01 juin 2011

Dupont de Dinechin

Armes de la famille communiquées
par Thierry de Dinechin, elles
correspondent à celles qui sont
gravées sur l’Hôtel de Ville de
Charlieu. Accolées ici à celle de
la famille de Ronchivol.
Article mis à jour le 01/06/2012 avec les données envoyées par mail par Thierry de Dinechin que je remercie vivement de ses compléments et corrections. Voir textes indiqués en rouge.

DUPONT DE DINECHIN, famille ancienne, originaire de Charlieu, au comté de Beaujolais, en Bourgogne, où elle réside encore de nos jours.

Cette famille, du parti royaliste et donc opposée à la Ligue, perdit les archives de sa maison, lors du sac et pillage de la ville de Charlieu prise d'assaut en 15950 (1590, le sac de la ville de Charlieu par les troupes de la Ligue du Marquis de Saint-Sorlin ayant eu lieu le 3 mai 1590), par les troupes de la Ligue emmenées par le marquis de Saint-Sorlin, au nom des ducs de Nemours et de Nivernois, dans le temps des guerres de religion civiles, comme la chose est constatée par le procès-verbal qu'en fit rédiger, le 19 mars en 1618, Blaise de Chaulmejean,le marquis de Fourilles, lieutenant-général des armées du Roi, allié à cette maison, lequel procès-verbal nous a été mis sous les yeux ainsi que les pièces originales qui attestent l'authenticité de cette généalogie. Leurs biens furent confisqués et donnés, par acte du 12 mai 1590, par Henry de Sauroy, Marquis de Saint-Sorlin, Gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais, au Sieur Tronscard, qui s’était signalé par les services rendus au parti de la Sainte Union, catholique, apostolique et romaine.
  1. Jean DUPONT, écuyer, seigneur de Bonnefont, avait épousé Nicole Bourges ; de ce mariage vinrent :
    1. Jean Dupont, dont l'article viendra ;
    2. Jeanne Dupont, qui épousa Pierre V Quarré,
    3. Benoite Dupont., mariée le 27 juin 1555 à Gilbert de Chaulméjean, marquis de Fourilles, père du lieutenant-général de ce nom. 
    4. François Dupont.
     
  2. Autre Jean DUPONT, seigneur de Bonnefont, avait épousé Marie Duchamp Janiat ; de ce mariage vint Philibert Dupont, dont l'article viendra.
  3. Philibert Dupont, seigneur du Liesme et de Dinechin, Lieutenant-Général en l’élection de Roanne, par expédition du papier de provisions signé du Roi le 15 avril 1630, avait épousé le 26 avril 1608. Louise de Ronzière ; de ce mariage vinrent :
    1. Jean Dupont, gendarme de la garde, qui fit des prodiges de valeur au siège de Perpignan, en 1642, et se signala sous le duc d'Halincourt, dans les guerres de la Catalogne, du Piémont, de Flandres et de l'Allemagne. Il épousa le 24 décembre 1643 Marguerite Le Mulier, fille de Noble Isaac Le Mulier, Conseiller du Roi, lieutenant particulier criminel et premier conseiller au Baillage et Chancellerie d’Autun, sans postérité.
    2. Philiberte Dupont,
    3. Marguerite Dupont,
    4. Gaspard Dupont,dont l’article viendra,
    5. Frédéric Dupont, juge Royal et Capitaine-Chatelain de la ville de Charlieu, qui épousa vers 1670 Agnès Rivier, d’où postérité,
    6. Anne Dupont.
     
