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06 février 2013

Famille de Lalis

LALIS (DE), famille d'extraction noble, originaire d'Irlande, établie en France, depuis plus de trois cents ans. Elle ne s'est fixée en Périgord qu'en 1520, et habitait avant cette époque les Cévennes (Haut-Languedoc). On trouve quelquefois dans de vieux actes son nom écrit par un X à la fin ; mais cela ne provient que d'erreur ou de négligence, car il faut écrire Lalis, et non pas, Lalix. Cette famille a toujours joui d'une grande considération dans la province du Périgord, et s'est distinguée dans plusieurs circonstances par son attachement à ses Rois, et les services qu'elle a rendus à l'Etat, dans les emplois militaires.

Raymond DE LALIS, chevalier, seigneur de Moncrabou, était capitaine d'armes en 1520, et avait été reçu chevalier en 1504, par un prince de la maison d'Armagnac. Il mourut dans le Béarn, en 1531.

Blaise DE LALIS, écuyer, seigneur de Cantarane, Moncrabou, Rodonespic et autres lieux, avait servi avec distinction dans les armées de Henri IV, et reçut de ce grand roi des lettres-patentes, datées de 1598, par lesquelles Henri IV le reconnaissait pour noble Irlandais, lui donnait le droit, ainsi, qu'à ses descendants de prendre le titre de gentilhomme français, lui en accordait tous les privilèges, et lui permettait de conserver les armoiries irlandaises de sa famille. Il mourut, en 1614, dans la petite ville de Saint-Cyprien, en Périgord.

François DE LALIS DE MARAVAL, écuyer, capitaine au régiment de Montmorenci-Luxembourg, né à Saint-Cyprien en Périgord, en fils d'Antoine de Lalis, écuyer, seigneur de Maraval, de dame Anne de Grafeuil ; marié, en 1786 à l'île de Ceylan, avec noble demoiselle Marie-Catherine Van Büüren, hollandaise d'origine, de la famille des comtes de ce nom ; vivant encore et demeurant avec son épouse à Saint-Cyprien.

François-Antoine-Lambert DE LALIS, né l'île de Ceylan en 1786 ; marié, en 1811, avec demoiselle Catherine-Jeanne-Françoise-Adèle Souilhagon de Bruet, petite nièce de M. du Tressan écuyer, secrétaire du roi, intendant du Roussillon. De ce mariage est né, le 13 décembre 1811, François-Jules-Édouard de Lalis.

Armes : « De sable à un chevron brisé d'or, accompagné de trois fleurs d'argent, deux en chef et une en pointe. Pour supports deux lévriers, la devise est Virtutis ingenuitas Cornes. La franchise est la compagne de la vertu. »


Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 292
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s



26 mai 2008

La famille de Montmorency-Morres. 8ème et dernière partie

Branche des Baronnets d’UPPERWOOD.
  1. SIR WILLIAM-EVANS MORRES, seigneur de Kilcreen, deuxième fils de François, seigneur de Castle-Morres, dont-il est question page 91, créé baronnet, le 24 avril 1758. Il devint membre du parlement d’Irlande pour la ville de Kilkenny, et le bourg de Newtown en Downshire. Il épousa : 1.° Marguerite, fille et héritière de Josiah Haydocke, écuyer, morte le 22 août 1753 ; et en secondes noces, Marie-Julienne, morte en 1812, fille aînée, et avec sa sœur, madame la baronne Crofton de Moate, cohéritière de Guillaume Ryves, écuyer, seigneur de Uppercourt. Sir William Morres a laissé de sa première femme:

    1. Sir Haydocke, qui suit :

      Et du second mariage :

    2. Sir William, qui succéda à son frère.

    II. Sir Haydocke MORRES, baronnet, seigneur de Kilcreen, membre du parlement d’Irlande, mort en décembre 1776, épousa N, fille de Ralph Gore, de Gores Bridge, écuyer, seigneur de Barrowmouut. Cette dame s’est remariée, après la mort de sir Haydocke, avec Guillaume Gore, écuyer, son cousin. Sir Haydocke Morres a laissé un fils naturel nommé Reymond.

    III. Sir William-Ryves MORRES, baronnet, seigneur de Kilcreen, d’Upperwood, de Freshford, etc., né le novembre 1765, n’est pas encore marié.
Branche des Lords DE FRANKFORT.
  1. REYMOND MORRES, écuyer, seigneur de Frankfort, troisième fils de François de Castle-Morres, dont il est question page 91 ; fut représentant au parlement d’Irlande pour la ville de Dublin, et mourut Bruxelles en 1784. Il avait épousé, en 1740, Elisabeth, fille et héritière de François Lodge, de Dublin, écuyer, dont il eut :
    1. Lodge-Evans, son successeur, dont l’article viendra :
    2. Reymond, qui épousa Marie-Eyre d’Alton, fille unique d’Edouard d’Alton, de Deerpark, écuyer, et de Marie, sœur de milord Lyre, de Eyrecourt ; de ce mariage vinrent : 1.° Reymond-Hervé de Montmorency-Morres, colonel de dragons au service de S. M. le roi de la Grande-Bretagne, ci-devant membre du parlement d’Irlande. Il avait épousé dame Laetitia, fille de Narcissus-Charles Proby, de Boughton (de la famille des comtes de Carysfort), descendu, du côté de Catherine-Elisabeth Howard, sa grand-mère, de Thomas Howard, comte de Berkshire, frère de Theophilus, comte de Suffolk, petit-fils de Thomas IV, duc de Norfolk, dont il eut Hervé François, né le 20 juillet 1802 ; Laetitia-Emma, née le 29 août 1804 ; Frédérica-Henriette, née le 18 octobre 1806 ; Reymond Hervé, né le 26 avril 1808 ; Guillaume-Ryves, né à Saint-Germain-en-Laye, en 1813. 2.° Edouard d’Alton Morres, né le 3 février 1780, officier de la marine anglaise. 3.° Lodge-François-Hervé, lieutenant d’infanterie au service du roi d’Angleterre, né en 1783, mort en 1806. 4.° N., femme du capitaine Molesworth, morte en 1813.
    3. Eléonore Morres, épouse de Robert Browne, écuyer, seigneur de Browne-Hill, dont il eut Guillaume Browne, de Browne-Hill, écuyer, lequel épousa : 1.° En 1794, lady Charlotte de Burgh, fille de Joseph, comte de Mayo, et d’Elisabeth, sœur de Jean, comte de Clanwilliam, fille de sir Richard Meade de Clanwilliam, baronnet, et de Catherine Prettie de Kilboy, devenue, après sa mort, lady Cavendish.
    4. Françoise, femme d’Andrew Prior de Rathdowny, écuyer.
    5. Elisabeth Morres, femme d’Ephraïm Hutchinson, de Dublin, écuyer.

    II. Lodge-Evans MORRES, lord Frankfort, baron de Galmoye, né en janvier 1747, créé pair d’Irlande le 30 juillet 1800. Sa seigneurie s’est distinguée dans le gouvernement de ce pays, comme membre du parlement, conseiller privé du roi, et secrétaire d’état. Il avait épousé ; en 1771, Marie, fille unique de Joseph Fade, écuyer, morte sans enfants en 1787 ; et, en secondes noces, Catherine, fille de George Whyte, de Castle-Bellingham, écuyer, dont il a :
    1. Lodge-Reymond, né le 28 décembre 1806.
    2. Catherine-Pénélope, née le 24 novembre 1803.
    3. Marie-Elisabeth, née le 14 septembre 1805.
Armes : « D’or, à la croix de gueules, et cantonnée de quatre alérions d’azur, pour ancien Montmorency. Les Morres de Knockagh portent d’or, à la fasce danchée, et, en pointe, un lion rampant de sable. »

Cimier : « Un lion issant d’herminois. »

Supports : « Milord de Montmorres fit porter ses armes par deux anges, milord de Frankfort par deux griffons, et les anciens barons de Montemarisco (présentement M. l’adjudant-général de Montmorency-Morres,) par un aigle et par un lion, l’un et l’autre empoignant un étendard blanc, orné d’une croix rouge, avec les effigies de Jésus-Christ à la croix. Quelquefois, au lieu du crucifix, on porte sur l’un des étendards le portrait de la Vierge Marie. Milord de Cahir, à cause des Morres, porte en son écusson écartelé d’argent, au crucifix comme ci- dessus, et un aigle d’azur. »

Devise : « Si Deus nobiscum, quis contra nos. »

Déjà, en 1172, c’était la devise d’Hervé de Montmorency, connétable d’Irlande, comme le témoigne le célèbre écrivain contemporain Giraldus Cambrensis ; et la même a continué d’être celle de sa maison jusqu’à présent.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 7ème partie

Branche de CASTEL-MORRES, lords de Mountmorres et Frankfort, pairs d’Irlande, et baronnets d’Upperwood ou Uppercourt, etc.
  1. HERVÉ MORRES, seigneur de Castle-Morres, premier du nom, écuyer, fils de sir Reymond de Knockagh, deuxième du nom, dont il est question page 88, avait d’abord pris le parti de Cromwell, et commandait sous lui un escadron de cavalerie. Il a contribué à la restauration du roi Charles II, et, dans le parlement du roi Jacques, en 1689, il fut représentant pour le bourg de Knocktopher. Il mourut au château de Castle-Morres, âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, en 1724. Il avait épousé 1.° Laetitia Walshe, fille du sir de La Montaigne, veuve de Tobin, seigneur de Campsinagh ; 2.° Catherine Butler, de la maison d’Ormonde, morte en couches, avec son enfant ; 3.° Françoise Butler, troisième fille de Pierre, fils aîné d’Edouard Butler, vicomte de Galmoye. Du premier mariage vinrent :
    1. James, ecclésiastique, mort en France.
    2. Richard, né en 1686, mort, sans alliance, vers l’an 1776, à l’âge de 90 ans, officier-supérieur au service de France.
    3. Hervé, morts au service de France, sans postérité.
    4. Reymond, morts au service de France, sans postérité.
    5. Laetitia, épouse de N. d’Evreux, écuyer.

