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10 février 2009

Autre branche de la famille de Clinchamp, établie en Basse-Normandie

ClinchampAutre branche de la famille de Clinchamp, établie en Basse-Normandie.
  1. Philippe DE CLINCHAMP, Ier du nom, chevalier, seigneur de Donnay, eut pour fils en 1225 :

  2. Philippe DE CLINCHAMP, IIe du nom, surnommé de Travers, chevalier, seigneur et patron de Donnay, qui eut pour fils :
    1. Nicolas, dont l'article suit ;
    2. Rauly de Clinchamp, chevalier de Malte, et gouverneur du mont Saint-Michel.

  3. Nicolas DE CLINCHAMP, dit de Travers, chevalier, seigneur et patron de Donnay, eut pour fils en 1301 :

  4. Jean DE CLINCHAMP, Ier du nom, chevalier, seigneur et patron de Donnay, qui laissa de sa femme, dont on ignore le nom :
    1. Rauly, dont l'établissement n'est pas connu ;
    2. Autre Rauly de Clinchamp, qui suit :

  5. Rauly DE CLINCHAMP, dit de Travers, chevalier, seigneur d'O et d'Aqueville, eut pour fils :

  6. Philippe DE CLINCHAMP, IIIe du nom, dit de Travers, chevalier, seigneur et patron de Donnay, qui laissa :

  7. Jean DE CLINCHAMP, IIe du nom, chevalier, seigneur de Donnay et de Saint-Sylvain. Il eut pour fils :

  8. Robert DE CLINCHAMP, chevalier, seigneur et patron de Donnay, Saint-Sylvain, Saint-Amand et Chibouville, vivant en 1520, épousa Adrienne de Bordeaux, de laquelle il laissa :
    1. François, qui suit ;
    2. Pierre, auteur de la branche, rapportée ci-après.

  9. François DE CLINCHAMP, chevalier, seigneur de Donnay, Saint-Sylvain, Saint-Amand, Chibouville, Gonneville, Bellon, etc., eut pour fils :

  10. Jean DE CLINCHAMP, IIe du nom, chevalier, seigneur, et patron de Donnay, Bellon, Beuzeval, et de Saint-André de Hotto, au pays de Caux. Il laissa de sa femme, dont on ignore le nom :
    1. Charles, qui suit ;
    2. Pierre.

  11. Charles de CLINCHAMP, chevalier, seigneur et patron de Donnay, Bellon, Beuzeval, Goinville, Villeneuve et Saint-André de Hotto, eut pour fils :

  12. Gabriel DE CLINCHAMP, chevalier, seigneur de Donnay, Beuzeval et Villeneuve, vivant en 1621, dont la postérité n'est pas connue.
Branche cadette.
  1. Pierre DE CLINCHAMP, Ier du nom de cette branche, second fils de Robert de Clinchamp et d'Adrienne de Bordeaux, écuyer seigneur de Donnay, épousa, le 19 juillet 1562, Stevenote d'Aqueville, fille de Jean, seigneur d'Aqueville, et de Stevenote-Patry. Il eut de ce mariage :

  2. Pierre DE CLINCHAMP, IIe du nom, écuyer, seigneur d'Aqueville et d'O, qui épousa, le 6 janvier 1611, Anne d'Ouësi, seigneur et patron de Sacy. Il eut pour fils :

  3. Guillaume DE CLINCHAMP, chevalier, seigneur d'Aqueville, maria, le 15 février 1637, avec Charlotte Baudouin, fille de Pierre Baudouin, écuyer, seigneur et patron de Fresney-le-Viel et d'Aqueville, capitaine des chasses du bailliage de Caen, et d'Ambroise Vauquelin. Il eut de ce mariage :
    1. Jean-Baptiste ;
    2. Henri ;
    3. Philippe, qui suit :

  4. Philippe DE CLINCHAMP s'établit dans la province du Maine, où il eut, entre autres enfants :

  5. Jean-Baptiste DE CLINCHAMP, Ier du nom, écuyer, épousa, le 25 novembre 1673, Marie-Marguerite de France, dont il eut :
    1. Jean-Baptiste-Joseph, dont l'article viendra ;
    2. Louise-Marguerite de Clinchamp, née le 27 mai 1676, reçue à la maison royale de Saint-Cyr, en avril 1687, et mariée le 25 novembre 1709, à Jacques-François-Théodore de Clinchamp, chevalier, seigneur d'Amerval, et du grand et du petit Moucel ;
    3. Anne-Josèphe de Clinchamp, dame de Foust-Evreux.

  6. Jean-Baptiste-Joseph DE CLINCHAMP, écuyer, épousa, à Douay en Flandre, Pétronille Desteches, de laquelle il laissa :
    1. Ferdinand-François de Clinchamp, chevalier, capitaine au régiment Royal-Artillerie, qui épousa Marie Pladice, dont il n'eut point d'enfants ;
    2. Jean-Baptiste, dont l'article suit ;
    3. Marguerite ;
    4. Louise-Françoise de Clinchamp ;

  7. Jean-Baptiste DE CLINCHAMP, IIe du nom, chevalier, épousa, à Douay, N*** d'Archdekin.
Armes : « les armes de la maison de Clinchamp sont d'argent au gonfanon de gueules ; c'est une bannière découpée en trois manipules, signe militaire accepté par le roi Charlemagne, pour la défense de l'Eglise. Le roi Saint-Louis confirma les dites armes à Rodolphe de Clinchamp, sire de Mirepoix, ainsi nommé du château de ce nom, dont il s'empara sur les Albigeois au nom du roi. Ce Rodolphe fut général dans l'armée de Saint-Louis, qui, satisfait de son noble courage, lui donna pour devise le cri pro Deo et rege, dans les champ de la Palestine. »

Autres articles sur la famille de Clinchamp :

Clinchamp. Branche des seigneurs de la Héruppe

ClinchampBranche des seigneurs de la Héruppe.

