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18 janvier 2009

Anciennes photos de famille

Un grand merci à Mme Gautier qui m'a communiqué ces très vieilles photos de famille que je ne connaissais pas... Ainsi qu'à Jean-Louis Damret, pour les photos de la mise à jour du 1er juin 2013 (voir plus bas).


Toute la famille dans la jardin de la maison du Cygne à Saint-Denis de l'Hôtel.
Assis de gauche à droite : Marie Dubois (ep. Raymond Mordefroid), Onésime Dubois, Marie Ligneau, Jean Dubois
Au milieu : Pierre Dubois, mort en Bavière à la guerre de 14-18.
Debouts de gauche à droite : Louis Dubois, Jeanne Dubois (ép. M. Parendeau), Joseph Dubois, Marguerite Dubois (ép. L. Gibier), Léonce Gibier, Albert Dubois, Georges Dubois. Photo prise vers 1900.



Albert Dubois, Alice Dubois, Jeanne Touche. 1902.



De gauche à droite : Maurice Dubois, Fernand Dubois, Alice Dubois, Jacques Dubois, Thérèse Dubois, Albert Dubois, Jeanne Touche. Env. 1920.

Mise à jour du 1er juin 2013 : Photo et données envoyées ces dernières semaines par Mr Jean-Louis Damret que je remercie infiniment.

De gauche à droite, au 1er rang, Jeanne (Francine) Touche, épouse d'Albert, Marie Dubois, épouse Plasson, fille de Marthe, Marthe Dubois (née Ligneau), épouse d'Henri, Henri Plasson, fils de Marie, Man-neau Anne-Médorine Pelletier, mère de Marie et Marthe, Michel Ligneau, fils de Louis, neveu de Marie et Marthe, Marie Ligneau, épouse d'Onésime, Marguerite Dubois, Hélène Gibier, fille de Marguerite, X Plumelle, une cousine. Deuxième rang, de gauche à droite, Albert Dubois, Thérèse Dubois, fille de Marthe, Emile Plasson, Jeanne Dubois, Georges Dubois, Léonce Gibier, Marie Dubois, Louis Dubois, Marie Louise Plumelle, Joseph Dubois, Jean Dubois, Pierre Dubois.
Mariage de Jean Dubois et Marie Hervieux en 1917

Mariage de Jean Dubois et Germaine Roulin en 1920
Jean Dubois et Germaine Roulin en 1938
Alfred Dubois, père d'Onésime et Henri.
L'exploitation d’Onésime Dubois en Algérie
Almédorine Ligneau avec Michel Dubois (à gauche) et Jacques Dubois (à droite)
Onésime et Marie Dubois et leurs 5 ainés : Alfred, Georges, Marguerite, Louis, Joseph (de gauche à droite)
De gauche à droite et de haut en bas :Joseph, Georges, Albert, Louis,Thérèse et Marie (filles d’Henri), Jeanne, Marguerite, Onésime, Pierre, Marie, inconnu,Jean, Marie
Les filles d’Onésime et d’Henri Dubois (de gauche à droite) : Marguerite, Jeanne, Marie (Mordefroid), Thérèse, Marie (Plasson)
De gauche à droite, en haut : Jean, Rémond Mordefroid et un inconnu (2ème ou 3ème?), Joseph, Louis. En bas : Georges, son épouse Marie Louise et leur fils René, Marie mère, Marie (épouse Mordefroid) et sa fille Andrée. La photo semble être prise devant le porche de la chapelle du prieuré de Pont-aux-Moines.
La chapelle du prieuré a été détruite en 1927 à cause de sa vétusté pour faire place à un pavillon. Vue du prieuré de nos jours.
Chapelle du prieuré avant sa destruction.
Marguerite Dubois et Léonce Gibier à la maison du Cygne
Georges Dubois, son épouse Marie-Louise Fourment, et leur fils René
Les 3 enfants de Louis Dubois : Jean, Jeanne et Maurice (de gauche à droite)

Actes d'Algérie



Dans cet album :

