Affichage des articles dont le libellé est Vivarais. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vivarais. Afficher tous les articles

21 novembre 2012

Faure des Chaberts

FAURE, famille noble, originaire de la ville de Tournon en Vivarais ; elle a été divisée en deux branches principales, qui font celles de Belin et des Chaberts. La première, qui était l’aînée, est éteinte : nous en suivrons néanmoins la filiation. La seconde, établie à Saint-Péray, il y a plus d’un siècle y réside encore de nos jours. Elle a été maintenue dans sa noblesse, par un arrêt de la Cour des comptes, aides et finances de Montpellier, rendu le 23 décembre 1778, et enregistré à la chambre des comptes du Dauphiné, le 16 mars 1779, lequel nous a été mis sous les yeux.

Cette famille a produit plusieurs officiers recommandables par leurs services et leur dévouement à l’auguste maison de Bourbon.
  1. Jean FAURE, Ier du nom, écuyer, habitant à Tournon au commencement du dix-septième siècle. Il eut pour fils :
     
  2. Alexandre FAURE, Ier du nom, écuyer, qui fut marié deux fois. De ces deux mariages naquirent :
    1. N*** Faure de Belin, qui suit ;
    2. Alexandre, qui fonda la branche des Chaberts, qui sera rapportée ci-après ;
    3. Catherine, mariée, en 1697, avec Louis Pastour de Costebelle, écuyer, officier de la marine royale, dont le fils Jean-François de Pastour de Costebelle, capitaine de vaisseau, et retiré avec le brevet de chef d’escadre, est décédé à Toulon en 1794.
     
  3. N*** FAURE DE BELIN, écuyer, laissa :
    1. Jean, qui suivra ;
    2. Deux filles, dont une fut mariée avec N*** de Vanel, écuyer ; et la seconde, avec N*** de Masclaris, également écuyer et capitaine de cavalerie.
     
  4. Jean FAURE DE BELIN, II du nom, écuyer, eut :
    1. N*** Faure de Belin, capitaine d’artillerie, tué au siège de Berg-Op-Zoom ;
    2. Annet-Joseph, qui suit.
     
  5. Annet-Joseph FAURE DE BELIN, écuyer, cornette au régiment de Chabot, cavalerie, épousa N*** de la Chapelle. De ce mariage sont nés :
    1. Plusieurs enfants décédés en bas âge, ou sans postérité ;
    2. Henriette-Catherine Faure de Belin, dernier rejeton de cette branche, qui s’allia avec N*** de Chambonas, marquis de Perraud.
Première branche de Faure des Chaberts, prise au deuxième degré.
  1. Alexandre FAURE DES CHABERTS, IIe du nom, écuyer, lieutenant d’infanterie, second fils d’Alexandre Faure, ler du nom, contracta mariage, le 9 juillet 1689, avec Catherine du Mazet-Veyret, dont il eut :
    1. Alexandre, qui suit ;
    2. Etienne-Henri, qui a formé une branche, dont l’article viendra ;
    3. François, sieur Dulac, lieutenant au régiment d’Andelau, cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort célibataire ;
    4. Une fille qui épousa N*** de Geix de Montgaillard, écuyer, et qui n’eut qu’une demoiselle, mariée avec N*** d’Arlande, marquis de Mirabel en Vivarais. De ce mariage est issue madame la marquise de Surville.
     
  2. Alexandre-François FAURE DES CHABERTS, écuyer, lieutenant au régiment de Lorraine, épousa, le 13 novembre 1735, Marie Biousse ; ils laissèrent :
    1. Alexandre, qui suivra ;
    2. Henri, chevalier des Chaberts, lieutenant-colonel d’infanterie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis qui émigra en 1791 ; il fut successivement major général de l’avant-garde de l’armée du duc de Bourbon, et capitaine de grenadiers au régiment de Viosménil. Il servit ensuite dans l’armée de Condé, et obtint, à son licenciement, une pension du roi de la Grande-Bretagne. M. le cheva lier des Chaberts est rentré en France depuis l’heureux avènement de Sa Majesté Louis XVIII au trône ;
    3. Gabriel, abbé des Chaberts, décédé en 1814 ;
    4. Mare-Anne-Constance, mariée à Louis-Alexis Barnaud de Villeneuve-Laroche, maréchal des logis des gardes-du-corps du roi, et chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis.
     