Jean-Baptiste-Etienne DE CLINCHAMP, seigneur de la Héruppe, troisième fils de Jacques de Clinchamp-Bellegarde et de Jeanne-Françoise Jacqueline de Rohan, épousa : 1.° Madeleine le Paute, dont il n'eut point d'enfants ; 2.° Geneviève Potin ; 3.° Marie de Courcy-Ferrières, veuve de Louis de Clinchamp, son cousin. Il eut de sa seconde femme :
  1. Jean-Baptiste-Joseph, mort en bas âge ;
  2. Jacques-François-Théodore, seigneur de la Héruppe, lequel fut auteur d'une branche établie dans les Trois-Evêchés, à deux lieues de Metz ;
  3. César-Etienne ; mort en bas âge ;
  4. Marie-Madeleine-Geneviève de Clinchamp, femme de Joseph-Albert de Clinchamp, son cousin germain. Il eut de sa dernière femme : N*** de Clinchamp, qui servit dans la maison du roi.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 430
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Autres articles sur la famille de Clinchamp :

09 février 2009

Clinchamp. Branche des seigneurs du grand et du petit Moucel

ClinchampBranche des seigneurs du grand et du petit Moucel.
  1. Jacques DE CLINCHAMP, second fils de Jean de Clinchamp, et de Marie de Bréant, seigneur du grand et du petit Moucel, capitaine d'infanterie, commandant pour le roi en la principauté de la Petite-Pierre, épousa, le 18 avril 1671, Jeanne-Françoise-Jacqueline de Rodohan, fille d'Albert de Rodohan, baron de Fontaine, et d'Anne de Fresneaux d'Hyon. Il eut de ce mariage :
    1. Jacques-François-Théodore, dont l'article viendra ;
    2. Louis, mort en bas âge ;
    3. Jean-Baptiste, auteur de la branche des seigneurs de la Héruppe, rapportée ci-après ;
    4. Françoise-Catherine de Clinchamp, religieuse aux dames de Saint-Magloire, à Paris.

  2. Jacques-François-Théodore de CLINCHAMP, chevalier, seigneur d'Amerval, du grand et du petit Moucel, capitaine au régiment royal d'artillerie, épousa, le 25 novembre 1709, Louise-Marguerite de Clinchamp, fille de Jean-Baptiste de Clinchamp, seigneur d'Aqueville, et de Marie-Marguerite de France. De ce mariage est issu :

  3. Joseph-Albert, marquis DE CLINCHAMP, écuyer, seigneur du grand et du petit Moucel, du Fort de Lance, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, directeur au corps royal de l'artillerie au département de Normandie, et commandant en chef de l'école du même corps royal à Grenoble, et brigadier des armées du roi ; il mourut en 1773. Il avait épousé, le 9 septembre 1760, Marie-Madeleine-Geneviève de Clinchamp, sa cousine germaine, fille de Jean-Baptiste-Etienne de Clinchamp, écuyer, seigneur de la Héruppe, et de Geneviève Potin. Il eut de ce mariage :
    1. Joseph, marquis de Clinchamp, dont l'article suit ;
    2. Marie-Geneviève de Clinchamp, née le 20 juin 1761, élève de la maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr.

  4. Joseph, marquis DE CLINCHAMP-BELLEGARDE, seigneur de Jarcey, en Normandie, né le 26 août 1762 ancien officier d'infanterie ; a épousé Marie-Anne de Grey-Quencarnon, de laquelle il a :
    Joseph-Albert de Clinchamp-Bellegarde, né le 12 décembre 1799.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 429
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Autres articles sur la famille de Clinchamp :

Clinchamp. Branche des seigneurs de Tranchevilliers

ClinchampBranche des seigneurs de Tranchevilliers.
  1. Jean DE CLINCHAMP, chevalier, seigneur de Tranchevilliers, du grand et du petit Moucel, second fils de Nicolas de Clinchamp et de Marie de Mainemares, épousa, 1.° N*** de Rassant, dont il eut une fille unique ; 2.° le 30 mars 1645, Marie de Bréant, fille d'Etienne de Bréant, écuyer, seigneur de Longny, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Charlotte Le Tellier. Il eut de ce mariage :
    1. François, dont l'article suit ;
    2. Jacques, auteur de la branche des seigneurs du grand et du petit Moucel, rapportée ci-après.

  2. François de CLINCHAMP, écuyer, seigneur de Tranchevilliers, épousa 1.° Madeleine Fournier, fille de Nicolas Fournier, conseiller du roi, lieutenant-général à Mantes ; 2.° Françoise Nadot.

    Enfants du premier lit.
    1. François de Clinchamp, mort au service ;
    2. Marie-Madeleine de Clinchamp, mariée à Jean-Baptiste Mouthier, seigneur du Boroger.

    Enfant du second lit.
    1. Jean-Baptiste de Clinchamp, chevalier, seigneur de Tranchevilliers, qui épousa 1.° Marie-Hyacinthe de Bouquetot, dont il eut : a. Marie, mariée au seigneur de Lonlaville ; b. Angélique ; c. Marie de Clinchamp qui épousa N***, seigneur de Cocqueterre. Il eut, de son second mariage avec Marie Charlotte de Courcy, fille de N*** de Courcy, seigneur des Ferrières, un fils tué en Italie pendant les guerres de 1734.
    2. Auguste ;
    3. Louis de Clinchamp, maria à Marie de Courcy, fille de N*** de Courcy, seigneur des Ferrières, mort sans hoirs ;
    4. Alexandre, qui continue la lignée ;
    5. Françoise-Madeleine, femme de N*** Ménage ;
    6. Marie-Anne, morte en bas âge.

  3. Alexandre DE CLINCHAMP, seigneur de Tranchevilliers, épousa Élisabeth de Fouque des Eures, dont il eut :
    1. Alexandre-Louis de Clinchamp, lieutenant dans le régiment de Beaufremont, infanterie ;
    2. N*** marié à N*** de Vaux, de laquelle il eut un fils, dont la postérité n'est pas connue ;
    3. Marie-Élisabeth-Catherine ;
    4. Catherine-Madeleine-Mathurine, mariée à N*** du Saussay, près Verneuil, au Perche.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 428
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Autres articles sur la famille de Clinchamp :

Clinchamp. Branche des seigneurs de Caudecoste

ClinchampBranche des seigneurs de Caudecoste.
  1. Guillaume DE CLINCHAMP, seigneur de Caudecoste, troisième fils de Jacques de Clinchamp et de Gillette de Vipart, épousa, en 1548, Françoise Costard, dont il eut :
    1. Robert, qui suit ;
    2. Charles de Clinchamp, chevalier, qui épousa Françoise de Sacy.

