08 janvier 2009

La famille Le Fer

LE FERLE FER, famille d'ancienne extraction, originaire de Blois, établie à Saint-Malo depuis les années 1488 et 1489.
  1. Laurent LE FER, chevalier, seigneur de la Bourdavère, vivait en 1327. Il épousa Vincente Montholon, dont il eut :

  2. Jacques LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur de la Bourdavère, greffier des grands jours de Blois, conseiller et procureur général de Louis, duc d'Orléans, comte de Blois, épousa Marguerite Camus, dont il eut :

  3. Jehan LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur de la Bourdavère, échanson de Charles, duc d'Orléans, comte de Blois, qui épousa N***, dont :
    1. Jehan le Fer, chevalier, seigneur de la Bourdavère, qui vint, avec son frère Michel, s'établir à Saint-Malo, en 1488. Il fut maître des archers sous le seigneur de la Trémouille, lors du siège de ladite ville. Il épousa Gillette de la Haye, dont il eut Jehan le Fer, seigneur de Graslaron, lequel épousa Isabeau Jolif, de laquelle il eut Guillaume le Fer, seigneur de Graslaron, marié à Françoise Arthur, dont sont issus, 1.° Jean le Fer, seigneur de la Motte-Rouxel, mariée, le 28 décembre 1603, avec Marie Duplessix, dame d'Availle, dont il eut Françoise le Fer, laquelle épousa Jean de Brehand, seigneur de Gallinée et du Plessix-de-Mauron, conseiller au parlement de Bretagne ; 2.° Simonne le Fer, laquelle épousa Raoul Marot, seigneur des Alleux et de Taden, sénéchal de Dinan ; 3.° Jacquette le Fer, femme de Jean Pépin, seigneur du Bois-Clairet ; 4.° Guyonne le Fer, femme de Jean Pépin, seigneur de Villeneuve ; 5.° Perrine le Fer, femme de Nicolas Jocet ;
    2. Michel, qui suit.

  4. Michel LE FER, chevalier, seigneur de Bourdavère, s'établit, en 1489, à Saint-Malo, où il épousa Coline Jolif, dont il eut :

  5. Jacques LE FER, IIe du nom, chevalier, seigneur de la Bourdavère, né le 16 février 1518, qui épousa, vers l'an 1539, Laurence de Beaubois, de laquelle il eut :
    1. Bertrand, dont l'article viendra ;
    2. Gilette le Fer, mariée à Laurent Crosnier, morts sans enfants.

  6. Bertrand LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur du grand Limonay, né le 22 mars 1540, était capitaine ordinaire dans l'amirauté du Ponent. Il fut commis par Henri IV, le 21 mai 1590, pour armer des vaisseaux en guerre, à l'effet d'empêcher par mer le commerce de Saint-Malo et autres villes ; rebelles. II se trouva à la montre des nobles de l'archidiaconé de Dinan, tenue les 24 et 25 octobre 1567, et assista à la prise du château de Saint-Malo. Il avait épousé, le 15 juin 1560, Guillemette Gravé. De ce mariage vinrent :
    1. Jacques le Fer, seigneur de Limonay, né le 12 avril 1567, marié, en mai 1593, à Olive Malherbe, de laquelle il eut un fils nommé Mathurin, qui fonda une branche particulière sous le nom distinctif de le Fer de Chantelou ;
    2. Macé, dont l'article viendra ;
    3. Guillaume le Fer, chanoine à Saint-Malo ;
    4. Perrine le Fer, mariée à Charles Vannar, seigneur de Boismenu ;
    5. Guillemette le Fer, laquelle épousa Guillaume Guichet Lepin.

  7. Macé LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur de la Saudre, épousa, le 31 janvier 1593, Perrine Guillaume, de laquelle il laissa :
    1. Bertrand, IIe du nom, dont l'article viendra ;
    2. Macé, seigneur du Val, dont la branche sera rapportée plus bas ;
    3. Servan, seigneur de Champfleury, mort sans postérité ;
    4. Allain, aussi mort sans postérité.

  8. Bertrand LE FER, IIe du nom, chevalier, seigneur de la Saudre, né le 23 mai 1594, épousa, le 3 juin 1629, Guillemette Martin. De ce mariage vinrent :
    1. François, Ier du nom, dont l'article suit ;
    2. Luc, qui forma la branche puînée que nous rapporterons plus bas ;
    3. Bertrand, chanoine de l'église cathédrale de Saint-Malo ;
    4. Guillemette le Fer, demoiselle de la Reaudais ;
    5. Autre Guillemette, mariée à Olivier Legris.

  9. François LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur de la Saudre, né le 26 mai 1637, épousa, le 19 mars 1672, Jeanne Tranchant, de laquelle il laissa :
    1. Pierre, Ier du nom, dont l'article viendra ;
    2. Marie le Fer, qui épousa Eon, seigneur de Carman.

  10. Pierre LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur de la Saudre, né le 22 janvier 1673, se maria, le 14 décembre 1700, à Marie-Françoise Gilbert, veuve de Nicolas Magon, seigneur de la Chipaudière. De ce mariage vinrent :
    1. François-Guillaume, Ier du nom, dont l'article suit ;
    2. Guillaume-Pierre ;
    3. Bertranne-Françoise, mariée à Henri de la Plesse, conseiller au parlement de Bretagne ;
    4. Anne, marié à Henri-Marie Guillard de Boisrion ;
    5. Françoise-Céleste, mariée à Luc Bécard-des-Aunais.

