03 mai 2008

La famille Véron

VÉRON, famille originaire de Troyes en Champagne, mais établie à Paris depuis le siècle dernier.
  1. Louis Henri VÉRON, premier échevin de Paris en 1737, écuyer, a prêté serment entre les mains du roi Louis XV, le 16 août de la même année. Il a épousé Marie-Madeleine Masse. De ce mariage :
    1. Louis-Grégoire Véron, dont l’article suit :
    2. Louis-Jean Véron, écuyer décédé en 1755, sans postérité.
  2. Louis-Grégoire VÉRON, écuyer receveur général des finances de Franche-Comté, mort le 25 juin 1780. Il avait épousé demoiselle Jeanne Marguerite de Niquet, fille d’Antoine-Joseph de Niquet ; premier-président au parlement de Toulouse, et de dame Marguerite-Aimée de Tifault. De ce mariage vinrent :
    1. Aimée Louis Véron de Cérame, dont l’article suit :
    2. Antoinette Joséphine Gabrielle Véron, mariée à messire Charles-Joseph Dupleix de Mézy.
  3. Aimé-Louis VÉRON DE CÉRAME, chevalier, né le 6 septembre 1754, ancien régisseur général des étapes et convois militaires pour le compte du roi, vivant à Paris.
Les armes sont : « D’azur au chevron d’or, accompagné de trois trèfles de même, et d’un véron d’argent mis en pointe. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 33
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Mise à jour du 9 mai 2008 :

La maison de la Borde

LA BORDE (DE), maison originaire du Béarn.
  1. Jean-Étienne DE LA BORDE, receveur général des domaines et bois du roi, dans la généralité d’Auch, puis administrateur général des domaines et bois du roi, a été créé et nommé citoyen noble et immatriculé de la ville de Perpignan, par lettres patentes en forme de charte, données par le roi, à Versailles, au mois de février 1788 ; et le 2 avril suivant, M. d’Hozier de Sérigny, en qualité de juge d’armes de la noblesse de France, a expédié audit sieur Jean-Étienne de La Borde un brevet en parchemin contenant le règlement de ses armoiries. Jean-Étienne de La Borde, mort en 1793, a laissé les enfants qui suivent :
    1. Dominique Jean-Jacques-Étienne de La Borde de Laas, receveur général, puis administrateur général des domaines et bois du roi, mort à Paris. Il a laissé deux fils.
    2. Louis de La Borde, receveur général des domaines et bois du roi dans la généralité d’Auch, vivant à Paris.
    3. Plusieurs demoiselles, dont, entre autres, Alexandrine, Rosalie et Élisabeth.
Armoiries : « D’or à trois palmiers, au pied de sinople ; celui du milieu supérieur. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 32
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

02 mai 2008

GénéProvence mai 2008

Jean-Marie vient de publier des nouveaux faits divers sur son site GénéProvence. Au programme :
  • Combien gagnait un employé municipal à Auriol en 1745 ?
  • Poussé dans la vie.
  • Un logement pour le curé.
  • Pris entre deux wagons (Istres, 1895).
  • Découverte d'un cadavre (La Roque-d'Anthé ron, 1850).
  • Sale temps sur Martigues (Martigues, 1842).
  • « Le tonnerre a tué » (Le Puy-Saint-Eusè be, 1811).
  • Meurtre aux Sansouires (Arles, 1792).
  • Bénédiction du sanctuaire (Aureille, 1790).
  • Mort d'une chute (Lambesc, 1775).
  • « Mort d'un puissant coup de tonnerre » (Saint-Antonin- sur-Bayon, 1731).
  • Bénédiction du nouveau cimetière (Berre-l'Étang, 1722).
  • Serment de sage-femme (Berre-l'Étang, 1721).
  • Mortes de la peste (Arles, 1721).
  • La peste à Berre (Berre-l'Étang, 1721).
  • Lacune du registre (Berre-l'Étang, 1707).
  • Rectification d'acte (Berre-l'Étang, 1706).
  • Ce que l'on ne doit pas faire à l'église (Château-Ville- Vieille, 1702).
  • Triple assassinat (Saint-Martin- de-Crau, 1652).
  • Une femme agonisante (Saint-Martin- de-Crau, 1651).
  • Dernières volontés (Saint-Martin- de-Crau, 1651).
  • Père présumé (Saint-Martin- de-Crau, 1638).
  • Tué par un taureau (Saint-Martin- de-Crau, 1638).
  • Une cloche nommée Henry (Brignoles, 1578).
L'adresse : http://geneprovence.blogspot.com