  2. Robert DE CLINCHAMP, seigneur de Caudecoste, épousa, le 27 avril 1567, Thomasse de Nolent, fille de Gui de Nolent, seigneur de Fachy. Il eut de ce mariage :
    1. Jean, dont l’article suit ;
    2. Jacques de Clinchamp, chevalier de Malte, commandeur de Saint-Vaubourg ;
    3. Olivier, ecclésiastique ;
    4. Nicolas de Clinchamp, seigneur du Fay ;
    5. Anne, épouse de Charles de Tilly, seigneur de la Tonne ;
    6. Marie.

  3. Jean DE CLINCHAMP, seigneur de Caudecoste et de la Basoque, épousa, en 1602, Françoise de Hally. Sa postérité est inconnue.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 427
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Autres articles sur la famille de Clinchamp :

Clinchamp. Branche des seigneurs de Moudam

ClinchampBranche des seigneurs de Moudam.
  1. Jean DE CLINCHAMP, Ier du nom de cette branche, seigneur de Moudam, second fils de Thomas de Clinchamp et de Laurence de Creuilly, vivant en 1480, épousa Jeanne de Holot, dont il eut :

  2. Jean DE CLINCHAMP, IIe du nom, seigneur de Moudam, mourut en 1510, et laissa de sa femme, dont on ignore le nom :
    1. Jacques, dont l’article suit ;
    2. Jean ; mort sans postérité.
    3. Jacob, mort sans postérité.

  3. Jacques DE CLINCHAMP, seigneur de Moudam, vivant en 1552, eut pour fils :
    1. Pierre, qui suit ;
    2. Nicolas de Clinchamp.

  4. Pierre DE CLINCHAMP, seigneur de Moudam, vivant en 1593, laissa de sa femme, dont on ignore le nom :
    1. Guillaume ;
    2. Marin ;
    3. Pierre de Clinchamp, dont la postérité n’est point connue ;
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 427
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Autres articles sur la famille de Clinchamp :

08 février 2009

Clinchamp. Branche des seigneurs de Robie

ClinchampBranche des seigneurs de Robie.
  1. Pierre DE CLINCHAMP, chevalier, seigneur de Robie second fils de Raoul de Clinchamp, vivant en 1321, eut de sa femme, dont on ignore le nom :

  2. Guillaume DE CLINCHAMP, seigneur de Robie, qui épousa en 1392 Robine des Isles, dont il eut :
    1. Richard,
    2. Colin, morts tous deux sans alliance ;
    3. Jean, dont l'article suit ;
    4. Ferrand, chevalier ;
    5. Thomas ;
    6. Guillaume de Clinchamp, tous deux ecclésiastiques.

  3. Jean DE CLINCHAMP, seigneur de Robie, partagea avec ses frères en 1452. Il épousa Agnès Rouault, de laquelle il laissa :
    1. Thomas, dont l'article suit ;
    2. Pierre, auteur d'une branche rapportée plus loin ;
    3. Philippe, mort sans hoirs ;
    4. Lucas.

  4. Thomas DE CLINCHAMP, seigneur de Robie, partagea, avec ses frères en 1462, et fit ses preuves de noblesse devant Raimond de Monfaouq, en 1463. Il épousa Laurence de Creuilly, de laquelle il laissa :
    1. Noël, dont l'article suit ;
    2. Jean, auteur de la branche des seigneurs de Moudam, rapportée plus loin.

  5. Noël DE CLINCHAMP, seigneur de Robie, épousa Françoise le Breton, dont il eut :

  6. Charles DE CLINCHAMP Ier du nom, seigneur de Robie, qui eut pour fils :
    1. Marin, dont l'article suit ;
    2. Guillaume, mort sans postérité.

  7. Marin DE CLINCHAMP, seigneur de Robie et de Moudam, eut pour fils :
    1. Noël, dont la lignée est inconnue ;
    2. Charles, qui suit :

  8. Charles DE CLINCHAMP, IIe du nom, seigneur de Robie, épousa Adrianne de Guerout, de laquelle il eut un fils nommé Charles, dont la postérité n'est pas connue.
Seconde Branche.
  1. Pierre DE CLINCHAMP, écuyer, second fils de Jean de Clinchamp et d'Agnès de Rouault, fit ses preuves de noblesse devant Raimond de Monfaouq, en 1463, et mourut en 1493. Il eut pour fils :

  2. Jean DE CLINCHAMP, Ier du nom de cette branche, écuyer, vivant en 1498, qui épousa Marguerite de Magneville, de laquelle il eut :
    1. Guillaume, mort sans hoirs ;
    2. Noël, dont l'article suit ;
    3. Pierre de Clinchamp.

  3. Noël DE CLINCHAMP, écuyer, laissa de sa femme, dont on ignore le nom :
    1. Grégoire ;
    2. Jean, qui suit ;
    3. Louis ;
    4. Raoul ;
    5. Guillaume de Clinchamp.

  4. Jean DE CLINCHAMP, IIe du nom, écuyer, eut pour fils :
    1. Marin, mort sans postérité ;
    2. Guillaume de Clinchamp, écuyer qui, en 1601, épousa Nicolle Poullex. On ignore s'ils ont laissé postérité.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 425
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Autres articles sur la famille de Clinchamp :

La famille de Clinchamp

ClinchampCLINCHAMP (DE), famille noble d'extraction et très ancienne. Elle est originaire de Champagne, d'où elle s'est ensuite transportée dans la Normandie et dans le Maine. Elle a donné son nom à la terre de Clinchamp. Sa filiation remonte à :
  1. Gauthier de CLINCHAMP, qui vivait en 1098. Il s'établit en Normandie, où il posséda le fief de Clinchamp, situé dans la vicomté de Falaise. Il eut pour fils :

  2. Hugues, seigneur de CLINCHAMP en 1138, qui fit plusieurs fondations à l'Hôtel-Dieu de Caen, et lui aumôna le bénéfice de sa terre de Clinchamp. Il mourut vers l'an 1157, et laissa :
    1. Raoul, dont l'article viendra ;
    2. Hugues de Clinchamp, chevalier ;
    3. Philippe, dame de Rosel et des Meserets, mariée, 1.° à Raoul, sire de Hamars ; 2.° à Robert Patry, desquels elle n'eut point de lignée.