      Enfants du troisième lit :

    6. François, dont l’article suit :
    7. Marguerite, femme de Morgan Kavenagh, écuyer, de la maison de Borris, dont elle eut Hervé, et Charles comte Kavenagh. Ce dernier fut général de cavalerie au service d’Autriche, sous l’impératrice- reine Marie-Thérèse. Il avait épousé dame Marie Esmonde, fille du chevalier d’Esmonde, colonel au service d’Autriche, dont il a procréa une fille unique, mariée au général comte Kavenagh, son parent.

  2. François, seigneur de CASTLE-MORRES, épousa, en 1706, Catherine, fille et héritière de sir William Evans, baronnet, seigneur de Kilcreen, et de Jeanne, fille de Richard Coote. Ce dernier était fils du comte de Montrath et de Jeanne Pénélope Hill, fille, de Trevor, vicomte de Hillsborough, ancêtre du marquis de Downshire. Sir William Evans descendait en ligne directe d’Ednowain-Ben-Dew, seigneur de Tegaingle, chef de la treizième tribu du pays septentrional de Galles, ou des anciens Bretons, et de Evan de Llancurgain, en Flintshire. François de Castle-Morres mourut en 174? ; ses enfants furent :
    1. Hervé, vicomte de Montmorres, son successeur, dont l’article suit :
    2. Sir William-Evans, qui a fondé la branche des baronnets de Upperwood, que nous rapporterons plus bas.
    3. Reymond, qui a fonda la branche des lords de Frankfort, laquelle nous mentionnerons plus bas.

  3. Hervé, vicomte de MONTMORRES, deuxième du nom, fut créé baron de Montmorres, le 27 avril 1756, et vicomte, en juin 1763. Il épousa, en premières noces, le 3 novembre 1742, lady Laetitia Ponsonby, quatrième fille de Brabazon, comte de Besborough, morte le février 1754, laquelle était sœur de lady Sarah Ponsonby, comtesse de Drogheda, mère de Charles, marquis de Drogheda, etc. et en secondes noces, dame Marie, fille de Guillaume Wall, seigneur de Coulnamuck et de Marie Ponsonby, troisième fille de Guillaume, vicomte de Dungannon, sœur du comte de Besborough.

    Enfants du premier lit :

    1. Hervé-Reymond, son successeur, qui suit :
    2. Laetitia Morres. Elle avait épousé, en premières noces, Arthur-Trevor Hille, fils aîné d’Arthur, vicomte de Dungannon, frère d’Anne-Trevor-Hill, comtesse de Mornington, mère du marquis de Wellesley, et du duc de Wellington, qui vient de s’attirer l’admiration de toute l’Europe, par ses belles campagnes d’Espagne et du midi de la France. Laetitia Morres eut de son mariage : Arthur, vicomte de Dungannon, né le 2 octobre 1763, qui a succédé à son grand-père dans le vicomté, le 30 janvier et qui a épousé, le 30 juin 1795, lady Charlotte Fitz-Roy, fille du lord Southampton, et petite-fille du duc de Grafton. Lady Laetitia Morres a épousé, en secondes noces, le très-noble Randal-Guillaume Mac-Donell, marquis d’Antrim, mort en 1791, qu’elle fit père 1 .° d’Anne-Catherine, comtesse d’Antrim ; elle avait épousé, le 26 avril 1799, sir Henry-Vane Tempest, de Winyard, baronnet ; et 2.° de lady Charlotte Mac-Donell, née en 1779 ; laquelle épousa mylord Marc Kerr, deuxième fils de Guillaume-Jean, marquis de Lothian. Ma dame la marquise mourut en décembre 1801.
    3. Sarah Morres, qui épousa Joseph Pratt, seigneur de Cabragh-Castle, dont elle eut des enfants.

      Enfants du second lit :

    4. François-Hervé, vicomte régnant, dont il sera question :
    5. Guillaume-Marie Morres, noyé près de Dublin en 1809 ; d’Anne Clarke, sa femme, il eut une fille qui est en bas âge.

  4. Hervé-REYMOND, vicomte de Montmorres, mot d’un coup de pistolet, à Londres, le 17 août 1797, sans alliance. Le vicomte est auteur d’une Histoire des Parlements d’Irlande, et autres ouvrages littéraires. Il eut pour successeur son frère du second lit, dont l’article suit :

  5. François-Hervé, vicomte de Montmorres, né en 1756, épousa, le 24 avril 1794, Anne, fille de Joseph Reade, de Castle-Hayle, écuyer, dont il a :
    1. Hervé, né le 20 août 1796.
    2. Anne, née le 13 novembre 1801i, morte en 1808.
    3. Marie, née le 8 août 1803.
    4. Julienne, née en 1810.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

25 mai 2008

La famille de Montmorency-Morres. 6ème partie.

Branches des seigneurs et baronnets de Knockagh.
  1. Jean MORRES, écuyer, deuxième fils d’Olivier, seigneur de Lateragh, et de lady Elish Butler, fille de Pierre, comte d’Ormonde et d’Ossory, né en 1490, mort en 1562, et inhumé à Drom, fut le fondateur de la branche puînée de Montmorency-Morres. Il fut d’abord seigneur de Cloghbalyshane, et ensuite il acquit de son frère Olivier le château et territoire de Knockagh, avec une moitié de Lateragh, et les manoirs de Castle-Liny, Keilnafuncheon, etc., il épousa Anastasie O’Ryan, ou O’Maolryan, fille de Jean, seigneur de Wothény, et sœur d’Hannah, épouse de son frère Olivier. Il eut de ce mariage :
    1. Reymond, fils unique, dont l’article suit :
    2. N., femme d’Edward Sweetman, écuyer, seigneur de Castle-Eve.

  2. Reymond Morres, premier du nom, écuyer, seigneur de Knockagh, né en 1552, mort le 31 août 1624, et inhumé à Templemore, portait dans son écusson un croissant, comme chef de la branche puînée de la maison de Morres. Il épousa Eléonore, fille de Cantwell, seigneur de Lahagres et Mocarky Castle ; 2.° Catherine, fille de Mac Egan, seigneur de Killaghan (présentement Sopwell-Hall), chef de sa maison. Raymond Morres eut de son premier mariage :
    1. Sir John, son successeur, dont l’article viendra
    2. Nicolas, seigneur de Balynrier-Morres, dont le fils et héritier Edmond, mourut sans postérité.
    3. James Morres, écuyer, père de James, de Lish, mort sans alliance.
    4. Edmond Morres, écuyer, dont on ne trouve que le nom, sans postérité.
    5. Thomas, seigneur de Balycashy, Balycapell, Derinvoghla, etc. Il a laissé quatre filles : 1.° Catherine, femme de Jean Morres, de Cluanynenagh, et Balylusky-Castle, écuyer, son cousin ; 2.° Owna, femme d’Etienne Mac-Egan, écuyer ; 3.° Grany, ou Griselle, mariée avec Brien O’Hogan, seigneur de Scragh ; 4.° Marguerite, alliée à Charles O’Carrol seigneur de Cloghjordan, de la maison d’Ely ; toutes quatre furent ses cohéritières, avec Sybille, ou Sive, fille d’O’Kenedy, d’Ormonde, seigneur de Balycapell.
    6. Jeanne, femme de sir Morgan Mac-Brien-Kavenagh, chevalier, seigneur de Borris.
    7. Marguerite, épouse d’O’Kennedy, seigneur d’Ormonde.
    8. Anastasie, femme de Théobald de Burgh, dit Mac Walter, seigneur d’Illeagh.
    9. Catherine, femme de Thomas Purcell (fils puîné du baron de Loughmoe), seigneur de Borrisilleagh, dont elle était la première épouse ; la deuxième fut Marie O’Sullevan-More, dont il eut une fille nommée Marie, qui a épousé, 1.° Richard Grace, de Courtstown, et après sa mort, James Morres, de Balylusky-Castle, son cousin.

  3. Sir John MORRES, seigneur de Knockagh, fut créé baronnet le 25 mars 1631, et mourut en 1647 l’âge de soixante-quinze ans. Il avait épousé Catherine, fille de sir Edmond Walshe, de Abington, et de la Montagne, dont il eut :
    1. Sir Reymond, son successeur, dont l’article viendra :
    2. Geoffroi, de Gortnelaghan, mort en 1689.
    3. Étienne, mort sans alliance.
    4. François, de Balinlogher, mort sans postérité mâle ; mais il a laissé trois filles, et un fils naturel, nommé Reymond.
    5. Olivier, ainsi nommé, après son ancêtre, Olivier, seigneur de Lateragh, mort sans enfants.
    6. Jean, de Knockaderine en Clare, mort en 1715, sans postérité.
    7. Marguerite,
    8. Hélène.

  4. Sir Reymond MORRES de Knockagh, deuxième du nom, baronnet, mort vers l’an 1656, avait épousé Ellice, fille de Gerald Wall, seigneur de Couilnamuck, de laquelle il eut :
    1. Sir John, son successeur, dont l’article suit :
    2. Hervé, seigneur de Castle-Morres, tige des vicomtes de Montmorres, desquels nous parlerons plus bas :
    3. Edouard, père d’Anne, épouse de James Morres, son cousin.
    4. Marguerite, femme de Christophe Butler, de Kilcash, de la maison des ducs et comtes d’Ormonde.
    5. Anastasie, femme de Richard Butler, de Kilcash, écuyer, de la même famille du précédent.
    6. Eléonore, femme de Jean Cantwell, de Balymakeady, écuyer.
    7. Ellice.
    8. Hélène.
    9. Marie.
    10. Catherine.