  11. François-Guillaume LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur de la Saudre, né le 5 juillet 1713, épousa à Cadix, le 23 décembre 1751, Damase-Marguerite-Vincente Roubaud, de laquelle il laissa :
    1. Joseph-Marie-Jean-Raphael-Agrippin, dont l'article suit ;
    2. François-Joseph-de-la-Conception le Fer, chevalier, seigneur de la Saudre, né le 9 décembre, 1759, marié, le 28 avril 1791, à Thérèse-de-Jésus-Julienne-Joséphine-Marie de la Paix-Arizon, veuve de Hyacinthe-Raphael-Marie-Prudent de Gouyon, seigneur du Verger. De ce mariage sont nés : a. François-Marie le Fer, né le décembre 1791, garde-du-corps du Roi ; b. Adolphe-Marie, né le 6 février 1803 ; c. Lydie-Marie le Fer, née le 29 juillet 1793 ; d. Thérèse-Marie le Fer, née le 5 janvier 1795 ; e. Alodie-Marie, née le 27 mai 1797 ; f. Noémie-Marie, née le 8 octobre 1801.
    3. Thomas-Marie le Fer, chevalier, mort en 1792, avait épousé, le 21 août 1785, Léocadie Marie Harington. De ce mariage : a. Eulalie-Marie, morte.

  12. Joseph-Marie-Jean-Raphael-Agrippin LE FER, chevalier, seigneur de Bonnaban et autres lieux, né le 23 juin 1755 ; a épousé, le 10 décembre 1787, Marie-Thérèse Sebire des Saudrais. De ce mariage :
    1. Eugène-Guy-Marie le Fer, officier d'infanterie, né le 4 novembre 1790 ;
    2. François-Paul-Marie, né le 6 janvier 1808 ;
    3. Françoise-Charlotte, née le 4 octobre 1788, mariée à Augustin-Jean Conseil, seigneur des Mesnilvité, ancien page de Mgr. le prince de Conti, et capitaine au régiment du même nom en 1774 ;
    4. Aglaé-Marie, née le 15 juin 1794, marié à Edouard le Fer de la Jervinais, son cousin, né le 3 août 1784 ;
    5. Virginie-Marie, née le 12 mars 1799 ;
    6. Anne-Marie-Joseph, née le 16 novembre 1803.
Branche puînée.
  1. Luc LE FER, Ier du nom, seigneur du Val, chevalier, né en 1638, épousa, le 23 septembre 1668, Françoise Cochin de la Bellière, de laquelle il laissa :
    1. François, dont l'article suit ;
    2. Luc ;
    3. Guillemette le FER, mariée à François le Fer, sieur du Pin ;
    4. Laurence le Fer, mariée à Jean-Vivier, sieur de la Vicomté.

  2. François LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur de Beauvais, épousa le 8 janvier 1697, Marie-Françoise Nouail du Fougeray, de laquelle il eut :

  3. Jean-Luc LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur du Flachet et de la Bardoullais, épousa, le 26 avril 1737, Servanne Raoul des Landes, de laquelle il laissa :
    1. Français-Marie le Fer, seigneur de Beauvais, né le 5 janvier 1738, marié, le 5 février 1771, à Marie-Jeanne-Anne Jolif, née le 22 décembre 1755. De ce mariage vinrent : 1.° Jean-Marie le Fer, né le 18 juin 1772, et mort au combat du 13 prairial an II, sur le vaisseau la Montapie, ci-devant la Bretagne, où il servait en qualité d'aspirant de la première classe ; 2.° Alain le Fer, né le 2 décembre 1775, mort de ses blessures le 2 vendémiaire an VIII, dans l'Inde, à bord de la frégate la Preneuse, capitaine l'Hermite, où il servait en qualité d'aspirant de première classe ;
    2. Jean-Luc-Macé le Fer, né le 22 décembre 1739, lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
    3. Nicolas-Louis le Fer, né le 9 juillet 1747, sieur de la Gervinais, ancien officier de cuirassiers, marié à Marie-Anne Leclerc ;
    4. Julien le Fer, sieur de Feuchet et de la Bardoullais, né le 29 novembre 1754 ;
    5. N*** le Fer, mariée à M. le Saige, seigneur de la Métrie, capitaine des vaisseaux du roi.
Branche de le Fer, seigneurs du Val, de la Lande et du Gué.
  1. Macé LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur du Val, était second fils de Macé le Fer, Ier du nom, seigneur de la Saudre, et de Perrine Guillaume. Il épousa, le 21 janvier 1635, Thomasse Tranchant, de laquelle il eut :

  2. Macé LE FER, IIe du nom, chevalier, seigneur de la Lande, marié, le 20 février 1680, à Servanne le Breton de la Ville-Auvray, de laquelle il laissa :

  3. Charles LE FER, Ier du nom, chevalier, seigneur du Gué, marié, le 3 août 1735, à Jeanne-Marie Joly, de laquelle il a eu :
    1. Charles le Fer ;
    2. Jean-Macé le Fer.
Armes : «Echiqueté d'or et de gueules. Le comte de Waroquier, dans son ouvrage sur la noblesse de France, mentionne, tome 4, page 264, Jacques le Fer, en qualité de procureur-général du duc d'Orléans, au duché de Blois, en 1402. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 348
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

04 janvier 2009

La famille du Val IV

Branche de Pierre-François-Joseph du Val, chevalier, seigneur d'Essertenne en partie, de Cecey et de Lieucourt.
  1. Pierre-François-Joseph du VAL, fils puiné de Richard du Val et de Suzanne d'Esterno, chevalier, seigneur d'Essertenne en partie, de Cecey et de Lieucourt, entra au service dans le régiment de Briqueville, puis Soissonnais infanterie, d'où, après être parvenu au grade de capitaine, il s'est retiré et est venu habiter son château d'Essertenne, où il est mort le 3 janvier 1763. Il avait épousé, en 1757, Catherine Rougeot, fille de Claude-Dominique Rougeot, écuyer, seigneur de la Tour de Tursey et de Pierrette Pierre, de laquelle il eut :
    1. N*** du Val, mort page de monseigneur le duc d'Orléans :
    2. N*** du Val, mort conseiller au parlement de Dijon ;
    3. Dominique-Pierre, dont l'article suit ;
    4. Jeanne-Marie-Pierrette, morte après avoir épousé Gaspard-Emmanuel, vicomte de Crécy, capitaine aux gardes Wallonnes en Espagne, dont un fils mort en bas âge ;
    5. Marie-Julie, morte après avoir épousé François, baron d'Yvoley, officier de dragons dans le régiment de Durfort, dont un enfant mort en bas âge.

