28 août 2005

Nobiliaire de Provence : Barthélemy

Annuaire de la noblesse de France
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036591
page 125 et 126

Armes : d'azur, au rocher d'argent, surmonté d'un soleil d'or.
Dessin : Sébastien Avy

La famille Barthélemy est originaire d'Aubagne, petite ville de Provence située à quatre lieues de Marseille, où elle jouissait d'une position honorable. C'est là, ou bien à Cassis, petit port de mer voisin, car les biographes ne sont pas d'accord sur ce point, que naquit, en 1746, l'abbé Jean- Jacques Barthélemy, le célèbre auteur du Voyage d'Anacharsis. Ce savant archéologue, nommé en 1753 garde du cabinet des médailles de la bibliothèque du roi, consacra plus de trente ans à composer cet ouvrage, qu'il publia en 1788, et où, au moyen d'un cadre simple et ingénieux, il traça un tableau élégant et fidèle de la Grèce au siècle de Périclès. Privé un moment de ses fonctions et emprisonné en 1793, il fut rétabli dans sa place de garde du cabinet des médailles après la chute de Robespierre, et mourut l'année suivante. Il avait été reçu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1783, et de l'Académie française en 1789.

François Barthélemy, neveu du précédent, naquit à Aubagne, le 20 octobre 1747. Placé jeune dans les bureaux de M. de Choiseul, premier ministre de Louis XV, il suivit le baron de Breteuil, ministre de France en Suisse et à Stockholm. Il était secrétaire d'ambassade à Londres lorsqu'en novembre 1794, il fut nommé ambassadeur en Suisse et chargé de renouveler les capitulations des cantons helvétiques avec la France. Il négocia, en avril 1791, la paix avec la Prusse et signa les traités conclus avec l'Espagne et la Hesse. Appelé, en 1797, à faire partie du directoire, il fut enveloppé dans la proscription du parti clichien et déporté a Cayenne, d'où il parvint à s'échapper. Il rentra en France après le 11 brumaire, fut nommé vice-président du sénat conservateur en 1800, membre de l'institut et comte de l'empire. Au mois d'avril 1844, il présida l'assemblée qui prononça la déchéance de Napoléon, et fut appelé à la pairie au mois de juin suivant.

L'ordonnance royale du 31 août 1817 a attaché héréditairement le titre de marquis à sa pairie, et des lettres patentes du 16 janvier 1828 ont autorisé la transmission de l'un et de l'autre, à défaut d'hoir mâle, en faveur d'Antoine François Xavier Sauvaire, son petit-neveu, né le 16 novembre 1800. Le marquis Barthélemy étant mort le 3 avril 1830, ce dernier fut admis, le 27 septembre 1830, à prêter serment comme pair à titre héréditaire. Il faisait encore partie de la chambre haute en 1848. Il fut, après la révolution de février, élu député de Marseille à l'assemblée nationale et à l'assemblée législative, où il se montra un des chefs les plus zélés du parti légitimiste. Un décret impérial, au mois de mai 1862, a autorisé Antoine François Xavier Sauvaire, marquis Barthélemy, à faire précéder son nom de la particule. Il a épousé Victorine Marie Stéphanie Chambette, dont il a 1) Léon, comte de Barthélemy, marié le 1er octobre 1860 ; veuf, le 12 mai 1861, d'Hélène Marie Elisabeth Pillet-Will; 2) Gaston, vicomte de Barthélemy; 3) Wilfrid, vicomte de Barthélemy.

Le marquis François Barthélemy, membre du directoire, avait un frère, Joseph Anicet Barthélemy, membre du conseil général de la Seine, en 1814, qui fut anobli pour son courageux dévouement à la cause des Bourbons ; et qui avait épousé Avoye Michel de Grilleau, dont il n'a laissé qu'une fille, mariée à Élie, marquis de Dampierre, fils du pair de France.

Armes : d'azur, au rocher d'argent, surmonté d'un soleil d'or.

14 août 2005

Nobiliaire de Provence : Bionneau d'Eyragues.

Annuaire de la noblesse de France
Année : 1855
Auteur : M. Borel d'Hauterive
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036583
page 209
Dessin de Jean-François Binon publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

Armes : d'azur, à la fasce d'or, chargée de deux croissants de gueules, et accompagnée en chef de trois étoiles d'or et en pointe d'un vol d'argent.

Cette famille, établie depuis trois siècles en Provence, est originaire du Poitou. Elle a fourni des capitaines de terre et de mer, des chevaliers de Saint-Louis, et de nos jours un ministre plénipotentiaire à la cour de Bade. Son ascendance remonte à André Bionneau, dont le fils Jean quitta le Poitou pour suivre le baron de la Garde, général des galères, et vint se fixer à Marseille, où il épousa, le 28 décembre 1555, Douce Gantelme. Il fut reçu secrétaire du roi en 1590, et fit son testament par acte de l'an 1600. François de Bionneau acheta, le 17 novembre 1628, au marquis de Trans, la terre et seigneurie d'Airagues ou Eyragues, en Provence.

C'est en vertu de la possession de ce fief que ses descendants avaient pris depuis plus d'un siècle, dans les actes et brevets, le titre de baron, quand ils l'ont remplacé de nos jours par celui de marquis.

Eyragues était possédée en 1770 par Étienne Joachim Bionneau d'Eyragues, fils de Jean Baptiste, et issu au quatrième degré de François Bionneau ; c'est l'aïeul du marquis actuel ancien ministre plénipotentiaire.

A voir sur le web :

12 août 2005

Nobiliaire de Provence : Raimondis.

Annuaire de la noblesse de France
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036592
page 152

La famille de Raimondis, primitivement de Raimond, originaire de Draguignan, remonte sa filiation, sur preuves produites devant d'Hozier (Armorial général, registre 1er, p. 453), à noble Laugier Raimond, qui fit son testament le 18 janvier 1563.

II. Antoine de Raimond, institué héritier de son père par l'acte ci-dessus, était docteur en droit et avocat au siège de Draguignan. Il avait épousé, le 5 janvier 1561, Jeannette Raphaël, fille de Jean Raphaël et de noble femme Madeleine Durand, dont il eut Gaspard, qui suit.

III. Gaspard de Raimond, écuyer, se maria le 7 février 1605 avec Marguerite d'Amalric, fille de noble Balthazar d'Amalric et de Camille de Castellane.

IV. Jean de Raimondis, écuyer, seigneur d'Alons, issu du mariage qui précède, épousa le 2 janvier 1638 Susanne de Gardenc, fille de Pierre de Gardenc, coseigneur d'Alons, et de Claire de Guillon. Il fit, le 10 octobre 1659, un testament par lequel il voulut être enterré dans l'église de Draguignan, lieu de la sépulture de ses prédécesseurs. Ses enfants furent :

  1. Pierre-André de Raimondis, qui suit ;
  2. François de Raimondis, nommé lieutenant d'infanterie au régiment de Jonzac en 1668, puis capitaine au régiment de Saluces en 1678 ;
  3. Antoine de Raimondis, capitaine au même régiment que son frère, le 10 juillet 1668 ;
  4. Joseph de Raimondis, enseigne dans le même régiment.

V. Pierre-André de Raimondis, écuyer, seigneur d'Alons, de Roquebrune, de la Pène et de Salettes, gouverneur de la ville de Draguignan, fut maintenu dans sa noblesse, avec ses trois frères, par arrêt des commissaires députés par le roi en Provence, le 20 juin 1668. Il y est déclaré noble et issu de noble race et lignée depuis l'an 1425. Il épousa, le 13 janvier 1678, Marguerite de Glandevès, dont il eut :

  1. Honoré Emmanuel de Raimondis, lieutenant général de Draguignan ;
  2. Joseph de Raimondis, dont l'article suivra ;
  3. Charles de Raimondis ;
  4. Pierre-André de Raimondis, capitaine au régiment de la marine ;
  5. Jacques de Raimondis.

VI. Joseph de Raimondis, écuyer, seigneur d'Alons, né le 23 juillet 1684, se maria le 16 juillet 1717 avec Catherine Baruetti, fille de François Emmanuel Baruetti, conseiller, procureur du roi, en la ville de Draguignan, et de Véronique Gilli de Taurines. De ce mariage sont issus 1. Jean de Raimondis, né en 1719 ; 2. Marguerite de Raimondis, qui fut reçue en la maison royale de Saint-Cyr, le 13 février 1726, sur preuves établissant la filiation qui précède ; 3. à 6. Marie, Thérèse, Madeleine et Françoise de Raimondis.

ARMES : d'or, à trois fasces d'azur et à trois aigles éployées de sable, postes entre les deux dernières fasces.

Nobiliaire de Provence : Raffélis.

Annuaire de la noblesse de France
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036592
page 151
Cette maison remonte filiativement à Pierre de Raffélis, secrétaire des commandements du roi Louis II d'Anjou, comte de Provence, qui eut pour fils et pour successeur Jean de Raffélis, 1er du nom. A la mort de ce dernier, ses deux enfants formèrent chacun une branche.

BRANCHE DE VINCENS D'AGOULT.

Honoré de Raffélis, l'aîné des fils de Jean, continua la descendance directe. Il acquit les seigneuries de Courmes et de Saint-Martin, et il épousa le 29 août 1518 Blanche de Thades, fille unique de Louis de Thades, procureur général au parlement d'Aix.

Jean de Raffélis, IIe du nom, seigneur de la Brillane, de Courmes, de Saint-Martin, issu de cette union, fut élu premier consul d'Aix en 1579, et épousa Marguerite d'Arcussia, fille de Gaspard d'Arcussia, vicomte d'Esparron, dont il eut Henri, qui suit.

Henri de Raffélis, seigneur de Courmes et de Saint-Martin des Pallières, ayant épousé le 5 janvier 1597 Julie de Vincens d'Agoult, ses descendants ajoutèrent à leur nom patronymique celui de leur mère. (Voir l'art. Vincens d'Agoult, Ann. de 1863, p. 203.)

Charles Honoré de Raffélis de Vincens d'Agoult fut élu conseiller au semestre du parlement d'Aix en 1648. Il épousa Françoise de la Tour du Pin de la Charce le 8 janvier 1651 et laissa entre autres enfants Jean-Baptiste de Raffélis de Vincens d'Agoult, seigneur de Rognes, élu premier consul d'Aix en 1711.

Jean Nicolas de Raffélis de Vincens d'Agoult, seigneur de Rognes et de Valfère, fils de Jean-Baptiste, se maria avec Françoise de Serre, et fut nommé premier consul d'Aix en 1734.

BRANCHE DES SEIGNEURS DE BROVES.

Raffélis de BrovesJean de Raffélis, frère puîné d'Honoré, forma la branche cadette, dite des seigneurs de Broves. Sa descendance s'allia aux familles d'Augier, de Carbonnel, de Demandolx, de Glandevès, de Pontevès, de Raimondis, etc. Elle a produit entre autres rejetons : Jean-Joseph de Raffélis, seigneur de Broves et de Saint-Roman, chevalier de Saint-Louis, capitaine de vaisseau ; Pierre-André de Raffélis, vicaire général du diocèse de Fréjus ; Jean-François de Raffélis, chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment de marine, blessé d'un coup de feu à la bataille d'Hastembeck, et Claude-Henri-César de Raffélis, enseigne de vaisseau mort au retour de la campagne de Mahon.

Armes : d'azur, à trois chevrons d'or.

Raffélis de GramboisIl avait existé une autre famille du nom de Raffélis, seigneur de Grambois-Roquesante, en Provence. Elle serait, suivant Artefeuil, une branche des Raffélis, marquis de la Roque au comtat Venaissin. Mais Barcillon de Mauvans la dit issue de Raimond Raphaelis, taxé comme nouveau converti en 1542. Pierre de Raffélis, reçu conseiller au parlement d'Aix en 1644, se rendit célèbre sous le nom de Roquesante dans le procès du surintendant Fouquet pour lequel il déploya beaucoup de zèle et de dévouement. Il fut obligé de résigner sa charge et relégué en exil à Quimpercorentin. Son fils Honoré de Raffélis, pourvu quelques années après d'un office de conseiller, épousa Gabrielle d'Albertas.

Armes : d'or, à la croix recroisetée d'azur.

09 août 2005

D'AGOUT ou D'AGOULT, en Provence et en Dauphiné.

Nobiliaire Universel de France, Tome 16
par M. de SAINT-ALLAIS
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036877
pages 70 à 80
Dessin de Jean-François Binon publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

Mémoire généalogique de la maison d'Agout, en Provence et en Dauphiné, qui porte pour armes : d'or, à un loup ravissant d'azur, armé et lampassé de gueules.

On trouve à la bibliothèque du Roi, dans le cabinet des titres et généalogies, provenant du cabinet de l'ordre du Saint-Esprit, le mémoire et le certificat suivants, dressés , le 28 mars 1781 , par M. Chérin, généalogiste des ordres.

Les auteurs qui ont traité l'histoire de cette maison lui ont donné le premier rang entre celles de Provence. Effectivement sa haute ancienneté, la quantité de ses branches, le nombre et l'étendue de ses possessions, ses services, ses places et ses alliances ne laissent point de comparaison entre elle et aucune autre de cette province. On n'entre point ici dans la discussion des divers systèmes formés sur son origine, dont le plus probable est celui qui la rapporte aux seigneurs d'Apt, en Provence, qui souvent s'en qualifiaient princes ; on se borne aux faits ou probables ou clairement prouvés.

La maison d'Agout a pris son nom d'une terre située dans la viguerie d'Apt; elle avait pour chef vers la fin du onzième siècle : Rostaing d'AGOUT, co-seigneur de la ville d'Apt, seigneur d'Agout, de Gordes, etc. Il eut, entre autres enfants, Raimbaud, qui suit, et Léger, évêque d'Apt, en 1113 et années suivantes.