01 mai 2008

La famille Bouchard de la Poterie

BOUCHARD DE LA POTERIE, famille noble d’extraction, originaire d’Anjou, dont la filiation, d’après les titres originaux communiqués en 1788, remonte à Michel, qui suit :
  1. Michel BOUCHARD, premier du nom, écuyer, ainsi qualifié dans un titre du 5 mai 1465 ; a épousé noble demoiselle Françoise du Verdier, de laquelle il eut :

  2. René-Claude BOUCHARD, second du nom, écuyer, seigneur de la Mothe, se trouve qualifié de messire et d’écuyer, et de seigneur de la Mothe, dans un acte du 24 avril 1547. Il épousa Marie Foucault de la Mothe, de laquelle il laissa.

  3. René BOUCHARD, sieur de la Mothe, porte-manteau ordinaire et valet-de-chambre de la reine-mère et du duc d’Anjou ; épousa, le 3 novembre 1579, demoiselle Julienne Jacquelot, de laquelle il eut :
    1. Claude, dont l’article suit
    2. Anne, femme d’Hiérôme Cousin en premières noces, et en secondes, en 1633, de noble sire René Foureau, sieur de Ségrais, conseiller-avocat du roi.

  4. Claude BOUCHARD, écuyer, sieur de la Gélinière, sénéchal et juge ordinaire, civil et criminel en la juridiction de S.-Denis-d’Anjou, mort le 19 septembre 1654, épousa en premières noces, le 9 août 1605, demoiselle Marie Le Breton, fille de Baruel le Breton, écuyer, secrétaire du roi, et maitre des eaux et forêts du duché de Beaumont, dont il ne paraît pas avoir eu d’enfants ; remarié depuis, en 1624, le 8 décembre, à demoiselle Renée Blanchet de la Jarrage et de Tugalle-Bouttier. Il eut de ce mariage :
    1. Hiérome, écuyer, sieur de la Gélinière, marié à noble demoiselle Françoise Rouvraye, et mort sans enfants.
    2. Claude, dont l’article suit
    3. Renée Bouchard, femme de noble homme François Beloce de la Rongère.

  5. Claude BOUCHARD, sieur de La Haye, conseiller du roi, receveur des traites à Château-Gontier, mourut le 27 mai 1719. Il avait épousé, le 2 janvier 1663, demoiselle Claude Marie de Cévillé, fille de René de Cévillé et de Marie Le Voyer, morte le 30 novembre 1707 ; en a plusieurs enfants sans lignée, et pour fils aîné :

  6. René BOUCHARD, écuyer, seigneur de la Poterie, né en 1668, le 12 novembre ; conseiller du roi ; élu garde-scel de la juridiction de l’élection de Château-Gontier, par-lettres patentes du 15 novembre 1698, mort en 1746, le 3 mai. Il avait épousé, en 1700, le 12 janvier, noble demoiselle Françoise-Marie Le Cercler. De ce mariage sont issus :
    1. Jean-Baptiste Toussaint, seigneur de Cévillé, mort sans alliance le 27 octobre 1760.
    2. Claude Mathieu, qui suit :
    3. Marie-Françoise, mariée à messire Pierre-Martin Maumousseau, seigneur de Levarai.

