gombert, seigneur de Saint-Geniès, de Dromon, d'Authon, de Brianson, etc., épousa Lucrèce de Villeneuve, fille d'Antoine de Villeneuve, baron des Arcs, des marquis de Trans. II assista en 1594 aux états de Provence, tenus à Riez pour le roi contre les ligueurs. (Hist. de Provence, de Papon, tome IV, p. 300.)

  12. Antoine de Gombert, seigneur de Dromon, de Saint-Geniès, etc., épousa, en 1611, Hélionne de Blacas, fille de Gaspard de Blacas, seigneur d'Aulps, et de Blanche de Castellane de Tournon. De ce mariage sont issus
    1. Scipion, qui a continué la descendance
    2. Gaspard de Gombert, reçu chevalier de Malte en 1651.

  13. Scipion de Gombert, seigneur de Dromon, marquis de Saint-Geniès, etc., épousa, par contrat du 13 février 1644, Madeleine de Coriolis, fille d'Honoré de Coriolis, baron de Corbières, président à mortier au parlement de Provence, et d'Isabelle de Villeneuve-Espinouse. Il avait eu, outre deux fils morts au service du roi :
    1. Jean-Henri, qui suit
    2. Jean-Baptiste de Gombert, reçu chevalier de Malte de minorité, en 1660. (Hist. de l'ordre de Malte, par l'abbé Vertot, t. VII, p. 45.) Il servit longtemps dans les armées navales de France, devint capitaine de frégate et commandeur de Gap en 1719 (Maynier, p. 462)
    3. Alexandre de Gombert, chevalier de Malte, vivant en 1699; il dota, en 1654, les habitants du quartier de la Saunerie, à Sisteron, d'une petite chapelle pour remplacer celle qui avait été détruite pendant les troubles du XVIe siècle.

  14. Jean Henri de Gombert, seigneur do Dromon, marquis de Saint-Geniès, etc., servit dans les armées du roi. Il avait épousé, le 18 octobre 1672, Françoise de Vesc, fille d'Adam de Vesc et de Rose de Calvière, et rejeton d'une des plus anciennes maisons du Dauphiné, qui a possédé la seigneurie de Comps par succession de la maison de ce nom, dont étaient Arnold et Bertrand de Comps, grands maîtres de l'ordre de Malte.

  15. Jean-Baptiste François de Gombert, seigneur de Dromon, marquis de Saint-Geniès, etc., fils du précédent, épousa Marie Marthe Grimaldi, soeur de Charles Grimaldi, aumônier du roi, évêque de Rodez, et fille d'Honoré Grimaldi, marquis de Cagnes, de la maison des princes de Monaco, et de Marguerite Rosseline de Villeneuve-Trans. De ce mariage il n'eut que deux filles
    1. Charlotte Françoise Rosseline de Gombert, mariée avec Antoine Henri de Commandaire-Taradeau
    2. Anne Gabrielle de Gombert, mariée le 17 janvier 1780, avec Augustin de Magnan; d'une ancienne famille des Mées, qui a fourni un chevalier de Malte en 452e. (Nostradamus, p. 806.)

    Avec Jean Baptiste François de Gombert s'éteignit la branche aînée de la famille de Gombert. Son petit-fils Césarien de Commandaire-Taradeau, marquis de Saint-Geniès, chevalier de Saint-Louis, est mort lui-même sans postérité en 1829. Par cette double extinction, la seconde branche de la maison de Gombert est restée l'unique héritière des titres de la branche aînée, et les a relevés, comme nous le rapportons plus loin.

SEIGNEURS DE VERDACHES.

  1. Bertrand de Gombert, second fils de Jean de Gombert, premier du nom, fut l'auteur de la branche des seigneurs de Verdaches, à Sisteron, et eut, entre autres enfants 1° François, premier du nom, qui suit ; 2° Jean, qui acheta en 1494 divers biens au territoire de Sisteron, quartier de Sainte-Euphémie. A ce premier noyau ont été réunies successivement, par les générations suivantes, toutes les terres de la Vallée, qui forment aujourd'hui l'établissement de la famille de Gombert ; 3° Robert, qui combattit vaillamment sous les ordres du comte de Carcos, en 1536, pour s'opposer au passage du Var par le connétable de Bourbon. (Denys Faucher, p. 125.)

  2. François de Gombert, premier du nom, seigneur de Verdaches, épousa Marguerite de Catalan, dame de Verdaches, dans la viguerie de Sisteron, et fille de Pierre de Catalan, seigneur de Verdaches, maître d'hôtel du roi Louis XII. De ce mariage sont issus 1° François II, qui a continué la descendance; 2° Jacques de Gombert, qui fut en 1567 deuxième consul de Sisteron (Hist. de Sisteron, tome II, p. 593); 3° Madeleine de Gombert, femme de Monet Fabre, seigneur de Baumes, commissaire général de l'artillerie de France, en Corse, puis mestre de camp des bandes provinciales.

  3. François de Gombert, deuxième du nom, seigneur de Verdaches, servit dans les armées françaises. En 1562, il fut un des huit notables choisis par le conseil général de la communauté de Sisteron pour diriger les affaires de la cité, et deux ans après il fit partie du conseil de la ville. (Hist. de Sisteron, tome 11, pages 72, 77 et 593.) Il avait épousé, en 1552, Catherine de Sclafanati, nièce du cardinal de ce nom, et fille de Sixte Sclafanati, gentilhomme milanais, dont il eut Pierre II, qui suit.

  4. Pierre de Gombert, deuxième du nom, seigneur de Verdaches, juge royal de la ville de Sisteron, rendit hommage pour sa terre de Verdaches, le 4 janvier 1598. Il avait été député par la ville de Sisteron, en 1595, pour aller porter au duc de Guise, gouverneur de Provence, la soumission de ses compatriotes. (Hist. de Sisteron, tome II, p. 166.)

  5. Jean de Gombert, deuxième du nom, seigneur de Verdaches, fils du précédent et juge royal de Sisteron comme son père, épousa à Aix, le 6 janvier 1619, Claire de Chaix, au profit de laquelle il fit son testament le 26 avril 1637. Il avait alors deux fils : 1° François de Gombert, légataire de son père; 2° Joseph, dont l'article suit.

  6. Joseph de Gombert, seigneur de Verdaches, rendit hommage pour cette terre le 2 janvier 1673. Il avait épousé, le 9 août 1654, Suzanne Marquis, d'une ancienne famille d'Arles, dont il eut un fils qui suit.

  7. Blaise Joseph de Gombert, seigneur de Verdaches, épousa, le 19 août 1694, Thérèse Civet, et fit registrer ses armoiries à l'Armorial général de Provence, généralité d'Aix, en 1700. Il eut, entre autres enfants : 1° Jean-Pierre, qui suit; 2° Joseph Laurent de Gombert, chanoine du chapitre noble de Saint-Victor de Marseille.

  8. Jean-Pierre de Gombert, seigneur de Verdaches, épousa, le 9 février 1728, Madeleine de Soucheron. Par son testament, du 26 décembre 1774, il institua pour son héritier Jean Joseph Laurent de Gombert, son petit-fils.

  9. Jean Baptiste Victor de Gombert, seigneur de Verdaches, fils du précédent, épousa Reine Thérèse Pauline de Grandin de Salignac, fille de Jean Joseph de Grandin, seigneur de Salignac, dont il eut Jean Joseph Laurent, dont l'article suit.

  10. Jean Joseph Laurent de Gombert, né le 24 janvier 1766, maire de Sisteron de 1805 à 1823, fut nommé par l'arrondissement de Sisteron, en 1815, candidat à la Chambre des députés. Il avait épousé, au retour de l'émigration, Marie-Anne de Samatan , dont il eut: 1° Lodoïx, dont l'article suit; 2° Jules de Gombert, décédé à Paris le 4cr janvier 1822, où il étudiait le droit, après de brillants succès de collège.

  11. Lodoïx de Gombert, né le 13 novembre 1798, conseiller auditeur à la cour royale d'Aix en 1822, remplit successivement diverses fonctions dans les parquets du ressort, et donna sa démission de procureur du roi à Toulon le 31juillet 1830. Il avait épousé, le 14 novembre 1824, Marie Gabrielle Amélia de Ruffo la Fare, fille du marquis de Ruffo la Fare , maréchal des camps et armées du roi, deux fois chef d'état-major du ministère de la guerre, et de Bathilde Pauline de Saint-Phalle (Annuaire de 1848, p. 251). De ce mariage sont issus:
    1° Louis Guillaume, comte de Gombert, né le 25 mai 1827, marié en 1852 à Philippine d'Albertas, fille d'Alfred Émilien, comte d'Albertas, et de Louise Marie Laurence de la Rochejaquelein ; 2° Maxime, vicomte de Gombert, conseiller de préfecture à Privas, né le 6 juillet 1829 ; 3° Jules, baron de Gombert, né le 27 mai 1834 ; 4° Joseph François de Gombert, né le 10 juillet 1838 ; 5° Bathilde Laurence Louise de Gombert, mariée le 16 avril 1844 à Maurice de Troullioud de Lanversin, d'une famille de robe de Grenoble, dont il a a) Fernand de Lanversin, né le 30 janvier 1845 ; b) Raymond, né en juin 1846; c) Maxence, né le 6 août 1847; d) Marie, née en mai 1851;. E) Arthur, né en septembre 1852; f) Thérèse, née le 27 mars 1854. 6° Gabrielle de Gombert, née en 1844.