  4. Gaspard DUPONT, seigneur du Liesme et de Dinechin, Lieutenant-Général en l'élection de Roanne, avait épousé, le 24 novembre 1659, Françoise-Christine du Ryer, fille d'André du Ryer, seigneur de la garde, Glène, Malzoir et Beauvoir, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, son interprète de langues étrangères, capitaine et châtelain de Sémur ; de ce mariage vinrent :
    1. Louise Dupont, qui épouse Claude Roland de la Duerie,
    2. Claude Dupont,
    3. Anne-Marguerite Dupont,
    4. Marie-Catherine Dupont, qui épouse Claude-Marie Tillard de Tigny,
    5. Jeanne Dupont, 
    6. André-Jérôme, cadet dans une compagnie de gentilhommes, puis gendarme écossais,
    7. Elisabeth Dupont,
    8. Antoinette Dupont,
    9. Louis Philibert Dupont, dont l'article viendra ;
    10. Jean-Claude Dupont, curé de Mussy, puis de Charlieu,Jérôme Dupont, gendarme écossais ;
    11. Jean-Guy Dupont, Seigneur de la Tour, gendarme de la Garde du Roi, puis capitaine au régiment de Bouhier. Il épousa Jacqueline Thévenon et eût postérité ; 
     
  5. Louis Philibert Dupont, seigneur de Dinechin, entre le 20 mars 1700 dans la compagnie des Gendarmes de la Garde ordinaire du Roi, puis est nommé le 25 Novembre 1705 capitaine au régiment de Marseillac, puis Capitaine au régiment de Bouhier. Il avait épousé Jeanne Dumont Monnier de Bois-Franc(le nom Monnier de Bois-Franc est celui de la mère de Jeanne) ; de ce mariage vinrent :
    1. Françoise Dupont, mariée à M. Dulignier ;
    2. Marguerite Dupont, religieuse aux dames de Sainte Ursule de Paray.
    Louis Dupont, dont l'article viendra ;
     
  6. Louis DUPONT, seigneur de Dinechin, Briaillest, Egrivay, officier au régiment de Boulonnais, se distingua au siège de Philippsbourg, ne quitta le service que par rapport à la faiblesse de sa vue, fut nommé gouverneur de la ville de Charlieu. Il avait épousé Marie-Renée Chaulce, fille de Jacques Chaulce, écuyer, seigneur de Faverges, dont le fils, capitaine au régiment de la couronne, se distingua à la bataille de Fontenoy, et y fut créé chevalier de Saint-Louis ; de ce mariage vinrent :
    1. Jacques Dupont, dont l'article viendra ;
    2. Claudine-Françoise Dupont,
    3. Marie-Antoinette Claudine Dupont,
    4. Laurence Marie Jeanne Dupont,
    5. René Dupont.
     
  7. Jacques DUPONT, seigneur de Dinechin, Briailles, Esgrivay, Gendarme de la Garde du Roi d’avril 1765 à septembre 1772, puis officier de dragons au régiment de Lorraine, s'attira l'estime particulière du prince de Lambesc. Il avait épousé Marie-Rose du Ryer, fille d'Hubert-Christophe du Ryer, gendarme de la garde du roi, et de Marie-Françoise Josse de la Bêche. De ce mariage vinrent neuf enfants :
    1. Marie Françoise Marguerite Dupont,
    2. Marie-Renée Dupont, dite de Champvigny,
    3. Claude-Clément Dupont, dont l'article viendra ;
    4. Philibert Dupont d’Egrivay, épousa Amélie Bouquet de la Grye ;
    5. Aimé-Marie-Joseph Dupont ;
    6. Marie-Henriette Dupont,
    7. Claude-Hubert Dupont ;
    8.  Marie-Chantal Dupont ;
    9. Henri Dupont ;
     
  8. Claude-Clément DUPONT DE DINECHIN, écuyer, a épousé Marie-Ferréoline Gontier, fille de Henri-Guy Gontier, avocat en parlement, et de Gilberte Perroy. De ce mariage vinrent.
    1. Marie-Rose Dupont,
    2. Caroline-Therèse Dupont,
    3. Eulalie Dupont,
    4. Férréoline Dupont,
    5. Marie-Jean-Xavier Dupont, duquel descendent tous les Dupont de Dinechin aujourd’hui ;
    6. Antoinette Dupont,
    7. Théophile Dupont ;
    8. Henriette Dupont,
    9. Henri-Théophile Dupont ;
    10. Léopoldine Dupont
    11. Théodorine Dupont.

