19 mars 2009

La maison de Chazelles

CHAZELLES (DE), maison noble, originaire d'Auvergne, qui a constamment servi ses rois avec honneur depuis le onzième siècle. Le nobiliaire de cette province fait foi que depuis l'an 1286 jusqu'à ce jour, on compte une succession non interrompue de services rendus à l'État par cette famille.

En 1266, Géraud DE CHAZELLES,

En 1286, Pons DE CHAZELLES,

En 1333, Pierre DE CHAZELLES,

En 1343, les seigneurs DE CHAZELLES,

En 1402, Guillaume DE CHAZELLES,

En 1543, Louis et Antoine DE CHAZELLES furent appelés aux bans et arrière-bans ; Antoine de Chazelles dans la compagnie de M. Berthier, sur les frontières du Bourbonnais,

En 1666 vivaient Tristan DE CHAZELLES, et les seigneurs du Bougnol et du Poujols.

Jean DE CHAZELLES, seigneur du Poujols, épousa Alix de Boisson, fille du seigneur de Caveirac, en Languedoc, où il s'établit et fut la souche de la branche qui y existe aujourd'hui. Il eut de son mariage :

Jean DE CHAZELLES, qui fut colonel d'un régiment de dragons de son nom, maréchal général des logis de l'armée d'Espagne pendant les guerres de la succession, fut honoré de marques distinctives de Louis-le-Grand, et de l'amitié du duc de Vendôme. Il fut titré comte, et périt devant Gironne.

Guillaume DE CHAZELLES, son frère, fut appelé à l'intendance du Canada, et périt en revenant en France, sur le vaisseau du roi le Chameau.

Pons DE CHAZELLES, troisième fils de Jean, épousa Catherine de Rozel, dont il n'eut qu'un fils, qui fut cornette dans le régiment de Chazelles, et recueillit la succession de ses deux oncles. Il eut, de son mariage avec Amélie du Houre :
  1. Augustin de Chazelles, seigneur de Luc et de Laboissière, comte de Chusclan, qui fut président du conseil supérieur à Nîmes ;
  2. Jacques, mort en bas âge ;
  3. Jacques-Scipion, dont l'article viendra :
  4. Marie de Chazelles, qui épousa N***, comte de Rochemore, chef d'escadre, lieutenant-général des armées du roi, et cordon rouge ;
  5. Julie de Chazelles, mariée à Amédée de Julien de Mons, marquis de Saint-Just, officier aux Gardes-Françaises.
Jacques-Scipion DE CHAZELLES, comte, baron de Chazelles, lieutenant de roi à Béfort, maréchal des camps et armées du roi, épousa Thérèse de Monlauzun, fille de Charles de Monlauzun, capitaine de cavalerie au régiment de Montcalm, lieutenant des maréchaux de France, seigneur haut-justicier et baron de Lussac, Vabres, Lescure, Flauzins et autres lieux. Il eut de ce mariage :
  1. Augustin-Jean-Baptiste-Louis-Marie, dont l'article viendra ;
  2. Jeanne-Charlotte de Chazelles, mariée à Jérôme, vicomte de Laslie-S.-Jal.
Augustin-Jean-Baptiste-Louis-Marie, comte de CHAZELLES, baron de Lussac, Vabres, Lescure, Flauzins, Luc, et autres lieux, a épousé Antoinette de Lézan, de laquelle il a :

Eugène-Amédée-Scipion de Chazelles, né le 12 mai 1801.

Armes : « D'azur, à la tête de lion d'or affronté, lampassé de gueules, au chef de gueules, chargé d'une étoile et d'un croissant d'argent. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 495
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

17 mars 2009

La famille d'Arbaud

ARBAUD (D'), famille noble, originaire, de Provence, recommandable par les services importants qu'elle a rendus à l'État, dans les armes et dans la magistrature. La filiation suivie de cette famille remonte à :
  1. Barthélemi D'ARBAUD, chancelier du roi Robert, comte de Provence ; on le trouve qualifié miles, chevalier, dans plusieurs actes passés aux années 1324 et 1326. Nostradamus le nomme parmi les hommes illustres de ce temps-là, dans son Histoire de Provence, fol. 338. Il épousa Béatrix de Fos, fille de Rosselin de Fos, de laquelle il eut :
    1. Jean d'Arbaud, qui s'établit à Arles, où il passa plusieurs actes dans lesquels il est qualifié damoiseau. Il est constaté par une charte de l'église de S.-Trophie de cette ville, de l'an 1343, qu'il fonda une messe, à la chapelle de la même église, pour le repos de l'âme de Barthélemi d'Arbaud, son père. Ses descendants ont toujours soutenu de la manière la plus honorable leur noblesse. Ils l'ont illustrée par leurs services dans les armées de nos rois, et par leurs bonnes alliances. Cette branche était connue à Arles sous le nom d'Arbaud Blonzac ;
    2. Melchior, qui suit.

  2. Melchior D'ARBAUD, succéda aux seigneuries et possessions que son père avait dans la Haute-Provence. Il épousa, en 1338, Blanche de Sabran, dont il eut :

  3. Guillaume D'ARBAUD premier du nom, qualifié nobilis et potens vir dans plusieurs reconnaissances, passées en la ville d'Aups, aux années 1389 et suivantes, jusqu'en 1400. Il épousa Antoinette de Pigono ou Pingon. Il eut de ce mariage :

  4. Arbaud D'ARBAUD, coseigneur d'Aups, premier consul de la ville d'Aix en 1428. Nostradamus, Histoire de Provence, fol. 561, parlant des gentilshommes célèbres de l'an 1419, fait mention d'Arbaud d'Arbaud, seigneur d'Aups ; il est qualifié magnificus et potens vir dans plusieurs reconnaissances, 1405, 1408, jusqu'en 1427, reçues par Bellandt, notaire d'Aups. Il testa le 14 janvier 1445, et laissa de son mariage, contracté le 18 août 1420, avec Suzanne de Castellane, fille de Pons de Castellane

  5. Guillaume D'ARBAUD, deuxième du nom, coseigneur d'Aups, seigneur de Brest, de Bargemont, le Comps, de Callas, de Malignon et de Fabregues ; lequel testa en 1505. Il laissa d'Honorine de Fabry, sa femme :
    1. Pierre, auteur de la branche des seigneurs de Gardane et de Jouques, rapportée ci-après ;
    2. Honoré, auteur de celle des seigneurs de Brest et de Châteauvieux, rapportée plus loin ;
    3. Jean, qui suit.

  6. Jean D'ARBAUD, légataire de la seigneurie de Fabregues, se retira à Aix, où il acquit un office de maître rational en 1502. Honoré d'Arbaud, son fils, fut pourvu de la même charge en 1523. Cette branche est éteinte dans la maison de Roux-la-Pérusse, qui en porte le nom et les armes.
Branche des seigneurs de GARDANE et de JOUQUES.
  1. Pierre D'ARBAUD, institué cohéritier par Guillaume, second du nom, son père, eut les terres de Bargemont et de Callas. Il fut premier consul de la ville d'Aix, et procureur du pays en 1545. Il épousa 1.° Marguerite de Pontevès ; 2°. Honorade de Bourgarel. Il eut de sa première femme : Jacques d'Arbaud, surnommé le majeur, qui fut la tige des seigneurs de Rognac, éteinte dans la maison de Thomasin Raillane. Du second lit sortirent :
    1. Jacques, dit le mineur, duquel sont issus les seigneurs de Porchères, et de la Chapelle-Senevois ;
    2. Honoré, qui suit.

