10 avril 2008

Extraits des minutes notariales de Guillestre

1712, 22 janvier. Mariage de Gaspar David, fils de Jn et de Lucrèce Bouchet, marchand de Guillestre, avec Virginie de Michel, fille de noble Jean-Baptiste de Michel, seigneur de Champourcin, et de Madeleine Masse, de Bréziers.

1er décembre (probablement 1739). Testament d'Anne de Michel de Champourcin, de Bréziers, femme de Joseph Albert, fils de feu Gaspar, de Guillestre.

Nouvelles trouvailles sur la famille de Bologne

Mon ami Gérard Planson vient de me communiquer des nouvelles informations sur la famille de Bologne qui n'étaient pas du tout évidentes à trouver.

Pour commencer, le mariage de Jeanne Charlotte Jacquotte DE FOUDRAS, fille de Louis et Antoinette DE CAPISUCHI BOLOGNE
Le 28/02/1763, à Demigny, Saône-et-Loire, mariage de Jean Henri Antoine François DE BELOT CHEVIGNEY, chevalier de l'ordre royal et de Saint-Louis, fils de Jean François Daniel DE BELOT CHEVIGNEY, capitaine du régiment de cavalerie de Turenne, et Françoise Suzanne DE MESSAY avec

Jeanne Charlotte Jacquotte DE FOUDRAS, de Demigny, fille de Louis DE FOUDRAS, seigneur de Demigny, décédé, et de Antoinette DE CAPISUCHI BOLOGNE

Témoins : Messire Bernard Angélique DE FROISSARD BROILLAT cousin germain du futur - Messire Joseph PERRONE DUTARTRE cousin du futur - Messire Jacques DE FOUDRAS oncle - Messire Joseph FRANCOIS Comte d'hanonville - Mtre Jean GUICHARD notaire Royal et juge
Ensuite, le mariage de François ESTAYS DE BOLOGNE à Versailles qu'il fallait dénicher...
A Versailles Notre-Dame, le 26/07/1707, mariage de François ESTAYS DE BOULOGNE, 36 ans, apothicaire, fils de Jean et de Anne de BOULOGNE, de Paris Saint-Sulpice avec
Catherine LAGOILLE, 20 ans, fille de Jacques, conseiller du Roi, et Marie LEFRANC
Témoins : Rambert ESTAYS
Voici, dans la descendance qui suit, toutes mes données sur la famille Estays :

Première génération

1. Marcellin ESTAYS. Il a eu les enfants suivants:
+ 2 M i. Jehan ESTAYS.
Deuxième génération

2. Jehan ESTAYS (Marcellin). Jehan a épousé Anne DE SAVORNIN, fille de Bernardin DE SAVORNIN et Bernardine DE PELLEGRIN, le 13 février 1578. Ils ont eu les enfants suivants:
3 M i. Marcellin ESTAYS.

+ 4 M ii. Rambaud ESTAYS.
Troisième génération

4. Rambaud ESTAYS (Jehan, Marcellin). Rambaud a épousé Honorade DE RASCAS. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 5 M i. Jehan ESTAYS est décédé le 5 mars 1700.
Quatrième génération

5. Jehan ESTAYS (Rambaud, Jehan, Marcellin) est décédé le 5 mars 1700 à Le Brusquet, Alpes-de-Haute-Provence, France. Jehan a épousé Anne DE BOLOGNE, fille de Pierre DE BOLOGNE et Anne HONORAT, à Digne-les-Bains, Alpes-de-Haute-Provence, France. Anne est née le 3 novembre 1635. Ils ont eu les enfants suivants: (pour les enfants de ce couple, voir la Monographie du Brusquet par l'abbé Jules Corriol.)
6 M i. Joseph ESTAYS est né le 17 juillet 1659 à Le Brusquet, Alpes-de-Haute-Provence, France. Joseph a épousé (1) Catherine REBOUL le 11 septembre 1679 à Le Brusquet, Alpes-de-Haute-Provence, France. Joseph a également épousé3 (2) Madeleine DE DEZEIN, fille de Pierre DEZEIN et Anne DE LA TOUR DE GEOFFROY, le 26 avril 1688 à Digne-les-Bains, Alpes-de-Haute-Provence, France.