  • Décès d'Eugène Théus, le 12 oct 1893 à Oran, âgé de 64 ans, né à Terrasses, Basses-Alpes, de feu Antoine Théus et feue Rosalie Yvan.
  • Décès d'Onésime Dubois
  • Naissance d'Honoré Eugène Émile Théus
  • Mariage d'Albert Dubois et Jeanne Marie Touche
  • Mariage de Louis Auguste Théus et Mélanie Huet du Rotois
  • Mariage d'Honoré Émile Théus et Désirée Marie Victorine Schmitt
  • Mariage de Marie François Louis Touche et Cécile Amélie Nicolas
  • Naissance d'Alice Dubois
  • Naissance d'Antoine Louis Touche
  • Naissance de Césarie Antoinette Touche
  • Naissance de Désiré Édouard Touche
  • Naissance d'Emma Théus
  • Naissance d'Eugénie Théus
  • Naissance de Ferdinand Touche
  • Naissance de Jeanne Marie Touche
  • Naissance de Marie Antoinette Césarine Touche
  • Naissance de Marie Rosalie Emélie Théus
  • Naissance de Maurice Dubois

24 décembre 2008

Jean Michel x Emerentianne Leautier Faure

Gap 1698-1702 vue 10/52

Le 26e jour du mois de janvier de l'année 1699 ici donné la bénédiction nuptiale à Jean Michel, fils d'Antoine, maitre cordonnier, âgé de 25 ans, et à Emérentienne Léautier Faure, fille à feu Jérôme, âgée aussi d'environ 25 ans, etc.

Etienne Brémond x Elisabeth Blanc

Gap (paroisses Notre-Dame et Saint-Arnoux), 1723-1727, vue 14/83

27 septembre 1723

Le même jour avons donné la bénédiction nuptiale à Étienne Brémond, maitre cordonnier de cette ville, fils à Étienne Bermond, et d'honnête Marie Léautier Faure tel père et mère et honnête Élisabeth Blanc, fille légitime et naturelle de Barthélémi et de Dimanche Serre, originaires de Manteyer, etc.

15 décembre 2008

Claude Allègre x Louise Bayle

Claude Allègre x Louise BayleL'an 1727 et le 4 août après la publication des bans du mariage entre Claude Allègre fils à feu Anthoine et de Eléonore Vial de la paroisse de Beauvezer diocèse de Senez d'une part, et Louise Bayle fille de François et de feue Marguerite Pascali de cette paroisse etc. etc.

Le Vernet BMS 1704-1792 Vue 46/312

06 décembre 2008

Jean Touche x Barbe Mathieu

Seyne / St-Pons BMS 1744-1792 309/388

L'an 1780 et le 10 janvier après trois publications faites dans cette paroisse et dans celle de Seyne... entre Jean Touche de Jean et d'Élisabeth Liotard, veuf de Catherine Savornin de la paroisse de Seyne d'une part et de Dlle Barbe Mathieu fille de Sr Durand et de Dlle Magdeleine Peytral de cette paroisse... avons conjoint en mariage et donné la bénédiction nuptiale audit Sr Jean Touche et à ladite Dlle Barbe Mathieu, présents : Sr Durand Mathieu, père de l'épouse, Jean André Mathieu son frère, Sr Claude Jacques Arnaud son oncle d'affinité, Sr Pierre Chauvet son beau-frère, Jean-Pierre Dalaye beau-frère de l'époux de la paroisse de Thoard et autres présents qui ont signé.

Pierre Arnaud x Suzanne Gastinel

Barcelonnette BMS 1661-1736 570/590.

Pierre Arnaud feu Esprit d'Uvernet Marchand et Suzanne Gastinel fille de sieur André Marchand de cette paroisse ayant obtenu dispense de deux bans ont reçu la bénédiction nuptiale le 31 août 1734...

Signatures : Pierre Arnaud, Jean Yvoun, Suzanne Gastinel, Joseph Pascalis, JBaptiste Berlie

30 novembre 2008

Etienne Roux x Catherine Granoux

L’an 1714 et le 30 juillet après avoir fait les trois publications de mariage entre Étienne Roux fils à feu Dominique et de feue Anne Giraude de la paroisse de Marcoux du diocèse de Digne et honnête fille Catherine Granoux fille d’Antoine et de feue Anne Audibert de notre paroisse (Beaujeu). N’étant venu à ma connaissance aucun empêchement canonique vue l’attestation de Monsieur Meinier de Marcoux signée et en due forme les susdits Étienne Roux et Catherine Granoux ont reçu en ma présence la bénédiction nuptiale de Monsieur Granoux prieur de Draix

Testament Antoine Roman

Suite des actes et retranscriptions envoyés par Christian Bonnet

Testament d’Antoine Roman, Me Blaise Estrayer, La Javie, AD 04, 2 E 4818.

