15 décembre 2008

Claude Allègre x Louise Bayle

Claude Allègre x Louise BayleL'an 1727 et le 4 août après la publication des bans du mariage entre Claude Allègre fils à feu Anthoine et de Eléonore Vial de la paroisse de Beauvezer diocèse de Senez d'une part, et Louise Bayle fille de François et de feue Marguerite Pascali de cette paroisse etc. etc.

Le Vernet BMS 1704-1792 Vue 46/312

14 décembre 2008

Sales de Salèles

Nota du 6/4/2013 : La généalogie ci-dessous tirée de St-Allais est contestée (voir commentaire à la fin de l'article)

SALES DE SALÈLES (DE), famille originaire de Saint-Chély en Gévaudan, et maintenant établie à Sauve, en Languedoc.
  1. N*** DE SALES, écuyer, qui obtint, en 1440, une commission du roi pour la charge de capitaine des forêts du Gévaudan.
  2. Jean DE SALES, écuyer, reçut, le 31 juillet 1532, une commission du roi François Ier, pour commander une compagnie de cent hommes de pied. En 1533, le même obtint du roi, une sauvegarde.
  3. Guillaume DE SALES, écuyer qui fut père de :
  4. Gaspard DE SALES, écuyer, seigneur de Poujol, passe un contrat de mariage, en 1558, avec noble demoiselle du Fagon. Il y est qualifié fils de noble Guillaume de Sales. Il fut compris dans le rôle des gentilshommes du Gévaudan, appelés au ban et arrière-ban, le 5 mai 1574. Il fut père de :
  5. Pierre DE SALES, Ier du nom, écuyer, lequel épousa, en 1585, à Sauve, en Languedoc, Suzanne de Sostella, de laquelle il eut :
  6. Pierre de SALES, IIe du nom, écuyer, docteur en droit, épousa 1.° en 1620, demoiselle de Jean-Jean ; 2.° Françoise de Vilas de Salèles. Comme elle était héritière de sa maison, Pierre de Sales prit les armes de Vilas de Salèles.

    Enfant du premier lit.

    Jean de Sales, écuyer, marié avec demoiselle Isabeau Darvieu.

    Enfant du second lit :

    Étienne, qui suit :
  7. Étienne DE SALES DE SALÈLES, écuyer, seigneur de Conqueirac, fit enregistrer, en 1697, ses armes à l'armorial général de France. (Voyez-les à la fin de cet article). Il épousa, en 1664, Espérance d'Algue, fille de noble d'Algue, seigneur de Croye et de Saint-Hyppolite, et de noble Isabeau Durand de Ferrière. De ce mariage vinrent :
    1. Louis, dont l'article suit ;
    2. François de Sales de Montaut, capitaine de cavalerie dans Mestre-de-camp, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort sans postérité.
  8. Louis DE SALES DE SALÈLES, écuyer, cornette au régiment de Mestre-de-camp cavalerie. Il épousa, en 1696, Marguerite de Régis, dont il eut :
    1. Étienne de Sales de Salèles ; lieutenant au régiment de Mestre-de-camp cavalerie, mort sans enfants ;
    2. André, dont l'article suit :
  9. André DE SALES DE SALÈLES, écuyer, officier au régiment de la Marine, épousa, en 1745, N*** de Merveilt, fille du comte de Merveilt, et de demoiselle de Lestaude. De ce mariage sont issus :
    1. André-Claude, dont l'article suit ;
    2. Jacques DE SALES DE BANIÈRES. Il se trouva de service, en qualité de garde-du-corps, auprès du roi, dans les journées désastreuses des 5 et 6 octobre 1789, et eut le bonheur de prouver à ce monarque tout le zèle et le dévouement qui l'animaient pour son auguste personne. Il a émigré pendant quatorze ans, et a servi dans l'armée des princes. Il est aujourd'hui (juin 1814) maréchal-des-logis dans les gardes-du-corps du roi. Il a épousé, en 1808, Élisabeth Malbec, de laquelle il a : 1.° Jean-Marie-Henri, né en 1809 ; 2.° Alexandre-André-Émile-François, né en 1810.
  10. André-Claude DE SALES DE SALÈLES, écuyer, seigneur de Conqueirac et de Banières, capitaine au régiment de Royal Comtois, puis sixième capitaine de la garde du roi en 1792, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, a épousé, en 1779, Henriette-Marie-Madeleine d'Acary, fille de Henri d'Acary de Beaucoroy, chevalier, gouverneur de Beauquene, lieutenant de roi de la ville de Montreuil-sur-Mer, et de dame Henriette Desportes de Pardaillan. De ce mariage est issu : Alexandre Jean-Félix de Sales de Salèles, garde-du-corps dans la compagnie écossaise, le 16 juin 1814.
Armes : « d'argent à deux licornes de gueules, au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 311
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