  7. Claude Mathieu BOUCHARD DE LA POTERIE, écuyer, seigneur de Coudrai, Laigne, Aihée, la Cheallardière, Chauvigny et autres lieux ; épousa, à l’île Marie-Galande, le 6 juillet 1734, noble demoiselle Gabriel Quentin du Plessis, dont il a :
    1. Claude René, écuyer, mort sans postérité, en décembre 1785, à Marie-Galande.
    2. Claude Louis, qui suit :
    3. Gabrielle Jeanne, mariée, en 1759, à messire Gabriel Cler, comte de Razilly, seigneur de Beaumont, Avoine et Savigny.
    4. Félicité épouse, en 1768, 19 septembre, de messire Bourdon de Gramont, chevalier de l’ordre de S.-Lazare.

  8. Claude-Louis BOUCHARD DE LA POTERIE, seigneur du Coudrai, Laigné, etc., né le 19 août 1746, capitaine commandant au régiment de Beauvoisis, chevalier de l’ordre royal et militaire de S.-Louis, le 14 septembre 1788, avait épousé, le 22 octobre 1786, par dispense authentique, sa nièce, Gabrielle-Louise de Razilly, fille de Gabriel Cler de Razilly, chef des escadres navales, et morte à Wertheim en 1795 ; a émigré en 1791, et a servi dans l’armée de monseigneur le prince de Condé ; il est aujourd’hui président du canton de Saint-Aignan. De son mariage sont issus :
    1. René-Gabriel Armand, dont l’article suit :
    2. René-Gabriel Romain, né le 24 mars 1790, capitaine au premier régiment d’artillerie de la marine, chevalier de la légion d’honneur.
    3. René-Jean-Louis Constantin, né à Wertheim en Allemagne, chez le prince de Lœwenstheim, le 27 décembre 1794.

  9. René-Gabriel-Armand BOUCHARD DE LA POTERIE, chevalier, né à Château-Gontier le 5 janvier 1788, maire de la commune d’Alhée, près de Craon, département de la Mayenne.
Armoiries : « Porte d’azur à trois léopards d’argent, passant l’un sur l’autre. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 30
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La maison Fabbroni

FABBRONI ou FABRONI, maison originaire d’Italie. Des membres de cette famille passèrent en France avec la reine Marie de Médicis, femme du roi Henri IV, dont il était premier ministre. L’un d’eux fut garde-meuble de cette reine, et épousa une demoiselle de Sillery. Il fut fait vicomte de Domant par le roi Henri IV Le testament de Marie de Médicis, en 1604, fait mention de lui.

Il y a des Fabbroni en Toscane, à Pistoia, Marradi et Florence ; ils dérivent de la même tige, et forment d’autres branches.

Leur parenté a été reconnue et prononcée par sentence du suprême tribunal de Florence.

Jean Valentin Mathias FABBRONI, de la famille de Florence, vint à Paris en 1810, comme membre du corps législatif. Il a été fait chevalier de la légion d’honneur à la fin de la session, et fut chargé de la direction des ponts et chaussées au-delà des Alpes, maître des requêtes, commandant de l’ordre de la réunion, et baron. Ce dernier titre lui fut donné par le décret qui le charge de la rectification des limites entre la France et le royaume d’Italie. Il a épousé demoiselle Ciamagnini Pelli.

Armoiries : « Porte d’azur, avec barre transversale en argent, portant trois marteaux, surmontée d’une croix rouge, le quart de l’écu en gueule. Il y a ajouté la croix d’honneur depuis son admission dans la légion. Ces armes sont écartelées de celles de sa femme, portant d’argent avec trois roues d’or, deux en chef, une en pointe, séparées par une barre d’or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 29
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille Langlois de Criquebeuf

LANGLOIS DE CRIQUEBEUF, famille établie en Normandie, dont les lettres de noblesse ont été expédiées en septembre 1701.
  1. Nicolas-François LANGLOIS, seigneur et patron de Criquebeuf-la-Campagne, a servi gendarme de la garde, ensuite a exercé la charge de conseiller au parlement de Normandie. Il eut quatre enfants mâles ; mais l’aîné seul, qui suit, a fourni postérité.