Armes : « D'azur au pont d'or de trois arches, maçonné de sable et au lion d'or lampassé de gueules, armé d'une hache d'or, et regardant un soleil d'or naissant à dextre une étoile d'argent mise en pointe à sénestre. »
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 167

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

30 mai 2011

Famille de Mallevaud

MALLEVAUD (DE) famille noble qui s'est divisée en plusieurs branches, 1.° celle de Mallevaud de la Varenne, établie en Poitou et en Angoumois ; 2.° celle de Mallevaud de Vomoran, à la Martinique et en Saintonge, issue de la branche aînée ; 3.° celle de Mallevaud de Marigny et de Puy-Renaud, sortie de la branche cadette, en Limosin et en Touraine. Il existe trois arrêts, l'un contradictoire, émané du parlement de Paris, du 3 février 1787, l'autre rendu par le roi, de son propre mouvement, le 5 avril 1788 ; et le troisième, du 19 avril de la même année, du conseil du roi et de ses finances, qui maintiennent expressément la branche cadette de cette famille dans sa noblesse d'extraction, remontant à l'an 1421.
  1. Montain DE MALLEVAUD, écuyer, seigneur de la Mangotière, vivant en 1421, eut pour fils :
     
  2. Madelon DE MALLEVAUD, Ier du nom, écuyer, seigneur de la Varenne, qui épousa Marie de Matheflon, dame de la Varenne, dont il eut :
     
  3. Baptiste DE MALLEVAUD, écuyer, seigneur de la Varenne, marié le 29 janvier 1546 avec Renée de la Faye. Il obtint une procuration du 9 mars 1568, relatée dans les susdits arrêts, pour le ban et arrière-ban convoqués à cette époque ; il laissa :
    1. Madelon, qui continue la branche aînée ;
    2. Etienne, auteur de la branche cadette, rapportée ci-après ;
    3. Charlotte de Mallevaud, morte sans alliance.
     
  4. Madelon DE MALLEVAUD II, seigneur de la Varenne, épousa, le 3 avril 1581, Madeleine Flamand, fille de Jacques Flamand, écuyer, et de Guillemine de la Faye ; il eut entre autres enfants :
     
  5. Charles de MALLEVAUD, écuyer, seigneur de la Varenne, qualifié fils aîné, et marié le 12 avril 1605, avec Hélène de Hautefois, fille de Jacques de Hautefois, écuyer, seigneur de la Folie, et de Jeanne de Maran ; il eut pour fils aîné :
     
  6. François DE MALLEVAUD, Ier du nom, écuyer, seigneur de la Varenne, qui épousa, le 1er mai 1642, Esther de Cumont, fille de Joachim de Cumont, écuyer, seigneur de Maisonneuve, et de Madeleine de Vivosne ; il laissa de ce mariage :
     
  7. Claude DE MALLEVAUD, écuyer, seigneur de la Varenne ; maintenu dans sa noblesse, en 1666 et 1697, ou 1699, par MM. Barentin et de Maupeou, commissaires du roi, puis par sentence de l'intendant de Poitiers, des 11 mars et 14 juillet 1716. Il avait épousé, le 20 juillet 1668, Charlotte de Villedon, fille de Charles de Villedon, chevalier, seigneur de Gournay, Chaissepain, et autres lieux, et de Renée de Hautefois ; il eut pour fils :
     
  8. François DE MALLEVAUD II, écuyer, seigneur de la Varenne, marié le 20 février 1708, avec Florimonde de Rousseau, de laquelle il laissa :
     
  9. Jean-Gabriel DE MALLEVAUD, écuyer, seigneur de la Varenne. Les branches de Mallevaud, de Marigny et de Puy-Renaud, obtinrent, le 3 septembre 1748, un arrêt de la cour des aides de Paris qui les établit de la même famille. Jean Gabriel eut, de son mariage, contracté le 29 octobre 1744, avec Jeanne de Gourgeau, fille de messire Charles de Gourgeau, chevalier, seigneur de Cerné, Carberlière, Cousay, etc.
     