Au nom de Dieu soit-il l’an mil sept cent soixante cinq et le douze du mois de février avant midi, le règne de très chrétien et très auguste Louis quinzième du nom, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, longuement et heureusement le soit, par devant le notaire royal des lieux de Beaujeu, La Javie soussigné, présents les témoins ci-après nommés ici assemblés, constitué en sa personne Antoine Rouman fils de Joseph et de Catherine Aubert, ménager du Cluchayret hameau dudit Beaujeu, lequel se trouvant détenu dans son lit de maladie corporelle, libre néanmoins dans tous ses sens et d’esprit, considérant qu’il ni a rien de plus certain que la mort ni de plus incertain que l’heure d’icelle, a résolu de faire son dernier et valable testament nuncupatif. Les dispositions duquel ledit testateur les a prononcé en présence de nous notaire et témoins ci-après décrits que nous les rédigeons par écrit à mesure que les dite et prononcé que sont telles qui s’ensuivent.

Et comme bon et fidèle chrétien s’est muni du signe de la croix et recommandé son âme à Dieu et à notre seigneur Jésus Christ, notre rédempteur et à la glorieuse vierge Marie et à tous les Sts et saintes du paradis, les priant, par leur intercession, de vouloir lui faire obtenir le pardon et rémission de ses péchés et placer son âme au royaume céleste de paradis. Voulant que son corps, lorsque son âme en sera séparée, soit enseveli au vas de ses ancêtres qui se trouvent dans la chapelle dudit Clucheret ; que ses obsèques et funérailles soient faites à la discrétion de Marie Roux son épouse, persuadé qu’elle s’en acquittera en femme d’honneur et conscience, la chargeant néanmoins de faire dire et célébrer cent vingt messes de mortuaire avec absoute dans l’an de son décès par tels Srs prêtres ou religieux qu’elle trouvera bon.

Et continuant de disposer de ses biens qu’il a plut à Dieu lui donner, ledit testateur a légué et lègue par droit de légat et institution particulière à Anne Marie, Marianne et Marguerite ses trois filles et de ladite Marie Roux, et à la chacune d’icelle la somme de mille livres payable aussi à la chacune lorsqu’elles viendront en mariage ou en ayant atteint l’âge de vingt cinq ans. Cinq cent livres le jour de leur mariage ou susdit âge et les cinq cent restantes leurs seront également payées en payes de cent livres à commencer un an après leur mariage ou susdit âge, ainsi continuant jusqu’à l’entier paiement année après année. Et jusqu’après leur mariage ou susdit âge, ledit testateur veut qu’elles soient nourries et entretenues en travaillant et s’occupant au profit de son héritage.

De plus ledit testateur a légué et lègue par droit de légat et institution particulière à Joseph Roman et à Catherine Aubert ses père et mère et à chacun d’eux la somme de trente livres payable dans l’an de son décès.

Finalement ledit testateur à légué et lègue par droit de légat et institution particulière à Catherine Roman sa fille et de ladite Roux, épouse de Pierre Audibert, la somme de trente livres et ce par-dessus la constitution de dot que lui a fait dans son contrat de mariage reçu par nous notaire. Payables les susdites trente livres un an après son décès. Instituant ledit testateur tous les susdits légataires et légatrices quant aux susdits légats, ses héritiers particuliers sans qu’ils puissent rien de plus prétendre sur ses biens et héritage. De plus, ledit testateur lègue aux posthumes la même somme qu’il lègue à une de ses filles qui ne sont pas encore mariée et même paiements.

Et tous et un chacun ses autres biens, meubles, immeubles présents et à venir, de quelles espèces qu’ils puissent être, ledit testateur a créé et institué de sa propre bouche, nommé par nom et surnom, toujours en présence de nous notaire et témoins ci-après nommés, savoir est Marie Roux sa bien aimée épouse, pour jouir du tout d’abord après son décès, au plaisir et volonté en payant les légats et charges de son héritage, la chargeant néanmoins de nommer pour son héritier une de ses quatre filles. Et au cas que ladite Marie Roux ne vienne pas à nommer, ledit testateur a nommé et nomme pour son héritière générale et universelle et pour le tout, en payant les charges qu’un héritier est obligé de faire, ladite Catherine Roman sa fille et de ladite Marie Roux, épouse de Pierre Audibert. Et venant, ladite Roux son épouse, sera privée de nomination.

