17 juillet 2006

La famille d'Esparron

Nobiliaire Universel de France. Viton de St-Allais. Pages 86 à 91.

BNF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036866

Armes : « D'or, au pal de gueules, chargé d'une bisse de sable, entravaillée dans une d'argent, dans son fourreau de sable, la pointe en bas; timbré d'un casque taré de profil, avec ses lambrequins aux émaux de l'écu. »

Dessin de Sébastien Avy publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb.
ESPARRON (D'), en Languedoc, famille originaire de Provence, qui forme aujourd'hui deux branches l'aînée établie à Beaucaire, et la cadette à Algues-Mortes.
  1. Noble et égrège homme Antoine D'ESPARRON, auteur de cette famille, est rappelé dans le contrat de mariage de son fils qui suit. Il assista, pour la ville de Saint-Maximin dont il était citoyen, aux états assemblés à Aix le avril 1487. Il avait épousé Dulcie de Raimond, dont :

  2. Etienne D'ESPARRON, Ier du nom, qui vint s'établir à Aigues-Mortes vers l'an 1494, et s'y maria, le 5 décembre 1516, devant Michel Minhaudy, notaire de cette ville, avec damoiselle Jeanne Vernède, fille d'honorable homme Germain Vernède et de damoiselle Aleyssète de Villar. L'acte en latin s'exprime ainsi : Tractatum fuit de matrimonio, per verba de proesenti feliciter contrahendo, per et inter nobilem Stephanum Esparron, oriundum ville Sanmaximini, diocoesis aquensis in Provincia, fihium naturalem et legitimum nobilis et egregii viri Antonii d'Esparron et defunctoe domicelloe Dulcie de Raimond, nunc vero habitatorem ville Aquarum-Mortuarum diocoesis Nemausensis, ex una, etc. Etienne d'Esparron fut ensuite reçu habitant d'Aigues-Mortes en la manière usitée alors. La délibération prise à ce sujet par le conseil politique de cette ville, le 30 janvier 1531, déclare, « qu'attendu que noble homme mossur Estienne Esparron es resident dins la présente villa despuis mais de vingt annados que a quittat la Provence son pays, sera resu abitan et se presentara por prometre et jurar fidelitat au rey et tota la causa publique. » Il testa le 18 mai 1539, laissant de son mariage :

  3. Folcrand D'ESPARRON, écuyer, marié avec damoiselle Madeleine de Gevauldan, fille de M. Pierre Gevauldan, licencié ès droits, et damoiselle Béatrix de Godel, d'Aigues-Mortes, par contrat du 11 juillet 1541. Il donna une procuration le 9 octobre 1552, et fit son testament le 14 novembre 1575, laissant :

    1. Etienne, dont l'article suit ;
    2. Claude,
    3. Pierre,
    4. Jean,

  4. Etienne D'ESPARRON, IIe du nom, écuyer, épousa, le 24 novembre 1579, damoiselle Gabrielle de Farges, qui testa le 8 septembre 1589 et mourut en 1590. Il se distingua en 1598, ainsi que ses concitoyens, lorsqu'en exécution des ordres du roi Henri IV, on chassa d'Aigues-Mortes le gouverneur, qui s'était rendu suspect, pour y recevoir à sa place le sieur de Gondin, ainsi qu'il appert par la délibération de la commune, du 18 février 1598. Il vivait encore le 24 novembre 1618, et laissa de son mariage :

    1. Antoine, dont l'article suit ;
    2. Marguerite d'Esparron.

  5. Antoine D'ESPARRON, IIe du nom, écuyer, capitaine de cinquante hommes d'armes, fut du nombre des habitants d'Aigues-Mortes, tant catholiques que protestants, qui, à l'occasion des troubles qu'on avait lieu de craindre dans le royaume, firent serment, en présence de Jean de Corbières, commandant de la place, d'être toujours unis et de rester fermes dans la fidélité et obéissance au roi, ainsi qu'il conste par la délibération de la communauté de cette ville du 6 mai. 1619. Parmi les principaux habitants qui prêtèrent ce serment, on remarque Jean Bancillon, ministre protestant ; Claude de la Rierre, prévôt du chapitre ; François de Solas, chanoine, et nobles de Sangu, de Rozel, de Toussain, Jean de Conseil de Saint-Roman, François de Conseil de la Condamine, Antoine d'Esparron, Claude Chante-Perdrix, etc., etc.

    Les troubles éclatèrent en effet, et ledit Antoine d'Esparron se comporta si bien à la tête d'une troupe de gens de pied, dont M. de Châtillon lui avait confié le commandement, que les rebelles ne purent rien entreprendre contre la ville.

    Louis XIII, désirant lui donner des marques de sa satisfaction, et voulant le traiter favorablement, à cause de ses services et ceux de ses devanciers, ratifia, par brevet du 3 juillet 1622, la commission de capitaine de cinquante hommes d'armes qui lui avait été accordée par M. de Châtillon, comte de Coligny, gouverneur de la ville d'Aigues-Mortes, le 8 mai de la même année. Le brevet porte, avec l'exemption de logement et fournitures de guerre, la permission de faire apposer aux lieux éminents de ses maisons et domaines les armoiries et pannonceaux du roi. Il avait épousé : 1° damoiselle Madeleine d'Amphoux ; 2° le 5 novembre 1619, damoiselle Marguerite Vannelles, fille de George Vannelles, docteur et avocat, et de damoiselle de Girard, de la ville de Lunel. Il testa le 20 juin 1622 ; et mourut peu de temps après. Dans son testament, il nomme une fille de son premier mariage, et deux enfant en bas âge, et de sa seconde femme :