  10. Gabriel-Benjamin DE MALLEVAUD de la Varenne, marié le 4 février 1770, à Marie-Anne de Mallevaud de Marigny. Les trois arrêts précités sont intervenus contre lui ; il eut pour fils :
    1. Charles-Gabriel, dont l'article suit ;
    2. François-Henri ;
    3. Alexandre de Mallevaud : ils ont tous les trois servi avant la révolution.
     
  11. Charles-Gabriel DE MALLEVAUD, page de feue Madame, épouse de S. M. Louis XVIII, ancien officier d'infanterie, a émigré en 1791, et a fait les campagnes de l'armée des princes. On ignore s'il a postérité.

Branche cadette des seigneurs de Marigny et de Puy-Renaud, prise au troisième degré.

  1. Étienne DE MALLEVAUD, Ier du nom, écuyer, seigneur de Chésan, second fils de Baptiste de Mallevaud et de Renée de la Faye, épousa le 14 janvier 1606, dame Dumonteuil, dont il eut :
    1. François, dont l'article viendra ;
    2. Jean de Mallevaud, fait évêque d'Aulonne, in partibus infidelium, et suffrageant d'Aix en Provence, bulle du 7 des ides de décembre 1648. Il a exercé l'épiscopat pendant environ 20 ans, en l'absence de l'archevêque, a fondé plusieurs bénéfices à Bellac, en France, et un couvent de religieuses pour l'instruction des jeunes demoiselles.
     
  2. François DE MALLEVAUD, Ier du nom de cette branche, écuyer, épousa en janvier 1635 Jeanne de la Coudre, de laquelle il laissa :
     
  3. Étienne DE MALLEVAUD II, écuyer, seigneur de Chésan, marié le 24 février 1664, avec Charlotte Tardy, dont il eut :
     
  4. François DE MALLEVAUD III, écuyer, seigneur de Marigny, président, lieutenant-général en la sénéchaussée de la Marche au Dorat, pendant 25 ans, mariée le mars 1696, avec Marie-Rose le Large, alliée à la maison d'Herbouville ; de ce mariage sont issus :
    1. Etienne de Mallevaud, écuyer, seigneur de Marigny, lieutenant-général de la Basse-Marche, qui épousa, le 28 octobre 1729, N*** Cottereau de Grandchamp, fille de N*** de Grandchamp, maréchal des logis des mousquetaires du roi, dont il eut : a. François-Antoine de Mallevaud de Marigny président, lieutenant-général de Dorat, marié à N*** du Peyron, fille de M. du Peyron, directeur des monnaies à Paris. Il eut deux fils, 1.° François-Henri-Charles, seigneur de Marigny, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui a été officier des chasseurs de Hainaut, a émigré et fait les campagnes de l'armée des princes. Il avait été page de feue Madame, épouse de S. M. Louis XVIII, sans alliance ; et 2. ° N*** de Mallevaud, mort jeune au service, en émigration. Il eut en outre trois demoiselles, l'une mariée à M. du Peyron Saint-Hilaire, l'autre à M. Verouvray, et la troisième, à M. Chesnou. b. François-Henry de Mallevaud, seigneur de Marigny, chevalier de l'ordre royal et militaire dé Saint-Louis ; ancien capitaine au régiment royal, infanterie, commissaire ordonnateur à Tours, gouverneur de Dorat, qui a servi pendant 54 ans, a fait la guerre de Portugal, s'est trouvé au siège de Mahon, et a assisté à la convocation de la noblesse à Tours, en 1789. Il avait épousé le 29 avril 1771, demoiselle de Rieucourt, fille de N*** de Rieucourt, commissaire des guerres, dont il eut une fille, mariée à M. le marquis de Bridieux ;
    2. François de Mallevaud, qui suit.
     