  2. François-Ferdinand-David LANGLOIS, écuyer, seigneur d’Auteuil seigneur et patron de Criquebeuf-la-Campagne, a servi, en 1747 lieutenant au régiment Royal-Vaisseau, et fut blessé au siège de Maestricht. Capitaine en 1760, il fait prisonnier en 1761 le général du génie des armées du roi de Prusse, à l’arrière-garde du prince Ferdinand, ce qui lui fait obtenir l’ordre royal et militaire de S.-Louis. Réformé à la paix, il exerce au parlement de Normandie la place de son père, et n’a eu qu’un fils, qui suit :

  3. Jacques Ferdinand LANGLOIS DE CRIQUEBEUF, surnuméraire des gendarmes de la garde en 1786, réformé en 1787, vivant en 1814. Il a un fils, qui suit :

  4. Edmond LANGLOIS, né en 1793.
Armes : « Porte d’argent au lion de gueule, chef d’azur, chargé de trois molettes d’or ; casque orné de lambrequins d’or, azur, argent et gueule. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 29
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La maison de Claybrooke Hanmer

CLAYBROOKE ALIAS HANMER, ou HANMER CLAYBROOKE (Cette maison, a porté indifféremment les noms de CLAYBROOKE, CLAIBROKE ou CLAIBROK.), maison illustre, originaire d’Angleterre, où elle possédait les terres de Fulham et Hamersmith, dans le comté de Middlesex, près Londres, dans le seizième siècle. Le principal héraut et roi d’armes de sa majesté la reine Elisabeth établit ainsi sa généalogie, par titre du 3 août 1574.
  1. N. CLAYBROOKE, descendant d’une branche de l’illustre maison de Brooke, vivant en 1150, qui eut pour fils :

  2. N. N. CLAYBROOKE, vivant en 1200, eut pour fils :

  3. Joseph CLAYBROOKE, qualifié du titre de baron, par ce titre ; vivant vers 1250. De son mariage est issu :

  4. Dominique CLAYBROOKE, né vers 1249, duquel vient :

  5. Gabriel CLAYBROOKE, né vers 1299. Il épousa, en 1334, noble demoiselle Marie Wiltern. Ils eurent pour fils :

  6. Robert CLAYBROOKE, gentleman, marié à l’âge de 60 ans, vers 1420, à noble demoiselle Jeanne Beswormd, d’où sort :

  7. Gilles CLAYBROOKE DE FULHAM, chevalier banneret, né vers 1430, marié en secondes noces, en 1490, avec noble demoiselle Marie Goring. Il est mort dans un âge très avancé, vers 1524, suivant les termes du titre du 3 août 1574. Ils eurent pour fils :

  8. Etienne CLAYBROOKE DE FULHAM, chevalier baronnet, né en 1506, lequel possédait de grands biens audit lieu de Fulham en 1574, ainsi qu’il est dit au diplôme du 2 février 1664, dont sera parlé ci-après ; marié à noble demoiselle Elisabeth Basset, suivant le diplôme généalogique du 9 février 1702, dont sera également parlé ci-après.

    Ce fut lui qui obtint le titre du 3 août 1574, lequel contient la preuve de sa descendance par Gilles Claybrooke, chevalier banneret, son père, depuis, Joseph Claybrooke, qualifié baron par ledit titre, à l’époque de 1250 ; et celle que ses ancêtres tiraient alors leur origine de la ville de Cantorbery, où l’un d’eux était établi et regardé comme très noble en 1150, et venait d’une branche de l’ancienne et illustre maison de Brooke.

    Ce même Etienne Claybrooke obtint un autre titre du 3 novembre même année 1574, qui constate ses armoiries ainsi qu’elles sont désignées ci-après. Nota. Les deux diplômes des 2 février 1664 et février 1702, et les lettres patentes de Louis XVI, du mois d’août 1778, ci-après, portent la même désignation d’armes et la même filiation. Ils eurent pour fils :

  9. Thomas I CLAYBROOKE DE FULHAM, chevalier baronnet, marié, en 1554, à noble demoiselle Jeanne Rattcliffe. Ils eurent pour fils :

  10. Thomas II CLAYBROOKE DE FULHAM et DE HAMERSMITH, ainsi dénommé aux diplômes des 2 février 1664 et 9 février 1702, chevalier baronnet, marié, en 1594, à noble demoiselle Marie Hanmer, dite Chaloner, du nom de sa mère.