  2. Honoré d'ARBAUD, seigneur de Gardane, fut pourvu d'un office d'avocat général en la cour des comptes de Provence, en 1554. Il laissa de Jeanne de Bompar, sa femme :
    1. Joseph, dont l'article viendra ;
    2. Honoré, chevalier de Malte, et pourvu d'une commanderie en 1607 ;
    3. Gérard, second colonel d'Aix en 1621, mort sans alliance ;
    4. Louise d'Arbaud, mariée en 1588 à Jean de Gaillard.

  3. Joseph D'ARBAUD, seigneur de Gardane, fut reçu avocat général de la cour des comptes, en 1595. Il épousa Louise Thomas, dont il laissa :

  4. Jean-Augustin d'ARBAUD, seigneur de Gardane et de Jouques, conseiller en la cour des comptes de Provence. Il testa en 1649, et laissa de sa femme, dont on ignore le nom :

  5. Jacques D'ARBAUD, seigneur de Gardane, acquit la terre de Jouques. Il épousa, en 1674, Marguerite de Maurel du Chafaut, de laquelle Il eut :
    1. André-Elzéard, dont l'article viendra ;
    2. Charles, mort major du régiment de Champagne ;
    3. Joseph d'Arbaud, seigneur de Gardane, chef d'escadre des armées navales.

  6. André Elzéard D'ARBAUD, premier du nom, seigneur de Gardane et de Jouques, fut successivement : conseiller et président à mortier au parlement d'Aix. II épousa, en 1697, Anne de Citrany, fille de Joseph de Citrany, conseiller à la cour des comptes de Provence. Il mourut en 1744, et laissa :
    1. Jean-Joseph-Augustin, dont l'article suit :
    2. Gaspard, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
    3. François-Casimir, chanoine de l'église d'Aix, abbé V de St.-Laurent de Combelongue ;
    4. Bache-Alexandre, comte d'Arbaud, gouverneur de la Guadeloupe, lieutenant-général de armées navales, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort sans postérité, dans les prisons d'Aix, en novembre 1793.

  7. Jean-Joseph-Augustin D'ARBAUD, seigneur de Jouques et d'Ongles, conseiller au parlement, épousa Françoise Lucrèce-Cécile de Renaud, dame d'Ongles, fille de Jean de Renaud, seigneur dudit lieu. Il eut de ce mariage :
    1. André-Elzéard, dont l'article viendra ;
    2. Joseph Bache, baron d'Arbaud, capitaine de vaisseau et major-général à la Martinique, mort à Aix, le 15 avril 1812, auquel il n'était resté de son mariage, contracté avec Pauline-Charlotte de Mignot de Voconnu, qu'un fils, Alexandre, baron d'Arbaud, aujourd'hui marié à la Martinique, avec N*** de Clessemeur, fille d'un gentilhomme breton décédé à la Martinique, capitaine de vaisseau du roi.

  8. André-Elzéard D'ARBAUD, second du nom, président à mortier au parlement d'Aix, marquis de Jouques et de Mison, baron d'Ongles, mourut à Lyon, le 26 décembre 1793, victime d'un jugement révolutionnaire. Il avait épousé Gabrielle-Thérèse de Milan-Forbin, de laquelle il laissa :
    1. Joseph-Charles-André, dont l'article viendra ;
    2. Bache-Philippe-Augustin D'ARBAUD, officier au régiment du roi, dragons ; ensuite colonel de cavalerie au service d'Autriche ; aujourd'hui major de cavalerie au service de France, chevalier de Malte, de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, et de la Légion d'honneur ;
    3. Melchior-Elzéard-André D'ARBAUD, chevalier de Malte et de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, officier au régiment du Roi, infanterie ; depuis, chef d'escadron dans le régiment autrichien des cuirassiers de Mélas ; aujourd'hui major de cavalerie en France, officier de la légion d'honneur.

  9. Joseph-Charles-André D'ARBAUD, marquis de Jouques et de Mison, baron d'Ongles, reçu chevalier de Malte en février 1791, aujourd'hui préfet du département des Hautes-Pyrénées, et chevalier de la légion d'honneur ; a épousé Joséphine-Marie-Charlotte de Rafelis-Saint-Sauveur, dont il a :
    1. Jean-Philippe-Joseph-André, né le 11 novembre 1804 ;
    2. Caroline-Elzéarine ;
    3. Augustine-N***
Branche des seigneurs de Brest et de Châteauvieux.
  1. Honoré D'ARBAUD, premier du nom de cette branche aussi institué héritier par le testament de Guillaume II, son père ; fut seigneur de Saint-Jean de Brest. Il testa le 12 septembre 1524, et laissa, de Marguerite de Clary, sa femme :

  2. Honoré D'ARBAUD, second du nom, seigneur de-Saint-Jean de Brest, qui laissa, de son mariage avec Antoinette de Portamer :

  3. Melchior D'ARBAUD, premier du nom, marié, en 1545, à Françoise de Laugier, dont il eut :
    1. Guillaume, qui suit ;
    2. Antoine-Marcelin, qui épousa Blanche de Barras.

  4. Guillaume D'ARBAUD, épousa Diane de Barras, sœur de Blanche, en 1571. Il fut père de :

  5. François D'ARBAUD, marié, en 1625, avec Marguerite de Fabri-Fabrègues, dont il eut :
    1. Melchior, dont l'article suit ;
    2. François, reçu chevalier de Malte en 1653 ;
    3. Marguerite, mariée à César de Fabran.

  6. Melchior D'ARBAUD, second du nom, seigneur de Fos-Amphoux et de Châteauvieux, épousa, en 1660, Françoise Raimond-Déoux, de laquelle il laissa :
    1. Alexandre, qui épousa N*** de Pontevès-Bargeme, dont naquit Françoise, mariée dans la maison de Chailans-Mouriès ;
    2. Antoine, qui suit ;
    3. François, chevalier de Malte.

  7. Antoine D'ARBAUD, seigneur de Châteauvieux, ci-devant chevalier de Malte eut, de son premier mariage, Louis d'Arbaud, chevalier de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, officier de vaisseau ; et de son second mariage, avec Jeanne de Gaufrigny de Fos, qu'Il avait épousé le 1er juin 1723 :
    1. N*** d'Arbaud, reçu chevalier de Malte, et mort officier des vaisseaux du roi ;
    2. N*** d'Arbaud, admis, après avoir fait ses preuves de noblesse, dans l'une des places de l'abbaye sécularisée de Saint-Victor-lès-Marseille, le 19 juillet 1751.
Armes : « D'azur, au chevron d'argent et au chef d'or chargé d'une étoile de gueules. Devise : Nascitur et perit ira. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 490
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

15 mars 2009

Famille de Ponthaud

PONTHAUDPONTHAUD (DE), famille noble, originaire de Basse-Normandie, dont le chef a été convoqué à l'assemblée de la noblesse du bailliage du Cotentin, pour les états généraux de 1789. Elle est représentée par :

Mathurin-André-Marie DE PONTHAUD, écuyer, seigneur des Plessis et de la Mazure, maître particulier des eaux et forêts du comté de Mortain. Il a épousé Marie-Françoise-Marthe Lentaigne, de laquelle il a :
  1. Joseph-François Ponthaud, chef de cohorte de la garde nationale de Mortain, en activité ;
  2. Marie-Françoise, mariée en 1804, à René-Charles-Joachim de l'Espinasse, gentilhomme de Normandie.
Armes « Gironné d'argent et de sable. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 490
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille Biliotti


BILIOTTI, famille établie dans le département de Vaucluse, originaire de Florence, et plus anciennement encore de Lucques ; elle portait dans cette dernière ville le nom de Volpe, Volpi, Vulpelli, et, même, depuis, plusieurs ont ajouté à celui de Biliotti, le surnom de Volpi. Le renard en italien s'appelant Volpe, les armes de cette maison étaient parlantes.

