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08 février 2013

Hue de Caligny

HUE DE CALIGNY, famille noble originaire de Normandie.

Anténor-Louis HUE DE CALIGNY, ingénieur en chef à la Hougue, dont le père était directeur général du génie, sous les ordres du maréchal de Vauban, et chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, avait épouse Bonne-Julie Morel de Courcy, fille d’Adrien Morel de Courcy, gouverneur de Valognes, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui en 1708, leva à ses frais, neuf cents hommes de guerre, et se jeta dans l’île Tatihou, près la Hougue, où il empêcha, pendant vingt-deux jours, les Anglais de débarquer, et les força à se retirer (1). D’Anténor-Louis, Hue de Caligny, sont issus douze enfants, parmi lesquels :
  1. Charles-Albert-Marie, mort en 1797, chevalier de Malte, capitaine de cavalerie dans Commissaire général ;
  2. Bernard-Henri-Louis, douzième enfant, qui suit :
Bernard-Henri-Louis HUE DE CALIGNY, né à Valognes en 1763, officier au régiment de Beauce, a épousé Eugénie Marie-Léonore Avice de Fermanville. De ce mariage :
  1. Anténor-Albert, né en 1807 ;
  2. Anatole-François, né en 1811 ;
  3. Élisabeth-Charlotte, née en 1806 ;
Nota. La branche aînée est éteinte.

Armes : « D’azur à l’aigle éployée d’argent, becquée et onglée d’or, surmontée en chef de deux étoiles d’argent. »

C’est par erreur que Chamillard, dans ses recherches de Normandie, dit que les étoiles sont d’or.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 293
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s



(1) La maison Morel de Courcy portait pour armes d’or au chevron brisé d’azur, chargé de deux coutelas d’argent mis en sautoir, et d’une fleur de lys de gueules en pointe, avec la légende hoc defendi tilla ferro.


27 janvier 2013

Lepeinteur de Marchère

LEPEINTEUR DE MARCHÈRE, famille ancienne, originaire de Normandie, où, elle est encore fixée de nos jours, et qui a fourni :
  1. Chrisogone de MARCHÈRE, chevalier, seigneur de Marchère, officier d’infanterie, mort à l’armée de monseigneur le prince de Condé ; il avait épousé Colombe-Antoinette-Louise-Marie de Bellemare, fille de messire Louis-Antoine-Paschal de Bellemare, chevalier, seigneur de Neuville (i) ; de ce mariage sont nés :
    1. Édouard, dont l’article viendra ;
    2. Théodore.
     
  2. Édouard DE MARCHÈRE, chevalier, né en 1791.
Armes : « D’argent au chef de gueules, chargé de trois rosettes d’or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 290
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s


(i) La famille de Bellemare est une des plus anciennes de la Normandie. Laroque et plusieurs autres écrivains citent un Bellemare qui passa dans la Terre-Sainte en 1214 avec Saint-Louis. Un autre Guillaume de Bellemare fut appelé à l’arrière-ban en 1242. Un autre Bellemare fut sergent de bataille et gouverneur de Sainte-Menehould. On trouve aussi un Bellemare, chambellan du roi Charles VII ; un Bellemare exempt des gardes-du-corps ; et un autre, favori du Grand-Dauphin, fils de Louis XIV, ce qui se prouve par plusieurs lettres de ce prince, que l’on conserve dans la famille. Ce Bellemare mourut au camp de Tinséon, à deux lieues de Charleroi, et fut inhumé le 23 mai 1675 dans l’église dudit lieu.


21 février 2012

de la Boullaye (partie 3)

Branche des seigneurs d’Emanville, prise au XIe degré.
  1. Amant-Çonstant DE LA BOULLAYE, chevalier, seigneur et patron d’Emanville, ancien officier au régiment de Rouergue, pensionnaire de Sa Majesté, né le 27 juillet 1734, troisième fils de François-Gabriel, seigneur de Boscroger et de Louise-Françoise le Grand, entré au service en 1760, combattit au mois de juillet de la même année, à l’affaire de Warbourg, où il fut fait prisonnier, et reçut une blessure assez considérable qui l’empêcha de continuer le service. De Son mariage avec Élisabeth-Rosalie de Flavigny, fille de feu maître Jacques-Louis de Flavigny, ancien bailli d’Elboeuf, sont issus :
    1. Louis-François-Amant-Marie-Achille de la Boullaye, écuyer, né, le novembre 1767, émigré et mort en pays étranger, à l’armée du centre, commandée par monseigneur le duc de Bourbon ;
    2. Louis Michel-Amant-Lucien, qui suit ;
    3. N*** de la Boullaye, écuyer, élève de l’école militaire de Tyron, et mort peu de temps après en être sorti ;
    4. Quatre filles.
     
  2. Louis-Michel-Amant-Lucien DE LA BOULLAYE, chevalier, né le 7 janvier 1770, sous-lieutenant au régiment d’Austrasie en 1788, s’émigra, rejoignit l’armée de monseigneur le prince de Condé à Worms, à l’époque de sa formation ; servit, avec les officiers de son corps, dans la compagnie n° 3, du régiment des chasseurs nobles ; s’est trouvé, depuis cette époque, à toutes les affaires qui ont eu lieu ; fut blessé grièvement à celle d’Oberkamlach, en 1796 ; fut honoré, à la suite de ce combat, d’une lettre flatteuse de S. M. Louis XVIII ; fut fait chef d’escouade, obtint quatre ans de gratification pour la croix, ne quitta l’armée qu’au moment où elle fut licenciée, et compte trente-cinq ans de service, en réunissant les années effectives, les campagnes, les années de grâce, etc. Il a épousé, par contrat du 6 janvier 1806, demoiselle Marie-Rosalie Thibout de Mongéron, fille aînée de Robert Thibout, écuyer, seigneur de Mongéron, ancien capitaine d’infanterie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de demoiselle Marie-Rose de Lannoy. De ce mariage sont issus :
    1. Charles-Amant, né le 4 novembre 1806 ;
    2. Marie-Célinie, née le 14 septembre 1809 ;
    3. Victor-Gustave, né le 23 avril 1811.
Branche des seigneurs de Saint-Aubin-des-Hayes prise au Xe degré.
  1. Gilles DE LA BOULLAYE, écuyer, Seigneur et patron de Saint-Aubin-des-Hayes, du Bosc-de-Romilly et du Fildelayre, ancien porte-étendard des gardes-du-corps du roi, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, pensionnaire de Sa Majesté, second fils de François Pomponne, écuyer, seigneur du Boscroger, etc., et de Charlotte de Roussel, épousa 1.°, en 1738, demoiselle Marie Nicole de Pigace, fille de Jacques de Pigace, écuyer, seigneur de la Mare-aux-Ours, et de demoiselle Marie-Nicole de Picory ; 2. °, par contrat du 22 octobre 1753, demoiselle Catherine de Courteuvre, fille de Nicolas de Courteuvre, écuyer, seigneur du Châtelier-Saint-Pierre, et, de demoiselle Gabrielle Paviot. Du premier lit sont issus deux fils morts sans alliance, et Louis-Gabriel, qui suit ;
     
  2. Louis-Gabriel DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur et patron de Saint-Aubin-des-Hayes et du Bosc-de-Romilly, baptisé le 9 septembre 1743, épousa demoiselle Anne Élisabeth de Malvone, d’une maison ancienne de Normandie. Ils ont eu pour fille unique :
    Anne-Gabrielle de la Boullaye, dame et patronne de Saint-Aubin-des-Hayes, du Bosc-de-Romilly, d’Origny et de Corneville, alliée, le 16 février 1795, à Pierre-Augustin-Thomas du Fossé, chevalier, seigneur de Chamacourt et autres lieux, ancien écuyer de S. A. R. Monsieur (fils d’Ant.-Augustin-Thomas, écuyer, seigneur du Fossé, etc. ; conseiller de grand’chambre au parlement de Normandie, et de demoiselle Madeleine-Françoise Berthe, fille de M. le comte de Tracy), et qui est issu d’une noble et ancienne maison, aussi connue dans les lettres que dans la magistrature, et qui a rendu de grands services à l’Etat, particulièrement sous les règnes de Henri III, de Henri IV et de Louis XIII.
Branche des seigneurs de Watteville, du Homme, prise au X° degré, etc.
  1. Jacques DE LA BOULLAYE, écuyer, garde-du-corps du roi, troisième fils de François-Pomponne de la Boullaye, écuyer, seigneur du Boscroger, etc., et de Charlotte de Roussel, épousa Françoise-Michel Fouenard, dont sont issus :
    1. Jacques-François-Gabriel de la Boullaye, écuyer, curé de Champignolles ;
    2. Michel-Pomponne de la Boullaye, écuyer, seigneur et patron du Val-d’Utheil et de Vatteville, né le 16 mars 1737, allié à demoiselle Louise-Céleste-Adélaïde le Cloutier, dame de Vatteville, dont un fils et plusieurs filles ;
    3. François-Pomponne de la Boullaye, écuyer, lieutepant au régiment de Boisgelin, seigneur du Homme et du Boscrouflay, sieur de la Vauquelinière, marié, le juin 1763, à Catherine-Angélique-Geneviève de Flavigny, fille de maître Jacques Louis de Flavigny, ancien bailli d’Elbeuf, dont sont issus deux fils et trois filles ;
    4. Louis-Gabriel de la Boullaye, écuyer, diacre ;
    5. François-Léon, qui suit ;
    6. Deux filles, dont une, Jeanne-Adélaïde de la Boullaye, a épousé Jacques-Christophe-Louis de Larcher, écuyer, seigneur de Dreux, de Bourgogne et des Peintraux, dont un fils mort émigré, et qui, a laissé postérité.
     
  2. François-Léon DE LA BOULLAYE, chevalier, sieur du Genetay, qui a servi, pendant quatorze ans, en qualité d’officier de grenadiers, dans le régiment de MONSIEUR, auparavant régiment de Provence ; a fait les campagnes de Corse pendant le règne de Louis XV, sous les ordres de M. de Narbonne, s’est retiré avec le brevet de lieutenant, et a épousé demoiselle Marie-Anne de Fontaines, veuve de M. le comte de Gisay, écuyer, seigneur du Plessis, fille de Charles de Fontaines, écuyer, seigneur du Boiscard et de Bantelu, et de demoiselle Anne-Marguerite de Roussel, dont il a eu :
    1. François-Léon-Pomponne de la Boullaye, écuyer, né en 1778 ;
    2. Charles-Victor, qui suit.
     
  3. Charles-Victor DE LA BOULLAYE, chevalier, né, en 1780, qui devait être admis aux écoles royales et militaires instituées pour l’éducation gratuite de la jeune noblesse, mais à qui la révolution ne permit pas de profiter de cette faveur, a épousé, le 18 mai 1801, demoiselle Françoise-Anne-Henriette Mallard, sortie d’une des meilleures maisons de Normandie, dans laquelle la capitainerie d’Essey fut héréditaire, depuis 1449 jusqu’au règne de, Henri IV. De ce mariage est issu :
    1. Victor-Alexandre de la Boullaye, né le 6 mars 1802 ;
Branche des anciens seigneurs du Boscroger, prise au VIIe degré.
  1. Nicolas DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur du Boscroger, troisième fils de Jacques, seigneur du lieu et de la Chaize, et de Marie de la Noe, épousa demoiselle Florentine de Baudard, qui en était veuve en 1600, et laissa pour enfants : 1 o Jacques de la Boullaye, dont l’article viendra ; 2. ° Nicolas de la Boullaye, écuyer, seigneur du lieu, qui ne laissa qu’une fille ; 3. ° Anne de la Boullaye, majeure en 1628. IX. Jacques DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur du lieu, eut, entre autre enfants : 1. 0 Jean de la Boullaye, écuyer, mort sans alliance, ou du moins sans postérité ; 2. ° Françoise de la Boullaye, alliée à Jacques de Hautboys, écuyer, sieur du Gerrier, demeurant, en 1661, au manoir de la Boullaye, paroisse de Landepereuze ; 3. ° Marie de la Boullaye, etc.
Nota. De cette branche sont sorties trois filles, entrées dans les maisons de Carvoisin, de Beaurepaire et de Rassent.

Armes : « D’argent à la bande de gueules, accostée en chef d’une merlette de sable, et en pointe de trois croix de même, posées en orle, 2 et 1 »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 234

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

16 février 2012

de la Boullaye (partie 2)

Branche des seigneurs des Bordeaulx, de Landepereuze, du Boscroger, etc., prise au 3° degré,
  1. Pierre DE LA BOULLAYE, écuyer, quatrième fils de Robert et de Marguerite Bazire, suivy les guerres comme noble personne. Il prit alliance avec demoiselle Jeanne des Bordeaulx, fille de Robert des Bordeaulx, écuyer, seigneur du lieu et du Mesnil-Tranchemouche, le 2 de juillet 1419, devant les tabellions de Chambrais. Il fit des lots avec Jean Dubosc, écuyer, demoiselle Guillemette des Bordeaulx sa femme, et demoiselle Robine des Bordeaulx, sœurs de Jeanne dont il eut :
     
  2. Robert DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur des Bordeaulx, qui suivit et fréquenta les guerres quand il pleut au roy notre souverain sieur mander son oost et arrière-bain, tant en la compagnie du sieur de Ferrières, que autres ayans charge des nobles du pays. Il s'allia à demoiselle Philippine Desvaulx, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Palaisière. Le pénultième de mai 1461, Robert de la Boullaye et Guillaume son cousin, héritiers de feu Jean de la Boullaye, écuyer, leur oncle, donnèrent, devant les tabellions du Sap, quittance à Robin Duroy des reliefs qu'il leur devait pour héritages tenus d'eux. Le même Robert figure encore dans deux actes des 20 juillet 1471 et 24 juin 1469. En 1480, sous le règne de Louis XI, pendant lequel beaucoup de gentilshommes furent inquiets sur cet article, les paroissiens de Landepereuze et le procureur du roy en l'élection de Bernay, entreprirent de lui faire payer la taille, et il obtint, le 7 avril avant Pâques, des lettres royaux par lesquels fut ordonné à l'élu de Bernay ou à son lieutenant, d'informer de sa noblesse en présence desdits paroissiens, etc. ; Robert de la Boullaye, après une enquête, et vu les lettres, chartres et écritures faisant probation de sa généalogie le 6 juillet 1481, fut maintenu dans sa noblesse comme personne noble né et extrait de noble lignée par Jean le Court, lieutenant de l'élu de Bernay. Il fut père de :
     
  3. Guillaume DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur des Bordeaulx, qui fut aussi inquiété pour le payement de la taille par lesdits paroissiens et le procureur du roy, et produisit les généraux des aides de Normandie, qui composaient alors la cour des aides, un grand nombre de témoins dont une partie étaient des plus anciennes maisons de Normandie. Ils déposèrent que jamais ils n'avaient vu lesdits de la Boullaye ni leurs ancêtres payer la taille ; que leur famille est noble de grant ancienneté ; que leurs prédécesseurs avoient fait une donation au prieuré de Saint-Eloy des Atelles, par lectres signées de leur scel d'armes, en quel avoit ung meslé troys croys et ungne barre, etc. ; que leurs armes estoyent en la salle du vieil magnoir et dudit fief de la haute Boullaye ; qu'ils n'ont jamais dérogé ; qu'ils avoyent tous servy le roy, etc. Ces dépositions étant soutenues de titres authentiques, les généraux des aides maintinrent Guillaume de la Boullaye dans sa noblesse, par arrêt du 16 février 1520. Il épousa demoiselle Philippine de Louvigny, fille d'Etienne de Louvigny, écuyer, sœur d'Etienne II de Louvigny, écuyer, seigneur de la Chaize et du Boscroger, allié en 1522 à demoiselle Jeanne de l'Estendart, et issu d'une maison qui suivant l'Histoire de Normandie, y possédait des fiefs militaires dès le douzième siècle, et qui fut maintenue dans sa noblesse en 1463, dans la recherche de Raimond de Montfaoucq. Guillaume de la Boullaye eut pour enfants :
    1. Jacques de la Boullaye, qui suit ;
    2. Pierre de la Boullaye, dont on ne connaît point de postérité.
     