  5. Sir John MORRES de Knockagh, troisième du nom, baronnet, né en 1620, mort en 1720, âgé de cent ans, fut inhumé à Lateragh. Il avait eu pour femme Eléonore Butler, fille de milord Cahir. De ce mariage sont issus :
    1. Raymond, dont l’article viendra :
    2. Edmond, mort sans alliance.
    3. Nicolas, de Seafield, près Malahide, au comté de Dublin et de Lateragh-Castle, en Tipperary, mort en 1747, âgé de 66 ans. Il avait épousé Susanne de Talbot, fille de Richard, seigneur de Malahide, cousin du duc de Tyrconnell, dont il eut : 1.° Jean, mort sans alliance en 1743 ; 2.° Sir Nicolas, de qui nous parlerons ci-après ; 3.° Richard, colonel français, tué à Paris, dans la foule, le jour du couronnement du roi Louis XVI, et de Marie-Antoinette d’Autriche. Il est mort sans alliance ; 4.° Eléonore, comtesse d’Ormonde, femme de Walter Butler, de Kilcash, et mère de Jean, comte d’Ormonde, père du comte Walter, d’aujourd’hui ; 5.° Françoise, épouse de Macgwire, de Tempo, prince de Fermanagh.
    4. James Morres, de Rossestown, écuyer, mort avant son père. Il avait épousé Anne, fille d’Edouard Morres, dont il eut : 1.° Jean, mort sans alliance ; 2.° Nicolas, colonel français, marié à la dame de Cameron, écossaise, sans postérité ; 3.° Edmond, mort sans alliance ; 4.° Anne, femme de Charles Mathew, de Borras et d’Annefield, écuyer (oncle du feu comte de Landaffe), dont est issue Catherine-Marie-Anne Mathew, fille unique, épouse de sir Hugues O’Reilly, de Balynlough, baronnet ; 5.° Marie ; 6.° Hélène ; 7.° Marguerite, femme de James Baker, de Balymorin, écuyer.
    5. Antoine Morres, mort sans alliance,
    6. Marie.
    7. Anne.
    8. Catherine.
    9. Eléonore

  6. Reymond MORRES, de Knockagh-Castle, quatrième du nom, écuyer, colonel français, mort à Londres, en 1704 ; il avait épousé une demoiselle parisienne d’une rare beauté ; mais d’une naissance ordinaire. Son père, à cause de cette mésalliance, avait, tenté de le déshériter ; mais il fut rétabli dans la succession de tous ses biens par un acte du parlement d’Irlande, et ses enfants en furent mis en possession. Ces enfants furent :
    1. Sir John, dont l’article suit :
    2. Sir Simon, dont nous parlerons ci-après :
    3. Alixe, femme de James Boate, écuyer.
    4. Marie, morte en 1749, et deux autres enfants.

  7. Sir John MORRES, de Knockagh-Castle, troisième du nom, baronnet, mort en 1723, avait épousé Marguerite, fille de Richard O’Shee, écuyer, seigneur de Cloghran, ou Cloran, dont :
    1. Sir Reymond, son successeur, dont l’article suit :
    2. Edmond, mort sans alliance.
    3. Catherine, femme d’Ambroise Kearney, de Cappagh, écuyer, capitaine français.
    4. Marie, femme de James-Everarde Longe, de Grove et Kiloran, écuyer.
    5. Marguerite, épouse de Jean Uniacke, de Youghall, écuyer.
    6. Elisabeth, femme de Uniacke, écuyer de la même famille.

  8. Sir Reymond MORRES, de Knockagh-Castle, cinquième du nom, baronnet, mort sans alliance, le 11 octobre 1740. Il a laissé, par son testament, tous ses biens à son parent Hervé, seigneur de Castle-Morres, vicomte de Montmorres, et a été inhumé à Lateragh.

  9. Sir Simon MORRES, de Drom, dit de Knockagh-Castle, deuxième fils de Reymond Morres, quatrième du nom, dont il est question, page 89, succéda à la dignité de baronnet d’Irlande, mais non aux biens de son prédécesseur qui l’en avait déshérité ; il épousa N. Gregory, de la maison de Gregory de Coole, au comté de Galway. De ce mariage sont issus :
    1. George, son successeur, dont l’article suit :
    2. Jeanne, épouse de N. Bollard, écuyer.

  10. Sir Georges MORRES, baronnet, mort sans alliance.

  11. Sir Nicolas MORRES a succédé à la dignité de baronnet d’Irlande après la mort de sir George ; il était fils de Nicolas et de Susanne de Talbot dont il est question page 89. Il a servi en France en qualité de colonel du régiment de Bulkley, devint brigadier des armées du roi, sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI ; il mourut à Amboise, après la révolution (en 1795), dans un âge fort avancé, n’ayant point de postérité de sa femme N... Fraser, de la maison de Lovatt, en Ecosse, tante de madame la Marquise de Mailly.
Cette branche est éteinte.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

24 mai 2008

La famille de Montmorency-Morres. 5ème partie.

  1. Jean de MORRES, chevalier, sire de Lateragh, de Balylusky, de Cluanynenagh, de Thorny-Bridge, de Balyrickard-Morres, des terres à Nenagh, etc., chef des Montmorency d’Irlande. Il défendit vaillamment, en 1601, son château de Lateragh, contre les débris de l’armée irlandaise, qui avait commencé à piller le pays ; mais peu après il vendit ce château à son parent, Reymond de Knockagh, et se retira en France, où il fut honorablement protégé par le connétable de Montmorency, qui le fit nommer, par S. M. Louis XIII, au grade de maréchal-des-camps et armées du roi. Ayant, en cette dernière qualité, accompagné le maréchal, duc de Montmorency (Henri II), dans ses guerres contre les protestants de Languedoc, il reçut un coup de feu devant le bourg de Vals, le 8 mars 1622, et mourut entre les bras même du duc de Montmorency, quelques, heures après. Il avait épousé :
    1. Honora, sœur de Rory-Oge O’More, dynaste ou prince de Leix ; et en secondes noces, N. Mac-Egan, de Killahgan ; mais il n’eut des enfants qu’avec la première :
    1. Jean, son héritier, dont l’article suit :
    2. Honora, femme de Daniel O’Meara, seigneur de Lissanisky.
    3. Jeanne, femme de David Fitz Gerald, baron de Brownsford. On voit leur tombeau à Innistioge.
    4. Catherine, épouse de Fforstall, seigneur de Mulnavatt.
    5. N., femme de N. Shortall, écuyer.
    6. Marguerite de Montmorency-Morres, femme de Jean Cantwell, seigneur de Mocarky-Castle, chef de cette maison, qui est une des plus anciennes de l’Irlande.

  2. Jean MORRES, de Cluanynenagh, Balylusky-Castle, Balyrickard-Morres, etc., écuyer, sire de Lateragh, mourut en 1644, il est enterré à Lateragh. Ce seigneur fut, proscrit par Cromwell. Il avait épousé Catherine, fille et cohéritière de Thomas Morres, de Knockagh, sa cousine ; de laquelle il eut :
    1. James, son successeur, dont l’article suit :
    2. Hugues, seigneur de Balyrickard-Morres, qui eut un fils nommé Nicolas, lequel ne laissa pas d’enfants légitimes. La terre de Balyrickard-Morres fut confisquée en 1657.
    3. Hervé Morres, de Boly-Castle, écuyer, marié à N. Butler, de Lynan, dont il avait une fille, épouse de N. Clarke, écuyer.
    4. Geoffroi, dont la postérité est éteinte.
    5. Edward, mort sans enfants de N., fille de Thomas Butler de Brittas-Castle, écuyer, de la maison des lords de Dunboyne. Ii vivait avec sa femme en 1635.
    6. Sarah, femme d’Owny O’Carrol, seigneur d’Emile.
    7. Honora, femme de Thomas O’DWyer, écuyer, de Kilnamanna.
    8. Catherine, épouse d’O’Ryan de Cumane, écuyer.
    9. Elisabeth, femme de Roger Mac-Namara, morte en 1639.

  3. James MORRES, écuyer, dit Morres de Lateragh, seigneur de Balyrickard-Morres, Cluanynenagh, Balylusky-Castle, Balycashy, Derinvoghla, des terres à Nenagh et à Baly-Capell ; colonel d’un régiment de cavalerie sous les ordres de son cousin, Edmond de Grantstown ; au service des rois d’Angleterre Charles I et II. Il mourût en 1704, et est enterré à Lateragh. Ses biens et ceux de son père avaient été confisqués par l’usurpateur Cromwell. Il avait épousé Marie, fille de Thomas Purcell de Borrys-y-Leagh, écuyer (oncle du baron de Loughmoe), et de Marie, sa seconde femme, fille de Owen O’Sullevan-More, dynaste ou prince de Dunkeron, et de N. McCarthy, fille du comte de Glencarre. Elle était veuve de Richard de Grace, fils du baron de Courtstown. La première épouse de Thomas Purcell fut Catherine Morres, de Knockagh. James Morres laissa les enfants qui suivent :
    1. Richard Morres, écuyer, capitaine de dragons au service des rois Charles II et Jacques II ; mort des blessures qu’il reçut au siège de Limerick, en 1690.
    2. Mathieu, qui suit :
    3. Reymond, mort sans alliance.
    4. N., épouse de Mac-Egan, de Balymac-Egan.
    5. Catherine, épouse de Donald O’Hogan, de Graigue, écuyer.

  4. Mathieu MORRES, écuyer, dit Morres de Lateragh, capitaine au service du roi Charles II et du roi Jacques ; mourut en 1717, et est enterré à Lateragh. Il avait été dépouillé de presque tout ce qui lui restait de bien-fonds sous Cromwell et le roi Guillaume III. Il a épousé Catherine, fille de Richard Fforstall de Fforstallstown, chevalier de Callan, et de Catherine O’Shee de Cloran, de laquelle il eut :
    1. James, mort sans alliance. Il vendit au chevalier Jean Morres de Knockagh, le tribut annuel de dix livres sterling, que ce chevalier et ses prédécesseurs avaient toujours payé pour la seigneurie de Lateragh, à la branche aînée de la famille.
    2. Reymond, son successeur, dont l’article suit :
    3. Julienne, femme de M. Walshe, de la maison de Walshe-Park, curé de Birr.
    4. Anastasie, épouse de Nicolas Salle de Salleston, écuyer.