    1. Jacques, mort en bas âge ;
    2. Henri, qui suit.

  6. Henri D'ESPARRON, Ier du nom, écuyer, né le 20 février 1622 épousa, par contrat du 21 décembre 1642, damoiselle Marie Beausson, fille de Louis Beausson, docteur en médecine et de damoiselle Louise Coturié d'Aigues-Mortes. Il testa, avec sa femme, le 22 juillet 1693 et mourut le premier de juillet 1694 laissant de son mariage :

    1. Alexandre, qui suivra ;
    2. André ;
    3. Anne.

  7. Alexandre D'ESPARRON, Ier du nom, écuyer, né le 6 janvier 1647, épousa, par contrat du 4 janvier 1670 ; Anne-Gaillarde Merle, fille de Jean Merle, procureur en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier, et de damoiselle Ducarbon, de cette même ville. Il fit son testament le 24 août 1692, dans lequel il nomme Jean, son fils unique, qui suit :

  8. Jean D'ESPARRON, Ier du nom, écuyer, capitaine d'infanterie, né le 20 octobre 1677, entra dans le régiment de Piémont ; et parvint au grade de capitaine, par commission du 11 octobre 1707. Il épousa, par contrat du 25 avril 1716, Marie Anne de Mastinon, d'Aigues-Mortes, et testa le 10 avril. 1748. De ce mariage vinrent :

    1. Alexandre, qui suit ;
    2. Pierre-Claude, qui après avoir servi longtemps dans les troupes provinciales, entra à l'hôtel royal des Invalides, ayant le grade de capitaine et y mourut sans postérité ;
    3. Jean-Alexandre, ecclésiastique, mort en 1791.
    4. Anne ;
    5. Marie Elisabeth, mariée à Barthélemy Baumes, de Lunel.

  9. Alexandre D'ESPARRON, IIe du nom ; écuyer, né le 21 janvier 1727, lieutenant général de l'amirauté d'Aigues-Mortes, et juge royal de la même ville, a été garde et maintenu, lui et sa postérité, dans leur noblesse d'extraction, par arrêt du conseil d'état du roi du 8 décembre 1789. Il avait épousé le 10 mai 1745, Marguerite Deydier, fille de noble Guillaume Deydier, docteur en droit et avocat, et de N Gilly. De ce mariage vinrent :

    1. Jean-Charles, dont l'article suit ;
    2. Antoine d'Esparron, chef de la branche d'Aigues-Mortes. Il a servi avec distinction dans les échelles du Levant, en qualité de vice-consul du roi, depuis 1776 jusqu'en 1793.

  10. Jean-Charles D'ESPARRON, I du nom, écuyer, membre du collège électoral du département du Gard, a été maintenu, par lettres patentes de Sa Majesté Louis XVIII, du 17 mars 1815, confirmatives de l'arrêt du conseil de 1789, dans la possession et jouissance de sa noblesse, ensemble ses enfants, postérité et descendants nés et à naître en légitime mariage, etc. Il s'est établi à Beaucaire en 1793 et y a fondé la branche aînée. Il avait épousé, le 22 septembre 1784, Marie Mélanie de Conceyl, fille de feu noble François-Régis de Conceyl, d'Aigues-Mortes, et de dame Françoise Marguerite Deboschel, de Beaucaire. De ce mariage sont issus :

    1. Marie Antoine Césaire, dont l'article suit ;
    2. Marie-Antoinette, née le 23 juillet 1815 ; mariée, par contrat du 17 avril 1809, avec Joseph Louis Marie Peyre, de Beaucaire ;
    3. Marie Emilienne, née le 5 janvier 1786, qui a épousé, par contrat du 29 mai 1811, noble Ango Charles Joseph Guillaume Renaud Gaspard Desporcellets, de Beaucaire ;
    4. Marie Ursule Henriette d'Esparron, née le 21 octobre 1797.

  11. Marie Antoine Césaire D'ESPARRON, I du nom, écuyer, né le 27 août 1789 ; était lieutenant dans l'armée du Midi, commandée par S. A. R. M. le duc d'Angoulême, et n'a quitté ce prince qu'après la capitulation. II s'est réuni une seconde fois à ses compagnons d'armes, pour faire triompher la cause de son roi. Il est actuellement lieutenant dans le second bataillon du premier régiment des Gardes-Royaux du Gard, organisé dans la ville de Beaucaire, et commandé par M. le comte Henri de Bernis. Par contrat du 18 novembre 1812, il a épousé mademoiselle Françoise Adélaïde Victoire Rey, fille de M. Rey ; propriétaire, et de feue dame Marie Victoire Rastoul, d'Avignon
Armes : « D'or, au pal de gueules, chargé d'une bisse de sable, entravaillée dans une d'argent, dans son fourreau de sable, la pointe en bas; timbré d'un casque taré de profil, avec ses lambrequins aux émaux de l'écu. »

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Marie-Antoinette, née le 23 juillet 1815 ; mariée, par contrat du 17 avril 1809, avec Joseph Louis Marie Peyre, de Beaucaire ;

Donc mariée bien jeune...

Anonyme a dit…

Le problème du copier-coller c'est que parfois la transfert sous format texte à des ratés.

Gilles Dubois a dit…

Ce n'est une erreur de copier-coller car l'erreur est aussi dans le document original sur Gallica. C'est probablement l'année de naissance 1815 qui est fausse. Dans roglo, on a noté la même chose, voir : http://roglo.eu/roglo_f?lang=fr;templ=ergo;i=4902149

Philippe Boivin a dit…

Les armes ne sont pas celles de la famille d'Esparron, mais celle de la commune ...