7 M ii. François ESTAYS DE BOLOGNE est né en 1671. Apothicaire à Paris. François a épousé Catherine LAGOILLE, fille de Jacques LAGOILLE et Marie LEFRANC, le 26 juillet 1707 à Versailles, Yvelines, France. Catherine est née en 1687.

8 M iii. Pol ESTAYS est né le 3 mai 1677.

9 M iv. Pierre ESTAYS. Oratorien à Montpellier.

10 M v. Rambert ESTAYS. Marchand à Marseille.

11 F vi. Anne ESTAYS. Anne a épousé Antoine ENGELFRED le 27 octobre 1676.

12 F vii. Clère ESTAYS. Clère a épousé Jacques HONNORAT. Bourgeois de Méolans.

13 M viii. Jean ESTAYS. Chanoine des Accoules à Marseille

14 F ix. Magdeleine ESTAYS est décédée le 14 avril 1670.
Voir mon arbre geneanet mis à jour.

05 avril 2008

Ascendance Carré à Ruyaulcourt

Grâce à la base de données de Geneachtimi, j'ai pu progresser de quelques générations sur mes familles de Ruyaulcourt dans le Pas de Calais.

Première génération

1. Augustin Joseph CARRÉ. Augustin a épousé Cornéline Alexandrine SOLESME.

Deuxième génération

2. Firmin CARRÉ est né1 le 6 janvier 1773 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Il est décédé2 le 24 janvier 1839 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Firmin a épousé Elisabeth CUVILLIER.

3. Elisabeth CUVILLIER est née3 le 20 avril 1770 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

Troisième génération

4. Pierre François CARRÉ est né4 le 26 octobre 1750 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Il est décédé5 le 1 mai 1793 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Pierre a épousé6 Béatrice POUILLAUDE le 11 août 1772 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

5. Béatrice POUILLAUDE est née7 le 9 mars 1751 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

6. Jérôme CUVILLIER est né en 1741. Il a épousé8 Thérèse CHOCU le 7 février 1769 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

7. Thérèse CHOCU est née en 1740.

Quatrième génération

8. Firmin CARRÉ est né9 en 1730 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Il est décédé10 le 10 juin 1782 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Firmin a épousé Euphroisine LONGATTE le 23 novembre 1756 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

9. Euphroisine LONGATTE est née11 en 1725 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Elle est décédée12 le 28 novembre 1785 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

10. Jean Philippe POUILLAUDE est né en 1714. Il est décédé13 le 4 janvier 1785 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Jean a épousé14 Anne Joseph LELOIR le 3 novembre 1743 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

11. Anne Joseph LELOIR.

12. Jacques CUVILLIER a épousé Marie Joseph BROUSSÉ.

13. Marie Joseph BROUSSÉ.

14. Jean Charles CHOCU est né en 1708. Il a épousé Elisabeth HOMBERT en 1738.

15. Elisabeth HOMBERT.

Cinquième génération

16. Pierre CARREZ est né en 1697. Il est décédé15 le 10 novembre 1742 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Pierre a épousé Marie Anne HOMBERT.

17. Marie Anne HOMBERT est décédée16 le 13 janvier 1754 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

22. Philippe LELOIR est né en 1695. Il est décédé17 le 21 août 1751 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France. Philippe a épousé Marie Anne DUCRON.

23. Marie Anne DUCRON est née en 1687. Elle est décédée18 le 23 mai 1776 à Ruyaulcourt, Pas-de-Calais, France.

Appendice A - Sources

1. Dufnerr Franck, http://www.geneanet.org/contact.php3?source=duff.
2. Geneachtimi, http://www.geneachtimi.com.
3. Dufnerr Franck.
4. Geneachtimi.
5. à 8. Dufnerr Franck.
9. à 18. Geneachtimi.

La maison du Guesclin

Cette maison, illustrée par le célèbre connétable, s'est appelée tour à tour Waglip, Gayclip, Guarplic, Guerplic, Glerquin, et dans les chroniqueurs Claquin, Glaquin, Glayequin, etc.; ce qui prouve combien il faut attacher peu d'importance aux variations constantes et souvent radicales que présentent les noms propres. Son origine ne montre pas moins d'incertitude. Le Père Anselme lui donne pour premiers auteurs Richer, vivant au VIe siècle dans le manoir de Gaiplic, et Clamaroch, son fils, qui donna à l'abbaye du Mont Saint-Michel diverses terres par un acte dont Geoffroy de Dinan, son seigneur suzerain, fut un des signataires.