Il est peu de familles italiennes établies en France qui aient une origine aussi ancienne : elle a joué un grand rôle à Florence, et y a occupé les premiers emplois dans le temps de la république. Lors des troubles civils de Florence et de l'élévation des Médicis, elle s'est réfugiée à Avignon et dans le comtat, ainsi que nous l'indiquent les titres et les historiens.

Ugolin Vérini, dans son poème en vers sur les nobles familles de Toscane (De illustratione urbis Florentiœ) imprimé en 1583, livre III, s'exprime ainsi :
Corbinella domus, simul et Biliotta propago,
Utraque Lucana de nobilitate putata,
In nostram venere urbem sub Othone secundo : (an 980)
Et Biliotta prius, Iuc volpella vocata est,
Gestat adhuc rubr soboles insignia vulpis.
Le Prioriste et les autres registres publics conservés à, Florence, et sur lesquels étaient inscrits, les noms de nobles familles qui avaient occupé des emplois dans le gouvernement, font souvent mention des Biliotti et des Volpi, ou mieux encore des Biliotti-Volpi ; on compte parmi les gonfaloniers de justice, charge qui correspondait du temps de la république à celle de doge à Venise, dix individus du nom de Biliotti ; on en voit beaucoup parmi les prieurs, seigneurs de la Liberté, autre charge ou conseil de la république, de Florence. Il y'a eu des ambassadeurs près les diverses cours de l'Europe, des ministres, généraux d'armées et conseillers, jusqu'aux derniers temps de la république. La chronique florentine fait aussi mention d'évêques et de cardinaux.

Cette famille était titulaire à Florence d'un majorat ou patronat jus-fidéicommis de l'ordre de Saint-Étienne.

L'an 1198, les Florentins, au nombre de cinq cent vingt-trois, formant le corps de la république, prêtèrent un serment solennel pour l'association, et la sûreté de la Toscane ; l'original de l'acte se trouve aux archives publiques de Florence.

Cet acte a été imprimé dans plusieurs ouvrages, entre autres dans l'Histoire de la maison de Gondi, par Corbinelli, 2 vol. in-4°. Parmi les cinq cent vingt-trois signataires de l'acte d'association, on lit, tome I, pag. 13 des Preuves :
Quartier de Sancta Maria Ughi. III idus, januarii 1198, Forte Bilicotthi.
Quartier de Saint Andrea. III idus, januarii 1198, Deotisalvi Beliocti.
Quartier de Sancto Michaele Berthelde. III idus, januarii 1198, Davitimus Biliotthi.

Quoique l'identité avec le nom de Biliotti ne soit pas complète, il y a trop peu de différence, pour ne pas voir dans cette manière d'écrire une de ces erreurs si communes dans les anciens titres, où les noms propres ne sont presque jamais écrits d'une manière uniforme.

L'an 1256, il y eut un traité de paix entre les Florentins et les Pisans ; ce traité existe aux archives de Florence, il en est parlé dans les historiens, et notamment dans l'ouvrage de Scipion Ammirato. Ce traité, imprimé et rapporté dans l'Histoire de la maison de Gondi, tome I, page 73 des Preuves, nous montre, parmi les conseillers de la république de Florence qui l'ont ratifié, les noms suivants : Machiavelli, Alberti, Octavianus Biliotti, Burnetus Cambii, Rainerius Gondi, Donatus Medicii, Filius Ugolini, etc., etc.

L'historien Benoît Varchi, dans son Histoire delle guerre della republica Fiorentina, in-folio, Leyde, page 270, en faisant l'énumération de la puissance et de la prospérité des Florentins, cite comme beaux palais et édifices particuliers remarquables, ceux possédés par les Pitti, Medici, Pazzi, Strozzi, Salviati, Aldobrandini, Perruzzi, Biliotti, Corsini, Acciaioli, Seristori, etc., etc.
L'an 1268, Charles d'Anjou, après la mort de Frédéric d'Autriche, et de Conradin, empereur d'Allemagne, devenu paisible possesseur des royaumes de Naples et de Sicile, voulut changer de caractère, et combler de bienfaits des peuples qui avaient longtemps gémi de ses cruautés ; il commença par la noblesse qui lui avait été fidèle, et parmi les dons qu'il lui fit, Biliotti, de la ville de Bénévent, baron de Léporano, fut gratifié des baronnie de Galutola et de Maglia, avec d'autres seigneuries dans la Calabre et la terre d'Otrante. Charles de Lellis, dans son Histoire de la Noblesse de Naples et de Bénévent, dit que les Biliotti de Bénévent ont la même origine que ceux de Florence. V. Zazzaro, Basso, Piperno, et autres auteurs napolitain.(Histoire manuscrite de Florence, page 342.)

Vincent Borghini, historien soigneux dans se recherches, dit dans ses discours sur les armes, la noblesse et les monnaies de Florence, que les Biliotti ont pour armes un renard, et que leur ancien nom était Volpi. Parlant ensuite de Sandro, ou Alexandre Biliotti, qui fut maître de la monnaie, il ajoute qu'on le voit sur les tombeaux de cette maison, dans la vieille église du Saint-Esprit à Florence. Le même auteur, page 104, des armes et nobles familles, et page 248, des monnaies de Florence, partie 2 de se discours imprimés à Florence en 1585, dit également que l'an 1339, Sandro Biliotti étant grand-maître de la monnaie, plaça ses armes et la lettre S initiale de son prénom sur les monnaies au coin de la république de Florence. Il est fait mention de ces écus d'or aux armes des Biliotti dans le Dictionnaire historique, géographique, etc., etc., imprimé à Avignon chez Chambaud, 1760, tome IV, article Florence.

Ces monnaies, un des titres les plus précieux et les plus authentiques de noblesse, d'illustration et d'ancienneté, ont exhibées par deux chevaliers de Malte des maisons de Guast et de Marcel-Crochans, petits-fils d'une Biliotti, pour preuve de l'ancienne noblesse de nom et d'armes de la maison de Biliotti, et des ascendants paternels de ladite dame.

Nous ignorons si les orages révolutionnaires n'auront point enlevé ces monnaies des mains de cette famille, mais il en existe encore à Florence. Voyez l'Histoire des monnaies de Florence par Ignazio Orsini, 1760, in-4.°, p. 12, 31, 310, etc.