  4. Noble homme Jacques DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur du lieu et de la Chaize, recueillit la succession de demoiselle Françoise de Louvigny (fille d'Etienne II de Louvigny, son oncle), femme de noble homme François de Morteaulx, seigneur de Vigny, de Sazereux et du Bois-Jérôme, l'un des cent gentilshommes de la maison du roy, ainsi qu'il est justifié par le mandement donna en sa faveur, le 18 de mai 1557, par Jacques de Quincarnon, écuyer, vicomte de Beaumont-le-Roger. Il vivait encore en 1585, et avait épousé demoiselle Marie de la Noe d'une famille ancienne qui possédait encore en 1742 la terre noble de la Noe près de la Barre, dont elle avait tiré son nom. De ce mariage sortirent :
    1. Noble homme Thomas de la Boullaye, écuyer, seigneur de la Chaize, allié par contrat reconnu au tabellionnage de Chambrais le 12 mai 1585, avec demoiselle Charlotte le Noury, fille aînée de noble homme François le Noury, écuyer, seigneur du Mesnil, le Tilleul et la Rue ; ledit François fils de défunt Gervais le Noury, et ledit Gervais fils de défunt Jean le Noury, eux vivant écuyers, etc. et de la même famille que Louis le Noury, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, vivant en 1664. Thomas de la Boullaye fit plusieurs fondations et legs pieux, et mourut sans postérité avant le 22 octobre 1626, comme on le voit par la quittance donnée ledit jour pour les armoiries de son inhumation.
    2. Jean de la Boullaye, qui suit ;
    3. Nicolas de la Boullaye, qui a formé la branche des seigneurs du Boscroger, mentionnée ci-après ;
    4. Guillaume de la Boullaye, écuyer, seigneur du lieu, connu alors sous le nom du capitaine la Boullaye, capitaine de cent hommes de guerre à pied, français, entretenus par le roy pour la garnison de la ville de Vernon, qui obtint acte à l'élection de Bernay, le 21 juillet 1594, de ce qu'il n'avait pu avoir recouvrement de 3000 liv. à lui assignées pour lui et ses soldats, présenta, au même sujet, aux trésoriers généraux de France à Rouen, une requête répondue le 26 janvier 1595, dont les frères partagèrent la succession par acte exercé au tabellionnage de la Barre, le 7 janvier 1627, auquel furent accordés les brevets ci-après transcrits, et que Henri IV honora des lettres suivantes
    […]
     
  5. Jean DE BOULLAYE, écuyer, seigneur de Landepereuze et du Bosc de Romilly, seigneur et patron de Saint-Aubin des Hayes, allié à demoiselle Suzanne de Bardoul ou Bardouil, d'une maison très-ancienne, connue dès le douzième siècle par Robert de Bardoul, possesseur de fiefs militaires ; dans le quatorzième par Pierre de Bardoul, chevalier, et Foulques de Bardoul, évêque d'Avranches, tous cités dans l'histoire de Normandie, fille de Gilles Bardoul, écuyer, seigneur de Saint-Aubin des Hayes, et de demoiselle Françoise de Venoys, sœur de noble homme Loys de Venoys, guidon de cinquante hommes d'armes de la compagnie de M. le comte de la Roche-Guyon ; ledit Gilles Bardoul, fils de Guillaume Bardouil, écuyer, etc., fils de Richard de Bardouil, écuyer, etc., qui avait pour père Robert de Bardouil, écuyer, seigneur de la Bardouillière, vivait en 1497, de la même famille qu'Antoine de Bardouil, commandeur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ; de François le Prevost, lieutenant-général au bailliage d'Evreux, commissaire de Sa Majesté, faisant la montrée en armes des gentilshommes du bailliage d'Evreux, sujets à l'arrière-ban, lui délivra, le 1er août 1635, un certificat portant que Gilles de la Boullaye, son fils, était prêt à servir pour lui audit ban et arrière-ban. Le mariage de Jean de la Boullaye a allié ses descendants à la maison des marquis de Malherbe, l'une des plus distinguées de Normandie, à celles d'Ollier, marquis de Verneuil, le Berceur, marquis de Fontenay, etc. Jean de la Boullaye, mourut le 15 de février 1648, et eut pour enfants :
    1. Louis de la Boullaye, écuyer, seigneur du Bosc, mort sans alliance avant son père ;
    2. Gilles de la Boullaye, qui suit ;
    3. Messire Jean de la Boullaye, chevalier, capitaine des Gardes de très-haut, très-puissant et très-souverain Prince Charles, duc de Lorraine, qui partagea la succession de son père en 1649, mourut sans alliance, et est cité dans plusieurs passages de l'histoire de Lorraine, et entre autres dans le suivant à l'occasion de l'arrestation du duc de Lorraine, par ordre de l'Archiduc, qui eut lieu à Bruxelles, le 26 février 1654. « La Boullaye, capitaine de ses gardes, au bruit de sa prise, courrut vite à une cassette où il y avait pour deux cent mille pistoles de pierreries, et la transporta à l'hôtel de Berghes, où était la princesse de Cantecroix avec ses deux enfants. Il remit cette cassette à la princesse Anne fille du duc Charles, et lui dit : Mademoiselle, il ne faut pas perdre le temps à pleurer. M. votre père est arrêté au palais ; j'y cours le servir, ou me faire tuer. Prenez ces pierreries cachez-les, et n'en dites rien, ni à Madame votre mère, ni à qui que ce soit. C'est peut-être tout ce que vous aurez jamais de lui. Aussitôt il la quitte avec précipitation pour accourir au palais, et venger l'affront de son maître même au péril de sa vie. Il rassemble tumultuairement dans les rues ce qu'il put d'officiers et de soldats Lorrains, et se mettant à leur tête, il se dispose à forcer le corps-de-garde du palais. Mais il fut lui-même arrêté prisonnier ; alors les Espagnols ne songèrent plus qu'à se rendre maîtres de ce qui appartenait au Duc. » Ce fut encore lui qui négocia la réconciliation du duc de Lorraine, et de la duchesse Nicole sa femme.
    4. Messire Pierre de la Boullaye, écuyer, prêtre, docteur en théologie, prieur de Landecourt (en Lorraine), et de Saint-Nicolas de l'Aigle (en Normandie), abbé de l'Estrées, par brevet donna par la reine Anne d'Autriche, le 20 avril 1650 supérieur de l'oratoire de Vendôme, en 1643 conseiller du roy en ses conseils d'état, privé et des finances, par brevet du 1er de juillet 1650 ; en conséquence duquel il prêta serment entre les mains de Monsieur le garde des Sceaux, le dernier octobre même année ; nommé seul et unique secrétaire général de la marine, en remplacement de M. de Luynes, par brevet signé, le 3 de Juin 1650, par monseigneur le duc de Vendôme, grand-maître chef et surintendant de la navigation et commerce de France, désirant reconnaitre en ce qu'il peut les grands services et recommandables preuves d'affection qu'il en a reçues depuis plusieurs années en diverses et très-considérables occasions. Il entretenait une correspondance épistolaire avec Je duc de Vendôme et le cardinal Mazarin. Il était, dit M. de Campion dans ses mémoires, le confident de la maison de Vendôme, et très-habile homme. Le duc de Vendôme lui accordait, en effet, une telle confiance, qu'il lui laissait entre les mains beaucoup de blancs-seings. Le duc de Beaufort, suivant le même auteur, le fit venir à Vendôme, après la conspiration de Cinq-Mars, pour délibérer sur le parti qu'il avait à prendre. Ce fut lui qui, après la mort de Richelieu, d'après une lettre qu'il reçut du duc de Beaufort, négoçia à la cour de concert avec M. de Vaumorin, le retour du duc de Vendôme son rétablissement auprès du roi. Il mourut, à Pontoise, en 1652.
    5. Madeleine de la Boullaye, alliée, par contrat du 24 juillet 1619, à Charles de Nicolle, écuyer, seigneur de Maupertuis, de la Rabottière, et de N. D. du Hamel, dont la famille est citée dans l'histoire de Normandie de Gabriel du Moulin, parmi les seigneurs renommés en Normandie, depuis Guillaume le Conquérant jusqu'en 1259, et qui était fils de Marguery de Nicolle, écuyer, seigneur de Maupertuis, et de demoiselle Louise de Sausson.
     
  6. Gilles DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur du lieu et du Bosc de Romilly, servit plusieurs années dans l'arrière-ban, à la place de son père, suivant les certificats qui lui furent délivrés, en 1635, par M. le duc de Longueville et autres, et suivant une décharge de la taxe imposée sur ceux qui n'y avaient pas satisfait en date du 13 mars 1637. Il épousa, par contrat passé le 8 mai 1639, au notariat de Beaumesnil, demoiselle Anne de Bardouil ou Bardoul, fille de Nicolas, écuyer, seigneur de la Hiette. Il fut assassiné et blessé à mort dans, l'église de Landepereuse, et laissa pour fils unique :
     
  7. François-Pomponne DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur du lieu, seigneur et patron de Saint-Aubin des Hayes, de la Hiette, du Boscroger et du Bosc de Romilly, né le 11 novembre 1640. Il demanda, vu sa maladie et ses infirmités, dispense de l'arrière-ban des gentilshommes de l'élection de Bernay, le 2 juillet 1694, et elle lui fut accordée par M. de Beuvron. Il fut maintenu dans sa noblesse, le 23 mars 1665, par les commissaires députés par la cour des aides de Normandie, et le fut de nouveau par l'intendant de la généralité d'Alençon, le 4 mars 1667. Cette dernière maintenue est mentionnée dans le Nobiliaire de Normandie, par Chevillard, et dans le Dictionnaire de la Noblesse, par la Chesnaye-des-Bois. Il épousa demoiselle Charlotte de Roussel, fille de Jean, écuyer, seigneur d'Origny, et de demoiselle Catherine de Guenet, issue de la même famille que Jean-Baptiste de Guenet, évêque de Saint-Pons de Tomiers, sacré en 1728 ; ladite Charlotte, sœur d'Alexandre de Roussel d'Origny, qui, après avoir renoncé à ses biens en faveur de son frère, quitta la vie mondaine pour se faire hermite à Malemort en Provence, où il mourut en odeur de sainteté, en 1699. François-Pomponne de la Boullaye, laissa pour enfants :
    1. François-Gabriel, qui suit ;
    2. Gilles de la Boullaye, qui a formé la branche des seigneurs de Saint-Aubin-des-Hayes, mentionnée plus bas ;
    3. Jacques de la Boullaye, qui a formé la branche de Vatteville, dont nous parlerons ensuite.
     
  8. François-Gabriel DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur du Boscroger, garde-du-corps du roi dans la compagnie de monseigneur le duc de Villeroi, brigade de Brissac, donna en toutes occasions des marques de valeur et de bonne conduite, suivant les termes du congé absolu qui lui fut délivré le 15 juillet 1715. Il épousa, le 4 août 1717, demoiselle Louise-Françoise le Grand, fille de Michel écuyer, seigneur de l'Ecalier, seigneur de la Glassonière, et de demoiselle Françoise le Grand du Longprey. De ce mariage sortirent un grand nombre d'enfants, dont la plupart moururent en bas âge. Nous ne citerons ici que :
    1. François, qui suit ;
    2. Louis-Michel de la Boullaye, écuyer, seigneur de la Dupinière, dit l'abbé de Boscroger, destiné à l'état ecclésiastique, qui n'entra point dans les ordres, et ayant pris parti dans les chouans fut condamné à être fusillé par jugement militaire.
    3. Amant-Constant de la Boullaye, qui a formé une brançhe dont nous parlerons ensuite ;
    4. Louise-Barbe de la Boullaye, mariée le 16 de septembre 1762, à Charles-François le Forestier, écuyer, seigneur du Boullay-Milley, fils de François le Forestier, écuyer, seigneur dudit lieu, et de demoiselle Marie de Bardouil ;
    5. Elisabeth-Marie de la Boullaye, alliée à Antoine-Charles de Pigace, écuyer, seigneur de Mainbeville, son parent, issu d'une maison de Normandie, connue dès le treizième siècle, et mentionnée dans Piganiol de la Force, le Dictionnaire de la Chesnaye, l'Histoire de Normandie, etc., dont entre autres enfants, un fils mort émigré ;
    6. Marie-Madeleine de la Boullaye, alliée à Jean-Scipion le Carpentier, écuyer, seigneur d'Epineville.
     
  9. François de la Boullaye, écuyer, seigneur et patron honoraire du Boscroger en Ouche, seigneur des Hauts-chênes, de Saint-Taurin du Vernet, seigneur et patron honoraire de Thevray, patron fondateur de la prébende dudit lieu, présentateur de la chapelle de la Très-Sainte-Trinité ; entra, en 1747, en qualité de sous-lieutenant dans le régiment de Rouergue, infanterie, se trouva aux sièges de plusieurs places de Flandres, à la bataille de Lawfelt, au siège de Maëstricht, etc., à la bataille de Minden, le 1er août 1759, où (suivant le journal intitulé suite de la Clef, ou journal historique sur les matières du temps, les bataillons de Rouergue souffrirent extrêmement) il fut fait prisonnier ; se trouva, en 1761, à l'affaire de Warbourg, et quitta le service en 1763 avec le grade de capitaine qu'il avait obtenu depuis plusieurs années. Il a épousé, en 1770, demoiselle Marie-Catherine-Barbe le Louterel, descendante en ligne directe de Jean le Louterel, écuyer, seigneur des Jardins, vivant en 1463, suivant la généalogie insérée dans l'Armorial de France, nièce de Barbe-Charlotte le Louterel, reçue à Saint-Cyr en 1721 ; de la même famille que Louis le Louterel de Saint-Aubin et Gilles le Louterel, reçus en 1730 et 1731 chevaliers de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, mentionnés dans l'état de la France par Boulainvilliers, fille de Charles-François de Louterel, écuyer, seigneur et patron de Saint-Aubin-sur-Rifle, des Hauts-chênes et de Saint-Taurin du Vernet, et de demoiselle Catherine-Marie Ducasse Duchesne, fille de messire Barthélemy Ducasse Duchesne, chevalier, seigneur de Saint-Mars, Préaux, Feings, les Lettiers, Fromentel et la Juillière ; écuyer de Son Altesse Royale monseigneur le duc d'Orléans, régent, capitaine de cavalerie au régiment de Saint-Simon, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, major commandant de Vitry-le-François, capitaine des chasses de madame la princesse de Conti, dans sa baronnie de Garennes, issu d'une noble et ancienne maison de Béarn, suivant le discours généalogique imprimée de la maison de Bragelongne, à l'article de Marie de Gaumont, fille d'André, conseiller d'état, et de Marie Duchesne, alliée, en 1687, à Pierre de Bragelongne ; ledit Barthélemy Ducasse Duchesne, mort à Mézières, le 19 janvier 1732, ayant été député par monseig. le duc d'Orléans à Mézières, Fumay, Revin, etc., et descendant en ligne directe de Bertrand Duchesne, écuyer, seigneur de Préaux, capitaine-exempt des gardes-du-corps du roi, gouverneur des ville et château de Chinon ; et gouverneur de la Tour de Bourges, vivant en 1617, mentionné dans l'Armorial de France, généalogie de la maison de Loubert, et qui, suivant la tradition de la famille, passa de Béarn en France avec Henri IV. François de la Boullaye, comme aîné de sa maison, préleva en 1777 le fief de Thevray, sur la succession de dame Barbe-Paule de Roussel, dame et patronne de Thevray, Origny et Corneville, veuve de François d'Epinay, écuyer, seigneur de la Halboudière ; fille de Gabriel de Roussel, écuyer, seigneur d'Origny, et de demoiselle Barbe d'Aubre de Vertot, sœur de l'illustre abbé de Vertot, l'un des meilleurs historiens français, sorti d'une famille distinguée de Normandie. Le 4 mars 1789, François de la Boullaye, comme noble possédant fief, fut assigné pour assister, à Evreux, à l'assemblée des Trois Etats ; le 5 de novembre 1789, il fut convoqué de nouveau pour la nomination d'un suppléant, en remplacement de M. de Chambray. Son attachement à ses rois légitimes lui fit essuyer beaucoup de persécutions pendant la révolution. Cependant, le 28 brumaire an 3, vu les réclamations de la commune de Thevray, en faveur du citoyen la Boullaye, détenu à Conches, le comité de sûreté générale de la convention arrêta qu'il serait mis en liberté. François de la Boullaye, décédé le 21 janvier 1809, a laissa pour enfants :
    1. François-Victor, qui suit ;
    2. Henri de la Boullaye, chevalier, né le 25 juillet 1783, allié à Douce-Adèle Blondel de Lislebec, fille de Jean-Baptiste-Pierre-Louis Blondel, seigneur de Lislebec, ancien garde-du-corps de Son Altesse Royale MONSIEUR, et de demoiselle Gabrielle Marie-Candide de Folleville, qui est sortie d'une noble et ancienne maison de Normandie, et dont le père et deux des frères sont, morts émigrés ;
    3. Quatre filles, dont une morte en bas âge et les autres non mariées.
     