Raimbaud d'AGOUT, co-seigneur d'Apt, seigneur d'Agout, etc., est nommé dans les chartes de l'église d'Apt des années 1113 et 1120 ; il eut de Sancie (que la plupart des auteurs cités ci-dessus disent dame de Simiane au diocèse d'Apt) deux fils, tous deux chefs d'une nombreuse postérité ; le premier, nommé Guiran, prit le nom de Simiane, et forma la branche de ce nom, partagée en onze branches ou rameaux, dont plusieurs existent aujourd'hui, et ont donné un évêque, duc de Langres, pair de France, vingt-deux chevaliers de l'ordre de Malte, deux chanoines-comtes de Lyon, une chanoinesse du chapitre de Remiremont, une abbesse et une chanoinesse de celui de Bouxières, trois chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit, quatre de celui de l'Annonciade en Savoie, un grand sénéchal de Provence, plusieurs lieutenants-généraux d'armées, un grand nombre de militaires de grades inférieurs, et ont formé des alliances avec les maisons d'Adhémar, d'Ancezune, d'Anduse, d'Arpajon, de Baux-Orange, de Bérenger, de Castellane, de Châteauneuf-Randon, de Clermont-Montoison, de Forcalquier, de Grimaldi-Monaco, de Ligniville, de Sabran, de la Tour de Bouillon, de Villeneuve-Vence et de Vintimille ; le second fils de Raimbaud d'Agout et de Sancie fut :

Bertrand d'AGOUT, seigneur d'Agout, co-seigneur d'Apt, de Gordes, etc. Il vivait en 1120. Il est très vraisemblable qu'il fut père de Raimond, qui suit, depuis lequel la filiation est clairement prouvée.

Raimond d'AGOUT, 1er du nom, chevalier, seigneur d'Agout et de la vallée de Sault, possédait en franc-alleu cette dernière terre, la plus ancienne, et la plus belle de Provence. Il fut témoin de la donation du comté de Melgueil, faite en 1172 par la comtesse Béatrix, à Raimond V, comte de Toulouse ; fut l'un des seigneurs provençaux qui se trouvèrent à une cour plénière que ce comte tint à Beaucaire en 1174. Un auteur du tems remarque que ce prince lui fit présent d'une somme de cent mille sous, et que comme il était fort libéral, il la distribua à environ dix mille chevaliers qui étaient venus à cette cour ; assista à deux traités faits en 1176 et 1185, entre le même comte et Alphonse II, roi d'Aragon et comte de Provence ; il est qualifié dans ce dernier, juge du palais, probablement du comté de Toulouse ; fut l'un des seize barons du même comté qui firent serment d'obéissance au légat du pape en 1109. Sa femme fut Isoarde.

Les auteurs cités ci-devant la disent fille d'Isoard, comte de Die, ce qui est d'autant plus probable, qu'ils firent conjointement avec ce comte une donation aux Templiers de Luc : ils eurent trois fils, nommés Isnard, Raymond et Bertrand.

Isnard d'AGOUT, surnommé aussi d'Entravennes, fut seigneur de la vallée de Sault, etc. On a peu de titres sur ses descendants ; mais, suivant les auteurs qu'on a déjà cités, il fut père d'un autre Isnard, seigneur de la même terre ; lequel eut de Douceline, dame de Pontevès, en Provence, trois fils ; savoir,
  1. Isnard, seigneur d'Agout, de Sault, etc., qui fut grand sénéchal de Provence, en 1287. (C'était la première charge de ce pays ; elle réunissait les fonctions de connétable à celles de chef de la justice). Sa postérité s'est partagée en deux branches connues ; la première sous la dénomination de seigneurs, puis barons de Sault, vicomtes de Reillane, en Provence, comtes de Geraci, en Sicile, de Nole et de Crotone, au royaume de Naples ; laquelle a donné quatre autres grands sénéchaux de Provence, un amiral des mers du Levant, un grand camerlingue du même royaume de Naples, a formé des alliances avec les maisons de Baux et d'Espagne-Luna, et s'est éteinte au commencement du quinzième siècle ; la seconde, sous le titre de seigneurs de Barret, etc. , devenus barons de Sault , de la Tour d'Aigues, etc., éteinte au commencement du seizième siècle dans la maison de Montauban en Dauphiné, qui en a pris le nom et les armes, après avoir formé des alliances avec celles d'Adhémar, de Beauveau, de Brancas, de Castellane, de Forcalquier, de Glandevès, de Sabran de Tournon et de Vintirnille ; c'est de cette branche qu'était Fouquet d'Agout, baron de Sault, qui fit donation, en 1489, de plusieurs terres, à la charge de porter son nom et ses armes, avec quelque différence à Fouquet Vincent, seigneur de Rougnes, son filleul, tige des seigneurs de Rougnes et de Saint-Michel, dont le chef actuel est M. le marquis d'Agout, aide-major au régiment des Gardes-Françaises , frère aîné de M. le chevalier d'Agout , chevalier de Saint-Lazare et major de cour ;
  2. Fouquet d'Agout , seigneur de Pontevès, dont il prit le nom, et devint tige de la maison de Pontevès, partagée en un grand nombre de branches dont plusieurs existent aujourd'hui, et dont la plus considérable est celle des comtes de Carces , éteinte , en 1656, après avoir donné trois grands sénéchaux de Provence, le premier desquels fut Jean, comte de Carces, célèbre par ses exploits dans les guerres de la ligue nommé chevalier de l'ordre du Saint-Esprit à son institution ;
  3. Raymond, seigneur de Prets, de Forcalqueiret et en partie d'Agout, etc. , auteur d'une branche éteinte au quatorzième siècle, après avoir pris des alliances avec celles d'Anduze, de Montlaur, de Sabran et de Villeneuve-Vence.

Raymond, second fils de Raymond, seigneur d'Agout et de Sault, va suivre.

Bertrand, le troisième, forma une branche connue sous la dénomination de seigneurs de Curban, de Monestier, de Claret, etc., qui a donné un grand sénéchal de Provence, et s'est éteinte à la fin du quinzième siècle.

Raymond d'AGOUT, IIe du nom, chevalier, qualifié noble et puissant homme, titre donné à un grand nombre de ses descendants, fut seigneur de Luc, de Savournon, etc., en Dauphiné, et est la tige des branches de sa maison établie dans cette province ; il confirma, par acte du 12 décembre 1220, une donation que ses père et mère et Isoard, comte de Die, avaient faite aux Templiers de Luc, et le scella de son sceau représentant d'un côté un chevalier armé, ayant l'épée haute, et de l'autre un loup passant ; fit la guerre au dauphin Guignes VII, avec Raymond de Meuillon, vers l'année 1252, exempta, en 1267, ses vassaux de Savournon de tous droits, excepté de l'assistance en plaids et en guerres et de la taille aux quatre cas, c'est-à-dire au cas qu'il fit le voyage de la Terre-Sainte, qu'il acquit une terre, et pour la chevalerie du premier de ses fils, et le mariage de ses filles ; et mourut peu après père de deux fils, qui furent Raymond d'Agout, seigneur de Luc, etc., vivant en 1320 dont le sort est ignoré, et Isnard d'AGOUT, Ier du nom, surnommé aussi d'Entravennes, co-seigneur de la Bastide, de Maison Savournon, Monlaur, Rochebriane, Lesches, Baurières, etc., lequel rendit hommage, avec son frère, des deux premières terres à l'évêque de Die, en 1268 ; fut du nombre des seigneurs de Dauphiné qui scellèrent de leur sceau, en 1292, la confirmation faite par la dauphine de la cession de ses états à Jean, son fils ; affranchit la même année ses habitants de Baurières, sous la réserve de la taille aux quatre cas et du service dans les guerres particulières ; il mourut, après l'année 1302, laissant entre autres enfants, Bertrand II, qui suit, et Mabile, femme de Guillaume Artaud, chevalier, seigneur de Glandages.

Bertrand d'AGOUT, dit de Mison, seigneur de Pontmaravel, Baurières, Lesches, de la vallée de Tauranne, etc., ratifia, en 1292, l'affranchissement accordé par son père aux habitants de Baurières, et fut maintenu, en 1307, dans l'exercice de la justice de Baurières ; c'est à lui que la filiation est remontée par les titres que Charles d'Agout, l'un de ses descendants, produisit, en 1667, devant M. du Gué, intendant de Dauphiné. Il eut pour fils:

Raimond d'AGOUT, IIIe du nom, qui paraît être mort avant lui, après l'année 1334, laissant entre autres enfants, Geoffroy Ier, qui suit, et Isoarde, femme de Guichard de Loras, chevalier.

Geoffroy d'AGOUT, Ier du nom, damoiseau, seigneur de Pontmaravel, Baurières, etc., fut émancipé par son aïeul, le 17 avril 1334 ; épousa, par contrat du même jour, Sibile, fille de Jean Aynard, seigneur de Chalençon, devint seigneur de la terre de la Beaume-des-Arnauds, en Dauphiné, par la donation que lui en fit Mabile, sa grande tante, et en fit hommage au dauphin Humbert II, en 1339. Il était mort, le 4 août 1354 père de deux fils, qui furent :

  1. Bertrand, seigneur de Baurières, de la vallée de Taurenne, etc., qui mourut, avant 1415, et eut de Marguerite Flotte, fille d'Ozaseiche, seigneur de la Roche-Arnaud, Raymond, seigneur de Baurières, mort sans enfants de Marie de Beauvau, qu'il avait épousée en 1426 ;
  2. Isnard d'Agout, qui suit :

Isnard d'AGOUT, damoiseau, seigneur de la Baume-des-Arnauds, et en partie de Valdronne, etc. ; qualifié magnifique et puissant homme, lequel mourut avant le 29 août 1385. Il eut de Marguerite de Marseille :

  1. Amiel ou Amédée, seigneur de la Baume-des-Arnauds, qui, de Félize de Montorcier, laissa un fils nommé Antoine, co-seigneur de la même terre, mort sans postérité mâle
  2. Geoffroy d'Agout, qui suit :

Geoffroy d'AGOUT, IIe du nom, damoiseau, coseigneur de la Baume-des-Arnauds, lequel épousa, en 1408, Dragonnette de Véteris, fille d'Antoine, damoiseau, seigneur en partie de Veynes, et en eut Antoine, qui suit :

Antoine, surnommé d'AGOUT dans cinq actes, et d'Atgout aliàs Martel (apparemment pour le distinguer d'Antoine, son cousin germain) dans un autre, de 1436, dans lequel son père stipule avec lui, est qualifié damoiseau et co-seigneur de la Baume-des-Arnauds, fut reconnu noble dans une révision de feux de l'année 1474, et laissa de Louise Rimbert :

François d'AGOUT, Ier du nom, écuyer, seigneur de la Baume-des-Arnauds, qui épousa, en 1491 , Jacquette de Revillasc, fille de Jacques, seigneur en partie de Revillasc ; elle le rendit père entr'autres enfants, de Giraud, qui suit, et de Barthélemi, auteur d'une branche partagée en deux rameaux, tous deux existants et connus ; le premier sous le titre de comtes de Chanousse, alliée aux maisons de Brancas-Céreste, et de Virieu-Pupetières ; et le second, sous celui de marquis d'Upays.

Giraud d'AGOUT, co-seigneur de la Baume-des-Arnauds, et de la Beaume d'Argenson, puis de Bonneval et de Piégon en partie, par son mariage de l'année 1540, avec Jeanne d'Autanne, fille et héritière, ou du moins en partie, de Louis, seigneur desdites terres ; elle le rendit père de :

Louis d'AGOUT, seigneur de Bonneval et, en partie, de Piégon, etc., qui épousa, en 1582, Judith Marcel fille de Pierre Marcel, écuyer ; de ce mariage vint entr'autres enfants :

Charles d'AGOUT, seigneur de Bonneval, Piégon, Merindol, Miallons, etc., lequel fut maintenu dans sa noblesse avec plusieurs de ses parents, par jugement de M. du Gué, intendant de Dauphin, rendu le 21 juillet 1667, sur titres qui la prouvaient avec filiation depuis Bertrand d'Agout, son huitième aïeul, vivant en 1338, de l'alliance qu'il avait contractée, en 1619, avec Blanche d'Autric-de-Vintimille, fille de Gaspard , seigneur de Baumettes, chevalier de l'ordre du roi, et de Françoise de Simiane ; était issu entr'autres enfants :

Hector d'AGOUT seigneur de Bonneval, Piégon, Miallons, etc., qui servit longtemps dans les armées ; puis ayant épousé, en 1650, Uranie de Calignon, fille d'Abel de Calignon, conseiller au parlement de Grenoble, et petite-fille de Soffrey de Calignon, chancelier de Navarre, prit lui-même une charge de conseiller en cette cour; de ce mariage vinrent trois fils, qui furent : le premier, Charles, titré marquis de Montmaur, père d'Hector-Samson , baron de Montmaur, qui n'a laissé qu'une fille, mariée avec M. le duc de Montpézat, à Avignon, et de François, père du chevalier de Montmaur, lieutenant de vaisseau ; le second, Jean d'Agout, seigneur de Rochebrune et de Vorèppe, tige d'un rameau dont est issu M. le comte d'Agout de Vorèppe capitaine au régiment de Conti, dragons, et le troisième :

François d'AGOUT, IIe du nom, seigneur de Rochebrune, Beauvoisin, etc., qui se retira à Genève pour cause de religion, vers l'année 1685, et mourut avant l'année 1717. Il eut pour femme Madeleine de Fonfroide, et pour fils :

Basile-Benoît d'AGOUT, co-seigneur de Rochebrune, qui naquit à Genève en 1686 ; passa au service de Charles XII, roi de Suède, et se trouva à la bataille de Pultawa en 1709 ; fut rappelé en France en 1716, et fit abjuration de la religion prétendue réformée ; se maria, en 1717, avec Madeleine Marie Rigot de Montjoux, fille de César, seigneur de Montjoux, et mourut l'année suivante père de :

César d'AGOUT, chevalier, baron d'Auriac, etc., qui fut d'abord capitaine au régiment de Gatinais, puis reçu, en 1744, conseiller au parlement de Dauphiné. Il avait épousé, en 1741, Marie-Catherine Lovat, fille de Mathieu de Lovat, ancien avocat général du, même parlement. De cette alliance sont issus :

  1. François Edouard Augustin Vinceslas Hippolyte, titré marquis d'Agout, capitaine au régiment d'Orléans, cavalerie, né le 17 janvier 1746 ;
  2. Charles Constance César Joseph Loup Mathieu, grand vicaire de Pontoise, né le 16 février 1749
  3. Antoine Jean, titré vicomte d'Agout, qui est né le 2 novembre 1750, d'abord mousquetaire dans la première compagnie, depuis le 18 juillet 1766, jusqu'au 10 février 1768, est entré ensuite dans le corps royal d'artillerie, où il a eu rang de lieutenant en second, au régiment de Toul, le 3 juillet 1776, a été fait sous-lieutenant au régiment Royal Allemand, cavalerie, nommé le 21 avril 1777, capitaine réformé au régiment des cuirassiers du Roi, et y a été remplacé au mois de septembre 1780.