  3. Alexandre FAURE DES CHABERTS, IIIe du nom, coseigneur du Pont de Barret, capitaine au régiment Royal Picardie, cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, a épousé, le 25 avril. 1778, Marie Liotaud, dont il a eu :
    1. Un fils, décédé en bas âge ;
    2. Marie-Françoise Sophie, mariée, le 13 février 1803, avec Louis-Balthazar du Bay, chevalier, ci-devant seigneur de Cros, Cévélas et coseigneur de la baronnie de Boffre.
Deuxième branche de Faure des Chaberts, prise au troisième degré.
  1. Étienne-Henri FAURE DES CHABERTS, second fils d’Alexandre, IIe du nom, et de Catherine du Mazet Veyret, capitaine au régiment de la Couronne, dragons, au service de Stanislas, roi de Pologne, et dans celui de Linck, infanterie allemande, au service de France, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, perdit un bras à Dantzick, en 1734, et obtint le commandement du Gua en Languedoc. Il épousa, le 19 avril 1752, Marianne de Pignac du Four de Latour ; et de ce mariage sont nés :
    1.   François, qui suit ;
    2. Jean-Alexis, capitaine au régiment de Perche, infanterie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui émigra en 1791, servit dans le régiment de Viosménil, et ensuite dans l’armée de Condé, jusqu’au licenciement.
     
  2. François FAURE DES CHABERTS, capitaine au régiment de Perche, qui se retira, en 1790, avec un bon pour la croix de Saint-Louis.
Armes : « D’argent au chevron d’azur, accompagné de trois têtes de maures colletées d’argent, deux en chef et une en pointe, deux lévriers pour supports, couronne de comte. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 271
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

03 juin 2011

Famille du Bay


BAY (Du), famille noble, originaire du Vivarais, où elle réside encore de nos jours.

Gilles DU BAY vivait au commencement du quatorzième siècle, et habitait à Bay, pays des Boutières, diocèse de Viviers. Il se maria en 1337, et était qualifié noble. De lui descend :
  1. Jacques du BAY, Ier du nom, écuyer, rappelé dans le contrat de mariage de son fils. La filiation de cette famille est prouvée depuis lui, par actes authentiques et d'une manière incontestable. Il laissa :
     
  2. Antoine du BAY, écuyer, seigneur du Cros, qui épousa, le 7 septembre 1541, Alix Bernard, fille d'Antoine Bernard et de Claudine Dupont, dont il eut :
     
  3. Jacques Du BAY, IIe du nom, seigneur du Gros, qui contracta mariage, le 18 décembre 1595, avec Alix du Buisson, fille de Siméon du Buisson, écuyer, et de Paule de la Torrete.

    Le roi Louis XIII étant campé devant la ville de Privas en 1629, Jacques du Bay, seigneur du Cros, et Claude de Trémolet, seigneur de Trémolet, son gendre, vinrent trouver ce monarque dans son camp pour lui offrir leurs services, et ce fut à leur sollicitation que le roi voulut bien accorder le pardon aux habitants des Boutières, qui avaient pris part aux mouvements séditieux de la ville de Privas. Il leur fut expédié, à cette occasion, un passeport dont voici la copie littérale :