  10. François-Victor DE LA BOULLAYE DE THEVRAY, écuyer, garde-du-corps de Sa Majesté dans la compagnie de M. le duc de Luxembourg, né le 18 janvier 1779, a épousé, le 2 de novembre 1802, Marie-Charlotte-Mélanie Morin, fille unique de maître Pierre-Jacques Morin, docteur en médecine, ancien correspondant de la société royale de médecine de Paris, membre du conseil général du département du Calvados, etc., nommé, en 1785, médecin de l'hospice de Lisieux, et qui, victime de son dévouement à ses devoirs, succomba le 28 novembre 1813, à une maladie contagieuse que les prisonniers autrichiens répandirent dans cet hospice, et de Charlotte-Françoise Julie Morin, alliée aux maisons des Îles, le Vavasseur, de Livet, Guernon, de Chantepie, de Panthou, le Noble, de Valori, de Bellemare, de Malfillastre, de Malherbe, le Comte-de-Boisroger, le Roy-de-Saint-Sauveur, Morel-de Secqueville, d'Anisy-de Saint-Aubin, Turgot-de-Brouay, de Bonnefonds, de Boran, de Gaillon, de Barville, etc. et qui descend par les femmes de la maison de Reviers, en Normandie, qui y fonda l'abbaye de Montebourg, et était alliée aux anciens ducs de Normandie, descendants de Rollon. De ce mariage sont issus :
    1. Charles-François-Nestor de la Boullaye, né le 3 septembre 1803 ;
    2. Jules-Guillaume-Raoul de la Boullaye, né le 4 de juillet 1806.
François-Victor de la Boullaye, leur père, descend par les femmes de la maison de Tilly, marquis de Blaru, qui â produit des lieutenants-généraux des armées ; de la maison de Grentemesnil, dont était Hugues, vicomte de Leycestre, vivant dans le onzième siècle ; de la maison de Giroye, barons de Montreuil et d'Echauffour, dont était Robert Giroye, allié dans le douzième siècle, avec Adelise, cousine-germaine de Guillaume, roi d'Angleterre ; de la maison de Beaumont, comtes de Beaumont-sur-Oise, qui a produit quatre chambriers de France ; de la maisonie Bouteiller-de-Senlis ; de la maison de Milly en Gâtinois, qui a produit dans le treizième siècle, un grand chambellan de France, et dans le quinzième, un grand-maître de Malte ; de la maison de Clermont en Beauvoisis, qui a donné deux connétables, plusieurs maréchaux de France, etc. ; de la maison de Beaumanoir-Lavardin, dont est issu un maréchal de France ; de la maison de Vaudray ; de la maison de Conflans ; de la maison de Clisson, si célèbre dans l'histoire de Bretagne, par Olivier de Clisson, connétable de France ; de la maison de Dinan, dont était Jeanne de Dinan, mère de Typhaine Raguenel, femme du connétable Bertrand-du-Guesclin ; de la maison d'Estouteville, l'une des plus illustres de Normandie, qui a produit un cardinal archevêque de Rouen, un grand-maître des arbalétriers de France, etc. ; de la maison de Vendôme, qui avait pour tige Bouchard Ier, comte de Vendôme, vivant sous le règne de Hugues-Capet ; de la maison de l'Hôpital, qui a produit, deux maréchaux de France, dont l'un, François de l'Hôpital, fut connu sous le nom de Duhallier (dont la veuve se remaria à Jean Casimir, roi de Pologne, le dernier des Jagellons) ; et l'autre, Nicolas de l'Hôpital, duc et pair, fut connu sous le nom de maréchal de Vitry, etc. etc.

François-Victor de la Boullaye, est allié par les femmes, aux ducs d'Harcourt ; à la maison de Braquemont, qui a produit un amiral de France ; aux sires de Vieuxpont ; à la maison du Pont-Bellanger, à la maison de Fougères, dont un chambellan du roi, etc. ; à la maison de Mouy-la-Mailleraye, dont est issu un lieutenant-général de la province de Normandie ; à la maison d'Auberville, barons du Verboc ; aux sires de Bailleul, dont la maison a donné des rois à l’Écosse ; à la maison de la Marck ; à la maison de Fiesque, comtes de Lavagne, qui a donné naissance à deux papes, et dont les filles ont épousé des comtes de Savoie, des ducs de Milan, etc. ; aux ducs d'Arpajon-de-Séverac ; aux comtes de Talaru ; aux sires de Mailloc, comtes de Cléry Créquy ; aux marquis de Hautefort, dont sont issus des ambassadeurs, etc. ; aux ducs de Rohan-Rohan ; à la maison de Blois, si célèbre par ses démêlés avec celle de Montfort ; à laquelle elle disputa longtemps le duché de Bretagne, aux anciens comtes d'Alençon, comtes du Perche, aux sires d'Amboise, vicomtes de Thouars ; aux princes de Lorraine, dont étaient les ducs de Guise, si fameux pendant les troubles de la Ligue ; à la maison de Courtenay, qui a donné des empereurs à Constantinople ; aux ducs de Levis ; à la maison de Lacroix-de-Castries ; à la maison d'O, qui a donné un gouverneur de Paris, un surintendant des finances, etc. ; à la maison de Clermont-d'Amboise-Gallerande ; à la maison de Brancas, ducs de Lauraguais ; aux marquis de Lostanges ; à la maison du Bec-de-Vardes, dont un archevêque de Rheims, un capitaine des cent-suisses de la garde, etc. ; à la maison de Guébriant, qui a donné des maréchaux de France ; à la maison de Rohan-Chabot, pairs de France, pairs de Laon, etc. ; à la maison de Béthencourt en Normandie, qui a donné des souverains aux Iles Canaries ; et enfin à beaucoup d'autres maisons illustres, dont l'énumération serait trop longue.

Armes : « D’argent à la bande de gueules, accostée en chef d’une merlette de sable, et en pointe de trois croix de même, posées en orle, 2 et 1.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 234

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

12 février 2012

de la Boullaye (partie 1)


BOULLAYE (DE LA), élection de Bernay, généralité d'Alençon en Normandie. Cette maison paraît avoir tiré son origine du fief de la Boullaye ou de la haulte Boullaye, situé sur la paroisse de Croisilles, près de Gacé en Normandie.

Guillaume DE LA BOULLAYE, dans une ancienne notice sur sa famille, remarque que ses ancêtres accompagnèrent le duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre et qu'on pouvait encore, de son temps, en voir les preuves sur les registres et mateloges du Perreux.

Les malheurs de la révolution, pendant laquelle on a brûlé une partie de leurs titres les plus précieux, ont privé ses descendants de beaucoup de renseignements utiles.

Nous commencerons la filiation à messire :
  1. Foulques DE LA BOULLAYE, chevalier, qui, suivant une ancienne généalogie, épousa N***, fille de messire Guy de Gonnor, comte de Beaumont et de Leycestre en Angleterre. De ce mariage sortit :
     
  2. Guillaume DE LA BOULLAYE, écuyer, allié à demoiselle Clesinesse de la Boutonnière, dont il eut :
     
  3. Robert DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur de la Boullaye, de Serans et de Semaley, vivant en 1376, comme on le voit par l'acte de fief qu'il passa le 9 de juin 1376, devant Robert Payen, tabellion en la vicomté d'Exmes. Il épousa demoiselle Marguerite Bazire, fille de Jean, écuyer, seigneur de Sainte-Colombe, et fut père :
    1. De Richard de la Boullaye, qui suit ;
    2. De Jean de la Boullaye, écuyer, mort sans postérité ;
    3. De Macé de la Boullaye, écuyer, qui vivait encore en 1422, comme on le voit par l'acte qu'il passa avec Jean du Buisson au tabellionnage du Meslerault, le 10 de mai 1422 ;
    4. De Pierre, tige de la branche qui subsiste en Normandie, et dont nous parlerons ensuite.
     
  4. Noble homme Richard DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur de la Thillaye, patron, présentateur de l'église de Saint-Germain de Nouars, seigneur de Serans, du Perreux, seigneur et patron de Clermont-en-Auge, épousa demoiselle Jeanne Poussin, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Thillaye. Il fut fait plusieurs opprobres et pilleries de ses biens sieuries et terres, pour ce que ses enfants tenaient le parti du roy de France leur souverain sieur. Le 15 de janvier 1410, il rendit aveu à Symon, abbé du Monstier de Saint-Pierre de Jumeiges, pour un franc fieu entier, noblement tenu, etc., appelé le fieu de Serans. Le 28 mars 1444, avant Pasques, devant Guillaume de Lougey, tabellion à Escouché il afferma le moulin et pêcherie de Serans, et il fut stipulé que se, par fortune de guerre, les fermiers ne pouvaient demeurer sur les lieux à cause des gens d'armes tenant le party contraire du roy nôtre sire, ils pourroient delesser ladicte ferme. Il eut pour fils :
    1. Guillaume, qui suit ;
    2. Thomas, qui suivit les guerres, menant guerre auxdits Angloys à la charge de M. le maréchal la Hire, et fut fait prisonnier plusieurs fois. Il passa un acte avec Jean le Jeune, au tabellionnage de Saint-Evroult, le pénultième de mars 1464. De demoiselle N*** de la Luzerne, femme noble, il eut Charles de la Boullaye, écuyer, qui demeurait à Cléville, servit longtemps, et fut nommé par l'amiral de Grâville, son lieutenant à Dieppe, le 31 janvier 1492, pour en ce besongner comme faisoit ledict feu Berteren de la Boullaye son oncle. Il épousa demoiselle Jeanne le Sens, veuve en 1519, et dont on ne connaît point de descendants ;
    3. Bertrand de la Boullaye, écuyer, capitaine du Pont-de-l'Arche et de Honfleur, lieutenant de l'amiral de Grâville à Dieppe et parties d'environ, qui exerçait cette charge en 1482, mourut à Dieppe avant le 31 de janvier 1492, et y fut inhumé dans l'église de Saint-Rémy
     
  5. Guillaume DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur de Serans, du Perreux et de la Garde, fut allié à demoiselle Jehanne de Montderainville (aujourd'hui Mondrainville), fille de Jean, écuyer, seigneur du lieu. Il servit longtemps le roi, et fut fait prisonnier par les Anglais, qui l'enfermèrent, vers 1433, au château de Touques, où il perdit les pieds à l'occasion de la longue prison. Ils refusèrent longtemps de recevoir sa rançon. Il vendit, le 23 juin 1451, à Roger d'Alençon, les fiefs de Serans, dits fiefs à l'Abbé et de Prulay. Il eut pour fils :
     
  6. Florentin DE LA BOULLAYE, écuyer, seigneur du Perreux, qui servy le roy comme noble personne au faict de ses guerres. On ignore s'il eut postérité.

Armes : « D’argent à la bande de gueules, accostée en chef d’une merlette de sable, et en pointe de trois croix de même, posées en orle, 2 et 1.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 234

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

21 décembre 2011

Malherbe de Poillé

Famille originaire de Normandie, établie à Melle-sur-Sarthe à la fin du quatorzième siècle, et en Touraine en 1430.

Armes : « D'or à deux jumelles de gueules posées en face l'une au-dessus de l'autre, et deux lions aussi de gueules, affrontés et posés au chef de l'écu. » Armorial général de France, registre premier.

Dessin d'Amaury de la Pinsonnais pour HeraldiqueGenWeb

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 217

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

Elle reconnaît pour un de ses premiers auteurs Malerf surnommé Malherbe (Malerfus cognominatus Malaherba) à qui Guillaume, duc de Normandie, confia la garde d'un de ses châteaux (Voir du Chesne, hist. Normanorum. )

De ce Malerf sont issues les trois branches principales de la famille Malherbe. Elles portent des armes différentes les unes des autres. Les seigneurs de Saint-Agnan-la-Malherbe ont pour armes, d'argent semé d'hermines, et six roses de gueules 3, 2 et 1. Les seigneurs de Meuvaine portent, de gueules à six coquilles d'or 3, 2, et 1, au chef d'or, chargé d'un lion passant de gueules. Les seigneurs de la Meauffe portent d'or à deux jumelles de gueules posées en face, l'une au dessus de l'autre, et deux lions aussi de gueules affrontés et posés au chef de l'écu.

C'est de la branche des seigneurs de la Meauffe que sont issus les seigneurs de Poillé.

La seigneurie de Poillé, relevant de celle de Marson sur Loir, est un des arrière-fiefs de la baronnie de Saint Christophe en Touraine. Poillé appartenait, dès le douzième siècle, à une des maisons les plus anciennes et les plus nobles de la province du Maine.

Jacquine de Poillé, unique héritière de cette illustre maison, épousa vers 1450 Jean de Malherbe, écuyer, issu d'un des cadets de la branche des Malberbe de la Meauffe.
  1. Jean de Malherbe, des seigneurs de la Meauffe, devenu par son mariage seigneur des terres, fiefs et seigneuries de Poillé, Pineaux ou Epineaux, Follet et la Fosse, se fixa dans le Vau du Loir, où, depuis lui, ses descendants ont toujours eu leur domicile. Plusieurs titres prouvent qu'il reçut les obéissances des vassaux et censitaires des fiefs que son épouse lui avait portés en dot, et qu'il fit pour elle, le 12 mars 1469, hommage simple au seigneur de Marson. Du mariage de Jean de Malherbe de la Meauffe avec Jacquine de Poillé, sont issus entre autres enfants :
    1. Guillaume de Malherbe, dont l'article viendra ;
    2. Jean de Malherbe ;
    3. Robin de Malherbe ;
    4. Louise de Malherbe mariée le 7 juillet 1462, à Michelet le Jeune, seigneur de Follet, qui, par son contrat de mariage, s'obligea de joindre à son nom celui de Malherbe, et d'en porter les armes. L'Hermite Souliers, dans son Histoire généalogique des familles nobles de Touraine donne la généalogie de MM. le Jeune de Malherbe, page 380. Cette famille subsiste encore.
     
  2. Guillaume de MALHERBE, écuyer, seigneur de Poillé et de Pineaux ou Epinaux, reçut, le 27 août 1491, l'ordre de conduire les nobles et autres sujets du ban et de l'arrière-ban des pays et duché de Touraine au siège de la ville de Rennes. Il épousa Jeanne des Touches, fille de Pierre des Touches, écuyer, seigneur des Hayes et de demoiselle Perrine de Vançay ou de Vanssay. Son contrat de mariage est en date du 7 janvier 1463. Jean de Malherbe et Jacquine de Poillé, ses père et mère, vivaient encore lorsqu'il se maria. Il ne partagea leur succession avec Jean, son frère puîné, que le 7 mai 1482. Robin de Malherbe, écuyer, seigneur de Launeau, leur frère, était mort à cette époque, et n'avait point laissé de postérité. De Guillaume de Malherbe et de Jeanne des Touches son épouse sont nés :
    1. François de Malherbe, qui viendra ;
    2. Jacques de Malherbe, écuyer, mort sans postérité.
     
  3. François de MALHERBE, écuyer, seigneur de Poillé et d'Huchigni, partagea en 1521 les biens de ses père et mère avec Jacques de Malherbe son frère-puîné. Il avait, dès le 20 novembre 1510, été reçu à la foi et hommage de M. le comte de Vendômois pour son fief de la Pierre, mouvant de la châtellenie de Vendôme, et, se maria en 1522 avec Marguerite de Guarguesalle, fille de messire Jean de Guarguesalle, chevalier, et de dame Anne Du Breuil. De ce mariage, vinrent :
    1. René de Malherbe, dont l'article viendra ;
    2. Jacques de Malberbe, écuyer, mort sans alliance ;
    3. Marguerite de Malberbe, mariée à noble Gabriel de la Goubertière ;
    4. Renée de Malherbe, mariée à Bonaventure de Vaux.
     
  4. René de MALHERBE, chevalier, seigneur de Poillé et d'Huchigny, gouverneur, pour le roi, des pays et duché de Vendômois, fit, le 3 mai 1529, hommage de ses terres et seigneuries de la Pierre et de Villesus, mouvantes du château de Vendôme, à M. Charles, duc de Vendôme, pair de France. Il épousa en 1541 demoiselle Jacquette Hurault, fille de noble homme Denis Hurault, seigneur de Saint-Denis sur Loire, et capitaine de la ville de Blois, et de demoiselle Louise Boudet. De ce mariage vinrent :
    1. René II de Malherbe, dont l'article viendra ;
    2. Pierre de Malherbe, écuyer, mort sans alliance.
     
  5. René II de MALHERBE, chevalier, seigneur de Poillé et d'Huchigny, gentilhomme ordinaire du roi de Navarre, par lettres de retenue du 5 novembre 1579, en considération des services que son père avait rendus à la princesse aïeule, et au feu roi, père de sa majesté, fut nommé le 13 août 1562 commandant de cinquante arquebusiers à cheval, destinés à la sûreté de la ville de Vendôme et gouverneur des ville, château et duché de Vendôme au mois de juin de la même année. Il fit la montre des vassaux nobles et autres du duché de Vendôme sujets à l'arrière-ban, suivant la commission que lui en donna, le 16 mai 1562, le roi de Navarre lieutenant-général du royaume de France. Il épousa, par contrat du 27 décembre 1563, demoiselle Charlotte Gruel, fille de messire Jean Gruel, chevalier, seigneur de la Frette et de dame Charlotte Moinet. De ce mariage vinrent :
    1. Pierre de Malherbe, dont l'article viendra ;
    2. Antoine de Malherbe ;
    3. Anne de Malherbe, épouse de Gabriel d'Esliée, écuyer, sieur de Belleau.
     
