12 mai 2008

de Rostaing-Champferrier

ROSTAING-CHAMPFERRIER (de), à Valence en Dauphiné ; famille noble, originaire de Liviers, paroisse de Lias, mandement de Tournoy-les-Privas en Vivarais, qui remontrait les preuves de sa noble extraction aux siècles les plus reculés, si partie de ses titres et papiers n’eussent été brûlés, lorsque le roi Louis XIII s’empara de la ville de Privas, le 27 mai 1629, et la livra aux flammes. La branche aînée y faisait sa résidence, et la cadette, établie à Valence, a encore assez de titres originaux pour prouver sa filiation depuis Pierre, qui suit :
  1. Pierre DE ROSTAING (qu’on dira premier du nom parce qu’on n’a pas de plus anciens titres), obtint, en 1084, une sentence confirmative de sa noblesse et des privilèges dont lui et ses ancêtres avaient toujours joui.

  2. Pons DE ROSTAING, son fils, prêta hommage, en fief franc noble et honorable, de tout ce qu’il possédait dans le mandement de Montagu, en 1308, en faveur du noble Giraud de Montagu. Cet hommage, écrit en latin, a été trouvé dans les archives du château de la Tour, près dudit Privas. Il fit encore hommage noble d’homme lige au comte de Valentinois et de Diois, en 1328, lequel hommage est énoncé dans un autre de l’an 1551. La filiation de Pons, fils de Pierre Ier, est prouvée par l’hommage que fit Pierre II, son fils, qui suit :

  3. Pierre DE ROSTAING, deuxième du nom, fit hommage noble, en 1354, où il est dit fils de Pons ; il testa en 1410, et institua héritier son fils Antoine, qui suit :

  4. Antoine DE ROSTAING prouve sa filiation et descendance par deux quittances, l’une sans date, l’autre de 1434, d’Agnès de Rostaing, à noble Jean de Rostaing, son frère, qui suit, le quittant de ses droits paternels et maternels et ils sont qualifiés, dans lesdits acquits, enfants d’Antoine.

  5. Jean DE ROSTAING, premier du nom, fut père de Jean qui suit, comme il est justifié par un vieux inventaire de l’an 1501, de la famille de Rostaing, dans lequel il est dit, au bas de la cinquième page, que Jean Ier avait laissé. à Jean son fils, etc.

  6. Jean DE ROSTAING, deuxième du nom, eut pour enfants :
    1. Louis.
    2. Mathieu, qui suit :
    Louis de Rostaing eut pour fils Laurent de Rostaing, qui transigea, le 4 août 1553, avec Mathieu son oncle, au sujet de la portion héréditaire des biens de Jean II, père et grand-père des deux contractants. Louis, frère aîné dudit Mathieu, resta dans le Vivarais, où il subsiste encore des descendants.

  7. Mathieu DE ROSTAING vint s’établir à Valence en Dauphiné, en 1536, ce qui conste par une enquête signée de nombre de gentilshommes des plus qualifiés du Vivarais, attestant la noblesse de la famille, de Rostaing ; que Mathieu Rostaing s’était marié, 1.° à Paris, vers l’an 1522, à Geneviève de Dole, et 2.°, en 1533, avec Anne de Bonas. Il obtint des inhibitions du parlement de Dauphiné aux consuls de Valence, de ne jamais comprendre la famille de Rostaing à aucunes charges et impositions que celles que payaient les nobles d’extraction. Mathieu de Rostaing était juge de la baronnie de la Voulte, et bailli de la comté de Crussol, charges qui ne pouvaient alors être possédées que par un gentilhomme, comme représentant et baron dans les états du Languedoc, ce qui est prouvé pan une enquête faite par un des descendants de cette famille, en 1616, et qui se trouve dans ses archives. Mathieu de Rostaing eut de son premier mariage :
    1. Job, qui suit ; et du second :
    2. Jacqueline de Rostaing, mariée à messire Allard.

