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15 avril 2010

Poisson de la Chabossière

POISSON DE LA CHABOSSIÈRE ou DE LA CHABEAUSSIÈRE, famille originaire d'Anjou.

Suivant les notes conservées dans la famille, on sait qu'il a existé plusieurs membres du nom de François-Poisson, qui avaient joui des privilèges de la noblesse ; mais, faute d'avoir été signalés avec détail nous commencerons la filiation par François, IIIe du nom de Poisson.
  1. François Poisson DE LA CHABOSSIÈRE OU CHABEAUSSIÈRE, IIIe du nom, écuyer avocat au présidial d'Angers, élu échevin de cette ville (2), le premier mai 1661, mort le 9 avril 1685, avait épousé Jacquine Garnier, morte en 1702 ; de ce mariage vint :
    1. François Poisson, dont l'article viendra ;
    2. N. Poisson, prieur de Trélazé.
    3. Marguerite, mariée le 15 février 1665, à messire Jean le Jeune de la Grand' maison, conseiller du roi, dont deux enfants, un garçon et une fille, le garçon, mort sans postérité, la fille, mariée à M. Joubert du Collet, maire de Nantes. On ignore s'ils ont eu des enfants, ce qui intéresse néanmoins les survivants de la lignée.
    4. Jacquine, mariée le 7 mars, en 1666, à M. Jamet, avocat au présidial d'Angers.
    5. Françoise, mariée en 1696, à M. Aubri, conseiller du roi, son procureur au siège des eaux et forêts de Beaugé.
  2. François Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, IVe du nom, écuyer, avocat au conseil, né le 14 mars 1639, mort le 27 juin 1702, avait épousé, le 28 février 1672, Louise de Massac, fille de messire Ange de Massac, conseiller du roi, ancien avocat au parlement ; et de Catherine Aularie, sa femme ; de ce mariage sont issus :
    1. François-Ange, dont l'article suivra ;
    2. Marguerite, morte en bas âge.
  3. François-Ange Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, IVe du nom, avocat au parlement de Paris, né le 15 novembre 1673, mort le 30 juin 1750, avait épousé Marie-Catherine Loys, fille de messire François-Antoine Loys, commandant de la ville de Calais, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et d'Anne de Baraet, mourut le 8 mai 1755 ; de ce mariage vinrent. :
    1. Louis-Jean-Ange, dont l'article viendra ;
    2. Charles, né le 16 mars 1711, mort le 27 du même mois ;
    3. Guillaume, né le 7 juillet 1713, mort le 4 août suivant ;
    4. Marie-Madeleine, née le 15 février 1718, morte le 16 août suivant ;
    5. Jeanne-Louise, née le 27 juillet 1719, morte le 25 juin 1721.
  4. Louis-Jean-Ange Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, né en Flandres, le 25 février 1710, avait été reçu pensionnaire au collège des Quatre Nations, où l'on exigeait les mêmes preuves de noblesse que pour être admis à Saint Cyr ; il a, depuis, été avocat au parlement de Paris. Il est mort en octobre 1795, et avait épousé, le 16 septembre 1743, noble demoiselle Marie-Magdeleine-Élisabeth Malabiou de la Fargue, née le 11 novembre 1719, mort le 11 juin 1785. Elle était fille de messire Etienne Malabiou de la Fargue, capitaine d'infanterie au régiment de Guyenne, chevalier de Saint-Louis, d'une très ancienne famille du Languedoc, et de dame Barbe-Catherine-Barthélemy, sa seconde femme ; de ce mariage sont issus :
    1. Ange, né le 15 novembre 17, mort le 12 mars 1752 ;
    2. Ange-Étienne-Xavier, dont l'article suivra ;
    3. Ange-Jacques-Marie, de la Chabeaussière, chevalier, né le 6 août 1755, surnuméraire dans les gardes du corps de monseigneur le comte d'Artois, sous-inspecteur général honoraire des mines en 1784, et inspecteur en 1786, décoré en juin 1814 de l'ordre du lys ; marié à demoiselle Marie-Hiriat des Aldudes ; il a pour fille demoiselle Jeanne Magnagno de la Chabeaussière, née le 6 décembre 1781, mariée à M. Louis Bousquet, dont postérité.
    4. Catherine-Julie-Xavier, née le 11 juin 1747, mariée ; en premières noces, le 1er août 1769, à messire Augustin-Philibert-Lyonard de la Girennerie, valet-de-chambre de Sa majesté Louis XV, et, en secondes noces, à messire Pierre Bergeret, receveur général des finances, mort en 1807 ; elle est morte elle-même, en 1813, à Hambourg ; du premier lit sont issus : (a) Ange-Augustin, né le 21 octobre 1774, mort le 8 février 1776 ; (b) Anne-Louise, née le 26 mai 1770 ; morte le 10 mai 1777 ; (c) Ange-Philibert-Lyonard de la Girennerie, né le 8 janvier 1772, émigré en 1791, ayant servi dans les gardes de la porte, et conservé le drapeau à ses risques et périls, jusqu'en 1814, où il l'a rapporté à Paris en juillet ; marié à Hambourg, avec demoiselle Gertrude Ernest, aussi émigrée, dont un fils, Édouard ayant servi dans un régiment hanovrien, et venant d'être placé dans la compagnie des gardes de la porte de Louis XVIII, et une fille Angélique-Thérèse-Léocadie, née en juin 1803.

      Du second lit est issue une fille morte jeune ;

    5. Barbe-Françoise-Victoire, née le 3 décembre 1761, mariée le 17 avril 1782, à François-Edme Cotilon de Torcy, avocat au parlement de Paris, mort le 24 mai, dont deux enfants : a. Ange-François Saint-Julien de Torcy, né le 5 avril 1785, mort à Hambourg, en 1806, sans alliance. b. Françoise-Julie de Torcy, née le 1er février 1783, mariée le 16 mai 1808, avec Alexandre le Bas de Sainte-Croix, capitaine de frégate de la marine royale, ayant fait partie de l'expédition du capitaine Baudin, colonel des marins de la garde, commandant la marine dans les départements de Rome et Trasimène, en 1806, chef militaire à Cherbourg, en 1814, officier de la légion d'honneur, et décoré de l'ordre du lys ; de ce mariage est issue une fille, Angélina de Sainte-Croix, née le 20 juin 1809.
  5. Ange-Étienne-Xavier Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, chevalier, né le 5 décembre 1752, garde du corps de Son Altesse Royale monseigneur le comte d'Artois, décoré de l'ordre du lys, en juillet 1814, marié, en premières noces, le 30 novembre 1780, à demoiselle Catherine-Jeanne Bingant, morte en couches, en novembre 1781, dont deux filles jumelles, nées le 1er novembre 1781, mortes au commencement de 1783 ; et, en secondes noces, à dame Claire Sylva, veuve de messire comte de Maleissie, capitaine au régiment des gardes françaises, chevalier de Saint-Louis ; s'est acquis de la réputation dans la littérature.
Les alliances de cette maison ont été avec les familles Garnier, de Massac, Loys, Malabiou de la Fargue, Bingant, Sylva, de la Girennerie, Bergeret, Hiriart, Sainte-Croix.

Armes : « D'azur à un cor de chasse d'argent, traversé d'un poisson d'or, de dextre à senestre, enlacé dans le cordon en sautoir, qui attache ledit cor. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 109
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

21 février 2009

La famille de Broc

BROC (DE), famille d'ancienne chevalerie de la province d'Anjou.
  1. Govin, sire DE BROC, vivait en 1069. A cette époque il possédait la cour de Broc, près le Lude.

  2. Lioter ou Lister DE BROC vivait en 1100 ; il fit bâtir le château de Broc, près le Lude, qu'il nomma Lisardière.

  3. Henri DE BROC, chevalier, seigneur de Broc-Lisardière, vivait en 1185.

  4. Pierre DE BROC passa en Angleterre avec Henri II, comte d'Anjou, surnommé Plantagenet, et y fit la tige des ducs de Broc, en 1186.

  5. Amaury DE BROC fit le voyage d'outre-mer avec Richard-Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre, en 1190.

  6. Geoffroi DE BROC, mort au château de Broc-Lisardière en 1199.

  7. Herbert DE BROC vivait en 1213.

  8. Pierre DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière, épousa Marguerite de Thierne, damé du Buisset, en 1273.