  2. Dominique-Pierre DU VAL, seigneur d'Essertenne et partie, de Cecey et de la tour de Tursey, entra au service au mois d'avril 1778, en qualité de cadet gentilhomme dans le régiment de Brie, infanterie, où il est devenu successivement sous-lieutenant et lieutenant ; puis émigra en 1792, et alla rejoindre l'armée des princes, où il continua à servir le roi dans le corps des mousquetaires. Il a épousé, le juin 1788, Marie-Anne Coypel de Baudre, fille de N. Coypel, chevalier de Saint-Louis, et d'Anne-Marie Gaulthier, dont il a :
    1. Marie-Cécile-Urbain ;
    2. Marie-Anne-Victoire.
Armes : « D'azur, à la bande d'argent, supporte par deux griffons, et surmonté d'un trophée d'armes, avec cette devise : En tout candeur. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 337
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Liste des articles sur la famille du Val :

La famille du Val III

Branche des du Val, seigneurs de Vivey et d'Essertenne.
  1. Richard du VAL, chevalier, seigneur de VIVEY, Montigny-sur-Vingeanne, Villeneuve, Mussiot, la Maison-du Bois et Essertenne, fils de Jacques du Val et de Madeleine de Contay, épousa, le 16 octobre 1630, Philippe de Montroz, fille de Charles de Montroz, chevalier, baron de Saint-Thibaut, seigneur de Bressy et autres lieux, et de Marguerite des Marins de Montgenoux (Charles de Montroz était fils de Claude de Montroz et de Louise de Luxembourg ; Marguerite des Marins de Montgenoux était fille de François des Marins de Montgenoux et de Suzanne de Joyeuse.). Il fut, en 1618, lieutenant des carabiniers ; il fit les campagnes de 1620 en Normandie et en Anjou, de 1621 en Poitou, Saintonge et Guyenne, et de 1662 en Guyenne et Languedoc. Il y fit si bien son devoir, que le roi le nomma, à l'époque du siège de Montpellier, capitaine de la compagnie dont il était lieutenant. II se trouva, en 1628, au siège de la Rochelle, et en 1632 à celui de Trèves où il fut blessé. Le roi l'ayant fait son aide-de-camp, il servit en Lorraine et en Allemagne pendant les années 1633, 1634 et 1635. A la déclaration de guerre entre la France et l'Espagne, le roi le nomma gouverneur du château de la Romagne, poste alors très-important. Il eut de son mariage sept enfants, dont l'aîné seul, qui suit, a laissé postérité.

  2. Joseph-Marie DU VAL, chevalier, seigneur de Vivey, Mussiot et Essertenne, épousa, le 8 février 1665, Marie-Edmée de Rémond, fille de Nicolas de Rémond, seigneur de Buncé et de la Colombière, capitaine d'infanterie, et d'Elisabeth Boulanger. M. le maréchal du Plessis-Praslin, auquel il avait l'honneur d'appartenir, et sous les ordres duquel il fit, en 1648, la campagne de Piémont, où il se distingua au combat et siège de Crémone, le fit nommer, en 1650, capitaine dans le régiment de Navarre, infanterie. Il fut blessé dangereusement au siège de Valence, le 27 juin 1656 ; et à la paix des Pyrénées, il quitta le service pour se marier. De douze enfants qu'il eut, un seul qui suit, a laissa postérité :

  3. Richard DU VAL, chevalier, seigneur d'Essertenne, servit dans la marine royale, et y fit quatre campagnes ; il s'était maria trois fois, 1.° en 1710, à Claude-Pierrette d'Hennezel de Beaujeu, dont il n'eut point d'enfants ; 2.° à Pierrette Ingeburge de Laborey de Salans, dont une fille morte en bas âge ; et 3.° en 1721, à Susanne d'Esterno, fille d'Alexandre d'Esterno, seigneur d'Esterno, et de Claudine d'Aubert de Résie, fille de Lambert d'Aubert de Résie, seigneur de Résie et Chevigney, et de Françoise de Lallemand de Vaite. Il eut de ce mariage :
    1. Claude Lambert, dont l'article suit ;
    2. Pierre-François-Joseph qui a formé la branche rapportée ci-après.

  4. Claude-Lambert du VAL, chevalier, seigneur d'Essertenne, entra, en 1742, au service du roi, comme lieutenant dans le régiment de la Suze, dragons, dans lequel il servit pendant quinze années. Il s'est marié deux fois ; 1.° en 1749, à Anne-Marie Brice, fille de Laurent Brice, chevalier de Saint-Louis, et d'Anne Poupart ; 2.° en 1756, à Catherine Berthelemy, fille de François Berthelemy, conseiller du roi, et de Marguerite du Buisson.
    Enfants du premier lit
    1. Pierre-Joseph, mort jeune ;
    2. Laurent-Nicolas, mort officier au corps royal du Génie ;
    3. Pierre-Gabriel-Dominique, mort jeune ;
    4. Antoine-Joseph-Philippe, mort jeune ;
    5. Pierre du Val, vivant, prêtre et chanoine de la cathédrale de Dijon.
    Enfants du second lit :
    1. Pierre-Gabriel-Dominique-François, mort lieutenant au régiment de Champagne ;
    2. Laurent-Joseph-Lambert, ecclésiastique, vivant ;
    3. Joseph-Anicet, mort jeune ;
    4. Pierre-Marie-Stanislas, dont l'article suit ;
    5. Gabrielle Lazare, mort à l'expédition de Saint-Domingue, sous les ordres du général de Clerc ;
    6. Jean-Antoine-Hippolyte du Val, vivant, célibataire ;
    7. Marie-Marguerite, morte jeune.