  3. Raoul DE CLINCHAMP, chevalier, seigneur de Clinchamp, vivant en 1183, ratifia les donations faites par Hugues son père, conjointement avec Hugues son frère, ainsi qu'il est porté dans la bulle du pape Innocent III, de l'année 1210. Il eut pour fils :
    1. Alain, dont l'article suit ;
    2. Pierre, qui fait la branche des seigneurs de Robie, rapportée ci-après ;
    3. Lucette, mariée à Jean, seigneur d'Achey, IIIe du nom, vivant en 1257, fils de Gilbert, seigneur d'Achey, et de Marie de Creuilly.

  4. Alain DE CLINCHAMP, Ier du nom, écuyer, seigneur des Meserets, après, avoir hérité de Philippe de Clinchamp, sa tante, fit plusieurs donations aux abbayes de Caen, du Plessis et de Moulons, en 1258. Il laissa :
    1. Alain qui suit ;
    2. Geoffroi de Clinchamp, chevalier, qui fut un de ceux qui accompagnèrent Jean de Harcourt, amiral de France, en son voyage de mer, l'an 1295.

  5. Alain DE CLINCHAMP, IIe du nom, seigneur des Meserets, vivant en 1322, épousa Jeanne de Vallengongnard, dont il eut entre autres enfants :

  6. Philippe de CLINCHAMP, écuyer, seigneur des Meserets et de la Chapelle en 1370, qui, acquit le fief du Val Hervey, de Geoffroi, en 1378. Il rendit ensuite hommage au connétable de France de ses terres de Meserets, de la Chapelle et d'Estry. II épousa, 1.° Jeanne le Beuf ; 2.° Jeanne du Bois, dont il n'eut point d'enfants. Ceux de sa première fenime furent :
    1. Vigor, dont l'article suit ;
    2. Richard de Clinchamp, seigneur de Daneville qui fut un des cent dix-neuf gentilshommes qui défendirent le mont Saint-Michel en 1423 ;
    3. Colin de Clinchamp, chevalier, vivant en 1421 ;
    4. Jeanne, mariée à Jean de Bures, chevalier.

  7. Vigor DE CLINCHAMP, seigneur des Meserets et de la Chapelle, acquit le fief de Canteil de Jeanne du Bois, Sa belle-mère, en 1413, et fut tué à la bataille d'Azincourt en 1415, laissant de Jeanne de Briqueville, son épouse, fille de Guillaume, seigneur de Briqueville, et de Jeanne de Meulan :
    1. Philippe de Clinchamp, seigneur des Meserets et de la Chapelle, vicomte de Vire, qui fut élevé dans la maison des rois Charles VII et Louis XI. Il devint capitaine et gouverneur de Lisieux et de Granville en 1469. Il épousa 1.° Isabeau Hérisson, veuve de François d'Epieds, baron de Mehou ; 2.° Jeanne le Boeuf, desquelles il n'eut point de lignée ;
    2. Olivier, dont l'article suit ;
    3. Catherine, mariée à Robert Bethon, seigneur de la Haye.

  8. Olivier DE CLINCHAMP, seigneur des Meserets et de la Chapelle, épousa en 1431 Jeanne de Caudecoste, veuve de Nicolas Lonnert, et fille de Pierre de Caudecoste et de Judith de Thibouville, dont il eut :
    1. Jacques, qui suit ;
    2. Pierre, seigneur de la Chapelle, qui épousa Suzanne le Bois, de laquelle il n'eut point d'enfants ;
    3. Jean de Clinchamp, ecclésiastique.

  9. Jacques de CLINCHAMP, seigneur des Meserets, de Caudecoste et de Lebisey ; épousa en 1483 Gillette de Vipart, dame de Launay, fille de Guillaume, seigneur de Launay, et de Jacqueline d'Ancre. De ce mariage sont issus :
    1. Olivier de Clinchamp, qui fut seigneur et curé de Launay ;
    2. Jean, dont l'article suit ;
    3. Guillaume, qui forma la branche des seigneurs de Caudecoste, rapportée plus loin ;
    4. Constantin, seigneur de Saint-Germain, mort sans hoirs ;
    5. Autre Jean, ecclésiastique.

  10. Jean DE CLINCHAMP, Ier du nom, seigneur de Launay et des Meserets, épousa, le 16 septembre 1529, Thomasse d'Anisy, fille de N*** d'Anisy, seigneur d'Ennancourt-le-Sec en Picardie. II mourut en 1531, et sa femme en 1538, laissant :
    1. Jean de Clinchamp, seigneur de Launay, mort sans enfants au siège de Mucidan, en 1552 ;
    2. Nicolas, qui suit.

  11. Nicolas DE CLINCHAMP, Ier du nom, seigneur de Launay, des Meserets, et du Theil, épousa en 1554 Isabelle de Vipart, fille de Robert de Vipart, seigneur de Silly, et de Françoise Pellevé, dont il eut :
    1. Nicolas, dont l'article viendra ;
    2. Jacques de Clinchamp, seigneur des Meserets, allié en 1590 avec Marguerite de la Vigne, dame d'Esmondeville, de laquelle il eut : a. Jean de Clinchamp, mort sans alliance ; b. Marie ; c. Barbe ;
    3. Pierre, mort en bas âge ;
    4. Jourdaine, épouse de Julien du Pont-Bellanger ;
    5. Thomasse, religieuse à Argentan.

  12. Nicolas DE CLINCHAMP, IIe du nom, seigneur de Launay et du Theil, épousa, le 26 janvier 1585, Marie de Mainemares, fille et héritière de Robert de Mainemares, baron de Fréville, seigneur de Bellegarde, de Hellenviller et de Pommereuil ; et de Renée le Veneur. Il eut de ce mariage :
    1. Gabriel, dont l'article viendra ;
    2. Jean, auteur de la branche des seigneurs de Tranchevilliers, rapportée plus loin ;
    3. Tannegui de Clinchamp, seigneur de Pommereuil, qui épousa N*** le Veneur, dont il n'eut qu'une fille ;
    4. Gillonne, religieuse à l'abbaye de Moucel ;
    5. Diane, morte sans alliance.

  13. Gabriel DE CLINCHAMP, chevalier, seigneur de Hellenviller, Launay, Fréville, etc., baron de Bellegarde, commandeur de l'ordre de Saint-Lazare, bailli et gouverneur des villes et châteaux de Conches, d'Evreux, etc. brigadier des armées du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, grand bailli d'épée, lieutenant de la vénerie de France, décédé le 20 mars 1670 ; avait eu l'honneur de recevoir Henri IV dans son château d'Hellenviller, à l'époque de la bataille d'Ivry. Il avait épousé en 1610 Antoinette de Mornay, fille de N*** de Mornay, seigneur de Villarceaux, et de Marie de Courches. Il laissa de ce mariage :
    1. François, dont l'article viendra ;
    2. Claude de Clinchamp, chevalier de Malte ;
    3. Marie, abbesse au Pont-de-l'Arche ;
    4. Charlotte, religieuse à Gif ;
    5. Antoinette, religieuse à Saint-Nicolas de Verneuil ;
    6. Anne, mariée.