Nous Bernard Chérin, écuyer, généalogiste et historiographe des ordres du Roi ; et en cette qualité, commissaire nommé par Sa Majesté, pour lui certifier la noblesse de ceux qui aspirent aux places de sous-lieutenant dans ses gardes du corps ; certifions au Roi que nous avons composé le présent mémoire sur titres, originaux, à nous communiqués par Antoine-Jean, vicomte d'Agout, capitaine au régiment des cuirassiers du Roi, agréé par Sa Majesté pour être reçu sous-lieutenant dans la première compagnie de ses gardes du corps, commandée par M. le duc d'Ayen, ainsi que sur les livres manuscrits et imprimés du cabinet de l'ordre du Saint-Esprit, confiés à notre garde, et que ledit sieur vicomte d'Agout a satisfait, et beaucoup au-delà, aux preuves requises par l'ordonnance de Sa Majesté, du 28 mai 1777, qui fixe le terme de ces preuves à trois cents ans ; en foi de quoi nous avons signé le présent certificat. A Paris ce 28 mars 1781 (signé ainsi) Ch?

Depuis que ce mémoire a été dressé par M. Chérin, généalogiste des ordres du Roi, les branches de Chanousse et d'Upays se sont éteintes.

Les trois rameaux descendants d'Hector d'Agout, seigneur de Bonneval, mentionné ci-devant, subsistent dans les personnes de :

  1. Charles Louis, comte d'Agout, chevalier de Saint-Louis, officier de la Légion d'Honneur, lieutenant colonel de la cavalerie, né en 1790 seul rejeton du rameau de Montmaur ;
  2. Jean Antoine, comte d'Agout, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, officier de la Légion d'Honneur, maréchal des camps et armées du Roi, né en 1753, chef de la branche de Vorèppe. Il est fils de Joseph Louis, comte d'Agout, chevalier de Saint-Louis, lieutenant colonel d'infanterie, et petit-fils de Jean d'Agout, seigneur de Vorèppe, mentionné au mémoire. Il a deux fils au service du roi : a. Hector Philippe, né en 1782 ; b. Alphonse Charles, né en 1794
  3. François Edouard Augustin Venceslas Hippolyte, marquis d'Agout, chevalier de Saint-Louis, maréchal des camps et armées du Roi, chef de la branche de Beauvoisin, né en 1746. Il a deux frères : A. Charles Constance César Joseph Loup Mathieu, ancien évêque de Pamiers, né en 1749 ; B. Antoine Jean, vicomte d'Agout, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, de celui de Saint-Lazare, lieutenant général des armées du Roi, et premier écuyer de S. A. MADAME, duchesse d'Angoulême, né en 1750.

07 août 2005

de Bernard de Volvent, famille noble très ancienne du Dauphiné.

Bernard de VolventNoble Raymond DE BERNARD, originaire de Belle-Affaire, diocèse d'Embrun en Dauphiné, est qualifié noble par lettres patentes de Marie, reine de Sicile et de Jérusalem, comtesse de Provence, données à Avignon, le 18 novembre 1331 : il y est aussi qualifié de conseiller du roi son maître des comptes, juge mage des appellations de Provence et garde des sceaux de ladite reine.

Il eut pour fils Fassi et Louis, qu'il fit ses cohéritiers. Fassi forma une branche, et c'est celle du sieur de Saint Barthélemi ; et Louis qui suit, en fit une autre que nous allons rapporter :

Noble Louis DE BERNARD, seigneur de Saint-Germain, contracta mariage, le 20 mai 1421, pardevant Petrus Marlini, notaire de Nions, avec demoiselle Marie de Véronne, fille de noble Claude de Véronne, et de demoiselle Andromède Bancelle, dudit lieu de Nions, testa le 3 juillet 1451, pardevant Joannes Joliani, notaire de Nions, légua Antoinette, sa fille, femme de noble Claude Joubert de Tolignan ; légua encore une autre fille, et un fils appelé Gaspard, et institua pour son héritier Jacques de Bernard son autre fils.

Noble Jacques DE BERNARD, contracta mariage avec demoiselle noble Marguerite d'Alanson, pardevant Petrus Armandi, notaire, le 28 novembre 1466 ; il testa pardevant Carolus Marlini, notaire à Nions, le 1er Juin 1488, légua Jeanne, Honorade et Marguerite de Bernard, ses filles, et institua pour ses héritiers, nobles Aimard et Jean de Bernard, ses fils.

Noble Jean DE BERNARD, contracta mariage avec noble demoiselle Claire Eschassin, pardevant Joannes Lambertini, notaire de la ville de Buis, le 1er juin 1505 , dans lequel mariage ladite demoiselle reçut en dot de noble Pierre Eschassin, son père, les biens qu'il possédait au Poét Sigirlat..... Ledit Jean de Bernard, testa le 29 juillet 1530, pardevant maître Girey, notaire de Saint-Sauveur, légua Louis Pierre Esprit et Benoît ses fils, Claudine Colette et Eléonore ses filles et institua pour son héritier, noble Etienne de Bernard, son fils, qui suit :

Noble Etienne DE BERNARD, contracta mariage, le 4 mai 1536, pardevant maître Dupuis, notaire de Darcet, avec noble demoiselle Isabeau d'Heserbes, fille de noble Hector d'Heserbes. Il testa, le 10 mars 1576, pardevant maître Aric, notaire à Sainte-Jaille, et par cet acte il légua Pierre et Jean de Bernard, ses fils, et institua pour héritier universel Charles, qui suit :

Noble Charles DE BERNARD, contracta mariage, le 24 octobre 1602, avec demoiselle Justine de Bruyère, pardevant Allier, notaire à Sainte-Jaille, fit son testament le 23 août 1618, pardevant maître Lambertin, notaire, légua René son fils, Audriette Esprite et Mabelle, ses filles, nomma pour exécuteur testamentaire messire Jacques de Bruyère, chanoine de Die, oncle de ses enfants, et institua pour son héritier Robert de Bernard, son fils, qui suit :

Noble Robert DE BERNARD, contracta mariage, le 21 avril 1630 ; pardevant Dinier, notaire à Payols, avec demoiselle Claude de Coni, fille de noble Stenis de Coni, fut commandant pour le roi aux Iles de Pourqueroles, en 1631 , et servit ensuite avec noble Henri de Bernard, son fils, dans la compagnie des chevau-légers de la Reine mère, sous le maréchal de Turenne, en 1656. Il fit son testament, le 20 novembre 1660, pardevant Lagier, notaire, légua Louis et Gaspard ses fils, Lucrèce et Justine ses filles, et institua pour son héritière dame Claudine de Coni, sa femme, à la charge de rendre l'hérédité à Henri, son fils, qui suit :

Noble Henri DE BERNARD, contracta mariage, le 27 novembre 1695, pardevant maître Théophile Colombier, notaire de Payols, avec demoiselle Madeleine Boisserin d'Egarsin. Il fit son testament pardevant maître Jean Bresse, notaire de Chalanson, le par lequel il institua, pour son héritier, noble François-Joseph de Bernard, son fils unique, seigneur de Volvent, dont l'article viendra.

Le même Henri de Bernard était compris avec Robert son père, dans les lettres de grâce à eux accordées parle roi, en 1658, au sujet d'une affaire malheureuse, dans laquelle les dits Robert et Henri de Bernard, père et fils, tuèrent de leurs propres mains, à leur corps défendant, deux hommes armés qui, réunis à beaucoup d'autres, étaient venus les attaquer à force ouverte. Ce fut après cette aventure qu'ils entrèrent dans les chevau-légers, sous le maréchal de Turenne, et d'où ils ne sortirent qu'en 1658, après avoir reçu leurs lettres de grâce qui furent entérinées au parlement de Dauphiné. Henri de Bernard fut compris au rôle de l'arrière-ban, en 1675, 1689, 1692, 1694 ; il servi en personne dans la campagne de cette dernière année En 1692, les troupes du duc de Savoie, et les Allemands ses alliés et autres troupes, sont entras en Dauphin, où ils pénétrèrent jusqu'à Gap et la Baume, Desarnaud. Henri de Bernard fit marcher les habitants catholiques de Saint-Nazaire, Merlet, Gumiane, Bouvière, Roche-Fourchat et Volvent, au nombre de cent cinquante, hommes, se mit à leur tête, et alla s'opposer au passage du col de Bauver, sous les ordres de Monsieur le marquis de Boissière, commandant des troupes de la province, et fit si bien qu'aidé de quelques autres troupes, il sauva tout le Diois. En 1699 , le même Henri de Bernard obtint un jugement de monseigneur l'intendant de la province de Dauphin, Bouchu, portant vérification de ses titres de noblesse, par lequel il fut maintenu au rang titres et priviléges de la noblesse. Il mourut, en 1717, dans sa terre de Volvent qu'il avait achetée, en 1699, de Monsieur le comte de Grolé.

Noble François-Joseph DE BERNARD, seigneur de Volvent, né en 1702, contracta mariage avec demoiselle Catherine Guemard, le 25 mai 1720. De ce mariage sont nés ;

  1. Henri Daniel, en 1722 le 3 janvier, mort sans postérité le 20 septembre 1762 ;
  2. Jean-François de Bernard, seigneur de Volvent qui suit, né le 1er juillet 1730 ;
  3. Joseph-Marie de Bernard, chevalier de Volvent, né le 26 juillet 1738, encore vivant, dont l'article viendra ;
  4. Catherine Madeleine de Bernard, née le 4 juin 1725, encore vivante ;
  5. Marie-Madeleine, née en 1727, décédée.

Il testa, en 1783, pardevant Girri, notaire à Saint-Nazaire, légua noble Joseph Marie, chevalier de Volvent, son fils, demoiselles Catherine Madeleine et Marie-Madeleine ses deux filles, et institua pour son héritier universel noble Jean-François de Bernard, son fils aîné, qui suit :

Noble Jean-François de Bernard, seigneur de Volvent né le 1er juillet 1730, héritier des biens et de la terre de Volvent, entra au service dans le régiment des gardes de Lorraine, en qualité d'officier en 1758, se retira en 1763, après la mort de son frère Henri Daniel ; et contracta mariage, pardevant maître Rainaud, notaire à Saint-Nazaire, le 25 avril 1775, avec demoiselle Françoise-Emilie d'Endré Blanc, fille de noble Pierre Victor d'Endré Blanc. De ce mariage sont nés :

  1. François Madeleine Eugène Victor de Bernard, le 20 septembre 1778, qui entra, en 1787, à l'école militaire de Tournon, au nombre des gentilshommes que Sa Majesté faisait élever dans le Ecoles royales et militaires, après avoir établi ses preuves de noblesse de conformité aux ordonnances du roi ; il décéda sans postérité le 11 juin 1791 ;
  2. Emilie Joséphine Madeleine de Bernard de Volvent, née le 18 février 1777

Noble Jean François de Bernard, est décédé le 11 juin 1808 ; il n'a laissé d'enfants et d'héritiers que sa fille unique Emilie Joséphine Madeleine, dont il est parlé ci-dessus, qui a épousé le 16 juillet 1796, noble Jacques Alexandre François Garnier de Labareyre.

Noble Joseph Marie de Bernard, chevalier de Volvent, né le 26 juillet 1738, entra enseigne au régiment des gardes de Lorraine, le 2 mai 1757, fit les campagnes de 1757, 1758, 1759, fut capitaine le 31 mars 1774, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le 14 juillet 1781, et se retira avec pension le 3 février 1788. Il est célibataire, et n'a d'autre héritier et successeur que dame de Garnier de Labareyre, sa nièce.

Armes : De gueules à la bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermines, au chef d'or chargé de trois roses de gueules.

05 août 2005

Famille DE BERNARD, ou BERNARDI

DE BERNARD, ou BERNARDI, famille ancienne et distinguée, originaire du Dauphiné, dont les rameaux se sont successivement répandus en Provence, au Comtat et en Bugey, où la branche aînée subsiste depuis le milieu du dix-huitième siècle. Ces diverses branches, illustrées par de belles alliances et de nombreux services de robe et d'épée, ont pour auteur commun :
  1. Raimond DE BERNARD, ou Bernardi, du lieu de Bellaffaire, en Embrumois, qui reçut, le 18 novembre 1391; des lettres-patentes de Marie, reine de Jérusalem et de Sicile, comtesse de Provence et de Forcalquier, pour sa mise en possession de la terre du Caire, dans lesquelles lettres-patentes Raimond est qualifié noble, docteur ès droits, maître rational de la grand-cour de cette princesse, juge des secondes appellations de Provence, conseiller et garde des sceaux de la même Reine. Louis II, roi de Sicile et de Jérusalem, lui accorda d'autres lettres patentes datées du 1er mars 1400, dans lesquelles il est qualifié magnifique seigneur et chevalier. Il fit son testament le 6 août 1407, devant Michaëlis, notaire à Avignon, dans lequel il nomme ses deux fils (1).
    (1) Du même Raimond descendait encore par plusieurs degrés Arnoux Bernardi, Ie du nom, seigneur de Bellaffaire, marié vers 1550, avec Agnès de Laidet de Sigoyer, dont il eut :

    1. Louis, qui suit ;

    2. Catherine de Bernard, mariée, le 29 septembre 1581, avec André Charonier, fils de Jacques Charonier, conseiller au présidial de Gap, et d'Anne d'Agoult.