    DE PAR LE ROI,

    « A tous nos lieutenants-généraux, capitaines, et autres conducteurs de nos gens de guerre, et à tous ceux de nos officiers qu'il appartiendra, salut. Ayant permis aux sieurs de Trémolet et du Bay du Cros, gentilshommes des Boutières, de nous venir trouver en notre armée ; pour ce, vous mandons et ordonnons très-expressément que vous ayez à les laisser sûrement et librement passer, tant en allant qu'en retournant, avec leurs gens, chevaux, armes et bagages sans leur donner ni souffrir être donné aucun trouble ni empêchement, mais toute l'aide et faveur dont ils auront besoin, à la charge que le présent passeport ne servira que pour seulement. Or à cela ne faites faute, car tel est notre plaisir. »
    « Donné au camp de Privas, le vingt-neuvième jour de mai 1629 : Signé, LOUIS ; et plus bas ; par le Roi : BOUTHILLER, et scellé des armes de France. »

    Jacques DU BAY eut, de son mariage avec Aux du Buisson :
    1. Jacques dont l'article viendra ;
    2. François, sieur de Gévelas, capitaine du régiment de Montesson ;
    3. Pierre, sieur de Confoulens, servant dans la compagnie des chevau-légers du régiment du Terrail. Il épousa en 1645, Marguerite de Gibelin, et a formé la branche de Florensolles transplantée en Dauphiné ;
    4. Judith, mariée le 12 juillet 1627, à Siméon Pierre de Chambaud, écuyer, sieur des Mottets ;
    5. Anne ;
    6. Alix, qui épousa, le 14 février 1615, Claude de Trémolet, écuyer, seigneur de Trémolet, Craux etc.
    7. N. N. du Bay ; l'un lieutenant, et l'autre enseigne dans le régiment de Montclard.
     
  4. Jacques du BAY, IIIe du nom, seigneur du Cros, s'allia, le 21 novembre 1641, avec Madeleine de Sautel, fille de Jacques de Sautel de Cheilard, écuyer, et de Claudine de Sautel. De ce mariage naquirent :
    1. Jacques, qui suit ;
    2. Pierre, sieur de Confoulens ;
    3. Jean, sieur d'Abeilhouse, qui suivit la carrière des armes, et servit en Franche-Comté en 1674 ;
    4. Alexandre, sieur de Masréal ;
    5. Louis, sieur de la Grange ;
    6. Jean-Annet, sieur du Mazel.
     
  5. Jacques DU BAY, IVe du nom, seigneur du Cros et Cévelas, fut convoqué pour l'arrière-ban en 1689 et se maria le 19 février 1665, avec Jeanne de Monteil, fille de Reyné de Monteil, écuyer, sieur du Plafay, et de demoiselle de Praneuf. Ils laissèrent :
    1. Jacques, cadet gentilhomme dans un régiment d'infanterie, qui épousa Marguerite de Tardivon, dont il n'eut qu'une fille décédée en bas âge. Il fut tué par les Camisards en 1708, avec M. de Vocance son parent ;
    2. Alexandre, qui suit ;
    3. Madeleine, mariée à Alexandre d'Arnoux, écuyer, seigneur de Liviers.
     
  6. Alexandre DU BAY, seigneur du Cros, Cévelas et d'Abeilhouse, épousa, le 21 mars 1719, Elisabeth Crozat, fille et héritière de M. André Crozat et demoiselle Judith Valentin. Il en eut :
    1. Jacques-Louis, qui suit ;
    2. Jean-Jacques, chevalier du Bay, capitaine de grenadiers au régiment de Champagne. Etant né dans la religion protestante, et sa délicatesse ne lui permettant point de prêter le serment exigé des chevaliers de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, il n'accepta pas cette décoration, qu'il avait méritée par ses services. Il est mort sans avoir été marié ;
    3. Madeleine, alliée avec M. Rozier de Liviers ;
    4. Judith-Alexandrine, décédée en bas âge ;
    5. Eléonore, décédée sans alliance.
     