Les preuves pour la réception à Malte de MM. de Guast, et de Marcel-Crochans, sont de 1648 et 1654. Le procès-verbal en faveur de Jean-Charles de Guast, dans lequel celles de la maison de Biliotti se trouvaient, a été commencé le 24 octobre 1654, et fini le 30 dudit mois, par frères Horace de Blacas-Aups et Jean-Baptiste de Thomas Millaud, commandeurs dudit ordre, écrivant Combe, notaire et secrétaire au Thor.

L'Histoire de Provence de César Nostradamus, in-folio, Lyon, 1614, donne l'origine et la filiation de la plupart des anciennes familles ; en parlant de celles qui, venues de Florence à Avignon (pages. 3 et étaient réputées les plus illustres et les plus recommandables, il fait connaître leurs armoiries, qui sont gravées à la marge de l'ouvrage, et cite, d'après Jacques Nardi (Histoire de Florence), le nombre de gonfaloniers de justice, depuis l'an 1300, qu'ont fournis cinq ou six familles dont la postérité existe encore aujourd'hui, tels que les Cambi, les Peruzzi, les Anselmi, les Biliotti, les Baroncelli.

Il est à remarquer que le Biliotti et les Baroncelli n'ont jamais altéré l'orthographe italienne de leur nom, et qu'aucune lettre ajoutée ou changée n'en a fait varier la prononciation, tels que Anselme pour Anselmi ; Donnis, Cambis, Pérussis, etc., etc., etc., pour Donni, Cambi, Perui. Les Français croyaient ennoblir leur origine en donnant un air étranger à leur nom, tandis que les étrangers au contraire se plaisaient quelquefois à franciser le leur.

Les armes de la maison de Biliotti se voyaient à Avignon, au couvent de Sainte-Claire, dans l'église paroissiale de Piolenc, et à Paris dans l'église métropolitaine de-Notre-Dame, à la chapelle des Gondi, avec lesquels la famille de Biliotti avait eu deux alliances actives et passives ; elles étaient mises en couleur, avec celles de Médicis, sur un parchemin contenant des exemptions et des privilèges accordés par Léon X aux Biliotti, Peruzzi, etc., etc.

Les monuments publics qu'on a cités ou qu'on rapportera encore ne prouvent pas seulement l'origine, les noms, les armes et la transmigration de la famille Biliotti, mais ils rendent témoignage à son ancienne noblesse, qui a été authentiquement attestée par les lieutenants et conseillers de François de Médicis, grand duc de Toscane, par un acte public en forme, du 31 juillet 1579, adressé au roi de France Henri III, sur la noblesse de la maison de Gondi et de ses alliés, parmi lesquels les Biliotti sont énoncés. (Histoire de la maison de Gondi, page 523 et suivantes, vol. 2.) Cet acte y est tout au long, et sert de réponse à la lettre écrite par Henri III au gouvernement de Florence le 14 avril 1579, pour avoir des renseignements sur la famille de Gondi et celles qui lui étaient alliées, et sur l'usage établi à Florence pour constater la noblesse et sa filiation ; cette pièce fut produite au roi de France lorsqu'il voulut décorer la maison de Gondi de l'ordre du Saint-Esprit.

M. d' Hozier, juge d'armes de France, atteste aussi l'illustration et la noblesse des Gondi et de ses alliés. Voyez ses remarques sommaires. Voyez aussi les procès-verbaux d'examen des preuves pour l'admission aux écoles militaires, déposées à la bibliothèque royale, aux manuscrits, vol. 9, 16, 18, lesquels contiennent un sommaire de beaucoup d'actes, et remontent la généalogie jusqu'à Zénobi de Biliotti, père de Jean, qui vint s'établir à Avignon sur la fin du quinzième siècle.

On voit, au livre 20 des délibérations et décrets du sérénissime grand duc de Toscane, existant en original dans la chancellerie ducale, un arrêt rendu le 22 avril 1659, sur la demande de l'archevêque de Paris, Jean-Charles-François de Gondi, cardinal duc de Retz, au sujet de la noblesse des familles auxquelles la maison de Gondi avait été alliée, tendante à faire déclarer que ces familles étaient nobles et patriciennes de Florence, habiles et capables d'obtenir tous les emplois et toutes les dignités et honneurs qu'il pouvait y avoir, etc., etc. Cet acte et un autre arrêt encore plus détaillé, rendu le mars 1659, attestent la noblesse des Biliotti ; ils sont relatés en entier dans l'Histoire de la maison de Gondi, tome I, pag. 220, 223, etc., etc.

Françoise de Biliotti, fille de Christophe, fils de François, fut mariée en 1419 avec Léonard, fils de Léonard, fils de Simon, fils de Geri de Gondi, d'où sont descendus les Gondi, ducs de Retz.

Altérius Biliotti, après avoir été nommé en 1515 à l'évêché de Todi par le pape Léon X, s'en démit l'an 1523. Dictionnaire canonique et dogmatique du père Richard, tome V, art. Todi.

Augustin Dathi, de Sienne, fait souvent mention dans ses ouvrages d'un Dominique Biliotti, chanoine de l'église de Sienne ; et on voit par ses lettres latines imprimées (1503 in-fol.) la considération qu'il avait pour lui, et combien il appréciait son suffrage comme écrivain.

L'historien Benoît Varchi, dans son Histoire de Florence, fait mention d'un capitaine Ivo Biliotti, qui combattit vaillamment le prince d'Orange, et soutint avec gloire les derniers moments de l'indépendance de sa patrie. Après l'établissement du grand duc de Toscane, il passa au service de France, et fut tué au siège de Dieppe.

Dom Eugène Gamurini et plusieurs autres auteurs italiens, font connaître les alliances de la famille de Biliotti avec les maisons les plus considérables d'Italie, tels que les Gondi, les Salviati, les Peruzzi, les Strozzi, etc., etc.

En général, il est très difficile d'établir une filiation, bien positive qui remonte à plusieurs siècles, et très peu de familles en France ont l'avantage d'avoir conservé trois actes en dues formes qui établissent le rang et l'ordre de la filiation de chaque individu ; les révolutions, naturelles, les accidents, les guerres civiles les malheurs ou la dispersion des familles, leur migration et les vicissitudes de leur fortune, sont autant de causes qui concourent à obscurcir leur origine, et à rendre en quelque sorte conjecturale la science généalogique, lorsqu'elle veut remonter trop loin ; c'est seulement par induction qu'on peut considérer comme descendant, l'individu dont le nom se retrouve avec une certaine ressemblance dans les fastes de l'histoire. En Italie cette filiation s'établissait avec moins de difficultés, d'abord par les soins du gouvernement, qui, dans des registres publics nommés prioriste, livre d'or, etc., etc., conservait l'identité des noms ; et puis par l'usage où l'on était de relater à la suite du nom d'un individu, celui de deux, trois, quatre ascendants, et quelquefois plus.

Il existe encore à Florence une branche de la maison de Biliotti ; mais nous ne devons nous occuper que de celle qui est établie en France.