  9. Guillaume DE BROC vivait en 1302.

  10. Pierre DE BROC, chevalier, seigneur de Broc-Lisardière, sénéchal de Nîmes et de Beaucaire, gouverneur de Lille en Flandre en 1313 ; avait épousé en premières noces Alix de Mathefelon, et en secondes noces Jacqueline de Roye, en Picardie.

  11. Thibaut DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière, épousa en 1365 demoiselle Simonne de Nesle.

  12. Beaudoin DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière, épousa en 1395 demoiselle Marie Grenette, dame de Lespinai, et en secondes noces Jeanne de Tiercelin, de la maison de la Roche-du-Maine.

  13. Pierre DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière, en 1435 épousa demoiselle Fouquette de Rougebec. Elle était héritière d'une très ancienne maison.

  14. René DE BROC était frère aîné de Jean de Broc, auteur de la branche de la ville de Fauvier.

  15. René DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière, épousa demoiselle Marie de Saint-Benoist en 1449 ; elle apporta en dot la vicomté de Foulletourte et le château des Pairai.

  16. Girard DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière-lès-Pairai, épousa demoiselle Isabeau du Bouchet ; il vivait en 1490.

  17. Julien DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière-lès-Pairai, épousa en 1520 demoiselle Jeanne de Vandosmoys.

  18. Mathurin de Broc, seigneur de Broc-Lisardière-lès-Pairai et Mars-la-Jaille, etc., chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme de sa chambre, épousa en 1566 demoiselle Louise de Lavardin.

  19. François DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière-lès-Pairai et Mars-la-Jaille, etc., chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme de sa chambre, épousa en 1596 demoiselle Françoise de Montmorency. Jacques de Broc, fils de François de Broc et frère de Pierre de Broc, était évêque d'Auxerre.

  20. Pierre de Broc, seigneur de Broc-Lisardière-lès-Pairai, etc., épousa au château du Louvre, en présence de Marie de Médicis et d'Anne d'Autriche, en 1624, demoiselle Marguerite de Bourdeille, fille d'honneur de la reine.

  21. Michel-Claude DE BROC, seigneur de Broc-Lisardière-lès-Pairai, épousa en 1666 Elisabeth Prudhommeau, laquelle eut, après le décès de son mari, la terre de Broc-Lisardière en remploi, et la vendit. Depuis 1069 jusqu'en 1666, c'est-à-dire pendant cinq-cent-quatre-vingt-dix-sept ans, la terre de Broc-Lisardière est restée dans la maison de Broc.

  22. Léonore DE BROC, colonel d'un régiment de son nom, fut tué à la bataille d Hoscktett en 1704 ; il avait épousé la veuve du seigneur de Levarai.

  23. Michel DE BROC, frère de Léonore, seigneur des Pairai, etc., capitaine dans le régiment de la Reine, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, épousa en 1701 demoiselle Armande Richer.

  24. Michel-Armand DE BROC, seigneur des Pairai, etc., épousa en 1732 demoiselle Jeanne-Jacqueline de Dominique dont il n'eut point d'enfants. Il fut capitaine au régiment du Roi, colonel du régiment d'Aunis, ensuite colonel du régiment de Bourbon ; brigadier des armées du roi, commandant en second en Bretagne, maréchal de camp, commandant en chef en Alsace, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, Il mourût en 1775, après avoir fait rebâtir et embellir le château des Pairai.

  25. Charles-Eléonore de Broc, son frère, épousa, le 16 janvier 1746, demoiselle Madeleine-Gabrielle de Menon-de-Turbilly. Il servit d'abord dans le régiment du Roi, fut fait capitaine dans celui d'Orléans, eut ensuite une compagnie dans, le régiment de la Reine, cavalerie, qu'il obtint de faire passer à Charles-Michel de Broc, son fils, et se retira du service, chevalier de l'ordre royal-et militaire de Saint-Louis, avec le grade de lieutenant-colonel.

  26. Charles-Michel DE BROC, seigneur des Pairai, etc., chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, épousa demoiselle Emilie de Bongars, fut lieutenant-colonel du régiment de Royal-Champagne.

  27. Charles-Gabriel DE BROC, a épousé demoiselle Anne Chevalier. Il a trois fils : l'aîné nommé Charles-Léon le second Fernand, le troisième Gonsalve.
Il n'y a que deux branches de la maison de Broc : celle qui possède la terre des Pairai, entre la Flèche et le Mans, et celle qui possède la terre de la Ville-au-Fourrier, près Baugé ; cette seconde branche a aussi trois garçons.

Ces deux branches de la maison de Broc portaient les titres de marquis, comte et vicomte.

La maison de Broc a eu un chevalier de Malte qui a rendu des services distingués à l'ordre, en armant à ses frais une galère, ainsi qu'il est cité dans l'Histoire de Malte, par l'abbé de Vertot ; il est également mentionné dans l'Histoire d'Angleterre, à l'occasion de Thomas Bequet, archevêque de Cantorbery, lequel de Broc avait fait une fondation expiatoire au Mans.

Armes : « De sable, à la bande fuselée d'argent. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 445
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

29 novembre 2008

Famille de Bazouges

BAZOUGES (DE), famille originaire de l’Anjou, dont les titres et papiers ont perdus pendant les troubles de la révolution. La noblesse de son extraction, et son dévouement pour l’auguste maison de Bourbon, sont justifiés par les lettres suivantes, qui ont été adressées à M. François DE BAZOUGES, le dernier du nom de cette famille.

« Nous, CHARLES-FERDINAND, duc de Berry, petit-fils de France, grand-prieur de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem chef du régiment noble de notre nom, au service de S. M. L l’empereur de toutes les Russies, etc. Certifions que le sieur François-Aumont DE BAZOUGES, de la province d’Anjou, major au service de S. M. le roi de France, chevalier de L’ordre royal et militaire de St.-Louis, après avoir fait la campagne de 1792 dans l’armée des princes, frères du roi, s’est trouvé au siège de Maëstricht, avoir servi avec distinction, en qualité d’officier, et ensuite de capitaine dans le corps de gentils-hommes d’Etienne de Damas, où il a fait la campagne de 1794 à 1795, a rejoint l’armée de Condé avec ce même corps en 1796, comme capitaine de gentilshommes, qu’il a fait la campagne de 1796 l’avant-garde détachée sous les ordres du comte de Vioménil, et celle de 1797 ; qu’il s’est trouvé à toutes les affaires ; qu’il a suivi l’armée en Pologne, et qu’à la formation russe il est rentré dans notre régiment en qualité de sous-lieutenant ; qu’il a fait la campagne de 1799, et que son excellente conduite, vraiment digne d’un loyal et fidèle gentilhomme, n’a jamais cessé de lui acquérir des droits assurés à notre parfaite estime. En foi de quoi... Fait à Steyer en Autriche,le 8-19 mars 1800. »

« Nous, Louis-Joseph DE BOURBON, prince de Condé, prince du sang, pair et grand-maître de France, duc de Guise, colonel-général de l’infanterie française et étrangère, etc., etc. Certifions que le sieur François-Aumont DE BAZOUGES, gentilhomme français, de la province d’Anjou, chevalier de l’ordre royal et militaire de St.-Louis, capitaine en France au régiment d’Orléans cavalerie, émigré au mois de novembre 1793, a fait la campagne de 1791 à l’armée des princes, frères du roi Louis XVI, et nous a joint le 1er mars 1796 avec le régiment d’Etienne de Damas, où il était capitaine-commandant des volontaires ; qu’il a fait en cette qualité, sous nos ordres, les campagnes de 1796 et 1797, et les suivantes jusqu’à ce jour comme lieutenant au quatrième escadron du régiment noble à cheval d’Angoulême ; qu’il s’est trouvé à toutes les affaires qui ont eu lieu pendant qu’il a été à l’armée et qu’il s’est conduit avec honneur, donnant les meilleurs exemples et se distinguant par son zèle et par son courage. En foi de quoi… Fait à notre quartier-général de Feistritz, le 28 février 1801. »

François-Aumont DE BAZOUGES, seigneur dudit lieu, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, décédé en son château à Bazouges, le 27 mai 1808, avait épousé Madeleine-Christine Jaunon, aujourd’hui existante et habitant ledit château, de laquelle il a laissé :
  1. Madeleine Émilie ;
  2. Marie-Julie ;
  3. Anne-Valérie.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 285
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

12 juillet 2008

Branches des seigneurs de Laplesse, etc.