  6. Pierre de MALHERBE, chevalier, seigneur de Poillé et d'Huchigny, gentilhomme ordinaire du roi de Navarre, fut lieutenant de cinquante hommes des ordonnances de Sa Majesté, sous la charge du sieur de la Frette, et se distingua par sa valeur en plusieurs rencontres. Il mourut en son château de Poillé, et fut enterré dans une des chapelles de l'église de Marson. Le monument qui lui avait été élevé a été brisé en 1792. Il épousa, en 1598, demoiselle Madeleine de Montausier, fille de haut et puissant seigneur messire Jean de Montausier, chevalier de l'ordre du roi et de dame Madeleine des Châteigners. De ce mariage vinrent, entre autres enfants ;

    Jacques de Malherbe, qui suit :
     
  7. Jacques de MALHERBE, écuyer, seigneur d'Huchigny et de Châteauguibert, servit le roi en Lorraine, dans les armées commandées par le duc d'Angoulême, et par le maréchal de la Force, et dans le corps de la noblesse commandée par M. de la Meilleraie, grand-Maître-de l'artillerie. Il fit hommage de ses fiefs de la Pierre et de Villesus à M. César, duc de Vendôme, le 3 mars 1634, et devint seigneur de Poillé par la mort de Pierre de Malherbe. Jacques de Malherbe, seigneur de Poillé, d'Huchigny et de Châteauguibert, épousa Marie de Beauxoncles, fille de Charles de Beauxoncles, écuyer, seigneur de Vieux-vi et d'Oucques, et de demoiselle Marie de Saintré. De ce mariage vint entre autres enfants :

    François de Malherbe, qui suit :
     
  8. François de MALHERBE, chevalier, seigneur de Poillé et d'Huchigny, commanda la noblesse du Vendômois sous les ordres du vicomte de Turenne en 1674, et fit offre de foi et hommage à M. le duc de Vendôme pour ses fiefs de la Pierre de Villesus. Il épousa en 1664 demoiselle Geneviève de Vançai ou de Vanssay dame de Bouis, fille de Charles de Vançai, écuyer, seigneur de Brestel, et de demoiselle Geneviève de Flotai. De ce mariage vinrent :

    Joseph de Malherbe, dont l'article suivra ;

    N*** de Malherbe dit le capitaine de Bouis, tué à l'armée d'Italie, combattant sous les ordres du maréchal de Catinat, auquel il était allié du côté maternel.
     
  9. Joseph de MALHERBE, chevalier, seigneur de Poillé, de Bouis et d'Huchigny, lieutenant de dragons au régiment de Senneterre, donna l'aveu de sa terre et seigneurie de la Pierre au roi, à cause de ses châteaux et domaine de Vendôme, le 12 août 1723. Il épousa en 1712 demoiselle. Marie-Louise Peillot de la Garde, fille de François Peillot de la Garde, écuyer, capitaine de cavalerie, et gentilhomme de MONSIEUR, frère unique du roi Louis XIV, et de demoiselle Catherine Ferrand. De ce mariage vinrent :
    1. Adam-François Bonaventure de Malherbe, dont l'article suivra ;
    2. Amédée-Joseph de Malherbe, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine de grenadiers au régiment d'Auvergne, blessé à la tête de sa compagnie à l'affaire de Klostercamp, et mort peu de temps après des suites de sa blessure, sans avoir été marié ;
    3. Louise de Malherbe, décédée à Paris, île Saint-Louis en 1796, n'a point été mariée ;
    4. Anne-Marie-Louise de Malherbe, dont la noblesse fut certifiée au roi par le sieur d'Hozier le 20 août 1732, est morte à Poillé en 1801.
    5. Marie-Agathe de Malherbe, épouse de M. Renaud Gaudin, chevalier, seigneur de la Chenardière, de Fleuri et de Courvallin, lieutenant au régiment d'Auvergne ; dont postérité. Madame de la Chenardière est morte à Courvallin en 1797.
     
  10. Adam-François Bonaventure de MALHERBE, chevalier, seigneur de Poillé, Marson, Huchigny, capitaine au régiment d'Auvergne et, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort en son château de Poillé en 1799, avait épousé demoiselle Marguerite de Sédilhac ; fille de M. Alexandre de Sédilhac, ancien capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. De ce mariage :

    Joseph-Charles-Louis de Malherbe, dont l'article suit ;

    Marie-Marguerite-Dominique de Malherbe, épouse de M. Louis-Alexandre-Marie de Musset, marquis de Cogners, dont postérité.
     
  11. Joseph-Charles-Louis de MALHERBE, chevalier, seigneur de Poillé, Marson, etc., dit le Vicomte de Malherbe-Poillé, capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, a commencé ses services militaires dans le régiment de Bassigny d'où il a passé à l'armée des princes en 1792, et y est resté jusqu'en 1801, a épousé, en 1788, demoiselle Jeanne de la Porte de la Houssaye, fille de M. Jean Bonnaventure de la Porte et de Jeanne Hérisson d'Auvours. De ce mariage :

    Adolphe de Malherbe, sous-lieutenant au douzième régiment de cuirassiers, mort dans la retraite de Moscou au mois d'octobre 1812 ;
    Armand de Malherbe, né à Poillé en 1804 ;
    Pauline de Malherbe, née le 15 novembre 1790 ; mariée en 1813 à M. Félix Daniel de Vauguion, écuyer.

24 mai 2011

Patry

PATRY, ancienne famille de Normandie ; il est parlé dans la Collection des historiens de France par D. Bouquet, vol. 15, pag. 238, d’un Guillaume Patry, sire de la Lande, qui reçut chez lui le roi Harold, et qui se distingua à la bataille d’Hasting sous Guillaume-le-Conquérant.

L’histoire et la filiation des descendants de Guillaume Patry est consignée dans les historiens. (Voyez Raoul de Dicet, Robert de Thorigny, Benoît de Peterboroug, lb. pag. 135, 191, 194, 317, 318.)

Depuis, Robert Patry s’illustra sous le connétable Duguesclin. (Masseville, Histoire de Normandie, vol. 13, pag. 402.)

Cette famille réside encore en Normandie ; la branche aînée aux environs de Saint-Lô, la cadette à Neufchâtel.

Armes : De gueules à trois quintefeuilles d’argent.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 162

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

28 février 2010

Chronique de la descendance de François DELAFOSSE

Première génération

1. François DELAFOSSE. Il a eu les enfants suivants:

+ 2 M i. Jacques DELAFOSSE.

Deuxième génération

2. Jacques DELAFOSSE (François). Jacques a épousé Germaine RICHER, fille de Pierre RICHER et Marguerite GRANDIÈRE, le 18 février 1675 à Aubry le Panthou, Orne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 3 M i. Jean DELAFOSSE.

+ 4 M ii. Antoine DELAFOSSE.

+ 5 M iii. François DELAFOSSE.
Troisième génération

3. Jean DELAFOSSE (Jacques, François). Jean a épousé Françoise LE TRESCHE, fille de Robert LE TRESCHE et Marie ROUTIER, le 24 novembre 1718 à Ticheville, Orne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 6 M i. Yves LAFOSSE.
4. Antoine DELAFOSSE (Jacques, François). Antoine a épousé Barbe DELAVERGE, fille de Jean DELAVERGE et Barbe ANGOT, le 24 novembre 1718 à Ticheville, Orne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
7 F i. Barbe DELAFOSSE. Barbe a épousé Jean LE FORTIER, fils de Pierre LE FORTIER et Marguerite AMIOT, le 26 mai 1761 à Canapville, Orne, France.

8 F ii. Marie DELAFOSSE. Marie a épousé André MOREY, fils de Jean MOREY et Catherine HAREL, le 9 novembre 1762 à Orville, Orne, France.

9 M iii. Antoine DELAFOSSE. Antoine a épousé Marie COSTARD, fille de Henry COSTARD et Marie BASSIÈRE, le 22 novembre 1762 à Le Bosc-Renoult, Orne, France.
5. François DELAFOSSE (Jacques, François). François a épousé Catherine HAREL, fille de Jacques HAREL et Marie LEBRETON, le 6 juillet 1706 à Roiville, Orne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
10 F i. Catherine DELAFOSSE. Catherine a épousé (1) Jean BOTREL, fils de Pierre BOTREL et Barbe BOURLIER, le 9 mai 1737 à Le Sap-Mêle, Orne, France. Catherine a également épousé (2) Jean DELAVILLE, fils de Jacques DELAVILLE et Marie MORARD, le 21 février 1743 à Neuville-sur-Touques, Orne, France.

+ 11 M ii. Pierre DELAFOSSE.

12 F iii. Madeleine DELAFOSSE. Madeleine a épousé François LE SIEUR, fils de François LE SIEUR et Madeleine LAMBERT, le 11 février 1740 à Ticheville, Orne, France.
Quatrième génération

6. Yves LAFOSSE (Jean, Jacques, François). Yves a épousé Geneviève PAGEOT, fille de Louis PAGEOT et Françoise MENEULT, le 21 novembre 1747 à Camembert, Orne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 13 M i. Pierre LAFOSSE est décédé le 29 mars 1808.
11. Pierre DELAFOSSE (François, Jacques, François). Pierre a épousé Madeleine LEVAVASSEUR, fille de Étienne LEVAVASSEUR et Geneviève MORAND, le 29 juillet 1738 à Les Lignerits, Orne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
14 F i. Catherine DELAFOSSE. Catherine a épousé Jean MACON, fils de Jean MACON et Jeanne BASSIÈRE, le 15 juillet 1782 à Saint-Pierre la Rivière, Orne, France.

15 F ii. Louise DELAFOSSE. Louise a épousé Jean FERRIÈRE, fils de Jean FERRIÈRE et Marie LEFRANÇOIS, le 3 février 1766 à Ménil Gonfroi, Orne, France.
Cinquième génération

13. Pierre LAFOSSE (Yves LAFOSSE, Jean, Jacques, François) est décédé le 29 mars 1808. Pierre a épousé Marie-Anne CANTREL, fille de Nicolas CANTREL et Marie GRANDIÈRE, le 31 janvier 1775 à Guerquesalles, Orne, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 16 F i. Marie Julie LAFOSSE est née le 23 juillet 1790, et est décédée le 29 novembre 1834.
Sixième génération

16. Marie Julie LAFOSSE (Pierre LAFOSSE, Yves LAFOSSE, Jean, Jacques, François) est née le 23 juillet 1790. Elle est décédée le 29 novembre 1834. Marie a épousé Rosé Joseph TRIBOUT, fils de Henry TRIBOUT et Françoise Elisabeth LABBÉ. Rosé est né le 16 février 1791 à Louviers, Eure, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 17 F i. Félicité Adelphine TRIBOUT est née le 1 mai 1819.
Félicité Adelphine TRIBOUT est mon sosa 81.

27 février 2010

Descendants de Michel Grandière

Michel Grandière. Marié le 8 janvier 1660, Aubry le Panthou, Orne, France, avec Marie Leferme, dont
  • Jean Grandière. Marié le 8 juin 1699, Le Sap-Mêle, Orne, France, avec Elisabeth Lamperière, dont
    • Robert Grandière. Marié le 17 juin 1728, Le Bosc-Renoult, Orne, France, avec Marguerite Théribout, dont
      • Marie Grandière. Mariée le 15 juillet 1755, Le Bosc-Renoult, Orne, France, avec Nicolas Cantrel. Marie Grandière est mon sosa 655.
    • Jean Grandière. Marié le 20 mai 1725, Le Bosc-Renoult, Orne, France, avec Anne Morin, dont
      • Marie Grandière. Mariée le 10 février 1755, Saint-Germain d'Aunay, Orne, France, avec Jean Bodin.
      • Jean Grandière. Marié le 24 novembre 1755, Saint-Germain d'Aunay, Orne, France, avec Elisabeth Bouchemain.
    • Marie Grandière. Mariée le 8 janvier 1733, Chaumont, Orne, France, avec Christophe Le Duc.
  • Jacques Grandière. Marié le 18 février 1708, Saint-Cyr d'Estrancourt, Orne, France, avec Marie Bouteiller, dont
    • François Grandière. Marié le 8 janvier 1736, Monnai, Orne, France, avec Anne Parent, dont
      • Geneviève Grandière. Mariée le 22 octobre 1772, Roiville, Orne, France, avec Jacques Gravelle.
      • François Grandière. Marié le 26 février 1770, Aubry le Panthou, Orne, France, avec Louise Galles.
    • Marie Grandière. Mariée le 21 janvier 1734, Saint-Aubin-de-Bonneval, Orne, France, avec Pierre Asse.
  • François Grandière. Marié le 22 février 1699, Le Sap-Mêle, Orne, France, avec Catherine Théribout.
  • Thomas Grandière. Marié le 19 juillet 1711, Le Sap-Mêle, Orne, France, avec Jeanne Aurouin.
  • Marie Grandière. Mariée le 23 août 1698, Neuville-sur-Touques, Orne, France, avec Jacques Pallois.
    Mariée le 23 août 1710, Le Sap-Mêle, Orne, France, avec Louis Michel.
  • Barbe Grandière. Mariée le 11 février 1696, Le Sap-Mêle, Orne, France, avec Charles Benoist.
    Mariée le 18 juin 1709, Le Sap-Mêle, Orne, France, avec Anthoine Le Rebours.

Ascendance de Félicité Adelphine TRIBOUT

Ci-dessous la chronique de l'ascendance de Félicité Adelphine TRIBOUT, découverte récemment grâce aux renseignements fournis par Mr Pierre BERTHIER, que je remercie au passage, et aux relevés du Cercle Généalogique de l'Orne et du Perche (CGOP).

Première génération

1. Félicité Adelphine TRIBOUT est née le 1 mai 1819. Journalière. Félicité a épousé Victor CLOCHER, fils de CLOCHER, à Rouen, Seine-Maritime, France. Victor est né en 1815 à Strasbourg, Bas-Rhin, France. Il est décédé le 27 janvier 1873 à Paris X, Seine, France. Journalier.

Deuxième génération

2. Rosé Joseph TRIBOUT est né le 16 février 1791 à Louviers, Eure, France. Il a épousé Marie Julie LAFOSSE.

3. Marie Julie LAFOSSE est née le 23 juillet 1790. Elle est décédée le 29 novembre 1834.

Troisième génération

4. Henry TRIBOUT est né en 1758. Il a épousé Françoise Elisabeth LABBÉ.

5. Françoise Elisabeth LABBÉ.

6. Pierre LAFOSSE est décédé le 29 mars 1808. Il a épousé Marie-Anne CANTREL le 31 janvier 1775 à Guerquesalles, Orne, France.

7. Marie-Anne CANTREL.

Quatrième génération

8. Denis TRIBOUT a épousé Catherine LEGRAND.

9. Catherine LEGRAND.

10. Michel Thomas LABBÉ est né en 1742.

12. Yves LAFOSSE a épousé Geneviève PAGEOT le 21 novembre 1747 à Camembert, Orne, France.

13. Geneviève PAGEOT.

14. Nicolas CANTREL a épousé Marie GRANDIÈRE le 15 juillet 1755 à Le Bosc-Renoult, Orne, France.

15. Marie GRANDIÈRE.

Cinquième génération

24. Jean DELAFOSSE a épousé Françoise LE TRESCHE le 24 novembre 1718 à Ticheville, Orne, France.

25. Françoise LE TRESCHE.

26. Louis PAGEOT a épousé Françoise MENEULT le 21 mars 1715 à Camembert, Orne, France.

27. Françoise MENEULT.

28. François CANTREL a épousé Marie LE ROY le 18 février 1721 à Crouttes, Orne, France.

29. Marie LE ROY.

30. Robert GRANDIÈRE a épousé Marguerite THÉRIBOUT le 17 juin 1728 à Le Bosc-Renoult, Orne, France.

31. Marguerite THÉRIBOUT.

Sixième génération

48. Jacques DELAFOSSE a épousé Germaine RICHER le 18 février 1675 à Aubry le Panthou, Orne, France.

49. Germaine RICHER.

50. Robert LE TRESCHE a épousé Marie ROUTIER.

51. Marie ROUTIER.

52. François PAGEOT a épousé Marie DU PONT.

53. Marie DU PONT.

54. Jacques MENEULT a épousé Hélaine AUBERT le 11 février 1687 à Neauphe-sur-Dive, Orne, France.

55. Hélaine AUBERT.

56. François CANTEREL a épousé Anne LE MOINE le 14 octobre 1696 à Orville, Orne, France.

57. Anne LE MOINE.

58. Michel LE ROY a épousé Jeanne DESAULNES le 10 août 1685 à Crouttes, Orne, France.

59. Jeanne DESAULNES.

60. Jean GRANDIÈRE a épousé Elisabeth LAMPERIÈRE le 8 juin 1699 à Le Sap-Mêle, Orne, France.

61. Elisabeth LAMPERIÈRE.

62. Jean THÉRIBOULT a épousé Marie DUCLOS le 18 octobre 1703 à Le Bosc-Renoult, Orne, France.

63. Marie DUCLOS.

Septième génération

96. François DELAFOSSE.

98. Pierre RICHER a épousé Marguerite GRANDIÈRE.

99. Marguerite GRANDIÈRE.

112. Jacques CANTEREL a épousé Françoise POSTEL le 18 février 1671 à Guerquesalles, Orne, France.

113. Françoise POSTEL.

114. Jean LE MOINE a épousé Marguerite DANNEVILLE le 9 mai 1660 à Crouttes, Orne, France.

115. Marguerite DANNEVILLE.

116. Pasqué LE ROY a épousé Françoise COSNARD le 29 juillet 1656 à Crouttes, Orne, France.

117. Françoise COSNARD.

118. Pierre DESAULNES a épousé Jeanne CAMPOGER.

119. Jeanne CAMPOGER.

120. Michel GRANDIÈRE a épousé Marie LEFERME le 8 janvier 1660 à Aubry le Panthou, Orne, France.

121. Marie LEFERME.

122. Denis LAMPERIÈRE a épousé Charlotte FOUQUIER.

123. Charlotte FOUQUIER.

124. Luc THÉRIBOULT a épousé Marguerite HEURTAUT le 31 juillet 1668 à Roiville, Orne, France.

125. Marguerite HEURTAUT.

126. Philippe DUCLOS a épousé Marguerite MARE le 22 juillet 1680 à Saint-Germain d'Aunay, Orne, France.

127. Marguerite MARE.

Huitième génération

228. Gervais LE MOINE a épousé Madeleine LENOIR.

229. Madeleine LENOIR.

230. François DANNEVILLE a épousé Isabeau BOUE.

231. Isabeau BOUE.

232. Jean LE ROY a épousé Marie DOUVILLE.

233. Marie DOUVILLE.

234. Michel COSNARD a épousé Barbe FRÉMONT.

235. Barbe FRÉMONT.

252. Mathurin DUCLOS.

254. Charles MARE.

12 décembre 2009

La famille du Puy

DU PUY, famille noble d'extraction, originaire du Lyonnais, qui s'est divisée en deux branches, l'une établie en Languedoc et l'autre en Normandie.