Casse, révoque ledit testateur, tous autres testaments, codicilles, donations à cause de mort qu’il pourrait ci-devant avoir fait. Veut que le présent soit son seul et valable testament nuncupatif et que s’il ne vaut pas par tel droit, veut qu’il vaille par codicille, donation à cause de mort ou à la meilleure forme que de droit pourra valoir, demeurant toujours dans sa forme et teneur. Requérant ledit notaire de lui en donner acte, ce que nous avons fait et publié audit Cluchairet, dans la chambre et au devant du lit dudit testateur qui persiste dans ses dispositions, en présence de messire Barthélémy de Gaudemar, prieur dudit Beaujeu et messire Pierre Guieu, vicaire à La Javie, Jean Guieu, Pierre Guieu, négociant de Beaujeu, Pierre Genesi du lieu d’Auzet, Pierre Jean et Jean Antoine Martin, travailleur dudit Cluchairet, témoins requis, signés avec ledit testateur.

Antoine Roman.

26 novembre 2008

Anthoine Granoux x Anne Audibert

Le 25 octobre 1688 au Brusquet. Mariage d'Anthoine Granoux, fils de Nicolas et Isabeau Belletrux avec Anne Audibert, fille de Jacques Audibert et Madeleine Roux.

Anthoine Granoux x Anne Audibert

Pierre Aubert x Anne Bosse

Le 13 septembre 1701 à la Javie (04), mariage de Pierre Aubert, fils de Pierre et Jeanne Sauve de Verdaches, avec Anne Bosse, fille d'Esprit et de feue Anne Daumas de la Javie.

23 novembre 2008

Étienne Théus x Marianne Lautaret

Suite des actes et retranscriptions envoyés par Christian Bonnet

Contrat de mariage de Etienne Théus et Marianne Lautaret, Me Joseph Théus, Saint Vincent, AD 04, 2 E 15697, f° 182 à 188.

Au nom de Dieu soit l’an mil sept cent trente deux et le dix-septième jour du mois d’avril, très chrétien prince Louis quinzième par la grâce de dieu roi de France et de Navarre, longuement et heureusement régnant, par devant nous notaires royaux de la ville de Seyne, La Bréole et présent lieu de St Vincent, présents les témoins après nommés, constitués en leurs personnes, Étienne Théus fils de Jean et de Louise Rolland (journalier rayé) travailleur de ce lieu de St Vincent d’une part et Marie Anne Lautaret fille d’Antoine, capitaine châtelain et de demoiselle Françoise Arnaud dudit St Vincent d’autre. Lesdites parties de leur gré et mutuelle stipulation intervenant autorisées, savoir ledit Théus de ses dits père et mère, d’Hyllère Lafond et de Jean Théus ses beaux-frères, de Joseph et Balthazar Rolland et François Reynaud ses oncles, d’Etienne Théus son cousin et parrain, et ladite Lautaret de ses dits père et mère, de Sr André Lautaret son grand père, de Sr André et Jean Lautaret ses frères, de nous Michel Martin l’un desdits notaires, des Srs Claude Arnaud de la ville de Seyne et de Jean Echautier du lieu de Gigors ses oncles, de nous Claude Michel l’un de nous notaires, messire Jean Pierre Alphand, prêtre prieur du lieu du Sauze, Sr Joseph Alphand, Sr Jean-Louis Hermitte seigneur du lieu d’Ubaye et Jean Chabrand, ses cousins et de plusieurs autres leurs parents et amis ici assemblés de part et d’autre, ont promis et promettent se prendre et consentent d’être épouser en face de notre Ste mère l’église catholique et apostolique romaine à la première réquisition de l’un d’eux. Ainsi l’ont promis et juré.

Et pour dot, lesdits Sr Lautaret et Arnaud mariés, ayant le présent mariage pour agréable, ont donné et constitué en dot à ladite Marianne Lautaret leur fille, et pour elle audit Théus son futur époux, la somme de mille trois cent livres, savoir mil deux cent livres en argent et cent livres en meubles qui sont, du chef de ladite Arnaud mère, la somme de cent livres, et le reste, de celui dudit Lautaret père. Laquelle constitution est pour tous les droits, tant paternels que maternels, succession légitime, supplément d’icelle, portion verille (virile?) que ladite Marie Anne et les siens pourront espérer et prétendre sur les biens et héritage de ses dits père et mère. Pour le recouvrement de laquelle et constitue ledit Théus, son futur époux, son procureur irrévocable pour l’exiger et en acquitter en forme. Lequel ici présent, déclare avoir reçu avec ledit Jean Théus son père, au vues de nous notaires et témoins, en espèces de cours, ladite somme de mille deux cent livres et les cent livres de meubles. Et comme content en ont quitté et quittent lesdits Sr Lautaret et Arnaud, promettent n’en faire ni être fait demande. Laquelle constitution, lesdits Théus père et fils, solidairement l’un pour l’autre et l’un d’eux seul pour le tout, sans division ni ordre de discussion, renonçant au bénéfice d’icelle, ont reconnu et assuré comme ils reconnaissent et ils assurent sur tous leurs biens présents et à venir pour et au cas –que Dieu garde- le tout être rendu, le tout à qui de droit.