13 décembre 2008

Desmarquette de Crimon

DESMARQUETTE DE CRIMON, famille ancienne, originaire d'Écosse, qui, lors des troubles excités dans ce royaume à l'occasion de la religion, est venue s'établir en France. Elle y a contracté des alliances avec les maisons les plus distinguées de la Picardie, ce qui lui a formé des degrés de parenté avec celle du maréchal de Maillé de Brezé, qui assista, en 1647, en qualité de cousin, au mariage de François Desmarquette, seigneur de Coquerel, avec une demoiselle le Caron. Ses autres alliances se trouvent avoir lieu avec les maisons le Caron d'Argouve, de Louvel, de Chaume, de Brouilly, de Recourt, de Carbonnel, de Haranguié, de Pont, de Monsure, de Sully, de Mareuil de la Ferrière, Destoumel, etc., etc. Cette famille, qui a fourni plusieurs officiers dans les armées du roi, est représentée aujourd'hui par :

Pierre-Momble DESMARQUETTE DE CRIMON, seigneur de Beaumont et autres lieux, chevalier, né en 1764, inscrit dans les gendarmes de la maison du roi, et député, en 1814, par la ville de Chauny, auprès de S. M. Louis XVIII, à son avènement au trône. Il reçut à cette occasion la décoration du lys. Il a épousé, en novembre 1794, demoiselle Agathe-Josèphe-Marguerite de Brion, fille de Joseph, comte de Brion, lieutenant-colonel du régiment Royal Roussillon cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, puis brigadier des armées du roi, et de Marguerite-Françoise-Charlotte de Bucy.

Armes de la maison Desmarquette de Beaumont : « d'argent, à deux lions passant de gueules. »

Armes de la maison de Brion : « de sable, au lion grimpant d'argent, au chef d'or, chargé de deux barres de sable. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 310
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

12 décembre 2008

Pontevez des Roux

PONTEVEZ DES ROUX, seigneurs de Gévaudan, Cette famille porte le nom et les armes de Pontevez, en vertu d'une substitution apposée au testament de Jean de Pontevez ; seigneur de Sillans, et de l'adoption faite par Gaspard de Pontevez, son fils, en faveur de Jean des Roux, son neveu ; ce qui a été confirmé par lettres-patentes du roi. La famille des Roux, connue, en Dauphiné et en Provence, sous les noms de Ruffi, Ruffo, de Roux, Deireux, d'Aroux, etc., remonte sa noblesse et son origine aux temps les plus reculés. Nous nous bornerons ici à ne parler d'elle que depuis qu'elle est connue en Dauphine.
  1. Hugues RUFFO.

  2. Etienne RUFFO ou de Roux, qualifié chevalier et docteur-ès-lois, par lettres-patentes du dauphin Humbert, du 17 mars 1345, était juge-mage de l'Hôtel du Dauphiné et de tout le Dauphiné, en 1340.

  3. Jacques, son fils, est créé conseiller du dauphin, par les mêmes lettres-patentes. Il eut :

  4. Jean de Roux ou Ruffi, Ier du nom, dès l'an 1385, était châtelain de Corps. Pour être châtelain, il fallait être d'ancienne noblesse, et le lieutenant même du châtelain devait être noble. (Voyez l'Histoire du Dauphiné.)