Branches des seigneurs de Laplesse, de Launay-Jumiers, Chazé-sur-Argotz ; Belle-Fontaine et de Fougeray, établis au pays Craonnais, en Anjou :
  1. Charles PIERRES, chevalier seigneur de la Plesse, de Launay-Jumiers, du Chesnay, et fils aîné de Pierre Pierres, chevalier, seigneur du Plessix-Baudouin, et de damoiselle Anne Pointeau, sa deuxième femme, fille de Guillaume Pointeau, chevalier. Bourdigné, dans ses Annales d’Anjou, dit que Guillaume Pointeau, chevalier, chancelier de Louis Ier, duc d’Anjou, en 1375, fut occis par les séditieux de la ville de Montpellier. En l’an 1380 vivait Jean Pointeau, chevalier, seigneur de Bois-Dauphin, oncle de Guillaume Pointeau, chevalier, père d’Anne Pointeau, seconde femme de Pierre Pierres. Jean Pointeau avait épousé Marie de Soucelle, dont sortit Jeanne Pointeau, qui fut mariée à Jean de Maimbier, chevalier, seigneur d’Aunay, dont sortir Anne de Maimbier, qui fut mariée vers l’an 1440, avec Thibaut de Laval, chevalier, fils puîné de Thibaut de Laval, chambellan du roi Charles VI, et de Jeanne de Maillé ; de son mariage avec Thibaut de Laval, sortit René de Laval, bisaïeul d’Urbain de Laval, seigneur de Bois-Dauphin, et maréchal de France. Marie Pointeau, fille de Jean Pointeau et de Marie de Soucelle, épousa Ambroise de Montallays. En l’an 1481, fut fait accord et transaction entre dame Anne Pointeau, veuve de Pierre Pierres, d’une part, et René, Pierres, petit-fils dudit Pierre Pierres, et de Jolande-Joël du Jocal, sa première femme, en présence et de l’avis de René de Laval, chevalier, seigneur de Bois-Dauphin, parent de ladite dame Anne Pointeau, et aussi en présence de Guy Pierres, chanoine et maître-école de l’église d’Angers, oncle et curateur dudit René Pierres, fils mineur d’ans de Jean Pierres, et de Catherine de Billy. Ledit Charles Pierres prit alliance, en 1485, avec damoiselle Perrette du Plessix, fille de Geoffroy du Plessix, chevalier, seigneur du Plessix-les-Breux, en Poitou, et de damoiselle Perme de Clerembaut, fille de Jean de Clerembaut, chevalier. Geoffroy du Plessix était fils de Sauvage du Plessix, chevalier, et de damoiselle Isabeau Legroing, fille de Jean Legroing, seigneur de Lamotte Legroing, et de damoiselle Lucques de Praelles. Du mariage de Charles Pierres et Perrette du Plessix sont issus :
    1. Yvon, dont l’article viendra ;
    2. Nicolas ; se trouva à la bataille de Ravenne (voyez Bourdigné, page 188) avec Yvon Pierres, son frère ;
    3. René.

  2. Yvon PIERRES, chevalier, seigneur de la Plesse, Launay-Jumiers, le Chesnay, fut fait chevalier de l’ordre du Roi, comparut au procès-verbal de la coutume et bailliage de Senlis ; il se trouva avec son frère à la bataille de Ravenne ; après de longs services dans les armées du roi, il obtint de François Ier, en 1537, des lettres de provision au gouvernement de Beaumont-sur-Oise. Il prit alliance en 1514 avec damoiselle Françoise Auvé, fille de Louis Auvé, chevalier, seigneur de Genetay, le Plessis-Bourel, Chazé-sur-Argos et Belle-Fontaine, et de damoiselle Renée de Clerembaut, sa seconde femme, fille d’Antoine de Clerembaut, chevalier, seigneur de la Plesse, et de damoiselle Philippes Chabot, fille de Renaut Chabot, chevalier, seigneur de Jarnac, et d’Isabeau de Rochechouart, fille de Jean de Rochechouart, chevalier, seigneur de Brion et d’Apremont, et de Jeanne de Latourlandry. Louis Auvé était fils de Simon Auvé, chevalier, et de damoiselle Marguerite de Clerembaut, fille de Gilles de Clerembaut, chevalier, seigneur de la Plesse, et de damoiselle Nicole de Mathefelon ; et Simon Auvé était fils de Gervais Auvé, chevalier, seigneur de Sougé-le-Bruand, du Plessis-Bourel, etc., et de damoiselle Guillemette de Vendosme, fille de Pierre de Vendosme, chevalier, issu des anciens comtes de Vendosme, seigneur de Segré en Anjou, chambellan du roi, et de damoiselle Jeanne de Chazé, dame de Chazé-Henry ; Chazé-sur-Argos et de Belle-Fontaine, fille unique de Geoffroy de Chazé, chevalier, seigneur desdites terres, et de damoiselle Jeanne de Tucé. Geoffroy de Chazé était fils de Foulques de Chazé, et de damoiselle Marguerite de Rougé, fille de Bonabes de Rougé, chevalier, seigneur d’Erval, et de Jeanne de Maillé. Yvon Pierres eut de son mariage avec Françoise Auvé :
    1. Charles dont l’article viendra ;
    2. Jean, doyen de l’église d’Angers ;
    3. Renée, mariée à Georges de Vaiges, chevalier, seigneur du Plessis-de-Vaiges.

  3. Charles PIERRES, II du nom, chevalier de l’ordre du Roi, seigneur de la Plesse, Launay-Jumiers, Chazé-sur-Argos, Belle-Fontaine, etc. Après avoir servi dans les guerres de son temps, il fut pourvu au gouvernement de la ville de Beaumont-sur-Oise, par lettres-patentes du roi Henri II, en 1547. Sur la démission que lui en fit son père, il représenta ses titres de noblesse en 1586, devant M. Ruzé, intendant de la généralité de Touraine, et en obtint sentence de maintenue audit an. Il épousa le 29 juin 1553, damoiselle Anne le Maczon, fille de Michel le Maczon, chevalier, seigneur de Launay, de Milon, Buzanvaux, et de damoiselle Antoinette de Millet, dont sont issus :
    1. René, dont l’article viendra ;
    2. Charles, puîné ;
    3. Louise Pierres, damoiselle ;
    4. Perrine Pierres, damoiselle.

  4. René PIERRES, chevalier, seigneur de Launay-Jumiers, Chazé-sur-Argos, Belle-Fontaine et Champgreault, en Beauce, fut homme de guerre, ainsi que ses ancêtres. Il se trouva en 1592 au siège que le prince de Conti mit devant le château de Rochefort en Anjou. Il prit alliance, le 23 février 1591, avec damoiselle Renée Cartier de Vermettes, fille de René Cartier, chevalier, seigneur de Vermettes près Bressuire en Poitou. Après de longs services, René Pierres fut pourvu et nommé par le roi au gouvernement de la ville et château de Châteaubriand, en Bretagne. Il eut de son mariage les enfants qui suivent :
    1. Anne Pierres, gouverneur de Châteaubriand, épousa en 1623, le 16 janvier, damoiselle Marie-Élisabeth de la Marqueraye, fille de Joseph de la Marqueraye et de damoiselle Catherine Gaultier de Brulon. De ce mariage vinrent : 1.° René, marié le 25 mars 1664 damoiselle Louise Moreau, fille de Guillaume Moreau, écuyer, et de damoiselle Louise de Molette, sieur et dame de la Chonpaudière. René Pierres représenta ses titres de noblesse devant M. Voisin de la Noraye, intendant de Tours, et en obtint sentence de maintenue le 20 avril 1667. Il n’y a point eu d’enfants de ce mariage. 2.° Anne, page de Mgr. le prince de Condé, tué à ses côtés à la bataille de Lens en 1648.
    2. Guy, dont l’article suit.