  14. François DE CLINCHAMP, seigneur de Bellegarde, de Launay et d'Hellenviller, épousa, en 1649, Judith de Lombelon, fille de Samuel de Lombelon, seigneur de Saint-Ouen, et de Louise d'Esmalleville. Il eut de ce mariage :
    1. Antoine Robert de Clinchamp, baron de Hellenviller, page de l'écurie du roi en 1667 ;
    2. René, chevalier de Malte le 20 avril 1667 ;
    3. Hélène-Judith ;
    4. Catherine de Clinchamp.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 421
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Autres articles sur la famille de Clinchamp :

29 décembre 2008

Espagne de Vénevelles

ESPAGNE DE VÉNEVELLES (D') au Maine. Les seigneurs d'Espagne, d'Aunay, de Vénevelles, de Couleines et autres lieux, étaient titrés de marquis et de comtes de Vénevelles. Ils sont connus depuis Herbert d'Espagne, écuyer, qui fit des acquisitions en biens fonds en 1297, 1298 et 1300. On trouve ensuite :

Philippe d'Espagne, qui reçut, en 1340, un aveu de biens mouvants de lui, dans lequel son vassal le qualifie noble homme, monseigneur.
La filiation commence à :
  1. Pierre ou Perrot D'ESPAGNE, Ier du nom, seigneur d'Espagne, qui mourut avant le mois d'août 1373, laissant de sa femme, dont le nom est ignoré :

  2. Pierre D'ESPAGNE, IIe du nom, écuyer, seigneur d'Espagne. Il était mineur en 1373, et fit diverses acquisitions en 1398, 1407, 1412 et 1415. Il épousa Catherine Garnier, dame du domaine d'Aunay, dans la paroisse de Lucha, au Maine, et en eut :

  3. Jean D'ESPAGNE, Ier du nom, écuyer, seigneur d'Espagne, d'Aunay, de Vénevelles dans la paroisse de Luché, des Roches et de la Ripardière, qui fit des acquisitions et passa des transactions en 1453, 1455, 1463 et 1466. Il paraît être mort avant le 26 janvier 1475. Sa femme fut Antoinette, fille de Roulet, seigneur de Jupiles. Elle le rendit père de :
    1. Louis, qui suit ;
    2. Margueritte, femme de René de Champagnette.

  4. Louis d'ESPAGNE, écuyer, seigneur d'Espagne, de Vénevelles, d'Aunay et des Roches, fit, en 1466, le retrait d'un bien vendu par son père ; acquit en 1479 un fief sis dans la paroisse de Luche ; rendit hommage, en 1490, de son domaine d'Aunay à l'abbé de Saint-Aubin d'Angers, et mourut avant le 7 avril 1500. Il avait épousé, avant le 2 juin 1477, Girarde de Broc, fille de René, seigneur de Broc, et en avait eu :
    1. Jean II, qui suit :
    2. Péan, dont on ignore la destiné.

  5. Jean D'ESPAGNE, IIe du nom, écuyer, seigneur d'Espagne, de Vénevelles, d'Aunay et des Roches, comparut à l'arrière-ban du comté du Maine en 1512. Il mourut avant le 10 janvier 1531. Du mariage qu'il avait contracté en 1500, avec Antoinette Dureil, sœur de Jean, écuyer, seigneur de Dureil et de la Barbée, était issu :

  6. Geoffroy D'ESPAGNE, seigneur d'Espagne, de Vénevelles, qui épousa, 1.° en 1540, Jeanne de Savonnière, fille de Jean de Savonnière, seigneur de la Bretesche ; 2.° Catherine de Coussac, fille et héritière de Jean, seigneur de Sainte-Brice en Limosin, de Chailly en Gâtinais, et de Catherine de Pocaire. Il eut de celle-ci :
    1. Lazare d'Espagne, qui suit ;
    2. Nicolas d'Espagne, seigneur de Champdurand, maria, en 1568, avec Léa Bontault, fille de Claude Bontault, seigneur de Laubonnière, et frère de Jeanne d'Espagne, femme de Benjamin de Ranconnet, seigneur d'Escoire.

  7. Lazare D'ESPAGNE, écuyer, seigneur d'Espagne, de Vénevelles, d'Aunay, de la Brosse, de Couleines, de Saint-Brice et de Chailly ; fut enseigne de la compagnie de gendarmes de M. de Malicorne. Du mariage qu'il contracta en 1573 avec Anne de Bontault, sœur consanguine de Léa, femme de Nicolas d'Espagne, vinrent :
    1. Paul d'Espagne, qui suit ;
    2. Lazare d'Espagne, seigneur de Laubonnière, que l'on croit auteur d'une branche dont les titres n'ont pas été communiqués.

  8. Paul D'ESPAGNE, seigneur de Vénevelles et de Couleines, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri IV, en 1609, épousa en 1606, Marie de Pons, de l'ancienne et illustre maison de ce nom, fille de Jacques de Pons, seigneur de la Mirambeau, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et en eut :

  9. Henri D'ESPAGNE, Ier du nom, écuyer, seigneur de Vénevelles, de Cout et de la Samelière, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Louis XIII, en 1636, qui fut blessa au bras, d'un coup de mousquet, au siège de Béfort, dont il était gouverneur. Il obtint l'érection en marquisat de la baronnie de Vénevelles, composée de quatorze fiefs. Il eut pour femme Suzanne le Vasseur, fille de Louis le Vasseur, seigneur de Coigné, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi ; et pour fils :
    1. Henri II, qui suit ;
    2. Louis-Paul d'Espagne, mort en 1708, sans postérité de Claude-Marie-Goyon de Beaufort, de l'ancienne maison de Goyon-Matignon.