  5. François DE MALLEVAUD IV, écuyer, seigneur de Puy-Renaud, lieutenant des maréchaux de France, au bailliage de Loches, par un acte du 15 juin 1767, épousa, en 1745, N*** Aubry, nièce de M. Guimier, président, lieutenant-général à Loches ; de ce mariage vinrent :
    1. François-Henri, dont l'article viendra ;
    2. N*** de Mallevaud, officier de génie, mort au service ;
    3. N*** de Mallevaud, officier au régiment de Languedoc en 1771, mort dans les guerres de Corse.
     
  6. François-Henri DE MALLEVAUD, chevalier, seigneur de Puy-Renaud, ancien conseiller du Châtelet à Orléans, assista à la convocation, de la noblesse à Tours, en 1789. Ce fut en faveur de François-Antoine, de François-Henri de Mallevaud de Marigny, et de François-Henri de Mallevaud de Puy-Renaud, qu'ont été rendus les arrêts des 3 février 1787, 5 et 19 avril 1788, dont nous avons parlé précédemment. François-Henri de Puy-Renaud, a, de son mariage, contracte le 4 avril 1781 avec demoiselle Nolleau de Beauregard :
    1. François ;
    2. Etienne ;
    3. Pauline de Mallevaud, mariée à M. de ra Motte de Logny, officier au régiment de la Reine, qui a fait la campagne de l'armée des princes ;
Armes : « D'argent à trois truchets d'azur à la barre de même posée en pal, couronne de marquis et de comtes, support, deux sauvages. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 163

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

24 mai 2011

Patry

PATRY, ancienne famille de Normandie ; il est parlé dans la Collection des historiens de France par D. Bouquet, vol. 15, pag. 238, d’un Guillaume Patry, sire de la Lande, qui reçut chez lui le roi Harold, et qui se distingua à la bataille d’Hasting sous Guillaume-le-Conquérant.

L’histoire et la filiation des descendants de Guillaume Patry est consignée dans les historiens. (Voyez Raoul de Dicet, Robert de Thorigny, Benoît de Peterboroug, lb. pag. 135, 191, 194, 317, 318.)

Depuis, Robert Patry s’illustra sous le connétable Duguesclin. (Masseville, Histoire de Normandie, vol. 13, pag. 402.)

Cette famille réside encore en Normandie ; la branche aînée aux environs de Saint-Lô, la cadette à Neufchâtel.

Armes : De gueules à trois quintefeuilles d’argent.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 162

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

23 mai 2011

21 mai 2011

Lamourous

LAMOUROUS (DE), famille ancienne, originaire de l’Agenois, province où réside encore de nos jours la branche aînée.
  1. Jean DE LAMOUROUS, qualifié de noble et d’écuyer dans le quinzième siècle, avait épousé Jeanne Lassort ainsi qu’il résulte de son testament du t octobre 1537, retenu par Blandeyrac, notaire royal de Lauzun. Par ce testament, noble Jean de Lamourous, écuyer, déclare avoir eu, de son mariage avec ladite Jeanne Lassort
    1. Guillaume, dont l’article viendra, et qu’il fait son héritier général et universel ;
    2. Léonard, auquel il, laisse une légitime, décédé sans hoirs ;
     
  2. Noble Guillaume DE LAMOUROUS, écuyer, épousa, , le 5 février 1556, Claude de Biette, fille de feu noble Jean de Biette, et de Claudes Serres ; ledit contrat de mariage retenu par Arruau, notaire royal de Montbahus. De ce mariage vinrent
    1. Pierre, sieur de la Garde, dont l’article formerait la suite de la branche aînée, qui épousa Antoinette de Treney, le 16 février 1597 ; et ledit contrat de mariage retenu par Blandeyrac ; notaire royal de Lauzun ;
    2. Bertrand, dont l’article viendra;
    3. Tomette, mariée avec Arnaud Fargues ;
    4. Anne, mariée avec Lassort.
     