  5. Pierre-Marie-Stanislas du VAL, chevalier, seigneur d'Essertenne en Franche-Comté, entra, en 1772, en qualité d'élève du roi, à l'école royale et militaire de la Flèche, et ensuite à celle de Brienne ; de là il fut nommé par le roi, en 1779, cadet gentilhomme, puis sous-lieutenant, lieutenant et capitaine dans le régiment d'Austrasie, infanterie, où il a servi jusqu'en 1792, époque où la révolution et l'insurrection de son régiment l'ont forcé de quitter la France ; fidèle à son roi, il alla rejoindre incontinent l'armée de Son A. S. monseigneur le prince de Condé, où il a continué à le servir jusqu'au licenciement de ladite armée. Il fut décoré, en 1796, de la croix de Saint-Louis, au nom du roi, par monseigneur le prince de Condé. Il a épousé, le 24 mai 1803, Amélie-Octavie de Pernon, fille de Louis-Aimond de Pernon, trésorier général de la maison du roi, et administrateur général de la loterie de France, mort sur l'échafaud, victime d'un jugement révolutionnaire, à cause de son attachement pour son roi, et d'Adélaïde-Marie-Octavie de Lorimier de Chamilly, fille de M. de Lorimier de Chamilly, premier valet-de-chambre du roi, aussi mort sur l'échafaud, victime de son dévouement pour son maître Louis XVI, qui a daigné le recommander à son fils dans son testament. Pierre-Marie-Stanislas du Val a pour enfants :
    1. Lambert-Marie-Stanislas, encore enfant ;
    2. Renée-Marie-Octavie, encore enfant.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 337
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Liste des articles sur la famille du Val :

La famille du Val II

Branche des du Val, seigneurs de Rivière.
  1. Edme DU VAL, chevalier, seigneur de Mouilleron et de RIVIÈRE, fils de Jacques du Val et de Madeleine de Contay, épousa, le 22 janvier 1631, Renée de Saint-Aubin, sa belle-sœur et fille cadette de Guillaume de Saint- Aubin, seigneur de Mornay et de Dampierre, capitaine au régiment de Champagne, gouverneur de Montigny-le-Roi, et d'Huguette de Saubiez. Il fut page de M. Gaston de France, duc d'Orléans, frère unique de Louis XIII, puis gentilhomme ordinaire de sa chambre, et sous-lieutenant de sa compagnie d'ordonnance, Il servit sous son A. R. en 1627 et 1628, au siège de la Rochelle, et en 1629 et 1630 il fit les campagnes d'Italie à l'armée du roi et de monseigneur le cardinal de Richelieu. M. le duc d'Orléans étant sorti, en 1631, mécontent du royaume, il s'excusa de le suivre et même de l'aller joindre ; le roi, qui lui en sut bon gré, lui donna une compagnie de cavalerie, en 1633, dans le régiment de Gassion ; puis lui conféra la lieutenance-colonelle du même régiment, dans lequel, après s'être distingué en différents combats, il fut tué, au mois de janvier 1636, à celui de Raon en Lorraine, livra entre le marquis de la Force et le général Colloredo. Il laissa de son mariage :
    1. Pierre, qui suit ;
    2. Madeleine, mariée le 24 avril 1653, à Claude François du Lion, seigneur de Poinson et de Poissenot, gouverneur pour le roi aux îles de la Guadeloupe, dont une fille ;
    3. Huguette, mariée en 1662, à Philibert-François de Cussigny, chevalier, seigneur de Vianges, dont un fils et trois filles. Une de ces filles, Claudine de Cussigny, a épousé le baron de Villers-la-Faye, dont il n'y a point eu de postérité.

  2. Pierre DU VAL, chevalier, seigneur DE RIVIÈRE et de Mornay, épousa, le 15 juin 1692, Charlotte Damoiseau, sa cousine, fille de Claude-René Damoiseau seigneur de Villesablon, capitaine au régiment de Vandonne, et de Marie de Bellanger, dont un fils et une fille morts jeunes, sans postérité. Il fut reçu page à la grande écurie du roi, en 1650. Le roi lui donna, en 1654, une compagnie d'infanterie dans le régiment de M. le comte de Grandpré. Il servit au siège de Stenay, sous le marquis de Faber, et à celui de Clermont en Argonne, sous le maréchal de la Ferté ; il fit depuis toutes les campagnes de Flandres, jusqu'en 1658 qu'il fut blessé à la bataille des Dunes. Après la paix des Pyrénées, piqué d'un passe-droit qu'on lui avait fait dans son régiment dont il prétendait la lieutenance-colonelle, il quitta le service et se retira dans ses terres, où il mourut au mois de septembre 1695.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 337
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Liste des articles sur la famille du Val :

La famille du Val I

VAL (Du), famille noble d'extraction et des plus anciennes. Dans le commencement du douzième siècle, elle était alliée aux maisons de Châtillon et de Salives, comme il est prouvé par le cartulaire de l'abbaye de Fontenai en Bourgogne. Il s'y trouve un acte, du jeudi d'après le dimanche où l'église chante judica me, passé en 1136, qui porte donation de la partie de la terre de Poiseul-la-Grange à Étienne, abbé de ladite abbaye, par Hugues du Val, qualifié de chevalier Hugo de Valle miles, où souscrivirent Gérard de Châtillon et Thibaut de Salives, comme beaux-frères dudit Hugues du Val.

Il est dit par cet acte qu'il fit cette donation en reconnaissance du baptême qui lui fut conféré par ledit Etienne, et auquel assista Odon, duc de Bourgogne, accompagné des seigneurs de Grancey, de la Roche de Quaincy, de Sombernon, de Lorges, des évêques de Langres et d'Autun.