  7. Jacques-Louis DU BAY, seigneur du Cros, Cévelas et Abeilhouse, co-seigneur de la baronnie de Boffre, a fait les campagnes de Flandres en qualité de volontaire, à la suite du régiment royal des Vaisseaux. Un arrêt de la cour des aides, de Montpellier, du 18 avril 1740, rendu à sa requête, maintient, garde, et conserve Jacques-Louis du Bay, seigneur du Cros, Charles du Bay de Florensolles, dans leur noblesse d'ancienne extraction et lignée, ensemble leur postérité née et à naître. Le même arrêt ordonne qu'ils jouiront de tous les droits privilèges, prérogatives, franchises, immunités et exemptions dont jouissent les gentilshommes, et que leurs noms seront inscrits dans le catalogue des gentilshommes de la province. Le seigneur du Cros a épousé, le 23 janvier 1775 Agathe du Bois de Saint-Jean, fille de Claude du Bois de Saint-Jean, écuyer, et de Marie de Saint-Vincent. Dans leur contrat de mariage haute et puissante dame Thérèse d'Ozil de Saint-Vincent, comtesse douairière d'Antraigues fait une donation de 20.000 francs à demoiselle Agathe du Bois ; sa nièce. De ce mariage sont nés :
    1. Louis-Balthazar, qui suit ;
    2. François-Auguste, chevalier du Bay, né le 22 mai 1777 ;
    3. Marie-Alexandre-Hercule, garde du corps du roi, né le 22 mai 1784 ;
    4. Marie-Antoinette-Agathe-Eléonore, née le 10 novembre 1779, qui s'est alliée avec N. Ladreit de la Condamine, écuyer, ancien officier d'infanterie, et qui a servi dans l'armée de Condé ;
    5. Marie-Anne-Agathe-Sophie, née le 10 juillet 1781, décédée en 1800.
     
  8. Louis-Balthazar du BAY, seigneur du Cros, etc. baron de Boffre, né au château de Crozat le 3 novembre 1775, est maire de Saint-Péray et membre du collège électoral du département de l'Ardèche. Louis XVIII, à son avènement au trône, lui a accordé la décoration du lys, récompense qu'il a méritée par son dévouement pour son souverain légitime et l'auguste maison de Bourbon.
    M. du BAY a épousé, le 13 février 1803, demoiselle Marie-Françoise-Sophie Faure des Chaberts, fille unique et héritière de M. Alexandre Faure des Chaberts, écuyer ancien capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Marie Liotard. Il a, de ce mariage :
    1. Louis-Hercule-Régis-Adolphe, né en 1812 ;
    2. Marie-Elisa-Augusta, née en 1805 ;
    3. N. du Bay, né en 1814, et décédé peu de jours après sa naissance.

Armes : « D'argent à un pin de sinople, accosté à dextre d'un cerf et à sénestre d'un lion, accompagné en chef de deux trèfles. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 169

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

15 novembre 2008

Famille Bouvier de Montmeiran et de Cachard

BOUVIER DE MONTMEIRAN ET DE CACHARD, famille d’une noble et ancienne extraction, originaire du Dauphiné, établie en Vivarais depuis environ deux cent cinquante ans. Elle s’est alliée avec celles de Tournon, Sassenage, Labeaume, Montmeiran, Montauban-Jarjaie, Brunier de l’Arnage, et plusieurs autres des plus considérables de ces deux provinces.

Un grand nombre de lettres de convocation pour l’arrière-ban ont adressées aux chefs de cette famille, depuis le commencement du quinzième siècle jusques au dernier arrière-ban, et vingt-six sont conservées encore dans ses archives. Elle a fourni, dans ses différentes branches, plusieurs capitaines qui ont servi leurs princes et leur pays avec honneur et courage : l’histoire du Dauphiné en cite quelques-uns avec éloge.

Pierre DE BOUVIER-MONTMEIRAN, seigneur de Chaban, jouissait d’une grande réputation, comme homme de guerre ; on en trouve la preuve dans une lettre que lui adressa un baron de Sassenage. André de Bouvier était également un capitaine très-distingué, et le connétable de Lesdiguières, en lui écrivant, le nomme son frère, son compagnon et son parfait ami, comme on le voit dans l’histoire de ce connétable, par Louis Videl.

