16 mai 2007

La famille d'André

Source : Chaix d'Est-Ange, Gustave (1863-1923), Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112007m/f394.item

Armes : d'or à un sautoir de gueules. -- Couronne de Marquis. -- Supports : deux lions.
Blason de la famille de d'AndréLa famille d'André est une des plus distinguées de la noblesse de robe provençale. Elle est originaire de la petite ville d'Annot, près de Castellane, où elle occupait dès le XVe siècle un rang honorable dans la bourgeoisie.

M. de Duranti de la Calade en a donné une intéressante généalogie dans le Bulletin de la Société scientifique et littéraire des Basses Alpes (1901-1902).

La filiation suivie remonte à Jean André, demeurant à Annot, qui acquit avec son fils Augier, par acte du 25 janvier 1456, une terre dépendant de la Croix de Saint-Jean de Jérusalem. Noble homme maître Augier André est encore mentionné dans des actes de 1486 et de 1507. Son fils, Pierre André, marié successivement à Honorée Aubin et à Honorée Colomb, était en 1495 notaire à Annot; il fit son testament le 12 juin 1533. Il eut, entre autres enfants, deux fils, Balthazar, né du premier lit, et Jean, né du second lit, qui furent les auteurs de deux branches.

L'aîné de ces deux frères, Balthazar André, vint se fixer à Lorgues. Il fut père de Jacques André, qui épousa le 2 avril 1559 Melchionne Boisson, de la ville de Brignoles, et grand-père de Balthazar André, écuyer de la ville de Lorgues, qui épousa en 1597 Marguerite de Châteauneuf, fille d'un conseiller au Parlement de Provence. Jacques André, fils de Balthazar, d'abord procureur du Roi au siège de Brignoles, fut reçu en 1640 conseiller au Parlement de Provence, fut anobli par sa charge et mourut à Aix en 1677. Il avait épousé en 1635 sa parente, Madeleine d'André, issue de la branche cadette. Il n'en eut que trois filles :
  1. Claire, mariée en 1661 à Auguste Thomas, baron de la Garde;
  2. Gabrielle, religieuse;
  3. Thérèse, mariée en 1682 à Joseph de Ballon, conseiller au Parlement.
Il subsistait au XIXe siècle dans les environs de Lorgues des familles André qui paraissent être des rameaux détachés de cette branche à une époque inconnue et demeurés non nobles.

L'auteur de la branche cadette, Jean André, notaire à Annot, épousa, par contrat de juillet 1543, Jaumette Fauchier, fille de Jean, marchand à Choules, Il en eut plusieurs fils dont les cadets peuvent avoir fait souche. Son fils aîné, Pierre André, reçu procureur au Parlement de Provence par provisions du 24 octobre 1570, épousa en 1572 Delphine Marroc et fit son testament le 4 octobre 1607. Il laissa, entre autres enfants, deux fils :
  1. Paul André, né à Aix en 1576, qui continua la lignée;
  2. Jacques André. Ce dernier, d'abord procureur au Parlement, puis receveur du taillon, fut reçu en 1627 trésorier général de France et mourut à Aix en 1652; il ne laissa que des filles dont l'une épousa en 1635 son cousin Jacques André, chef de la branche aînée.
Paul André, célèbre avocat au Parlement de Provence, fut deux fois consul assesseur d'Aix et mourut en 1640. Il avait épousé en 1604 Gasparde de Félix, fille d'un avocat et issue d'une branche de la famille de Félix du Muy qui a donné un maréchal de France. Son fils, Balthazar d'André, né à Aix en 1611, marié en 1635 à Claude de Signier, décédé en 1681, fut reçu en 1637 conseiller en la Cour des aides de Provence en remplacement de son oncle, Melchior de Félix. Il fut anobli par cette charge qu'il transmit à son fils, Balthazar, né en 1639, marié en 1664 à Gabrielle de Meyronnet, décédé en 1723. Celui-ci fut maintenu dans sa noblesse en 1668 par arrêt des commissaires chargés de la recherche des faux nobles. Il fut père de Pierre d'André, né à Aix en 1670, qui mourut avant lui en 1718, et grand-père de Jacques-Benoit d'André qui fut reçu en 1737 conseiller en la Cour des comptes de Provence.

La famille d'André a été particulièrement illustrée par le fils de ce dernier, Antoine-Joseph d'André de Bellevue, né à Aix en 1759. M. d'André était depuis 1779 conseiller au Parlement de Provence quand il fut élu député de la noblesse de cette province aux Etats généraux de 1789. Il joua à la Constituante un rôle important et en fut nommé président en 1790. Lors de la première Restauration il fut nommé directeur général de la police. Il fut plus tard intendant des domaines de la Couronne et conserva ces dernières fonctions jusqu'à sa mort, survenue en 1815. Il était connu sous le titre de baron qui, paraît-il, lui avait été conféré pendant l'émigration par l'empereur d'Autriche. Le baron d'André avait épousé en 1781 Mlle Mignard qui lui survécut jusqu'en 1831. Il en eut six fils :
  1. André Balthazar, né à Aix en 1787, marié en 1811 à Mlle Cunier, décédé en 1831, dont le fils mourut prématurément en 1846 sans avoir été marié ;
  2. Antoine-Maurice, né à Aix en 1789, créé baron par lettres patentes du 7 décembre 1830, mais connu sous le titre de marquis d'André, lieutenant général des armées du Roi en 1844, sénateur en 1851, grand-officier de la Légion d'honneur, marié en 1838 à Mlle de Lascours, décédé en 1860, dont les deux fils moururent sans avoir été mariés ;
  3. Maxime, né à Paris en 1791, lieutenant-colonel, aide de camp du duc d'Angoulême, marié en 1810 à Mlle Gangnier, décédé en 1859, qui reçut le titre de vicomte par lettres patentes du 22 décembre 1827 et dont la descendance subsiste avec distinction;
  4. Fortuné-Joseph, décédé sans postérité en 1867 ;
  5. Joseph-Adolphe, né à Vienne en 1805, qui n'eut que deux filles;
  6. Edouard-Joseph, né en 1807, page de la vénerie du Roi, qui demeura célibataire.

Principales alliances : de Félix (du Muy) 1604, de Duranti 1633, de Meyronnet 1664, de Clapiers 1735, de Fortis 1788, Reynaud de Lascours 1838, Bauquet de Grandval 1857, de Clinchamps-Bellegarde 1861, de Joybert 1863, Mathéi de Valfons 1861, de Saint-Vincent-Brassac 1885, de Trinquelague 1888, etc.

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