  3. Noble Bertrand DE LAMOUROUS, écuyer, fut conseiller du roi au présidial de Guyenne. Il avait épousé, le 19 juin 1607, Suzanne de Lurbe, fille de défunt noble homme Gabriel de Lurbe, avocat en la cour, et procureur-syndic de la maison commune de la ville de Bordeaux, et de Louise Galoupin ; ledit contrat de mariage retenu par Bignon, notaire royal de Bordeaux. De ce mariage vinrent :
    1. Pierre, dont l’article formerait la suite de la première branché cadette, qui épousa Catherine de Licterie, le 14 avril 1648, le contrat retenu par Dufaut, notaire royal de Bordeaux ;
    2. Charles, dont l’article viendra ;
    3. Guillaume, décédé sans postérité ;
    4. Marguerite, mariée avec Me Joseph Rousseau.
     
  4. Noble Charles DE LAMOUROUS, écuyer, sieur du Rocq, fît notifier, le 15 juillet 1667, par le ministère de Peshellu, notaire royal, à Nicolas Calet, chargé de la recherche de la noblesse, qu’ayant perdu son père dans sa plus tendre jeunesse, et qu’étant entré au service dès que son âge avait pu le lui permettre, il avait été obligé de s’en retirer, après vingt-deux ans de service, à cause de ses blessures et de ses fatigues ; qu’ayant trouvé alors l’assignation pour représenter devant M. de Pellot, commissaire départi dans cette province, les pièces justificatives de sa qualité il ne pouvait y satisfaire sur-le-champ, attendu qu’il venait d’un cadet de sa maison, et qu’il était lui-même un cadet de sa famille ; que les titres de sa maison étaient entre les mains de leur aîné dans l’Agénois ; que, pour éviter les frais dont il était menacé par suite d’une condamnation obtenue contre lui par défaut, il somme ledit Calet de recevoir la somme de 200 livres portée par ladite condamnation, par forme de consignation seulement ; protestant de se pourvoir, et ledit payement ne pouvant lui nuire ni préjudicier, ni être réputé pour acquiescement à ladite condamnation, se réservant au contraire de répéter ladite somme. Ce Charles de Lamourous épousa, le 14 juillet 1655, Marguerite Roborel, fille de Jean Roborel de Loustaunau, et de Bonaventure de Castaing ; ledit contrat de mariage retenu par Lacoste, notaire royal de Barsac. De ce mariage est venu Guillaume, dont l’article suit :
     
  5. Noble Guillaume DE LAMOUROUS, écuyer, sieur du Rocq, naquit le 3 juin 1662, suivant un extrait du registre de l’église paroissiale de Saint-Vincent de Barsac. Son père Charles étant mort sans avoir pu se procurer les titres nécessaires, Guillaume s’en occupa ; et apprit que son cousin Etienne de Lamourous, petit-fils de Pierre de la branche aînée, avait obtenu, le 16 janvier 1699, un arrêt de maintenue ; il lui fut alors aisé d’établir sa filiation, et il parvint enfin à obtenir aussi, le 25 novembre 1717, des commissaire généraux du conseil députés par le roi, un arrêt qui le maintient lui et sa postérité née ou à naître, dans sa noblesse et en la qualité de noble et d’écuyer, ordonne que ledit Guillaume de Lamourous sera inscrit dans le catalogue des nobles ; qu’il sera arrêté au conseil et envoyé dans tous les bailliages, sénéchaussées et élections du royaume, en conséquence de l’arrêt du conseil du 22 mars 1666 ; ordonne de plus que les 200 livres consignées seront rendues et restituées. Ce Guillaume épousa, le 16 février 1696, Marie Rausan, fille de Pierre Demesures-Rausan et de Jeanne Moncourier ; ledit contrat retenu par Pervugier, notaire royal de Bordeaux. De ce mariage vinrent :
    1. Jean, dont l’article viendra ;
    2. Simon-Jude, marié avec Marie-Jeanne-Claire de Chabrignac, décédé sans postérité.
     