Généalogie de la branche des Biliotti, établie dans le comtat depuis plus de trois siècles.
  1. BENCIVENNI ou BENVENUTI VOLPI, est le plus ancien qui soit connu comme le chef de la maison de Biliotti ; il vivait au commencement du treizième siècle : on ignore ce qui donna lieu à son changement de nom ; on pourrait croire qu'il épousa une fille de la famille de Biliotti de Bénévent ; mais Charles de Lellis, dans son Discours sur les nobles familles de Naples, infirme ce sentiment, puisqu'il ne parle point de cette alliance : il donne la généalogie de cette famille, page 233 et suivantes. Il relate ses armes d'azur à un serpent à deux têtes, avec la devise bino capite luctans. Ces armes n'ont aucun rapport avec celles des Biliotti, et cependant le même auteur dit, d'après d'autres, que les Biliotti de Bénévent sont les mêmes que ceux de Florence : la conformité seule de nom peut avoir dirigé l'opinion des auteurs. Quoi qu'il en soit, Bencivenni Volpi eut des fils qui furent connus, ainsi que leur postérité, sous le nom de Biliotti.
    1. Octavianus Biliotti fut conseiller de la république, et ratifia le traité de paix avec les Pisans en 1256 ;
    2. Lotto, ou Biliotto-Biliotti, qui suit ;
    3. Simon Biliotti ; il eut un fils nommé Jean, prieur de la Liberté en 1297.

  2. LOTTO ou Biliotto-Biliotti, second fils de Bencivenni Volpi. Il est désigné dans le Prioriste et dans l'Histoire de Florence de Scipion Ammirato, vol. I, liv. 4, page 197, année 1295. Un zèle patriotique le porta à prendre le parti du peuple que la noblesse voulait opprimer, il fut assailli et blessé par cinq individus de la famille des Cavalcanti ; ce démêle, dont plusieurs historiens ont parlé, fut bien puni par les magistrats, mais donna naissance à la haine qui divisait les deux familles. Gamurini, dans son Histoire de la noblesse de Toscane et d'Ombrie, en parlant des divisions de certaines familles, et qui étaient ensuite partagées par leurs enfants, cite comme exemple celle qui existait entre les Biliotti et les Ceffini de San-Simone en Toscane. Mathieu Biliotti, et Cenni, qui suit, sont désignés dans le Prioriste comme enfants de Biliotto-Biliotti. Mathieu Biliotti, di Biliotto-Biliotti, ainsi qu'il est désigné dans le Prioriste, occupa plusieurs fois les premières places de l'Etat de Florence. On le voit prieur de la Liberté en mai et juin 1299, en 1303, en 1315 et en 1316. L'an 1309, il fut envoyé en ambassade extraordinaire Avignon, auprès du pape Clément V, pour obtenir, la levée de l'interdit lancé sur la ville, de Florence, et sa mission eut un heureux succès.
    Voyez les diverses Histoires de Florence et d'Avignon, et, entre autres, Scipion Ammirato,
    tome I, page 241, année 1309.

  3. CENNI Biliotti, di Biliotto-Biliotti, fut prieur de la Liberté en 1304 et 1309 ; il eut plusieurs enfants :
    1. Barthélemy, qui suit ;
    2. Sandro Biliotti, dont l'Histoire de Florence fait souvent mention, qui remplit plusieurs charges et commissions importantes, qui fut grand-maître de la monnaie en 1339, et y plaça l'écu de ses armes ;
    3. François, dont la postérité s'est éteinte dans la maison de Gondi ;
    4. Dominique ;
    5. Thomas.

  4. BARTHÉLEMY, nommé dans le Prioriste Bartholomeo, di Cenni BILIOTTI, fut plusieurs fois prieur-seigneur de la Liberté ; en 1351 il fut député avec Paul Altoviti, pour réformer les vallées du Mugello et de Grève, et ramener l'ordre dans ces contrées. Il eut deux fils :
    1. Jean, qui suit ;
    2. Gauthier, dont la branche est éteinte. Nicolas Biliotti, religieux dominicain à Florence un des descendants de Gauthier, fut un des quatre que le gouvernement grand-ducal n'avait pas exilés. Tous les autres religieux furent renvoyés, parce qu'ils renouvelaient le sentiment du fameux père Savonarola en faveur de la liberté du peuple florentin. Les trois qui restèrent avec lui sont : François Médici, Dominique et Mathieu Strozzi, ainsi que le rapporte Megliore dans son, ouvrage intitule Firenze illustrata, pag. 228, an 1556.

  5. Jean Biliotti, premier du nom, désigné dans le Prioriste sous le nom de Jiovanni, di Bartholomeo Biliotti, fut prieur-seigneur en 1377 ; du bureau des dix de la guerre en 1388 ; gonfalonier de justice en 1392, et député avec Mathieu Davanzati en 1397, vers les Pisans et les Lucquois, pour accommoder leurs différents, et les engager à prendre les armes contre le duc de Milan. Voyer Ammirato, Histoire de Florence, vol. I, pages 793, 834 et 856. Jean Biliotti eut trois enfants :
    1. Sandro, qui suit ;
    2. Gauthier, dont la postérité est éteinte ;
    3. Pierrette, qui épousa N*** Carducci. Scipion Ammirato, dans son Histoire des nobles familles de Florence, pag. 202, Généalogie de Carducci, rapporte que Pierrette eut quinze garçons et sept filles.

  6. SANDRO ou ALEXANDRE BILIOTTI est appelé dans le Prioriste Sandro, di Jiovanni Biliotti : il fut, comme le premier Sandro, fils de Cenni (III), son grand-oncle, souvent occupé des affaires de l'Etat, et les historiens de Florence en font souvent mention : il était gonfalonier de justice en 1427, et du bureau des dix de la guerre ; il entra dans le même bureau l'an 1431. Il fut seigneur-prieur en 1434 et 1440 ; gonfalonier pour la seconde fois en 1444, et la même année général des armées de la république. On sait qu'à cette époque Florence, appelée la moderne Athènes, était le centre des richesses du monde, et soudoyait des armées de près de cent mille hommes. Sandro Biliotti laissa une nombreuse postérité :
    1. Zénobi, qui suit ;
    2. Augustin, auteur de la branche qui existe à Florence ; sa postérité a été assez nombreuse. Julien, second fils d'Augustin, eut un fils qui épousa Genèvre de Gondi, tome I, page 347 de l'Histoire de la maison de Gondi. Les Biliotti de Piolenc étaient en correspondance avec la branche qui existait il y a quelques années à Florence dans la personne de Laurent et de Joseph de Biliotti ; il y avait dans cette branche plusieurs chevaliers de Saint-Etienne, ordre institué d'après celui de Malte.
    3. Mathieu, qui n'a point eu d'enfants.
    4. Nicolas, prieur-seigneur en 1463, nommé dans le Prioriste Nicolas, di Sandro, di Jiovanni. Il épousa Madeleine Salviati.

  7. ZENOBI BILIOTTI, di Sandro, di Jiovanni, comme il est écrit dans le registre public, fut élu prieur-seigneur en 1455, et gonfalonier de justice en 1471 ; de nouveau, prieur-seigneur en 1486. Il épousa Constance de Guigni, d'une noble et ancienne famille de Florence. Il a laissé plusieurs enfants :
    1. Louis,
    2. Dominique,
    3. François,
    4. Mathieu,
    5. Jean de Biliotti, qui suit ;
    6. Sandro, dont le petit-fils, Ivo Biliotti, est plusieurs fois cité comme un grand capitaine ;
    7. Camilla, qui épousa Gabriel Strozzi ;
    8. Laura.