Le premier de cette maison que l’on connaisse aujourd’hui par titres authentiques, est :
  1. Jean DE BOUVIER, Ier du nom, seigneur de la maison forte de Bouvier, qui vivait en 1376, et habitait à Curson. II est rappelé dans un arrêt du parlement de Dauphiné, rendu en l’année 1491, existant en original, dans lequel on lui donne la qualité suivante : « Noble homme, Jean de Bouvier, écuyer, Nobilis vir, Joannes Boverii, scutifer. ». Dans ce même arrêt, il est reconnu et constaté qu’il était issu d’une noble et ancienne race, et qu’il avait contracté alliance avec une demoiselle de sa province. On prouve depuis lui la filiation la mieux suivie. Il eut pour fils :

  2. Artaud DE BOUVIER, qui fut compris, au rang des nobles dans une révision de feux faite dans la province du Dauphiné, en 13xx ; il fut convoqué pour l’arrière-ban et épousa, comme son père, une fille de qualité. Il est aussi rappelé dans l’arrêt du parlement, où il est fait mention de cette alliance. Il laissa :
    1. Pouson de Bouvier, qui suit ;
    2. Remond de Bouvier, qui fut la tige des Bouvier de Chabert. Cette branche, qui a donné un grand nombre de capitaines dans divers régiments, a subsisté plus de trois cents ans. N*** de Bouvier de Chabert, dernier rejeton de cette famille, entra dans la maison de Rostaing.

  3. Pouson DE BOUVIER et ses frères sont au rang des nobles du mandement de Clérien, dans une révision de feux faite le 3 juillet 1438. Ils y sont désignés sous le nom d’héritiers de noble Artaud de Bouvier : « Hoeredes nobilis vin Artaudi Boverii nobiliter viventes. » Il épousa, le 12 février 1446, Jeanne de Morvilliers, fille de Jean de Morvilliers, seigneur de Morvilliers-Pouson est qualifié, dans son contrat de mariage « Homme noble et distingué Nobilis et distinctus vin. ». Il naquit de ce mariage :
    1. André, dont nous allons parler ;
    2. Fortunat, dont le petit-fils Antoine n’eut que deux filles ;
    3. Charles qui eut plusieurs enfants, tous morts sans postérité.

  4. André DE BOUVIER et Charles son frère, justifièrent de leur noblesse devant le parlement de Grenoble. Cette cour souveraine, dans un arrêt en date du 24 septembre 1491, dont nous avons déjà fait mention, reconnaît et déclare qu’ils sont issus d’une noble et ancienne race ; et les maintient dans lest honneurs, rang, titres, privilèges et exemptions attribués aux vrais gentilshommes de la province et du royaume, dont eux et leurs ancêtres ont toujours joui. André de Bouvier se maria, le 29 octobre 1475, avec Fleurie de Bertrand, fille de N. de Bertrand d’Alissans, écuyer, dont il eut :
    1. Hugues ;
    2. Claude, mort sans enfants.

  5. Hugues DE BOUVIER reçu des lettres de convocation pour l’arrière-ban, et épousa, le 27 septembre 1519, Marthe de la Beaume. De ce mariage, vinrent :
    1. Pierre de Bouvier, qui suit ;
    2. Jacques mort, sans enfants mâles, en 1597 ;
    3. Mathieu, qui mourut également sans enfants, en 1585 ;
    4. Antoinette, mariée à N***.