  5. Reymond MORRES, de Balycapell, Rathlin, Cluanynenagh, etc., écuyer, a passé sa jeunesse au service d’Autriche, comme porte-étendard au régiment de dragons de Wurternberg, et dans l’escadron du chevalier Robert de Fforstall, son oncle maternel, mort, après, au service de France ; il mourut lui-même à Rathlin, en 1754, dans un âge avancé. Il avait épousé Jeanne, fille de Robert d’Oyley, écuyer, de la très-ancienne maison des d’Oyleys de Oxfordshire (autrefois connétables-héréditaires d’Angleterre et de Jeanne Webster, sœur de madame Henri de Ludlow, de laquelle descendent aujourd’hui les comtes de Ludlow, en Irlande. Reymond Morres laissa les enfants qui suivent :
    1. Jean, mort sans laisser de postérité mâle de son épouse, Marie, fille de Guillaume Ryan, de Balymakeogh, écuyer :
    2. Mathieu, qui suit :
    3. et 4. Hervé et Laurent, morts jeunes.

  6. Mathieu DE MONTMORENCY-MORRES de Rathlin, écuyer, mort à Rathlin, le 19 juin 1795, âgé de 69 ans. Il avait épousé Marguerite, fille de François Magan, de Emoe (*), écuyer, et de Marie, fille de sir Laurence Esmonde, et tante de feu sir Thomas Esmonde, de Balynastra, baronnet, dont il eut :
    1. Hervé, qui suit :
    2. Reymond, mort jeune.
    3. François, né en 1773, à servi sous les ordres de Monsieur, aujourd’hui Louis XVIII, comme lieutenant dans la brigade irlandaise, en 1792 et 1793 ; il mourut, en 1797, à la Jamaïque, capitaine au service de S. M. Britannique, sans laisser de postérité.
    4. Jean, midshipman, au service naval de l’Angleterre, mort, en 1799, sans alliance.
    5. Marie, Jeanne, Marguerite, Barbe et Anne.
      (*) François Magan fut fils de Richard II de Emoe, et de Marguerite, fille de François Ryan de Wotheny, écuyer (et de Marguerite, fille d’O’Conor-Don, prince de la Connacie), petit-fils de Richard Ier de Emoe, et de Catherine d’Alton de Dungormau-Castle et arrière-petit-fils d’Honfroi-Magan de Emoe major de dragons au service du roi Charles Ier ; et d’Anne, fille de sir Richard Owen, chevalier, du pays de Galles. Thomas Magan, écuyer, actuellement assis au château de Emoe, fils et successeur de François, et frère de madame de Morres, s’est allié avec Catherine, fille athée de Guillaume Brabazon de Balynasloe, écuyer, de la maison des comtes de Meath.

  7. Hervé MONTMORENCY-MORRES, de Rathlin, écuyer, chef de la maison ; il est, par droit héréditaire, le vingt-septième baron de Montemarisco, Ce qui est prouvé par l’Appendix des barons héréditaires d’Irlande, ouvrage en 9 vol. in-4.° (Londres, 1810), dédié au roi ,d’Angleterre, par William Playfair, écuyer. M. de Montmorency-Morres est né le 8 mars 1767 ; il servit d’abord, depuis l’année 1782, en Autriche, sous l’empereur Joseph II, contre les Turcs , et avec l’armée de Wurmser jusqu’en 1795, en Alsace et sur le Rhin ; mais s’étant attaché ensuite au service de France, il y a été promu au grade d’adjudant-général. Il a épousé, 1°, Louise-Marie-Caroline-Sophie, baronne de Helmstatt, morte le 23 novembre 1798 ; elle était fille de Wolgang, baron-souverain de Helmstatt-Bishoffsheim en Souabe, et de Joséphine-Félice de Tettenborn ; 2° (le 11 septembre 1803) dame Hélène d’Esmonde (*) fille de Barthélemy O’Callan de Osberston, écuyer (**) et d’Hélène, fille de Michel Caulfield de Levitston, écuyer, qui était fille elle-même de Jean Taylor, seigneur de Swords, et d’Hélène Fagan, dame de Feltrim.

    Enfants du premier lit :
    1. Hervé-Mathieu, mort à l’âge d’un an, le 10 août 1797, enterré à Lateragh.
    2. Louise, née le 22 septembre 1795.
    3. oséphine-Marguerite, née en septembre 1797.

    Enfants du second lit :
    1. Hervé, né le 13 septembre 1804.
    2. Geoffroy, né le 23 novembre 1806.
    3. Mathieu, né le 16 novembre, 1808.
    4. Reymond,
    5. Reymond-Olivier, morts jeunes.
    (*) Veuve de Jean (frère et héritier de sir Thomas Esmonde), avec lequel elle eut 1.° sir Thomas, devenu, après la mort de son oncle, le baronnet d’Esmonde d’aujourd’hui ; 2.° Barthélemi, qui se fit jésuite ; 3.° James, officier au service naval de la Grande-Bretagne ; 4.° Laurence, officier au service de France ; 5.° Jean, midshipman au service naval de l’Angleterre ; 6.° Marguerite Esmonde, née en 1797.

    (**) Barthélemi O’Callan était fils unique de Patrice O’Callan et de Marguerite, fille de Barthélemi Barnewall, de la maison de Trimbleston, lequel Patrice était fils de Teig O’Callan et de N. d’Arcy de Platten, et avait pour père Conor-roe O’Callan, fils aîné de Donogh O’Callan, dynaste de Tyrcallan, qui fut assassiné en 1641, par le chevalier Guillaume Steward, et mourut chef des descendans de Conor-roe, dynaste de Tyrcallan, fils puîné de Neill-Callan, roi d’Irlande en 833, et frère de Hugues VII, également roi d’Irlande en 863. Les sœurs et cohéritières de madame de Montmorency-Morres étaient 1.° Jeanne Ny-Callan, épouse de Walter-Nangle, écuyer, seigneur de Kildalky (dit le baron de Navan), dont elle eut Barthélemy, Charles, et James ; 2.° Marguerite Ny-Callan, femme de Thomas Fitz Simon, écuyer, seigneur de Glancullin, dont elle a Christophe, Barthélemy, Thomas, et Henry Fitz Simon.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 4ème partie.

  1. Hervé DE MORRES, dit Mac Morres, baron de Montemarisco, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Balyrickard-Morres, de Thorny-Bridge, de Forth et Bargy de Cloghir, de Castle-Liny, etc., fut proscrit de nouveau, en 1391, le quatorzième du règne du roi Richard II, et vit ses biens de Wexford et de Kerry confisqués, sous le prétexte de crime de rebellion. Depuis cette époque, la pairie de Montemarisco a cessé de jouir de l’exercice de ses privilèges parlementaires. Il avait épousé Owna O’Meagher, dame de Castle-Liny, fille du dynaste ou prince d’Ikerin, puissant seigneur irlandais, dont il eut pour successeur son fils, qui suit :

  2. James MORRES, chevalier, sire de Lateragh, de Knockagh, de Balyrickard-Morres, de Castle Liny, de Thorny, etc., dit lord Macliny de Baltimore et Mac-Morres. Il prit part à la bataille d’Azincourt, en 1415. L’époque de sa mort est inconnue. Il avait épousé Lucie d’Arundel, fille du lord Arundel de la Stronde, au comté de Cork (issu de la maison d’Arundel, en Angleterre), de laquelle il eut :
    1. John, son successeur, dont l’article suit :
    2. N***, mariée au seigneur de Marrdeville de Barnahely.
    3. N***, mariée à O’Shee, seigneur de Cloran. Ces deux dames avaient apporté en dot à leurs maris des terres très-considérables dans le comté de Tipperary.

  3. John MORRES ; chevalier, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Castle-Liny, de Balylusky, de Balyrickard-Morres, de Thorny-Bridge, de Rahelty, etc., avait épousé (voyez M. Lodge, généalogie du lord Dillon) Anne, fille ainée de sir Robert Dillon de Proudston, seigneur de Skreen, ancêtre des comtes de Roscommon. De ce mariage vinrent :
    1. Olivier, son successeur, qui suit :
    2. Simon, seigneur de Morresland, dont les biens avaient passé à la maison de Butler, lord Cahir, par un mariage.
    3. Antoine, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem ; vécut à Palmerston, près Dublin, en 1535
    4. Edmonde de Island-Castle, près Waterford, vivait en 1537.

  4. Olivier MORRES, chevalier, dit Macmorres, chef de la maison de Montmorency en Irlande, Seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Thorny-Bridge, de Castle-Liny, de Balylusky, de Balyrickard-Morres, de Cluanynenagh, de Castletown-O’Ferlahan, de Grantstown ; lord (sous proscription) de Montemarisco, alias, Montmorency ; il fut surnomma « O’Fear-Lhahan », c’est-à-dire le fort. Il défendit et fit fortifier le château de Castletown-en-Ossory, situé au haut d’un rocher, auprès de la rivière de Barrow, contre les Fitz-Patric, lords d’Ossory ; et ce château a retenu jusqu’à prisent, en sa mémoire, le nom de Castletown-O’Ferlahan, ainsi que les terres environnantes. On ne peut pas déchiffrer sur son tombeau dans l’église de l’abbaye de Holy-Crofs, la période de sa mort ; mais il mourut toujours avant l’an 1530, parce que sa veuve s’était remariée alors à Gerald-Mac-Shane Fitz Gerald, lord Decies. C’était lady Elish Butler, fille de Pierre, comte d’Ormonde et de lady Marguerite, fille de Gerald, comte de Kildare, mylady Elish Morres, fut sœur de Jacques, comte d’Ormond, de Richard, vicomte de Montgarret, et des comtesses de Thommond, de Desmond, de La Poer et de Dunboyne.
    De ce mariage vinrent :
    1. Olivier, son successeur, qui suit :
    2. Jean, tige de la branche de Knockagh, de qui nous parlerons plus bas.