05 mars 2005

Des Edenates et de la ville de Seyne en Provence

par Auguste Deloye
Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. 1839.
page 393
http://gallica.bnf.fr/document?O=N012383

La province des Alpes Maritimes, remplacée dans la suite par la division ecclésiastique de la métropole d'Embrun, se composait primitivement d'un grand nombre de peuples qui habitaient les vallées des Alpes, sur les confins des Gaules et de l'Italie, et qui, maîtres des défilés de cette chaîne de montagnes, conservèrent leur indépendance jusqu'au temps d'Auguste. Treize ans avant l'ère chrétienne, cet empereur réduisit leur pays en province romaine; et afin de perpétuer le souvenir de la soumission difficile de ces tribus montagnardes, il fit graver leurs noms sur un trophée placé en un lieu élevé du chemin qui conduisait do l'Italie dans les Gaules. On voit encore à la Turbie, à quatre lieues vers l'est de Nice, de nombreux vestiges du monument; mais les pierres de l'inscription, employées comme matériaux, ont été dispersées et mutilées, et il en reste fort peu de chose.

[?]

Les savants qui se sont occupés de la géographie ancienne des Gaules, ont fixé avec assez de certitude la position de la plupart des peuples qui figurent dans le dénombrement qu'on vient de lire. Mais plusieurs de ces noms sont restés inconnus, ou n'ont donné lieu qu'à des conjectures plus ou moins douteuses. Il en est un, entre autres, auquel Hadrien de Valois, dans sa Notice des Gaules, n'a pas fait les honneurs d'un article, quoiqu'il s'étende souvent beaucoup sur de très minces localités nous voulons parler des Édenates. Honoré Bouche, qui avait une connaissance approfondie de la chorographie de la Provence, les a placés dans le territoire de Seyne, sans donner les motifs de son opinion, et c'est peut-être ce qui explique; l'oubli d'Hadrien de Valois. Nous ne venons pas proposer une attribution nouvelle, mais appuyer celle de l'historien de Provence. Il est d'autant plus utile de la défendre, qu'elle semblait abandonnée et qu'elle a été récemment méconnue dans un ouvrage considérable sur la matière.

M. Walckenaer, dans sa Géographie des Gaules Cisalpine et Transalpine, met les Edenates dans le val d'Egnan et sur la rivière d'Egnan au-dessus de Voiron. On va voir que cette position est tout à fait impossible. Le dénombrement du trophée des Alpes n'est point arbitraire, mais conforme à la topographie : les peuples y sont dénommés chacun d'après sa position respective dans les montagnes, en allant du nord au sud; et la Notice de l'empire a suivi le même ordre pour l'énumération des cités de la province d'Embrun. Papon avait déjà fait cette remarque, qui aide singulièrement à retrouver les noms antiques sous les noms modernes. C'est pour avoir rejeté ce secours que M. Walckenaer s'est exposé à une grave méprise. Afin que nos lecteurs puissent en juger, nous allons prendre, non pas tous les noms du trophée d'Auguste, ce qui mènerait trop loin, mais seulement quelques-uns de ceux qui précèdent et de ceux qui suivent les Edenates.

Les Uceni occupaient les vallées de l'Oysans; les Caturiges, le pays de Chorges et d'Embrun ; les Brigiani , la vallée de Briançon ; les Nemaloni, la vallée de Barcelonnette, autour de Méolans ; les Edenates habitaient le territoire de la ville de Seyne, dans le diocèse d'Embrun, sur les limites de celui de Digne ; les Esubiani, près des rivières d'Ubaye et d'Ubayette ; les Veamini, Thorames haute et Thorames basse, dans le diocèse de Senez ; les Gallit?, entre Allez et Colmars.; les Triullati, non loin d'Alluis ou de Dalluis; les Ectini, près du Puget-de-Teniers et de la Tinée, rivière qui se jette dans le Var ; les Verguni, Vergons, entre Annot et Castellane.

En voilà assez pour montrer que la position attribuée aux Edenates s'accorde très bien avec celle des autres peuples au milieu desquels ils sont nommés; que, par conséquent, M Walckenaer a répudié inconsidérément l'opinion de Bouche, pour mettre les Edenates bien loin de leur pays, en leur faisant franchir la Durance et l'Isère. D'ailleurs, le val d'Egnan, situé au nord de Voiron, était sans doute dans le diocèse de Grenoble, qui, de l'avis de M. Walckenaer lui-même, faisait partie de l'ancien territoire des Allobroges; il ne peut donc rien avoir de commun avec une nation des Alpes-Maritimes et de la division ecclésiastique d'Embrun.

D'Anville n'a pas commis la même erreur; il s'est contenté d'admettre purement et simplement l'attribution proposée par Bouche.; mais nous croyons qu'il a eu le tort de ne pas distinguer les Edenates du trophée de la Turbie des Adanates inscrits sur l'arc de Suse. Les deux inscriptions sont entièrement distinctes par leur nature et leur objet, bien qu'elles soient toutes deux en l'honneur d'Auguste. La première fait connaître les peuples des Alpes-Maritimes, récemment subjugués; la seconde, dédiée par le roi Cottius, contient l'énumération des cités cottiennes qui, suivant le témoignage formel de Pline, n'eurent point le déshonneur de figurer à côté des nations vaincues sur le trophée d'Auguste, parce qu'elles avaient fait alliance avec Rome.

Ces raisons ne permettent pas de confondre les Edenates avec les Adanates. Il est vrai que les Medulli et les Caturiges sont à la fois sur les deux monuments, sans la moindre variante d'orthographe. D'Anville ne voit pas d'autre moyen de résoudre la difficulté résultant de ce double emploi, que de supposer qu'on avait « concédé à Cottius plusieurs des communautés qui se trouvent dans l'inscription du trophée. » Mais l'hypothèse et par suite l'explication tombent devant ce fait, que l'inscription de la Turbie, au lieu d'être antérieure à celle de Suse, est postérieure au moins d'un an. Il nous semble donc plus naturel de penser que les Medulli et les Caturiges s'étaient soustraits, depuis l'érection du monument de Suse, à. l'obéissance du roi Cottius, pour faire cause commune avec leurs voisins ; et qu'Auguste, les ayant soumis, les inscrivit sur son trophée avec les autres nations des Alpes-Maritimes. Notre conjecture mettrait Pline d'accord avec les monuments : en effet, suivant cet auteur, les cités cottiennes, exclues de l'inscription de la Turbie, étaient au nombre de douze, et l'on en trouve quatorze sur celle de Suse. Retranchez les Medulli et les Caturiges, et l'Etat de Cottius se trouve réduit à douze cités. Parmi les douze peuples qui restent, il en est encore, les Adanates., les Egdinii, les Veammii et les Vesubianii, dont les noms en rappellent d'autres de l'inscription de la Turbie; mais il n'y a aucune conséquence à tirer d'une pareille ressemblance, si ce n'est peut-être que ces peuplades, qui étaient peu éloignées les unes des autres, avaient une commune origine. Rien, du reste, n'est plus ordinaire, chez les anciens comme chez les modernes, que de rencontrer des noms analogues ou même semblables en des lieux différents.

Revenons à la ville de Seyne, et, avant d'établir l'identité de son territoire avec celai des Édenates, montrons ce qu'elle a été autrefois, ce qu'elle est encore aujourd'hui. Les archives de sa viguerie sont modernes, puisqu'elles ne remontent qu'au dix-septième siècle; les pièces qui se rapportent à ses annales ont péri ou se trouvent dispersées dans plusieurs villes de la Provence, du Dauphiné, de la Catalogne, du royaume de Naples et du Piémont, à cause des différents seigneurs qui ont successivement possédé le pays. C'est dire assez que nous n'avons ni l'intention ni le moyen de faire une monographie suivie, qui n'aurait d'ailleurs de l'intérêt que pour les personnes de la localité. Mais nous avons pu recueillir çà et là dans les ouvrages imprimés et aux Archives nationales quelques documents dont l'analyse servira de base à notre discussion. Ces renseignements historiques feront voir, en effet, que l'importance relative de la ville de Seyne pendant le moyen âge et les noms qu'elle a portés ne conviennent pas moins à l'ancienne cité des Edenates que sa situation au coeur de la province des Alpes-Maritimes.