Et ici toujours présents, lesdits Jean Théus et Rolland mariés, lesquels ayant le présent mariage pour agréable, en faveur et contemplation d’icelui par donation à cause de noces, ont donné et donnent audit Étienne leur fils, présent, stipulant et humblement ses dits père et mère remerciant, savoir ledit Jean Théus père, ses acquêts et conquêts faits et à faire, les émancipe et émancipe, le fait homme libre de son droit avec pouvoir de contracter, négocier, attester et faire tous actes qu’un homme libre peut faire. Et pardessus ce, lesdits Théus et Rolland, mariés donnent audit Étienne leur fils toujours présent et acceptant, tous et un chacun leurs biens, dots, droits présents et à venir, en quoi qu’ils consistent et puissent consister pour en jouir dès le jour du mariage sous les réserves ci-après.

Et premièrement de leur nourriture et entretien sur les biens donnés, et en cas d’insupport, d’une portion annuelle et viagère de six charges de bled froment, huit charges vin, chausses de bas et souliers tous les ans et la somme de septante cinq livres de l’ordonnance aussi tous les ans ; vêtus de deux ans en deux ans, faculté de prendre du bois au ligner et d’hortolailler au jardin sans abus, la jouissance d’une des chambres dépendante de la maison d’habitation meublée des meubles à eux nécessaires suivant leur qualité, et deux greniers pour y tenir leur blé, deux tonneaux pour y tenir leur vin qu’ils placeront dans la cave de ladite maison. Payable ladite pension moitié le jour de leur séparation et l’autre moitié six mois après et ainsi continuant annuellement pendant leur vie. Et, venant l’un d’iceux à mourir, ladite pension sera diminuée de la moitié.

Plus, ledit Théus se réserve tant pour lui que pour sa dite femme, leur vie durant, la jouissance de la moitié des fruits du verger qu’il a au-dessous de sa maison depuis qu’il a acquit de Me Théus, l’un de nous notaire, jusqu’au verger des hoirs d’Etienne Théus, d’haut en bas, pour en jouir leur vie durant. Et venant l’un d’eux à mourir, ladite réserve sera diminuée de la moitié.
Encore se réservent la jouissance d’un chinivier qu’ils ont au dit lieu et en pied de ce qu’ils ont acquit dudit Me Théus pour en jouir aussi leur vie durant et avec faculté de laisser le chinivier à l’une ou à toutes les deux de Madeleine et Marguerite Théus, leurs filles, ne venant en mariage.

De plus, se réservent pareille somme pour chacune desdites Madeleine et Marguerite qu’ils ont constitué à Jeanne Théus leur autre fille mariée avec Jean Théus suivant leur contrat de mariage qu’ils ont passé par devant nous dit Théus ; payable ladite réserve somme est portée par ledit contrat de mariage. Laquelle réserve tiendra lieu et place de tous droits de légitime, supplément d’icelle, portion verille que lesdites Madeleine et Marguerite pourraient espérer et prétendre sur les biens et héritage desdits donnants.

Et finalement, se réservent la somme de sept cent livres pour moitié chacun, pour en faire et disposer à leur plaisir et volonté. Et n’en disposant pas, appartiendront à leur dit fils donataire, en faisant le service de leurs funérailles et prier Dieu pour le repos de leur âme, en payant toutefois à autre Madeleine Théus, leur autre fille et femme de Jean Michel du lieu de La Bréole, Élisabeth Théus femme de Hillère Lafond, et à Jeanne Théus femme de Jean Théus, et à chacune d’icelle 3 livres, la moitié pour chacun, payable immédiatement après leur décès, et ce outre et par-dessus les constitutions à elles faites dans leur contrat de mariage.

Promettant ledit futur époux, d’orner sa future épouse de robes, bagues et joyaux de la valeur de cent livres. Et pour aument, l’époux donne à la future épouse la somme de deux cent livres, et icelle à icelui celle de cent livres. Lesquels aument, robes, bagues et joyaux demeureront et appartiendront au survivant des deux futurs mariés. Lequel futur époux restera chargé et acquitte toutes les charges que ledit mariage se trouvera devoir.