Dans les quatorzième, quinzième, seizième et dix-septième siècles, elle s'est alliée aux maisons de Pontaillier, de Sagny, de Saffres, de Dampierre, d'Inteville, de Cycon, de Brinquemault, de Saint-Aubin, de Montroz, et à plusieurs autres très nobles et très anciennes.

Elle a possédé, dans les provinces de la Bourgogne, de la Champagne et de la Franche-Comté, les terres d'Oligny, de Vivey, Cussey, Bouley, Esmons, le Charmois, Villemoront, Montigny-sur- Vingeanne, Villeneuve, Mussiot, Prasley, Mouilleron, Saint-Bonnot, Rivière-les-Fosses, Mornay-sur-Vingeanne, Chauvirey, la maison du Bois. A l'époque de la révolution elle possédait en Franche-Comté les terres d'Essertenne, de Cecey et de Lieucourt en partie, et en Bourgogne celle de la Tour de Tursey ; mais ces trois dernières, et partie de celle d'Essertenne, lui ont été enlevées et vendues nationalement.

Les titres justificatifs de la succession de cette famille depuis son origine jusqu'au quatorzième siècle, sont égarés ou perdus. Les plus anciens qu'on ait pu recouvrer datent de 1302 jusqu'à ce jour.
  1. Jean du VAL, Ier du nom, chevalier, seigneur d'Oligny, épousa, 1.° en 1302, Claire de Pontaillier, fille de Jean de Pontaillier et d'Antoinette de Clairon ; 2.° en 1326, Elvire de Saffres, veuve de Jean de Mussey, seigneur de Jour, dont il n'a point eu d'enfants. Il fut tué à la bataille de Crécy en 1346, où il, servait le roi Philippe de Valois en, qualité de capitaine d'arbalétriers à cheval. Il laissa de son premier mariage :

  2. Guillaume DU VAL, chevalier, seigneur d'Oligny, se maria, en 1355, avec Agnès d'Inteville. Il se trouva à la bataille de Poitiers en 1356, où il fut blessé et fait prisonnier. Le roi Charles V le fit, en 1373, capitaine de cent lances. Il servit dans l'armée de Philippe-le-Hardi, duc de Bourgogne, contre le duc de Lancastre, et dans celle du connétable du Guesclin, qui l'honora de son estime tant qu'il vécut. Il laissa :

  3. Jean du VAL, IIe du nom, chevalier, seigneur d'Oligny, épousa, en 1388, Anne de Dampierre. Il alla, en 1390, en Afrique, au secours des Génois contre les Maures ; il s'y signala au siège d'Affrica. Il suivit, en 1413, le roi Charles VI aux sièges de Compiègne, de Soissons, de Bapaume et d'Arras ; il fut tué, en 1415, à la bataille d'Azincourt, lieutenant du seigneur d'Arambure, maître des arbalétriers de France. Il laissa :

  4. Henri DU VAL, chevalier, seigneur d'Oligny, épousa, en 1420, Antoinette de Briquemault. Quoiqu'il eût été page de Jean, duc de Bourgogne, il demeura cependant toujours attaché au service du roi Charles VII, malgré les puissantes sollicitations de Gui de Pontaillier, son parent et son ami, qui voulait l'engager dans le parti de Philippe-le-Bon, pour venger la mort du duc Jean. Charles VII, pour récompenser sa fidélité, lui donna une compagnie de cent gendarmes entretenus. Il se trouva, en 1421, aux combats de Bougey et de Patay, livrés contre les Anglais. Il reçut en ce dernier une blessure au bras gauche, dont il demeura estropié le reste de ses jours ; et après avoir servi le roi dans ses conquêtes de Normandie et de Guyenne, il mourut de maladie à Bordeaux au mois d'août 1451. Il laissa :

  5. Hector DU VAL, chevalier, seigneur d'Oligny et de Bouley, se maria à Jeanne de Cycon en 1460. Louis XI le fit, en 1464, capitaine d'archers à cheval. Il se trouva, en 1465, à la journée de Montlhéry, et servit, dans les guerres de 1470 et 1472, contre Charles, duc de Bourgogne ; dans celles de 1477 et 1478, contre Maximilien, archiduc d'Autriche, et dans celles de 1487, que le roi Charles VIII fit à François, duc de Bretagne. Etant tombé malade au camp de Saint-Aubin, il se fit transporter à Alençon, où il mourut au mois de septembre 1488. Il laissa :

  6. Nicolas DU VAL, chevalier, seigneur d'Oligny, Bouley et Vivey, épousa, en 1485, Isabelle de Sagny de Saffres, fille de Pierre de Sagny, baron de Saffres et de Roline de Choiseuil. Il fut homme d'armes de la compagnie d'ordonnance du maréchal de Gié ; il se signala au siège de Saint-Omer et à la bataille de Béthune en 1488, sous les ordres dudit maréchal qui, pour prix de sa valeur, lui obtint, du roi Charles VIII, une compagnie d'archers à cheval de sa garde. Il accompagna le roi dans toute l'Italie, soit en allant à Naples et soit en revenant, et fut dangereusement blessé à la bataille de Fornove en 1495. Louis XII le continua dans son emploi ; il retourna, en 1499, en Italie, sous le commandement de Louis de la Trémouille, et il se trouva à la bataille de Novare ; il suivit le roi en 1507 au siège de Gênes ; il tomba malade comme il en revenait, et mourut à Langres en 1508 : son corps y est inhumé dans l'église cathédrale. Il fut père de :

  7. Jean DU VAL, IIIe du nom, chevalier, seigneur de Bouley, Villemoron et Vivey, épousa, en 1520, Louise de Bouvot de Cormaillon. Il fit sa première campagne en 1513, et figura la même année à la bataille de Marignan, en qualité de guidon de la compagnie d'ordonnance du comte d'Orval ; il s'y distingua si bien, que le roi François Ier le nomma capitaine de cavalerie légère et gouverneur de la ville et château de Grancey, poste important alors à cause du comté de Bourgogne dont cette place était frontière. Il servit depuis en Champagne sous le duc d'Alençon qui en était gouverneur ; il se trouva de plus sous ses ordres à la bataille de Pavie en 1525, où il fut blessé. A son retour en France, il se retira dans son gouvernement, où il a terminé sa carrière.