    Louis de Bernard, seigneur de Bellaffaire, fut père de :

    Arnoux de Bernard, IIe du nom, qui, ayant dérogé, obtint, en 1607, des lettres de réhabilitation, qui furent vérifiées par arrêt de l'an 1631. Il eut deux fils, mentionnés dans cet arrêt :

    1. François qui suit ;

    2. Jean de Bernard, seigneur de la Bastie, qui eut postérité.

    François de Bernard, épousa Jeanne de Guibert, qui le rendit père de :

    Honoré de Bernard, père de Ennemond, Henri, Jacques, Jean et Pompée de Bernard ; ce dernier, célèbre avocat à Aix, marié avec Claire de Simiane. (Voyez l'Etat politique du Dauphiné, par Chorier, t. III, p. 130.)
    Armes de cette branche : d'azur, à la bande d'argent, chargée de trois mouchetures d'hermine de sable; au chef d'or, chargé de trois roses de gueules.
    1. Jean Facy, qui suit ;
    2. Louis, qui fonde la branche des vicomtes de Valernes, rapportée ci-après.
     
  2. Jean-Facy de BERNARD, reçut en don, le 2 août 1469, de Raimond, comte de Valernes, une censive située à Bellaffaire. Il eut pour fils
  3. Louis de BERNARD, Ier du nom, fit son testament le 2 mars 1512, où il rappelle ses enfants, savoir :
    1. Antoine de Bernard, docteur ès droits, auquel Jacques, comte de Valernes, confirma, le 4 juin 1528, la donation que Raimond, comte de Valernes, avait faite, en 1469, à Jean-Facy de Bernard, son aïeul. Cet acte de confirmation fut passé devant Bertrand Arpitte, notaire à Sisteron ;
    2. Guillaume de Bernard
    3. Jean, qui continue la lignée
    4. Vital de Bernard,
    5. Arnaud de Bernard,
    6. Claude de Bernard,
  4. Jean DE BERNARD, Ier du nom, rappelé dans le testament de Louis, son fils, qui suit, eut pour enfants :
    1. Louis II, qui continue la lignée ;
    2. Barthélemi de Bernard, qui fut chanoine d'Embrun.
  5. Louis DE BERNARD, IIe du nom, fut pourvu, par lettres du 23 août 1538, de la charge de capitaine châtelain de la Tour de Saint-Vincent, dans la vallée de Seyne, en Provence, sur la frontière du. Dauphiné. Il épousa, par contrat du 19 décembre 1546, Marguerite de la Villette, et fit son testament le 4 avril 1559, dans lequel il fait mention de son père et de ses enfants, savoir :
    1. Honoré de Bernard,
    2. Gaspard de Bernard,
    3. Bernardin de Bernard, qui, dans son testament du 21 avril 1575, est qualifié seigneur de Velleron, capitaine des gardes de M. le prince, de Genevois ;
    4. Antoine de Bernard ;
    5. Artus de Bernard, chanoine d'Embrun, curé, de Seyne, de Saint-Vincent et de Saint-Pierre de Barle ;
    6. Robert de Bernard, capitaine, pour le Roi, de cinq cents hommes de pied, châtelain de Terre- neuve ;
    7. Ardoin, qui continue la lignée ;
    8. Jean de Bernard, capitaine châtelain de Saint Vincent de Seyne ;
    9. Louis de Bernard ;
    10. Plusieurs filles dont on ignore les alliances.
  6. Ardoin DE BERNARD, seigneur de Feyssal et de Reynier, fut d'abord chanoine d'Embrun et prieur de Tournon. Etant demeuré le seul mâle de sa, famille, qui fut en âge d'en perpétuer la descendance, il quitta 1'état ecclésiastique, et épousa, avec dispense du pape, du 3 mars 1565, Melchione Bardine, et fit son testament devant Baille, notaire, dans lequel il nomme ses enfants :
    1. Honoré, qui suit ;
    2. Annibal de Bernard, mort sans postérité ;
    3. Antoine de Bernard, mort sans postérité ;
    4. Autre Honoré, mort sans postérité ;
  7. Honoré DE BERNARD, seigneur de Feyssal et de Reinier, épousa, par contrat du 17 novembre 1603, reçu par Salva, notaire royal, demoiselle Isabeau de l'Estoup, dont il eut :
    1. Jacques de Bernard, seigneur de la Molette, vivant en 1656 et en 1667, marié avec demoiselle de Cordier, de laquelle sont issus
      A. Joseph de Bernard, seigneur de la Molette, qui a eu pour enfants :
      a. Jacques de Bernard, père, 1. de Pierre de Bernard; 2. de Louis de Bernard, prieur de Saint Eusèbe
      b. Pierre de Bernard, ecclésiastique ;
      B. Pierre de Bernard, qui fut marié au fort Saint-Pierre de la Martinique, et a eu des garçons
      C. Louis de Bernard, mort sans postérité
      D. François de Bernard, mort sans postérité
      E. Jean de Bernard, mort sans postérité
    2. Louis de Bernard, écuyer, sieur de la Lanne, vivant en 1656 et 1667, marié avec Catherine de Cordier, dont :
      A. Honoré de Bernard, mort sans avoir eu d'enfants ;
      B. Pierre de Bernard, mort sans avoir eu d'enfants ;
      C. Jacques de Bernard, seigneur de Bayons, qui fut père de a. Jacques de Bernard, b. Jean de Bernard, qui furent mariés ;
    3. Jean, dont l'article suit ;
    4. Ardoin de Bernard, qui paraît n'avoir point laissé de postérité.
  8. Jean DE BERNARD, IIe du nom, sieur de Feyssal, fut maintenu dans sa noblesse, conjointement avec ses frères, par arrêt de la chambre des francs-fiefs et nouveaux acquêts, établie en Provence, du 5 décembre 1656, sur leurs preuves remontées à Raimond de Bernard, leur cinquième aïeul, vivant en 1391 ; et par jugement de l'intendant de Provence, du 10 mars 1667. Il avait épousé Susanne d'Agoult dont sont issus :
    1. Joseph, dont l'article suit ;
    2. François de Bernard,
    3. Jean-Louis de Bernard,
    4. Jean-Charles de Bernard,
    5. Anne de Bernard,
  9. Joseph DE BERNARD, Ier du nom, seigneur de Feyssal, épousa Isabeau Meynier, dont il eut :
  10. Joseph DE BERNARD, IIe du nom, seigneur de Lauzière, chevalier de Saint-Louis, tué à la bataille de Parme, le 29 juin 1734. Il avait épousé demoiselle Françoise de Collongue, qui le rendit père de :
  11. Mathieu DE BERNARD DE LAUZIERE, chevalier de Saint-Louis, qui s'établit en Bugey, et fut seigneur d'Hostel, de Belmond, de Luthezieux, de Saint-Maurice, Charancin, Vogland ; il épousa Marie-Claudine Darestel, dont sont issus :
    1. Charles Louis Joseph, qui suit ;
    2. René Bernard de Lauzière, capitaine dans le corps royal de l'état-major à Besançon, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, lequel, par ordonnance du Roi, du 2 avril 1817, a été autorisé à ajouter à son nom celui de Darestel, du chef de sa mère, seule héritière de ce nom.
  12. Charles Louis Joseph DE BERNARD DE LAUZIÈRE, lieutenant colonel des armées de Sa Majesté catholique en Espagne, capitaine retiré en France, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui a épousé, le 20 août 1810, demoiselle Antoinette Louise Feuillot de Varange. Armes de cette branche : de gueules, au lion couronné d'or; à la bande d'azur, chargée d'un croissant d'argent, et de deux étoiles du second émail, brochante sur le tout.

    SECONDE BRANCHE.

    II. Louis BERNARDI, second fils de Raimond, s'établit à Mozan, au diocèse de Carpentras. Il laissa de sa femme, dont on ignore le nom :

    III. Gaspard BERNARDI, marié, par contrat passé à Mozan, le 29 mai 1496, avec Marguerite de Lestre. Il fit son testament le 5 mars 1517, et laissa, entre autres enfants :
    1. Claude, qui suit ;
    2. Et Jean, qui, le 16 juin 1542, transigea avec son frère, sur les biens de leur père. Il fut capitaine d'infanterie, ainsi qu'il appert par son brevet du 5 octobre 1573 , et mourut sans postérité de Françoise de Cohorne, son épouse.
    IV. Claude BERNARDI, épousa Marguerite de Loques, de laquelle il eut :

    V. Jean BERNARDI, marié à Sault, le 7 février 1579, avec Honorée de Donodei, fille de Sauveur Donodei, et de Françoise de Gaufridi. Il laissa de ce mariage :
    1. Elzéar, qui suit ;
    2. Denis, rapporté ci-après ;
    3. Claude de Bernard, marié avant 1606, avec Hélène de Séguins, fille d'André de Séguins, seigneur de Flosc et de Saint-Romain.
    VI. Elzéar BERNARDI, épousa, par contrat passé à Sault, le 2 juin 1619, Isabeau Laborel, fille de Claude Laborel, et de Catherine Pillat. Il testa le 3 avril 1649, et laissa de son mariage :
    1. Pierre, qui suit ;
    2. Etienne, dont on ignore la destinée ;
    3. Denis, chef de la branche habituée à Roussillon, diocèse d'Apt.
    VII. Pierre BERNARDI, fit alliance avec Anne Arnoux, fille de Poncet, et de Madelaine Girard, le 29 avril 1648. Il fit son testament le 6 février 1680, et eut pour enfants :
    1. Elzéar, qui suit ;
    2. Joachim, mort chanoine et curé du bourg de Salernas, en Dauphiné.
    VIII. Elzéar BERNARDI, IIe du nom, fut marié, par contrat passé le 25 juin 1693, avec Thérèse Martin, fille de Charles Martin, et d'Anne Laugier. Il fit son testament le 5 juin 1727, et laissa :
    1. Balthazard, qui suit ;
    2. Jean Etienne, prêtre, docteur en théologie, mort chanoine de l'église Saint Sauveur d'Aix, syndic du diocèse, prieur et coseigneur de Tourton, en Provence.
    IX. Balthazard BERNARDI, épousa, le 16 décembre 1720, Angélique Rose Roddes, fille de Joseph, et d'Auranne Joun, dont il eut :

    X. Joseph Elzéar BERNARDI, marié, depuis le 7 avril 1750, avec Louise Madelaine Demengé, fille d'Elzéar, seigneur du Caire, en Provence, et, en partie, de Puimichel et d'Hauteval , et de Françoise Rabilliaud , de la ville d'Aix.

    TROISIÈME BRANCHE.

    VI. Denis BERNARDI, second fils de Jean et d'Honorade de Donodei, épousa Victoire Laborel, fille de Claude et de Catherine Pillat, par contrat passa le 5 octobre 1622. Il fit son testament le 31 mars 1666, laissant :
    1. Jean Etienne, qui suit ;
    2. Pompée qui fit une branche établie à Pernes, dans le comtat Venaissin, laquelle subsiste en la personne d'Antoine Xavier Bernardi , marié, par contrat passé à Carpentras, le 10 novembre 1749 ; avec Jeanne de Guillini, fille d'Esprit Joseph, du lieu de Velleron, et de Susanne Martin.
    VII. Jean Etienne BERNARDI, fut marié avec Susanne d'Astuard de Cheminades, de la ville de Sault. De ce mariage naquirent :
    1. Denis, mort sans postérité ;
    2. Esprit, qui suit ;
    3. Dominique, qui entra d'abord dans les cadets, gentilshommes, et qui fut ensuite capitaine dans le régiment Dauphin, infanterie, ainsi que le prouve son brevet et commission du 28 mai 1689 ;
    4. N.... de Bernardi, mariée dans la maison de Camaret, à Caromb ;
    5. N.... de Bernardi, mariée dans la maison de Bouvar, à Mazan ;
    6. N...., de Bernardi, mariée dans la maison de Silvestre, à Saint-Savournin ;
    7. N.... de Bernardi , mariée dans la maison de Martin, à Sault.

      Tous ces enfants sont nommés dans le testament que fit leur père, le 17 juillet 1679.
    VIII. Esprit BERNARDI, vicomte de Valernes, fut marié, le 6 avril 1684, avec Jeanne de l'Enfant, des seigneurs de Peiresc. Il acheta une charge de trésorier général de France, en la généralité de Provence, qu'il exerça pendant trente-deux ans. Il eut :
    1. Jean Etienne, qui suit ;
    2. N.... Bernardi, mariée à M. Boniface de Tombeton, à Sisteron ;
    3. N... Bernardi, mariée à M. Roux de Beauvezet, à Salon ;
    4. N... Bernardi, mariée à M. Julien, frère du lieutenant-général des armées du Roi, de la ville d'Orange ;
    5. N... Bernardi, mariée à M. Fabri de Brignolles.
    IX. Jean Etienne BERNARDI, vicomte de Valernes, épousa, par contrat du 29 avril 1723, dame Rose de Castellane, fille d'Henri de Castellane, marquis de Majastres, et de dame Françoise de Ferrier. Le Roi, en récompense des services de son père et de ceux de son oncle, lui accorda des provisions, le 31 mars 1732, pour la charge qu'ils avaient exercée. Il eut de son mariage :
    1. Pierre Joseph Bernardi ;
    2. Henri Bernardi, chanoine de l'église de Riez ;
    3. César Ignace Bernardi, ecclésiastique ;
    4. Esprit Dominique Bernardi, jésuite ;
    5. Jean Baptiste Balthazard Bernardi, garde de la marine ;
    6. Madeleine Bernardi, mariée à N. l'Olivier, baron de Bonne, en Dauphiné ;
    Armes de ces deux dernières branches : D'azur, au cor de chasse d'argent, enguiché de gueules, surmonté d'une devise d'argent ; au chef cousu de gueules, chargé de trois grenades d'or.