  5. Guy PIERRES, chevalier, seigneur de la Querrie, fils puîné de René Pierres et de Renée Cartier de Vermettes, continua la postérité de cette branche, et prit alliance, le 6 juillet 1634, avec damoiselle Françoise de Chantelou, fille, de Pierre de Chantelou, chevalier, seigneur de la Musse, de Chantelou et de Gastines, et de damoiselle Marguerite de Mondamer, fille de Jacques de Mondamer, chevalier, seigneur des Escotayes, et de damoiselle Philippes du Buat, fille de Guillaume du Buat, chevalier, seigneur de Chantelou et de Brassé, et de damoiselle Jeanne de Romillé, fille de Georges de Romillé, chevalier ; seigneur de la Chenelaye d’Ardanne, et de damoiselle Renée de Montecler, fille de Charles de Montecler, chevalier, seigneur de Bourgon, de Montaudin et d’Angerville, et de damoiselle Guillemine de Sahur, fille de Jean de Sahur, chevalier, seigneur de Torbeschet, et de damoiselle Jeanne de Loré. Jacques de Mondamer était fils puîné de Mathieu de Mondamer, chevalier, seigneur dudit lieu et des Escotayes, et de damoiselle Jeanne de Marcillé. Claude de Mondamer, fils aîné de François et de Guillemine des Escotays, fut marié à damoiselle Lailler, dont sortit Claude de Mondamer, lequel épousa damoiselle Marie de Saultray, dont sortit Renée de Mondamer, laquelle fut mariée en 1604, à Bertrand Dandigné, chevalier, seigneur de Montjauger, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Catherine de Mondamer, fille de Mathieu de Mondamer et de Lancelotte de Sainte-Melaine, fut mariée à Antoine Lailler, chevalier, seigneur de la Rochenoyan, dont sortit Jean Lailler, marié à damoiselle Anne de Breon, dont sortit Renée Lailler, dame de la Rochenoyan, fille unique, laquelle épousa Charles de Scepeaux, chevalier, seigneur de Beauchesne, duquel est descendu, par représentation de degrés, Jacques de Scepeaux, chevalier, seigneur de la Rochenoyan, marquis de Beaupreau, lieutenant -général des armées du roi en 1758. Du mariage de Guy Pierres sont issus.
    1. Jean-François, chevalier, sieur de Gastines et de Chantelou, lequel fut marié à damoiselle Antoinette Mallèvre, dont sortit, pour fille unique, Jeanne Pierres, qui fut mariée à Paul-François Martin, écuyer, seigneur de la Bigottière et de Boisjouan, fils de Jean Martin, écuyer, et damoiselle Marquise Jacquelot, fille de Philippes Jacquelot, chevalier, vicomte de la Motte, conseiller au parlement de Bretagne, et de dame Marie Allaneau.
    2. Guy, dont l’article viendra.
    3. Françoise, fut mariée le 13 juillet 1682 à René Minault, chevalier, seigneur de la Hailaudière, fils de René Minault, chevalier, et de damoiselle Jacquine Chevillard, fille de noble homme Jean Chevillard, seigneur de la Cherbonnerie, et de damoiselle Marguerite de Scepeaux, fille de François de Scepeaux, chevalier, seigneur de la Cherbonnerie et du Coudray, et de damoiselle Jeanne de la Tousche, dont est issu René-François Minault, marié le 28 janvier 1726 avec Jeanne de Ridouet, fille de Gédéon de Ridouet, chevalier, seigneur de Sancé, et de damoiselle Debora de Leviston, fille de René de Leviston, chevalier, seigneur de la Hullinière, et de damoiselle Susanne de la Chevallerie, fille de René de la Chevallerie, chevalier, seigneur de la Touchardière, et de damoiselle Suzanne Dandigné, dont est issu René-Louis Minault, page du roi en 1748, capitaine de cavalerie, mariée à N***, dont trois demoiselles mariées dans les maisons de le Hay, de Bonteville, de Coisnon et du Bourg.

  6. Guy PIERRES, IIe du nom, chevalier, seigneur de la Querrie et de Gastines, fils puîné de Guy Pierres et de Françoise de Chantelou, épousa, le 11 décembre 1682 damoiselle Renée-Elisabeth de la Saugère, fille d’Alexandre de la Saugère, chevalier, seigneur du Bourgdiré et de Fougeray, et de damoiselle Renée Dumortier, fille de Louis Dumortier, chevalier, seigneur de la Ruchesnière, et de damoiselle Suzanne-Elisabeth de Charnacé, fille de Mathurin de Charnacé, chevalier, seigneur du Tertre, et de damoiselle Renée de Forneille. Mathurin de Charnacé était fils puîné de Mathurin de Charnacé, chevalier, seigneur de Charnacé, et de damoiselle Françoise des Rotours. Ce dernier Mathurin était fils de Pierre de Charnacé, chevalier, et de damoiselle Simone Brehier, fille de Jean Brehier, chevalier seigneur, baron de Touré et de Martigné, et damoiselle Jeanne de Champenois. Louis du Mortier était fils aîné de René du Mortier, chevalier, seigneur de la Ruchesnière, et de damoiselle Suzanne Leroi, fille de Charles Leroi, chevalier, seigneur de la Veroulière, et de damoiselle Renée Gautier-Daussigny, dame dudit lieu. Du mariage de Guy Pierres sont issus :
    1. Guy-Alexandre, cornette de dragons dans le régiment de la Batie-Vercel, dans la compagnie de Charles-François de la Saugère, son cousin, en 1703 ;
    2. François-Nicolas, puîné, dont l’article viendra.

  7. François-Nicolas PIERRES, chevalier, seigneur de Fougeray et de Vigré, etc., prit alliance, le 22 août 1712, avec damoiselle Renée Blanchez, fille de noble homme René Blanchez, seigneur de Denazé et de l’Aubrière, et de dame Françoise Hamon, fille de Français Hamon, seigneur de l’Aubrière, et de dame Françoise Duquellenec ; duquel mariage sont issus :
    1. François-Hyacinthe, dont l’article viendra ;
    2. René-François, capitaine au régiment d’Angoumois, chevalier de Saint-Louis, mort à Saint-Domingue sans être marié ;
    3. Jean-Marie, fut prêtre et curé de Meral ; mort à Grez-en-Bouère, le 1er décembre 1802 ;
    4. Louise, morte à Angers sans être mariée.