Les peuples mentionnés dans le trophée des Alpes sont trop nombreux pour avoir jamais été bien considérables. En général, chaque vallée avait sa peuplade distincte, dont le territoire ne devait être guère plus étendu qu'un de nos cantons; aussi la Notice de l'empire, rédigée quatre siècles plus tard, ne donne- t-elle pour la même province que huit cités, qui encore ne devinrent pas toutes des chefs-lieux de diocèse. Suivant Gassendi, le chartreux dom Polycarpe de la Rivière prétendait qu'il fallait lire Civitas Sedenensium, Seyne, au lieu de Souniensium, Salines, qu'on trouve dans la Notice de l'empire; il ajoutait que Seyne avait eu primitivement des évêques, et alléguait en preuve d'anciens manuscrits qu'il possédait. Mais comme personne ne les a vus et que dom Polycarpe n'a pas une grande réputation d'exactitude, le doute est encore permis. D'un autre côté, le père Fournier, jésuite, dans son ouvrage manuscrit intitulé : Annales ecclesiastici metropolitan? ecclesia Ebredunensis, confond aussi la ville de Seyne avec la cité Solliniensis sive Solingensis ; par suite de cette confusion, il en fait un ancien siége épiscopal, et soutient que saint Marcellin, l'apôtre des Alpes-Maritimes, y fonda la première église de la contrée après celle d'Embrun. Mais dans la vie de saint Marcellin, publiée par les Bollandistes, nous n'avons rien découvert qui justifiât cette double assertion.

Le lieu où le saint vint solennellement consacrer une église et près duquel il fit un miracle éclatant, n'est pas nommé; seulement la légende dit qu'il était à seize milles d'Embrun, in sexto decimo a civitate milliario; ce qui ne peut convenir à Seyne, qui est au moins à huit lieues. Nous croyons que l'église dont il s'agit fut fondée non loin de la rivière d'Ubaye, appelée alors Sanctio ou Consanctio, et dont le saint évêque, en nouveau Moïse, divisa les eaux pour faire passer le peuple qui le suivait. Presque aussitôt après avoir franchi l'Ubaye, on rencontre deux lieux très voisins l'un de l'autre, Saint-Marcellin et Saint-Vincent, dont la position à l'égard d'Embrun s'accorderait beaucoup mieux avec les seize milles de la légende ; il n'est pas inutile de remarquer encore que Saint Vincent était le compagnon de Saint Marcellin. Nous faisons ces rapprochements sans en tirer de conclusions.

En somme, l'opinion de dom Polycarpe et celle du père Fournier ne reposent pas sur des textes positifs; mais elles prouvent que l'on était prêté à faire remonter l'origine de Seyne aux temps antiques. Si l'on peut soupçonner que cette ville ait eu des évêques particuliers, il est certain qu'on n'en connaît aucun. Elle fut absorbée, de même que Chorges, l'ancienne capitale des Caturiges, dans le diocèse d'Embrun, et dut former l'une des subdivisions, un pagus miner, du grand pagus Ebredunensis.

Cependant, quelques recherches que nous ayons faites, nous n'avons pu encore découvrir un seul texte où il soit question d'un district nommé Edenatensis ou Edenensis, et le premier document sur la ville de Seyne que nous ayons rencontré ne date que du milieu du douzième siècle. Raymond Bérenger Il, dit le Jeune, avait succédé à son père dans le comté de Provence, en 1144, sous la tutelle du comte de Barcelone Raymond Bérenger, son oncle paternel. Ce dernier fit la guerre en Provence, au nom de son pupille, contre la maison de Baux, s'empara de la ville d'Arles et força les barons du pays à lui faire hommage. Ceux de la basse Provence jurèrent fidélité au comte dans une grande assemblée tenue à Tarascon, au mois de février1146, et le serment de ceux de la haute Provence fut reçu à Digne et à Seyne, in Sedena. Les seigneurs qui jurèrent dans cette dernière ville sont au nombre de vingt-quatre, et l'on retrouve encore aux environs la plupart des fiefs dont ils tenaient leurs surnoms. Il résulte de cet acte d'hommage que le comte de Forcalquier n'étendait point alors son autorité sur le pays de Seyne et de Digne, ou plutôt qu'il ne les possédait que dans la mouvance du comté de Provence.

Un concile provincial fut célébré à Seyne, apud Sedenam, le premier novembre 1267. Les prélats de la province d'Embrun, réunis sous, la présidence de l'archevêque Henri de Suse, plus connu sous le titre de cardinal d'Ostie, y rédigèrent sur la discipline et les immunités ecclésiastiques douze canons, qui ont été conservés dans le livre des statuts de l'église de Digne et publiés par différents auteurs.

Le 5 août 1220, Raymond Bérenger IV, comte à la fois de Provence et de Forcalquier, octroya à la commune de Seyne le consulat, qui lui fut confirmé successivement par Charles I, Charles II, Robert, Louis, rois de Sicile et comtes de Provence, par la reine Jeanne et enfin, le 18 septembre 1385, par Marie de Blois, qui, en approuvant elle-même les franchises et libertés des habitants de Seyne, rappelle toutes les concessions de ses prédécesseurs. Ainsi la ville de Seyne avait des consuls dès la première moitié du treizième siècle, et Papon pense que sa commune est bien antérieure, qu'elle doit être mise au rang des municipes, c'est-à-dire qu'elle avait conservé des vestiges de ses antiques libertés municipales, et que les comtes de Provence ne firent qu'ajouter aux droits dont elle n'avait jamais cessé de jouir pendant le moyen âge. A défaut de l'acte primordial de concession, qui parait perdu, nous n'avons pu éclaircir la conjecture de l'historien; mais, quoi qu'il en soit, il est certain que les magistrats municipaux de Seyne avaient, suivant la charte de confirmation de la reine Marie, des pouvoirs aussi étendus que les consuls des plus grandes cités de la France méridionale. Ils administraient la justice à leurs concitoyens; ils exerçaient tous les actes de la juridiction volontaire, nommaient les tuteurs, les curateurs, les notaires; ils décidaient les procès eu premier et en dernier ressort, et promulguaient leurs décisions et leurs sentences sans l'intervention d'aucun officier comtal. Une redevance de douze deniers était la seule marque de dépendance que les comtes de Provence se fussent réservée. On voit par là que ces fières populations des Alpes n'étaient pas moins jalouses de leur liberté dans les temps féodaux que sous César, qui s'était contenté de leur imposer un tribut, sans les soumettre à la domination romaine.

Il semble que les dispositions si libérales de la charte de Marie de Blois soient contredites par un document peu postérieur, dont un passage nous montre une cour de justice royale et un notaire royal établis à Seyne. Mais il faut observer qu'il s'agit là d'une procédure suivie contre des gens du comte de Savoie; que le comte de Provence pouvait avoir un tribunal pour juger les nobles, les gens de la campagne et tous les étrangers qui étaient en dehors de la juridiction municipale. Quoique les officiers de justice, introduits dans les villes sous un tel prétexte, aient fini par absorber tous les pouvoirs des juges locaux, toutefois, à Seyne, ces empiétements ne durent avoir lieu que plus tard. Au milieu des dissensions et des guerres qui désolaient alors la Provence, on avait grand intérêt à ménager une ville très forte par sa situation et qui était une des clefs du pays du côté du Dauphiné et du Piémont. Aussi obtint-elle une nouvelle confirmation de ses franchises municipales le 29 septembre 1435, par lettres d'Isabelle, femme du roi René.

La commune de Seyne, cantonnée dans ses montagnes, échappait à l'action du pouvoir central et se gouvernait comme une petite république. Elle faisait quelquefois la guerre à ses voisins pour des causes de rivalité personnelle; seulement, quand le danger était commun, les hostilités cessaient, et son alliance était recherchée avec empressement.

En 1388, Amédée VII, comte de Savoie, ayant franchi les Alpes et menaçant la Provence, voulut attirer la ville de Seyne à son parti; d'autre part, les habitants de Barcelonnette lui demandèrent une trêve, et elle consentit à s'unir avec eux, à condition que les bailliages de Digne, de Sisteron et de Castellane entreraient dans la ligue. Quatre ans plus tard, en 1392, elle forma une nouvelle ligue avec le bailliage de Sisteron pour résister à une invasion du terrible Raymond de Turenne. Les pièces où ces faits sont consignés font en même temps connaître que la ville était le chef-lieu d'un bailliage et qu'elle avait, outre ses consuls et des conseillers, un capitaine ou commandant militaire.

Seyne avait été précédemment le chef-lieu d'une châtellenie; l'institution de son bailliage paraît remonter à Robert d'Anjou, qui préposa au gouvernement des châtellenies de Seyne et de Barcelonnette des baillis, dont les gages de 50 livres seraient à la charge du clavaire, officier de finances du comte. Antoine de Arena fait connaître les limites du bailliage de Seyne par le dénombrement des communes qu'il comprenait au seizième siècle.

Lo bayliage de Seyno. « Seino (sic), Auset, Barles, la Breulo, Ubayho, Pontis, Sanct-Vincens, Sellonet, Sanct-Martin-de-Seyno, Montclar, Verdacho, b Vernet, Pinaudayher »

Au dernier siècle, on trouve le bailliage remplacé par la viguerie. Sous un nom différent, c'est toujours la même division territoriale, puisqu'elle comprend les mêmes lieux, sauf Pinaudayher, qui ne figure pas dans le dénombrement donné par Expilly. La viguerie de Seyne était bornée au nord par le Dauphiné, au sud par la viguerie de Digne, à l'est par la vallée de Barcelonnette et à l'ouest par la viguerie de Sisteron. Comme chef-lieu de bailliage ou de viguerie, Seyne avait le droit de députer aux états de la province. Il y avait dans la ville deux couvents, l'un de dominicains, fondé en 1444, et l'autre de religieux de la Sainte-Trinité, qui ne datait que de 1645.