  6. Noble Jean DE LAMOUROUS, écuyer, décédé en juillet 1786, avait épousé, le 5 juillet 1752, Marie-Anne de Pichon, fille de messire Jacques de Pichon : conseiller du roi au parlement de Bordeaux, et de dame Marie Duroi ; ledit contrat de mariage retenu par François, notaire royal de Bordeaux. De ce mariage vinrent :
    1. Joseph, dont l’article viendra ;
    2. Guillaume, marié avec Marguerite de Goynneau, le 14 décembre 1785, et de laquelle il a deux filles : a. Marguerite-Zoé ; b. Jeanne-Ida.
    3. Jeanne, décédée célibataire.
     
  7. Noble-Joseph DE LAMOUROUS, écuyer, conseiller du roi au parlement de Bordeaux, épousa, le 15 février 1786, Marie-Thérèse-Elisabeth de Bouchereau de Saint-Georges, fille de Guillaume-Ignace de Bouchereau de Saint-Georges, écuyer, président-trésorier de France au bureau des finances de Guyenne, seigneur des maisons nobles de Puitriault et du grand Corbin, et de la terre de Saint-Georges, et de dame Marie-Catherine Martin de Montsec ; ledit contrat de mariage retenu par Dugarry, notaire royal de Bordeaux. De ce mariage sont venus plusieurs enfants dont il ne reste plus que :
    1. Charles-René-Valentin, dont l’article viendra ;
    2. Marie-Elisabeth.
     
  8. Noble Charles-Réné-Valentin DE LAMOUROUS écuyer.
Armes : « De gueules, à trois fers de piques d’argent deux en chef et un en pointe. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 160

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

20 mai 2011

Amelot

AMELOT, famille ancienne, et illustre dans la magistrature et dans la diplomatie. Elle a produit un très grand nombre de magistrats célèbres, qui ont exercé avec distinction les charges dont ils ont revêtus ; elle a donné un archevêque, à l’église de Tours, et un évêque à l’église de Vannes. Elle est encore illustre par ses alliances avec plusieurs grandes maisons du royaume.

Michel AMELOT, marquis de Gournay, baron de Brunelles, conseiller ordinaire du roi en ses conseils d’Etat et privé, et président du bureau de conseil du commerce, donna des preuves de sa grande capacité, de sa probité, de son attachement au service de son prince, et de son zèle pour le bien public dans tous les emplois dont il fut honoré et dans les diverses ambassades qu’il remplit avec honneur. Il avait été envoyé par Louis XIV, en qualité d’ambassadeur, dans plusieurs cours de l’Europe à Venise en 1682 ; en Portugal en 1685 ; en Suisse en 1688 ; en Espagne en 1705, et enfin à Rome en 1715. Il assista comme conseiller d’Etat au sacre de Louis XV, et mourut à Paris le 21 juin 1724, âgé de 69 ans et 5 mois. Il descendait, au cinquième degré, de Jacques Amelot, seigneur de Carnetin, qui vint de l’Orléanais s’habituer à Paris sous le règne de François Ier. Jacques Amelot avait épousé Jeanne de Vialart, sœur d’Antoine, archevêque de Bourges, et il ne vivait plus en 1569. Jean Amelot seigneur de Carnetin, son fils ainé, eut, de Marie de Saint-Germain son épouse, Jacques Amelot, seigneur de Carnetin, dont la postérité a fini à Charles Amelot, marquis de Combronde, conseiller au parlement de Paris, mort sans enfants dans son château de Salvertres en Auvergne le 5 novembre 1726, âgé de 82 ans, et en lui a fini la branche aînée.