  8. François-Hyacinthe PIERRES, chevalier, seigneur de Fougeray-Vigré, etc., fut capitaine au régiment d’Angoumois infanterie, etc., servit pendant toute la guerre commencée en 1740. Il prit alliance, le 22 septembre 1749, avec damoiselle Madeleine-Victoire Poirot de la Brochetière, fille de Dominique Poirot, chevalier, seigneur de la Brochetière et de la Blandinière, et de damoiselle Madeleine de Collasseau, fille de Pierre de Collasseau, chevalier, seigneur du Houx, et de damoiselle Anne-Renée de Carrion, fille de Gabriel de Carrion, chevalier, seigneur de Lépronnière, et de damoiselle Renée de Meaulne, fille d’Urbain de Meaulne, chevalier, seigneur de Lancheneil et Rouessé, et de damoiselle Anne Amelon. Pierre de Collasseau était fils aîné de Marc-Antoine de Collasseau, chevalier, et de damoiselle Françoise de Tubert. Renée de Meaulne, lorsqu’elle épousa Gabriel de Carrion, était veuve de Jacques de Lancrau, chevalier, seigneur de Chanteil, fils unique de Jean de Lancrau, chevalier, seigneur de la Saudraye, et de damoiselle Catherine le Voyer, fille de Jacques le Voyer, chevalier, seigneur de Haute-Bergère, et de damoiselle Catherine du Châtelet. Alexis de Lancrau, marié en 1686 avec damoiselle Françoise Marie de Breon, fille de Marc de Breon, chevalier et de damoiselle Françoise le Picard, mariés en 1661, fille unique de Louis le Picard, chevalier, seigneur de la Grand-maison, et de damoiselle Perrine de Scepaux, mariés en l’an 1626. Louis le Picard était fils de Guy le Picard, chevalier, et de damoiselle Catherine Dandigné, mariés en 1586, fille de Gaston Dandigné, chevalier, et de damoiselle Hardouine de Libour ; et Guy le Picard était fils puîné de Georges le Picard et de damoiselle Jeanne du Buat, mariés en 1557, fille de Clément du Buat ; chevalier, seigneur de Brassé, et de Françoise de la Rochère. Du mariage d’Alexis de Lancrau et Françoise-Marie de Breon, sont issus :
    1. Marc-Antoine de Lancrau, chevalier, marié en 1714 à damoiselle Louise-Sophie le Chat, fille unique de Henri le Chat, chevalier, seigneur de Vernée, conseiller au parlement de Bretagne, et de damoiselle Louise-Renée du Verdier de Genouillac, dont sortit, pour fils unique, Marc-Antoine-Alexis-Louis-François de Lancrau, marié le 19 août 1737 avec damoiselle Geneviève-Marguerite Jeanne du Tertre, fille de René du Tertre, chevalier, seigneur du Tertre, Pommerieux, Cherancé, et de damoiselle Geneviève de Razilly, dont trois damoiselles, l’aînée desquelles a épousé N*** de Tremigon, gentilhomme breton.
    2. Alexis-Gabriel de Lancrau, chevalier, seigneur de Breon, fils puîné d’Alexis de Lancrau, et de Françoise Marie de Breon, marié, en 1739, à damoiselle Henriette Françoise Minault, fille de René-François Minault, chevalier, seigneur de la Cherbonnerie, et de damoiselle Anne-Henriette Dubuat. De ce mariage est sorti un fils unique, Alexis-Marc-Henri-Charles de Lancrau, chevalier, seigneur de Breon, de Marigné, de Peuton, etc., épousa en 1767, damoiselle Françoise-Geneviève de Labarre fille de N*** de Labarre, chevalier, seigneur du Teilleul et de dont sont issus ;
      1. Alexis-Henri de Lancrau, qui suit.
      2. Alexis de Lancrau, marié à N*** de Cotarel, en Bretagne ;
      3. Geneviève-Henriette de Lancrau, damoiselle, mariée à Clément de Tilly, de la Maulnière.

    Alexis-Henri de Lancrau, chevalier, seigneur de Breon Marigné, Peuton, Cheripeau, etc., fut élevé page de la chambre de MONSIEUR frère du roi. Il épousa, le 21 juillet 1808, damoiselle Elisabeth-Geneviève-Justine de Peyrusse-Descars, fille du comte François de Peyrusse-Descars, chevalier ;et de N*** de Ligny, fille de N*** de Ligny, et de N*** de Laroche-Rambure.

    Ledit Gabriel de Carrion avait eu pour première femme, damoiselle Catherine de Rougé, dont sortit Catherine Françoise de Carrion, mariée à Charles de Villeneuve, chevalier, seigneur de Cazeau, fils de Louis de Villeneuve, chevalier, et de damoiselle Marie-Ambroise de Létoile, fille de Louis de Létoile, chevalier, seigneur de Bouillé-Saint-Paul, et de damoiselle Ambroise de Lagrandière. Gabriel de Carrion, et Renée de Meaulne sa seconde femme, outre ladite Anne-Renée de Carrion, femme de Pierre de Collasseau, eurent encore une autre fille, savoir, Suzanne-Jeanne de Carrion, laquelle épousa, le 1er août 1707, Charles Duplantis, chevalier, seigneur de Lancrau, fils de Pierre Duplantis, chevalier, et de damoiselle, Jeanne de Latouche-Limouzinière.

    Du mariage de François-Hyacinthe sont issus :

    1. Pierre-Jean-René, dont l’article viendra ;
    2. Françoise-Victoire-Louise, mariée à Louis-Marie du Boisjourdan, chevalier, seigneur dudit lieu, dont Louis-Joachim et Lancelot, chevalier de l’ordre de Malte, et quatre demoiselles ;
    3. Anne-Charlotte, mariée à Charles-Pierre-Jean-Louis Lelarge, chevalier, seigneur de Laguillonnière, Lafautroise, Morton, dont Charles, marié à sa cousine Géromine du Boisjourdan, chanoinesse de Malte.

  9. Pierre-Jean-René PIERRES, chevalier, seigneur de Fougeray-Vigré, reçu page du roi à la grande-écurie en 1773, et officier de cavalerie au régiment du roi, en 1776, prit alliance, le 2 juillet 1782, avec damoiselle Françoise Marie de Labarre, fille unique de René-Louis de Labarre, chevalier, seigneur de Lépronnière, la Houssaye, etc., ancien page de la reine, et officier au régiment de Bourbon-Infanterie, et de demoiselle Françoise-Ambroise de Vrigné. Ledit René-Louis de Labarre était fils puîné de René de Labarre, chevalier, seigneur de Préaux, Lépronnière, etc., et de damoiselle Marie-Anne-Renée de Lantivy, fille de Louis-Pierre de Lantivy, chevalier, seigneur de Lalande, Lisle-Tysons, Bouchamps, etc., et de dame Marie-Anne de la Chevallerie, fille de René de la Chevallerie, chevalier, seigneur de Lépronnière et Latouchardière, et de damoiselle Suzanne Dandigné. Du mariage de Pierre-Jean-René Pierres sont issus :
    1. Eugène-Armand, mort à Orléans le 12 août 1801, sans être marié ;
    2. Hercule-Louis-Anne, mort au berceau, le 10 novembre 1790 ;
    3. Eugénie, dont l’article viendra.

  10. Eugénie PIERRES, damoiselle, seule représentant la branche des seigneurs de Fougeray, épousa, le 5 octobre 1805, Gabriel-Théodore Pierres, son cousin, fils de Daniel-Abel-Marie Pierres, chevalier, seigneur de Narsay, Nueil et autres lieux, ainsi qu’il est marqué à l’article de la branche des seigneurs de la Boninière et de Narsay.
Nota. La maison de PIERRES porte pour armes : d’or à la croix pâtée et alaisée de gueules ; pour devise, POUR SOUTENIR LOYAUTÉ ; pour cimier, un ours issant tenant une pierre en une de ses pattes, et ces mots : Ours lance Pierres.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 147
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

14 juin 2008

La famille de Falloux

FALLOUX (DE), famille ancienne, originaire d’Anjou, dont les membres ont toujours rempli d’une manière distinguée des emplois honorables, tant dans la magistrature que dans l’armée. On trouve un Falloux, sergent d’armes d’Henri IV, qui se rendit recommandable, sous ce règne, par plusieurs faits militaires.

Michel-Laurent FALLOUX DU LYS, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, colonel-lieutenant des Gardes-Suisses de Mgr. le comte d’Artois, et M. FALLOUX DU LYS son fils, page de Mgr. le comte d’Artois, tous deux émigrés, ont été victimes de la révolution. Le premier mourut à Angers par suite d’un jugement révolutionnaire ; le second fut tué à l’armée des princes devant Wisembourg. Une branche de cette famille s’est établie en Touraine.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 105
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

01 mai 2008

La famille Bouchard de la Poterie

BOUCHARD DE LA POTERIE, famille noble d’extraction, originaire d’Anjou, dont la filiation, d’après les titres originaux communiqués en 1788, remonte à Michel, qui suit :
  1. Michel BOUCHARD, premier du nom, écuyer, ainsi qualifié dans un titre du 5 mai 1465 ; a épousé noble demoiselle Françoise du Verdier, de laquelle il eut :

  2. René-Claude BOUCHARD, second du nom, écuyer, seigneur de la Mothe, se trouve qualifié de messire et d’écuyer, et de seigneur de la Mothe, dans un acte du 24 avril 1547. Il épousa Marie Foucault de la Mothe, de laquelle il laissa.

  3. René BOUCHARD, sieur de la Mothe, porte-manteau ordinaire et valet-de-chambre de la reine-mère et du duc d’Anjou ; épousa, le 3 novembre 1579, demoiselle Julienne Jacquelot, de laquelle il eut :
    1. Claude, dont l’article suit
    2. Anne, femme d’Hiérôme Cousin en premières noces, et en secondes, en 1633, de noble sire René Foureau, sieur de Ségrais, conseiller-avocat du roi.