  6. Pierre Ier DE BOUVIER, capitaine de cent hommes de pied, s’allia, le 22 janvier 1544, avec Jeanne de Montmeiran, fille de Louis de Montmeiran, seigneur de Chaban. Elle recueillit tous les biens de sa maison qui lui étaient substitués, et les porta dans celle de Bouvier. L’acte de substitution charge ses enfants de joindre le nom de Montmeiran au leur, et d’en écarteler les armes, qui sont d’azur semé de franc. C’est à Pierre de Bouvier, seigneur de Chaban, qu’était adressée cette lettre d’un baron de Sassenage, dont j’ai déjà parlé ; elle est écrite en vieux style, et parfaitement conservée. Comme elle et un témoignage de la considération distinguée dont jouissait le seigneur de Chaban, et qu’elle prouve l’alliance de sa maison avec celle de Sassenage, je vais la transcrire ici littéralement.
    « Monsieur de Bouvier, ayant été mandé par monseigneur le duc du Maine, pour l’aller treuver avecques la compagnie de Henri Monsieur son fils pour l’occasion qu’il se présente des Reitres, et sachant que vous avez toujours recherché les belles occasions et ne pouvant présenter une plus belle que celle-cy et là où il y aye plus d’honneur et de réputation, je me suis pancé vous faire cette m’estant toujours promis d’être honoré de votre amytié, si vodriez faire ce voyage et qualissions ensemble, nous asseurant qui me ferait l’un des plus grands contentements que je scarais recevoir, et en tous les endroits ou me vodrez employer pour nous assister et faire servisse je le feray et sa dailleuirs de cette affection que scariez désirer d’ung qui nous apartient, et de telle ceste que je me recommande humblement à vos bonnes graces priant le créateur vous donner monsieur de Bouvier en parfaite santé heureuse et longue vie. Votre humble allié affectioné à vous faire servisse. Signé de SASSENAGE. P. S. Monsieur de Monteson (de Clermont Monteson) me mande que m. le Seneschal de Montelimart nous doit apporter pour faire deux Montres. A Montellier le 20 juin 15xx. »
    La suscription de cette lettre est à M. de Bouvier, mon cousin, à Curson.
    Pierre de Bouvier laissa :
    1. Pierre IIe ;
    2. Bonaventure et Jean, morts sans enfants.

  7. Pierre IIe DE BOUVIER-MONTMEIRAN, seigneur de Chaban, était capitaine, et servit dans l’arrière-ban. Il épousa, le 19 juin 1588, Claudine de Brunier de l’Arnage, fille de Jean de Brunier, seigneur de l’Arnage et Tain en Dauphiné. Il naquit de ce mariage :
    1. Jean-Pierre ;
    2. Claudine, mariée à Jacques de Murynais.

  8. Jean-Pierre Ier DE BOUVIER-MONTMEIRAN, capitaine au régiment de Montclard, se maria le 4 mars 1627 avec Catherine de Ferrand de la Motte-Teste, fille de Claude de Ferrand, seigneur de la Motte-Teste, baron d’Urtail et de Cornas, chevalier de l’ordre du roi, habitant au château de Borgard près St.-Péray, et de Catherine de Geix. Il en eut :
    1. Jean, baron de Montmeiran, d’Urtail, etc., capitaine de cavalerie, qui fut père de François de Bouvier-Montmeiran, baron d’Urtail ; mort sans postérité ; et de Louise, qui épousa Claude-François de Coston, mousquetaire du roi, nommé à la majorité de Valence en 1677. Elle porta dans cette famille les baronnies de Cornas et d’Urtail.
    2. Claude, mort sans enfants.
    3. Jean-Pierre, dont l’article suit.

  9. Jean-Pierre IIe DE BOUVIER, chevalier de Montmeiran, seigneur de Chaban, était capitaine au régiment de la Tourrete ; il servit dans le dernier arrière-ban de la province du Languedoc, que commandait M. le marquis de Montfrin. Il se maria en 1672 avec Marguerite du Roux de Jarjaie-Montauban, dame de CACHARD, fille et héritière de René IIe du Roux de Jarjaie-Montauban, seigneur de Jarjaie et Cachard, capitaine commandant au régiment de Nérestan, et d’Esther de Galbert des Fonds. Sont issus de ce mariage :
    1. François de Bouvier, qui suit ;
    2. Jean-Pierre, connu sous le nom de chevalier de Cachard, qui servit dans la maison du roi, et mourut sans enfants ;
    3. Louis, capitaine d’infanterie, également mort sans enfants.