  5. Olivier MORRES, écuyer, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Balylusky, Thorny-Bridge, Balyrickard Morres, Cluanynenagh, coseigneur de Nenagh, etc., mourut en France, en 1595 ; son corps fut transporté dans le tombeau de ses pères, à Holy-Cross. Il avait vendu une partie de ses biens à son frère, Jean de Morres ; mais la plus grande portion fut confisquée du tems de la reine Elisabeth. Il avait épousé : 1. Hannah O’Ryan, fille de Jean, seigneur de Woheny, 2. Eléonore lady Butler, veuve de sir Edmond Butler de Roscrea, fils puîné de Jacques, comte d’Ormonde, et fille de Roland Fitz-Eustache, vicomte de Baltinglasse ; elle est nommée lady Morres-Baltinglasse, dans un acte de l’année 1587. Olivier laissa les enfants qui suivent :
    1. Jean, son héritier, qui suit :
    2. Geoffroi de Coroheen, de qui descendait le colonel Edmond Morres de Grautstown, représentant au parlement pour le comté de la reine ; tué à la bataille d’Anghrim, combattant pour le roi Jacques II, en 1691. C’est à tort que M. Playfair. fit descendre le colonel Edmond Morres de la branche de Knockagh.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 3ème partie.

  1. Jean, sire de Marisco, baron de Staunford (Vado Petrosa), seigneur de Forth et Bargy, de Lateragh, de Knockagh, de Nenagh, de Moenagh, de Thorny-Bridge, de Balylusky, de Cluanynenagh, etc.



    Il fut marié deux fois, et l’on ignore le nom de ses femmes ; on sait seulement que de la première il eut :

    Herbert, son successeur, qui suit

    Et du second lit :

    Jourdain, père de Nicolas, qui avait cinq filles, savoir :
    1. Alixe, femme du chevalier Tunstalle ;
    2. Marguerite, femme du chevalier de Carleton ;
    3. autre Marguerite, épouse du sire de Brocholes, dont descendit feu madame la duchesse de Norfolk, mère de Charles Howard, duc de Norfolk, maréchal héréditaire et premier duc et pair du royaume d’Angleterre ;
    4. Mabel, femme du sire de Preston ; et
    5. Hélène, religieuse.

  2. Herbert, sire de MARISCO. Après le décès de son cousin Hugues, en 1312, il devint lord-baron de Montemarisco, seigneur de Tibrack, de Cloghir, de Thorny-Bridge, de Lateragh, de Knockagh, de Nenagh, de Cluanynenagh, etc. Il prit parti contre le roi en 1318, et eut ses biens pour la plupart confisqués, et donnés au lord Montacut ; mais quelques tems après on en restitua une grande partie à son fils aîné. Herbert mourut en 1327. C’est à tort que certains auteurs disent qu’il fut tué, avec Guillaume, son fils, en 1318. Il eut de sa première femme, dont on ignore le nom.

    Étienne, qui suit

    Et avec la seconde, Sibille, fille de Gautier, sire de la Haye, dame de Kilmeadon :

    Guillaume ; qui succéda à son frère, et continue la postérité.

  3. Etienne II, sire de MARISCO ou MAREYS, lord de Montemarisco, seigneur de Vado-Petrosa (Staunford), de Huntspil-Morres, Lateragh, Nenagh, Knockagh, Thorny-Bridge, seigneur de l’île de Lundy, de Marisco-en-Ely, etc., avait pris sa place parmi les pairs du royaume, dans la séance du parlement, tenue le 15 mars 1360, la trente-cinquième année du règne du roi Édouard III mort en 1372, sans postérité.

  4. Guillaume II, sire de MAREYS, fut lord de Montemarisco, après son frère paternel, lord Étienne, dont il vient d’être question. Du chef de sa grand-tante Jeanne, Jaques comte d’Ormonde, comme étant descendu du sang-pleine, de père et mère, de Guillaume I, son trisaïeul, avait hérité de la baronnie de Huntspil-Mareys, avec presque toutes les autres possessions de la maison, située en Angleterre, et des terres considérables en Irlande. Il fut proscrit, en 1318, avec son père, et son château de Kersynton, en Oxfordshire, et ses terres à Carleon, en Galles, données au sénéchal d’Aquitaine, Guillaume de Montague. En 1379, il vendit, du consentement de Marie, sa femme, la baronnie de Marisco-en-Ely, à Thomas de Cockfield ; et avec ses deux fils, Sylvestre et Richard, en 1330, défit l’armée de Fouques, baron de la Freyne, et tua le baron lui-même sur le champ de bataille. Guillaume fut un homme turbulent et belliqueux ; Il prenait le parti des anciens Irlandais, contre les Anglais, et, conformément à leur idiome, pour signe d’indépendance, il s’était fait nommer Mac Morres, au lieu de Morres, exemple qui fut suivi par toutes les grandes familles strongboniennes, ou anglo-normands, alors établis en ce pays. Sa proscription s’étendit jusque sur ses descendants. L’état malheureux de l’Irlande à cette époque ayant dérobé les registres et détruit les archives du pays, on ignore encore de quelle famille descendait dame Marie, femme du lord Guillaume de Morres ; ses fils furent :
    1. Richard, lord de Mareys et de Montemarisco. Le père Clynne nous apprend qu’il fut fait prisonnier en 1335, le jour de la Toussaints, par O’Carrol, seigneur irlandais, dans un combat particulier entre ces deux chefs et leurs vassaux. Pour racheter sa liberté, il lui fallut rendre à O’Carrol les terres et châteaux de Modriny et Emile. Il avait épousé Maude, ou Jeanne le Bouteiller, sœur d’Edmond, comte de Carrick, et mourut sans enfants. Le mausolée magnifique, dans l’église abbatiale de Holy-Cross, improprement dit le tombeau du roi Donald, est celui de ce Richard, de son père et de son frère.
    2. Sylvestre, son successeur, dont l’article suit :
    3. Léopold de Mareys.

  5. Silvestre, sire de MAREYS, dit Mac Morres, seigneur de Lateragh, de Forth et Bargy, de Knockagh, de Moenagh, de Thorny-Bridge, de Balyrickard-Morres, de Balylusky, etc., baron de Montemarisco (sous proscription), homme violent et des plus turbulents. Il renonça à tout rapport avec le roi d’Angleterre, et se comporta en dynaste irlandais, ne parlant même pas la langue anglaise. Il épousa à Rome une dame lucquaise, fille, selon la généalogie de la maison, du gouverneur ou doge de Lucques. Il eut pour successeur son fils Hervé, qui suit :
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 2ème partie.

  1. Robert DE MONTMORENCY, Ier du nom, sire de Marisco, baron de Montemarisco et de Huntspil-Morres, seigneur de Thorney, de Stow-Morres, de Ely, de Wennington, etc. ; il fut honoré, comme son père, de la dignité de chef de l’oste. Il avait payé dans les comtés de Hants et Cambridgeshire, dimidiam marcam auri, et unam marcam auri et vij uncijs, pro ministerio, terra, et domibus patris sui, anno 5, regis Stephanhi. (A D. 1140.) Robert faisait du bien aux monastères, et mourut en Palestine ; il avait épousé Lucie d’Alneto, fille et héritière du lord Alexandre d’Alneto, baron de Camley ; elle est enterrée, avec ses parens, son frère, son fils et petit-fils, au monastère de Bath, en Somersetshire, où on voit leurs épitaphes ; de ce mariage vinrent :
    1. Etienne, connétable-de Cardigan, tué, en 1137, par les Gallois ; il eut de Neste, princesse de Galles : a. Robert, duc de Cork, premier vainqueur et vice-roi de l’Irlande, en 1170, dont les deux fils, Amaury et Raoul, moururent sans postérité légitime. b. Angaretha de Marisco, épouse de N***, seigneur de Barry, dont est provenue la maison des comtes de Barrimore. c. N** femme du sire de Cogan. d. N***, femme du sire de Carew, l’ancêtre des marquis de Carew, et comtes de Totnesse, etc. e. N***, femme du sire de Walsh, de qui les seigneurs de la Montagne descendent.
    2. Jourdan, sire de Marisco, duquel nous parlerons ci-après
    3. Walter, ou Gautier de Montmorency-Morres, seigneur de Stow-Marreis, Cameltone, etc. Il a épousé Adélaïde, dite de Montmorency de Stow-Morres, fille d’Hugues de Beauchamp, baron de Bedford, dont il eut Hugues et Simon.
    4. Josselyn de Montmorency de Marisco, seigneur de Neufiel en Sussex, tué dans la Terre-Sainte, devant Acre, sous Richard cœur de lion.
    5. Reginald de Marisco, chevalier, fondateur du prieuré de Sainte-Claire en Cornewall, pour les chevaliers de S.-Jean de Jérusalem.
    6. Hervé de Montmorency, connétable d’Irlande en 1172, seigneur de Forth, et Bargy, de Lateragh, Ogarthy, etc., mort moine au monastère de … , à Canterbury en 1205, et enterré dans l’abbaye de Dunbrody, en Irlande, fondée, en 1183, par lui même il n’avait point eu d’enfans de Neste Fitz-Gerald de Windsor, sa femme, laquelle survécut à son mari. C’est à tort que plusieurs historiens lui font épouser Elisabeth de Meulant, comtesse douairière de Pembroke ; cette dame, selon Ordericus Vitalis, n’avait été mariée qu’une seule fois, et il y avait entre elle et Hervé, une disproportion d’âge de plus de quarante ans. Giraldus Cambrencis témoigne qu’Hervé naquit en Angleterre ; et dans l’histoire d’Irlande, il est expressément qualifié d’oncle paternel de Robert Fitz-Etienne.
    7. Geoffroi, baron de Kells, grand sénéchal d’Irlande, mort en 1211, et enterré dans son abbaye de Kells, en Killenny ; il avait épousé, 1. Eve de Bermingham, dame d’Offally ; et en secondes noces, Basile de Clare, sœur du comte Strongbow, veuve de Reymond Fitz-Gerald, dit Le Gros, connétable d’Irlande.