    La maison Hanmer est très illustre, on trouve sa généalogie dans un auteur anglais, à la bibliothèque du roi ; on y voit qu’elle remonte au huitième siècle, et qu’elle a eu des alliances avec des fils et des filles de la maison royale alors régnante en Angleterre. Un diplôme en français, signa de la main de Jacques II, roi d’Angleterre, data du 30 août 1695, atteste l’ancienne noblesse de cette maison, et qu’elle a joui de tems immémorial de tous les titres, honneurs et prérogatives attachés à l’ordre des chevaliers baronnets du royaume d’Angleterre. De ce mariage naquit :

  11. Thomas III CLAYBROOKE ALIAS HANMER, chevalier, baron, seigneur de Béthencourt en Cambrésis, né le 13 septembre 1619, en Angleterre, suivant son acte de naissance de la paroisse de Fulham, du 17 dudit mois. Il avait un frère né également à Fulham, d’après son acte de naissance du 4 février 1602. Passés tous deux en France au tems de l’usurpateur Cromwell, le plus âgé fut prêtre et chanoine de Cambrai. Il tint lieu de père à son frère, et lui légua tous ses biens, et notamment la terre de Béthencourt, par lui acquise en 1665. Thomas III joignit à son nom celui de sa mère, usage fréquent en Angleterre. Il obtint de Charles II un diplôme, du 2 février 1664, dans lequel il est nommé vir nobilis Thomas Claybrooke Alias Hanmer, filius nobilis Thomae Claybrooke de Fulham, generosi filii secundi cujusdam prioris Thomae Claybrooke de Fulham, generosi, qui quidem erat filius secundus Stephani Claybrooke de Fulham generosi (in eo loco circa annum salutis M. Lxxiiii. patrimonio amplo dilati florentis) qui quidem Stephanus filius etiam fuit et hoeres egidii Claybrooke equitis aurati. Suit, au titre, la description des armoiries, comme à celui du 3 novembre 1574. Il épousa noble demoiselle Marie-Claude Desmaizières, le 26 janvier 1666. Il est mort et a été enterré à Cambrai, paroisse Saint-Martin, le 3 avril 1687. Ils ont eu pour fils :

  12. Guillaume-Antoine HANMER CLAYBROOKE, chevalier, baron, seigneur de Béthencourt, né le 9 janvier 1668, à Cambrai, suivant son acte de naissance de la paroisse Saint-Gengulphe. Il obtint de Jacques III, roi d’Angleterre, les lettres patentes et diplôme du 9 février 1702, ayant en tête les générations, alliances et armoiries, en arbre généalogique, jusques et y compris Gilles Claybrooke, chevalier baronnet, né en 1430. On y voit, par les alliances avec les plus illustres maisons d’Angleterre, qu’il n’y a jamais eu de mésalliance dans cette famille. Il épousa noble demoiselle Elisabeth Renel de Savreux, par contrat devant Coyraux et Ballets, notaires à Mons, du 22 octobre 1697. La célébration fut faite le lendemain, à la paroisse S.-Waudrud de ladite ville. Il est mort et a été enterré à S.-Martin de, Cambrai, le 22 juillet 1709. Ils ont eu pour fils :

  13. François-Albert-Joseph HANMER CLAYBROOKE, chevalier, baron, seigneur de Béthencourt, né à Mons, en Hainaut, suivant son acte de naissance de la paroisse Saint-Germain de ladite ville, du 15 janvier 1699. Il épousa noble demoiselle Marie-Joseph Luytens de Bossu, le 19 février 1718. Il fut reçu membre de l’assemblée de la noblesse aux états du Cambrésis, et convoqué en cette qualité le 30 mai 1723. Il est mort et a été enterré à Cambrai, paroisse Saint-Martin, le 30 août 1751. Il eut pour fils :