  10. François DE BOUVIER, seigneur de CACHARD, capitaine d’infanterie, épousa en 1709 Françoise Aimard, dont il eut :
    1. François-Alexis, qui suit ;
    2. N*** Chevalier de Cachard, capitaine de cavalerie au service de S. M. catholique, et commandant la ville de Valence dans le royaume de ce nom. Il est mort laissant plusieurs enfants, dont deux servaient dans la maison du roi avant la révolution d’Espagne, et deux autres dans le régiment de Tarragone ;
    3. N*** de Cachard, mariée à N. d’Athenol des Tourrettes, capitaine d’infanterie ;
    4. Madeleine qui avait épousé Laurent de Planta-Wildenberg, et fut mère de Marc-Antoine Planta de Wildenberg, ancien officier au régiment de Barrois.

  11. François-Alexis DE BOUVIER DE CACHARD, seigneur dudit lieu, lieutenant au régiment d’Auvergne, reçut plusieurs blessures au siège de Prague en 1774. Il fut capitaine au régiment de Bouillon, et épousa en 1744, Jeanne-Françoise du Trémolet de la Cheisserie, fille d’Antoine IIIe du Trémolet de la Cheisserie, seigneur du Trémolet de la Cheisserie, Craux et Montagu, capitaine au régiment de la Chaux-Montauban, et de Marguerite de Barjac de Roucoule. Ils ont laissé dix enfants.
    1. Louis-François, Ier du nom, né en 1766, élève du roi à l’école militaire de Tournon, lieutenant au régiment d’Agenois. Accusé d’avoir conspiré pour le rétablissement de la royauté, il a été condamné à mort par le tribunal révolutionnaire en 1793 ;
    2. Hercule-Annet-Christon, qui suit ;
    3. Louis-François IIe, né en 1768, élève du roi à l’école militaire de Sorèze, lieutenant au régiment de royal-infanterie. Il est mort en Allemagne sans être marié ;
    4. Jean-Humbert, né en 1770, lieutenant d’artillerie au régiment de La Fère, et qui obtint une compagnie dans la même arme au service d’Angleterre. Il s’est marié à Moscou avec une demoiselle Lewanski ;
    5. Louis-François IIIe, élève d’artillerie, qui est passé dans les colonies en qualité de lieutenant dans un régiment d’artillerie anglaise, et s’y est marié avec N*** de Rougemont ;
    6. Placide également destiné à l’état militaire avant la révolution ;
    7. Auguste, élève du roi à l’écoIe militaire de Tournon ; il fut forcé d’en sortir en 1792 ;
    8. Trois filles, Jeanne-Françoise, Adélaïde et Antoinette-Eugénie.

  12. Hercule-Annet-Christon DE BOUVIER DE CACHARD, né le 5 novembre 1767, porta d’abord le nom de chevalier de Cachard, et fut ensuite destiné à l’état ecclésiastique. Il a possédé pendant dix ans environ le prieuré commendataire de Notre-Dame de Lassas, diocèse de Viviers. Il est aujourd’hui le chef de sa famille et habite au château de Cachard en Vivarais. Ayant fat partie de la députation du canton de St.-Péray qui est venu féliciter le roi Louis XVIII sur son heureux retour dans es états, S. M. a bien voulu lui accorder la décoration du lys. Il a épousé le 16 février 1803, Marie-Julie de Baussancourt, fille d’Edme-François-Marcel de Baussancourt, baron de Baussancourt, seigneur de Dolancourt, Vauchonvilliers, et autres terres dans la province de Champagne, capitaine de cavalerie et cheval de l’ordre royal et militaire de St. Louis, et de Marie Madeleine Jacobé de Vienne. De ce mariage sont nés :
    1. Hercule-Louis-Gaston, né le 31 juin 1807.
    2. Marie-Madeleine-Alexia, née le 16 février 1802.
Armes : « De gueule à trois rencontres de taureau d’or, panachée de même ; deux en chef, une en pointe : ce sont les armes simples de Bouvier ; mais Bouvier-Montmeiran écartèle d’azur, semé de France qui est de Montmeiran.»