  4. Claude BOUCHARD, écuyer, sieur de la Gélinière, sénéchal et juge ordinaire, civil et criminel en la juridiction de S.-Denis-d’Anjou, mort le 19 septembre 1654, épousa en premières noces, le 9 août 1605, demoiselle Marie Le Breton, fille de Baruel le Breton, écuyer, secrétaire du roi, et maitre des eaux et forêts du duché de Beaumont, dont il ne paraît pas avoir eu d’enfants ; remarié depuis, en 1624, le 8 décembre, à demoiselle Renée Blanchet de la Jarrage et de Tugalle-Bouttier. Il eut de ce mariage :
    1. Hiérome, écuyer, sieur de la Gélinière, marié à noble demoiselle Françoise Rouvraye, et mort sans enfants.
    2. Claude, dont l’article suit
    3. Renée Bouchard, femme de noble homme François Beloce de la Rongère.

  5. Claude BOUCHARD, sieur de La Haye, conseiller du roi, receveur des traites à Château-Gontier, mourut le 27 mai 1719. Il avait épousé, le 2 janvier 1663, demoiselle Claude Marie de Cévillé, fille de René de Cévillé et de Marie Le Voyer, morte le 30 novembre 1707 ; en a plusieurs enfants sans lignée, et pour fils aîné :

  6. René BOUCHARD, écuyer, seigneur de la Poterie, né en 1668, le 12 novembre ; conseiller du roi ; élu garde-scel de la juridiction de l’élection de Château-Gontier, par-lettres patentes du 15 novembre 1698, mort en 1746, le 3 mai. Il avait épousé, en 1700, le 12 janvier, noble demoiselle Françoise-Marie Le Cercler. De ce mariage sont issus :
    1. Jean-Baptiste Toussaint, seigneur de Cévillé, mort sans alliance le 27 octobre 1760.
    2. Claude Mathieu, qui suit :
    3. Marie-Françoise, mariée à messire Pierre-Martin Maumousseau, seigneur de Levarai.

  7. Claude Mathieu BOUCHARD DE LA POTERIE, écuyer, seigneur de Coudrai, Laigne, Aihée, la Cheallardière, Chauvigny et autres lieux ; épousa, à l’île Marie-Galande, le 6 juillet 1734, noble demoiselle Gabriel Quentin du Plessis, dont il a :
    1. Claude René, écuyer, mort sans postérité, en décembre 1785, à Marie-Galande.
    2. Claude Louis, qui suit :
    3. Gabrielle Jeanne, mariée, en 1759, à messire Gabriel Cler, comte de Razilly, seigneur de Beaumont, Avoine et Savigny.
    4. Félicité épouse, en 1768, 19 septembre, de messire Bourdon de Gramont, chevalier de l’ordre de S.-Lazare.

  8. Claude-Louis BOUCHARD DE LA POTERIE, seigneur du Coudrai, Laigné, etc., né le 19 août 1746, capitaine commandant au régiment de Beauvoisis, chevalier de l’ordre royal et militaire de S.-Louis, le 14 septembre 1788, avait épousé, le 22 octobre 1786, par dispense authentique, sa nièce, Gabrielle-Louise de Razilly, fille de Gabriel Cler de Razilly, chef des escadres navales, et morte à Wertheim en 1795 ; a émigré en 1791, et a servi dans l’armée de monseigneur le prince de Condé ; il est aujourd’hui président du canton de Saint-Aignan. De son mariage sont issus :
    1. René-Gabriel Armand, dont l’article suit :
    2. René-Gabriel Romain, né le 24 mars 1790, capitaine au premier régiment d’artillerie de la marine, chevalier de la légion d’honneur.
    3. René-Jean-Louis Constantin, né à Wertheim en Allemagne, chez le prince de Lœwenstheim, le 27 décembre 1794.

  9. René-Gabriel-Armand BOUCHARD DE LA POTERIE, chevalier, né à Château-Gontier le 5 janvier 1788, maire de la commune d’Alhée, près de Craon, département de la Mayenne.
Armoiries : « Porte d’azur à trois léopards d’argent, passant l’un sur l’autre. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 30
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

26 avril 2008

La famille de la Lance

DE LA LANCELA LANCE (DE), seigneurs de Moranville, famille très ancienne et noble d'extraction, originaire de l'Anjou, puis établie dans la Lorraine et les trois évêchés depuis environ l'an 1430, que Jehan de La Lance ; chevalier, commandant un corps de cavalerie pour le duc René de Lorraine, le suivit dans ce pays.
  1. Didier DE LA LANCE, écuyer, seigneur de Moranville, vivant avant l'an 1500, était reconnu gentilhomme au quinzième siècle, comme il est justifié par les mémoires ; ces titres présentés à M. le président d'Hozier, juge d'armes de France, et généalogiste de la maison de leurs majestés, par Nicolas Joseph Louis de La Lance, gentilhomme, retenu pour être page de S. M. dans sa petite écurie, en l'année 178.. Il fut compris, en l'an 1525, au nombre des gentilshommes possédant fiefs à Moranville. Il épousa Nicole des Ancherins de Trougnon, d'une des plus anciennes maisons de l'évêché de Verdun, ayant la même tige que celle des Sainctignons. Il eut de son mariage :
    1. Robert, qui suit :
    2. Gérard, tige de la branche des seigneurs de Moranville et d'Ancemont, rapportée ci-après.

  2. Robert DE LA LANCE, écuyer seigneur de Moranville, comparut, en l'an 1571, au nombre des gentilshommes lors de la convocation des états du baillage de Saint-Mihiel, pour la rédaction de la coutume. Il obtint certificat de Didier Richier, dit Clermont, poursuivant d'armes de Lorraine et Barrois, du 12 septembre 1577, avec ses armes blasonnées au bas d'icelui, et fut porté sur l'état dressé sous le règne du grand-duc Charles III, des gentilshommes déclarés tels par les maréchaux de Lorraine et Barrois, ensuite de la preuve faite de quatre races nobles, paternelles et maternelles, sans mésalliances. Il reçut aussi, le 9 novembre 1576, une lettre mandataire pour venir aux états de Lorraine, signée du duc Charles. Il épousa, le 15 janvier 1551, demoiselle Nicole de Peuchet, fille de messire Nicolas de Peuchet, maître échevin du palais de Verdun, et de dame Barbe Marie d'Orcy. Il eut de ce mariage :
    1. Christophe.
    2. Pierre.
    3. Perrin, auteur de la branche établie dans la Lorraine allemande, et que nous rapporterons plus bas.
    4. Nicolas, qui va suivre :
    5. Jacques.
    6. François.

  3. Nicolas DE LA LANCE., écuyer, fit, avec Christophe, Pierre, Perrin, Jacques et François de La Lance, ses frères, le 8 mars 1604, par-devant le juge de Vitri-le-Français, une enquête dans laquelle les témoins entendus attestèrent que « Robert de La Lance, maria à dame Nicole de Peuchet ; avait toujours été tenu et réputé gentilhomme et vivant noblement, sans avoir jamais jeté à taille, mais tenu pour noble d'extraction ancienne, et avoir été de son tems appelé comme tel, par S. A. de Lorraine, aux états et affaires, etc. » Il épousa, le 15 février 1596, demoiselle Nicole de Blanchi, et en eut :
    1. Nicolas II, qui suit :
    2. Charles de La Lance.

  4. Nicolas II, DE LA LANCE, écuyer, seigneur de Moranville, épousa, le 20 avril 1626, Marguerite de Grèz, fille de messire Jacques de Grèz, écuyer, et de dame N. de Saint-Remi. Il eut de ce mariage :

  5. Mathieu DE LA LANCE, écuyer, seigneur de Moranville en partie, lequel obtint, les 12 février 1666 et 25 février 1667, deux décrets du duc de Lorraine, dans lesquels « Vu au Conseil la présente requête, nous, ayant égard à la qualité et condition du suppliant, nous l'avons déchargé et déchargeons des assises personnelles y mentionnées, avec très expresses défenses au nommé Billy, fermier des domaines, de l'inquiéter pour cause desdites assises personnelles, etc. » Il obtint aussi de M. Bazin, intendant de la généralité de Metz, un décret du 5 décembre 1681, par lequel, « D'après les preuves de la noblesse de Mathieu de La Lance, il est ordonné que le cavalier qui lui avait été envoyé sera incessamment délogé par les maire et habitants de Béchamps ; défense à eux de comprendre à l'avenir le suppliant dans aucune charge de leur communauté. » Il épousa, le 18 février 1653, Jeanne de Clairette, et en secondes noces, le 20 janvier 1666, demoiselle Françoise des Oudets. Il eut du premier lit :
    1. Nicolas.
    2. Christophe.
    3. Elisabeth.
    4. Claude.