Pour la validité de laquelle donation, lesdites parties ont fait et constitué leurs procureurs spéciaux et généraux. Quant à ce, à savoir les porteurs des présentes, pour demander, requérir et respectivement consentir par devant tel magistrat qu’il appartiendra, la publication, homologation, autorisation, enregistration desdites donations avec pouvoir de jurer en leur âme qu’en icelles n’est intervenu aucun dol avec promesse de relèvement en forme.

Et pour ce, lesdites parties obligent leurs biens présents et à venir à toutes cours, renonçant, jurant, requérant acte. Fait et publié audit St Vincent, dans la maison dudit Sr Lautaret. Présent messire Joseph Berle curé dudit St Vincent et messire Jacques Honoré, prêtre servant la succursale de Costabelle, hameau de La Bréole, témoins requis et signés avec les parties fors ladite Rolland qui a déclaré ne savoir écrire de ce enquis.

ETheus, Marianne Lautarete, JTheus, ALautaret, Françoise Arnaud, Lautaret

Photographies (cliquer sur chacune des photos pour les agrandir)

Etienne Jean x Anne Marie Roman

Suite des actes et retranscriptions envoyés par Christian Bonnet.

A noter pour ceux qui s'intéressent à la famille de Gaudemar, la présence, dans la maison de Pierre Audibert, de messire Balthazar de Gaudemar, prieur de Beaujeu.

Mariage d'Étienne Jean (Sosa 280) et Anne-Marie Roman (Sosa 281) le 25 septembre 1775 à Beaujeu (04)



Contrat de mariage d’Etienne Jean et Anne Marie Roman, Me Blaise Estrayer, La Javie, AD 04, 2 E 4820.

Au nom de Dieu soit-il l’an mil sept cent soixante quinze et le vingt cinq du mois de septembre avant midi du règne de très chrétien Louis seizième du nom, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, longuement et heureusement le soit, par devant le notaire royal des lieux de Beaujeu, La Javie soussigné, présents les témoins ci-après nommés, fût présent Etienne Jean fils de Guillaume et de Jeanne Roux, aubergiste dudit Beaujeu d’une part, et Anne Marie Roman fille de feu Antoine et de Marie Roux du hameau du Clucheiret d’autre. Lesquelles parties, de leur gré, assistées et autorisées, ledit Jean de ses dits père et mère et ladite Anne Marie Roman de Blaise Roman son oncle paternel (1) et de plusieurs autres leurs parents et amis de part et d’autre, ont promis de se prendre et s’épouser en face de notre Ste mère église à la première réquisition de l’un d’eux.

Et pour l’honneur du support des charges du mariage, ladite Anne Marie Roman se constitue et s’assigne en dot, à elle et pour elle au dit Étienne Jean son futur qu’elle ici, constitue pour le recouvrement de sa dot son procureur irrévocable acceptant, la somme de mile livres qui est même somme que son dit père lui a légué dans son dernier testament reçu par nous, notaire, le douze février mil sept cent soixante cinq, dûment contrôlé et insinué à la ville de Digne.

Ensemble la future se constitue la somme de deux cent livres qui peuvent lui à venir de ladite Marie Roux sa feue mère. Revenant toutes les dites constitutions à la somme de mille deux cent livres, acompte desquelles ledit Jean en a reçu cent trente au prix des hardes de la future, ce à quoi elles ont été estimées et évaluées par amis communs des parties et tout de suite retirées par ledit Jean. Ensemble la somme de trois cent soixante dix livres en écus et monnaies de cours, au vue de nous notaire, témoins (2) dont du tout, content, l’en quitte. Et les cinq cent livres restantes, ledit Audibert promet les payer en payes de cent livres ainsi qu’il est porté par le testament ci-dessus mentionné.

Et à l’égard des deux cent livres provenant du chef de la dite feue Roux Marie sa mère, ladite future donne pouvoir ainsi qu’il est dit de les exiger et recouvrer contre qui de droit. Toute laquelle dot ci-dessus reçue et à recevoir, lesdits Jean père fils la reconnaissent et assurent sur tous leurs biens et droits présents et à venir pour être restituée en cas de restitution arrivant à qui de droit. Auquel cas elle sera restituée de la même manière qui a été reçue et sera reçue.