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 275
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

03 mai 2008

La famille de Chalendar

CHALENDAR (DE), famille noble d’extraction, et très ancienne, originaire du Vivarais, divisée aujourd’hui en deux branches, dont l’aînée est fixée dans le Velay, et la cadette en Lorraine.
  1. Jacques DE CHALENDAR, premier du nom, vivant en 1389, a épousé Jeannette de Chassier, famille noble du Vivarais, de laquelle il a eu :

  2. Pierre DE CHALENDAR, premier du nom, vivant en 1432, a épousé Marguerite de La Prade, de laquelle il laissa :

  3. Bertrand DE CHALENDAR, premier du nom, vivant en 1449, a épousé Hélie de Borne, veuve de noble Louis de Montort, de laquelle il eut :

  4. Armand DE CHALENDAR, premier du nom, vivant en 1481, marié 1.° à Louise Estagette, 2.° à Marguerite Le Franc. Il laissa :

  5. Guillaume DE CHALENDAR, premier du nom, vivant en 1482, a épousé Françoise de la Tour en 1506, de laquelle il eut :

  6. Guillaume DE CHALENDAR, second du nom, marié à Catherine du Roure, le 2 décembre 1556. De ce mariage vinrent :
    1. Antoine, qui continue la branche aînée, établie dans le Vivarais.
    2. Claude, qui fonde la branche établie dans le Velay, et dont nous allons parler.

  7. Claude DE CHALENDAR, premier du nom, épousa, en 1589, dans le Velay, où il fixa sa résidence, Gabrielle Bonnet, de laquelle il laissa :

  8. Charles DE CHALENDAR, premier du nom, marié le 12 janvier 1614, à Marguerite Le Blanc, de laquelle il eut :

  9. Charles DE CHALENDAR, second du nom, épousa en 1635 Anne Véron, de laquelle il laissa :

  10. Joseph DE CHALENDAR, premier du nom, qui épousa, le 27 mai 1682, Claire Jourdan de Veaux, de laquelle il eut :

  11. Jean-François DE CHALENDAR, premier du nom, vivant en 1683. Il épousa Marie Véron de Villette, de laquelle il laissa :

  12. Claude Joseph DE CHALENDAR, premier du nom, épousa en 1744 Jeanne Forel. De ce mariage vinrent :
    1. François Mathieu, qui a été sous-lieutenant dans le régiment d’Auvergne en 1777, puis lieutenant des maréchaux de France au Puy en Velay.
    2. Jean-Baptiste Marguerite, qui suit :

  13. Jean-Baptiste-Marguerite DE CHALENDAR, né le 15 mars 1751, capitaine au régiment de Royal-Auvergne en 1781 ; a émigré et a servi dix ans dans l’armée des princes français, où il a commanda la compagnie des officiers de son régiment. Il est lieutenant-colonel à dater du 5 janvier 1797, et chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis : il a épousé Marie-Thérèse de la Barthe. De ce mariage sont nés :
    1. Arsène-Joseph-Frédéric-Vincent, né le 23 janvier 1792, lieutenant dans le neuvième régiment de cuirassiers, chevalier de la légion d’honneur.
    2. Marie-Françoise-Amé1ie, née le 21 janvier 1789.
Armes : « De sinople, à un lévrier passant d’argent, accolé de gueules, bouclé d’argent, surmonté d’un lambel à trois pendans d’or ; un croissant d’or en pointe, au chef d’azur, chargé de trois étoiles d’or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 35
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861