10 décembre 2009

Famille Le Conte de Normandie

CONTE, (LE) famille noble, originaire de Normandie.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 73
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s
  1. Laurent LE CONTE, écuyer, seigneur des Floris, élection de Coutances, reçut des lettres de noblesse de François Ier, roi de France, en date du mois de septembre 1543. Il épousa Gillette David d’Aufreville, dont il eut:

  2. Jean LE CONTE, écuyer, seigneur des Floris, qui épousa Marie d’Outresoul. Il eût pour fils :

  3. Antoine LE CONTE, écuyer, seigneur des Floris. Il épousa Marie de Boisivon, dont il eut :

  4. Henri-Marc-Antoine LE CONTE, écuyer, seigneur des Floris, marié â Marie-Esther de la Gonivière. Il eut de ce mariage :

  5. François LE CONTE, écuyer, seigneur des Floris, qui épousa Catherine le Mouton, de laquelle il laissa :

  6. Jacques LE CONTE, écuyer, seigneur des Floris qui laissa de son mariage contracté avec Madeleine d’Ancel de Vaudreville :

  7. Jacques-Gabriel LE CONTE, écuyer, seigneur des Floris, marié à Charlotte-Françoise-Pérette d’Alidan. Il eut pour fils :

  8. Clair-Prosper LE CONTE, juge de paix du canton de Montebourg, marié à Marie-Josèphe-Madeleine-Jacqueline d’Ancel de Pierreville. Il a de ce mariage :
    Charles-Antoine-Prosper le Conte, né en 1797.
Armes : « D’argent chargé d’un écusson d’azur à une bande d’or chargée de trois merlettes de sable, accompagnées de trois cœurs de gueules. »

05 décembre 2009

Famille Le Prévost d'Iray

LE PRÉVOST D’IRAY, famille noble, originaire de Bretagne, et établie en Normandie dans le quinzième siècle.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 71
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

Elle remonte en ligne directe à :
  1. Henri LE PRÉVOST, écuyer, marié à Jeanne de Villiers, dont est issu :

  2. Jean LE PRÉVOST, Ier du nom, écuyer, qui épousa, en janvier 1500, Louise de Villeray, et en eut :
    1. Jean, qui suit ;
    2. Gilles le Prévost.

  3. Jean LE PRÉVOST, IIe du nom, épouse, en février 1524, Hélène Poulain. Leurs enfants sont :
    1. Lubin, dont l’article suit ;
    2. Hector.

  4. Lubin LE PRÉVOST, écuyer, gendarme, épouse, le 16 novembre 1565, Madeleine Legrand, dont vient :

  5. Raoul LE PRÉVOST, écuyer, seigneur des Espalles, chevau-léger, marié, en février 1598, à Catherine Courtin. Ils ont pour enfants :
    1. Emmanuel, qui suit ;
    2. Paul le Prévost, seigneur de la Fillonnière.

  6. Emanuel LE PRÉVOST écuyer, seigneur de Belleperche, maréchal des logis des chevau-légers, épouse, en 1637, Anne du Bosc, dont vint :

  7. Gédéon LE PRÉVOST, écuyer, seigneur d’Iray et de Belleperche, officier de cuirassiers, épouse, le 3 février 1688, Marie-Claude de Berment, fille de Jean de Berment, seigneur de la Martinière, devenu maréchal de bataille sous Louis XIV, en récompense de ses hauts faits d’armes, de laquelle il eut :
    1. Jean-Charles, qui suit ;
    2. Roch-Léon, qui fait la deuxième branche rapportée ci-après ;

  8. Jean-Charles LE PRÉVOST écuyer, seigneur d’Iray et de Belleperche, épouse, le 15 juin 1733, Anne Mahot de la Poltière, dont :
    1. Jean-Jacques, qui suit ;
    2. Quatre filles, dont deux sont mortes en bas âge, et deux ont été mariées et ont postérité. La dernière est morte en 1765.

  9. Jean-Jacques LE PRÉVOST, chevalier, seigneur d’Iray de Chauvigny, présentateur de la chapelle Saint-Jacques de Chauvigny, né le 31 mars 1743, reçu garde-du-corps de S. M., compagnie de Villeroi, en 1758, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, émigra, et fit la campagne de 1792, à l’armée des princes français, en qualité de maréchal des logis des gardes-du-corps, où il est aujourd’hui (septembre 1814) sous-lieutenant avec rang de colonel. Il a épousé, le 17 mai 1762, Anne-Françoise-Geneviève de Berment, de laquelle il a :
    1. Louis-Jacques, mort garde-du-corps, émigré à Leipsick en 1800 ;
    2. Chrétien-Siméon, dont l’article suit ;
    3. Toussaint-Alexandre, élève de l’école militaire de Tiron, officier au régiment de Soissonnais en 1789, émigré, servant en 1792 dans l’armée de monseigneur le prince de Condé, ayant fait trois campagnes ;
    4. Geneviève-Julie, chanoinesse d’Arras ;
    5. Marie-Anne-Françoise, aussi chanoinesse d’Arras ;
    6. Henriette-Scholastique, née en février 1773 ;
    7. Marie-Félicité, née en septembre 1778, toutes les deux mariées.

  10. Chrétien-Siméon LE PRÉVOST D’IRAY chevalier, né le 13 juin 1768, inspecteur-général de l’université, vivant en 1814 ; marié, 1.° à Marie Charlotte Martin des Fontaines, fille d’un auditeur des comptes ; 2.° à Marie-Alexandrine de Bouyer de Monhoudou, fille de messire le Bouyer de Monhoudou, ancien mousquetaire du roi. II a eu, du premier lit :
    1. Antoinette-Marie-Christiane le Prévost d’Iray ;
    2. Alexandre-Hector-Edmond, mort en août 1809 ;
    Et du second lit:
    Julie-Athanasie le Prévost d’Iray.
Deuxième branche prise au sixième degré.
  1. Roch-Léon LE PRÉVOST, deuxième fils d’Emmanuel, nommé « le chevalier de Belleperche », a épousé, en 1732, Marie de l’Aumône, de laquelle sont issus :
    1. Louis-Léon-Charles, qui suit ;
    2. Une fille.

  2. Louis-Léon-Charles LE PRÉVOST du bois de la Haie, chevalier, né en 1735, reçu garde du corps en 1757, et retiré lieutenant de cavalerie en 1768. Il avait épousé, en 1764, demoiselle Françoise-Elisabeth-Henriette du Mellet de Maillebos. De ce mariage est issu et vivant :
    Louis-François-Roch, chevalier, garde du corps du roi, né en 1765.
Armes : « De gueules, à deux fasces d’argent, accompagnées de trois croissants montants de même en chef, et en pointe de trois besants aussi d’argent. »

28 novembre 2009

La maison du Pin de la Guérivière

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 42
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

PIN DE LA GUÉRIVIÈRE (Du). La maison DU PIN DE LA GUÉRIVIÈRE dans les titres latins de Pino vel del Pinu, originaire de Normandie, où elle possédait la terre du Pin à laquelle elle a donné son nom ou de qui elle l'a reçu, y est très ancienne, et d'une noblesse de chevalerie.

Connue dans cette province où elle tenait un rang distingué avant 1100, elle prouve par l'histoire plusieurs faits d'armes glorieux au temps de Guillaume le Bastard, duc de Normandie, et de la conquête de l'Angleterre, en 1066, par ce même prince, toujours attachée et à la suite des comtes Roger de Beaumont et de Meulent, dont elle servit et suivit toujours le parti, tant en Normandie qu'en Angleterre, associant son nom à plusieurs donations, chartes, fondations pieuses de ces seigneurs ; elle produit elle-même une charte de l'an 1130, par laquelle, du consentement et de l'avis du comte de Meulent son seigneur, Morin du Pin aumône à perpétuité sa terre de Cateby en Angleterre, à l'Eglise et aux chanoines de Saint-Pierre-de-Dunstaple, qui l'ont reçu chanoine avec eux ; témoins Valeran, comte de Meulent ; Roger, comte de Warwick ; Hugues de Meulent, frère du comte, etc., etc.

L'histoire de la maison d'Harcourt qui compte au nombre de ses illustres ancêtres, les anciens comtes de Meulent et de Beaumont-le-Roger, est pleine de titres qui associent à son illustration la maison du Pin, tant en Normandie qu'en Angleterre.

Jusqu'au temps de la troisième croisade, l'an 1190, époque où Jourdain du Pin, croisé et l'un des chefs de la flotte de Richard Cœur-de-Lion, duc de Normandie, partit pour la Terre-Sainte, la maison du Pin portait pour armes « d'azur à trois coquilles de gueules semé de douze larmes, cinq en chef, six en bordure et une en pointe ; depuis lors, elle porte d'argent à trois bourdons, de gueules, mis en pal, et pommetés de même. Devise : Fidem peregrinans testor.

Gilbert du Pin, vaillant capitaine lieutenant de Roger, sire de Beaumont, assisté d'un grand nombre de ses amis, conduisit les troupes de Pontaudemer, de Préaux et de Montfort-sur-Risle, de la dépendance de Roger, au siège et à la prise de Briosne, place que Robert, duc de Normandie, lui avait ôtée, pour la donner à Robert, fils de Beaudouin de Meules, l'an 1090.

Les titres latins disent : Gislebertus de Pino princeps militiœ erat, et obsidentium turmas ut assaltum darent audacter incitabat.

Gilbert du Pin reçut, à ce siège, un coup de flèche en la tête.

Odoart du Pin (que l'abbé de Vely appelle Odart), présumé fils de Gilbert, fut l'un des chefs de la conjuration de la Croix de Saint-Leufroy ès années 1121, 1122. Il eut les yeux crevés, en 1123, avec Georges de Tourville et Luc de la Barre, par ordre d'Henri Ier, roi d'Angleterre et duc de Normandie, qui emmena avec lui en Angleterre, une partie des familles des conjurés. Le comte Valeran de Meulent se ressentit aussi de la colère de Henri ; ayant fait prisonnier au bourg Touroude, le roi fit brûler Briosne, conquise en 1090, par Gilbert du Pin, ainsi que Montfort, Pontaudemer, et la ville et les églises d'Evreux.

Morin du Pin, écuyer-tranchant du duc de Meulent, en 1124, fut son gouverneur dans Beaumont le Roger, qu'il tarda tant à rendre aux sommations du roi Henri, duc de Normandie, qu'il en fut banni à perpétuité et ses biens acquis au domaine ducal, toutes les forteresses du comte de Meulent, remises en la main du duc, et lui et ses beaux-frères conduits en Angleterre. Morin du Pin donna par charte, de l'an 1130, sa terre de Cateby, en Angleterre, à l'église et aux chanoines de Dunstaple, dans le comté de Bedfort ; témoins Waleran, comte de Meulent ; Roger, comte de Warwik ; Hugues de Meulent, frère du comte, etc., etc. Cette charte est adressée à ses très-chers frères, Guillaume du Pin et Gilbert, de Bonesbor, son gendre.

Jourdain du Pin, croisé, fur un de chefs de la flotte de Richard Cœur-de-Lion, duc de Normandie et roi d'Angleterre, avec l'amiral Margarit, l'an 1190. Réuni à Messine à Philippe Auguste, roi de France, Richard donna à Jourdain du Pin la garde de la ville de Messine ; il fut employé à apaiser les différends avec Tancrède, roi de Sicile, au sujet de la dot de la reine Jeanne, sœur de Richard, concurremment avec les archevêques de Messine, de Montréal et de Rise, et l'amiral Margarit, lesquels amenèrent pour les seconder, le roi de France, Renaud, évêque de Chartres, Manasses, de Langres, Hugues, de Bourgogne, Pierre, comte de Nevers, Geoffroy, comte du Perche, Gautier, primat de Normandie, Girard, archevêque d'Auch, et quelques Anglais.

Ce fut à l'occasion de ce voyage à la Terre-Sainte que Jourdain du Pin quitta ses armes pour prendre « d'argent à trois bourdons, de gueules, mis en pal, et pommetés de même. » Armes conservées depuis lors, jusqu'à nos jours, dans cette famille, avec la devise : Fidem peregrinans testor.

Robert et Henry du Pin vivant en 1213 et 1214, comparaissent, le 1er, en l'échiquier de Rouen, avec une foule de seigneurs normands ; et le 2e dans les devoirs nobles du fief de Beaumont, pour un quart de chevalier.

Au catalogue des seigneurs renommés en Normandie, depuis Guillaume le Conquérant, jusqu'en l'an 1212, sous Philippe Auguste qui confisqua le duché de Normandie, sont inscrits :

Fouques du Pin ;
Gislebert du Pin ;
Oudart du Pin ;
Henry du Pin.
Gauthier du Pin, dont le père avait préféré venir s'établir dans le Bourbonnais, plutôt que de suivre en Angleterre sa famille de Normandie proscrite par la conjuration d'Odoart et le bannissement de Morin, était, en 1250, un des seigneurs recommandables du Bourbonnais, où il possédait les terres d'Aigues-Mortes, la Chalusse, la Collebeyère, Lassalle, Colombier, près St.-Amand et Montraud. Il est cité dans une assise tenue par Thibaud de Neuviz, recevant les plaintes de la comtesse de la Marche, contre plusieurs autres seigneurs et chefs religieux et leur imposant plusieurs condamnations, savoir : celle de monseignor Gauthier Doupin XV, I. 6, et le faucon et le chien et le rez.

Ce Thibaud de Neuvy, dit M. d'Hozier, en la généalogie de Chamborant, était sénéchal du Poictou, es années 1263, 1265.

Jehan du Pin (qualifié miles), chevalier seigneur d'Aigues-Mortes en Bourbonnais, avait épousé Marguerite Guyot ; ils eurent pour enfants :
Peyrot du Pin qui suit :
Eutesse du Pin qui épousa, le 25e dimanche après la Pentecôte de l'an 1329, Olivier d'Aubigné, fils d'Aimery d'Aubigné et de dame Honorine de la Haye.
  1. Peyrot ou PÉROT DU PIN, auteur de la branche de ce nom établie, en Poitou, vers le milieu du 14e siècle, et souche des seigneurs de la Garivère, Guarivère et Guérivière, fief et ville de Courgé, paroisse de Saint-Martin de Vançais, près Lusignan, était fils de Jehan du Pin (miles), chevalier seigneur d'Aigues-Mortes eu Bourbonnais, et de Marguerite Guyot.

    D'après les plus anciens mémoires et vieilles chroniques conservés au château de la Guérivière, près St.-Sauvant et Lusignan ; Pérot du Pin est le premier du nom qui soit venu s'établir en Poitou, vers l'an 1359.

    Il soutint le siège de St.-Junian en Limousin contre les Anglais, l'an 1356, lesquels s'étaient déjà emparés des forteresses de Briantes, du Chassin et du Lys, après la journée de Crécy.