Pendant les guerres de religion, la ville de Seyne eut beaucoup à souffrir. Elle était devenue le principal boulevard des protestants en Provence, et leur avait été assignée, avec le lieu de Mérindol pour faire leurs prêches, en exécution du traité de paix publié à Paris en 1576. De cette place forte ils se répandaient dans tous les pays environnants, où ils exerçaient de grands ravages. C'est pourquoi le duc d'Epernon, ayant obtenu de l'assemblée des communes les moyens d'en faire le siége, traîna à grand' peine de l'artillerie dans les montagnes presque inaccessibles qui entourent la ville, et s'en rendit maître le 4 novembre 1586. Les habitants furent fort maltraités, et il est à croire que la commune fut alors privée des privilèges dont elle s'enorgueillissait depuis plusieurs siècles; cependant Louis XIV les confirma le 27 juin 1664; Louis XV, au mois de février 1733, et Louis XVI, au mois d'avril 1780. A cette dernière époque, la commune avait un maire à la tête de ses consuls; mais une pareille nouveauté, empruntée aux communes du nord, était loin de compenser ce qu'elle avait perdu. Le nouveau corps municipal n'était plus que l'ombre de l'ancien ; sa juridiction se bornait à la connaissance exclusive de certains délits de police et à la surveillance des marchés. D'un autre côté, l'antique droit de péage nommé pulvérage, pulveraticum, que les habitants de Seyne percevaient sur les hommes, les marchandises et les troupeaux qui passaient par leurs terres, avait été supprimé en vertu d'un arrêt du conseil du 2 septembre 1759. Que restait-il donc de ces belles franchises communales tant de fois confirmées par les comtes de Provence et par les rois de France? De confirmation en confirmation, elles avaient été s'amoindrissant de plus en plus au profit de la royauté.

Aujourd'hui la ville de Seyne présente encore l'aspect d'une place forte; elle est entourée de remparts et défendue par une citadelle. Quoiqu'elle possède des fabriques de toiles et qu'elle soit le centre d'un commerce assez considérable de bêtes de somme et de bestiaux de toutes sortes, sa population n'est pas de trois mille habitants. Située dans le département des Basses Alpes et dans l'arrondissement de Digne, sur la route qui conduit de cette ville à Embrun, elle est le chef-lieu d'un canton qui comprend Auzet, Barles, Montclar, Selonnet, Seyne, Saint Martin Lez Seyne, Verdaches, le Vernet. Ces huit communes faisaient aussi partie de la viguerie, tant il est vrai qu'il n'y a rien de plus stable que les divisions territoriales dans les montagnes. Seulement, comme le canton eût été un peu trop étendu s'il eût compris tout l'ancien district, on s'est contenté d'en retrancher, vers le nord, la Bréolle, Pontis, Ubaye et Saint-Vincent.

Quelque incomplètes que soient les notes qui précèdent, elles fournissent des indications certaines sur l'histoire de Seyne ; et, de plus, elles montrent que cette ville s'est appelée en latin Sedena, au moins depuis le douzième siècle jusqu'au seizième. Le rapport qui existe entre ce nom et celui des Édenates est incontestable; sauf la désinence, dont il n'y a pas lieu de s'occuper, l'S du commencement de Sedena fait toute la différence. Or, y a-t-il rien de plus commun que l'addition ou le retranchement de la première lettre des noms de lieux ? Si ce fait avait besoin d'être démontré, il serait facile de citer à l'appui une foule d'exemples; nous nous bornerons à un seul, parce qu'il présente mieux qu'une analogie, presque une similitude : une ville célèbre de la Sicile s'est appelée d'abord Egesta, puis Segesta, eu ajoutant un S au commencement. Ces sortes d'additions et de retranchements sont le résultat, soit d'une confusion produite par la langue parlée, soit d'un besoin d'euphonie. Pour notre cas particulier, il est certain que civitas Edene, pagus Edene, sonnent dans le langage de même que civitas Sedene, pagus Sedene; et, comme l'orthographe du moyen âge était ordinairement calquée sur la prononciation, il devenait difficile à des scribes ignorants de discerner de quelle façon ils devaient écrire. D'un autre côté, lorsque la langue provençale s'est formée, les gens du pays ont trouvé dur de prononcer Anan à Edena, ou par contraction, à Eyna, « Nous allons à Seyne; » et ils ont préféré dire, Anan à Sedena ou à Seyna. De nos jours encore les campagnards ne disent-ils pas: Anan à s'Ai, à s'At, pour dire, « Nous allons à Aix, à Apt ? » Et quand ils retournent, ne prononcent-ils pas, par suite d'une étrange confusion, Venem d'Asai ? Ce sont ces lettres parasites et les contractions qui font la principale difficulté des anciennes chartes provençales. Ainsi le sentiment de l'euphonie, que le peuple possède à un haut degré, joint à la confusion du langage, a pu incorporer S au mot Edena. Si on demande pourquoi les noms d'Aix et d'Apt n'ont pas retenu pareillement la même lettre, nous répondrons qu'il ne faut pas chercher une régularité méthodique dans la formation d'une langue; que le mot aqu?, par exemple, a fait Aix, Aeqs, Dax, Aygues, suivant les lieux et les circonstances; qu'il s'est trouvé souvent assez de gens instruits pour se conformer à l'orthographe originelle et la maintenir, tandis que parfois l'usage et l'ignorance l'ont emporté.

Il y a donc lieu de croire que la ville de Seyne s'appelait, dans l'origine, civitas Edenatum, ou simplement Edena. Mais à quelle époque la forme altérée a-t-elle prévalu ? C'est une question que nous ne pourrions résoudre, faute de documents écrits, si de curieux monuments métalliques ne nous venaient en aide.

Le musée Calvet, d'Avignon, possède un denier et une obole bien conservés, qui ont été trouvés à Rochegude, village situé à trois lieues au nord d'Orange et appartenant autrefois moitié au Dauphiné, moitié au Comtat Venaissin. Ces pièces faisaient partie d'un trésor d'environ cinq kilogrammes pesant de monnaies du moyen âge, frappées pour la plupart dans le Dauphiné, la Provence ou le Languedoc, et qui avaient dû être enfouies vers la fin du douzième siècle.

Ce denier a été publié en 1841 par M. Cartier dans la Revue numismatique; en voici la description: Croix pattée à branches égales, dans le champ; au pourtour, entre grènetis, F BERTRAND; au revers, F COMES ED'NE; et dans le champ, une rosace à huit feuilles, ou plutôt un soleil à huit rayons. L'obole que M. Requien, directeur du musée Calvet, a décrite dans le même recueil, en 1844, est en tout semblable, sauf que le mot ED'NE n'a point de signe abréviatif après le D' du moins dans le dessin. Il est vrai que les deux deniers et les deux oboles qui sont au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale n'offrent pas non plus de traces d'abréviation. D'autre part, la collection de M. Poey d'Avant, receveur des domaines à Luçon (Vendée), contient trois pièces de Bertrand, du même type, savoir: un denier et une obole, provenant aussi du trésor de Rochegude, et qui ne diffèrent pas de l'espèce publiée par M. Cartier; plus un second denier, dont on ignore la provenance, et sur lequel l'abréviation est rejetée après l'N'. Ainsi, il existe trois variétés quant au nom de lieu, suivant qu'il est écrit ED'NE, EDN'E OU EDNE.

Le style de ces monnaies, le lieu de la trouvaille, les pièces qui les accompagnaient, tout s'accordait à indiquer qu'il fallait chercher dans la Provence, ou non loin de la Provence.., le seigneur qui les avait fait frapper et l'atelier monétaire dont elles sortaient Parmi les numismates, les uns lisaient, avec M. Çartier (2), COMES Et Dvx NarbonE, et attribuaient le denier à Bertrand, comte de Toulouse et duc de Narbonne de 1105 à 1112. On sent combien est arbitraire un pareil mode d'interprétation, qui consiste à prendre pour des sigles les lettres d'un mot embarrassant. D'autres voyaient dans le mot ED'1E les éléments de ENDENCIE, Andance. C'était supposer une contraction bien extraordinaire; et l'ailleurs Andance, village du haut Vivarais, n'a jamais eu assez d'importance pour devenir le chef-lieu d'un comté. Toutes ces explications étaient peu satisfaisantes, et laissaient le champ libre aux conjectures. Nous étions à la recherche d'une interprétation nouvelle, quand le court passage que Bouche a consacré à Seyne nous en suggéra une que nos lecteurs pourront apprécier.

Le mot EcL'ne nous paraît légèrement abrégé et non contracté. Le signe qui surmonte le D' tient lieu de la lettre E seulement; cette abréviation est très fréquente, et si régulière que l'apostrophe usitée de nos jours n'a pas d'autre origine. Il faut donc lire cornes Edene purement et simplement, et reconnaître la forme primitive du nom latin de Seyne. La difficulté est de savoir s'il a jamais existé un comté de ce nom. L'histoire est complètement muette sur ce point; mais ce qu'elle apprend, ce qu'apprennent les textes est loin de contredire l'existence d'un tel comté.