  8. Giovanno, ou Jean DE BILIOTTI, deuxième du nom, fils de Zénobi, fils de Sandro, naquit à Florence le 7 juillet 1467 ; il vint s'établir à Avignon sur la fin du quinzième siècle : on n'a pas connaissance qu'il ait passé des actes avant l'année 1500 ; mais tous ceux qui existent le désignent ainsi : Nobilis vir Joannes, Zenobii Biliottis Florentinus, civis Avenionensis. Des manuscrits de M. de Cambis-Velleron, sur les nobles familles de Provence, disent que Jean Biliotti vint pour la première fois à Avignon quelques années avant 1500, pour y suivre un procès important ; ce motif fut peut-être un prétexte pour cacher les raisons de politique qui le forcèrent à abandonner sa patrie où sa famille avait une belle existence, et jouait un rôle actif dans toutes les agitations du gouvernement. Il est certain qu'il quitta Florence avec deux de ses frères et plusieurs autres nobles Florentins, après les diverses conjurations contre les Médicis ; et ce qui confirme l'idée que les événements politiques avaient été la seule cause de son éloignement de Florence, c'est que le pape Léon X lui adressa le 30 janvier 1515, ainsi qu'à plusieurs autres, les brefs et autorisations nécessaires pour retourner dans sa patrie. Il paraît que Jean de Biliotti apporta avec lui de grandes richesses ; il y a plusieurs actes d'obligations en sa faveur. Il acquit beaucoup de directes et censes seigneuriales à Avignon, en 1524 et 1526, écrivant Bernard de Garrèto, notaire à Avignon ; lesquelles reconnaissances sont relatées dans les Preuves de Malte du chevalier de Guast, dont il a déjà été parlé. Il acquit des biens à Tarascon, des directes au Thor et à Caderousse, et plusieurs domaines dans les territoires d'Avignon, de Château-Neuf et de Piolenc, lesquels sont encore possédés en partie par ses descendants. Par contrat du 4 octobre 1500, écrivant Mathieu Dalmassi, à Avignon, Jean de Biliotti s'est marié à Angélique de Peruzzi, fille de Rodolphe, et d'Hélène de Fallet ou Faret. Jean de Biliotti a été consul de la ville d'Avignon en 1510 et 1515. Il mourut à Avignon le 4 juin 1530, en ne laissant qu'un fils. Il fut enterré dans l'église des dames de Sainte-Claire, où l'on voyait son tombeau avec ses armes et celles d'Angélique de Peruzzi, sa femme. On lit sur la pierre sépulcrale qui le recouvrait : Hic jacet nobilis vir Joannes Biliottus, natione Florentinus, civis Avenionensis, qui dies suos clausit extremos, anno nostrœ salutis 1530 et 4 junii.

  9. Joachim DE BILIOTTI, premier du nom, passa en 1525 un contrat d'échange, conjointement avec Jean, son père, écrivant Bernard de Garrèto, notaire à Avignon. Il obtint une sentence favorable en 1553 ; pour un procès qu'il soutenait à la cour de Rome, comme fils et héritier de Jean. Il acquit la coseigneurie de la Garde-Paréol l'an 1556. Joachim de Biliotti fut marié à Hélène de Lause. Il fit son testament le 20 septembre 1580, devant Colin Tache, notaire d'Avignon. Il ordonna à Antoine de Biliotti, son héritier, d'acquitter les legs pies que la dame Hélène de Lause, sa femme, avait faits par son testament du 4 août 1560. Louis de Balma, notaire à Piolenc. Il mourut à Avignon, et fut enterré dans le tombeau de son père. Il eut sept filles et cinq garçons. Joachim Il, son fils cadet, qui suit, est le seul dont la postérité se soit conservée. Antoine Ier, fils aîné et héritier de Joachim, épousa Madeleine de Serres. Il n'eut de ce mariage qu'une fille Angélique de Biliotti, qui épousa, l'an 1602, Torquat de Fortia, seigneur de Cuirol, et qui porta par ce mariage la presque totalité des biens de la maison de Biliotti dans celle de Fortia : Angélique de Biliotti, fille d'Antoine, n'eut elle-même que deux filles Jeanne, qui épousa Michel de Guast ; Suzanne, qui fut mariée à Louis de Marcel-Crochans ; et c'est pour les enfants de ces deux demoiselles de Fortia, filles d'Angélique de Biliotti, qu'ont été faites les preuves pour Malte dont il a été parlé plus haut. Antoine de Biliotti, après la mort de sa femme, embrassa l'état ecclésiastique. Il mourut en 1624. On trouve son éloge funèbre dans les archives du chapitre de la métropole d'Avignon.

  10. Joachim DE BILIOTTI, second du nom, coseigneur de la Garde, n'eut que les biens de Piolenc dans la succession de son père ; son frère aîné, Antoine, conserva tous les autres biens de sa famille. La fortune de Joachim étant ainsi très bornée, il quitta Avignon, et vint s'établir à Piolenc. Il s'y maria avec Catherine de la Beaume, fille de Pierre, écuyer de la ville d'Orange, par acte du 4 novembre 1756. Jean Bénivadi, notaire. Il concéda quittance pour la dot de Catherine de la Baume, le 27 octobre 1578. - De la Vastre, notaire à Piolenc.
    Joachim II fit son testament le 24 juillet 1604, par-devant Pierre Fournier, notaire à Orange, dans lequel il établit Antoine de Biliotti, son fils, héritier universel ; il mourut la même année, et fut enterra dans l'église de Piolenc, devant la chapelle du S.-Esprit, qui lui appartenait, et qui a été le tombeau de ses descendants.

  11. Antoine de Biliotti, fils de Joachim II. Il fut marié avec Delphine de Bertoin, le 19 mars 1611, Mazelli, notaire d'Avignon. Il laissa trois enfants. Voulant conserver le droit de citoyen de la ville d'Avignon, il obtint des consuls des lettres patentes en due forme, du 10 septembre 1643, qui le déclarèrent citoyen de la ville d'Avignon, quoique n'habitant plus cette ville. Il fit son testament le 31 mars 1643, La Baulme, notaire à Carpentras, par lequel il institua Guillaume, son fils, son héritier. Marié une seconde fois avec Marguerite d'André, il eut un fils, Joachim, mort sans postérité, et une fille.

  12. Guillaume DE BILIOTTI, fils d'Antoine et de Delphine de Bertoin, épousa à Carpentras, le 12 décembre 1651, Isabelle de la Baume, sa parente. Il lui fut délivré une dispense par le vice-légat d'Avignon, le 24 novembre 1651. Voyez les actes de mariage de la cathédrale de Carpentras. Guillaume fit un partage de ses biens avec Joachim, son frère, le 19 avril 1653, écrivant d'Avignon, notaire à Piolenc. Il testa à Piolenc, le 10 septembre 1661, par-devant Esprit Michel, notaire. Il laissa trois enfants, deux filles et Joachim III, qui suit :

  13. Joachim DE BILIOTTI, troisième du nom, fils de Guillaume, épousa Thérèse de Salvator, de Bollène, dans le Comtat, par contrat passa le 20 mars 1681, Fabre, notaire à Carpentras. Acte du 9 avril 1696, Michel, notaire à Piolenc, au profit de Joachim de Biliotti. Il fit son testament le 29 décembre 1709, écrivant Jean Floret, notaire à Carpentras. Il eut de son mariage trois fils, et deux filles qui n'ont pas mariées.
    1. Joseph, qui suit ;
    2. Joachim, capitaine au régiment de Feugeret, par commission du 7 mars 1702, mort à Nieuport, le 8 septembre 1706 ;
    3. Joachim-Blaise, capitaine au régiment de Talaru, par commission du 28 juillet 1734 ; chevalier de Saint-Louis, mort en 1747, au camp de la Trinité, dans le comté de Nice.