  2. Jourdain, sire de Marisco, premier du nom, baron de Montemarisco, de Huntspil-Marisco, de Camley, seigneur de l’île d’Ely, de Walsoken, de Thorny-Bridge en. Somerset, de Wennington, etc., homme sage et fort estima des rois Etienne et Henri II. On ignore le nom de sa femme, mais divers auteurs pensent qu’elle était de la maison de Paganelle, Il eut pour enfans.
    1. Geoffroi, son successeur, qui suit
    2. Guillaume de Marisco, qualifié frère de Geoffroi, baron de Huntspil-Morres, etc. Les biens de ce seigneur sont passés à la branche aînée.
    3. Richard de Marisco, évêque de Durham, grand chancelier d’Angleterre sous le roi Jean : empoisonna par les moines de Peterboro, en 1226.
    4. Alexandre de. Marisco, père de Jourdain, mort sans postérité.
    5. Etienne de Marisco, seigneur de Walsoken, Tydd-Sainte-Giles, etc., père de Geoffroi, mort sans alliance, et de Désirée, héritière de son frère, laquelle épousa Roger, sire de Colville, seigneur de Caxton en Cambridgeshire.
    6. Hereward ou Herlewin de Marisco, évêque de Leighlin, en Irlande, mort en 1216, et enterré dans l’église abbatiale de Dunbrody, fondée par son oncle le connétable Hervé de Montmorency ; Il contribua lui-même, en grande partie, à la construction de cet édifice.


  3. Geoffroi II, sire de MARISCO, baron de Montemarisco, pair d’Angleterre et d’Irlande, seigneur de l’île d’Ely, vice-roi d’Irlande en 1215 et années suivantes. Il avait hérité en Irlande de toutes les terres et baronnies du connétable, son oncle ; il bâtit les châteaux de Lateragh, Knockagh, Nenagh, Tibrack, Thom y Bridge, Castle-Island, Baltimore, Modriny, Emile, etc., etc., et fonda les maisons d’Any et d’Adair, pour les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et l’Abbaye de Killagh, pour l’ordre de Cîteaux. Il prit la croix pour la terre sainte en 1220 ; fut exilé ensuite par le roi Henri III, et mourut en France, en 1245, dans le château du baron de Montmorency, son cousin, qui fit transporter son corps en Irlande, où il est enterré dans l’église des Hospitaliers de S.-Jean d’Any, où l’on voit encore son tombeau avec ses effigies, en alto relevio, supérieurement exécuté. Il avait épousé Mathilde de Lacy, sœur d’Hugo et de Gauthier, comtes d’Ultone et de Meath, les plus puissants seigneurs du royaume d’Angleterre. De ce mariage vinrent :
    1. Geoffroi, sire de Marisco, baron de Montemarisco, vice-roi d’Irlande, seigneur de Forth et Bargy, de Holywood, près Dublin, etc., vivant en 1248. Il épousa Christiane, fille de Gauthier de Riddlesford, baron de Bray, sœur d’Emeline, comtesse d’ Ultone. Il eut de ce mariage : Jourdan, père de Guillaume, seigneur de Tibrack, en Tipperary, qui épousa Mathilde, fille de Hugues de Tyrrel, baron de Castle-Knock, dont un fils, Hugues, qui vivait encore en 1289, et mourut sans enfans.
    2. Guillaume, exécuté en 1242, pour crime de rébellion
    3. Hereward, ou Hervé, dont l’article viendra
    4. Jean de Marisco, qui avait épousé Christine O’Conor, fille de Hugues, roi de la Conacie ; ce roi fut tué par les domestiques de Geoffroi de Marisco, vice-roi d’Irlande et père de Jean. Ce dernier périt dans une bataille contre Phelim, prince de la Conacie ; il était père de Philippe et de Richard, dont la postérité est éteinte.
    5. Thomas
    6. Gautier.
    7. Julienne de Marisco de Lateragh, épouse d’Henri le Bouteiller.

  4. Hereward ou Heribert, dit aussi Hervé, sire de Marisco, baron d’Emeldun en Northumberland, fondateur de l’abbaye de Rathkeal, en Irlande, seigneur de Castle-Island, de Desmond, de Lateragh, etc., épousa Ramet, baronne d’Emeldon, Staunford, etc., veuve de Evrard le Teuton, et fille et héritière de Jean, petit-fils de Jean, fils d’Odoardo Visconti, baron d’Emeldon, sous le règne d’Henri Ier. Ils vivaient vers l’an 1261, et laissèrent :
    1. Guillaume, leur successeur, qui suit :
    2. Robert, seigneur de Nynche, de Clashmore, en Waterford, etc., en 1290.
    3. Éléonore, dame de Desmond, femme de Maurice-Fitz-Thomas-Fitz-Gerald d’Offaly, de qui descend l’illustre et très puissante maison des anciens comtes-palatins de Desmond, si célèbre dans l’histoire d’Irlande.
    4. Eve de Marisco, dame de Brury, femme de Maurice sire de Lacy, l’ancêtre de feu M. le maréchal comte de Lacy, au service de l’impératrice-reine, Marie-Thérèse.
    5. Fulco, ou Fouques de Marisco, coseigneur d’Ormonde, fut père de Guillaume qui vivait ; en 1281, et qui fut père de Pierre, vivant en 1304.

  5. Guillaume, sire de Marisco, premier du nom, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Forth et Bargy, de Moenagh, de Nenagh, d’Emile, de Thorny-Bridge, de Modriny, etc., vivait en 1261. On ignore le nom de sa femme ; mais il laissa :
    1. Jean, qui suit :
    2. Jeanne, femme de Théobald le bouteiller, baron d’Arkloe, grand-bouteiller héréditaire d’Irlande, grand-père du premier comte d’ormonde. Elle avait apporté des biens immenses à cette maison.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille de Montmorency-Morres. 1ère partie.

MONTMORENCY-MORRES (DE). Plus la famille de Montmorency est illustre dans l’Histoire de France et dans celle de toute la chrétienté, plus il est intéressant d’en voir étendre les branches sur les diverses parties du globe ; et si la France s’honore de posséder la souche de cette auguste maison, l’Angleterre veut aussi qu’il ne reste pas inconnu qu’elle en retient dans son sein un des rameaux les plus distingués.

Le savant M. Lodge, qui peut à juste titre passer pour le Duchesne de l’Angleterre, avait entrepris de publier la généalogie de la branche de Montmorency établie en Irlande, lorsque la mort l’enleva aux lettres et à son pays. Cette branche de Montmorency, existante en Irlande depuis plusieurs siècles, y est connue sous le nom de Montmorency-Morres (*) ou de Marisco. Elle y jouit des honneurs les plus distingués, et s’y trouve dans un rang aussi élevé que celui où peuvent briller en France les Montmorency.
(*) Les historiens les plus estimés attestent que, durant l’empire des Romains dans les Gaules, la ville de Montmorency était nommée Morantiacus, nom qui se rencontre encore dans divers chartes et monumens du tems.
Duchesne ajoute que la négligence des Gaulois, qui ne rédigeaient rien par écrit, a rendu douteuses la plupart des vraies origines ; et pour appuyer l’étymologie de Montmorency, anciennement Morantiacus ou Moranciacus, il cite une charte qui se trouve au cartulaire de l’abbaye de Saint-Denys, sous la date de l’an 843, laquelle a pour titre : Praeceptum de MAURENCIACO : autrement, Confirmation de Charles le Chauve, roi, de la donation faite par Leuthon, à l’abbaye de S.-Denys, du village appelé MAURINCIACI-CURTIS situé au territoire de Camly, sur la rivière d’Oise. Ce nom de Maurinciaci-curtis veut dire la cour ou ancienne demeure de Maurinciagus ou Mauritasgus, prince ou chef d’une contrée voisine des Parisiens, au tems de César.
Et comme il est certain, continue toujours le même auteur, u que les premiers noms gaulois ont été diversement corrompus et altérés par les langues romaine, française et autres, et celui de Mauritasgus, par succession de tems, aura formé Mauriciaugus, Maurinciagus, Morinciacus, Morenciacus, Moranciacus, Moriniacus ; et, par abrégé, Morantius, Maurentius, Maurinus, Mauriscus), Moriacus, et autres semblables, usités pour désigner, tant la ville de Montmorency située au Parisis, que le village de Morancy, assis sur la rivière d’Oise, au diocèse de Beauvais : Edition in-fol, de 1624, liv. i, ii, le même auteur, pour prouver la vérité de son assertion, cite divers noms de villes ainsi corrompus, et que l’on rencontre encore de nos jours dans tous les ouvrages anciens.
Le chevalier Guillaume Betham (c’est le d’Hozier de l’Angleterre), roi d’armes d’Irlande, et conservateur des registres généalogiques du royaume, homme savant et des plus honorés, s’est occupé à établir, d’une manière authentique et pleine d’érudition, la généalogie de cette maison, et après avoir réfuté les erreurs de Playfair, et suppléé aux omissions de Duchesne, il établit ses filiations sur des titres incontestables, et sur des matériaux et des monumens avoués et reconnus par l’Histoire. C’est lui qui nous servira de guide dans le précis que nous allons en transmettre au public.
  1. Bouchard Ier, seigneur de Montmorency, chef général de l’armée navale que Charlemagne envoya en Italie Contre les Maures et les Sarrasins. Ce Bouchard était en outre chef des armées de terre, ce qui correspondait alors à la dignité de connétable, car on le vit constamment accompagner Charlemagne dans ses guerres, et nommément dans celle qu’il fit aux Espagnols. Bouchard apporta de Gironne le corps de S.-Félix, martyr, et en fit prisent à l’église catholique de S.-Martin de Montmorency, fondée par ses aïeux. Il souscrivit avec les grands seigneurs de France, la plupart des chartes de son tems. Il avait épousé Ildegarde ; de ce mariage vinrent :
    1. Bouchard II, dit le Barbu, dont l’article viendra :
    2. Thibault, dit Fille-Etoupe, souche des branches de Bray, de Montlhéri, et des comtes de Rochefort, seigneurs de Gometh, de Gournay et de Crécy,
    3. Albéric.