Le Nobiliaire de Bretagne, de M. de Courcy, contrairement à l'opinion du Père Anselme, fut descendre le connétable du Guesclin de Salomon, bâtard de Dinan, en 1039. Ces contradictions font voir quelle circonspection il faut apporter quand il est question des degrés généalogiques de la plupart des grandes maisons elles-mêmes antérieurement au XIIe et souvent au XIIIe siècle.

Geoffroy Waglip, au retour de la Terre sainte en 1180, confirma une donation que sa mère Floride avait faite trente ans auparavant à l'abbaye de la Vieuville. C'est en vertu de cet acte que le nom et les armes des du Guesclin ont été mis dans les salles des Croisades au musée de Versailles.

La filiation donnée par le Père Anselme (tome VI, page 178) ne commence à être authentique, à donner le nom des femmes et à mentionner les alliances, qu'à partir de Pierre du Guesclin, IIe du nom, chevalier, seigneur du Plessis-Bertrand, et de Bertrand IV, son frère cadet, qui forment dans cet ouvrage le huitième degré. Pierre II épousa :
  1. Mahaud de Broons, fille et héritière de Robert, seigneur de Broons ;
  2. Alix, dont il eut Thiphaine du Guesclin, mariée à Bertrand de Châteaubriand;
  3. Jeanne de Montfort, dame de Largentaye, de Plancoet et de Montbrau en Lamballe, dont il eut Pierre du Guesclin, fait prisonnier à la bataille d'Auray en 1364 par Guillaume Latimer, et marié à Julienne de Denonval ; de cette union était issue une fille unique, Thiphaine du Guesclin, femme de : A. Jean de Beaumanoir (assassiné le 14 février 1385, jour du mardi gras, par son métayer, dont il avait séduit la fille); B. Pierre de Tournemine.
  1. Bertrand IV du Guesclin, frère puîné de Pierre II, mentionné plus haut, épousa Jeanne de Broons, soeur de Mahaud, dont il eut : 1° Guillaume, qui suit ; 2° Hugues du Guesclin, qui porta la bannière à la croisade des rois de Castille et de Portugal contre les infidèles, et combattit à Salado le 30 octobre 1340 ; 3° Marie du Guesclin, femme d'Hervé, seigneur de Mauny.

  2. Guillaume du Guesclin, seigneur de Broons, veuf sans enfants d'Alix de Dinan, se remaria avec N... de Beaumont. Du second lit il eut 1° Robert, qui suit ; 2° Bertrand du Guesclin, auteur de la branche de la Roberie, rapportée ci-après ; 3° Olivier du Guesclin, seigneur de la Ville-Anne, chevalier, qui obtint, le 31 décembre 1344, de Charles de Blois des lettres de rémission pour les excès qu'il avait commis dans les guerres de Bretagne ; 4° Jeanne du Guesclin, femme de Guillaume de Budes.

  3. Robert du Guesclin, chevalier, seigneur de Broons, suivit le parti de Charles de Blois et de Jeanne de Bretagne contre le comte de Montfort, et mourut en 1353. Il avait épousé Jeanne Malesmains, dame de Sens en la seigneurie de Fougères, fille de Fouques Malesmains, seigneur de Sens et de Vieuxvy. Leurs enfants furent : 1° Bertrand, qui suit ; 2° Olivier du Guesclin, comte de Longueville, seigneur de la Guerche, de Broons, de la Rochetesson, etc., qui servit dans les guerres de Bretagne et de Flandre de 1360 à 1388, fut connétable de Castille, et vit sa renommée éclipsée par celle de son frère aîné ; il mourut en l'an 1400, ne laissant pas de postérité de son union avec Peronelle d'Amboise, fille d'Ingerger, seigneur d'Amboise, de Montrichard, de Chevreuse, etc., et d'Isabeau de Thouars ; mais on lui donne pour enfant naturel Jean, bâtard du Guesclin, qui servait en 1415 ; 3° et 4° Guillaume et Robert du Guesclin, qui servirent dans les guerres de Bretagne, et moururent sans alliance, 5° Julienne du Guesclin, religieuse, qui, s'étant réfugiée à Pontorson chez sa belle-soeur, repoussa l'assaut des Anglais et sauva le château en renversant leurs échelles ; 6°-7° Louise et Jeanne ; 8° Colette du Guesclin, femme du seigneur de Saint-Jean ; 9° Agathe du Guesclin, religieuse ; 10° Clémence du Guesclin, qui, veuve de Raout, seigneur de Beauchamp, se remaria à Fralin de Husson, seigneur de Ducé.