Seyne était située dans la haute Provence, sur les limites du Dauphiné, c'est-à-dire dans une contrée dont les seigneurs se sont qualifiés comtes, tantôt de Provence, tantôt d'Avignon, plus souvent de Forcalquier, et parfois de Nice. Il n'y a rien de plus obscur que ce qui concerne l'origine et la succession de ces comtes, les limites et les partages de leurs possessions. Après Bouche et Gaufridi, Ruffi jeune s'est occupé de débrouiller la matière, et il l'a fait, d'après les textes, avec une grande supériorité de critique. Son travail a été révisé depuis et complété sur quelques points par dom Vaissète, qui signale pourtant encore bien des difficultés à éclaircir. Aujourd'hui, la perte ou la dispersion des chartes de la Provence rend la tâche à peu près impossible, et l'on est forcé de s'en tenir aux résultats connus.

On a vu précédemment que les pièces de Bertrand, cornes Edene, trouvées à Rochegude, avaient été enfouies vers la fin du douzième siècle. Le type, la fabrique la forme des lettres dénotent qu'elles n'étaient guère plus anciennes, et leur belle conservation témoigne qu'elles n'étaient pas frappées depuis longtemps, quand elles furent retirées de la circulation. Dans tout le cours du douzième siècle, la série des comtes de Forcalquier n'offre que deux Bertrands : le premier avait succédé à Guillaume d'Urgel, son père, en 1129, et mourut en 1150, au plus tard, laissant ses deux fils, Guillaume II ou IV et Bertrand II, maîtres de son vaste comté. Il n'est pas probable que Bertrand ici ait fait frapper les monnaies d'Edene, par la raison qu'étant l'aîné de son frère Guignes, il aurait inscrit son titre de comte de Forcalquier, qui était usité depuis le commencement du siècle, ou celui de comte de Provence, que Guillaume, son fils, ne fit pas difficulté de prendre sur la monnaie dite Guillelmine. Quant à Bertrand il, frère de ce dernier, on ignore s'il a eu une monnaie particulière; on ne sait même pas bien quels étaient ses domaines, ni s'il les possédait d'une manière indépendante de son frère.

Papon cherche à démontrer que, comme puîné, il n'eut aucune part à la souveraineté du comté, conformément au droit d'aînesse qui s'était établi avec l'hérédité des fiefs. Mais, dans l'application de cette règle féodale, le fait a souvent contredit le droit. Notre auteur oublie de quelle façon s'était formé le comté de Forcalquier lui-même, qui avait été démembré de la Provence par suite d'un partage de famille, contrairement au principe de primogéniture en matière d'hérédité. Pourquoi ce qui est arrivé à la Provence ne serait-il pas arrivé au comté de Forcalquier ? Après les grandes divisions viennent naturellement les subdivisions.

Du reste, la théorie de Montesquieu, sur laquelle s'appuie Papon, ne saurait prévaloir contre des documents authentiques qui prouvent que Bertrand a fait acte de souverain. En 1168, il se qualifie comte, et donne Manosque avec d'autres terres aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Dans son testament, fait la même année, il s'appelle comte de Forcalquier; il renouvelle ses donations à l'Hôpital, engage Guillaume, son frère, à les confirmer et à y joindre la part qu'il a dans les terres aliénées; à cette condition seulement, il l'institue son héritier pour le reste de sou comté, de « retiquo comitatu meo ». Si Guillaume n'accomplit pas ses volontés, il le prive de son droit d'héritier et dispose de tout ce qu'il a, depuis Sisteron jusqu'aux Alpes, en faveur de Raymond, comte de Toulouse, et depuis Sisteron jusqu'au Rhône, en faveur de ses cousins Guillaume de Sabran, Guiran de Simiane et d'autres parents. Cet acte témoigne que les possessions des deux frères étaient bien mêlées, mais non subordonnées les unes aux autres. Il n'est pas inutile de noter aussi que le domaine de Bertrand, dans la partie limitée « Sistarico versus » Alpes, embrassait l'extrémité supérieure de la Provence, du côté du Dauphiné, et comprenait par conséquent ce qui a formé la viguerie de Seyne, placée entre Sisteron et les Alpes.

Le comte Bertrand était sur le point de se croiser, lorsqu'il fit la donation et le testament dont il est ici question. On sait qu'il revint de son voyage d'outre-mer, et qu'il vécut jusqu'en 1208. Toutefois, dans ce long intervalle de temps, l'histoire le perd de vue, et il est permis de croire qu'il prit alors le titre de comte de Seyne. Voici nos motifs; il ne pouvait établir le siége de son comté, ni à Forcalquier, où son frère gouvernait, ni à Manosque, ville qu'il avait donnée aux Hospitaliers, ni à Digne, où l'évêque était tout-puissant et où son autorité lui eût fait ombrage: restait Seyne, ville ancienne et fortifiée; il la choisit sans doute, et c'est là qu'il fit frapper monnaie à l'exemple de son frère. A cette époque, le mot Sedena était déjà usité, comme onl'avudansun document historique de 1146 ; mais la forme primitive n'était pas encore tombée dans l'oubli, et le monnayer, fidèle à l'orthographe traditionnelle, grava la légende Bertrandus, cornes Ed'ne, au lieu de cornes Sedene, dont la différence de prononciation est, du reste, insensible. L'oubli ou le déplacement du signe abréviatif (D') sur plusieurs des pièces de Bertrand ne doit point étonner ceux qui savent combien les omissions de lettres sont fréquentes sur les anciens monuments métalliques.

Pour ne pas chercher les exemples bien loin, nous citerons les monnaies de Guillaume de Forcalquier, frère de Bertrand, sur la plupart desquelles on lit : Willelrnus, corne Proencie, pour cornes Provencie.

L'art monétaire au moyen âge ne procédant que par imitation, le comte Bertrand, qui avait ses domaines entre la Provence et le Piémont, devait naturellement imiter les monnaies de ces deux pays, pour faciliter les relations commerciales de ses sujets; et en effet, le type de ses pièces rappelle d'une part celui des espèces des comtes de Savoie, et d'autre part les deniers que Raymond V, comte de Toulouse, faisait frapper vers la fin du douzième siècle dans le marquisat de Provence. Le soleil qui décore les deniers de Bertrand est à huit rayons, comme celui qu'on voit, accompagné de la lune, sur les Raymondins. II n'y avait d'ailleurs rien de plus commun en Provence que cette image du soleil: on la retrouve sur un tombeau d'Hugues, sacristain de l'abbaye de Saint-Victor, sur un sceau où le comte de Toulouse se qualifie marquis de Provence et seigneur de Marseille, et sur le contre-sceau des seigneurs d'Hyères, de la maison de Fos. Ce dernier type surtout offre une ressemblance frappante avec celui de nos deniers.

Bertrand, que nous présumons avoir été comte de Seyne, mourut sans postérité, et tous les biens qu'il n'avait pas donnés aux Hospitaliers échurent à son frère Guillaume, conformément à ses dispositions testamentaires. Le comté de Seyne se trouva de la sorte réuni au comté de Forcalquier, dont il avait été démembré, et s'éteignit par suite de cette réunion, d'autant plus qu'à la mort de Guillaume, arrivée en 1209, le comté de Forcalquier fut lui-même incorporé au grand comté de Provence, en faveur de Raymond Bérenger IV. Voilà pourquoi l'histoire n'a pas conservé le souvenir d'une division féodale dont la durée n'a été qu'éphémère.

Mais il y a lieu d'être surpris que la ville de Seyne, après avoir été la capitale d'un peuple gaulois, s'éclipse entièrement depuis l'époque de la domination romaine jusqu'au milieu du douzième siècle; qu'elle reparaisse alors, nullement déchue de son passé, seulement avec un nom modifié. Ce déguisement de nom ne serait-il pas la cause de quelque méprise, qui expliquerait une lacune de tant de siècles ? En transcrivant telle charte où il était question du pagus ou du comté Ednensis, les copistes, trompés par l'abréviation, n'ont-ils pas lu Ebreclunensis, d'autant mieux que la forme Edena leur était inconnue et que Seyne se trouvait dans le diocèse d'Embrun ? C'est un doute que nous émettons avec toute réserve, et qu'il n'est possible de vérifier qu'à l'aide de textes originaux ou de très anciens cartulaires. La moindre mention de Seyne sous son ancien nom viendrait compléter les preuves de notre attribution monétaire; nous avons dû chercher avec soin, sans avoir eu la satisfaction d'en trouver un seul exemple.

En résumé, après avoir prouvé que le territoire de Seyne convenait le mieux à la position géographique des Edenates, procédant du connu à l'inconnu, nous avons fait voir, au moyen de notes historiques, que l'importance de cette ville comme chef- lieu de châtellenie, de bailliage, puis de viguerie, et sa commune des plus libres, des plus fortement organisées, étaient dignes de l'ancienne cité des Edenates; que le nom latin qu'elle portait dans les documents que nous venions d'analyser était une altération euphonique d'Edena; et enfin que cette forme primitive, perdue vers le douzième siècle, se retrouvait encore intacte sur des deniers et des oboles très probablement frappés par Bertrand II, frère du comte de Forcalquier.