    Il paraît que le roi Jean, déterminé à combattre les Anglais, et ne craignant aucune agression de leur part, dans le Berry et Limousin, emmena avec lui tout ce qu'il put réunir de bandes et que Pérot du Pin le suivit avec toute la noblesse sous les murs de Poitiers, où se donna cette fatale bataille, dans laquelle le roi Jean fut fait prisonnier, et plus de 800 chevaliers et écuyers tués, sans les gens de cheval et de pied qu'on ne connut entre les morts. Peyrot épousa une femme dont le nom ne nous est pas connu, laquelle lui donna les chastellenies de la Garivère et de Courgé appellé Villa, dans les anciens titres, aujourd'hui village considérable, auprès duquel se voient encore les vestiges d'enceinte d'un château fortifié, lequel rebâti un peu plus loin, flanqué de tours, entouré de fossés pleins d'eau avec deux ponts levis, a toujours, depuis lors, été la propriété et la résidence de cette famille jusqu'à nos jours,

    Peyrot du Pin eut deux enfants :
    1. Catelin, qui suit ;
    2. Raoul qui comparut à la monstre de Henry de Tilly avec sept autre écuyers de sa compagnie, desservis et à desservir en ces présentes guerres, ou voyage fait par ledit seigneur roi, en la ville du Mans ou ailleurs, où il lui plaira, sous le gouvernement de M. Jehan le méingre dit Boucicault, maréchal de France, en date du 28 juillet 1292.
  2. Catelin du PIN, écuyer, fils aîné de Peyrot du Pin et de N*** DE LA GARIVÈRE, devint par elle seigneur de ladite terre et fief et ville de Courgé, d'après un aveu rendu à Charles V et à son frère Jean, duc de Bern et comte de Poitou, l'an 1375. Plusieurs autres titres de 1378, 1379, et d'après la montre de Tristan de Rouhaud, vicomte de Thouars, dans la compagnie de M. Gyrard de Maulmont, en qualité d'écuyer, à Poitiers le 16 février 1386 sous les ordres du maréchal de Sancerre. On ignore le nom de sa femme. On sait seulement qu'il fut père de Colin qui suit ; De Pierre et de Jehan 1er.
  3. Colin du PIN, fils aîné de Catelin, écuyer, seigneur de la Garivère et ville de Courgé, épousa le 7 août 1422, par devant Ducat, notaire, Catherine-Brachienne Vasselot, fille de Guillaume de Vasselot, chevalier, seigneur de Danemarie, du Chateigné, de l'Eterpe, Beaulieu, etc., capitaine de quarante hommes d'arquebusiers aux ville et château de Lusignem en 1420, et de dame Marguerite de Rochefort-Dally ;

    Colin du Pin se trouva à l'armée de Guyenne, au siège de Castillon enlevé aux Anglais par le seigneur de Culant, maréchal de France l'an 1453. Il mourut peu de temps après la reddition de la place, de la suite de ses blessures. Pierre et Jehan Ier comparurent :

    Le premier à la montre de Thomas Fortin, écuyer, avec neuf autres écuyers de sa compagnie desservis et à desservir au service du roi notre seigneur et de Monseigneur le duc de Guyenne, en date de l'an 1415 ;

    Le deuxième comparut à la montre d'Antoine de Lapelle, écuyer et dix autres de sa compagnie au service du roi, notre sire et seigneur, sous le gouvernement de messire Tangui du Chastel, le premier mai 1416 ;

    Colin eut de son mariage Mathurin, qui suit.
  4. Mathurin du PIN, fils de Colin et de dame Catherine Brachienne-Vasselot, fut seigneur de la Garivière, Courgé, Dubreuil-Cartais du chef de sa mère, du Vigier et Anières, paroisse de Sainte-Souline. Il épousa demoiselle Jacqueline Pigace (aliâs) Picace, fille de Jacques Pigace, écuyer, seigneur de Nouzières près Ruffec, et de dame de Rechignevoisin, par contrat en date du 7 octobre de l'an 1453, par devant Mars, notaire à Lusignem.

    Différents titres comme

    Contrat de rente noble, perpétuelle,
    Du 15 janvier 1479, signé Blanchard, notaire de l'archiprêtré de Rom,
    Du 15 juin 1484, signé Bertolier, notaire ;
    1485, signé G. Poiguet et Joynau, notaires.

    Contrat d'acquets
    12 mars 1488, signé Alars, notaire à Lusignem ;

    Dénombrement et aveu au roi notre sire à cause de son chastel de Lusignem, de son château noble, terres et seigneurie de Garivière, du 6 mai 1499.

    Hommage à la comtesse d'Angoulême pour son hébergement du Vigier, en daté de l'an 1501.

    Ses enfants furent:
    1. Jean du Pin, qui suit ; Formation de la branche Du Pin de Saint-Barban près Belac.
    2. Pierre écuyer, seigneur d'Anière, comme appert par le dénombrement qu'il en rendit au roi, à cause de son chastel de Civray, après la mort de Mathurin son père, en date du 10 avril de l'an 1505 ; il épousa noble dame Philippe de Lavaud Bussières-Boffi, par contrat du 23 mars 1482 passé pardevant Trichard et Charles Prosat, notaires à Montmorillon. Il est la souche de la branche cadette des du Pin de Saint-Barban. Par ce mariage il fut seigneur de Lavaud et Bussières-Boffi, et a continué cette branche jusqu'à nos jours qu'elle existe, possédant la terre de Saint-Barban près Belac en Basse-Marche, terre que le fils du susdit Pierre du Pin a eue en mariage en 1514 avec damoiselle-Françoise de Guyot-d'Asnieres.
    3. Michelle du Pin ; Comme appert par une donation mutuelle avec son frère aîné tant qu'ils ne se marieront pas, en date du 7 mars 1481, signé à Pineau notaire à Lusignem avec paraphe.
  5. Jehan DU PIN Ier, fils aîné de Mathurin et de dame Jacqueline Pigace, écuyer, fut seigneur Dubreuil-Cartais et fief de Courgé que lui abandonna son père, par son contrat de mariage avec demoiselle Catherine de Saint-Martin, fille de Jehan de Saint-Martin des seigneurs de Bagnac et de Sarzay dont était Pierre de Saint-Martin, sénéchal de la Basse-Marche, et l'un des cent Gentilshommes de la maison du roi en 1541, par contrat passé à Champagné Saint-Hilaire le 9 décembre 1482. A la mort de Mathurin son père, en 1503, Jehan du Pin devint seigneur de la Garivière. Ses enfants furent :
    1. Etienne du Pin, mort en 1559 sans enfants de son mariage avec damoiselle Jacquette Boylesve qu'il avait épousée le 19 novembre 1531 ; Jehan du Pin deuxième, son frère, continua la lignée ;
    2. Jehan deuxième, qui continuera la lignée ;
    3. Perrette du Pin, mariée à messire Jacques Brun, écuyer, seigneur de la Foret-Meriget, paroisse de Chaunay selon son contrat de mariage passé à Civray le 24 décembre 1533 ;
    4. Hugues, l'un des gentilshommes de la compagnie du seigneur de la Roche du Maine, tué au siège de Pavie l'an 1524 ;
    5. Charlotte du Pin, mariée à noble Jean de Couhé, écuyer, seigneur de l'Estang, d'après un adveu et dénombrement que ladite Charlotte veuve rendit à noble Louis Bonin, chevalier, seigneur de Messignac, Marsay, etc., en date de l'an 1504, signé de Mi, et par son testament de l'an 1507, signé Vignon et G. Villefaug. (voir le commentaire au bas de cet article indiquant que Charlotte serait plutôt la fille de Mathurin que de Jean).
  6. Jehan DU PIN, IIe du nom, second fils de Jehan Ier et de Catherine de St.-Martin, fut, seigneur d'Asnières, de Courgé et Dubreuil-Cartais, après la mort de son frère aîné Estienne, décédé sans enfants, lequel aliéna en 1556 la terre de la Garivière à messire Georges de Boylesvé son beau-frère ; il épousa le 25 janvier 1529 ; damoiselle Marguerite Levesque, fille de Hugues Levesque ; écuyer, seigneur de la Courmorant et de Boisgrolier et de dame Perrine de Rechignevoisin. Il a été produit :
    1. Dénombrement à très-haute et excellente princesse MADAME mère du roi François Ier, duchesse d'Angoulême et d'Anjou, comtesse de Civray à cause, de son chastel de Civray, de la maison noble d'Asnières tenu à foi et hommage plein, etc., en date du 22 juillet 1531, signé Rivois, notaire de la princesse ;
    2. Transaction noble entre frère et sœur, du 22 juillet 1531 ;
    3. Quittance de retour de partage noble entre les mêmes, du 2 novembre 1532 ;
    4. Certificat de comparution, au ban de la noblesse par Antoine Després de Montpezat, capitaine du château de Poitiers, donné à Poitiers le 26 juin 1533 ;
    5. Autre certificat du même messire Antoine Després, chevalier de l'ordre du roi, maréchal de France, sénéchal du Poitou et gouverneur de Châtellerault sous les ordres de messire de Lorges, capitaine général de tout le ban et arrière-ban du royaume, du 30 mars 1544.

    Ses enfants furent:
    1. François du Pin Ier, dont l'article suit ;
    2. François II ;
    3. Estienne II connu seulement par une transaction en parchemin passée le 15 octobre 1559 entre ces trois frères et damoiselle Jacquette de Boylesve, leur tante ; femme et veuve de noble Etienne du Pin Iet ci-dessus ; mort sans enfants.
  7. François DU PIN Ier, fils aîné de Jehan II et de dame Marguerite Levesque ou l'Avesque, fut seigneur de Courgé, Asnières, les Boissonnières, etc. ; il épousa le 6 avril 1551, par contrat passé devant Foucaud et Despinchard, notaires à Celles-Levescaut, damoiselle Louise de Boylesve (nièce de Jacquette ci-devant), fille de messire Antoine de Boylesve, chevalier, seigneur de Forson, et de dame Louise de Goulard, fille elle-même de haut et puissant Anne de Goulard, chevalier, seigneur de Beauvois, de Boispouvreau, etc., gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Il a été produit :
    1. Acte de présentation de dénombrement en parchemin au roi, notre sire et seigneur, à cause de son château de Civray, pour raison de la seigneurie d'Asnières, du 3 mai 1552, signas Pontenier et Vincent, notaires à Civray ;
    2. Autre foi et hommage en parchemin rendu au roi, notre sire, pour le fief de Courgé, mouvant de Sa Majesté, à cause de son château de Lusignan: Du 16 juin 1561, signé Hubert ;
    3. Autre dénombrement et hommage rendu à messire François du Pin, écuyer, seigneur d'Asnières et Courgé, par le vénérable chapitre de Menigoute, à cause de son fief de Courgé de l'an 1570 ;
    4. Attestation de service militaire dans l'arme de Poitou où il passa la revue en armes au camp devant Lusignan, le 16 octobre 1574 ;
    5. Partage noble du 10 février 1579 ;
    6. Sentence de maintenue de noblesse par Claude Malon, écuyer, seigneur de Bercy, Conflans, etc., greffier criminel au parlement de Paris et préposé par Sa Majesté pour la recherche des usurpateurs de la noblesse en la généralité du Poitou en faveur de noble François du Pin, écuyer, seigneur de Courgé, Asnières, les Boissonnières, etc. De l'an 1584.

    François du Pin mourut en 1585.

    Ses enfants furent :
    1. Guichard du Pin qui suit ;
    2. Antoine, dont l'article vient après celui de son frère, et qui continua la lignée ;
    3. François, écuyer, seigneur d'Asnières et des Boissonnières, mort en 1595, gentilhomme servant le roi de Navarre depuis Henri IV, et attaché à sa maison comme appert par son contrat de mariage en date du 15 avril 1575, signé J. Pineau et J. Gueny, notaires à Civray, avec damoiselle Anne Blanchard ; fille de messire N. Blanchard, écuyer, seigneur du Boust, et par la lettre de Henry-V le-Grand, à Duplessis-Mornay, dont voici la teneur.

      Lettre du roy Henry IV à Duplessis-Mornay.

      Monsieur Duplessis je vous fay ce mot à ce que vous ne faysiez acune dyfyculté de vyser le brevet que j'ai fet expédyer à Vycose de l'état et de la pansyon que feu du Pyn avoyt en ma meson de Navare, ses servyces et sa fiydélyté mérytent myeux que cela, aynsi il ce peut asseurer que ce nes quen attandant. Vous savez que je layme et quen ai sujet, ces pourquoy je ne vous en dyray davantage. Adieu M. Duplessys.

      Le 30 juin, à Dreux, 1596. Signé HENRY.

      Il était secrétaire des commandements d'Henri, roi de Navarre.
    4. Louis du Pin, tué au service du roi, et qui a laissé de monseigneur le prince de Montbazon un certificat de service dans une compagnie de cent gentilshommes d'armes. Donné au camp devant Moulins le 16 octobre 1587, signé le prince de Montbazon pour le roi Henry.
  8. Guichard du PIN, fils ainé de François du Pin et de dame Louise de Boylesve, écuyer, fut seigneur de Courgé et de Luché et de Prin, du chef de damoiselle Jeanne d'Orfeuille qu'il épousa le 30 août 1573, par contrat en parchemin passé pardevant Billard, notaire à Ste-Souline, fille de Messire Louis d'Orfeuille, écuyer, seigneur de Luché, de Prin et de Longes, etc. Il fut maintenu dans sa noblesse sur la présentation de ses titres, conjointement avec son frère Antoine, pardevant les sieurs Jean Lejeay, conseiller du roi, maître des requêtes de son hôtel, Gauthier de Ste.-Marthe, trésorier de France et général des finances en la généralité de Poitiers, et Philippe de Herré, conseiller du roi et son général en la cour, des aides, commissaires départis pour la vérification des usurpateurs de la noblesse, en date du 26 novembre 1588, signé les trois commissaires et par ordonnance de SELLES. Ce Guichard du Pin n'ayant point eu d'enfants, son frère Antoine seul continue la lignée masculine.
  9. Antoine DU PIN V (frère puîné de Guichard, ci-devant mort sans enfants) et deuxième fils de François du Pin, écuyer, seigneur de Courgé, Asnières et les Boissonnières, et de damoiselle Louise de Boylesve, rentra dans sa seigneurie de la Guarivière, terre que lui avait donnée Georges de Boylesve, oncle de sa mère Louise de Boylesve, après la mort de ses père et mère à qui l'usufruit était réservé il épousa le 3 juin 1584 ; contrat passé par-devant P. Berland et J. Villeneufve, notaires à Champagné-St.-Hilaire, damoiselle Jeanne du Val, fille de feu messire François du Val, écuyer, seigneur de Grandchamps et de Montbeton, gentilhomme ordinaire de la chambre de monseigneur François, duc d'Alençon, d'Anjou et de Brabant, frère unique du roi Henri III, et de damoiselle Jeanne des Ages, des seigneurs de Maulmont-et de Bagnac en Berry. Jugement rendu contre noble Antoine du Pin, par les sénéchaux de Poitou, pour fournir dans deux mois les aveux et dénombrement au roi pour la seigneurie et château de la Guarivière et fief de Courgé. Du 19 mai 1598.
    Ses enfants furent ;
    1. Gabriel du Pin, dont l'article suit ;
    2. Renée, mariée en 1614 à messire Gaspard Sabouraud, écuyer seigneur de Lage-Pariole près. St. Savin en Poitou ;
    3. Jacqueline, mariée en 1610 à messire Baptiste d'Arcemale, écuyer, seigneur Dubreuil-Langon, paroisse de S.-Pierre de Langon en bas Poitou ;
    4. Catherine, mariée en 1611, à messire N. Delalande, écuyer, seigneur de l'Agé-Cautand, paroisse de Mauprevoir en Poitou.
  10. Gabriel Du Pin, fils aîné de noble Antoine du Pin, écuyer, et de demoiselle Jeanne du Val, fut seigneur de la Guérivière, fief et ville de Courgé, Asnières, Grandchamp, etc. ; il épousa le 16 juin 1617 par contrat passé par devant J. d'Appelvoisin, notaire royal à Lusignan, demoiselle Louise de Maunoury, fille de feu messire Philippe de Maunoury, chevalier, seigneur du Murault, paroisse d'Enjambes, près Lusignan, de la Plaigne, paroisse de Vasle et de Boisgrollier, paroisse de Rouillé, et de dame Adrienne Claveusrier de la Rousselière.

    Au milieu des troubles qui éclatèrent à la majorité de Louis XIII, réuni à la noblesse du Poitou restée fidèle à la couronne contre le parti des mécontents sous le prince de Condé, il se retira à Poitiers en 1614. Il était en 1615 et 1616 dans l'armée du roi commandée par le duc de Guise qui de Bordeaux conduisit à Poitiers le roi et Anne d'Autriche, sa nouvelle épouse, lesquels y restèrent jusqu'après les conférences tenues à Loudun et la paix signée entre les deux partis. Il reçut dénombrement et hommage du vénérable chapitre de Menigoute à cause de son château de la Guérivière, le 22 mai 1620.

    Dénombrement au roi pour la seigneurie de la Guérivière, fief de Courgé, tenus à foi et hommage-lige de Sa Majesté à cause de son château de Lusignan, le 18 août 1626, signé F. Biget et G. Garnier, notaires de la cour de Brejeuil.