    Pour en savoir plus sur la famille Bernardi, on pourra consulter les sources indiquées en commantaire par Irène Jacqueline, à savoir :
    1. Le dictionnaire des familles françaises : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1119977/f62 
    2. L'article sur les Bernardy dans l'encyclopédie Albin Mazon : http://archives.ardeche.fr/consultation-en-ligne/ImageViewerMazon.php?id=103

Site de Jean Gallian : http://jean.gallian.free.fr/comm2/b/bernardi-sigoyer.html

Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence : http://books.google.fr/books?id=qaJYAAAAMAAJ&pg=PA130&lpg=PA130&dq=%22henri+de+bernardy%22+sigoyer+sault&source=bl&ots=-nwuodXSDe&sig=cUVNrEndv4QtMD_alx4dhQ_M4eo&hl=fr&ei=-p8WTvuBOc7FswbCq6jfDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CB8Q6AEwAQ#v=onepage&q=%22henri%20de%20bernardy%22%20sigoyer%20sault&f=false

Histoire de la notabilité en pays d'Apt : http://books.google.fr/books?id=lADF7bznrEQC&pg=PA222&lpg=PA222&dq=alain+servel+apt&source=bl&ots=h6rIc2bFiz&sig=rDqkXFQvKys-Co68tdPpIy0CV4M&hl=fr&ei=lp4WTq_rLdDItAaw6cCmDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CEYQ6AEwBA#v=onepage&q=bernardy&f=false

04 août 2005

Nobiliaire de Provence. 3ème article.

Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines d'Europe
Annuaire 1864
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036592
à partir de la page 388

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Depuis l'impression de l'Annuaire de 1863, MM. Gourdon de Genouillac et le marquis de Piolenc ont publié un nobiliaire du département des Bouches-du-Rhône, qui forme le premier volume de l'Armorial départemental, dont ils annoncent la continuation. Cet ouvrage, fait avec soin et impartialité, renferme de précieux documents, qui nous ont servi à compléter notre propre travail.

ABEILLE. -- II existe encore une famille de ce nom alliée à celles de Combaud, du Pithon, de Randon, etc., à laquelle appartient Auguste Abeille, ex-armateur, comte romain, chevalier de la Légion d'honneur et de Saint-Sylvestre de Rome. Elle porte aussi : d'azur, à une ruche d'or, accompagnée de trois abeilles du même.

AGARD. -- L'office de viguier d'Apt fut conféré en 1244, par lettres patentes de Charles d'Anjou, à Bertrand d'Agard, qualifié Miles. Jean d'Agard fut conseiller au parlement d'Aix sous le roi Henri IV, et se mit dans des occasions pressantes à la tête des troupes pour combattre les ligueurs. Louis Basile d'Agard, ancien officier supérieur, est officier de la Légion d'honneur. Armes : de gueules, à la molette d'argent; au chef cousu d'azur, chargé d'une croix fleuronnée d'or.

ALZIARY. -- Originaire d'Italie, cette famille a produit deux branches, celle de Malaucène et celle de Roquefort, encore existantes. Elle s'est alliée avec les maisons de Beaumont, de Flotte, de Lascaris, de Grimaldi, de Serrat, etc. Armes : de gueules, à la tour ouverte d'or, sommée d'une aigle de sable au vol éployé.

AMALRIC. -- Cette famille est une des cinq de Provence qui portent pour nom patronymique un nom de baptême. Louis Joseph d'Amalric, magistrat, né en 1735, avait épousé en février 1772 Madeleine de Goy. Leurs descendants ont servi dans la marine. Armes : de gueules, à trois fasces d'or; au chef d'azur, chargé d'une fleur de lis d'or.

BARLET. -- Famille ancienne de robe, anoblie en 1810 et à laquelle appartient François-Henri de Barlet, conseiller honoraire à la cour impériale d'Aix. Armes : d'azur, au lion d'or, soutenu d'un croissant d'argent; au chef d'argent, chargé d'un coeur de gueules, accosté de deux étoiles d'azur.

BERNARDY. -- Henri de Bernardy, originaire de Sisteron, s'établit à Saux en 1538. Ses descendants, maintenus dans leur noblesse le 14 janvier 1708, se sont alliés aux familles d'Alard, de Canton, de Pernety, de Remerville. Armes : bandé d'or et de gueules, chargé d'un ours de sable, accosté de deux trèfles d'argent, au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.

BOYER. -- Cette famille, connue aujourd'hui sous le nom de Boyer de Fonscolombe, est issue d'Honoré Boyer, secrétaire du roi en 1741. Armes : d'azur, à la trangle d'or, sommé d'un boeuf et accompagné en chef de trois étoiles et en pointe d'un coeur d'or.

CHOMEL. -- Cette famille, dont les armes ont été enregistrées en 1696, était représentée à la fin du siècle dernier par le lieutenant général criminel de Chomel, qui figura dans les assemblées électorales de 1789. Armes : d'or, à la fasce d'azur, chargée de trois carreaux d'argent, accompagnée de trois trèfles de sinople; au chef d'azur, chargé d'une comète d'argent, la queue à senestre.

de ClericyCLERISSY. -- Pierre de Clericy ou Clerici, seigneur de Trevans et de Saint-Martin d'Alignos, a été reçu secrétaire du roi en 1747. Ses descendants sont connus sous le nom de Clericy de Remoules. Armes : d'argent, à trois chandeliers de sable, aie chef d'azur, chargé d'un soleil d'or.

DieudéDIEUDE. -- Lors de la peste de Marseille, Balthazard Dieudé, échevin de cette ville, mérita par son zèle et son dévouement des lettres confirmatives de noblesse. Charles Dieudé de Fly, consul général, est l'un de ses descendants. Armes : de gueules, à trois fasces d'or.

GARDANNE. -- Famille issue de Reynaud de Gardanne, anobli en 1476, était représentée il y a cinquante ans par le comte de Gardanne, maréchal de camp, mort en 1818. Armes : tranché de sable et d'argent; au chef d'or, chargé d'un lion naissant de gueules.

Geoffroy du RouretGEOFFROY du ROURET. -- Son représentant, au milieu du siècle dernier, acquit la terre du Rouret, fief situé dans la sénéchaussée de Grasse, en Provence, dont il prit le surnom. Alliances : Chabaud, Clermont-Tonnerre, Flotte d'Agoult, Grimaldi, Lascaris, Maliverny, Villeneuve, Vitalis, etc. Armes : tranché de gueules et d'argent.

de GrassetGRASSET. -- Antoine Gaspard de Grasset fut reçu secrétaire du roi en 1766. Deux de ses fils suivirent la carrière des armes et le troisième était vicaire général de Mende en 1788. Alliances : Arcé, Belgiojoso, Guieste, Lauzet. Armes : d'or, à la bande de sable, chargée de trois aiglettes d'argent.

GrelingGRELING. -- Jean Greling vint de Suisse à la fin du XVIIe siècle s'établir à Marseille, où sa famille s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Armes : d'or, au corbeau de sable.

LAINCEL. -- La terre de ce nom est située près de Forcalquier. On trouve en 1326 Lambert de Laincel, viguier d'Arles, et en 1789 on voit un Laincel figurer aux assemblées électorales de la noblesse, Armes : de gueules, au fer de lance d'argent, posé en bande.

LESTANG-PARADE. -- Cette famille, d'origine chevaleresque, a donné des grands dignitaires de l'ordre de Malte, un consul d'Aix et un conseiller au parlement de cette ville. Raymond de Lestang-Parade fut un savant distingué.
Armes : d'or, au lion d'azur, armé et lampassé de gueules.

MARC ou MARK. -- Son premier auteur connu est Georges Marc, originaire de Salon, procureur fiscal sous le roi René en 1473. Louis et Guillaume Marc, fils de Pierre, furent anoblis tous deux moyennant finances par le roi Louis XII en 1510. Louis forma la branche de Tripoly, qui prit ce surnom en vertu d'une prétention qu'elle avait de s'être appelée primitivement ainsi. Elle y ajouta celui de Panisse en vertu d'une alliance contractée en 1641 par Marc Antoine de Marc de Tripoly. Artefeuil n'a pas donné sur elle la moindre notice; il cite cependant le mariage de Madeleine de Mark Tripoly avec Alexandre de Paul, en 1578 (tome II, page 198), celui de Mirande de Mark avec Jean de Suffren (page 427) et plusieurs autres alliances. Armes : d'azur, à trois diamants de forme triangulaire d'argent, les pointes en haut, posés 2 et 1 et surmontés d'une étoile à six rais d'or.

MARTIN ou DES MARTINS. -- La terre de Puilobier; dont les vins étaient un des meilleurs crus de Provence, fut la source de la fortune de Jean Martin, procureur fiscal de Louis III, comte de Provence en 1425, et chancelier garde des sceaux du roi René. Marcou des Martins, seigneur de Puilobier, fut viguier de Marseille en 1462, et père de Jean, consul d'Aix en 1502. Alliances : Arlatan, Demandolx, Forbin, Glandevès, Materon, Valbelle, Vento, etc. Armes : d'azur, à trois aiglettes d'argent.

MICHELS (des). Claude des Michels, fils de Jean, devint seigneur de la Javie et de Champorcin par la donation que lui en fit en 1456 noble Bertrand le Cormet, son beau-frère. II fut père de Jacques des Michels de Champorcin, anobli par le duc de Calabre et de Lorraine le 20 janvier 1456. Sa descendance a produit plusieurs officiers de distinction dans les armées de terre et de mer. Alliances: Agoult, Baile, Briançon, Dalmas, Glandevès, Grisolles, Laugier, Oraison, Richaud, Villages, etc. Armes : d'azur, au cor de chasse d'or, adextré en chef d'une croisette de Lorraine du même et sénestré d'une épée d'argent.

MONIER. -- Cette famille ancienne originaire de Marseille et établie à Aix, remonte par filiation à Pons de Monier, vivant en 1460. On trouve antérieurement Guillaume Monier, notaire et secrétaire de l'hôtel de ville de Marseille en 1318. La descendance de Pons s'est distinguée par ses services militaires. Elle a produit plusieurs chevaliers de Malte, un chef d'escadre, un contre amiral et deux capitaines de vaisseau. Elle a possédé les seigneuries de Châteauvieux, du Castellet de Pierrefeu, des Sauses, etc., et s'est alliée aux familles de Bompar, Castellane, Gantelmi, Gardanne, Gombert, Pierrefeu, Pontevès, Villeneuve, etc. Armes : de gueules, au chevron d'or, accompagné de trois têtes d'aigle, arrachées d'argent.

MOUGINS. -- Cette famille acquit en 1718 la terre de Roquefort, près Grasse, dont elle a pris le surnom. Elle a donné un consul et plusieurs magistrats à la ville de Grasse et a été anoblie en 1822. Armes : d'or, au peuplier de sinople, accompagné de trois étoiles de même et soutenu par un croissant d'argent.

NICOLAI ou NICOLAS. -- Cette famille n'a aucune communauté d'origine avec la maison de Nicolay de Languedoc et de Paris qui a donné plusieurs premiers présidents à la cour. Elle est issue de Jean Nicolas ou Nicolai, jurisconsulte célèbre du XVIe siècle. Son fils fut gouverneur pour le roi et maire perpétuel de la ville d'Arles, et sa descendance a été maintenue par jugement des commissaires du roi le 13 avril 1669. Jacques de Nicolai, maire d'Arles en 1696, fit enregistrer ses armes avec le lévrier des Nicolay de Languedoc. Armes : d'azur, à la fasce d'argent, accompagné de trois étoiles d'or.

NICOLAS. -- Il existait à Antibes une autre famille du nom de Nicolas, dont les rejetons étaient qualifiés nobles et écuyers dès le XVe siècle. Elle avait pour auteur Gabriel de Nicolas, seigneur de la Touche, originaire du Poitou. Armes : parti, au 1 d'azur, à trois bandes d'argent, accompagnées en chef d'un croissant d'or; au 2 d'azur, à deux croissants d'or l'un sur l'autre.

NOBLE DU REVEST. -- Quoique cette famille se prétendit originaire d'Italie et issue de l'ancienne maison Nobili de Lucques, Jean Noble, seigneur du Revest, accepta du roi Louis XIV des lettres de noblesse en date du 20 décembre 1655. Antoine et Charles Noble, ses enfants, en obtinrent la confirmation par d'autres lettres du 17 février 1672. Leurs descendants soutinrent leur noblesse à Toulon. Armes : parti d'or et d'azur; au chef d'argent, chargé d'une aigle de sable.

PANISSE. -- Cette famille, qui se prétendait issue d'une race noble de Lucques, avait pour auteur Jacques Panisse, originaire d'Avignon et établi en Provence, vers 1450, d'après plusieurs actes, où il est qualifié chevalier. Agricole de Panisse était évêque d'Apt de 1482 à 1490. On compte encore parmi les rejetons de cette souche un premier président à la cour des aides de Montpellier, un grand prieur de Saint-Gilles de l'ordre de Malte et un conseiller au parlement d'Aix, reçu en 1543. Le Nobiliaire de Provence d'Artefeuil ne mentionne même pas cette race noble. Une branche de la famille Marc a relevé le nom de Panisse par alliance (voyez Marc). Armes : d'azur, à douze épis de blé d'or, posés 6, 4 et 2.

PASTORET. -- Cette famille de robe, originaire de Provence, était représentée à la fin du siècle dernier par Claude Emmanuel Joseph Pierre de Pastoret, né en 1755, conseiller en la cour des aides à Paris, membre du conseil des Cinq-Cents en 1795, comte et sénateur en 1809, pair de France en 1814, marquis en 1817, chancelier en 1829, mort en 1840. Son fils Amédée David, marquis de Pastoret, né le 2 janvier 1791 épousa Alphonsine de Neufermeil, fille d'Alexandre de Neufermeil, comte de Montry. Il a été nommé sénateur en 1852. Sa fille unique a épousé le marquis du Plessis-Bellière, de la maison de Rougé. Armes: d'or, à la bande de gueulés, chargée d'un berger d'argent, adextré d'un chien couché du même, la tête contournée. -- Devise : BONUS SEMPER ET FIDELIS.

de PaulPAUL. -- Cette famille, établie à Salon dès le XVe siècle, prenait les qualifications de noble et d'écuyer et se disait issue d'une race patricienne de Florence. Jacques de Paul accepta néanmoins des lettres de noblesse du roi Charles IX en 1573, et il acheta la terre de Lamanon, dont il transmit la seigneurie à ses descendants. Alliances : Camaret, Cays, Corde, Beaufort, Bouliers, Duranty, Montdesir, Tressemanes, Vidalon, etc. Pierre de Paul, seigneur de Lamanon et de Rousset, chambellan de Henri II, duc de Lorraine, fut chargé de diverses missions par ce prince près des cours de l'Europe et devint commandant de Nancy. Il eut entre autres enfants Charles de Paul, lieutenant colonel du régiment de Flandre, et Elisabeth de Paul, fondatrice du couvent de Sainte Élisabeth à Metz. Armes : d'azur, au chevron d'argent, accompagné en pointe d'un croissant du même.