Ainsi la légende monétaire Cornes Edene vient à l'appui des données géographiques et historiques; en révélant un nom oublié et un comté inconnu, elle montre le dernier anneau de la chaîne, aujourd'hui interrompue, qui rattachait Seyne aux Edenates, la ville du moyen âge à l'antiquité.

Auguste Deloye

24 février 2005

Baptêmes DUBOIS à Parcé sur Sarthe

Répertoire B 1529-1790, Relevés S 1701-1789, Table M an XVII...

Tome 7. 1621-1635 page 62/338


Dubois Louise de François et Chevrie Anne ... 3
Dubois Laurent de François et Chevrie Anne ... 14
Dubois Marie de François et Chevrie Anne ... 43
Dubois Jacquinne de François et Chevrie Anne ... 71
Dubois Renée de François et Chevrie Anne ... 93
Dubois Jean de François et Chevrie Anne ... 139

Tome 9. 1635-1661 page 80/338

Dubois Louise de Laurent et Martin Elisabeth ... 100
Dubois Jacquinne de Laurent et Martin Elisabeth ... 109
Dubois Laurent de Laurent et Martin Elisabeth ... 120
Dubois Marie de Laurent et Martin Elisabeth ... 132

Tome 11. 1661-1668 page 98/338


Tome 13. 1670-1676 page 108/338

Tome 14. 1676-1682 page 115/338
Dubois Jeanne de Louis et Luceau Jeanne ... 8
Dubois François de Louis et Luceau Jeanne ... 70
Dubois Gabriel de Louis et Luceau Jeanne ... 117
Dubois Renée de Louis et Luceau Jeanne ... 168

Tome 15. 1682-1691 page 122/338

Tome 16. 1692-1700 page 132/338
Dubois Jacques de Gabriel et Hubert Jeanne (° 1645, + 2 mars 1695) ... 12
Baptisé le 4 avril 1693. P: Jacques Patrie, M: Marie Patrie
Décédé le 28 décembre 1694

Dubois Marie de Gabriel et Desmortier Marie ... 13

Dubois Gabriel de Gabriel et Ruillié Marie ... 38
Baptisé le 22 fév 1695
Décédé le 28 fév 1695

Dubois Louise-Gabrielle de Gabriel et Ruillié Marie ... 60
Baptisée le 20 juil 1696

Dubois Gabrielle de Gabriel et Ruillié Marie ... 83
Dubois Gabriel de Gabriel et Ruillié Marie ... 110
Dubois Jean de Louis et Luceau Jeanne ... 16
Dubois Urbain de Louis et Luceau Jeanne ... 44
Dubois Urbanne de Louis et Luceau Jeanne ... 80

Laurent DUBOIS x Elisabeth MARTIN


Mariage de Laurent DUBOIS et Elisabeth MARTIN le 25 juin 1652 à Parcé sur Sarthe - M 1606-1668 page 82/188

04 février 2005

Le crime de Raibaut Rémusat 20 juin 1391

Revue des études historiques
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N011721
Pages 421 à 450
Le crime de Raibaut Rémusat 20 juin 1391
par Paul de Rémusat
Au tems des premières croisades, Pons Remusat, homme libre de la ville de Valréas, s'offrit pour garant d'un seigneur dauphinois qui, en rémission de ses péchés, donnait son fils et sa belle-fille à Dieu et aux Templiers. On sait peu de choses de lui, sinon qu'avec son frère Guillaume et un cousin qui s'appelait Pierre, il habitait cette parcelle du Vaucluse que le département de la Drôme enclave aujourd'hui. Peut-être descendait-il d'un centurion nommé Remus ou de quelque paysan romain qui suivit en Gaule les légions.

Avec son frère et son cousin, il ne manqua d'assister, comme témoins ou comme caution, à aucune des fondations pieuses qui firent, des Templiers de Richerenches, d'opulents serviteurs de Dieu. Ses petits-enfants se répandirent nombreux au Dauphiné, en Provence, au Comtat. Le premier château qu'ils bâtirent, le peuple l'appela castrum Remusa.

Castrum Remusa. Photo : Raphaël Dufour
Tandis qu'une chapelle puis un bourg s'élevaient à l'abri de ses murailles, les Dauphins et les rois d'Anjou s'attachaient les Remusat comme jurisconsultes ou leur confiaient les clés et l'administration des cités. Raymond Remusat, dont le père avait posé les premières pierres du donjon, se qualifiait « miles, jurisperitus ». Nicolas Chorier nous apprend que le dauphin Jean I venait d'instituer l'étude du droit romain par des professeurs de droit à Grenoble et que ceux-ci étaient chevaliers. Les notaires l'étaient de tenus immémorial

« Notaires, office noble, écrit Chorier ; cet art n'est ni bas ni servyle. Dès 1050, il est exercé par des nobles de grandes maisons »

Les trois petits-fils de Raymond prospérèrent dans cette chevalerie de basoche. Guillaume, l'aîné, « miles » à son tour et « jurisperitus », fut juge du Palais de Marseille, juge du Diois et du Valentinois, juge et bailli de la baronnie de Montauban, bailli de Valréas, châtelain de Nyons.

Il avait hérité une montagne, la moitié d'un hameau et cinq châteaux qui commandaient le pays, de Nyon jusqu'au BuIs-les-Baronnies, testa en sa maison du Buis, élut ses frères et l'évêque de Vaison pour les exécuteurs de ses volontés.

Le cadet, que l'on appelait Cornillan, reçut avec les 5/8 de Remusat, des droits sur trois fiefs et huit châteaux en entier. Par eux, il dominait sans rival cette ligne de crêtes, parallèle au domaine de Raymond, qui, de la Motte-Chalançon, descend jusqu'à la rivière de l'Ouvèze. Cornillan Remusat fut, ainsi que son frère, jurisconsulte et chevalier ; lorsqu'il eut épousé Noblette Constant, fille du favori du dauphin, il fit une donation à son maître.

Raibaut R, le frère puîné, laissa à son fils Guillaume, avec sa part de Remusat, les marches de l'est du domaine familial Montmaurin, Tarandol, Cornillon et la bâtie du col de Soubeyran. Guillaume eut, comme viguier de Marseille, l'honneur de recevoir au nom de la ville, le pape Urbain V, puis il délaissa les conseils de ses puînées pour la vie âpre des donjons. En 1379, il s'allia avec Hugues et Jordain de Rivière, partit en guerre ouverte contre Raymond d'Agout. Bertrand son fils aîné, l'assistait. Ils combattirent ? , livrèrent des batailles rangées, « avec gens de cheval et de pied » et « mortalité et blessure de plusieurs hommes », dont « le fils du seigneur de Remusat, blessé dangereusement. » Enfin Raymond d'Agout demanda la paix. Bertrand Flotte, élu médiateur, condamna le vaincu à payer 1.000 florins d'or.

A la mort de son père, Guillaume Remusat avait prêté au dauphin Humbert II, un hommage qu'il avait renouvelé le 10 juillet 1350 ; Mabille seconde du Caire, sa femme, héritière de sa maison, lui avait apporté la moitié du Caire.

Pour accéder au Caire, il faut, venant de Sisteron, longer la rive gauche de la Durance, puis le cours de la Sasse, enfin celui du Riou-Clair, un peu torrent. On atteint le bourg de la Motte. Les roches qui s'élèvent de toutes parts s'écartent quelque peu et l'on pénètre dans le grand vallon dont les paysans ont fait un verger. Puis le vallon se referme ; des arches naturelles surplombent la route et la rivière. Le Caire est là, aujourd'hui pauvre hameau qui fait commune avec la Motte. Les filets des eaux incertaines du Riou le frôlent et, par Faucon, Goujon, par le village agreste de Bellafaire, on retrouve la Durance et la nature, à nouveau, sourit. Car nous avons traversé un paysage guerrier, si différent des Alpes champêtres de la Savoie, que nous avons peine à les apparenter. Ici, tout est dramatique ; brunes, nues, déchaussées, aigles, les roches s'élancent et se hérissent ; le soleil ne se pose que sur les têtes des aiguilles et laisse dans une ombre sèche, des hommes rares et leurs maisons de terre.

Mais, jadis, un tumulte faisait vibrer ces monts. Chaque hameau avait château et seigneur de race illustre : la Motte, Melve, étaient aux Artaud, Claret, Mison, Volonne, aux Agoult, issus des souverains de la vallée de Sault Faucon était aux Faucon, Esparron aux Castellane, Barras aux Barras, Sigoyer aux Leydet, princes déchus de la ville d'Apt ; Tallard devint duché.