  10. Henri D'ESPAGNE, IIe du nom, seigneur de Cout et d'Avenne, capitaine au régiment de Tilladet, cavalerie, épousa en 1680, Claude de Chauson, fille de David, capitaine d'une compagnie de trois cents suisses, vaguemestre général et capitaine des guides, des camps et armées du roi. Il eut de ce mariage :

  11. Louis-Henri d'Espagne, titré marquis de Vénevelles, capitaine dans les régiments de Beuil, de Pons et de Boufflers, qui servit dans la guerre de la succession d'Espagne, avait été proscrit avec son père, et ses biens confisqués, pour avoir refusé de quitter la religion protestante. Il a fait son abjuration après la mort de son père, le 18 septembre 1709, entre les mains de l'archevêque de Noailles à Tours. Il fut fait chevalier de Saint-Louis en 17.., et reçut la décoration de l'ordre de Saint-Lazare en 1723. De l'alliance qu'il avait contractée en 1715, avec Marie Erveil-Doré, sont issus :
    1. Henri-Louis d'Espagne, qui suit ;
    2. N***, mariée au baron de Rancher ;
    3. N***, mariée au comte de Goyon.

  12. Henri-Louis D'ESPAGNE, marquis de Vénevelles, capitaine de grenadiers au régiment de Guyenne, et lieutenant-colonel d'infanterie, a épousé Marie du Pont de la Roussière. Il eut de ce mariage :

  13. Henri-Jacques-Louis D'ESPAGNE, comte de Vénevelles, major en second du régiment de la Reine, cavalerie, né le 23 septembre 1759. Il est monté dans les carrosses du roi le 10 mai 1782, et a eu, à dix-huit ans, une compagnie dans le régiment d'Orléans, cavalerie, en cessant d'être premier page de la reine. Il était fort jeune au moment de la révolution ; il a fait toutes les campagnes de l'armée de Condé, et y a reçu la croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il a épousé, en 1782, Alexandrine-Thérèse Poute de Nieuil, fille du marquis de Nieuil, chef d'escadre, inspecteur du corps royal d'infanterie et de l'artillerie de la marine, grand-sénéchal de Saintonge, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de celui de Saint-Lazare et de Notre-Dame-de-Mont-Carmel. Madame la comtesse de Vénevelles a été présentée le 7 mai 1783. De ce mariage sont issus :
    1. Charles d'Espagne, marquis de Vénevelles, colonel de cavalerie, commandant le département du Lot, né le 11 décembre 1783, marié le 4 juin 1811, à mademoiselle Émilie de Neuchaise ;
    2. Édouard d'Espagne, comte de Vénevelles, né le 28 janvier 1791, non marié.
Les armes : « D'azur, au peigne d'argent, accompagné de trois étoiles d'or ; armes parlantes, le nom s'écrivant anciennement Espeigne » ; Cette famille croit être une branche de l'illustre maison Espagne-Montespan. Cela paraît dénué de fondement, son berceau et ses armes étant totalement différents. Sa noblesse est des plus pures et des plus anciennes, et MM. d'Espagne de Vénevelles ont écartela les armes de France, comme il paraît par l'ouvrage du R. P. Marc-Gilbert de Varennes, de la compagnie de Jésus, seconde addition publiée en 1640 (M. DC. XL.), intitulé : Le roi d'armes, ou l'art de bien former, charger, briser ; etc. les armoiries, p. 175. D'Espeigne-Vénevelles porte « parti au premier d'azur ; à un peigne d'argent posé en face, à trois étoiles d'or, deux en chef et une en pointe ; au second coupé, tiercé ; au premier d'azur, à un pont à trois arches d'argent, au second d'or à trois fasces de sable, au tiers d'azur à trois fleurs de lys d'or ; au baston de gueules pari en bande ». Elle paraît avoir pris son nom d'un fief situé dans la paroisse de Saint-Gervais, à trois lieues au couchant du Mans.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 330
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

04 mai 2008

Bellemare de Carrey

NOTA: Voir au bas de cet article le commentaire de Mr Thimoreau qui corrige et complète cette notice.

BELLEMARE DE CARREY, famille ancienne, originaire d’Irlande, résidant successivement en Normandie et en la province du Maine, y étant de nos jours encore résidante, et à Paris.

En l’année 1066, Jean de Carrey était du nombre des nobles qui passèrent en Angleterre avec le duc Guillaume de Normandie et Robert son fils, comme il est prouvé dans les archives de la chambre de Rouen.

Ce Jean fit souche en Angleterre, dont sont issus les barons de Horn et les comtes de Fernishaest.

Ce Nicolas de Carrey, grand-écuyer d’Angleterre, chef de la cavalerie, chevalier de l’ordre de la Jarretière et de Saint-Georges, était parent d’Anne de Boulen, femme d’Henri VIII, mère de la reine Elisabeth. Ledit Nicolas fut décollé en 1533, sous le règne d’Henri VIII.

Dudit Nicolas de Carrey vint Pierre de Carrey, milord, lequel fut d’une conspiration contre la reine Marie, fille d’Henri VIII, avec le prince de Devonshire, le duc de Suffolk, Thomas Hacuet, seigneur de Ken. Le duc de Suffolk et Hacuet furent pris et exécutés.

Ledit Pierre milord de Carrey se sauva en France avec son fils, à cet effet, sur la fin du règne d’Henri II. Il se tint longtemps caché du côté de Rouen et de Lisieux les affaires étaient toujours brouillées en Angleterre. Ce Pierre de Carrey avait trois fils, dont l’aîné s’appelait Jean, qui avait épousé Anne de La Porte, dont était issu Nicolas de Carrey et deux frères qui servirent le roi. Tous les trois entretinrent des compagnies à leurs dépens dans les tems des guerres civiles, et il y en eut deux de tués ; il ne restait plus que Jean, et Nicolas son fils. Ce fut dans ce tems que ces deux derniers se firent connaître au roi. Il était nécessaire que cela fût, puisqu’ils avaient fait leur domicile en France et en Normandie, que leurs biens étaient confisqués en Angleterre, qu’ils étaient catholiques, que la religion contraire régnait en Angleterre. Ils obtinrent du roi Henri III, en 1588, une déclaration par laquelle il les reconnaît nobles d’ancienne race, et leur accorde les mêmes privilèges qu’aux anciens nobles de la Normandie. Sous Henri IV, on fit la taxe des nouveaux nobles de Normandie ; le roi donna des lettres patentes, en 1598, audit Nicolas de Carrey de Bellemare, par lesquelles il l’exempte de cette taxe, comme n’étant point dans le rang des nouveaux nobles du règne précédent.
  1. Jean DE CARREY DE BELLEMARE, a épousé Anne de La Porte.