      Et du second lit :

    5. François.
    6. Louis, guidon des chevau-légers de la garde de S. A. de Lorraine.
    7. Françoise.
    8. Louise.
    9. Jacques, qui va suivre

  6. Jacques de LA LANCE, écuyer, obtint un arrêt de la chambre des comptes de Bar, du 16 mars 1701, par lequel, ladite chambre cour des comptes, « Tout considéré, même les conclusions du procureur général, a ordonné que Jacques de La Lance jouira, lui et ses hoirs, mâles et femelles, nés et à naître en loyal et légitime mariage, des privilèges, prérogatives, immunités, franchises et exemptions attribuées à noblesse, etc.. » Il épousa, le 16 février 1696, demoiselle Françoise de Pérelle, fille de messire Alexandre de Pérelle, écuyer, seigneur de Tillot, et de demoiselle Claude de Grèz ; il eut de ce mariage :
    1. François Florimond qui va suivre :
    2. Anne de La Lance.

  7. François Florimond de LA LANCE, écuyer, seigneur du fief de La Lance et de Villers, lieutenant de la compagnie des grenadiers de la garde de S. A. R. madame, duchesse de Lorraine et souveraine de Commerci, et gentilhomme de S. A. R. monseigneur le duc Charles de Lorraine, épousa le 14 juillet 1744, demoiselle Marie-Louise-Frédérice de la Marche, fille de messire Nicolas Alphonse François de la Marche, écuyer, lieutenant-colonel du régiment du Prince de Saxe-Meinungen, commandant à Burkenfeldt, et de dame Euphrosine de Reïssen ; il eut de ce mariage :

  8. Paul-Joseph de LA LANCE, chevalier, seigneur des terres et fiefs de La Lance, de Villers, de Tillot et de la Chaussée, gentilhomme de S. A. R. monseigneur le duc Charles de Lorraine ; il fit les preuves, de noblesse admises par sa majesté, le 20 février 1762, pour sa réception dans les cadets gentilshommes de S. M. le roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar. Il épousa, le 4 juillet 1772, Françoise Henriette Catherine de Fériet, fille de Jean Nicolas, chevalier de l'ordre de S.-Louis, seigneur de Crévie, et de demoiselle Elisabeth de Montauban ; il eut de ce mariage :
    1. Nicolas Joseph Louis, dont l'article viendra :
    2. Joseph Gabriel Henri de La Lance, né en 1778, qui épousa, en 1801, demoiselle Marie-Anne Thérèse Mathieu de Dombasle, soeur de la femme de son frère, et en eut Joseph-Gustave de La Lance, né en 1802.

  9. Nicolas Joseph Louis de LA LANCE, né en 1775, gentilhomme retenu pour être page du roi dans sa petite écurie, fit, par-devant M. le président d'Hozier, juge-d'armes de France et généalogiste de la maison et des écuries de S. M. et de celle de la Reine, les preuves exigées pour être reçu page du roi en l'année 178.... ; il a épousé, en 1798, demoiselle Charlotte Mathieu de Dombasle ; il a de ce mariage :
    1. Paul Eugène de La Lance, né en 1802.
    2. Plusieurs autres enfants.
Branche établie dans la province des Trois-Évêchés.
  1. Gérard de LA LANCE, écuyer, seigneur de Moranville en partie, second fils de Didier de La Lance, écuyer, seigneur de Moranville, par lequel nous avons commencé cet article, et de dame Nicole de Ancherins de Trougnon, fut homme d'armes de S. A. monseigneur le marquis du Pont et gentilhomme de la maison du duc François de Lorraine. Il fut porté, sous le règne du grand duc Charles III de Lorraine, sur l'état dressé des gentilshommes, déclarés tels par les maréchaux de Lorraine et Barrois, ensuite de la preuve faite de quatre race nobles, paternelles et maternelles, sans mésalliance. Il épousa demoiselle Antoinette de Peuchet, soeur de Nicole, laquelle, fut femme de Robert de La Lance, frère germain dudit Gérard, et eut de ce mariage :
    1. Nicolas.
    2. Mathieu, écuyer, seigneur de Moranville et de Souilly, gentilhomme de la maison du duc Charles III de Lorraine, lequel obtint, le 7 mai 1601, de Cahot, hérault d'armes de Lorraine, un certificat qui déclare : « l'avoir trouvé sur les registres de l'ancienne noblesse de Lorraine, qu'il est issu de noblesse paternelle et maternelle ; qu'il est descendu d'ancienne noblesse de père en fils ; que les armes de la maison sont : d'azur, à trois annelets d'argent, posés deux en chef et un en pointe, avec la devise, HAC VIRTUTIS ITER, et pour cimier, un annelet de l'écu accompagné de trois panaches d'argent, le tout issant d'un casque contourné, et grillé, orné de son bourlet et lambrequins aux métail et couleur dudit écu. » Il mourut sans postérité, en 1602, à Valladolid en Espagne, où S. M. C. l'avait attacha à son service en qualité de capitaine de ses vaisseaux.
    3. Claude.
    4. Robert de La Lance qui va suivre :

  2. Robert de LA LANCE, écuyer, seigneur de Moranville, Monthairon et de la maison forte d'Ancemont, gentilhomme de la maison du duc de Lorraine et capitaine de deux cents hommes d'armes, pour son service obtint du duc Henri de Lorraine des lettres patentes, données le 29 mai 1608, portant érection du fief et maison forte d'Ancemont ; afin, y est-il dit, « que l'impétrant reconnaisse par cet effet de combien nous désirons le gratifier, en faveur des bons et fidèles services de ses pères, frères et les siens, et aussi pour l'encourager de bien en mieux à notre service, etc. » Il épousa, le 17 mars 1599, Barbe de Bardelet, fille de messire Sébastien de Bardelet, écuyer, seigneur du petit Monthairon, et de dame Catherine des Gabets ; il eut de ce mariage :
    1. Mathieu, qui va suivre :
    2. Catherine de La Lance.

  3. Honoré Seigneur Mathieu, baron de LA LANCE, chevalier, seigneur de Moranville, Fromeréville, Germonville, et de la maison forte d'Ancemont, capitaine de deux cents hommes d'armes pour le service de S. A. de Lorraine, et gentilhomme de sa maison, obtint le 17 juin 1655, un décret daté de Bruxelles, et signé du prince François de Lorraine, frère de S. A. le duc régnant, « qui le maintient dans toutes les immunités, exemptions de contributions, franchises et privilèges, desquels il a toujours joui et a droit de jouir en vertu de sa naissance qualité, etc. » Il épousa, le 16 février 1632, demoiselle Catherine de Pérignon, fille de messire Mathieu de Pérignon, écuyer, seigneur de Fromeréville et Germonville, et de dame Anne Reine de Romé. Il eut de ce mariage :
    1. François, qui va suivre :
    2. Claude Thérèse de La Lance.

  4. François Ier, baron DE LA LANCE, chevalier, seigneur de Moranville, Fromeréville, S.-André, Choatel, et de la maison forte d'Ancemont, capitaine pour le service de France, puis de deux compagnies, l'une de chevau-légers et l'autre d'infanterie, pour le service de S. A. le duc Charles IV de Lorraine, obtint de ce duc, le 4 décembre 1669, des lettres patentes, portant cession à son profit des portions de la seigneurie de Moranville, confisquées sur les héritiers de Vaultrain Galavaux, qui ne pouvaient les tenir, comme étant de condition roturière. Cette cession fut faite moyennant la somme de soixante pistoles d'or, à laquelle, disent les lettres patentes, « nous avons réglé, réduit et modéré le prix de la finance desdits biens, procédant pour la plupart des parents et prédécesseurs desdits sieurs de La Lance, lui ayant remis, quitté et donné libéralement le surplus, tant en considération des services qu'il nous a rendus, que de ceux que nous en espérons à l'avenir, etc. ». Il obtint aussi, le 4 juin 1671, du sieur Charruel, intendant des armées du roi de France en Lorraine, un décret qui le « maintient, en sa qualité de gentilhomme, en ses privilèges, exemptions de logements, impositions, charges, etc. » Il épousa, le 8 février 1685, demoiselle Gabrielle de Gestas de La Lanne, fille de puissant seigneur, messire Nicolas comte de Gestas, chevalier, seigneur de La Lanne au comté de Comminge ; il eut de ce mariage :
    1. Claude Antoine, lieutenant des gardes de S. A. R. le duc Léopold de Lorraine.
    2. François Nicolas ;
    3. Marie-Thérèse ;
    4. Antoine qui va suivre :

      Et deux autres enfants morts en bas âge.