Et toujours ici présent, lesdits Guillaume Jean et ladite Roux, père et mère du futur, ont fait donation entre vifs et pour cause de noces à jamais irrévocable, de tous et un chacun leurs biens meubles, immeubles, présents et à venir de quelle espèce qu’ils soient et puissent être sous les réserves ci-après déclarées.

En premier lieu, les dits donnants se réservent (3) la somme de deux mille huit cent livres qui sont pour Geneviève, Clère et Marie et Rose leurs filles qui est six cent livres pour la chacune, payable par ledit donataire lorsqu’elles viendront en mariage ou à l’âge de vingt cinq ans ; trois cent livres le jour de leur mariage ou audit âge y compris leurs hardes et le restant en payes de cent livres à commencer la première année après leur mariage ou susdit âge, ainsi continuant annuellement et à chaque jour (an ?) jusqu’à entier paiement.

Plus, les dits donnants veulent qu’il soit payé par son donataire la somme de quatre cent livres à Jean Antoine Jean leur autre fils payable (4) la moitié à l’âge de vingt cinq ans. Et voulant apprendre un métier, lui sera payé au maître qui le lui enseignera ce qui sera nécessaire et sera acompte dudit légat. Et le restant à payer, cent livres par année à commencer l’an d’après son mariage ou susdit âge.

Plus, se réservent les dits donnants, leur nourriture et entretien tant en santé que malades. Et en cas d’insupport, qu’ils ne puissent rester ensemble, ils se réservent, iceux donnants, la moitié du comble de la donation. Et venant, ledit Jean, à mourir avant ladite Jeanne Roux son épouse, et ne pouvant rester avec leur donataire, veut qu’il lui soit payé par icelui une pension annuelle et viagère de trois charges blé froment, trente livres tous les ans, payables la moitié au jour de l’insupport et l’autre moitié six mois après par avance, un habit de pied en cap de trois en trois ans, une chambre garnie audit Beaujeu suivant son état, l’usage du jardinage et du bois au ligner pour son usage, le tout sans abus.

Et tout le contenu au présent, les parties promettent observer et n’y contrevenir à peine de tous dépens, dommages et intérêts sous obligation, les dites parties, de tous leurs biens présents et à venir qu’ils ont soumis à toutes cours, l’ont juré requis acte.

Fait et publié audit Beaujeu dans la maison de Pierre Audibert. Présent messire Balthazar de Gaudemar, prieur de Beaujeu, messire Jean-Baptiste Groués vicaire du même lieu, témoins requis, signés avec les parties hors ladite Anne Marie et Jeanne Roux qui ont déclaré ne savoir écrire de ce enquis suivant l’ordonnance.

(1) De Pierre Audibert son beau frère.
(2) Lesdits Jean père fils en quittent ledit Audibert et promettent ne lui en faire à jamais demande ni recherche.
(3) La somme de trois cent livres qui est deux cent livres du chef du père et cent livres du chef de ladite Roux mère.
(4) Qu’icelle se trouve comprise sur celle de deux mille huit cent livres.

GJean, Etienne Jean.

PM : Charge (de blé) : Ancienne mesure pour la vendange, les liquides et les grains. A Digne la charge valait 161 litres de blé faisant 310 livres poids de table soit 124 kg environ. Marcel Lachiver : Dictionnaire du monde rural. Fayard.

Contrat de mariage d'Honoré Arvel et Rose Pascal

Comme en 2007, 2006 et 2005, Mr Christian Bonnet, avec qui je cousine dans les Alpes de Haute Provence est revenu des AD de Digne avec une moisson d'actes et retranscriptions qu'il partage avec nous. Merci Christian.

L'acte d'aujourd'hui concerne Honoré Arvel et Rose Pascal d'Allos, mes sosas 572 et 573.

Contrat de mariage d’Honoré Arvel et Rose Pascal, Allos, Me Jean Hiacinte Gariel, 2 E 8115, f°28 r° à 31 v°

Mariage entre Honoré Arvel des Bouchiers et Rose Pascal du Seignus

L’an mil sept cent quarante neuf et le dix septième jour du mois de novembre à Allos, par devant nous Jean Hiacinte Gariel notaire royal à la dite ville et en présence des témoins soussignés, ont été établis en leur personne Honoré Arvel fils de Jean Jacques du hameau des Bouchiers d’une part et honnête Rose Pascal fille de feu Pierre et d’Angélique Chaix du hameau du Seignus, l’un et l’autre présente communauté, lesquels assistés et autorisés l’un et l’autre savoir, le dit Honoré Arvel par les dits Jean Jacques son père, Thérèse Chaix sa mère, Antoine Augier son beau-frère, et la dite Rose Pascal par la susdite Angélique Chaix sa mère, de Sr Joseph Chaix, consul actuel de la présente communauté, son oncle et son curateur judiciairement nommé à l’effet de la validité du présent, Sr Honoré Chaix aussi son oncle et d’autres leurs parents et amis communs, ont promis de s’épouser en face de notre Ste mère l’église à la première réquisition qu’elles s’en feront respectivement.