Le Caire avait été acheté aux comtes de Provence par Bertrand des Baux qui l'avait revendu peu après à une dame de famille inconnue, Mabille, qui en prit le surnom. L'hommage de Pierre du Caire, pupille de Mabille I, est de 1309. François lui succéda, fit hommage en 1325, puis Mabille II, fille de François et jeune épousée de Guillaume Remusat, avoua une moitié du lieu, tandis que Pierre de Pontis se reconnaissait vassal pour l'autre part. Lorsque Guillaume Remusat mourut après Mabille, et parce que leur fils aîné avait succombé à ses blessures, Raibaut second, leur cadet, fut, avec sa soeur Noblette (Noblette de Remusat épousa Humbert Taparel, coseigneur de Veynes. Une transaction du 26 février 1389, conservée aux Arch. dép. de l'Isère, lui accorda le tiers des biens de Guillaume; Noblette en prêta hommage, par les mains de son mari, le 4 mai 1390. La transcription de la transaction est à la suite de celle de l'hommage; ce dernier est fait pour le tiers de tout le contenu en l'hommage de Reybaud de Remusat, aïeul de Noblette, du 25 juillet 1334, lequel est inséré en entier au corps du présent), seul héritier de ces e biens immenses.

Il en fit l'aveu à l'avènement de Louis II d'Anjou, qui montait sur le trône sous la tutelle de sa mère Marie de Blois. Une première fois, en 1385, Raibaut prêta hommage pour ses droits héréditaires sur la moitié du Caire. Qu'y eut-il en cet hommage et en l'investiture qui le consacrait, qui parut insuffisant aux magistrats de Sisteron ? L'an d'après, comme la reine régente était à Apt, Raibaut dut s'y rendre et lui renouveler sa foi

[?]

L'an d'après, à la faveur de la guerre lugubre avec les Anglais, Raimond, vicomte de Turenne, dévastait la Provence. La reine Jeanne de Naples avait aliéné jadis à son père plusieurs des villages qui avoisinent le Caire au nord, Bellafaire et Gigors, à l'est, Bayons, Mézel, Entrevennes, le Castellet, au sud la Motte, Vaumeilh et la vicomté de Valernes. Mais, comme ce nouveau vassal se montrait peu féal, Louis II les lui avait confisqués. Raymond accourut alors du Bas Limousin ; il réclamait ses biens. Louis II, puis la régente ne se pressant de les lui rendre, il appela aux armes, leva une armée de pillards. Il la divisa en deux troupes, donna le commandement de l'une à son cousin Tristan de Beaufort et mena lui-même l'autre au pillage.

Les deux compères battaient le pays en tous sens, avec de grands mouvements de faucheurs ; partout attendus, partout aperçus, ils épouvantaient. De Puget-Théniers jusqu'au col de Cîme, les églises, devant eux, répétaient le tocsin. Des échecs ajoutaient à leur fureur, Raimond saccagea les environs de Riez, puis, par la vallée du Verdon, marcha sur Castellane. Mais il ne put emporter la ville, se vengea en détruisant le pont qui donne accès à Moustiers, fit un saut vers Senez, rasa le village de Bordes qui ne s'en est pas relevé, ravagea Beauvezer, incendia Colmars et le château de Vauclause, dut alors revenir en arrière, vers les bailliages de Forcalquier et de Sisteron, où Tristan appelait au secours. Tristan avait mis à feu Thèse et Claret, mais subissait de grandes pertes à tenter vainement l'escalade des châteaux de Valbelle et de Saint-Vincent. Tout était en confusion. Les saisons s'écoulaient et, malgré la faiblesse du roi mineur, malgré le désordre général, les bandes en étaient là que des châteaux isolés leur résistaient, que Raymond devait abandonner hâtivement des plaines si grasses, des villes avec des marchands si riches, pour secourir son cousin.

C'est que la clé du pays où Tristan opérait est au défilé du Riou-Clair que les tours du Caire commandent et que les deux seigneurs du Caire étaient au roi.

Raimond scruta leur conscience. Il avait déjà soulevé quelques sires des entours de Sisteron. ; pourquoi les maîtres du Caire ne répondraient-ils pas à son appel ?

En vérité, les Remusat ne semblaient pas devoir lui être jamais amicaux; Antoine, à Ollon, François, à Rousset (Tous deux étaient cousins issus de germains de Raibaut), avaient subi les déprédations de bandes d'Anglais et de Bourguignons et se serraient autour du pouvoir royal. La ligne ininterrompue de créneaux des quarante-trois châteaux, affaires, maisons fortes ou bâties de la famille étaient la sauvegarde des domaines du roi dauphin et du roi de Naples, vers Nyons et son occident. Puis, la tradition des Remusat, officiers loyaux de leurs princes, se perpétuait l'un d'eux, après avoir été capitaine de Colmars, était bailli de Digne ; tel autre était bailli de Grignan, les deux frères Giraud et Bernard étaient recteurs de Montélimar, Bertrand, receveur des montagnes d'Auvergne, et le serment de Raibaut l'attachait à la reine qui l'avait baisé au front. Mais le sang guerrier de son père l'échauffait ; depuis trois ans que le ciel traînait ces odeurs de pillage, il les avait flairées ; il détroussait quelque peu, razziait pour son compte, et ses voleries lui laissaient au coeur quelque inquiétude. Des émissaires de Raimond de Turenne le gagnèrent.

On prit date et, comme au jour fatal, Guillaume de Pontis faisait la sourde oreille, Raibaut l'assassina. C'était le 20 juin 1391. Raibaut précipita le corps du mort du haut d'une tour, appela à son de trompe : sono ncunphuli, Tristan de Beaufort qui attendait avec ses hommes au col de Blaux, hissa la bannière de Turenne aux côtés de la bannière à la gerbe des Remusat, et festoya avec son allié.

Ce furent de belles fêtes ; les voyageurs et les paysans les payèrent. Ils payèrent tant que les villes s'émurent. Quand il crut Sisteron prêt à composer, Tristan de Beaufort qui, d'abord, voulait de l'argent, envoya vers la ville deux écuyers, Philipot Robert et Marot de Channac, pour faire avec elle, à l'insu de Raibaut, quelque accord profitable : « item, dit le registre des délibérations de Sisteron, à la date du 23 août 1391, ... »

Les trois états du bailliage s'assemblèrent le 28 pour entendre les ambassadeurs. Aux côtés du jurisconsulte Guy Crespin et de Denis Michel, fondés de pouvoir du clergé, on voyait six députés de Sisteron, parmi lesquels les deux syndics et le notaire du conseil, Prioret Laydet. Au nombre des seigneurs, se trouvaient Raymond et Amiel d'Agoult, qui votaient tant en leur nom qu'au nom de leurs vassaux, l'un pour les communautés de Mison, Noyers, Volonne, l'autre pour celles de Curban et de Claret. Il y avait aussi Isnard de Justas pour sa terre de Peipin, Pierre de Venterol pour Venterol qui n'est qu'à trois demi lieues du Caire, le seigneur de Turriers pour Turriers, Jean d'Ancelle pour Astoin et Raimond de la Font pour les vicomtés de Tallard et de Valernes. On avait convoqué Raimond de Turenne, car il fallait passer sur ses terres si l'on voulait attaquer le Caire ; mais, libéré par cette trahison, de toute inquiétude pour Tristan son cousin, Raimond s'en était retourné vers les lieux de ses exploits : il avait pris Banon au passage et s'y trouvait bien.

Avant de donner un seul denier aux rebelles, l'assemblée préféra en appeler à la reine, et lui donner de rudes avis sur Raibaut ; sa supplique est un curieux document, le premier qui fut écrit en langue romane à Sisteron

[? texte en langue romane ?]

Et soudain, n'attendant même la réponse, Sisteron passa à l'action. Jacques Fabre, premier grand maître de l'artillerie municipale « magister bomba rdoram » était mort il n'avait pas été remplacé dans sa dignité. Les syndics, pour enrichir l'arsenal, passèrent des commandes à un praticien et à un tailleur de pierres, Jean Féraud et Antoine Perace. Le premier livra « certos canozzes », le second reçut 8 gros « pro faciendo lapides bombarde » et 2 solides « pro apportando lapides bombarde de graveria » ; ces pierres étaient de dimensions énormes, arrondies telles des boulets ; comme en tailler un grand nombre demandait trop de tems, on utilisa aussi le gravier.

Aux premiers jours de septembre, l'armée s'ébranla, garnison royale et milices. Les seigneurs qui avaient pris part à l'assemblée des trois ordres, la rallièrent. Le capitaine du bailliage commandait en chef ; Gilbert Tinette tenait l'étendard d'Anjou, Arnaud Salve celui de la cité. L'évêque fit cavalcade jusqu'à la statue d'une Vierge qu'on vénérait non loin ; quand on y parvint, il bénit les étendards, les guerriers et leurs cimiers, et s'en fut retrouver ses ouailles. Il fallut traverser Valernes que les hommes de Raimond de Turenne occupaient, et ils en prirent occasion pour retenir une bombarde au passage. Enfin, l'on arriva ; la nuit tombait ; l'on avait fait six lieues en dix heures. L'étroitesse du défilé ne permettait pas à l'armée de se montrer aux rebelles dans son ampleur. Cependant Prioret Laydet, le notaire du conseil s'approcha ; il ébaucha une harangue mais se retira, car les assiégés lui lançaient des flèches et des pierres. Alors on alluma les feux des cuisines.