  5. Antoine, baron DE LA LANCE, chevalier, seigneur de Fromeréville, Choatel, et de la maison forte d'Ancemont, épousa, le 30 avril 1715, Marie-Anne Scolastique de Janson, et eut de ce mariage :
    1. Jean-François, baron de La Lance, seigneur de la maison forte d'Ancemont, officier au régiment de cavalerie de Lévis, puis capitaine au régiment de Piémont infanterie, chevalier de l'ordre royal de S.-Louis, marié en 1751 à Marie-Françoise Henri d'Aulnois, dont deux filles.
    2. Marie-Anne, mariée, en 1766, à rnessire Ignace, comte de Bermond du Caylar, seigneur d'Espondeilhan en Languedoc, officier supérieur au corps royal de l'artillerie.
    3. Gabriel Antoine, qui va suivre :
    4. Claude Nicolas, capitaine au régiment d'infanterie de Piémont, chevalier de l'ordre de S.-Louis, fut élu, en 1789, député de l'ordre de la noblesse du bailliage de Verdun, et député suppléant, pour l'ordre de la noblesse, des bailliages réunis de Verdun et de Clermont, aux états généraux du royaume. Il épousa, en 1754, demoiselle Anne-Marie Françoise du Bois de Riocour, fille de messire Nicolas Joseph, baron du Bois de Riocour, premier président de la chambre et cour des comptes de Lorraine.

  6. Gabriel Antoine, chevalier DE LA LANCE, chevalier, seigneur de Choatel, Villers, Nouillonpont, etc., officier au régiment de Piémont, puis au corps de cavalerie des carabiniers, obtint sur requête, le 24 mars 1779, un arrêt de la chambre et cour des comptes de Bar, qui lui donne acte de la production par lui faite du titre par lui employé à l'effet de justifier de son état et condition de noblesse, dont la teneur suit : « Notre dite chambre du conseil, cour des comptes et des aides du duché de Bar, a donné et donne acte audit Gabriel Antoine de La Lance, de la production par lui faite des titres par lui employés à l'effet de justifier de son état et condition de noblesse ; ce faisant, a déclaré que ledit Gabriel Antoine de La Lance a bien et dûment vérifié sa descendance de Didier de La Lance, bien et dûment vérifié de son état et condition de noblesse, tant de lui que de ses ancêtres paternels ; en conséquence a ordonné et ordonne que son nom sera inscrit au catalogue des nobles reconnus par notre dite chambre cour des comptes, et que l'arbre généalogique de la maison sera déposé ès archives de notre dite chambre cour des comptes, comme a permis et permet audit Gabriel Antoine de La Lance, de lever au greffe de notre dite chambre cour des comptes telles expéditions il avisera bon être, du présent arrêt, ensemble expédition de sa généalogie, titres, aveux et dénombrements qui reposent ès archives et trésor des chartres de notre dite chambre, yceux justifiants l'ancienneté de la noblesse dudit Gabriel Antoine de La Lance et de ses ancêtres, etc. » Il obtint aussi pour François de La Lance son troisième fils, le 1er avril 1784, de M. Bernard Chérin, généalogiste des ordres du roi, un certificat de noblesse délivré sur la production de ses titres et des preuves de sa noblesse, faite par devant ledit généalogiste. Il épousa, en 1763, demoiselle Marie-Claire Tabouillot, fille de Claude, conseiller du roi, receveur de ses finances, et de dame Elisabeth de Bignicourt, il a eu de ce mariage :
    1. Jean-François, baron de La Lance, dont l'article viendra :
    2. Claude, chevalier de La Lance ; officier au régiment de Bresse, infanterie ; il a émigré en 1792, fait deux campagnes dans l'armée de S. A. R. M. le prince de Condé. Il a épousé, le 19 février 1797 à Falkemberg, dans la Silésie prussienne, dame Marie Anne Philippine Népomucène Caroline Vilhelmine, baronne de Stentzsch, chanoinesse comtesse du chapitre de Brünn en Moravie, et a de ce mariage : a. Guillaume né à Verdun le 14 août 1809. b. Henriette Caroline Eugénie, née au château de Falkemberg en Silésie prussienne, le 29 novembre 1797. c. Jeanne Florianne Joséphine Eustache, née au château de Frideck en Silésie autrichienne, le 3 mars 1801. d. Marie-Anne Claire, née à Verdun, le 1er août 1810. e. Marie Mathilde, née à Verdun le 5 novembre 1812.
    3. François de La Lance de Villers, né en 1768, officier au corps royal de l'artillerie, a émigré en 1792, a fait toutes les campagnes de l'armée de M. le prince de Condé.
    4. Marie-Françoise de La Lance, et deux autres enfants morts en bas âge.

  7. Jean-François baron DE LA LANCE, seigneur d'Autrécourt, né en 1764 officier au corps royal de l'artillerie, l'un des commissaires nommés pour la rédaction des cahiers de doléances pour la noblesse du bailliage de Verdun en 1789 ; a émigré en 1791 ; a fait toutes les campagnes dans l'armée de monseigneur le prince de Condé ; a été reçu chevalier de l'ordre royal et militaire de S.-Louis en 1796, avec rang de lieutenant-colonel dans les armées de France. Il a épousé, en 1786, demoiselle Marie Victoire Antoinette Regnault de Raulecourt, de laquelle il a eu : Marie-Claire Elisabeth de La Lance, mariée en 1808, à messire Charles Louis Nicolas du Mesnil de Fienne, dont Marie-Claire Charlotte, née le 5 octobre 1810.
Branche établie dans la Lorraine allemande.
  1. Perrin DE LA LANCE, écuyer, troisième fils de Robert de La Lance, seigneur de Moranville, et de Nicole de Peuchet, épousa Jeanne de Humont, et en eut :

  2. Henri DE LA LANCE, écuyer, seigneur de la Neuville, qui épousa le 20 mars 1622, demoiselle Anne de L'Isle, de laquelle il a eu :

  3. Claude-Ancelin DE LA LANCE, écuyer, seigneur de La Neuville, qui épousa, le 3 février 1654, demoiselle Barbe de Vanesson, dont il a eu :

  4. Claude DE LA LANCE, écuyer, seigneur de La Neuville, lequel a laissé pour héritier :

  5. Claude Charles de LA LANCE, écuyer, seigneur de Moranville en partie, demeurent à Bitche, qui fut maintenu dans sa noblesse par lettres patentes du duc de Lorraine, du 20 juillet 1723, comme étant issu d'une maison noble et ancienne, établie en Lorraine, depuis plusieurs siècles. Il épousa Marie Cunégonde de Leuffer, fille de Jean Leuffer, conseiller à la cour des comptes de Strasbourg.
Nota. On ne peut, faute de mémoires sur cette branche ; donner la suite de sa généalogie ; mais il est certain qu'elle subsiste dans la Lorraine Allemande et en Alsace. Il existe particulièrement un descendant de cette branche, lequel servait en France, avant la révolution, au régiment d'infanterie étrangère de Salm-Salm, et y était connu sous le nom de Moranville ; il est aujourd'hui colonel au service du grand-duc de Darmstatt, adjudant de ce prince, et est connu sous le nom de baron de Moranville.

Armes : « d'azur, à trois annelets d'argent, posés deux en chef et un en pointe. Pour devise : Hac virtutis iter ; et pour cimier, un annelet sur l'écu, accompagné de trois panaches d'argent ; le tout issant d'un casque contourné et grillé, orné de son bourrelet et lambrequins aux métail et couleur dudit écu »


Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 6
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861