PAULE ou PAULO. -- Cette famille, dont le nom même rappelle l'origine florentine, s'était fixée il y a trois siècles à Marseille. François de Paule fut président à mortier au parlement de Provence en 1632, et Brunot de Paule, son fils, était conseiller à la cour des comptes d'Aix. Cette famille est encore représentée de nos jours. Armes : d'azur, à une montagne de six coupeaux d'or, surmontée d'une étoile du même.

PAYAN D'AUGERY. -- Cette famille, alliée à celles de Beaussier, de Gordon, d'Isoard, de Marin, etc., a été représentée aux assemblées électorales de 1789. Armes : d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois molettes de même.

PAZERY. -- François Pazéry, reçu secrétaire du roi le 15 octobre 1702, se maria avec une soeur de Pierre de Ravel, dont il eut entre autres enfants Pierre Claude Pazéry, seigneur de Thorame, savant jurisconsulte, assesseur d'Aix et procureur de ce pays en 1722 et 1733. Symphorien de Pazéry, conseiller au parlement de Provence, fut le dernier seigneur de Thorame Haute, et de nos jours le barreau d'Aix comptait un avocat distingué de ce nom. Armes : d'azur, à la croix d'or, cantonnée aux 1 et 3 de deux étoiles de même.

PELICOT. -- Boniface Pelicot, célèbre avocat au parlement d'Aix, puis procureur général et enfin président à mortier, mort en 1563, est l'auteur de celte famille, qui a fait deux branches, l'une à Aix et l'autre à Marseille. La première a donné deux consuls à la ville d'Aix et s'est éteinte au XVIIe siècle ; la seconde a donné un lieutenant des galères du roi. Augustin de Pelicot fut reçu secrétaire du roi par provisions du 20 août 1754. Armes : d'azur, à une fasce d'argent, accompagnée de trois poires tigées et feuillées d'or.

PELISSIER. -- Cette famille remonte à Claude Pelissier, lieutenant-colonel de cavalerie, originaire de Languedoc, qui vint se fixer au comté de Sault, en Provence, et fut père d'Antoine Pelissier, marié en 1543 avec Jeanne de Trapard, fille de Simon de Trapard et d'Antoinette de Villeneuve, des marquis de Trans. Leur descendance a produit plusieurs officiers de mérite et s'est alliée aux maisons de Bermond, de Brochery, d'Eyroux-Pontevès, de Foresta, etc. Elle a été maintenue dans sa noblesse en 1719 et 1755. Armes : coupé, au 1 de gueules, au pélican d'argent ; au 2 d'azur.

PENA. -- Cette famille d'ancienne noblesse a passé par les plus grandes vicissitudes. Au moyen âge Guillaume de Pena fut un des barons présents au traité de paix entre les comtes de Provence et de Forcalquier, en 1220. Hugues de Pena, célèbre troubadour de la cour de Charles d'Anjou, roi de Naples, se distingua aussi comme guerrier. Boniface fut un des otages donnés au roi d'Aragon pour la délivrance de Charles II d'Anjou. Bertrand de Pena, seigneur de Remoules et de Moustier, servit avec honneur dans les guerres de Robert, comte de Provence. André de Pena, conseiller au parlement en 1579, mourut le dernier de sa branche. Mais des lignes collatérales tombées dans la roture obtinrent des lettres de réhabilitation. Artefeuil n'a pas consacré d'article à cette famille. Armes : d'azur, à un demi vol d'argent, surmonté d'une fleur de lis d'or et accompagné de trois grenades de même, posées deux en flanc et une en pointe.

PERRIER. -- Cette famille de noblesse de robe, originaire de Moustier, a compté quatre conseillers au parlement d'Aix de père en fils, depuis Balthazard de Perrier, reçu en 1586, jusqu'à Joseph de Perrier, marquis de Flayosc. En récompense de son zèle pour le service du roi, Balthazard obtint la faveur de charger son blason d'un écu de France. Julien de Perrier, seigneur de Clumans, fils de Balthazard et de Lucrèce de Coriolis, reçu conseiller au parlement en 1599, avait épousé en décembre 1590 Françoise de Demandols, et à la génération suivante François de Perrier, marquis de Flayosc, s'allia en 1644 à Victoire de Porcelet. Pierre de Perrier Flayosc, marié à Clémence de Fortis, fut second consul d'Aix en 1738. Armes : d'or, au poirier de sinople et à l'aigle éployée de sable, chargée en coeur d'un écu d'azur, à trois fleurs de lis d'or; au chef de gueules, chargé d'une étoile d'argent.

PERRIER (du). -- Le premier qu'on trouve dans Aix est Philippe du Perrier, chevalier, député des états de Provence en 1353. Louis du Perrier, visiteur des gabelles de Provence en 1481, donna son nom à un château qu'il possédait en Dauphiné; ce qui a fait croire quelquefois qu'il était originaire de Bretagne et venu en Dauphiné. Gaspard du Perrier fut reçu conseiller au parlement d'Aix en 1502, et François du Perrier, son petit-fils, gentilhomme de la chambre de Henri IV, était ami de Malherbe, qui lui adressa les célèbres stances : Ta douleur, du Perrier, sera donc éternelle, etc. Plusieurs rejetons de cette famille ont suivi la carrière militaire et ont été des officiers distingués. Armes : d'azur, à une bande d'or, accompagnée en chef d'une tête de lion arrachée d'or, lampassée de gueules et couronnée d'argent; à la bordure dentelée de gueules.

PEYSSONNEL. -- Cette famille, appelée aussi Peyssonneau, est sortie, d'après plusieurs généalogistes, de la famille Piscicelli de Naples. Henri Piscicelli, chevalier, surnommé Peyssonneau, fils d'André Piscicelli, venu en Provence avec le comte Jacques, mari de la reine Jeanne, épousa en 1445 Michelle du Terrail, tante du chevalier Bayard. Jean, leur fils, quitta définitivement son nom pour celui de Peyssonnel. Sa descendance a fourni plusieurs branches, dont une, établie à Marseille, se distingua dans les lettres et les sciences et a donné deux membres associés à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Alliances : Esparre, Guiffrey, Isoard, Laugier, Raimondis, Versoris, etc. Armes : d'azur, à un poisson d'argent, nageant sur une mer de même; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles.

PIN. -- Joachim-Félix Pin, secrétaire du roi en la chancellerie de Provence, fut père de Joachim Xavier Blaise Pin conseiller à la cour des comptes d'Aix, et de Louis Mathieu Mitre Pin, dont le fils est aujourd'hui major au 39e de ligne. Une branche collatérale a donné un consul d'Apt en 1770 et plusieurs magistrats. Armes : d'azur, au pin arraché d'or; au chef cousu de gueules, chargé de trois bandes d'or.

PITTON. -- Pierre Pitton, seigneur de Tournefort, reçu secrétaire du roi en 1642, fut père de Joseph Pitton, médecin et naturaliste célèbre sous le nom de Tournefort. Lue, frère aîné de Joseph et second consul d'Aix en 1690 et 1710, eut pour fils Jean-Baptiste Pitton, seigneur de Tournefort, avocat général en la cour des comptes de Provence en 1714, marié en 1714 à Marie-Charlotte d'Agut, fille du président de ce nom. Jean Scholastique Pitton est l'auteur d'une histoire de la ville d'Aix et de plusieurs autres ouvrages estimés. Armes : d'azur, à la tour donjonnée et soutenue de deux lions affrontés, le tout d'or.

PONTIS. -- Cette maison, l'une des plus distinguées de Provence par son ancienneté, ses services et ses alliances, a été omise dans le Nobiliaire d'Artefeuil. Elle comptait parmi ses rejetons Fouquet de Pontis, l'un des tenants du duel dé Charles Ier contre le roi d'Aragon; Louis de Pontis, gouverneur de Seyne, qui opposa une vigoureuse résistance à l'invasion du duc de Savoie en 1692. Armes : de gueules, à un pont à deux arches d'argent, sur une rivière de même. Devise : IN DOMINO FACIT VIRTUTEM.

du Port: pallé d'argent et d'azur de six pièces, à la fasce de sable, brochante sur le tout.PORT (du). -- François et Pierre du Port, originaires de Bresse, vinrent s'établir à Beaucaire. Ils obtinrent des juges mages du bailliage du Bugey, en 1551, une enquête qui établissait leur descendance, et leurs preuves de noblesse et de filiations furent reçues juridiquement au siége de la ville d'Arles. Le Nobiliaire d'Artefeuil les dit néanmoins originaires de Savoie et les fait venir de Pout de Beauvoisin. François du Port fut consul d'Arles en 1591, et Richard, son fils, en 1639. Alliances : Berre, Eiguières, Eyssautier, Forbin, Meyran, Piquet, etc. Armes : pallé d'argent et d'azur de six pièces, à la fasce de sable, brochante sur le tout.

PORTALIS. -- Cette famille, originaire de Provence, était représentée à la fin du siècle dernier par Jean Etienne Marie Portalis, avocat célèbre du barreau d'Aix, qui lutta contre Beaumarchais et Mirabeau et qui fut ministre des cultes, puis de l'intérieur et comte de l'empire. Son fils Joseph Marie comte Portails, diplomate, conseiller d'Etat, premier président de la cour d'Angers, pair de France en 1819, sénateur en 1852, est mort en 1858. Le vicomte Frédéric Portalis était conseiller à la cour de Paris et député du Var en 1846. Le baron Ernest Portalis est aujourd'hui maître des requêtes et le baron Jules Joseph Portalis, député du Var au Corps législatif, n'a pas été réélu en juin 1863. Armes : écartelé, au 1 d'azur, â la tour à trois tourelles d'argent, celle du milieu supérieure et sommée d'une tige de lis du même; au 2 contre écartelé d'argent plein et d'argent, à sept billettes de gueules posées 1, 2, 2 et 2; au 3 d'azur, au double triangle entrelacé d'argent; au 4 d'argent, au mur crénelé de gueules, maçonné d'argent.

PROVENCAL. -- Cette famille jouissait, dit-on, des privilèges nobiliaires, lorsque Charles Provençal reçut des lettres d'anoblissement du roi Louis XII, en 1577, Mais l'anachronisme de cette date dénote le peu de contrôle apporté à cette assertion. Barcillon de Mauvans lui donne pour auteur François Provencal, compris au rôle des nouveaux chrétiens de Tarascon en 1512. Honoré Provencal, son petit-fils, fut anobli par Henri III, en 1586. Sa postérité se continua à Tarascon et a été maintenue dans sa noblesse le 13 octobre 1668. Charles, Bérard, Conrad et Guillaume Provencal se sont illustrés dans le service militaire, et ont pris des alliances dans les maisons d'Avignon, d'Audron, de Roux, etc. Armes : d'or, au chevron d'azur, accompagné de trois bâtons écotés (alias: branches de corail) de gueules.

PUGET DE BARBANTANE. -- Cette maison, dont nous avons donné la notice dans l'Annuaire de 1860, page 134, a été confirmée dans son titre de marquis par décret impérial rendu, sur l'avis du conseil du sceau, en faveur de Louis Henri Edmond de Puget de Barbantane, marié, en août 1863, avec mademoiselle Louise Angélique Henriette Seydoux, fille du député du Nord. Armes : d'argent, à la vache de gueules, sommée d'une étoile d'or entre les cornes.

RABASSE. -- Cette famille, qui a donné six procureurs généraux au parlement d'Aix, remonte à Jacques Rabasse, pourvu de cet office le 30 juillet 1554. Il fut un si ardent ligueur, que le roi Henri IV l'excepta de l'amnistie générale. Balthazard, son fils, l'entra en faveur et fut aussi procureur général. Louis-François Rabasse, son petit-fils, acquit la seigneurie de Vergons. Le mot rabasse signifie en provençal une truffe ; ce qui lui a fait donner pour armes parlantes un végétal de cette espèce en pointe de son écu. Alliances : Chabert, Étienne, Faudran, Fortis, des Isnards, Villeneuve, etc. Armes : d'azur, au château d'argent de cinq tours, maçonné de sable, à la truffe (ou rabasse) du même posée en pointe.

RABIERS. -- Louis de Rabiers acquit les terres de Châteauredon, de Pont-Julien et de la Baume. Il fut anobli par Louis III d'Anjou, comte de Provence, et eut pour fils Christophe de Rabiers, nommé, en 1517, capitaine de justice des villes de Castellane, Guillaume, Annot, etc., charge qui passa à sa descendance durant les deux générations suivantes. Gaspard de Rabiers, seigneur de Châteauredon, fit ses preuves de noblesse au siècle dernier, pour l'admission d'une de ses filles dans la maison royale de Saint-Cyr. Armes : de gueules, au dextrochère d'argent, issant du côté senestre et tenant un rameau de châtaignier de sinople, à trois hérissons d'or.

RAOUSSET-BOULBON. -- Le nom primitif de cette famille, dont nous avons publié la notice dans l'Annuaire de 1855, page 274, était Raoux ou Raoulx. Son premier auteur, Jacques Raoulx, vivait à la cour du roi René, et son petit-fils, Jean Raoulx, fut taxé comme nouveau converti en 1512. Sa descendance a formé deux branches, dont une est encore représentée par le comte de Raousset-Boulbon, cousin du célèbre Gaston de Raousset-Boulbon, fusillé au Mexique, le 12 août 1854, qui avait commencé, en 1841, une publication nobiliaire dont il ne parut qu'une livraison. Alliances : Barrême, Forbin, Léotaud, Meyran, Pons, etc. La comtesse de Raousset-Boulbon, mère de Gaston, s'est remariée au marquis de Cambis d'Orsan. Armes : d'or, à la croix pattée de sable, bordée de gueules.