  8. Job DE ROSTAING, conseiller-clerc au parlement du Dauphiné, se distingua dans les affaires dont il fut chargé par S. M. et par plusieurs princes de son sang. Le roi Henri II lui donna ensuite la charge de conseiller laïque, qu’il exerça avec la plus grande distinction. Le comte de Levis, duc de Ventadour, le chargea par procuration d’assister au mariage de son fils, Gilbert de Levis, avec demoiselle Catherine de Montmorency, fille du connétable, ce qu’il fit en présence de sa majesté, à Saint-Germain-en-Laye, en 1553. Il épousa, le 15 janvier de la même année, demoiselle Marguerite de Villêle, fille de feu noble honorable Jean de Villêle, citoyen d’Avignon, dont il eut :
    1. Michel, qui suit :
    2. Jean,
    3. Mathieu.
    4. André.
    5. Antoine de Rostaing.

  9. Michel DE ROSTAING servit à l’arrière-ban avec le corps de la noblesse, jusqu’à la prise de la Savoie en 1600 ; acquit des biens considérables dans le Valentinois, aux mandements de Fiançay et de Monteléger, de la maison de Bressac, le 10 mars 1589 ; fit encore l’acquisition de la maison-forte et du fief de Champferrier, le 10 mai 1609, dont il rendit hommage noble en la chambre des comptes du Dauphiné. Il avait épousé, le 10 janvier 1580, demoiselle Catherine d’Yseran, fille de feu puissant seigneur messire Philibert d’Yseran, et de demoiselle Françoise de Lemps, de laquelle il eut :
    1. Louis, qui suit :
    2. Charles.
    3. Nicolas-François.
    4. Marguerite.

  10. Louis DE ROSTAING, premier du nom, dit sieur de Champferrier, fit avec le corps de la noblesse le voyage de Casal en 1634, ainsi que son frère Charles, qui se distingua en plusieurs rencontres au service du roi. Louis fut nomma syndic de la noblesse, dans une assemblée de ce corps où était le seigneur marquis de Sassenage, tenue le 8 janvier 1655. Il avait épouse, 1.°, le 17 avril 1616, demoiselle Susanne Patin, fille de Jean Patin et de feu Louise Reymond, habitants de Chabeüil, près de Valence en Dauphiné, et 2.°, le 1er février 1639, demoiselle Marguerite de Fayn ; du premier lit sortirent :
    1. Jean, qui suit :
    2. Claude.
    3. Antoine. Et du second lit :
    4. Agathange, auteur de la branche établie à Lyon, rapportée ci-après :
    5. Charles, mort grand-vicaire de l’évoque de Béziers, et en odeur de sainteté.
    6. Claudine.
    7. Marguerite.

  11. Jean DE ROSTAING, troisième du nom, sur la présentation de ses titres, de concert avec son père, obtint, le 10 août 1667, de M. du Gué, conseiller du roi et commissaire départi par sa majesté, un certificat signé de lui, par lequel, après avoir examiné leurs titres de noblesse, il les déclara bons et valables ; ce certificat est dans les archives de la famille. Il avait épousé, le 28 août 1658, demoiselle Claudine Le Bon, fille de N... Le Bon, conseiller du roi, son professeur en l’université de Valence, et de Jeanne de La Forest, habitants de cette ville ; de ce mariage naquirent :
    1. Louis, qui suit :
    2. Marie-Charlotte, mariée, en 1696, à noble Laurent d’Allard, commissaire provincial d’artillerie.
    3. Claudine, religieuse.
    4. Isabelle, religieuse.

  12. Louis DE ROSTAING, deuxième du nom, produisit ses titres de noblesse à Nicolas-Prosper Banyn, conseiller du roi, chevalier, intendant de justice, police et finances en Dauphiné, qui les trouva valables, et en conséquence le maintint, par jugement du 28 juillet 1706, lui et ses enfants nés et à naître, dans la qualité de noble, rang, privilèges et prérogatives dont jouit la noblesse du royaume, et qu’à cet effet, il sera inscrit dans le catalogue des gentilshommes de la province de Dauphiné. Il se maria, le 25 décembre 1692, avec demoiselle Marie-Madèle Hébrais, fille de Marc-Antoine Hébrais, écuyer de S. A. S. le prince de Condé, et de feu Louise Barnaud, habitants de la ville de Romans en Dauphiné, dont il eut :
    1. Claude, qui suit :
    2. Hugues-Louis, chanoine, sacristain de la cathédrale de S.-Appollinaire de Valence.
    3. Claudine-Marie, religieuse de la Visitation de cette ville.
    4. Isabelle-Madeleine, prieure de l’abbaye royale de S.-Bernard, en la même ville.