  5. Jean RUFFI, IIe du nom, succéda à son père comme châtelain de Corps. Ses fils furent :
    1. Jean IIIe, qui suit ;
    2. Charles ;
    3. Louis, qui fut brigadier de la noblesse de Corps à l'arrière-ban de 1511. Il est l'auteur de la branche des Roux de Montauban, seigneurs de la Rochette.

  6. Jean des Roux ou RUFFI, IIIe du nom, succéda à son père comme châtelain de Corps, fut seigneur des Préaux, dont il fit hommage au roi en 1520. Il épousa, en 1505 Jeannone de Bonne, dont il eut :

  7. Honoré des Roux, qui épousa, en 1535, Suzanne Isnardy, dont il eut :

  8. Barthélemy des Roux, qui se maria, en 1559, à Honorée de Régis, dont il eut :

  9. Charles des Roux, seigneur de Rustrel, qui servit pendant les troubles de la ligue. Ayant été fait prisonnier en 1591, il paya cent cinquante écus d'or pour sa rançon, somme pour lors assez considérable. Il épousa, le 15 février 1600, la marquise de Parisis, dont il eut deux fils et deux filles :
    1. Étienne qui suit ;
    2. Hector, dont l'article viendra ;
    3. Jeanne, qui épousa, en 1627, Charles de Castellane-Adhémar de Grignan ;
    4. Honorade, qui fut mariée, en 1633, à Antoine-René Deiroux de Montauban, seigneur de la Rochette, etc.

  10. Étienne des Roux épousa, le 29 juillet 1635, Anne de Foresta, des seigneurs de Collongue, de laquelle il eut des enfants morts sans postérité.

  11. Hector des Roux, frère du précédent, servit dans la maison militaire du roi. Il se maria, le 16 décembre 1641, Isabeau de Pontevez, fille aînée de Jean de Pontevez, seigneur de Sillans (1), et d'Anne de Castellane-Adhémar de Grignan. De ce mariage il eut :
    1. Jean, dont l'article suit ;
    2. Joseph-Etienne, tué en Sicile en 1677, étant pour lors capitaine au régiment de Provence ;
    3. Anne, qui fut religieuse de l'ordre des Augustins.

  12. Jean des Roux DE PONTEVEZ, seigneur de Gévaudan, de la Route, etc., gouverneur de Forcalquier, épousa, en 1663, Élisabeth de Lauthier, dont il eut :
    1. Louis, dont l'article viendra ;
    2. François, qui fut officier dans le régiment de Piémont infanterie. Il épousa N*** de Grimaldy-Beuil, dont il eut un fils et une fille : le premier mort sans postérité ; et la fille épousa noble N*** de Laugier de Manosque, dont elle eut un fils ;
    3. Isabeau, qui épousa noble Joseph Étienne de Pélissier des Granges ; de laquelle maison il n'y a plus qu'une demoiselle qui a épousé Louis-François Joseph Ferre du Pommier, chevalier de l'ordre royal et militaire de St-Louis.

  13. Louis des Roux DE PONTEVEZ, seigneur de Gévaudan, de la Route, etc. gouverneur de Forcalquier, fit hommage au roi en 1720. Il avait épousé, en 1700, Thérèse de Grimaldi-Regusse, dont il eut :
    1. Jean-Joseph-Étienne, chanoine-sacristain de Senez ;
    2. François, ecclésiastique ;
    3. Jean-Baptiste, capitaine au régiment de Bourbonnais, tué, en 1744, au siège d'Ypres ;
    4. Jean-Joseph-Gaspard-Eugène, dont l'article suit ;
    5. Marianne, abbesse de Sainte-Claire à Manosque puis retirée aux Ursulines à Riez ; et enfin morte chez son neveu, à Aix, en 1803 ;
    6. Jeanne, religieuse.

  14. Jean-Joseph-Gaspard-Eugène des Roux ou RUFFI DE PONTEVEZ, seigneur de Gévaudan, de la Route, etc. fut, successivement lieutenant, capitaine et commandant de bataillon dans le régiment d'Aremberg, au service de l'empereur d'Allemagne. Son attachement pour son roi lui fit abandonner les grands avantages des emplois qu'il avait au service étranger. Il épousa, en 1755, Marianne-Marguerite d'Estelle, dont il eut un fils unique qui suit :

  15. Félix-Tristan RUFFI de PONTEVEZ fut revêtu de plusieurs charges ; il avait épousé, en 1782, Anne Leblanc, dont il eut deux fils :
    1. Joseph-Étienne-Félix-Tristan, dont l'article suit ;
    2. Antoine, reçu avocat.