RASCAS. -- Cette ancienne famille est issue d'Antoine de Rascas, un des gentilshommes qui prêtèrent hommage au roi Louis II d'Anjou, à Tarascon, en 1399. Ses rejetons ont donné six chevaliers de Malte, et se sont alliés aux maisons de Barras, de Castellane, de Clapiers, de Forbin-Soliers, de Laidet, de Pontevès, de Quiqueran, de Raffelis, de Tressemanes. Le titre de baron a été conféré, en 1817, à son représentant, qui a été autorisé, l'année suivante, à ajouter à son nom celui de Châteauredon, terre qu'avaient possédée ses ancêtres. Armes : d'or, à la croix fleuronnée et au pied fiché de gueules; au chef d'azur, chargé d'une étoile à huit rais d'or.

RASQUE. -- Honoré de Rasque, seigneur de Taradel, était fils d'Antoine de Basque et de Marguerite de Tulle, mariés en 1599, et petit-fils d'Honoré de Rasque, auquel remontent les preuves de noblesse, faites en 1704, devant l'intendant de Provence. Leur blason présente une grande similitude avec celui de la maison de Rascas, comme prétentions sans doute à une communauté d'origine. Les seigneurs de Taradel du nom de Rasque se sont alliés aux familles de Boyer, Laidet, Vento, etc. Armes : d'azur, au chevron d'or, accompagné en pointe d'une croix fleuronnée et au pied fiché du même; au chef cousu de gueules, chargé d'une étoile d'or.

RAVEL. --. La famille de Ravel, dont étaient les barons d'Esclapon, a pour auteur Jean-Baptiste Ravel, secrétaire du roi, élu, en 1695, syndic d'épée du corps de la noblesse. Pierre-Jean de Ravel, son petit-fils, reçu conseiller au parlement d'Aix le 28 juin 1732, avait quatre frères au service ; deux étaient capitaines au régiment de dragons de la reine, et le troisième était lieutenant-colonel du même corps et chevalier de Saint-Louis. Armes : de sinople, à deux chevrons d'argent, accompagnés en chef de deux besants du même ; au chef d'or, chargé d'une étoile de gueules.

Régis: d'or, à la bande de gueules; chargée d'une couronne ducale d'or.REGIS. --- Antoine de Régis, capitaine de cavalerie, combattit à la journée de Cérisolles, en 1544. Bouche dit qu'il était originaire de la Bastide de Jourdans, et que ses ancêtres y étaient seigneurs dès la fin du XIVe siècle. Cyriès de Régis, fils d'Antoine, se distingua dans les guerres de la Ligue et fut père de François de Régis, conseiller secrétaire du roi en 1632. La souche forma deux branches, dont l'une resta fixée à Marseille et l'autre s'établit à Digne, où elle portait les qualifications de seigneurs de Chénerille et de Lescale. Armes : d'or, à la bande de gueules; chargée d'une couronne ducale d'or.

REILLANE. -- Cette noble et ancienne famille, originaire du bourg de ce nom, s'éteignit en 1520 par la mort de Pons de Reillane, qui ne laissait que deux filles. François Calvi, intendant du duc de Guise, épousa Isabeau, l'aînée, et recueillit la terre de Reillane. Antoine de Calvi, issu de cette union, fut conseiller au parlement d'Aix et prit le nom et les armes de Reillane, qu'il transmit à sa postérité. Armes : de gueules, au soc de charrue ou reille d'argent.

REMERVILLE. -- Originaire de Lorraine, Guillaume de Rémerville vint à Apt, attiré par le roi René, qui lui donna la charge de conseiller et secrétaire d'État, le 21 septembre 1460. Sa descendance s'est alliée aux familles de Cardebat, d'Etienne de Mazargues, de Raousset, de Saporta. Elle a donné plusieurs officiers de distinction, entre autres Guillaume de Rémerville, qui combattit à Ravenne, et Pierre, qui, à la tête d'une compagnie d'infanterie, se trouva aux batailles de Dreux, de Jarnac, de Saint-Denis, et fut blessé à celle de Montcontour. Armes : coupé, au 1er d'argent, à un lion issant de sable, armé et lampassé de gueules; au 2e d'azur, fretté d'or.

RÉMUSAT. -- Louis Rémusat, seigneur de Saint-Antonin, consul d'Aix en 1604, est la tige de cette famille qui a donné un avocat général à la cour des comptes de Provence en 1782, et un chambellan de l'Empereur, qualifié comte, dont le fils, Charles de Rémusat, fut ministre de l'intérieur sous Louis- Philippe. Armes : d'azur, au chevron d'or, accompagné en chef de deux roses et en pointe d'une hure de sanglier d'or.

RENAUD D'ALEIN. -- Originaire de la ville d'Arles, cette maison d'ancienne noblesse s'établit à Salon, à cause du voisinage de la terre d'Alein, dont elle joignit le nom au sien. Nicolas de Renaud, fils de Jacques de Renaud, premier seigneur d'Alein, était valet de chambre du roi Charles VIII, qui le chargea d'une mission à Rome. Il fut le bisaïeul de François de Renaud, seigneur d'Alein, de Lamanon et d'Aurons, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, premier consul d'Aix en 1623, ex-viguier royal de Marseille. César de Renaud, petit-fils de François, était premier consul d'Aix en 1684. Il obtint du roi Louis XIV l'érection de la terre d'Alein en marquisat par lettres de 1696. Six de ses enfants entrèrent au service militaire et furent des officiers de distinction. Alliances : Aureille, Cadenet, Castellane, Castillon, Isnard, Porcellet, Roux, Urre, etc. Armes : de gueules, à dix losanges d'or, accolées et posées 4, 4 et 2.

REQUISTON. -- Cette maison est fort ancienne et possédait de temps immémorial la seigneurie de Salons. Le moine Hodouin cite parmi les compagnons de Godefroy de Bouillon à la première croisade Guillaume Requiston (Mss. de Barcillon de Mauvans.) Antoine de Requiston, seigneur en partie d'Alons, fut maintenu dais sa noblesse en 1667, sur preuves qui remontaient à François de Requiston, seigneur d'Alons et de Vauclause, marié le 24 février 1544 à Honorée de Grasse, et auteur des diverses branches de la famille.
Alliances : Blacas, Castellane, Grasse, Perrier, Villeneuve, Vincens d'Agoult.
Armes : de gueules, à deux lions affrontés d'argent, supportant un demi-vol d'or.

RIANS. -- Jean de Rians, reçu secrétaire du roi en 1574, était qualifié noble et écuyer dans son contrat de mariage avec Bertrande Grateli, le 15 janvier 1550. Louis de Rians, son fils puîné, fut abbé de Saint-Victor de Marseille. Antoine de Rians, frère aîné de Louis, continua la descendance, qui s'est alliée aux familles de Bompar, de Silvecane, de Suffren, etc. Louis de Rians, arrière-petit-fils d'Antoine, ayant recueilli la seigneurie de Saint-Vincens du chef de sa femme, Anne de Fauris, mariée en 1660, prit le nom de cette terre, qu'il transmit à sa postérité, appelée depuis cette époque Rians-Saint-Vincens. Armes : d'azur, à une tour ou serte de gueules, accompagnée de trois étoiles d'or, une en chef et deux en flancs, et d'un croissant d'argent en pointe.

RIBBE. -- Elzéar Ribbe, avocat au parlement, fut reçu trésorier de France en 1742. Deux de ses frères étaient officiers, et l'aîné fut chevalier de Saint-Louis. Son chef actuel est conseiller à la cour d'Aix. Armes : d'argent, à la tête de Maure de sable, tortillée d'argent.

De Ricard. D'or, au griffon de gueules ; au chef d'azur chargé d'une fleur de lys du champ.RICARD. -- Jules Ricard, fils d'un lieutenant de l'amirauté de Toulon, devint conseiller au parlement d'Aix. Joseph Paul, l'aîné de ses enfants, fut reçu en survivance de cet office. Sextius de Ricard, le second, fut bailli de l'ordre de Malte, et Pierre de Ricard, le troisième, fut premier président de la chambre des enquêtes au parlement d'Aix. Armes : d'or, au griffon de gueules; au chef d'azur, chargé d'une fleur de lis d'or.

RICHERY. -- Louis Coelius Richery, né à Rovigo, et venu en Provence vers la fin du XVe siècle, fut un savant linguiste, et son fils Hector devint un jurisconsulte éminent. Leurs descendants étaient seigneurs d'Abus et suivirent la carrière des armes. Alliances : Aguillon, Combe, Glandevès, Grasse, Sauvaire. Armes : de gueules, à la colombe d'argent, aux ailes éployées; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.

RIQUETTI DE MIRABEAU. -- Cette maison, dont la notice a été donnée dans l'Annuaire de 1846, page 236, était représentée à la fin du siècle dernier par le célèbre marquis de Mirabeau et par son frère puîné, le vicomte de Mirabeau, décédé en 1792. Victor Claude Dymas de Riquetti de Mirabeau, né en 1789, marié en 1817 à Eléonore Louise Danthon, a laissé quatre enfants : 1. Gabriel Victor Claude de Riquetti, marquis de Mirabeau, né le 18 octobre 1810, marié le 23 novembre 1841 à Ernestine de Preissac d'Esclignac, veuf le 11 septembre 1847 ; 2. Arundel Joseph, comte de Mirabeau, tué à Ascoli en octobre 1860 ; 3. Edouard Albert, comte de Mirabeau ; 4. Marie de Riquetti, née en 1818, mariée le 19 avril 1836 au comte de Tréouret de Kerstraet, remariée en juin 1853 à M. Martret de Préville. Armes : d'azur, à la bande d'or, accompagnée en chef d'une demi-fleur de lis du même, défaillante, à dextre et florencée d'argent, et en pointe de trois roses du dernier.

ROBIN DE BARBENTANE. -- Cette maison a été confirmée dans le titre de marquis par décret impérial rendu, sur l'avis du conseil du sceau, en faveur d'Etienne Léon de Robin de Barbentane, frère aîné du député de Saône-et-Loire. (Voir pour la notice l'Annuaire de 1854, page 275.) Armes : fascé d'or et de gueules de quatre pièces, à trois merlettes de sable, posées sur les fasces d'or.

ROLLAND. -- La souche de ce nom s'est divisée en deux branches à la mort d'Antoine Rolland, seigneur de Chatenay et de Réauville, reçu conseiller au parlement d'Aix le 3 novembre 1533. François de Rolland, son fils aîné, forma celle des seigneurs de Reillanette, au diocèse de Carpentras. Antoine de Rolland, le cadet, fut la tige des seigneurs de Réauville, marquis de Cabanes, qui a donné trois présidents à la chambre des comptes d'Aix. Armes : d'azur, à un cor de chasse lié d'or; à trois pals retraits du même en chef.

ROMIEU. -- Cette famille, originaire d'Arles, était très ancienne. Garcias et Guillaume Romieu fuirent présents à des actes en 1206 et 1219. Louis de Romieu, seigneur de Fos, maintenu en 1668, établit sa filiation depuis son bisaïeul, Jacques de Romieu, père de Louis de Romieu, second consul de Marseille. Barcillon de Mauvans fait descendre ces derniers de Patron Romieu, prud'homme en l'hôtel de ville de Marseille en 1481 (Voyez l'Annuaire de 1845, page 252.). Armes : d'or, à une gibecière ou bourse de pèlerin d'azur, houppée et frangée de gueules, et chargée en coeur d'une coquille d'argent.

ROUX ou RUFFO de la FARE. -- Il y a en Provence plusieurs familles du nom de Ruffi ou Roux, que les généalogistes rattachent, par une origine commune, à la maison Ruffo de Calabre, dont il existe encore à Naples deux branches : celle des princes de Scilla, comtes de Sinopoli ; et celle des ducs de Bagnusa, princes de la Motta. La principale est celle de Roux ou Ruffo la Fare, qui a repris au siècle dernier le nom de Ruffo, et qui a été créée marquis de la Fare en mars 1768. Elle s'est alliée aux maisons de Forbin, de Gombert, de Guiramand, de Saint-Phalle etc. Sa souche, après avoir produit les branches des seigneurs de Lamanon et des marquis de Beauvezet, éteintes il y a plus d'un siècle, s'est divisée de nos jours en deux lignes. L'aînée n'est plus représentée que par la fille du marquis de Ruffo la Fare, mariée à Lodoix de Gombert (Annuaire de 1859, p. 242). La cadette avait pour chef, il y a quelques années, Pierre Joseph Hippolyte de Ruffo-Bonneval, capitaine de frégate, né en 1776, marié en 1806 à Adélaïde de Montgrand. Armes : écartelé, aux 1 et 4 coupés émanchés d'argent et de sable; aux 2 et 3 d'argent, à trois pals de gueules, à la bande d'azur, chargée de trois besants d'or et brochante sur le tout.

ROUX DE LARIC. -- La filiation authentique de cette maison, rattachée comme la précédente aux Ruffo de Naples, remonte à Elzéar Roux de Laric, marié en 1453 à Catherine de Rochas. Elle a formé trois branches I. Celle des Roux de Gaubert, titrée marquis de Courbons en 1711, alliée aux Albert de Luynes, aux Bardonnenche, aux Bullion, aux Piolenc, parait s'être éteinte dans l'émigration. Alexandre Roux de Gaubert, marquis de Courbons, premier président au parlement de Paris en 1729, fut remplacé en 1732 par son fils aîné, dont le neveu était au service d'Espagne en 1795. -- II. Celle des Roux de Laric, barons d'Oze, qui s'établit en Dauphiné, s'allia aux Murat de Lestang, aux Perthuis, au Veynes, et pour laquelle fut érigé le comté de Laric en 1729. Son dernier rejeton, Alexandre Louis Gabriel Roux, comte de Laric, colonel du royal corse en 1789, a marié sa fille à M. Hérard de Montazet. -- III. Celle des Roux d'Entrepierre, éteinte en 1850 à Digne par le décès de Joseph Balthazard Alexandre de Roux, comte de Laric, veuf de Louise Henriette de Laugier Baucouse. Armes : d'azur, à la bande d'or, accompagnée en chef d'une colombe essorante d'argent, becquée et membrée de gueules, et en pointe d'un lion d'or, armé et lampassé de gueules.

ROUS ou ROUX de SIGOYER. -- Les seigneurs de ce nom, barons d'Ozé et de Saint-Auban en Gapençois, marquis de Bellafaire en Provence, sont originaires d'Italie et issus de la branche des Rossi, réfugiée au XIVe siècle dans le marquisat de Saluces et la vallée de Château Dauphin. Ils ont été maintenus en Provence le 4 novembre 1667. Leur branche est éteinte et représentée par celle de Rous de la Mazelière du Dauphiné. (Voyez l'Annuaire de 1858, p. 312.)