  2. Nicolas DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, décédé en 1624. Il avait épousé Marie Beaudouin du Bassec, fille d’un conseiller au parlement de Rouen, dont la famille est encore dans la magistrature. De ce mariage sont issus :
    1. Jean, dont l’article viendra
    2. Nicolas, décédé sans alliance.
    3. Louise, établie en Normandie.

  3. Jean DE CARREY DE BELLEMARE, décédé en 1623. Il avait épousé, en 1611, Antoinette Costard, fille de Michel Costard, sieur de La Quèze, et de Jeanne Mauduit. De ce mariage naquirent :
    1. Nicolas, qui marcha à l’arrière-ban de la noblesse de Normandie, et a servi en Lorraine, ce qui est constaté par le certificat du duc de Longueville, du 18 octobre 1635, décédé chanoine de l’église de Lisieux, en 1658
    2. Pierre, qui suit :
    3. Charles, décédé en bas âge.

  4. Pierre DE CARREY DE BELLEMARE, écuyer, sieur de la Bretèche, fils du précédent, né en 1616, a servi avec distinction dans les gardes du corps en 1635 ; capitaine au régiment de Picardie en 1648 ; commandant ledit régiment à la bataille de Rocroy, où il fut blessé. Décédé le 27 juillet 1695, il avait épousé, en 1653, demoiselle Marie Dubois de Courceriers, fille de Guillaume, sieur des Bordeaux, et de Nicolle Duplessis-Châtillon, décédée le 12 janvier 1713. De ce mariage sont issus :
    1. Guillaume, qui suit :
    2. Jean, que l’on nommait le chevalier de Bellemare, a été successivement lieutenant au régiment de Bourbonnais, infanterie, le 11 novembre 1685 ; passé dans le régiment du comte de Tessé ; lieutenant de la Colonelle le 28 mai 1689 ; capitaine par commission le 4 septembre 1691 ; chevalier de Saint-Louis, avec une pension de 500 liv. ; il est mort, le 3 juillet 1705, des blessures qu’il avait reçues au siège de Chyvay, étant capitaine des grenadiers.
    3. René ; décédé curé de Colombiers, au Maine.
    4. Nicolle, née le 11 septembre 1660, mariée à messire René de Faudoas de Serillac.

  5. Guillaume DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 26 septembre 1656, page de la reine depuis 1670 jusqu’en 1674 ; lieutenant au régiment de Normandie le 16 décembre 1674 ; cornette de la compagnie colonelle au régiment de Tessé dragons, le 11 février 1676 ; blessé à la bataille de Reinsfeld le 3 juillet 1693 ; décédé le 29 Octobre 1726. Il avait épousé, en 1680, Gabrielle-Françoise Laudier de la Crochardière, fille de feu Guillaume, président de l’élection d’Alençon, et de Marguerite de la Fournerie, décédée le 31 décembre 1732. De ce mariage sont issus :
    1. Guillaume René, né le 2 janvier 1683, lieutenant au régiment de Tessé le 4 mars 1705 ; mort, en 1710, des blessures qu’ il reçut au siège de Turin.
    2. Pierre-François, qui suit :
    3. Jacques François, né le 20 avril 1686, décédé en bas âge.
    4. François, né le 25 juin 1690, décédé chanoine de l’église du Mans le 2 février 1751.
    5. Joseph, né le 7 septembre 1692, décédé en bas âge.
    6. Marie Gabrielle, née le 22 décembre 1681, mariée, en 1702, à Jean-Antoine Dubouchet de la Forterie.
    7. Anne, née le 30 juin 1687, mariée à Jacques Barbot, conseiller élu à Alençon, décédée sans postérité.
    8. Françoise-Guillelmine, née le 26 août 1688, décédée sans alliance.
    9. Jeanne Nicolle, née le 8 octobre 1691, décédée sans alliance.
    10. Renée Marguerite, née le 6 mars 1695, mariée à N... de Gastines, décédée sans postérité.
    11. Marie-Madeleine, née le 6 mai 1697, décédée sans alliance, en 1781.

  6. Pierre-François DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 23 juin 1684, page de monsieur, frère unique de Louis XIV, et de monseigneur le duc d’Orléans, régent en 1701 ; lieutenant au régiment d’Orléans infanterie en 1705 ; capitaine audit régiment l’année suivante ; décédé le 7 février 1760. Il avait épousé, en 1713, Marguerite Bondonnet de Parence, fille d’Antoine, conseiller du roi et son avocat au siège présidial du Mans, et de Marguerite Legendre, décédée le 2 juin 1740. De ce mariage sont issus :
    1. Pierre-Guillaume Nicolas, qui suit :
    2. Antoine Gabriel, né le 10 avril 1715, décédé le 23 mai 1720.
    3. François-Augustin, dont viendra l’article :
    4. Jean-Guillaume, né le 18 septembre 1719, décédé sans alliance le 17 février 1775.
    5. Jean-Antoine, dont il sera parlé plus loin :
    6. Marguerite, née le 12 mai 1717, élève de S.-Cyr, près Versailles, y décédée en octobre 1733.
    7. Marie-Gabrielle, née le 7 juillet 1718, décédée le 30 novembre 1800, ayant été mariée, en 1757, à Charles-Jacques d’Herbelin de La Reveillière ; de ce mariage sont issus deux garçons.
    8. Anne-Constance, née le 8 novembre 1722, religieuse bénédictine à l’abbaye du Pré, du Mans, décédée le 10 février 1779.
    9. Antoinette-Marie-Anne, née le 5 décembre 1723.
    10. Nicolle-Françoise, née le 12 mai 1725, décédée fille en 1761.
    11. Madeleine-Marie, née le 15 août 1728, décédée sans postérité en 1764, ayant mariée, en 1763, à François le Normand de Chevrigné.
    12. Elisabeth-Françoise, née le 12 novembre 1729, décédée sans alliance en 1741.
    13. Victoire-Françoise, née le 4 mars 1733, décédée le 20 novembre 1774, ayant été mariée, en 1764, à Joseph-François Surgan de la Courbe, conseiller du roi à l’élection du Mans ; de ce mariage est issue : Victoire-Anne, née le 17 janvier 1765, décédée le 19 octobre 1791, ayant aussi été mariée en 1782, à Charles-François Le Clerc de Sainte-Croix ; de ce mariage est issu : Augustin-Charles, né le 1er mai 1787.
    14. Marguerite-Catherine, née le 7 juillet 1735, décédée, sans alliance, en 1747.