  2. Bouchard II, dit le Barbu, seigneur de MONTMORENCY, un des seigneurs les plus considérables de France sous le règne de Robert Ier, fils du roi Hugues Capet. Il eut un différend avec l’abbé de S.-Denis, au sujet d’une forteresse nommée Château-basset, lequel fut jugé en 998, par le roi et les barons de son conseil. Depuis il suivit le roi Robert Ier au siège d’Avalon en Bourgogne, et souscrivit la charte que ce monarque fit expédier dans le camp, en faveur de S.-Bénigne de Dijon, le 25 août 1005. Il avait épousé N...., veuve de Hugues Basset, chevalier, laquelle lui avait porté en dot la forteresse de Château-Basset, dont on vient de parler ; de ce mariage sont issus :
    1. Bouchard III, dont l’article viendra :
    2. Eudes, vicomte de Meulan.
    3. Albéric, connétable de France, qui a forma une branche qui s’éteignit à la troisième génération.
    4. Foucaud, de qui sont issus les seigneurs de Banterlu.

  3. Bouchard III, seigneur de MONTMORENCY, signa en 1028, avec Eudes II, comte de Champagne ; Guillaume VI du nom, comte d’Auvergne, Fouques III, comte d’Anjou, et plusieurs autres seigneurs du royaume, la charte par laquelle le roi Robert confirma les donations faites à l’abbaye de Notre-Dame de Colombs, près Nogent-le-Roi, au diocèse de Chartre, tant par Royer, évêque de Beauvais, que par Odolric, évêque d’Orléans, son neveu ; l’année suivante il fut présent lorsque le roi confirma les dons faits aux chanoines de l’église de Notre-Dame de Chartres, par le comte Manassés. Il mourut, selon Duchesne, en 1042, il fut père de :
    1. Thibault, connétable de France, mort sans enfans en I090 ; il possédait des biens en Angleterre.
    2. Hervé, sire de Marly, grand bouteiller de France, dont l’article viendra
    3. Geoffroy, souche des comtes de Gisors.
    4. N***, dame d’Ainseville, se fit religieuse.

  4. Hervé de MONTMORENCY, 1er du nom, seigneur d’Ecouen, de Marly et de Deuil, grand-bouteiller de France, autorise de son seing en cette qualité deux chartes données aux églises de S.-Pierre d’Abbeville et de S.-Quentin, en 1075 et 1079. Ce prince possédait de grands biens en Angleterre, parmi lesquels on distingue les seigneuries de Bury en Suffolk, de Thorney, Petchaga, Assefeld, Deneford, Wikeham, Suton, Benetleia, Rodan, Stanvinton, Stow, etc ; d’un château à Norwich, de Bereu et Turvert, in Lincoln, etc. dit, Herveus Bituricensis, id est, de Bury, château où il faisait sa principale résidence lorsqu’il était en Angleterre. Il mourut en France en 1094. Il avait épousé Agnès, ou Alveva ; de laquelle il laissa :
    1. Bouchard IV, sire de Montmorency, de qui descend la maison de Montmorency en France ; il avait aussi des possessions en Angleterre.
    2. Geoffroi de Montmorency, tige des sires de Montmorency-Morres, et dont l’article va suivre
    3. Hervé de Deuil, de qui on ne trouve que le nom.
    4. Albéric, dit le comte Albéric, qui, sous les règnes d’Edouard le confesseur et de Guillaume le conquérant, possédait des biens immenses en Angleterre ; mais Guillaume le conquérant les reprit dans la suite, pour punir Albéric d’être retourné en France. Il a laissé deux fils, Gauthier et Honfroi, morts tous les deux sans enfans.
    5. Havoise, épouse de Névélon, seigneur de Pierrefons.

  5. Geoffroi de Montmorency, premier du nom, qualifié fils de Hervé dans tous les monumens historiques, établit sa résidence en Angleterre ; ii est qualifié seigneur de Thorney, de Marisco en Ely (*), de Huntspil en Somerset, etc.
    (*) Il est bon d’observer que la maison de Marisco ou Morres n’a aucun rapport avec celles de Morris, Morice ou Maurice, quoique ces dernières soient très respectables, et tirent leur origine des anciens princes du pays de Galles, et d’autres souches illustres, tant en Angleterre qu’en Irlande.
    Il fut élevé dans ce royaume à la dignité de chambellan du roi et de la reine Mathilde ; nommé chef de l’oste, ce qui correspond à celle de général de l’armée, et mourut en 1140. Il avait épousé N...., dame de Huntspil, fille et héritière de Gautier, châtelain de Douai, seigneur de Huntspil, de Bridgewalter, etc., en Angleterre, grand favori du roi Guillaume I, de laquelle il eut :
    1. Hervé de Montemorentino (Montmorency), sire de Marisco, inscrivit, en 1120, une charte d’Adelaïde de Clermont-Beauvoisis, aux moines de l’abbaye d’Acre, en Angleterre. Il épousa, 1.° Agnès d’Eu, qui lui porta ses prétentions au comté de Soissons. 2.° Adelaïde de Clermont, de laquelle nous venons de parler, et qui était alors veuve de Gilbert, comte de Clare ; il eut pour enfans a. Guillaume, mort sans alliance, après avoir donné aux monastères ses grands biens. b. Hervé, lord-chambellan du roi Henri II, mort en 1 183, sans progéniture.
    2. Bouchard de Montmorency, seigneur de Hamton, père de Guillaume, mort sans alliance.
    3. Robert, son successeur, qui suit :
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 70
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

04 mai 2008

Bellemare de Carrey

NOTA: Voir au bas de cet article le commentaire de Mr Thimoreau qui corrige et complète cette notice.

BELLEMARE DE CARREY, famille ancienne, originaire d’Irlande, résidant successivement en Normandie et en la province du Maine, y étant de nos jours encore résidante, et à Paris.

En l’année 1066, Jean de Carrey était du nombre des nobles qui passèrent en Angleterre avec le duc Guillaume de Normandie et Robert son fils, comme il est prouvé dans les archives de la chambre de Rouen.

Ce Jean fit souche en Angleterre, dont sont issus les barons de Horn et les comtes de Fernishaest.

Ce Nicolas de Carrey, grand-écuyer d’Angleterre, chef de la cavalerie, chevalier de l’ordre de la Jarretière et de Saint-Georges, était parent d’Anne de Boulen, femme d’Henri VIII, mère de la reine Elisabeth. Ledit Nicolas fut décollé en 1533, sous le règne d’Henri VIII.

Dudit Nicolas de Carrey vint Pierre de Carrey, milord, lequel fut d’une conspiration contre la reine Marie, fille d’Henri VIII, avec le prince de Devonshire, le duc de Suffolk, Thomas Hacuet, seigneur de Ken. Le duc de Suffolk et Hacuet furent pris et exécutés.

Ledit Pierre milord de Carrey se sauva en France avec son fils, à cet effet, sur la fin du règne d’Henri II. Il se tint longtemps caché du côté de Rouen et de Lisieux les affaires étaient toujours brouillées en Angleterre. Ce Pierre de Carrey avait trois fils, dont l’aîné s’appelait Jean, qui avait épousé Anne de La Porte, dont était issu Nicolas de Carrey et deux frères qui servirent le roi. Tous les trois entretinrent des compagnies à leurs dépens dans les tems des guerres civiles, et il y en eut deux de tués ; il ne restait plus que Jean, et Nicolas son fils. Ce fut dans ce tems que ces deux derniers se firent connaître au roi. Il était nécessaire que cela fût, puisqu’ils avaient fait leur domicile en France et en Normandie, que leurs biens étaient confisqués en Angleterre, qu’ils étaient catholiques, que la religion contraire régnait en Angleterre. Ils obtinrent du roi Henri III, en 1588, une déclaration par laquelle il les reconnaît nobles d’ancienne race, et leur accorde les mêmes privilèges qu’aux anciens nobles de la Normandie. Sous Henri IV, on fit la taxe des nouveaux nobles de Normandie ; le roi donna des lettres patentes, en 1598, audit Nicolas de Carrey de Bellemare, par lesquelles il l’exempte de cette taxe, comme n’étant point dans le rang des nouveaux nobles du règne précédent.
  1. Jean DE CARREY DE BELLEMARE, a épousé Anne de La Porte.

  2. Nicolas DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, décédé en 1624. Il avait épousé Marie Beaudouin du Bassec, fille d’un conseiller au parlement de Rouen, dont la famille est encore dans la magistrature. De ce mariage sont issus :
    1. Jean, dont l’article viendra
    2. Nicolas, décédé sans alliance.
    3. Louise, établie en Normandie.

  3. Jean DE CARREY DE BELLEMARE, décédé en 1623. Il avait épousé, en 1611, Antoinette Costard, fille de Michel Costard, sieur de La Quèze, et de Jeanne Mauduit. De ce mariage naquirent :
    1. Nicolas, qui marcha à l’arrière-ban de la noblesse de Normandie, et a servi en Lorraine, ce qui est constaté par le certificat du duc de Longueville, du 18 octobre 1635, décédé chanoine de l’église de Lisieux, en 1658
    2. Pierre, qui suit :
    3. Charles, décédé en bas âge.

  4. Pierre DE CARREY DE BELLEMARE, écuyer, sieur de la Bretèche, fils du précédent, né en 1616, a servi avec distinction dans les gardes du corps en 1635 ; capitaine au régiment de Picardie en 1648 ; commandant ledit régiment à la bataille de Rocroy, où il fut blessé. Décédé le 27 juillet 1695, il avait épousé, en 1653, demoiselle Marie Dubois de Courceriers, fille de Guillaume, sieur des Bordeaux, et de Nicolle Duplessis-Châtillon, décédée le 12 janvier 1713. De ce mariage sont issus :
    1. Guillaume, qui suit :
    2. Jean, que l’on nommait le chevalier de Bellemare, a été successivement lieutenant au régiment de Bourbonnais, infanterie, le 11 novembre 1685 ; passé dans le régiment du comte de Tessé ; lieutenant de la Colonelle le 28 mai 1689 ; capitaine par commission le 4 septembre 1691 ; chevalier de Saint-Louis, avec une pension de 500 liv. ; il est mort, le 3 juillet 1705, des blessures qu’il avait reçues au siège de Chyvay, étant capitaine des grenadiers.
    3. René ; décédé curé de Colombiers, au Maine.
    4. Nicolle, née le 11 septembre 1660, mariée à messire René de Faudoas de Serillac.