    Sentence de maintenue du 28 juin 1634, signé Doriou, greffier.

    Congé du comte de Parabère, chevalier des ordres du roi, lieutenant-général pour Sa Majesté du haut et bas Poitou, permettant au sieur de la Guérivière, malade au logement de Covanton près Châlons, de se retirer en mettant en sa place et sous le bon plaisir du roi pour le servir dans le ban et l'arrière-ban de ladite province, Louis de Goret, écuyer, seigneur de la Brosse. Du 11 septembre 1635.

    Ses enfants furent:
    1. René du Pin, mort sans se marier en 1643, et qui est cité dans un acte de partage de son frère avec ses sœurs ;
    2. François qui a continué la lignée ;
    3. Marguerite mariée à messire Jacques Beslivier, écuyer, seigneur de Fontmorte, de Prin, etc., du 4 août 1645 ;
    4. Jacqueline mariée en 1647 à messire Pierre de Beauregard, chevalier, seigneur de Channoir ;
    5. Catherine mariée en 1650 à messire Gabriel de Réchignevoisin, chevalier, seigneur de Guron, de Pairé et de Gurat, près Sauzé en Poitou, capitaine au régiment royal artillerie.
  11. François DU PIN II, fils de défunt messire Gabriel, chevalier, seigneur de la Guérivière, de Courgé, Grandchamp et autres lieux, et de dame Louise de Maunoury, fut après la mort de son père et de son frère aîné René, mort sans se marier, seigneur des mêmes lieux et de la Bretonnière ; il épousa le 5 janvier 1652, par contrat passé pardevant Gaultier et Roy, notaires de la cour de Parthenay, demoiselle Isabeau de la Court, fille de messire Michel de la Court, chevalier, seigneur de la Bretonnière, de la Chaignelière et du fief du petit Vernay, et de dame Louise de Coustière. Entré en 1636 au régiment de la marine infanterie, commandé par M. le marquis d'Aubigné, il fut blessé le 15 juillet de la même année au passage de l'armée espagnole sur la rivière de Serre, près le village du Sart en Artois.

    Détaché pour une reconnaissance avec cinquante hommes de son corps qui faisait partie de l'armé de Picardie sous les ordres du duc de Chaumes, il fut entouré par un gros d'Espagnols en embuscade, sur lesquels s'étant précipité comme s'il les surprenait lui-même, et appelant à son secours comme s'il était suivi d'un autre corps, il porta une telle épouvante que l'ennemi s'enfuit et le laissa maître du village où il fut grièvement blessé au haut du bras gauche avec douze de ses gens. Cependant il rejoignit son régiment et rendit compte de sa rencontre à M. de Rambures et au duc de Chaulnes qui l'en louèrent extrêmement. L'année suivante il faisait partie du corps d'armée qui investit la Capelle. En 1638 il se trouva au siège du Catelet, que prit M. du Hallier ; servit, aux années 1639, 1640, 1643 ; aux armées sous Guise et la Capelle.

    Sentence de maintenue de noblesse par messire Jacques-Honoré Barentin, intendant de la généralité de Poitiers, énonçant que les armes de la maison du Pin sont d'argent, à trois bourdons de gueules, pommetés de même et mis en pal, du 10 décembre 1667.

    Dénombrement au roi à cause de son château de Lusignan, des seigneuries et château de la Guérivière et Courgé, tenu de Sa Majesté à hommage-lige à 60 sous de devoir, etc., du 17 juin 1669.

    A la suite dudit dénombrement est réception d'icelui au bureau des finances de la généralité de Poitiers du 7 août 1669.

    Ses enfants furent :
    1. René du Pin, qui suit ;
    2. Pierre, surnommé le chevalier de Soussigny, tué le 11 août de l'an 1674, à la bataille de Senef près de Nivelle en Flandres, étant porte-enseigne à l'âge de 18 ans, au régiment de Navarre, infanterie ;
    3. Henri, mort le 28 janvier 1694, à Charleroi, des suites de plusieurs graves blessures reçues à la bataille de Nerwinde le 29 juillet 1693, servant comme capitaine dans le régiment de Grammont, dragons ;
    4. Marguerite, mariée à messire Pierre-Simon, écuyer, seigneur de la Brosse, comme appert par son contrat de mariage du 14 avril 1693, par-devant Ribaud et Peronet, notaires à Poitiers.
  12. René du PIN, fils aîné de feu messire François du Pin, chevalier, seigneur de la Guérivière, Courgé, la Bretonnière, etc., et de dame Isabeau de la Court, épousa, par contrat passé à Poitiers le 16 mars 1689, pardevant Cailler et Béguier, notaires royaux, demoiselle Marie Texier, fille de Louis Texier ; seigneur de la Font, de Russay et de Lirec, et de défunte dame Marie Gobeil.

    René du Pin entra en 1670 au régiment de Bourgogne commandé par M. le comte de Chamilly. Il se trouva aux sièges de Burick, de Wesel et de Zwol.

    Certificat de M. le maréchal d'Estrées, commandant pour Sa Majesté ès provinces de Poitou et d'Aunis, au sieur de la Guérivière, prouvant qu'il servait en 1693 dans l'escadron des gentilshommes du Poitou, du ban et arrière-ban de la province, du 7 juillet 1693.

    Sentence de maintenue de noblesse de Charles-Bonaventure Quentin, chevalier, seigneur de Richebourg, intendant de la généralité de Poitiers, sur la présentation de ses titres en date du 28 avril 1715.

    Il eut :
    René-Louis du Pin, qui suit.
  13. René-Louis du PIN, fils unique et majeur de messire René, chevalier, seigneur de la Guérivière, Courgé, la Bretonnière, etc., capitaine au régiment de Bourgogne, et de feue Marie Texier de la Font, entra lieutenant au régiment de Laval, infanterie, par commission du 10 septembre 1709, contresigné Voisin. Il se trouva à la reprise du château d'Arleux sur les alliés, le 23 ou 25 juillet 1711, sous les ordres du maréchal de Montesquiou ; fut commissionné capitaine dans le même régiment le 5 janvier 1713, contresigné Voisin.

    Il se trouva, après la prise de Landau par le maréchal de Bezons le 20 août 1713, au passage du Rhin, à la défaite du général Vaubonne le 20 septembre, lequel couvrait Fribourg ; au siège de Fribourg, si long et si meurtrier, à la tête des grenadiers il marcha à la fameuse attaque de la Lunette, où il fut légèrement blessé à l'épaule, de la même balle qui perça la mâchoire du comte de Laval, son colonel, sous les ordres du maréchal de Villars.

    Messire René-Louis du Pin quitta le service du roi en 1715, un an après la paix de Rastadt, signée le 6 mars 1714.

    Par contrat de mariage du 27 février 1718, passé par-devant J. Sureau et Drouineau, notaires royaux à Civray, messire René-Louis du Pin épousa demoiselle Catherine-Elisabeth des Gittons, qui lui apporta les terres et seigneuries du Plessis et Grand-Cerzé, fille de messire Gabriel des Gittons, chevalier, seigneur de Cerzé, de la Baronnière, paroisse de Saint-Martin de Vançais, et du Plessis, paroisse de Caunay, et de feue dame Elisabeth de Fleury, fille de haut et puissant messire François de Fleury, chevalier, seigneur, châtelain du Vert, et de haute et puissante dame Gabrielle Maron de la Bonardelière près Civray en Poitou.

    Dénombrement au roi, du 24 décembre 1740, pour ses fiefs de la Guérivière et de Courgé, château et dépendance tenus à hommage-lige à 60 sols de devoir, envers le seigneur roi, à cause de son château de Lusignan, en conformité des mêmes dénombrements rendus par ses aïeux ; par messire François II du Pin, son aïeul, le 17 juin 1669 ; par Gabriel, son bisaïeul, le 28 aout 1626 ; par Antoine, son trisaïeul, le 19 mai 1598 ; par François Ier, son quart aïeul, le 6 juin 1561 ; par Jehan II, son quintaïeul, le 22 juillet 1531 ; par Estienne (mort sans enfants), le 10 avril 1539 ; par Mathurin, son septième aïeul, le 6 mai 1499 ; par Colin, son huitième aïeul, du 5 mai 1433 et du 17 août 1443 ; par Catelin, son neuvième aïeul, en 1375.

    Ses enfants furent :
    1. Pierre-Louis, dont l'article suit ;
    2. Jean-Robert, prêtre, seigneur de la Jarge, Maraisseau, Petitbouin et Anfrenet, titulaire de la chapelle des Balsans de Juspatrônat, paroisse de Chenay, et à la nomination des seigneurs de la Guérivière ;
    3. Catherine-Madeleine, morte sans être mariée ;
    4. Elisabeth, mariée à messire Jérôme Maisonneuve, écuyer, seigneur de Venours, paroisse de Rouillé, capitaine au régiment de la Reine, cavalerie, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis ;
    5. Marie, religieuse hospitalière à Poitiers ;
    6. Marie-Françoise, religieuse à l'abbaye royale de Sainte-Croix à Poitiers ;
    7. Marie-Radegonde, religieuse à l'abbaye royale de Sainte-Croix à Poitiers, et ayant suivi en 1761, Marie de Beaudéan da Parabère, son amie, nommée abbesse de l'abbaye royale de Saintes.
  14. Pierre-Louis du PIN, fils ainé de messire René-Louis du Pin, chevalier, seigneur de la Guérivière, Courgé, le Plessis, Grand-Cerzé, etc., et de feue dame Catherine-Elisabeth des Gittons-Baronière, fut, après la mort de son père, seigneur des mêmes lieux.

    Par contrat de mariage passé devant Mérigot et Montaubin, notaires royaux à Châtellerault, en date du 18 février 1759, il épousa demoiselle Marie-Anne Couraud, fille aînée et mineure de messire François-Gabriel-César Couraud, cadet de la maison de la Roche-Chevreux près le Blanc, en Berry, chevalier, seigneur de Salvert, Montcouart, les Bordes, Pineau près Châtellerault, et le fief de Dresge, et de dame Françoise-Marguerite de Douat, fille de feu messire Augustin Douat, chevalier, seigneur de Jeuet de dame Suzanne le Cocq de Saint-Vertunien.

    Messire Pierre-Louis du Pin de la Guérivière entra cornette au régiment de Penthièvre, cavalerie, commandé par M. le comte de Castellane par commission en date du 26 février 1748, contresignée de Voyer d'Argenson.

    Il fut fait lieutenant en commençant la campagne de 1756 sur le Mein avec son régiment commandé par M. le comte de Saluces, dans l'armée de M. le prince de Soubise ; il se trouva à l'affaire de Rosback en 1757 ; il fut commissionné capitaine, le 22 décembre 1757, signé Louis, contresigné de Voyer d'Argenson.

    Deux dénombrements au roi le premier, à cause de son château de Lusignan, pour son château noble de la Guérivière et fief de Courge, consistant en cens, rentes, dîmes, terrages, moyenne et basse juridiction, aveux et hommages particuliers rendus à ladite seigneurie tenue de Sa Majesté, à hommage-lige à 60 sols de devoir envers le seigneur roi, en date de l'an 1755 ; le deuxième, à cause de son château de Civray, pour la seigneurie du Plessis et Grand-Cerzé, tenue de Sa Majesté, à hommage-lige au devoir de 25 sols à muance de seigneur et d'homme, du 15 mai 1755.

    Certificat du ban de la noblesse du haut Poitou, assemblée à Saint-Jean d'Angély, délivré par M. de Chasteigner, de l'an 1759. Il mourut à Poitiers en 1777, laissant ses enfants sous la tutelle de leur mère.

    Ses enfants furent:
    1. François-Louis-Gabriel du Pin, né le 10 mai 1760, élevé au collège militaire de Pont-Levoy, dont l'article suit ;
    2. Jean-François du Pin, né le 24 mars 1761 ; lequel s'étant marié a formé une seconde branche, dont il sera question après l'article de la branche aînée ;
    3. Pierre-Louis du Pin, surnommé le chevalier de Courgé, né le 15 décembre 1763, élevé au collège de Magnac, fut reçu au rang des chevaliers de justice de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem au grand prieuré d'Aquitaine, à Poitiers ; le 3 février 1776, à l'âge de douze ans, en qualité de page de son altesse éminentissime monseigneur le grand-maître de Malte. Au sortir des pages, il entra au service de l'ordre sur ses vaisseaux, où il obtint les gardes successifs d'enseigne ; de lieutenant et de capitaine des vaisseaux de la Religion ; il se trouva au bombardement d'Alger en 1785, sur le Saint-Zacharie. Il fit ses vœux en 1791, officier autant distingué de son ordre que du grand-maitre ; il fut le premier chevalier choisi pour faire armer les côtés de l'île, lorsque l'ordre crut devoir se mettre en mesure de défense en 1793, et fut nommé commandant au port de Saint-Paul. A la prise de Malte, au mois de juin 1798, il était à la défense du bastion de France. Après sa reddition, il fut du nombre des chevaliers qui, en vertu de leur résidence à Malte, antérieurement à la révolution, eurent, au terme quatre de la capitulation, la permission de rentrer en France, mais ce ne fut qu'à Antibes seul point où il leur fut enjoint de se réunir par ordre du Directoire qui ne voulut pas ratifier la capitulation du général en chef Buonaparte. Trainés de là au château de Perpignan, ils n'eurent la liberté de rentrer dans le sein de leurs familles désolées qu'au 18 brumaire, époque où le général en chef, Buonaparte se fit premier consul ; il est mort à Poitiers en 1806 ;
    4. Marie-Françoise-Radegonde-Rosalie, née le, 13 février 1762, mariée le 10 février 1809, à messire Joseph Texier, chevalier, vicomte d'Hautefeuille, né le 17 mars 1738, reçu chevalier de Malte, ayant d'abord servi-dans la marine qu'il a quittée en 1772, par raison de santé, étant lieutenant de vaisseau ; entré lieutenant-colonel dans le régiment de Normandie, commandé par M. le marquis d'Hautefeuille, son frère, reçu chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1774, breveté colonel un an après, nommé colonel en second du même régiment en 1781, nommé colonel-commandant du régiment de l'île de France, infanterie, maréchal de camp en 1788, inspecteur en 1790, demeurant au château de Rouhet, près Châtellerault ;
    5. Magdeleine-Julie, surnommée mademoiselle de Courgé, née au château, de Guérivière, comme ses frères et sœurs, en 1765, entra à seize ans à l'abbaye royale de Fontevrault, dont Marie Couraud de Salvert, sœur de sa mère, était sous-prieure ; elle y est restée, sans-y faire ses vœux, jusqu'à la dissolution de tous les couvents, époque où elle est rentrée près de sa mère à Poitiers ; et où elle est morte le 10 janvier en 1799.
  15. François-Louis-Gabriel DU PIN, né le 10 mai 1760, au château de la Guérivière, fut élevé à l'école militaire de Pont-Levoy, d'où il sortit, en 1775, pour entrer cadet-gentilhomme dans le régiment de Foix, infanterie, dont était colonel M. le comte Poulte de Nieuil, cousin de sa mère. Il y fut successivement sous-lieutenant et lieutenant. Dans la guerre de 1778, il fut détaché de Béziers avec un détachement de trois cents hommes, commandés par M. Demontal, pour venir s'embarquer à Brest ; à la paix, en 1783, il rejoignit avec sa troupe son régiment à Phalsbourg et de là à Strasbourg.

    Le 17 août 1787, messire François-Louis-Gabriel du Pin, déjà par son émancipation de 1782, chevalier, seigneur de la Guérivière, Courgé, etc., épousa mademoiselle Marie-Louise de Coud de Lusignan, fille unique de messire René-Vincent de Coud de Lusignan, chevalier, seigneur de Foix, près Maillé-les-Berthonières, etc., ancien capitaine au régiment royal, infanterie, et de dame Marie-Constance du Cher, née le 26 juillet 1722, fille de messire Amable du Cher, chevalier, seigneur de Foix, servant au régiment de Vermandois, et de dame Marie-Madeleine d'Arnac.

    A l'époque de la révolution, le sieur de la Guérivière, fidèle à son roi, n'écouta que son dévouement et sacrifia tout pour se joindre aux défenseurs de sa cause ; il quitta la France, et se rendit au mois de septembre 1791 à Binch, où se formait la coalition du Poitou. Admis dans l'escadron noble commandé par M. le chevalier Dechouppes, compagnie de M. de Breuillac, après quelques mois de cantonment à Trêves et à Castelane, au duché de Deux-Ponts, il se réunit avec son escadron au corps d'armée, commandé par les princes français, M. le vicomte de Chasteigner, maréchal-de-camp commandant l'escadron, sous les ordres de M. le maréchal de Broglie. Après avoir fait toutes les campagnes de ce corps d'armée, et lors de la retraite de Champagne et le licenciement, il se retira à Mastrick, où il est resté faisant le service dans la place pendant le bombardement jusqu'au dernier jour en 1793.