    N. B. Louise du Guesclin, d'après des documents domestiques où elle est appelée Loyette, paraît avoir épousé en 1350 Pierre de Fourneau, chevalier, seigneur dudit lieu, originaire de Normandie, dont les descendants actuels figurent dans l'Annuaire de la noblesse de Belgique sous le nom de Fourneau de Cruyckenbourg.

  4. Bertrand, devenu si illustre sous le nom de connétable du Guesclin, servit en 1342 au siège de Rennes, et s'attacha, comme son père, au parti de Charles de Blois. Ses exploits, qui ont été célébrés dans un poème et dont le récit a fourni la matière de nombreux volumes, peuvent se résumer ainsi : siége de Vannes, 1342 ; défense du château de la Noë, en 1353 ; prise de Fougeray et ravitaillement de Rennes, en 1356 ; prise de Carhaix et de la Rochetesson, en 1363 ; victoire de Cocherel, 1364 ; expédition en Espagne, prise de Tolède, Cordoue et Séville, 1366 ; victoires de Saint-Maur et de Bressuire, 1370 ; reddition de Montreuil-Bonnin, Chizay, Niort, Lusignan, et conquête du Poitou, de l'Aunis et de la Saintonge, 1372 ; prise de Fougères, Rennes, Dinan, Ploermel, Vannes, etc., en 1373 ; expédition de Guyenne, 1374 ; Pont-Audemer et Mortain obligés de se rendre, 1377 ; seconde campagne en Guyenne, et prise de Bergerac, Castillon et Duras, 1378 ; mort de du Guesclin devant les murs de Châteauneuf-Randon, dont les clefs furent déposées sur son cercueil, en 1379. En récompense de ses services, il avait reçu en don le château de la Rochederien, le gouvernement de Pontorson, la seigneurie de la Rochetesson, le comté de Longueville, ceux de Tristemare et de Soria, et le duché de Molina en Espagne, la vicomté de Pontorson, etc. Armé chevalier en 1355, il fui créé maréchal de Normandie en 1364, connétable de Castille en 1368, de France en 1370. Deux fois, entraîné par sa bouillante ardeur, il fut fait prisonnier par les Anglais à la bataille d'Auray en 1364 et à Navarret en 1367. Veuf en 1371 de Thiphaine Raguenel, fille de Robert Raguenel, seigneur de Chastel-Oger, et de Jeanne de Dinan, il se remaria avec Jeanne de Laval, dame de Tinteniac, de Becherel et de Romillé, le 21 janvier 1373. Il ne laissa pas de postérité de ces deux unions; mais on lui donne pour fils naturel Michel, bâtard du Guesclin, qui servait en Normandie en 1379, en Flandre en 1383.
Avec le connétable Bertrand du Guesclin s'éteignit la descendance directe de la branche aînée. Mais il s'en était détaché une branche, celle des seigneurs de Vauruzé et de la Roberie, qui est issue d'un oncle du connétable et qui s'est alliée avec les familles Blanc de la Roberie, Pépin, Bouillé, la Morelière, Ancenis, Morin de la Porte, Sévigné, Denée de la Motte, de Gennes, Haussart de Bours et de Boucheron, Auvé de la Ventrouze, des Vaulx de Levaré, du Chastellier, le Garengier, Chasteigner de la Châteigneraye, Dreux de Brezé, etc.