  16. Joseph-Étienne-Félix-Tristan Ruffi DE PONTEVEZ-GEVAUDAN, officier sur les vaisseaux du roi, etc., et décoré du lys par S. M Louis XVIII.
Armes : « 1 et 4 de gueules, au pont d'or à deux arches, 2 et 3 d'or au loup rampant d'azur, armé et lampassé de gueules. »
(1) Jean de Pontevez, seigneur de Sillans, descendant de Bertrand de Pontevez, seigneur dudit lieu, qui avait épousé Isabelle de Simiane, dont il avait eu 1° Jean II, souche des comtes de Bargeme, et 2° Antoin, tige des seigneurs de Sillans et de Gévaudan, et dont la postérité, après s'être alliée dans les maisons de Castellane, d'Agoult, de Simiane-Gordes, de Vintimille, fut continuée par Jean, fils d'Hector, et d'Isabeau de Pontevez.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 308
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

09 décembre 2008

Nouveaux fonds en ligne sur le site des Archives de la Vienne

Le 8 décembre 2008 ont été mis en ligne sur le site Internet des Archives départementales (www.archives-vienne.cg86.fr) près de 400 000 pages d'archives supplémentaires réparties en trois fonds.
  1. une tranche complémentaire de l’état civil, de la fin des années 1880 à 1902
  2. les listes nominatives des recensements de population (1836-1901)
  3. les plans du cadastre napoléonien (1809-1846)
Ces vues complètent celles des registres paroissiaux et d'état civil en ligne depuis deux ans et pour lesquelles il y a déjà eu plus de 82 millions de visualisation.

07 décembre 2008

Mengin. Branche de Mengin-Fondragon

Branche de Mengin-Fondragon.
  1. Isaac DE MENGIN-FONDRAGON, seigneur de la Rouquette, troisième fils de Pierre de Mengin et d'Anne de Garros, né le 1er mai 1666, commença ses services dans une compagnie de cadets gentilshommes, et fut fait ensuite lieutenant dans le régiment Royal le 20 août 1688 ; il passa l'année suivante, en la même qualité, dans celui de Boulonnais, où il avait des parents. Il mourut le 29 juin 1740. Il avait épousé : 1.° le 1er février 1693, Catherine d'Arbieu de Poupas, dont il n'eut point d'enfants ; 2.° le 27 juin 1713, Marie-Anne Davach de Thèze, fille de Philippe, écuyer, seigneur de Thèze, et de Jeanne de Menet. Il eut de ce mariage :
    1. Pierre, dont l'article viendra ;
    2. Andronic, surnommé le chevalier de Mengin, seigneur de Fondragon, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, né le 11 juillet 1719. Il a fait en Bohême toute la campagne de 1742, et partie de la suivante. Dans ces deux campagnes, il s'est trouvé à plusieurs actions vives et meurtrières. Il a été successivement enseigne de la colonelle des grenadiers du régiment de Picardie, le 1er septembre 1743, capitaine en 1746, chevalier de Saint-Louis en 1760. Il a été blessé en 1743 l'affaire d'Inguelfingen en Bavière, et l'année suivante au siège de Fribourg. Il quitta le service en 1766, et mourut au château de Fondragon à l'âge de soixante-dix-huit ans. Il n'eut de son mariage, contracté le 6 février 1751, avec Marie de Mengin de Maussard, sa cousine issue de germain, qu'une fille nommée Marguerite de Mengin-Fondragon, née le novembre 1752, et mariée à M. de Rocquevert de Montalègre, capitaine de cavalerie ;
    3. Marguerite, née le 22 février 1723, épouse de Jean-Jacques de Courent, écuyer, seigneur du Parc.