Jean AMELOT II, fils de Jean Amelot, seigneur de Carnetin, et de Marie de Saint-Germain, a fait la branche des seigneurs de Gournay.

Michel AMELOT, qui devint archevêque de Tours en janvier 1673 ; Jean-Jacques Amelot, reçu chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en septembre 1668, et mort jeune ; Michel Amelot, marquis de Gournay, baron de Brunelles, par lequel j’ai commencé cet article ; et Marie-Anne-Ursule Amelot : mariée le 3 mars 1712 avec Henri-Charles de Saulx, comte de Tavannes, étaient de la branche de Gournay.

Denis AMELOT III, seigneur de Chaillou, Beaulieu fils de ce même Jean Amelot et de Marie de Saint-Germain, etc., a fait la branche des seigneurs de Chaillou, de laquelle sont sortis :

Marie AMELOT, mariée avec Charles de Beon-Luxembourg, marquis de Bouteville, dont elle resta veuve en 1671.

Jean-Jacques AMELOT, seigneur de Chaillou, fils de Jean-Michel Amelot et de Philiberte de Barillon, reçu de l’académie française en 1727, ministre des affaires étrangères depuis le mois de février 1737, après M. Chauvelin garde-des sceaux jusqu’au mois de mai 1744. Il eut deux filles : l’une qui fut marquise de Caumont, et l’autre comtesse de Pont-Saint-Pierre ; et un fils, Antoine-Jean Amelot, chevalier, marquis de Chaillou, qui fut conseiller d’Etat en 1774, ministre de Paris et de la maison du roi le 12 mai 1776, après M. de Lamoignon de Malesherbes, et en 1781 grand-officier commandeur de l’ordre du Saint-Esprit. Il eut deux filles : l’une marquise de la Ferté-Sénectère ; l’autre comtesse Justine Amelot, chanoinesse ; et un fils, Antoine-Léon Amelot marquis de Chaillou, qui fut maître des requêtes en 1779, et ensuite intendant de Bourgogne. Il eut de son mariage avec N*** de Biré :

Victor AMELOT, chevalier, marquis de Chaillou.

Michel-Denis AMELOT, chevalier, marquis de Chaillou, seigneur de Châteauneuf, Juvardeil, etc., frère de Jean-Jacques Amelot, ministre des affaires étrangères, a fait la branche des seigneurs de Châteauneuf et de Guépéan. Il fut colonel d’un régiment de son nom, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il mourut en son château de Châteauneuf-sur-Sarthe en Anjou, âgé de 80 ans. Il eut, de son mariage avec Elisabeth de Cohon :
  1. Denis-Jean Amelot, marquis de Châteauneuf, conseiller du roi en ses conseils et en la grand’ chambre du parlement. Il mourut à Paris, célibataire, âgé d’environ 52 ans, le 6 mars 1791 ;
  2. Sébastien-Michel Amelot, sacré évêque de Vannes le 23 avril 1775, émigré en 1791 ;
  3. René-Michel Amelot, chevalier, marquis de Guépéan et de Châteauneuf, capitaine au régiment du roi, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis. Emigré en 1791, il fit plusieurs campagnes avec les princes, et devint lieutenant-colonel. Il fut marié, par contrat du 10 décembre 1787, passé devant Guespereau et Choron, notaires à Paris, signé du roi et de la famille royale, à Marie-Marguerite-Emilie de Luker. De ce mariage est né :
Denis-Edmond-René-Xavier, chevalier, marquis de Guépéan, etc.

Nous attendons sur cette famille des détails généalogiques plus étendus, que nous transmettrons dans un volume subséquent.

Armes : « D’azur à trois cœurs d’or surmontés d’un soleil de même. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 157

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s