  14. Maximilien-Albert-Joseph HANMER CLAYBROOKE, chevalier, seigneur de Béthencourt, né le 7 septembre 1726, suivant son acte de naissance de la paroisse S.-Jacques de Valenciennes. Membre né de la chambre de la noblesse aux états du Cambrésis, il y a siégé toute sa vie, fut capitaine au régiment de Bouflers-Wallon en 1745, et épousa noble demoiselle Hélène-Antoinette Dufeu, le 9 février 1750. C’est cette terre, que sa femme lui apporta en dot, qui fut, ainsi que plusieurs autres environnantes, érigées en baronnie et réunies sous le nom d’Hanmer-Claybrooke, par lettres patentes du roi, en juillet 1778, insinuées à Péronne le 13 août, enregistrées au parlement de Paris le 21 dudit mois d’août, et en la chambre des comptes le 5 septembre de la même année, héréditairement pour les aînés mâles, et. pour perpétuer le titre de baron qu’ils ont hérité de leurs ancêtres depuis 1250. De ce mariage sont nés :

    1. Antoine-Albert-Joseph, qui suit :
    2. Gabriel-Jean, qui fait la seconde branche, rapportée plus bas.
  15. Antoine-Albert-Joseph D’ HANMER CLAYBROOKE, chevalier, baron, seigneur de Béthencourt, aîné de la maison, né à Liéramont, près Péronne en Picardie, le 23 novembre 1750 ; reçu conseiller au Parlement de Paris le 21 juillet 1769, membre né du corps de la noblesse aux états du Cambrésis, y fut reçu en octobre 1775, et y a siégé jusqu’en 1789, ainsi qu’au parlement ; a épousé noble demoiselle Marie-Françoise Charlotte Hugueny de Novion, le 8 février 1781, et possède les terres érigées en baronnie, près Péronne. Ils ont pour fils :

  16. Edouard D’HANMER CLAYBROOKE, chevalier, baron, né à Paris, paroisse S.-Paul, le 3 août 1787 ; entré au quinzième régiment de dragons, le 4 mars 1803 ; sous-lieutenant dans le même corps le 19 avril 1806 ; blessé grièvement, à Vivero en Galice, le février 1809 ; lieutenant le 4 juin 1810 ; aide-de-camp du général de division comte de Saint-Sulpice, en mai 1813 ; capitaine au mois d’août suivant. Il a épousé noble demoiselle Adèle Bernard, le 4 janvier 1813.

Seconde branche, au quinzième degré.

  1. Gabriel-Jean D’HANMER CLAYBROOKE, chevalier, fils de Maximilien Albert Joseph, né à Liéramont, près Péronne en Picardie, le 13 mai 1759 ; sous-lieutenant ; lieutenant ; capitaine au régiment de la Reine, dragons, le 3 juin 1779 ; chef d’escadron audit régiment le 28 avril 1788 ; dénommé dans ses brevets, signés de la main du roi, chevalier comte d’Hanmer Claybrooke, et chevalier de S.-Louis le 1er avril 1791. A épousé noble demoiselle Charlotte-Jeanne-Camille Ballet de la Chenardière, le 1er octobre 1787. Ils ont pour fils :

  2. Camille D’HANMER CLAYBKOOKE, chevalier, né à Laon, en Vermandois, paroisse S.-Jean, le 16 octobre 1788 ; entré à l’école militaire de Fontainebleau le 13 août 1805 ; nommé sous-lieutenant au septième régiment de chasseurs à cheval le 23 septembre 1806 ; lieutenant le 11 juillet 1810 ; aide de camp du général de division comte de Lauriston le 10 septembre 1811 ; capitaine le 3 octobre 1812 ; chevalier de la légion d’honneur le 18 juin 1813 ; chef d’escadron le 5 octobre suivant ; et enfin officier de la légion d’honneur le 25 février 1814.

Armes : D’argent, à la croix pattée de gueules ; l’écu surmonté d’une couronne ducale d’or, d’où sort une autruche à demi-corps, les ailes d’or étendues, le corps herminé, et tenant à son bec un fer à cheval de sable ; le tout environné d’un manteau ducal de gueules doublé d’argent.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 24
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861