  13. Claude DE ROSTAING, officier de cavalerie, épousa, 1.° le 24 avril 1723, Louise de Clavayson, comtesse de Dortan, fille de feu messire Guy de Claveyson, et de Benoîte de Mitaillier, de laquelle il n’eut point d’enfants ; elle était veuve de messire Victor Amédée, chevalier, comte de Dortan ; et 2.°, le 16 décembre 1730, demoiselle Anne de Bovet de La Bretonnière, fille de Jacques Joseph de Bovet de La Bretonnière, seigneur dudit lieu, et de Françoise Corteille de Vornas, de Ville-Franche en Baujolais. De ce second mariage sont nés :
    1. Annet-Jacques-Joseph, qui suit :
    2. Hugues-Louis, appelé le chevalier de La Bretonnière.
    3. Victor, chanoine de la cathédrale de Valence, mort en 1755.
    4. Barthelemi, dit le chevalier de Rostaing, officier du corps royal d’artillerie, tué en 1758, à la déroute de l’attaque du pont de Cologne.
    5. Philippe-Ignace, dit le chevalier de Fiançay, aussi officier du corps royal d’artillerie, mort en 1759, à Nantes, étant près de s’embarquer.
    6. Henri-Lucrèce, dit le chevalier de Porte, officier au régiment de Lanau, dragons.
    7. Claudine, religieuse à la Visitation de Sainte-Marie de Valence.

  14. Annet-Jacques-Joseph DE ROSTAING de Champferrier, seigneur de Porte et de Fiançay, héritier de madame la marquise de Saint-Silvestre, sa grand’tante, veuve d’un lieutenant-général de ce nom, épousa, le 28 février 1764, Madeleine-Gabrielle de la Tour-du-Pin-Montauban, fille de René-Louis-Henri de la Tour-du-Pin, chevalier, marquis de Soyans, Montauban, baron de la Chaux, seigneur de Saon, etc., et de feue Marie-Gabrielle de Monferrant. Il mourut en 1798, et laissa :
    1. Armand-Louis-Achille, mort jeune.
    2. Henri-Paulin, né le 12 septembre 1770, lieutenant dans le régiment de Rouergue infanterie. Il a émigré en 1791, et a servi dans l’armée de monseigneur le duc de Bourbon.
    3. Antoine-Marie-Sigismond, dont l’article viendra
    4. François-Alexandre, mort officier de marine.
    5. Lucrèce-Angélique, née le 11i juillet 1765, morte.
    6. Claudine-Sophie, née le 23 juin 1766, morte.
    7. Louise-Madeleine-Victoire, née le 5 mai 1767, mariée à M. de Fombelle.
    8. Alexandrine-Félicité, née le 15 octobre 1775, mariée à M. de Latour-Bozac.
    9. Joséphine, mariée à Marc-Antoine de Planta-Wildenderg, ancien officier au régiment de Barrois infanterie.
    10. Sophie, mariée à N*** de Mourgues, seigneur de Saint-Germain.

  15. Antoine-Marie-Romain-Sigismond, comte DE ROSTAING, né le 14 novembre 1771, officier dans le régiment d’infanterie Rouergue, émigré en 1791, a fait les campagnes dans l’armée de monseigneur le duc de Bourbon pendant 1792 et 1793 ; député de la ville de Valence en Dauphiné, pour porter aux pieds du roi l’hommage de cette cité à son avènement au trône, en 1814 ; il a reçu à cette occasion la décoration du lys. Il a épousé Adelaïde-Suzanne Ithier ; il eut de ce mariage :
    1. Sigismond-Joseph-Amédée, né le 14 avril 1806.
    2. Charles-Marie, né le 13 décembre 1809.
    3. Antoine-René, né le 24 octobre 1813.
    4. Ernestine-Pauline, née le 25 novembre 1810.
Les armes : « D’azur, à une tour d’argent donjonnée, mouvante du côté droit de l’écu, posée sur un rocher de même de trois coupeaux, et un lion d’or couronné d’argent ; au côté gauche, appuyé contre la tour, ledit écu timbré d’un casque de profil, orné de ses lambrequins d’or, d’azur et d’argent. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 47
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

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