  7. Pierre-Guillaume-Nicolas DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 2 février 1714, cadet gentilhomme à Metz, au mois de janvier 1731 ; lieutenant dans le bataillon d’Alençon le 1er juin ; lieutenant au régiment de la Couronne, infanterie, au mois de décembre 1733 ; capitaine par commission, le 13 juillet 1743 ; retiré en 1745 ; décédé le 24 avril 1781. Il avait épousé, en 1748, Jacquine-Françoise de Renusson, fille de Pierre Denis, conseiller au présidial du Mans, et de Marguerite Olivier, décédée en février 1751. De ce mariage est issu : Pierre-Gaspard-François-Gabriel, qui suit :

  8. Pierre-Gaspard-François-Gabriel DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 6 janvier 1751, décédé sans postérité le 8 décembre 1806, ayant marié deux fois ; la première, en 1783, à Geneviève-Charlotte-Françoise de Vanssay, fille de Charles-Joseph-René, capitaine de cavalerie, chevalier de St.-Louis, et de Denise-Françoise de Renusson, décédée le 2 mai 1794 ; la deuxième, le 12 février 1795, à Françoise la Flèche de Grandpré, fille de feu François Pantalon, et de Françoise-Elisabeth Bivet. En lui finit la branche aînée, qui se trouve actuellement continuée par Augustin-Pierre René, dont il va être parlé plus bas, après l’article qui suit :

  9. François-Augustin DE CARREY DE BELLEMARE, troisième fils de Pierre-François et de Marguerite Bondonnet de Parence, né le 26 mars 1716 ; lieutenant au régiment de la Couronne infanterie, au mois de janvier 1734 ; lieutenant en premier en 1738 ; réformé, puis rentré lieutenant audit régiment, le 1er avril 1744 ; capitaine le 8 octobre 1745 ; chevalier de Saint-Louis le 1er janvier 1755 ; retiré avec pension en 1760 ; décédé le 4 février 1792 : il avait épousé, le 5 février 1767, Angélique-Renée-Françoise de Jupilles, fille de feu Alexandre Léonard, et de Bonne-Angélique Desvaulx de Lévaré, décédée le 8 septembre 1804. De ce mariage sont issus :
    1. Augustin-Pierre-René, qui suit.
    2. François-Joseph, dont l’article viendra :

  10. Augustin-Pierre-René DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 3 mai 1769, sous-lieutenant de remplacement au régiment d’Orléans infanterie le 1er septembre 1784 ; sous-lieutenant le 21 octobre 1785 ; lieutenant le 15 septembre 1791 ; retiré le 1er décembre suivant : il épouse, en 1796, Madeleine-Renée le Proust de Chevaigné, fille de René, écuyer, ancien officier du roi, et de Madeleine-Françoise Lambert de la Vannerie. De ce mariage est issu René-Augustin, qui suit :

  11. René-Augustin DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 21 décembre 1797 ; élève au lycée de Henri IV, à Paris, le 16 avril 1812 jusqu’en septembre 1813.
François-Joseph DE CARREY DE BELLEMARE, fils puiné de François-Augustin et d’Angélique-Renée-Françoise de Jupilles, né le 29 septembre 1770 ; page de la reine depuis le 1er avril 1785 jusqu’au 1er avril 1788, qu’il est entré au régiment d’Anjou infanterie ; retiré en 1791 ; a épousé, le 23 janvier 1806, Elisabeth-Marie-Michelle Riballier-Desilles, fille d’Urbain et de feue Elisabeth-Louise Percheron. De ce mariage sont issus :
  1. Félix-Louis, né le 16 septembre 1809.
  2. Elisabeth-Françoise-Joséphine, née le 5 novembre 1806, décédée le 23 novembre 1808.
  3. Honorine-Marie-Françoise, née le 9 juin 1813.
Jean-Antoine DE CARREY DE BELLEMARE, troisième fils de Pierre-François et de Marguerite Bondonnet de Parence, né le 4 mars 1727, volontaire, au régiment de la Couronne, infanterie, en 1748 : lieutenant au régiment de Rouergue, infanterie, en 1749 : capitaine audit régiment, par commission, en 1757 : blessé à l’affaire de Varbourg le 31 juillet 1760 ; s’est retiré chevalier de Saint-Louis avec appointements ; décédé le 30 août 1784. Il avait épousé, en 1764, Marie-Etiennette Louise Jannart de Medemanche, fille d’Etienne-Nicolas, trésorier de France, et de Marie Le Rouge de Beaufeu. De ce mariage sont issus :
  1. Antoine-Augustin, décédé en bas âge.
  2. Augustin-Henri, qui suit :
  3. Marie-Jeanne-Perrine, née le 31 juillet 1765, mariée, le 20 avril 1789, à Jacques-Marie Corbin de La Beaussonnière. De ce mariage sont issus :
    1. Arsène-Marie-Charlotte, née le 20 juillet 1790.
    2. Marie-Zoé, née le 6 avril 1795.
    3. Antoinette-Etiennette-Claire, née le 12 août 1766, élève à Saint-Cyr, près Versailles, depuis 1777 jusqu’en 1786 ; mariée, en 1800, à François Bellard, ancien militaire.
    4. Adélaïde-Josèphe-Perrine, née en 1772, décédée en bas âge.
Augustin-Henri DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 9 février 1780, élève du roi au collège royal de La Flèche, depuis 1790 jusqu’en 1793 ; retiré du service militaire depuis plusieurs années.

Armes : « Une bande d’or au champ d’azur, deux étoiles d’or, trois carreaux bordés de sables ; pour supports, deux licornes. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 37
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

19 avril 2008

Les archives du Maine-et-Loire 49 en ligne

Les archives du Maine-et-Loire sont en ligne depuis quelques jours.

Vous y trouverez entre-autres :
  • l'ensemble des actes paroissiaux et d'état civil du département, depuis l'origine (fin du XVe siècle) jusqu'en 1880,
  • les plans du cadastre napoléonien,
  • un ensemble de 9 000 cartes postales illustrant la vie communale et départementale dans la première moitié du XXe siècle.
  • Pour plus de détails, voir l'annonce sur le site des AD.
L'adresse : www.archives49.fr