ROUX DE BONNECORSE ET DE LARCY. -- Cette ancienne famille de Marseille, à laquelle elle a donné des échevins, s'est alliée à celles de Boissier, de Bonnecorse, Bruny de la Tour d'Aigues et Saubert de Larcy, dont un de ses rejetons a relevé légalement le second nom. Elle a donné un député des Bouches-du-Rhône sous la Restauration. Armes : d'azur; à trois fleurs de lis de jardin de sinople, au soleil d'or posé en chef.

ROUX DE SAINTE-CROIX. -- L'auteur de cette famille est Bruno Ignace Roux, seigneur de Sainte-Croix, viguier capitaine de la ville d'Apt, anobli en 1741 pour sa belle conduite pendant la peste de Marseille. Armes : d'azur, à trois têtes de lion, arrachées d'or, lampassées de sable.

ROUX DE SAINT LAURENT. -- Cette famille que Maynier rattache à celle de Ruffi de Lamanon est issue de Berenger Ruffi, vivant à Salon en 1526. Elle s'est alliée avec celles de Brun Castellane, Demandolx, Donodei, Vintimille, etc., et a donné des chevaliers de Malte en 1633 et en 1641. Armes : fascé d'or et d'azur, au chef de gueules, treillissé d'argent et cloué d'or.

RUFFI. -- Établie Marseille depuis plusieurs siècles, cette famille, dont les ducs siciliens de Bagnara du nom de Ruffo se sont reconnus parents, a brillé dans les sciences et dans les lettres. Elle a produit de savants jurisconsultes, des magistrats distingués, et entre autres Antoine de Ruffi, conseiller du roi en 1654, mort en 1689, a écrit une histoire de la ville de Marseille. Elle s'est alliée avec les maisons de Ciprian, de Laus, d'Ortigues, de Trimond, de Vento des Pennes, etc. Armes : émanché d'argent et de sable.

SABOULIN. -- Pierre de Saboulin, établi à Signe en 1472, était, dit-on, originaire de Grenade. Sa descendance, maintenue le 19 octobre 1668, s'allia aux familles d'Amalric, de Beausset, de Glandevès, de Michel, d'Ortigues, etc. Armes : de gueules, à trois roses d'argent.

SAFALIN. -- Nicolas Safalin et Honoré, son frère, originaires de Manosque et anoblis par le roi Charles VIII le 19 juin 1488, sont les auteurs de cette famille. Leur descendance a formé plusieurs branches dent il ne restait plus au commencement du siècle dernier que celle de Jean Safalin, seigneur de Laincel et d'Aubenas. Antoine de Safalin obtint le 26 décembre 1653 des lettres de relief, pour cause de dérogeance. Armes : de gueules, à une ombre de soleil d'or; au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles à huit rais d'argent.

SAINT-CHAMAS. -- Josué d'Amant, chef de cette race, était originaire de Florence et avait plusieurs galères avec lesquelles il transporta le pape Clément en Provence, où il se fixa lui-même. Son nom fut alors changé en celui de Joseph de Saint-Chamas. Armes : d'azur, au nom de Jésus en lettres gothiques d'or.

SAPORTA. -- Louis de Saporta, médecin du roi Charles VIII, était originaire de Barcelone. Ses descendants, fixés à Marseille, suivirent la carrière des armes et s'allièrent aux familles d'Amalric, de Forbin la Barben, de Gassaud, de Gabrielli de Gubio, de Boyer de Fonscolombe, etc. Armes : d'azur, à la porte d'or; au chef de gueules, chargé d'un lion léopardé d'or.

SAQUI. -- La souche de ce nom s'est divisée en deux branches, dont l'aînée a donné plusieurs officiers de marine et un contre-amiral avant de s'éteindre. La cadette, celle des barons de Sannes, avait pour représentant en 1789 un procureur général à la cour des comptes d'Aix. Armes : de gueules, au chevron d'argent, accompagné en pointe d'une ancre de même.

SASSY. -- Famille de Draguignan, qui remonte à Paul de Sassy, seigneur de Villehaute, dont le fils Jean était conseiller et avocat du roi au siège de cette ville, sous Henri IV. Alliances : Arnaud, Audiffret, Barras, Brun, Donodei, Fabry, Signon, Villeneuve, etc. Armes : d'azur, à deux lances d'or, accompagnées en chef d'une étoile et en pointe d'une pomme de pin.

SEGUIRAN. -- Cette famille distinguée dans la magistrature, possédait les terres d'Auribeau, de Vauvenargues, de Saint-Estève et celle de Bouc, qui a été érigée en marquisat au mois de janvier 1696. Elle était connue depuis Pons de Séguiran, notaire à Barjols, et avait donné plusieurs chevaliers de l'ordre de Malte. Armes : d'azur, au cerf saillant d'or.

SEIGNEURET. -- Jacques de Seigneuret, capitaine châtelain de Boucan, fut l'aïeul de Pierre, conseiller et maître d'hôtel de Henri III, alors roi de Pologne. Alliances : Alavarde, Armellis, Cordier, Martel, Savournin, etc. Armes : de gueules, au chevron d'or; au chef de sable soutenu d'or et chargé d'une aigle de même, posée entre deux émanches aussi d'or, chargées chacune d'une aigle de sable.

Seillans: d'azur, au lion d'or, à la fasce de sable brochant sur le tout.SEILLANS. -- La charge de prévôt en chef de la maréchaussée de Provence avait passé pendant quatre générations de père en fils dans cette famille, qui parait éteinte et qui avait été maintenue en 1666. Armes : d'azur, au lion d'or, à la fasce de sable brochant sur le tout.

SENCHON. -- François de Senchon, capitaine de grenadiers, se distingua au siége de Toulon en 1707 et reçut des lettres de noblesse en 1723. Sa descendance a donné plusieurs officiers et chevaliers de Saint-Louis. Alliances : Alazaud, Lenctre de Canillac, Thomassin, etc. Armes : d'azur, au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles de même et en pointe d'un casque d'or, posé de profil.

SIGAUD DE BRESC. -- Cette famille, originaire d'Italie, se partagea en deux branches, dont l'une donna François de Sigaud, premier syndic de Manosque en 1570, qui maria sa fille à Jean d'Audiffret en 1566. L'autre, celle des seigneurs de Bresc, fixée à Moissac en Provence, était représentée à la fin du siècle dernier par Jean-Baptiste Gautier de Sigaud, capitaine de vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis, qui assista aux assemblées électorales de la noblesse en 1789. Louis de Sigaud de Bresc servait dans les gardes du corps du roi, avant 1830. Armes : d'azur, à une sirène d'argent, voguant sur une mer de même et tenant de la dextre une fleur de gueules.

SILVY. -- Les seigneurs de Roquebrune et de Vauclère de ce nom étaient issus de Jacques Silvy, originaire de Pertuis, reçu secrétaire du roi en 1696, dont le fils Laurent épousa la soeur de Jean-André Thomassin , deuxième consul d'Aix. Armes : d'argent, à trois arbres terrassés de sinople et au chef d'argent.

SOMEIRE. -- Ancienne famille, qui a donné un consul à Arles, en 1599, dans la personne d'Imbert de Someire, partisan dévoué de Henri IV. Honoré, son fils aîné, fut premier consul d'Arles en 1653, et Antoine, le cadet, capitaine de cavalerie, périt dans un combat contre les Huguenots. Armes : d'azur, à deux bandes d'or, bordées de gueules, accompagnées en chef de trois étoiles d'or et en pointe de trois besants d'argent, posés en orle.

SURIAN. -- Cette famille, qui a donné un échevin à la ville de Marseille, possédait, avant 1789, la terre de Bras, dont elle a quelquefois pris le surnom et qui est située dans le Var. Alfred de Surian, élu député en 1839, siégeait encore à l'extrême droite en février 1848; il est décédé le 10 mai 1863. Armes : coupé d'argent et de sable, à la croix ancrée de l'un en l'autre.

TALAMER. -- Noble race issue de Geoffroy Talamer, notaire et secrétaire du roi René, et maintenue en 1668. Balthazard Talamer, seigneur de Saint-Martin, était en 1519 gouverneur du château de Sisteron. Honoré fut tué au combat d'Argilliers en 1641.
Armes : d'azur, au sautoir losangé d'or, accompagné de quatre cannes d'argent.

THOMASSIN. -- La souche de ce nom a formé plusieurs branches, dont la principale était celle des marquis de Saint Paul. Elle a donné huit conseillers et un président au parlement d'Aix, deux conseillers et quatre avocats généraux en la cour des comptes de Provence.
Armes : de sable, semé de faux d'or.


TORON. -- Les seigneurs de Tours et d'Artignosc étaient issus d'Antoine Toron, conseiller au parlement en 1588. Ils ont formé deux branches, qui n'ont aucune parenté avec la famille Toron, originaire de Brignoles. Armes : d'azur, au barbet d'argent, surmonté de trois besants de même.

TRESSEMANES. -- Maison ancienne, qui remonte à Regnaud de Tressermanes, conseiller au parlement d'Aix, seigneur de Brunet et de Chasteil en 1559. Sa descendance a formé deux branches et a donné des officiers de terre et de mer, chevaliers de Saint-Louis. Elle a recueilli par succession une partie de biens des marquis de Simiane-lez-Aix, dont elle a relevé le nom et le titre. Alliances : Berenger, Doria, Esclapon, Forbin, Grolée de Viriville, Magallon, Puget, Suffren, etc. Armes : d'argent, à la fasce d'azur, chargée de trois étoiles d'or et accompagnée de trois roses de gueules; à la bordure de gueules, chargée de huit besants d'or.

TRIMOND. -- Les seigneurs de Clumans et Lambruisse étaient issus de Pierre de Trimond, gouverneur de Digne en 1521. Leur souche a formé deux branches, dont l'aînée se fixa à Nîmes et la cadette à Aix, où elle a donné trois conseillers au parlement. Armes : d'azur, à la cloche bataillée de sable et surmontée d'une croix recroisettée d'or.

VACHER. -- Jean de Vacher, alias Vachère, secrétaire du roi, épousa en 1670 Jeanne de Giraudon, dont il eut Jean André de Vacher, seigneur de Saint-Martin. Son petit-fils servit comme mousquetaire à cheval de la garde ordinaire du loi. Alliances : Albert, Brunet, Giraudon, Grimaldi, etc. Armes : d'or à la vache de gueules, accornée, colletée et clarinée d'argent.

VARADIER. -- Les marquis de Saint-Andiol, seigneurs de Courbons, Valbonette, etc., issus de Louis de Varadier, trois fois consul d'Arles de 1639 à 1665, s'étaient alliés aux maisons de Castellane, de Forbin, de Grille, de Renaud d'Alein, de Thézan, de Turpin, etc. Armes : d'or, à trois annelets d'azur.

VARAGES. -- Cette famille a pour auteur Jean-Baptiste Varages, secrétaire du roi en 1712, originaire de Marseille. Il acheta la baronnie d'Allemagne, et son fils épousa Marguerite de Simiane. Armes : d'azur, à deux lions affrontés d'or, soutenant une étoile de même.

VENTO. -- Connue à Marseille depuis Perceval Vento, premier consul de cette ville en 1464, cette famille avait formé deux branches et s'était alliée à celles d'Albertas, de Covet, de Doria, de Forbin, d'Isoard, de Montolieu, etc. Armes : queté d'argent et de gueules.

VERDILLON. -- Les seigneurs d'Estoublon et de Châteauredon remontent à Raphaël de Verdillon, originaire de la viguerie de Digne, qui fit hommage au roi en 1534. Sa descendance, main tenue en 1668, a donné plusieurs officiers et des chevaliers de Malte. Armes : d'azur, à la herse d'or, surmontée d'une étoile de même.

VETERIS. -- Cette famille remonte sa filiation à Henri de Vétéris, assesseur de la ville d'Aix en 1587. Elle a possédé les seigneuries du Revest, de Puymichel, a contracté de belles alliances et a donné des consuls à la ville d'Aix, des officiers de cavalerie, etc. Armes : d'azur, à six étoiles d'or.

VILLAGES. -- La notice de cette famille a été donnée dans l'Annuaire de 1845, page 264. Elle s'est éteinte par la mort du marquis de Villages en 1853. (Voyez l'Annuaire le 1854, page 264.) Armes : d'argent, à un double delta ou deux triangles, entrelacés l'un dans l'autre de sable, enfermant un coeur de gueules.

VINS. -- Cette famille, connue d'abord sous le nom de Garde, possédait la terre de Saint-Marc dès le XVe siècle. Gaspard de Garde ayant épousé Honorade de Pontevès, s?ur du comte de Carces, leur fils Hubert prit le nom de Vins et servit sous le roi Henri III. François, marquis de Vins, ayant recueilli la succession de con cousin germain Melchior d'Agoult, en prit les armes comme écartelures. Il était lieutenant général an service de France sous Louis XIV. Armes : écartelé, aux 1 et 4 d'azur, à une tour terrassée d'argent et accostée de deux étoiles d'or; aux 2 et 3 d'or, au loup rampant d'azur, armé et lampassé de gueules.

VITALIS. -- Artefeuil donne la filiation de cette famille depuis Balthazard de Vitalis, seigneur de Ramatuel. Sa descendance s'est alliée à celles de Bermond, de Châteauneuf, de Romans, de Saurin, etc. Elle a donné des officiers de distinction. Jacques de Vitalis, capitaine major au régiment de Provence, chevalier de Saint-Louis, lieutenant au gouvernement de Bouchain, épousa en 1738 Martine Thérèse de Haut, fille du maire héréditaire de Bouchain. Armes : d'azur, à deux lions affrontés d'or, soutenant une tour.

VOLAND. -- Les seigneurs d'Aubenas ont pour auteur Nicolas Voland, qui eut l'honneur de loger Français Ie lorsqu'il vint à Manosque en 1516. Cette famille a donné des officiers de distinction, un viguier et un chevalier de Saint-Louis. Armes : d'azur, à un cerf ailé d'or.
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