  2. Pierre DE MENGIN, seigneur de Fondragon, chevalier et baron de Mengin, né au château de Fondragon le 12 mai 1716, successivement lieutenant au régiment de Picardie en 1734, capitaine en 1743, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1749, major du fort Saint-Sauveur de Lille, avec brevet de commandant en 1754, a fait deux campagnes en Italie, pendant la guerre de 1734, et s'est trouvé, ainsi qu'Andronic son frère, à toutes les batailles et tous les sièges, avec son régiment, pendant les campagnes de Bohême, d'Allemagne et de Flandres ; il a eu la jambe traversée d'un coup de feu, le 17 mai 1743. Il a été reconnu, par S. M. Louis XVI, descendant des anciens barons de Mengin ou Menghen, de la Lorraine allemande, et il lui fut permis, ainsi qu'à tous ses descendants nés et à naître, de porter ce titre en France, en vertu de lettres-patentes du mois de septembre 1778, enregistrées au parlement de Flandres et à la gouvernance de Lille. Il a également reconnu comme tel par arrêt de la chambre du conseil et des comptes de Nancy, du 18 mai 1764. Il épousa, le 6 décembre 1751, Marie-Anne-Josèphe de Fontaine, fille de Gilles, écuyer, seigneur d'Essartaux, Thieffrie, etc., et de Marie-Barbe-Josèphe Marisal. De ce mariage sont issus :
    1. Pierre-Robert-Joseph, dont l'article viendra ;
    2. Andronic-Louis, né à Lille en Flandres le 15 mai 1756, admis au nombre des gentilshommes élèves du collège royal de la Flèche, fut nommé chanoine de la collégiale d'Aire en Artois, le 9 avril 1776 ; licencié de Paris le 9 juin 1779 ; prêtre au mois de septembre 1780 ; chanoine et grand-vicaire de l'évêché de Noyon en 1785. Il émigra en 1790, et mourut le 4 mai 1793 ;
    3. François-Marie, chevalier, baron de Mengin, né à Lille le 15 avril 1758, élève de l'école royale militaire en 1775, a été successivement cadet gentilhomme, sous-lieutenant, lieutenant et capitaine au régiment de Normandie ; se retira en 1790 avec le bon pour la croix de l'ordre de Saint-Louis. Il émigra et servit dans l'armée des princes. Il épousa, le 28 mai 1804, Marie-Adélaïde de Mauroy, née au château de Monchevreuil le 20 juillet 1771, fille de messire Mathieu de Mauroy, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de Marie-Françoise de la Chapelle. Il n'a point d'enfants ;
    4. Casimir-Joseph, chevalier, baron de Mengin, né le 14 janvier 1760, élève de l'école royale et militaire, a été également cadet gentilhomme par lettres du 6 juin 1776 ; successivement sous-lieutenant, lieutenant et capitaine au régiment de Normandie. Il émigra, servit dans l'armée des princes, et mourut le 22 septembre 1797 ;
    5. Claire-Josèphe-Adélaïde de Mengin-Fondragon, née le 28 avril 1762, décédée sans alliance le 17 juin 1788 ;
    6. Philippine-Louise, née le 6 juillet 1763, nommée pour remplir une place de demoiselle dans la maison royale de Saint-Cyr, a épousé à Lille, le 25 juillet 1804, messire Édouard-Charles Campbell d'Achinbreck, officier au régiment de Normandie, et aide-de-camp du général Harty. La maison de Campbell est une ancienne et illustre maison d'Écosse, dont les auteurs de celui-ci accompagnèrent en France le roi Jacques Ier ;
    7. Marie-Antoinette-Jeanne-Ernestine, née le 5 avril 1767, aussi nommée pour remplir une place de demoiselle dans la maison royale de Saint-Cyr, a épousé à Lille, le 18 avril 1800, messire Thiery de la Hameyde, écuyer, fils de messire Thiéry, écuyer, seigneur d'Anonville, major au régiment de Beaulieu, puis commandant de la ville de Lintz en Autriche, et de dame Henriette, baronne de Pellaert, dont il a deux garçons.