  8. Jean DU VAL, IVe du nom, chevalier, seigneur de Bouley, Villemoron, Cussey, le Chamois et Vivey. Il figura, en 1557, au siège de Rocroy et à la bataille de Saint-Quentin, sous les ordres de Ludovic de Gonzagues, duc de Nevers. Il se trouva, en 1558, à la prise des châteaux d'Herbemont, Chiny et Villemont ; puis au siège de Thionville, après lequel M. le duc de Nevers, qui connaissait ses talents et sa bravoure, lui fit donner une compagnie d'ordonnance. Il se trouva ensuite, en 1562, à la bataille de Dreux, où il reçut un coup de pique à la cuisse, dont il demeura estropié toute sa vie. Cet accident ne l'empêcha pas de continuer le service dans toutes les occasions qui se présentèrent, et notamment en 1569, dans les journées de Jarnac et de Moncontour ; et enfin, en 1573, au siège de la Rochelle, où il reçut une nouvelle blessure qui l'obligea à se retirer chez lui, Il épousa, en 1556, Philippe d'Hubines, de laquelle il eut :
    1. Jacques, qui suit ;
    2. Catherine du Val, fille aînée de Jean, du Val, IVe du nom, et de Philippe d'Hubines ; fut mariée, en 1585, à Claude de Mont-Saint-Léger, chevalier, seigneur de Rozières au comté de Bourgogne, dont la maison est éteinte ;
    3. Françoise du Val, fille cadette de Jean du Val, IVe du nom, et de Philippe d'Hubines, fut mariée en 1588, à Léonore de Poncy, chevalier, seigneur de Gensey, capitaine du château de Mont-Saint- Jean au duché de Bourgogne, dont il y a postérité.

  9. Jacques du VAL, chevalier, seigneur de Cussey, Bouley, Praslay, Vivey, Mouilleron, Mussiot, Esmons, le Charmois et Rivière-les-Fosses. Le maréchal d'Aumont, qui l'honorait de son estime et de son affection, l'engagea dans le service du roi Henri III contre la ligue, et lui fit obtenir, aux états de Blois, une compagnie de chevau-légers. Il se trouva avec le roi, à Tours, lors de l'attaque du duc de Mayenne, et le suivit, en 1589, au siège de Pontoise. Après la mort d'Henri III, il demeura inviolablement attaché au service d'Henri IV. Il figura, en 1589, à la bataille d'Ivry ; en 1590, au siège de Paris ; en 1591, aux sièges de Chartres, de Noyon et de Rouen. Au commencement de mai 1592, il fut blessé au combat d'Yvetot ; ce qui l'obligea de se retirer dans ses terres, où il se maria. II assista, en 1595, au combat de Fontaine-Française ; il vint, en 1597, au siège d'Amiens, où il fut blessé de nouveau. Il suivit le roi dans les campagnes de Bresse et de Savoie ; il figura, le 4 juillet 1605, au siège de Montmelian, où il fut blessé pour la troisième fois. Sa Majesté, en reconnaissance de ses services, le nomma, en 1610, gentilhomme ordinaire de sa chambre. Il alla au secours du duc de Juliers, sous les ordres du maréchal de la Châtre. Il fut élu, le 2 septembre 1614, député de la noblesse du bailliage de Langres, pour présenter les cahiers et porter la parole aux Etats généraux de France, convoqués à Paris le 14 octobre 1614, en l'église des Grands-Augustins. Il accompagna le roi Louis XIII à Bordeaux, lors de son mariage, en 1615. Il servit, en 1621, aux sièges de Saint-Jean-d'Angély et de Montauban ; et en 1624, le marquis de Vaubecourt, son ami, l'ayant engagé à l'accompagner à l'armée de M. le marquis de Cœuvres, if fut tué au siège du fort de Chavienne, au mois de février 1625. Il avait épousé, le 24 octobre 1592, Madeleine de Contay, de laquelle il eut dix garçons et six filles, parmi lesquels nous mentionnerons.
    1. Jean, dont l'article suit ;
    2. Pierre du Val, chevalier, seigneur de Mussiot et de la Maison-du-Bois, second fils de Jacques du Val et de Madeleine de Contay, épousa en premières noces, en 1630, Louise de Régnier de Rompré, dont un fils et une fille morts en bas âge, sans postérité. Il se maria en secondes noces à Elisabeth de Changenest, de laquelle il n'eut point d'enfants. Il s'attacha à M. le maréchal de Bassompierre, qui lui donna, en 1620, la lieutenance de sa compagnie d'ordonnance. Il servit, en 1621, au siège de Saint-Jean-d'Angély, et en 1622, celui de Royan, où il fut dangereusement blessé. Il accompagna, en 1625, M. le maréchal, en son ambassade d'Espagne. Le roi le nomma, en 1627, gentilhomme ordinaire de sa chambre, et lui ordonna d'accompagner de nouveau M. le maréchal de Bassompierre dans son ambassade en Angleterre. A son retour, le roi le fit son aide-de-camp, et en cette qualité il servit, en 1628, au siège de la Rochelle, et en 1629 et 1630, dans les armées d'Italie et de Savoie. Il eut ordre, en 1631, par suite de la disgrâce de M. le maréchal, de se retirer à Langres, dont on lui donna la majorité pour adoucir son exil. Il l'a conservée jusqu'à sa mort ;
    3. Edme, qui fonda la branche des seigneurs de Rivière rapportée plus bas ;
    4. Richard, qui fonda la branche des seigneurs de Vivey rapportée plus bas ;
    5. Philippe, qui fut mariée, en 1607, à Richard le Bourrelier, seigneur de Pierrefitte, dont il y a postérité
    6. Françoise, qui fut mariée, en 1620, à Louis Damoiseau, seigneur de la Motte, dont il y a postérité.