  14. Joseph DE BILIOTTI, fils de Joachim III, épousa Charlotte de Planet, le 12 octobre 1723 ; écrivant Michalis, notaire à Carpentras, et André, notaire à Aubignan. Contrats passés par Joseph de Biliotti : le 10 novembre 1719, Barjavel, notaire à Carpentras ; le 13 février 1739, Benet, notaire à Orange. Joseph de Biliotti n'a eu qu'un fils et deux filles.
    1. Joseph-Joachim, qui suit ;
    2. Marie-Thérèse-Elisabeth, religieuse ;
    3. Charlotte Alexandrine, mariée à Joseph de Mornas, dont Nicolas et Marcelin de Mornas, qui n'eut point d'enfants.

  15. Joseph-Joachim DE BILIOTTI, fils de Joseph, capitaine au régiment de Talaru, par commission du 8 novembre 1746 chevalier de S.-Louis le 23 juillet 1756 ; s'est marié le 16 février 1751, écrivant Pierre Blaze, notaire à Cavaillon, à noble demoiselle Esperitte Vécanne de Braud, de Cavaillon. Il a acheté, le 1er octobre 1763, Rogier, notaire à Avignon, les terres et seigneuries de Beauregard et de Galégabie, dans la principauté d'Orange ; et a prêté foi et hommage en la manière des nobles, à la chambre des comptes de Grenoble, pour lesdits seigneuries et fiefs, le 7 août 1764, comme il conste par les divers arrêts rendus à cette époque par la cour, laquelle a ordonna l'enregistrement textuel de tous les titres qui établissent la filiation dudit Joseph-Joachim de Biliotti, et sa descendance directe et authentique de noble Zénobi de Biliotti, fils de Sandro, fils de Jean, gonfalonier de justice à Florence, et père de Jean de Biliotti, qui est venu s'établir à Avignon. Joseph-Joachim de Biliotti, dans les nombreux contrats qu'il a passas depuis l'acquisition du château de Beauregard, a toujours pris le titre de haut et puissant seigneur, marquis de Biliotti, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, etc. etc. M. de Biliotti, par une ordonnance de S. M., le roi tant en son conseil, a été maintenu, le 9 mai 1773, dans la possession exclusive d'un droit de bac sur toute la rivière d'Ouvèze, comme dépendance du fief de Beauregard. Victime de l'orage révolutionnaire et des malheurs inouïs qui ont pesé sur la France dans ces temps de calamité générale, où la naissance, la fortune, la considération publique et la pratique des vertus étaient des chefs d'accusation, M. Joseph-Joachim de Biliotti a péri sur l'échafaud le 29 juillet 1794 (17 thermidor an 2), âgé de près de soixante-dix ans. Il fut la dernière victime du tribunal révolutionnaire d'Orange, et sembla prédire la fin des assassinats ordonnés par ce tribunal. On se souvient encore à Orange du calme et de la résignation de M. de Biliotti. Il pardonnait à ses bourreaux, il priait Dieu pour eux ; il consolait ses compagnons d'infortune, comme lui innocents, et comme lui jugés et condamnés à la mort. On l'a entendu dire à son fils, à ses amis, qui étaient avec lui dans la prison, et avant de les quitter pour toujours : « Si je ne vous ai pas appris à bien vivre, je veux au moins vous apprendre à bien mourir. » M. de Biliotti fut généralement regretté, et laissa dans toute sa province une réputation bien honorable pour ses enfants. Le jugement de la commission populaire porte : « Accusation de délits de conspiration tendant à détruire la souveraineté du peuple et la liberté, et, depuis l'établissement de la république, rompre son unité et son indivisibilité, contre Joseph-Joachim Biliotti, ci-devant noble et marquis. Je traduis devant vous (a dit le juge) le nommé Joseph Joachim Biliotti, ex-noble, ci-devant maire de sa commune : je l'accuse depuis le commencement de la révolution de s'en être montré l'ennemi le plus acharné ; il a tout tenté pour détruire la liberté ; il s'est dans toutes les circonstances déclaré l'ami, le partisan et le protecteur des aristocrates ; il a vexé les bons citoyens, lorsqu'élevé à la place de maire par la confiance des amis de l'ancien régime et de la tyrannie, il remit des armes aux esclaves, et fit jeter dans des cachots les plus chauds patriotes : partisan prononcé de l'ancienne noblesse et de ses privilèges, il a voulu opérer la contre-révolution, par tous ces faits tenté d'allumer la guerre civile, perpétuer l'anarchie ; il a conspiré contre la république et son unité, etc., etc. La commission, considérant qu'il a existé une conspiration pour détruire la république, etc., etc., condamne Joseph-Joachim Biliotti à la peine de mort, et déclare ses biens acquis et confisqués au profit de la république »
    Joseph-Joachim, marquis de Biliotti, a eu plusieurs enfants ; quatre garçons et une fille lui ont survécu :
    1. Joseph-Joachim-Bazile-Régis de Biliotti, né le 15 juin 1754, qui suit ;
    2. Ambroise-Joachim, chevalier de Biliotti, élève de l'école royale et militaire de Paris, ancien capitaine au régiment de Beauce, marié à Valréas avec mademoiselle de Grély, sans postérité ;
    3. Michel-Wenceslas, ancien officier de marine, chevalier de Saint-Louis ;
    4. Alexandre-Stanislas de Biliotti-Volpi, ancien officier au régiment de Conti ;
    5. Marie-Thérèse, inscrite sur la liste des élèves de Saint-Cyr en 1758. Angélique et Victoire, mortes avant leur majorité, ont été reçues et élevées dans la maison noble de l'Enfant-Jésus, à Paris. Alexandre et Michel, qui étaient encore au service au moment de la révolution, l'ont quitté pour suivre les princes français sur une terre étrangère.

  16. Joseph-Joachim-Bazile-Régis, marquis de BILIOTTI, fils de Joseph-Joachim, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Lazare, a été élevé l'école royale militaire de Paris, où il a été reçu en 1764 ; les preuves pour son admission sont déposées à la bibliothèque royale, au neuvième volume, page 27. Il a servi dans le régiment de Conti, infanterie. Il a épousé, le 10 novembre 1777, écrivant Simon, notaire à Sarrians, Rose-Marguerite, fille de Dominique de Pêtre de la Costière, et de noble dame Marguerite-Lucrèce de Léautaud-Artaud-Montauban de Bellegarde. Il a prêté de nouveau foi et hommage pour la terre de Beauregard en 1784, à la cour des comptes du Dauphiné. M. le marquis de Biliotti a assisté en 1789 aux assemblées des Etats de la principauté d'Orange pour l'ordre de la noblesse ; il est aujourd'hui maire de la commune de Jonquières, sur le territoire de laquelle est situé le château de Beauregard ; il est membre du conseil général et du collège électoral du département de Vaucluse. M. le marquis de Biliotti a eu de son mariage trois enfants :
    1. Victor de Biliotti, qui suit ;
    2. Pauline, mariée à M. le comte de Correggio ;
    3. Amélie, mariée à M de l'Espinasse.