  5. Guillaume DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 26 septembre 1656, page de la reine depuis 1670 jusqu’en 1674 ; lieutenant au régiment de Normandie le 16 décembre 1674 ; cornette de la compagnie colonelle au régiment de Tessé dragons, le 11 février 1676 ; blessé à la bataille de Reinsfeld le 3 juillet 1693 ; décédé le 29 Octobre 1726. Il avait épousé, en 1680, Gabrielle-Françoise Laudier de la Crochardière, fille de feu Guillaume, président de l’élection d’Alençon, et de Marguerite de la Fournerie, décédée le 31 décembre 1732. De ce mariage sont issus :
    1. Guillaume René, né le 2 janvier 1683, lieutenant au régiment de Tessé le 4 mars 1705 ; mort, en 1710, des blessures qu’ il reçut au siège de Turin.
    2. Pierre-François, qui suit :
    3. Jacques François, né le 20 avril 1686, décédé en bas âge.
    4. François, né le 25 juin 1690, décédé chanoine de l’église du Mans le 2 février 1751.
    5. Joseph, né le 7 septembre 1692, décédé en bas âge.
    6. Marie Gabrielle, née le 22 décembre 1681, mariée, en 1702, à Jean-Antoine Dubouchet de la Forterie.
    7. Anne, née le 30 juin 1687, mariée à Jacques Barbot, conseiller élu à Alençon, décédée sans postérité.
    8. Françoise-Guillelmine, née le 26 août 1688, décédée sans alliance.
    9. Jeanne Nicolle, née le 8 octobre 1691, décédée sans alliance.
    10. Renée Marguerite, née le 6 mars 1695, mariée à N... de Gastines, décédée sans postérité.
    11. Marie-Madeleine, née le 6 mai 1697, décédée sans alliance, en 1781.

  6. Pierre-François DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 23 juin 1684, page de monsieur, frère unique de Louis XIV, et de monseigneur le duc d’Orléans, régent en 1701 ; lieutenant au régiment d’Orléans infanterie en 1705 ; capitaine audit régiment l’année suivante ; décédé le 7 février 1760. Il avait épousé, en 1713, Marguerite Bondonnet de Parence, fille d’Antoine, conseiller du roi et son avocat au siège présidial du Mans, et de Marguerite Legendre, décédée le 2 juin 1740. De ce mariage sont issus :
    1. Pierre-Guillaume Nicolas, qui suit :
    2. Antoine Gabriel, né le 10 avril 1715, décédé le 23 mai 1720.
    3. François-Augustin, dont viendra l’article :
    4. Jean-Guillaume, né le 18 septembre 1719, décédé sans alliance le 17 février 1775.
    5. Jean-Antoine, dont il sera parlé plus loin :
    6. Marguerite, née le 12 mai 1717, élève de S.-Cyr, près Versailles, y décédée en octobre 1733.
    7. Marie-Gabrielle, née le 7 juillet 1718, décédée le 30 novembre 1800, ayant été mariée, en 1757, à Charles-Jacques d’Herbelin de La Reveillière ; de ce mariage sont issus deux garçons.
    8. Anne-Constance, née le 8 novembre 1722, religieuse bénédictine à l’abbaye du Pré, du Mans, décédée le 10 février 1779.
    9. Antoinette-Marie-Anne, née le 5 décembre 1723.
    10. Nicolle-Françoise, née le 12 mai 1725, décédée fille en 1761.
    11. Madeleine-Marie, née le 15 août 1728, décédée sans postérité en 1764, ayant mariée, en 1763, à François le Normand de Chevrigné.
    12. Elisabeth-Françoise, née le 12 novembre 1729, décédée sans alliance en 1741.
    13. Victoire-Françoise, née le 4 mars 1733, décédée le 20 novembre 1774, ayant été mariée, en 1764, à Joseph-François Surgan de la Courbe, conseiller du roi à l’élection du Mans ; de ce mariage est issue : Victoire-Anne, née le 17 janvier 1765, décédée le 19 octobre 1791, ayant aussi été mariée en 1782, à Charles-François Le Clerc de Sainte-Croix ; de ce mariage est issu : Augustin-Charles, né le 1er mai 1787.
    14. Marguerite-Catherine, née le 7 juillet 1735, décédée, sans alliance, en 1747.

  7. Pierre-Guillaume-Nicolas DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 2 février 1714, cadet gentilhomme à Metz, au mois de janvier 1731 ; lieutenant dans le bataillon d’Alençon le 1er juin ; lieutenant au régiment de la Couronne, infanterie, au mois de décembre 1733 ; capitaine par commission, le 13 juillet 1743 ; retiré en 1745 ; décédé le 24 avril 1781. Il avait épousé, en 1748, Jacquine-Françoise de Renusson, fille de Pierre Denis, conseiller au présidial du Mans, et de Marguerite Olivier, décédée en février 1751. De ce mariage est issu : Pierre-Gaspard-François-Gabriel, qui suit :

  8. Pierre-Gaspard-François-Gabriel DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 6 janvier 1751, décédé sans postérité le 8 décembre 1806, ayant marié deux fois ; la première, en 1783, à Geneviève-Charlotte-Françoise de Vanssay, fille de Charles-Joseph-René, capitaine de cavalerie, chevalier de St.-Louis, et de Denise-Françoise de Renusson, décédée le 2 mai 1794 ; la deuxième, le 12 février 1795, à Françoise la Flèche de Grandpré, fille de feu François Pantalon, et de Françoise-Elisabeth Bivet. En lui finit la branche aînée, qui se trouve actuellement continuée par Augustin-Pierre René, dont il va être parlé plus bas, après l’article qui suit :

  9. François-Augustin DE CARREY DE BELLEMARE, troisième fils de Pierre-François et de Marguerite Bondonnet de Parence, né le 26 mars 1716 ; lieutenant au régiment de la Couronne infanterie, au mois de janvier 1734 ; lieutenant en premier en 1738 ; réformé, puis rentré lieutenant audit régiment, le 1er avril 1744 ; capitaine le 8 octobre 1745 ; chevalier de Saint-Louis le 1er janvier 1755 ; retiré avec pension en 1760 ; décédé le 4 février 1792 : il avait épousé, le 5 février 1767, Angélique-Renée-Françoise de Jupilles, fille de feu Alexandre Léonard, et de Bonne-Angélique Desvaulx de Lévaré, décédée le 8 septembre 1804. De ce mariage sont issus :
    1. Augustin-Pierre-René, qui suit.
    2. François-Joseph, dont l’article viendra :

  10. Augustin-Pierre-René DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 3 mai 1769, sous-lieutenant de remplacement au régiment d’Orléans infanterie le 1er septembre 1784 ; sous-lieutenant le 21 octobre 1785 ; lieutenant le 15 septembre 1791 ; retiré le 1er décembre suivant : il épouse, en 1796, Madeleine-Renée le Proust de Chevaigné, fille de René, écuyer, ancien officier du roi, et de Madeleine-Françoise Lambert de la Vannerie. De ce mariage est issu René-Augustin, qui suit :

  11. René-Augustin DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 21 décembre 1797 ; élève au lycée de Henri IV, à Paris, le 16 avril 1812 jusqu’en septembre 1813.
François-Joseph DE CARREY DE BELLEMARE, fils puiné de François-Augustin et d’Angélique-Renée-Françoise de Jupilles, né le 29 septembre 1770 ; page de la reine depuis le 1er avril 1785 jusqu’au 1er avril 1788, qu’il est entré au régiment d’Anjou infanterie ; retiré en 1791 ; a épousé, le 23 janvier 1806, Elisabeth-Marie-Michelle Riballier-Desilles, fille d’Urbain et de feue Elisabeth-Louise Percheron. De ce mariage sont issus :
  1. Félix-Louis, né le 16 septembre 1809.
  2. Elisabeth-Françoise-Joséphine, née le 5 novembre 1806, décédée le 23 novembre 1808.
  3. Honorine-Marie-Françoise, née le 9 juin 1813.
Jean-Antoine DE CARREY DE BELLEMARE, troisième fils de Pierre-François et de Marguerite Bondonnet de Parence, né le 4 mars 1727, volontaire, au régiment de la Couronne, infanterie, en 1748 : lieutenant au régiment de Rouergue, infanterie, en 1749 : capitaine audit régiment, par commission, en 1757 : blessé à l’affaire de Varbourg le 31 juillet 1760 ; s’est retiré chevalier de Saint-Louis avec appointements ; décédé le 30 août 1784. Il avait épousé, en 1764, Marie-Etiennette Louise Jannart de Medemanche, fille d’Etienne-Nicolas, trésorier de France, et de Marie Le Rouge de Beaufeu. De ce mariage sont issus :
  1. Antoine-Augustin, décédé en bas âge.
  2. Augustin-Henri, qui suit :
  3. Marie-Jeanne-Perrine, née le 31 juillet 1765, mariée, le 20 avril 1789, à Jacques-Marie Corbin de La Beaussonnière. De ce mariage sont issus :
    1. Arsène-Marie-Charlotte, née le 20 juillet 1790.
    2. Marie-Zoé, née le 6 avril 1795.
    3. Antoinette-Etiennette-Claire, née le 12 août 1766, élève à Saint-Cyr, près Versailles, depuis 1777 jusqu’en 1786 ; mariée, en 1800, à François Bellard, ancien militaire.
    4. Adélaïde-Josèphe-Perrine, née en 1772, décédée en bas âge.
Augustin-Henri DE CARREY DE BELLEMARE, fils du précédent, né le 9 février 1780, élève du roi au collège royal de La Flèche, depuis 1790 jusqu’en 1793 ; retiré du service militaire depuis plusieurs années.

Armes : « Une bande d’or au champ d’azur, deux étoiles d’or, trois carreaux bordés de sables ; pour supports, deux licornes. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 37
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861