  10. Jean du VAL, Ve du nom, chevalier, seigneur DE PRASLAY, Mornay Villemoron et Saint-Bonnot ; fut page du roi Louis XIII, qui lui donna, en 1615, la cornette de sa compagnie de chevau-légers. Après l'action du pont de Cé, où il se distingua, il lui en donna la lieutenance. Il figura, en 1621, aux sièges de Saint-Jean-d'Angély, de Clairac et de Montauban, et en 1622, à ceux de Négrepelisse, de Saint-Antonin et de Montpellier ; il fit les campagnes de 1629 et 1630 en Piémont ; il se trouva, en 1632, à la bataille de Castelnaudary, où il fut dangereusement blessé. L'amitié dont l'honorait M. le duc de Bellegarde, et le commerce de lettres qu'il avait pendant son exil, le rendirent suspect à monseigneur le cardinal de Richelieu, qui le fit disgracier en 1637. M. le marquis de Bourbonne, gouverneur de Bassigny, qui était de ses amis, parvint à le rétablir dans les bonnes grâces du roi et du cardinal, et à le faire nommer son lieutenant dans son gouvernement. Il fut tué en 1641, près de Joinville, à la tête d'un parti qu'il commandait. Il épousa, le 28 août 1627, Gabrielle de Saint-Aubin, fille de Guillaume de Saint-Aubin, seigneur de Mornay et de Dampierre, capitaine au régiment de Champagne, gouverneur de Montigny, qui était fils d'Alexandre de Saint-Aubin et de Marie-Anne de Bar. Huguette de Saubiez, mère de Gabrielle de Saint-Aubin, était fille d'Hugues de Saubiez et de Marguerite Claudine de Beaufremont. De ce mariage vinrent trois fils, parmi lesquels Emmanuel, qui suit.

  11. Emmanuel du VAL, chevalier, seigneur DE PRASLAY, de Villemoron et de Fontenay en partie ; épousa, le 19 mars 1649, Catherine de Contremoret, l'une des filles d'honneur de madame Marguerite-Charlotte de Montmorency, princesse douairière de Condé, fille de Gilbert de Contremoret, seigneur de Marsilly, des Roches et de Bois-rabot en Berry, et de Madeleine de Fougières. Il fut page de monseigneur le prince Henri de Bourbon, en 1646, qui le fit ensuite gentilhomme de sa chambre ; puis M. le prince lui donna la cornette de ses gendarmes, et le nomma après capitaine de cavalerie dans le régiment d'Enghien. Il fit sous ce prince les campagnes de 1647 en Catalogne, et de 1648 en Flandres, où il fut blessé. Il se trouva, en 1649, à l'attaque de Charenton. M. le prince ayant été arrêté et fait prisonnier en 1650, il se retira à Bellegarde, avec M. de Tavanne, et de là à Stenay, où il joignit l'armée de M. de Turenne, qui tenait le parti de M. le prince ; il y arriva assez tôt pour assister à la prise de Mouzon et à la défaite de Rethel, en 1651. La guerre civile n'étant point terminée, il accompagna M. le prince jusqu'à Montrond, qui lui ordonna d'y rester. M. le prince, en 1652, lui envoya ordre de quitter Montrond et de rejoindre son armée de Flandres : il s'y rendit, malgré bien des difficultés, et la joignit près d'Orléans où elle était campée sous le commandement de MM. les ducs de Nemours et de Beaufort. Il fut tué la même année, le 10 juin, en un combat singulier avec un officier allemand. Il eut de son mariage les enfants qui suivent, et qui moururent tous sans postérité :
    1. César du Val, capitaine d'infanterie, fut tué en 1674, à la bataille de Sénef ;
    2. Louis du Val, mort docteur de Sorbonne et supérieur du grand couvent des cordeliers de Paris ;
    3. Charles du Val, lieutenant-colonel d'infanterie, fut tué en 1696, à la bataille de Thémeswar, en Hongrie ;
    4. Catherine du Val, morte le 18 juin 1679, religieuse bénédictine à l'abbaye de Villarceaux.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 337
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Liste des articles sur la famille du Val :

La famille de Thoisy

THOISY (DE) famille des plus anciennes et des plus illustres du duché de Bourgogne ; elle tire son nom de la terre de Thoisy, qui a titre de baronnie. Cette famille possédait en outre les seigneuries de Rancy, de la Morte, de Mimeure, de la Motthe-Chissey et de Pantières dans le duché de Bourgogne ; elle a fixé sa résidence dans la seigneurie de Joude, dont elle est propriétaire de nos jours, et qui se trouve dans la Bresse châlonnaise.

L'abbé Courtépée, historien très renommé de la province de Bourgogne, dit que Jean de Thoisy, partant pour la Croisade, céda partie de sa terre à l'évêque d'Autun, ce qu'on suppose avoir eu lieu vers l'an 1096. Gérard de Thoisy vendit à l'évêque d'Autun, Hugues d'Arcy, tout ce qu'il possédait dans cette châtellenie en 1290.

Henri de Thoisy, conseiller du duc de Bourgogne, assista au parlement de Beaune en 1402, et l'on trouva dans l'état de la maison du duc de Bourgogne, six seigneurs de Thoisy, avec la qualité de conseillers, chambellans et officiers de ces princes.

Laurent de THOISY fut gruyer de l'Auxois en 1415, et Godefroi de THOISY, doyen de l'église d'Autun, fut député au concile de Constance, en 1416. Renaud, son frère et son héritier, donna la terre de Préaux à l'église d'Autun, en 1418.