  17. François-Victor-Julien-Joachim de BILIOTTI, fils de Joseph-Joachim-Basile Régis, est né à Sarrians le 16 janvier 1780, nommé auditeur au conseil d'Etat par décret du 5 juillet 1811 ; il a été envoyé en cette qualité à la grande armée, l'a suivie à Moscou et dans toute la retraite de 1812 ; il a été nommé intendant de la ville de Liegnitz en Silésie en 1813. Marié, par contrat du 28 novembre 1811, Lemaître, notaire à Paris, à mademoiselle Maury, dont une fille : Sifreinie-Victorine-Rose-Françoise de Biliotti, née à Paris (neuvième arrondissement), le 24 septembre 1812.
Armes : « De gueules, au chef d'argent chargé d'un renard passant de gueules. Support. Deux renards. Cimier. Un renard de gueules tenant un gonfanon sur lequel sont ces quatre lettres : S. P. Q F. Senatus populusque Florentinus. Deux bannières représentant les monnaies de Florence, avec ces deux légendes : à dextre, Senatus populusque Florentinus ; à sénestre, Jesus Rex noter et Deus noster. La devise italienne : Pensate alfine. »

Outre les ouvrages déjà cités dans le cours de cet article, on peut consulter, pour avoir de nouveaux renseignements ou la confirmation de ceux qui ont donnés ; les Histoires de Florence de Dante ; Jean-Villanni ; les archives publiques de la réformation de Florence ; l'Histoire de Florence de Léonard Bruni, dit l'Arretin ; Dictionnaire des Gaules et de la France, par Expilly, articles Avignon ; Piolenc et Regard (Beauregard) ; Dictionnaire héraldique de la Chesnaye-des-Bois ; Calendrier de la noblesse ; Essai sur la Noblesse du Comtat, in-.4° ; Description des curiosités de l'église Notre-Dame de Paris ; Dictionnaire de Morri ; la Biographie universelle, etc., etc., etc.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 474
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

11 mars 2009

Famille de Venois

VENOIS (DE), famille noble d'extraction, originaire de Normandie, a fourni plusieurs rameaux qui se sont étendus dans la Champagne, et autres provinces de France. Un d'eux est représenté aujourd'hui par : Jacques-Joseph-Théodore DE VENOIS, chevalier, né le 6 juin 1754, qui a commencé ses services 1773, dans l'ancien corps de la gendarmerie de France. Il est aujourd'hui commandant d'armes à Philippeville.

Armes : « D'or à six lys de sable, trois, deux, et un. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 474
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

10 mars 2009

La famille d'Escherny

ESCHERNY (D'), famille noble de race et d'extraction, originaire de Savoie, et établie à Paris.

Lettres de reconnaissance de noblesse en faveur du sieur François-Louis d'Escherny, comte du Saint-Empire, et ancien chambellan de la cour de Wurtemberg.
Louis, par la grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l'état, roi des Français, à tous, présents et à venir, salut :

Notre cher et bien amé le sieur François-Louis d'Escherny, chanoine du chapitre noble de la cathédrale de Colberg, en Poméranie, nous a fait représenter qu'il espère de notre justice que nous voudrons bien lui conserver dans notre royaume les honneurs et prérogatives attachas à sa naissance, et dont sa famille, originaire de Savoie, transplantée successivement au canton de Berne, dans la principauté de Neuchâtel en Suisse, et agrégée à la noblesse de l'empire, est en possession depuis plusieurs siècles, ainsi qu'il est justifié, par les titres qu'il a mis sous nos yeux, et qui ont été vérifiés par le généalogiste de nos ordres, etc., etc., que tous les degrés de sa filiation sont appuyés de plusieurs actes civils originaux ou expéditions en forme authentique, portant tous qualification caractéristique et constante de noblesse, etc. ; que le 2 juin 1787, il a fait à Berlin ses preuves d'ancienne noblesse, et a obtenu du roi de Prusse actuellement régnant des lettres patentes par lesquelles ce souverain le reconnaît bon et ancien gentilhomme de la principauté de Neuchâtel, etc. A ces causes, de l'avis de notre conseil, nous avons reconnu et, par ces présentes signées de notre main, reconnaissons ledit sieur François-Louis d'Escherny pour être issu d'ancienne race et noblesse d'extraction, etc. En foi de quoi nous avons signé et fait contresigner ces dites présentes, auxquelles nous avons fait apposer le sceau de l'état, à Paris, au mois de décembre l'an de grâce 1789, et de notre règne le seizième. Signé Louis. Plus bas, par le roi, DE S.-PRIEST. Visa archevêque de Bordeaux. »
Toutes les preuves ci-dessus, d'ancienne noblesse féodale par possession, sans origine connue, et qui se perd dans la nuit des temps, ont été faites par le comte François-Louis d'Escherny, chez M. Chérin, dont on connaît l'exactitude, la fidélité et la rigueur.
  1. Noble Jean-François D'ESCHERNY, né en décembre 1699, bourgeois de Nion, canton de Vaud et de Neuchâtel, en Suisse, marié, en 1733, à noble dame de Pourtalés ou Portalés. De ce mariage vinrent :
    1. François-Louis, qui suit ;
    2. Anne d'Escherny, mariée à noble Jean de Fries, comte du Saint-Empire. Elle a eu pour fils Maurice de Fries, comte du Saint-Empire, marié à la princesse de Hohenloe, et deux filles, l'une mariée au comte de Shoenfeld, ambassadeur de Saxe à Vienne, en Autriche ; et l'autre au comte de Haugwitz.

  2. François-Louis D'ESCHERNY, comte du Saint-Empire, et ancien chambellan de la cour de Wurtemberg, né le 24 novembre 1733, marié, en janvier 1771, à noble demoiselle Marie-Anne-Elisabeth-Émelie, fille de noble Jean-Baptiste-Isaac de Brissac, seigneur de Soxey, la Colombe, Pailleroles, etc. De ce mariage vient :

  3. Abraham-François-Louis, comte D'ESCHERNY, né en décembre 1777, marié à noble dame Mélanie-Thérèse Bourlet, dont :

  4. Arthur-Louis D'ESCHERNY, né le 22 août 1811.
Armes : « D'azur à trois bandes d'argent ; au chef d'or chargé de trois tourteaux de gueules. Pour supports : deux lions, avec la couronne de comte. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 472
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

09 mars 2009

Blog de Gallica

Le blog de gallica, dont il est si souvent question dans ces pages, vient d'ouvrir.

D'après son premier billet, le blog Gallica se propose d’aborder l’ergonomie et les services web ; les questions informatiques ; la numérisation et son passage en mode texte ; les contenus et les projets d’accroissement de Gallica ; ses partenaires.

Longue vie au blog Gallica.

L'adresse : http://blog.bnf.fr/gallica/