A cette branche, maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction par arrêt du 15 janvier 1669, appartenaient : Jean du Guesclin, chevalier, qui épousa, le 20 juillet 1430, Jeanne de Sévigné, fille aînée de Guillaume, seigneur de Sévigné, et d'Anne de Mathefelon, dame des Rochers ; Joachim du Guesclin, seigneur du Plantis, écuyer des ducs d'Aumale et d'Elbeuf, député aux états généraux tenus à Paris en 1593 ; René du Guesclin, conseiller au grand conseil en 1638 ; René du Guesclin, seigneur de Beaucé, qui fit enregistrer ses armes (ainsi que ses soeurs Julienne et Marie-Anne) dans l'Armorial général, registre de la généralité de Tours, bureau de Château-Gonthier ; Bertrand du Guesclin (Glesquin), seigneur de la Roberie, dont la veuve, Renée Pépin, fit enregistrer les armoiries en 1697 avec les siennes : d'azur, au chevron componné d'argent et de gueules, accompagné de trois pommes de pin d'or renversées. Bertrand du Guesclin, fils du précédent, fit aussi inscrire dans l'Armorial général son blason avec celui de Renée Gouret, sa femme, qui portait : de gueules, à la fasce d'or. Leurs enfants furent : Bertrand César du Guesclin, qui suivra, et Bertrand Jean Baptiste René du Guesclin, son frère, né le 30 août 1703, chanoine et grand vicaire de l'archevêché de Rouen en 1729, évêque de Cahors de 1741 à 1766. C'est à eux que s'arrête le travail généalogique du Père Anselme (tome VI, page 197).

Bertrand César du Guesclin, seigneur de la Roberie et de Montmartin, son fils, appelé le marquis du Guesclin, né le 12 novembre 1694, capitaine au régiment du Roi, infanterie, puis mestre de camp de cavalerie et premier gentilhomme de la chambre du duc d'Orléans. Veuf en 1723 de Marguerite Rose Dreux, fille de Thomas Dreux, marquis de Brezé, lieutenant général et grand maître des cérémonies de France, il se remaria le 9 février 1728 avec Marguerite Bosc, fille de Jean-Baptiste Bosc, procureur général de la cour des Aides, dont il eut : 1° Philippe du Guesclin, né le 18 décembre 1728, mort au mois de juin suivant ; 2° Françoise Marie du Guesclin, née le 14 juillet 1737, mariée le 4 avril 1758 à Louis Joachim Potier, duc de Gesvres, pair de France, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire le 7 juillet 1794, dernier rejeton mâle de sa maison. Avec la duchesse de Gesvres s'éteignit aussi le nom de du Guesclin.

Armes : d'argent, à l'aigle éployée de sable, membrée et becquée de gueules, et couronnée d'or. Couronne de marquis. Devise : DAT VIRTUS, QUOD FORMA NECAT.

La branche cadette brisait d'une cotice de gueules, brochant sur le tout.

Source : Annuaire de la noblesse 1871
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365999/f186.item
Dessin : Fred. Publié avec l'autorisation d'HeraldiqueGenWeb.

04 avril 2008

La famille de Terris

Cette famille, qu'une tradition ancienne dit originaire de l'île Terris, en Ecosse, où elle s'appelait O'Terris, habite la petite ville de Bonnieux, au comtat Venaissin, depuis plus de quatre siècles. Nous ne donnons ici que la filiation directe, qui est prouvée depuis :
  1. Pancrace de Terris (1540-1587), marié, suivant contrat de Biolès, notaire à Bonnieux, du 9 juillet 1564, à Jaumette Fabri, fille d'Esprit Fabri, de laquelle il eut :
    1. Messire Estienne Terris, prieur de Céreste en 1590 ;
    2. Noble Jean Terris, qui suit.

  2. Noble Jean Terris épousa, le 30 avril 1602, Marie Thomas, fille de Noël Thomas.

  3. Jean Antoine Terris, issu de ce mariage (1605-1688), épousa, en 1645, Victoire Silvestre, fille d'Esprit, bourgeois de Saint-Saturnin.

  4. Jean Terris, son fils (164?-1723), épousa, le 7 mars 1688, damoiselle Magdeleine de la Peyre, fille de Joseph, dont il eut :
    1. Noble Jean-Baptiste de Terris, qui suivra ;
    2. Marie-Anne de Terris ;
    3. Marie Elisabeth de Terris.