Jean de THOISY, évêque d'Auxerre en 1409, et chancelier de Bourgogne en 1423, mourut évêque de Tournay en 1433. Geoffroi, sire de Thoisy, seigneur de Mimeure, son frère, fut chambellan du duc de Bourgogne, Philippe-le-Bon, et combattit vaillamment en qualité de son amiral, en 1444, contre les Turcs et mécréants au siège de Rhodes ; il obtint une pension en récompense des services signalés qu'il avait rendus en cette rencontre, et devint, en 1455, ambassadeur du même prince, à Rome. Hugues de Thoisy, fils de Geoffroi, fut bailli d'Auxois, ambassadeur du duc de Bourgogne, à Rome, en Sicile et à Florence, depuis 1457 jusqu'en 1462 ; ce seigneur ayant pris les intérêts de sa souveraine, Marie de Bourgogne, contre Louis XI, roi de France, vit son château et sa terre de Mimeure entièrement ravagés et dévastés, en 1478, par ordre de ce monarque.

Les seigneurs de Thoisy ont fourni plusieurs chevaliers à l'ordre de Malte.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 336
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

02 janvier 2009

La famille de Bouvier

BOUVIER (DE), famille originaire de Lorraine, où elle est encore établie de nos jours.
  1. François DE BOUVIER, lieutenant-général du bailliage du comté de Vaudemont, fut anobli en considération de son mérite et de sa vertu, et de ce qu'il était issu d'extraction noble du côté maternel, par lettres du duc Charles III de Lorraine, données à Nancy, le 16 novembre 1566. Il était fils de Demange Bouvier, maire de la ville de Vézelise ; et d'Idette Tavernu. Il épousa Anne de Saint-Génot, dont il eut :

  2. Olric DE BOUVIER, né à Vézelise, le 6 décembre 1588, conseiller, secrétaire au conseil d'état et privé du duc Henri, décéda à Vézelise, le 12 janvier 1660. Il avait épousé, le 19 janvier 1613, Claude de Bourgogne, fille de noble Jean, et d'Elisabeth de Malvoisin, dont il eut :

  3. Pierre DE BOUVIER, né à Vézelise, le 25 février 1621, capitaine de cavalerie au régiment de Balthafaire au service de France, le 5 août 1653, décédé le 26 mars 1691. Il épousa le 12 juin 1660 Barbe-Françoise Malcuit, morte et inhumée avec son mari, paroisse de Vomacour, le 25 février 1669, fille de Louis, procureur-général du bailliage de Voges, et d'Anne de Berman, dont il eut :

  4. Jean-Mathieu DE BOUVIER, écuyer, né le 6 mai 1665, cornette au régiment de Bassompierre au service de l'empereur, dont il se retira à cause de ses blessures, décédé le 14 décembre 1730, épousa, le 10 mai 1701 Jeanne-Françoise Cuny, inhumée avec son mari en la paroisse Dupont Saint-Vincent, le 8 décembre 1718, fille de noble François de Cuny, et d'Anne Graviset, dont il eut :

  5. Charles-Bernard DE BOUVIER, chevalier, seigneur, voué de Chatel-sur-Moselle , lieutenant-général civil et criminel au bailliage royal de la même ville, né à Vaindeville, le 4 mai 1704, obtint du roi Stanislas des lettres de déclaration de gentillesse, le 26 avril 1758, enregistrées au parlement de Nancy le 26 du même mois, et à la chambre des comptes de Lorraine le 28 suivant, et décéda le 5 mai 1774, ayant épousé, le 9 août 1734, Marie-Christine Abram , fille de Jacob Hyacinthe, seigneur de Sauconcourt, conseiller-secrétaire de Stanislas, roi de Pologne, et d'Anne Gaudel, dont il eut :
    1. Charles-Joseph Hyacinthe de Bouvier qui suit ;
    2. Rose-Christine de Bouvier, née à Chatel-sur-Moselle, le 5 mai 1750, mariée le 12 avril 1777 à Charles-Louis de Barville, chevalier, officier au régiment des chasseurs de Voges.
    3. Pierre-Mathieu-François de Bouvier, chevalier, seigneur de Langley, né le 31 mai 1752 maître en la chambre des comptes de Lorraine en 1784, marié le 26 octobre 1784 Marie-Josèphe de Thomassin, fille de Louis-Gabriel, seigneur de Gremesal, conseiller d'épée pour la noblesse au bailliage de Nancy et de Marie-Barbe Poincignon.

  6. Charles-Joseph-Hyacinthe DE BOUVIER, chevalier, né à Châtel-sur-Moselle, le 9 juillet 1739, conseiller au parlement de Nancy , marié le 17 décembre 1764, à Suzanne-Charlotte Cosserat, fille de noble Henri, procureur du roi au bailliage de Chatel-sur-Moselle, et de Marie-Marguerite Hannus de Jumecourt, dont Charles Henri , Joseph-Henri du Bouvier, né à Chatel-sur-Moselle, le 4 décembre 1765 , chevalier, avocat au parlement de Nancy.

  7. Charles-Henri-Joseph DE BOUVIER, décoré de l'ordre du lys, né le 4 décembre 1765, chevalier, marié le 9 février 1790 à Rosalie-Christine Drouot, fille de messire François Drouot, ancien conseiller en la chambre des comptes de Lorraine ; il a de ce mariage :
    1. Charles-François-Marie, né en février 1796, garde-du-corps du roi , dans la compagnie de Noailles, lequel, lors de la rentrée en France de Monsieur, comte d'Artois, en 1814, a fait le service près de sa personne, pendant son séjour à Nancy, et en a reçu la décoration du lys ;
    2. Joseph-Léon-Marie, né en septembre 1800, décoré de l'ordré du lys ;
    3. Marie-Marguerite-Charlotte-Christine, née en décembre 1790.
D'armes : « D'or, au léopard de gueules, allumé et armé d'azur, au chef de même, chargé de trois pommes de grenade d'or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 334
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861