Quand une semaine se fut écoulée, chacun demeurait sur ses positions. Les assiégés n'osaient sortir, les assiégeants n'osaient s'approcher : l'escalade d'un tel rocher est malaisée sur des chevaux d'armes, et quelle stratégie peut faire une armée qui, pour se déployer, dispose de moins de trente mètres entre la montagne et le lit à demi sec d'un ruisseau ? Derrière les murs, l'on avait un peu faim ; on s'ennuyait au camp, partout l'on avait soif. Soudain, des nouvelles alarmantes s'insinuèrent: des bandes, conduites par Camisard, avaient emporté Lazer et traversé Reillanne en trombe, se joignaient à Banon à Raimond de Turenne, prenaient Rustrel ; elles allaient s'emparer d'un coup, d'Apt par le nord, de Sisteron par le sud. Alors, « on vit en même tems Apt demander des secours à Sisteron pour délivrer Banon et Sisteron implorer l'assistance de Riez et de Valensole pour sa propre défense. Raimond se délassait à assaillir les Mées, enlevait Montfuron, détruisait le château de St-Symphorien. Il fallait en finir au plus vite. Des pourparlers se renouèrent. Il y eut trois entrevues, les 11 et 24 septembre et le 7 octobre.

L'accord se fit le dernier jour : Tristan et Raibaut évacuaient le château ; le bailliage leur comptait mille florins qui faisaient vingt mille francs d'or de Provence. C'est la même somme qu'en 1379, Raymond d'Agoult avait payée à ses vainqueurs. Pour l'apprécier, disons que le Dauphiné tout entier fut vendu par Humbert II à Charles de France cent vingt fois seulement son montant. Les chevaux pris étaient rendus de part et d'autre et, comme, méfiants, les rebelles exigeaient des garanties, le bailliage leur donnait son propre sauf-conduit avec une escorte pour se retirer ; il ne pouvait faire plus sans l'aveu de la reine.

C'était, pour les bourgeois, se montrer avisés. En raison de quelques biens qu'il tenait à Malaucène et à la montagne de Beaumont, Raibaut relevait du Pape qui avait invité tous ses sujets à s'emparer de sa personne, en évitant toutefois de le mutiler. Et la veille même du jour où les assiégés s'accordaient avec le bailliage, Raymond de Turenne avait fait la paix avec la régente [?].

Le traité était très favorable à Raimond la couronne révoquait ses confiscations ; elle restituait les places des Pennes et de Meyrargues, les péages de Bouc et des Pennes et le port de Ste Reparade que Raimond possédait au tems de la reine Jeanne, lui abandonnait la vicomté de Valernes, et lui payait 14.000 francs d'or, soit six mille (le moins que le prix du Caire, avec mille livres de pension ; pour finir, elle amnistiait tous les rebelles, à l'exception d'un seul. [?] Baudet de Remusat et pour le semblant mess. Raymon sera bon ami de la cite de Marseille et de tous autres cités de madte dame...

Marie voulait le prix de son baiser. Quand, le surlendemain, Raibaut, suivi de ses quatre fils, passa le pont-levis avec Tristan, pour gagner Montmaurin, Raimond Bernard, un chevalier, lui prit le gantelet qu'il jeta à terre, au nom du roi, et conduisit son prisonnier au château de Digne.

D'autres alliés du vicomte de Turenne, Gantonet d'Abzac, Guillaume Pot, Tristan de Beaufort, qui n'étaient pas si bien pardonnés, furent déchus de leur qualité de chevaliers ; leurs descendans mâles furent privés du droit de tenir fief ou de remplir un office jusqu'à la deuxième génération. Le parjure et le crime de Raibaut appelaient sanction plus sévère. Pour lui, et pour un autre criminel, la reine institua un tribunal extraordinaire « à ceux-ci (du Marle, Ysnard de Glandevès sgr de Cuers, Refforciat d'Agoult chef des armées de la reine et Guigonnet de Jarente baron de Montclar pour les chevaliers, Jean de Marculph de Digne et Elzias Autric, gentilhomme d'Apt, élus par les états pour les assister, donna d'abondant la Royne pour commissaires deux gentilhommes de longue robe de son conseil, personnages recommandables pour leur érudition, et prudence aux affaires Messire Jacques Aycard Président en la Chambre rigoureuse en fut l'un, et M. Jean d'Orgeol l'autre, tous deux jurisconsultes bien excellents, et de prud'homie irréprochable, lesquels eurent charge expresse de faire et parfaire le procès jusques à de définition d'Arrest, contre les meurtriers qui tant proditoireme't avaient assassiné les seigneurs de Roquemartine et du Cayre.

Nicolas de Remusat, aîné des fils de Raibaut, avait épousé la fille d'Amiel d'Agoult, viguier de Marseille, par là l'un des principaux officiers de la reine. Amiel s'était joint aux gens de Sisteron. A la paix, il intercéda en faveur de son gendre et du père de son gendre. Il n'émut pas la reine, qui ratifia à Avignon, le 12 novembre, avec le traité, l'exception qui fixait le sort de Raibaut.

Les juges prononcèrent la sentence. Le légat du Pape vendit les biens de Malaucène et la montagne de Beaumont à Rostang de Remusat, seigneur de Beauvoisin (Rostang R. était arrière-petit fils de Guillaume R. cité plus haut et de Béatrix du Puy-Montbrun; il prêta hommage en 1390 et 1413 pour Beauvoisin, Benivay, Propiac et la part d'Eyrolles qu'il tenait de sa grand'mère paternelle Lucie Arcellier fut conseiller de la noblesse de Malaucène et testa en 1422-23 devant Girard Hermund, not. apost. [1t, 2', 3' et 4' testam., arch. dom, de l'auteur, origin.) et mourut avant 1427, année où la Agnès, sa veuve, renouvela ses hommages. Sa maison se trouvait à Malaucène, en cette place qu'on appelle aujourd'hui, en souvenir de lui la place de Beauvoisin; une fontaine, la fontaine de Beauvoisin, l'orne en son centre.).

La reine distribua les autres biens ; elle donna d'abord le Caire à Raimond Bernard et, le 5 décembre, les châteaux de la Val-d'Oule, c'est-à-dire Cornillon, Remusat, Montmaurin, au noble Guillaume, contor de Sanhis, « son familier », qui s'était distingué dans ces bagarres

[?]

Le rebelle, enfin, fut livré au bourreau ; ses fils Barrai, Porchon et Cornillan montèrent avec lui sur l'échafaud : ce fut à Sisteron ; la date de l'expiation est incertaine.

Quand les habitants de Sisteron eurent mesuré leurs dégâts, le conseil de la ville écrivit ses plaintes au sénéchal ; [?] ; il le supplia d'accorder quelques mesures libérales, mais rien, dans les archives de la ville, ne témoigne qu'il ait eu grand succès. Enfin, le 2 juillet 1399, le traité de Marseille acheva la pacification et peu après, Raimond de Turenne disparut dans les eaux du Rhône.

Nous ne savons ce que devint la veuve de Raibaut, qui s'appelait Raimonde Sanchuaud. Pour ce qui est de Nicolas Remusat, son beau-père le sauva du supplice. Il le cacha à Melve, puis, Nicolas, laissant sa femme Catherine et son jeune fils Claude à la garde de son beau-père, prit la montagne. Dès lors, nous perdons sa trace.

Cependant, lorsque Amiel d'Agoult, testa, le 17 mai 1406, il légua, n'ayant pas de fils, Melve et la Motte à Catherine, sa fille, femme, dit-il, de Nicolas de Remusat. On sait par là que celui-ci vivait encore, mais le crime était si récent qu'Amiel n'osa faire ce legs que sous le bon plaisir formel de sa femme. Celle-ci refusa-t-elle son consentement ou la Cour son investiture ? jamais Nicolas n'entra en possession d'aucun château.

Claude, son fils unique, épousa Helione de Montblanc, dotée avec peine de quelques arpents à Seyne, au Castellet et à Guillaumes, mais fille d'une grande race finissante. Claude et Helione eurent trois garçons. Florent, le cadet, s'établit aubergiste à Nice ; la profession était modeste mais le monde féodal ne connut pas cette immobilité, cette forme de l'orgueil dont les auteurs romantiques l'ont avili.

Pierre, le puîné, hérita les biens assis à Guillaumes ; tandis que plusieurs de ses descendants vécurent noblement à Aix, d'autres tombés en roture, finirent avec le sinologue Abel Remusat (1788-1832).

André, l'aîné des fils de Claude, reçut pour son lot les biens de Seyne. il s'y habitua, et, l'an 1437, fut élu noble consul par les Seynois. Cependant, il vivait ignoré. Devant les murs de la ville, les rumeurs des armes s'arrêtaient. Les bourgeois étaient sujets directs du roi, paisibles artisans ; le « très honorable Conseil » de la cité les administrait sous l'autorité d'un viguier ; quelques familles prenaient le titre de noblesse, mais ces nobles sans histoire cultivaient les champs, menaient comme les manants, leurs vaches et leurs anonges.

André eut beaucoup d'enfants ; l'auteur descend de l'un d'eux.