    Il parvint à se retirer à Saint-Tron, d'où, au mois de mai 1794, il prit le parti d'aller rejoindre ses deux frères à Malte, l'un colonel en second des chasseurs, l'autre capitaine en second des vaisseaux de la Religion ; il y arriva par Trieste, à la fin de juillet, et le grand-maître Rohan lui accorda la croix et le brevet de major à la suite du régiment de chasseurs de son frère.

    Le 11 juin 1798, époque de la prise de Malte, n'y ayant point une résidence antérieure à la révolution et ne pouvant par conséquent pas rentrer en France, il obtint du général en chef Bonaparte, un passeport pour Livourne, où il se rendit avec beaucoup d'autres chevaliers émigrés comme lui. Laissant à Malte ses deux frères, dont les droits à plus d'indulgence, reposaient sur l'article quatre de la capitulation, qui les déclarait non émigrés.

    Au mois de juin 1800, forcé par une position désolante de tâcher de rentrer en France, il s'embarqua lui dixième sur un pinque génois ; un forban les rencontre sur la côte de France, les dépouille et les maltraite horriblement ; cependant il daigna condescendre à leurs prières, et il les débarqua de nuit sur la pointe d'un rocher, dans la commune de Saint-Rafféau ou Raffael, près Fréjus, où la pitié publique les accueillit et les secourut de tout. Après sa quarantaine à Cassis, et par permission du ministre de la police, il se retira dans sa commune de Maillé, sous la surveillance et responsabilité de la municipalité ; rendu par la providence à sa famille désolée, à sa femme, à ses enfants au désespoir, il y trouva pour prix de son dévouement et de sa fidélité à son roi, toute sa fortune particulière anéantie, tous ses biens vendus. Ainsi a fini pour cette maison la possession de la terre de la Guérivière, conservée depuis plus de quatre cents ans, et plusieurs autres depuis moins de temps.

    Ses enfants sont:,
    1. René-Louis Frédéric, né le 22 juillet 1788, adjoint aux commissaires des guerres ;
    2. Jean-Adolphe, né le 22 août 1789, élevé à l'école militaire de Saint-Cyr, placé sous-lieutenant dans le trente-sixième régiment de ligne qu'il a rejoint en Espagne, et où il a été fait prisonnier à la retraite de Madrid et conduit en Angleterre, où il est depuis deux ans prisonnier à Bishops-Castle-Salop au pays de Galles, près de Montgomery ;
    3. Alphonse-François-Gilbert, né le 6 février 1802 ;
    4. René-Louis, né le 6 septembre 1805.
Branche cadette, prise au treizième degré.
  1. Jean-François du PIN, dit le chevalier de la Guérivière, né le 24 mars 1761, au château de la Guérivière, second fils de messire Pierre-Louis du Pin, chevalier, seigneur de la Guérivière, Courgé, le-Plessis, Grand-Cerzé, et de dame Marie-Anne Couraud de Salvert, passa sur les preuves faites au grand prieuré d'Aquitaine, le 12 novembre 1775, de son frère (ci-dessus) Pierre-René, et fut reçu-chevalier de justice de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, le 9 mai 1777.

    Il entra de suite aspirant garde de la marine à Rochefort, fut fait garde de la marine le 7 novembre 1778, et partit pour Brest, où il s'embarqua pour Boston, à la Nouvelle Angleterre où il a fait une partie de cette guerre ;

    Fut fait enseigne de vaisseau le 9 mai 1781. En 1785, d'après un congé de la cour ; il passa à Malte pour y faire ses caravanes, et rentra en France continuer son service.

    Le 1er mai 1786, il fut fait lieutenant de vaisseau.
    Le 20 décembre 1788, il retourna à Malte.
    Le 20 mars 1789, fut nommé aide-major des gardes du grand-maître Rohan.
    Le 25 juin 1790, il fit ses vœux entre les mains de M. le commandant de Rechignevoisin de Guron, son parent et commandant ladite compagnie des gardes.
    Le 1er février 1792, par brevet signé Rohan, il fut nommé lieutenant-colonel des chasseurs de l'ordre.
    Lé 20 février 1793, lorsque l'ordre alarmé des projets, menaces et armements de la France république, et menacé de voir son existence politique compromise, arma ses côtes et ses forts et ses tours, le chevalier de la Guérivière fut nommé, comme son frère, pour commander au port, rade et fort, de Marsascirrocco, appelé depuis fort Rohan il y établit un système de service régulier de signaux et de communication avec la cité Valette ; des chevaliers de toutes, les langues firent tour à tour, sous ses ordres, un service de quinze et de huit jours dans chacune des tours ou petits forts dépendants du fort Rohan, avec des détachements de canonniers, matelots ou soldats des vaisseaux.

    Le 10 mars 1793, il fut nommé colonel du même régiment des chasseurs sous le commandeur baron de Neveu de la langue d'Allemagne, grand fauconnier et inspecteur. Jusqu'au moment de l'invasion des Français, sous les ordres du général en chef Buonaparte, les 9, 10 et 11 juin 1798, le chevalier de la Guérivière ne cessa de commander au fort Rohan, et toutes les batteries de l'est de la côte depuis le fort Ricasoli. A cette époque, les Français informés que ce poste de Marsascirrocco était mieux armé que beaucoup d'autres ; que le fort Rohan avait des fourneaux à réverbère et des grils pour tirer à boulets rouges, d'après plusieurs essais et exercices qu'on y avait faits, ne risquèrent point d'y faire entrer aucun bâtiment de guerre ; ils débarquèrent sur les points intermédiaires, entre la tour Saint Thomas et Marsascirocco, et mirent à terre sans difficulté, prenant par là à revers toutes les petites batteries qui ne défendaient que la rade, et dans lesquelles il n'y avait point, de chevaliers.

    Le 10, huit heures du soir, le fort Rohan fut investi, hors de la portée du Canon ; toutes les batteries de la rade abandonnées par les Maltais, sans enclouer les pièces, quoique cela eût été ordonné, furent dirigées contre lui et ne cessèrent de tirer ; le fort Rohan dans lequel étaient renfermés avec le chevalier de la Guérivière, huit autres chevaliers, eut à riposter à ce feu croisé, et à se défendre contre l'approche des troupes qui, par un coup de main, eussent pu enlever sa batterie basse qui consistait en neuf canons de dix-huit ne battant que la rade ; à dix heures, vu l'extrême facilité de se jeter dans le petit fossé qui couronnait cette batterie et de l'enlever l'épée à la main, vu surtout son inutilité, puisqu'elle ne pouvait tirer que sur la rade sur laquelle il n'y avait rien, et voulant concentrer son monde sur le haut de la tour, sur laquelle étaient neuf canons de huit, et d'où on dominait, et la rade et la plaine, le chevalier de la Guérivière, fit enclouer cette batterie basse, et se retira avec tout son monde sur la plate-forme de la tour. Un feu bien nourri sur les batteries prises de la rade et sur les troupes en face qui étaient formées dans la plaine, maintint les distances respectives, et faisant juger ce poste plus fort et plus essentiel qu'il ne l'était, il décida le commandant des troupes françaises à le faire sommer de se rendre. A minuit, un officier se présente en parlementaire à la tête des premiers petits retranchements, il est reçu, mais prié de se retirer de suite ; à deux heures il revient, et annonce avoir à offrir au commandant une capitulation honorable, vu, dit-il, qu'une plus longue résistance serait inutile, et ne servirait qu'à rendre le sort des vaincus plus fâcheux.

    Depuis deux jours le fort Rohan n'avait pu tirer de la Valette les vivres qu'on envoyait tous les jours ; il n'y en avait par conséquent plus ; en vain le chevalier de la Guérivière avait demandé plusieurs fois qu'on approvisionnât son fort d'une réserve de biscuit restant au retour des campagnes des vaisseaux et des galères ; jamais il ne put rien obtenir : chaque jour amenait sa distribution.

    Dans cet état de choses, et prévoyant que, du moment qu'il ferait jour ce poste, qui avait pu en imposer la nuit, ne paraîtrait plus digne d'aucun égard, et qu'il serait enlevé de vive force, le chevalier de la Guérivière, de l'avis des chevaliers qui étaient avec lui, dut consentir à écouter les propositions que lui apportait au nom du général Desaix, M. le, capitaine du génie Garbé, de sorte qu'il y eut un échange de signatures pour la capitulation, au nombre des conditions de laquelle la troupe française se présenterait, à quatre heures du matin, et l'officier recevrait la remise du fort Rohan, ce qui fut exécuté.

    Copie des deux Sommations et de la Capitulation

    PREMIÈRE SOMMATION.

    Le commandant du fort de Marsascirrocco est sommé de la part du général français de remettre au soussigné ledit fort ; il est cerné de toutes parts, et une plus longue résistance ne servirait qu'à rendre la condition des défenseurs plus malheureuse. J'engage ma parole d'honneur que tous ceux qui sont dans le château seront libres de se retirer où bon leur semblera, sous la protection de l'armée française, après avoir déposé les armes.
    Sous le château, le 22 prairial an 6
    Le capitaine du génie ; commandant la troupe française
    Signé, GARBÉ.

    DEUXIÈME SOMMATION.

    Je vous envoie, M. le commandant, la rédaction de la capitulation à laquelle, d'après les instructions de mon général, je ne puis changer un mot. C'est à vous de l'accepter pure et simple, ou de vous réduire à une nouvelle défense. Si vous l'acceptez telle qu'elle est ; je vous prie de la signer, de la faire copier ; je signerai le double, que vous garderez en même temps que vous remettrez l'autre. A la pointe du jour, la troupe française se présentera devant le fort, où elle sera introduite ; il sera à propos que votre garnison remette aussitôt ses armes ; je m'y trouverai, et nous conviendrons ensemble des derniers arrangements pour la sûreté de vos personnes et des choses qui vous appartiennent. Vous pouvez compter sur la bonne conduite de la troupe française à votre égard. Quoiqu'il soit question, dans la capitulation, du désarmement de la garnison, cela n'empêche pas que vous ne conserviez votre épée.

    Je vous prie de m'envoyer de suite la çapitulation signée de vous, avec la copie que je signerai pour vous être remise.

    Je suis, avec la plus grande considération,
    Le capitaine du génie, commandant la troupe française.
    Signé, Garbé.

    Capitulation pour le fort Rohan, passée entre le capitaine de génie Garbé, au service de la République française et M. le chevalier de la Guérivière, commandant pour l'ordre de Malte.

    ART. Ier. Le fort Rohan sera remis entre les mains de la troupe française, le 23 prairial (11 juin), à cinq heures du matin, avec toutes les munitions de bouche et de guerre, et généralement tout ce qui servait à sa défense.

    II. La garnison dudit fort déposera les armes, et sera conduite avec sûreté et protection où elle demandera à se retirer ; elle ne pourra emporter avec elle que les objets appartenant individuellement aux personnes qui composent ladite garnison.

    III. S'il se trouve, parmi, les individus de la garnison, des habitants de l'île de Malte qui désirent se retirer paisiblement dans leurs demeures, la permission leur en sera donnée, ainsi qu'un passeport.

    Fait et conclu sous le fort Rohan, le 25 prairial an 6 (11 juin 1798)

    Le capitaine du génie, chargé, par le général, de la capitulation. Signé, Garbé.

    Le colonel des chasseurs, commandant pour l'ordre de St-Jean de Jérusalem, au fort-Rôhan ; port de Marsascirrocco

    Signé, Le chevalier DU PIN DE LA GUÉRIVIÈRE.

    A cinq heures du matin, le 11 juin 1798, un détachement s'étant présenté, le fort lui fut remis, et de suite le chevalier de la Guérivière avec les chevaliers qui étaient avec lui se dirigèrent sur la cité Valette, en passant au Casal Zeitun, quartier général du général Desaix.

    Le général, aux termes de la capitulation, ayant consenti à faire accompagner jusqu'aux portes de la Cotoner, le chef et la petite troupe du fort Rohan, pour les faire respecter, le chevalier de la Guérivière eut la douleur, en arrivant, de voir qu'on démurait la porte de la première enceinte de la Cotoner, et, à quelques minutes de là, il y entra pêle-mêle avec un gros de troupes françaises qui y étaient reçues, d'après la convention que le grand-maître Hompech avait osé signer la nuit.

    Ce fut dès lors, au milieu des flots de Français, vainqueurs sans avoir débarqué une seule pièce de canon, que le chevalier de la Guérivière arriva aux portes de la Valette encombrées de troupes, et de là au palais du grand-maître, qui en était rempli ; il arriva avec beaucoup de peine jusqu'à Son Altesse qu'il trouva seule, en larmes, sur un canapé ; il s'approche d'elle, lui baise la main, et, déposant à ses pieds le pavillon de l'ordre, il lui dit qu'il lui avait été impossible de le défendre plus longtemps, s'étant même refusé de le rendre sur un prétendu ordre de sa part, qu'un officier de, cavalerie lui avait apporté, mais sans être signé d'elle. « Je sais, lui dit le grand-maître, que vous avez fait tout ce que vous avez pu ; il ne dépend plus de moi de le reconnaître, le ciel vient de nous accabler. Ses pleurs étouffant ses paroles, le commandant lui demanda s'il avait quelque ordre à lui donner ; je n'en ai plus le droit, lui dit Hompech, soyez, mon cher chevalier, plus heureux que moi. » Dès lors tout fut consommé et chacun ne songea plus qu'à se soustraire, par la plus prompte sortie de l'île, à la honte et au déshonneur imprimé à cet ordre illustre, par l'impéritie et la lâcheté de son chef, et par l'infamie de la trahison et de la corruption de quelques-uns de ses membres. Quarante-trois jeunes chevaliers, ayant servi à l'armée de Condé, et dès lors sans asile, sans patrie, suivirent Buonaparte en Egypte le plus grand nombre résidant à Malte avant la révolution, put et dut se rendre à Antibes ; quelques-vieillards restèrent, et tous les chevaliers des autres nations rejoignirent leur patrie.
    Le chevalier de la Guérivière quitta Malte un des derniers, vint à Paris, où il se tint caché jusqu'au 18 brumaire, époque où Buonaparte, premier Consul, ratifia sa convention avec l'ordre.

    Cinq ans après, ayant sollicité, près du légat, le cardinal Caprara, la dissolution de ses voeux, l'ambassadeur de France à Rome, M. Cacault, voulut bien se charger de poursuivre cette demande près du Saint-Siège, et le 29 avril 1803, il présenta au cardinal Michael de Petro, la demande du légat, et la supplique motivée ; dont il l'accompagna ; le 30 avril, le cardinal E. Consalvi répondit à l'ambassadeur que sa Sainteté : « Quatunque l'istanza del cavaliere fra Joanni Francesco du Pin de la Guérivière, portasse seco moita difficolta, esigesse una grazia specialissima, cio non ostante, per veramente dismostrare al excellenza vostra il suo particolar riguardo si e indotto il santissimo padre ad accordare, al medesimo l'implorata dispensa, da non addur si in esempio » Ce bref fut adressé au légat Caprara qui le notifia au ministre, des Cultes, Portalis, le 29 juin 1803, en lui adressant un rescrit particulier, signé J. B. cardinal légat ; contresigné Vincentius Ducis, secrétaire, et muni du sceau dudit seigneur légat.

    Le 5 juin 1805, il épousa demoiselle Marie-Claude-Christine de Coucy, née le 11 février 1780, au château de Mersuay, canton de Favernay, près Vesoul en Franche-Comté, fille aînée de messire Antoine-Nicolas de Coucy, ancien capitaine au régiment d'Artois, infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Marie-Gabrielle de Maignien, fille elle-même de messire Pierre-Claude Maignien, seigneur de Mersuay, et de Bourguignon, ancien major de la légion de Fischer, cavalerie, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; contrat passé à Vitry-le-François, pardevant Addenet, notaire.

    Ses enfants sont:

    Odoart-Florian-Alphonse-Edmond du Pin, né le 25 mars 1806 ;
    Louis-Joseph Arthur, né le 19 mars 1811 ;

Les alliances de cette maison sont avec celles :

D'Aubigné. Boylesve. Arnoudde Nieuil. Brillac. Aycellin-Montagu. De Céris. Bastard. De Chasteigner. De Claveusrier. Lachesnaye. Couraud de la Rochechevreux. Le Cocq. Lévesque de Boisgroller. Couhé de l'Etang. Maron de la Bonardelière. Coué de Lusignan. Maulnourry. Coucy. Neucheze. D'Alloue. Naillac. D'Arcemale. Pigace. Des Gittons. Poulte de Nieuil. Des Ages. Rabenne. Dexmier de Chenon. Rechignevoisin de Guron. De Favereau. Rochefort-Dally. De-Fleury. Secondat Montesquieu. Frottier. Tusseau de Maisontiers. Goulard. Vasselot d'Anne-Marie. Guiot d'Anières. Verthamond. Guinot de Monconseil.

Armes : « D'argent, à trois bourdons de gueules mis en pal et pommetés de même. Supports, deux lions. »

Devise : Fidem peregrinans testor.

Couronne de marquis.