  3. Pierre-Robert-Joseph, chevalier, seigneur de Mengin-Fondragon, né à Lille en Flandres le 29 octobre 1753, aspirant au corps royal du génie en 1768, est entré, en qualité de sous-lieutenant, au régiment de Normandie, par brevet du 4 août 1770 : il passa dans les Indes le 6 janvier 1771, avec le quatrième bataillon de son régiment, où il fit quatre campagnes, et ensuite toutes celles de la guerre de 1782, tant sur les escadres que sur les côtes de Bretagne et de Normandie. Il fut successivement, dans ce même régiment, lieutenant en second, en premier, et capitaine en 1783 : il quitta ce régiment pour entrer dans la maison du roi, avec rang de lieutenant-colonel, et y resta jusqu'à la réforme, arrivée le 30 septembre 1787. Il fut reçu chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis par son père, à qui le ministre de la guerre, comte de Puységur, son parent, avait adressé la croix pour cet objet. Il fut nommé grand-bailli de la Flandre française, par brevet de S. M., du mois de mai 1784, et fut le dernier grand bailli, de la ville de Lille en 1790, époque. à laquelle il émigra et fit les campagnes dans l'armée des princes. Il avait épousé, 1.° à Lille, le 12 août 1781, Marie-Charlotte-Josèphe le Mesre, dame du Bruils Duquenil, Desfiévé, fille de messire Charles-François le Mesre, écuyer, seigneur Duquenil, et d'Anne-Françoise Duretz ; 2.° Jeanne Albertine Blin de Graincourt, fille d'André-Vindicien Blin, seigneur de Graincourt, Hennecourt, etc., et de dame Marie Poura, dont il n'a point d'enfants. II eut de son premier mariage :
    1. Pierre-Charles-Joseph, dont l'article viendra ;
    2. Augustin-Joseph, chevalier, baron de Mengin-Fondragon, seigneur des terres de Bruils, Duquenil, de Lanque et d'Autreville, dont il est maire ; né le 12 octobre 1784, il a épousé, le 4 décembre 1808, Marie-Anne Hanaire de Vieville, fille de messire Charles-Simon Hanaire, seigneur de Vieville, Raucourt, ancien mousquetaire du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Marie Labbé de Briancourt. De ce mariage sont issus : 1.° Pierre-Louis, chevalier, baron de Mengin-Fondragon, né à Chaumont le 16 avril 1814 ;2.° Adélaïde-Laure de Mengin, née à Chaumont le 28 février 1810 ; 3.° Joséphine-Henriette, née le 10 septembre 1811.

  4. Pierre-Charles-Joseph, chevalier, baron de Mengin Fondragon, né à Lille, le 13 juillet 1783, seigneur de la baronnie de Coursan, Racines et Lasson, fut pris et amené en France après la prise d'Ypres par les Français, à l'âge de onze ans, et fut considéré comme émigré. Il a été admis dans les gardes-du-corps du roi, lors de la première formation à l'avènement de S. M. Louis XVIII. Il a épousé, le 23 août 1807, Anne-Louise Rousseau de Chamoy, née à Paris en juillet 1789, fille, de messire Anne-Claude Rousseau, marquis de Chamoy, ancien mestre-de-camp de commissaire-général cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Charlotte-Françoise Duquesnoy. De ce mariage est issue :
    Euphémie-Charlotte de Mengin-Fondragon ; née au château de Chamoy le 4 juillet 1808.
Armes : « d'azur, à la fasce d'or, au griffon naissant de même en chef, et pour cimiers un griffon d'or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 304
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Articles sur la famille de Mengin :
  1. La famille de Mengin
  2. Branche de Mengin-Maussard
  3. Branche de Mengin-Salabert
  4. Branche de Mengin-Fondragon