Et attendu que la dot est le patrimoine des filles pour leur aider à supporter les charges du mariage, la dite Rose Pascal assistée comme dessus s’est constituée en dot et pour cause de dot et par elle au dit Honoré Arvel son futur époux, tous les droits qui lui compètent ou peuvent lui compéter sur les biens et héritage du dit feu Pierre Pascal son père, tant en vertu de son dernier testament reçu par me Julien notaire à Colmar qu’autrement en quelque manière que ce soit ou puisse être, avec pouvoir au dit Honoré Arvel qu’elle constitue son procureur irrévocable d’en poursuivre le paiement ainsi qu’il avisera.

Constituée en outre la dite Angélique Chaix mère de la future épouse laquelle, pour contribuer de son chef à l’accomplissement du présent mariage, a donné et constitué à la dite Rose, sa fille, en augment de dot, la somme de cent trente cinq livres payable par son héritier dans l’an après son décès * savoir cent pour tous les droits que la dite Rose, sa fille, peut prétendre sur ses biens, et les trente cinq livres restantes en remboursement d’une partie des frais que le dit Honoré Arvel a été obligé de faire pour obtenir la dispense de parenté en la légation d’Avignon et à Senez suivant l’accord qui en a été fait entre les parties.

Acompte de laquelle constitution, le susdit Honoré Arvel, toujours assisté et autorisé par son dit père, a déclaré avoir reçu cent livres au prix des hardes et fagot de la future épouse procédant du chef du père et promet de les reconnaître et assurer ainsi que tout ce qu’il recevra dans la suite, acompte ou pour entier paiement, de la susdite constitution dotale sur tout et un chacun ses biens qui lui furent donnés par Jean Jacques Arvel et Thérèse Chaix, ses père et mère, dans son contrat de mariage avec Marie Bourillon reçu par feu Me Jean Dominique Garriel, notaire, le douze février 1744, le cas de restitution arrivant.

Ont été en outre constitués les dits Jean Jacques Arvel et Thérèse Chaix père et mère du futur époux, lesquels voulant continuer à vouloir lui donner des marques de leur tendresse ont, en tant que de besoin, confirmé et ratifié la dotation qu’ils lui ont faite l’un et l’autre dans son susdit contrat de mariage du 12° février 1744 sous les clauses et conditions énoncées dans le dit acte auxquelles ils ne prétendent pas se préjudicier. Les futurs époux se sont fait donation obnuptiale et réciproque, savoir l’époux à l’épouse de cent livres et l’épouse à l’époux de cinquante pareilles livres à prendre par le survivant sur les biens du prémourant incontinent après son décès.

Le tout ainsi convenu, stipulé et accepté par l’une et l’autre des parties qui promettent chacune en droit soit l’entière observation du présent à peine de tous dépens, dommages et intérêts, et sous l’obligation de tous leurs biens présents et à venir. Renonçant, jurant et requérant acte, fait et publié au dit Allos, dans la maison de Mr Pascalis de la Sestrière, commissaire des guerres. Présents le Sr Laurent Jaubert, bourgeois de la dite ville et Pierre Honoré Sicard, témoins requis et signé avec le dit futur époux, ceux des parents qui ont su et nous notaire. La dite future épouse, Angélique Chaix, sa mère, et Thérèse Chaix mère du susdit époux ayant déclaré ne savoir écrire de ce enquis suivant l’ordonnance. * Il a été convenu entre les parties que des cent trente cinq livres constituées en augment de dot par Angélique Chaix, soixante huit seront payables dans l’an après du décès de la dite Angélique, et les soixante sept restantes en deux paiements égaux d’année en année consécutifs. Et supra, le dit Joseph Chaix, consul actuel de la présente brude ? de la future épouse lui a donné un anouge femelle.

Honoré Arvel, Jean Jacques Arvel, J chaix, Antoine Augier, JB Chaix, BChaix, Pierre honoré Sicard, Garriel notaire.

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