  5. Noble Jean-Baptiste de Terris (1696-1776) écuyer, reçu docteur en médecine à l'université d'Avignon le 26 août 1717, viguier de Sa Sainteté à Bonnieux, épousa, le 8 janvier 1725, noble Jeanne Thérèse de Perret, fille d'Honoré et d'Anne de Pons. De ce mariage sont issus:
    1. Noble Jean-Baptiste Joseph de Terris, qui continue la descendance ;
    2. Noble Delphine de Terris, née en 1730, mariée, le 5 novembre 1750, à Pierre d'Ailhaud, sieur des Ramades, des barons de Castellet ;
    3. Noble Marie Magdeleine Thérèse Jeanne de Terris (1733-1784).

  6. Noble messire Jean-Baptiste Joseph de Terris (1734-1817), docteur en médecine en l'université d'Avignon, écuyer, pourvu de la charge de viguier de Sa Sainteté le Pape à Bonnieux, suivit la carrière de son père et se fit dans la médecine un nom distingué. Il épousa, le 22 juin 1773, noble Marie-Charlotte Delphine Henriette d'Aubert, de la ville d'Aix, fille de noble Antoine d'Aubert, avocat au Parlement, et de noble Françoise Delphine de Mongé du Caire, des seigneurs du Caire, Puimichel et Autheval. De ce mariage :
    1. Joseph Marie Antoine de Terris, conseiller de préfecture à Digne, agronome renommé, époux de Pauline de Berre dont la postérité se continue à Digne ;
    2. Jean-Baptiste François de Terris, qui suit.

  7. Jean-Baptiste François de Terris (1775-1857), maire de Bonnieux, membre du conseil général de Vaucluse, épousa le 19 avril 1804, Marie Marguerite Félicité d'Anselme Venasque (des Anselmi de Florence), fille de Joseph Hyacinthe Philippe d'Anselme, chevalier, coseigneur de Venasque et de Saint-Didier, et de Jeanne Henriette de Chaternet. De ce mariage sont nés six enfants :
    1. Jean Baptiste Vincent Adolphe de Terris, conservateur des hypothèques, marié, le 24 avril 1838, à Louise de Lavison, fille de Paul de Lavison et de Caroline Cachet de Montézan de Garnerans ; d'où : Marie, Pauline et Valentine de Terris ;
    2. Philippe Benoît de Terris, qui suit ;
    3. Augustin Joseph de Terris, percepteur des finances, marié, le 19 septembre 1853, à Emilie Mazen, fille du docteur Mazen et d'Edwige Jancel, dont il a Joseph de Terris ;
    4. Joseph Sébastien Ferdinand de Terris, curé de Saint-Siffrein, archiprêtre de Carpentras, chanoine honoraire ;
    5. Henriette de Terris, mariée à Joseph Marie Fauque, maire de Bonnieux ;
    6. Maria Elisabeth Terris, épouse de Marcellin Mahyet, chevalier de la Légion d'honneur, conseiller à la Cour d'Aix.

  8. Philippe Benoît de Terris (1810-1863), docteur en médecine, a épousé, le 29 avril 1839, Marthe Joséphine Virginie de Morard, de la ville de Sault, fille de Joseph Auguste de Morard et de Félicie de Bernus. De ce mariage sont issus
    1. Jean-Baptiste Paul de Terris, prêtre, vicaire à Carpentras ;
    2. Jules Marie Joseph de Terris, qui suit.

  9. Jules Marie Joseph de Terris s'est allié, le 7 juin 1871, à Carpentras, à Isabelle Marie Sidonie Barcilon, des seigneurs de Mauvans, fille de Charles Barcilon et de Mathilde Estève. Il a eu de ce mariage :
    1. Jean Baptiste Marc Marie Joseph de Terris, né le 25 avril 1872, décédé le 7 février 1873 ;
    2. Marguerite Marie Charlotte Marthe Philomène de Terris, née en novembre 1873.
Armes : d'or, à trois taupes se terrissant de sable. Couronne de comte. Supports : deux lions. Devise : LABOR IN TERRIS.

Source : Annuaire de la noblesse de France 1874
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k366011/f229.item