Mengin. Branche de Mengin-Salabert

Branche de Mengin-Salabert
  1. Léonard DE MENGIN, seigneur de Salabert, né le 20 août 1697, fut d'abord sous-lieutenant au régiment de Brie en 1713, avec lequel il se trouva aux sièges de Landau et de Fribourg, puis lieutenant au régiment de Boulonnais, où était son frère ; ensuite il-entra dans les gardes-du-corps du roi, compagnie de Harcourt, avec laquelle il s'est trouvé aux batailles de Dettingen et de Fontenoy, où il a donné des preuves de sa valeur, et a mérité, par ses services distingués, le brevet.de capitaine de cavalerie.-Il fut reçu chevalier dé Saint-Louis par le roi en personne, et obtint le grade de brigadier des gardes-du-corps dans la même compagnie : il se retira en 1758, après quarante-quatre ans de service, avec une pension de 1200 livres : Il laissa de son mariage contracté le 28 décembre 1722, avec Jeanne de Lagobie, fille de Gaston, major du régiment d'Albigeois, et de Suzanne de Lartigue :
    1. Joseph-Hector, dont l'article viendra ;
    2. Jean-Baptiste, né le 6 juillet 1740, vicaire-général de l'archevêché d'Embrun ;
    3. Pierre, né le 8 septembre 1744, élevé à l'école royale militaire, d'où il est sorti en 1761, décoré de l'ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, pour être lieutenant du régiment Lyonnais, avec lequel il a fait deux campagnes sur le Bas-Rhin, et a été blessé au combat du 24 juillet 1762, dans la Hesse ; est entré depuis dans la légion de Saint-Domingue, où il est mort en 1772 ;
    4. Marie, née le 17 septembre 1723 ;
    5. Rose-Marie, née le 25 février 1725, épouse de Pierre-Paul de Molinis ; seigneur de Beauregard ;
    6. Antoinette, née le 3 juillet 1734.

  2. Joseph-Hector DE MENGIN-SALABERT, seigneur de la Planche du Gaon, connu sous le nom de marquis de Mengin, né le 16 juin 1731, a été successivement lieutenant au régiment de Picardie en 1745, capitaine en 1755, chevalier de l'ordre royal, et militaire de Saint-Louis en 1770, lieutenant-colonel du régiment des grenadiers royaux de l'Orléanois en 177I. Il a fait toutes les campagnes de Flandres, et s'est trouvé à toutes les batailles et sièges où son régiment a eu part, ainsi qu'à celles du Bas-Rhin, pendant lesquelles il a été constamment attaché à une compagnie de chasseurs, à la tête de laquelle il a plus d'une fois signalé son zèle et son courage. Il émigra et mourut dans l'armée de Mgr. le prince de Condé. Il épousa à Troyes en Champagne, le 23 février 1763, Jeanne-Angélique-Cunégonde de Puget, fille de Pierre, marquis de Puget, seigneur de la Marche, chevalier, etc., grand-bailli de Troyes, et de dame Edme-Jeanne-Charlotte du Mesnil. Il eut de ce mariage :
    1. Pierre-François de Mengin-Salabert, né au château de la Planche, bailliage de Troyes en Champagne, le 11 novembre 1764, lieutenant dans le Rullepont. Il émigra et mourut dans la Pologne russe :
    2. Edme-Joseph-Marie-Hector de Mengin-Salabert, dont l'article viendra ;
    3. N*** né en janvier 1774, mort en bas âge.

  3. Edme-Joseph-Marie-Hector DE MENGIN-SALABERT, né le 12 septembre 1766 ; il était lieutenant au régiment de Colonel général infanterie ; il émigra au mois de juin 1791 et fit la campagne dans la compagnie de Colonel-général à l'armée des princes. Après le licenciement de cette compagnie, il servit pendant toutes les campagnes en qualité d'officier dans l'armée de Mgr. le prince de Condé, qui l'a décoré de la croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; il reçut en plusieurs affaires des félicitations de ce prince : il épousa, le 27 avril 1802, au château de Monchevreuil, bailliage de Troyes, Marie-Jeanne de Mauroy, dame de Monchevreuil, née au château dudit lieu, le 8 avril 1766, fille de messire Mathieu de Mauroy, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Aimée-Marie-Françoise de la Chapelle. Il a eu de ce mariage :
    1. Marie-Angélique, née au château de la Planche, le 27 décembre 1804 ;
    2. Marie-Rosalie-Adélaïde, née en 1807, également au château de la Planche.
Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 302
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

Articles sur la famille de Mengin :
  1. La famille de Mengin
  2. Branche de Mengin-Maussard
  3. Branche de Mengin-Salabert
  4. Branche de Mengin-Fondragon