03 août 2005

Nobiliaire de Provence : Bermond

La maison des Bermond, seigneurs de la Beaume de Claret, de Rousset, de Vaulx, de Saint Martin, est fort ancienne en Provence ; elle descend des Bermond, comtes d'Anduse, dont elle a toujours conservé les armes. On lui donne pour chef Laugerius Bermundus, qui serait venu s'établir à Sisteron, après que son frère Bermundus de Andusia, chanoine de Maguelone, eut été élu évêque de Sisteron, le 2 novembre 1174. En effet, à partir de cette époque, le nom de Bermond se rencontre constamment et sans interruption de plus de vingt ans, dans les archives de cette ville. (Voyez l'Histoire de la ville de Sisteron, par M. de Laplane, et les archives conservées au greffe de Sisteron).

En 1202, Laugerius Bermundus est cité comme témoin dans un accord passé entre les comtes de Provence et de Forcalquier.

En 1223, Bertrandus Bermundus figure comme chanoine à Sisteron.

En 1231, Petrus Bermundus, chevalier, fait don à Rodolphe, évêque de Sisteron, d'un tènement à Lurs, sous la condition que tous les jours une messe sera dite dans l'église Sainte-Marie, pro anima mea, patris et matris et parentorum meorum. Bertrandus Bermundus, son frère, est présent à l'acte.

De 1220 à 1237, Guillelmus Bermundus et ses frères possédaient des propriétés avoisinant le domaine des Antonins à la Beaume. (Voir l'inventaire des titres et propriétés de l'abbaye de Saint Antoine de Vienne, commanderie de la Beaume, 1780.)

En 1267, Bertrandus Bermundus possédait un chazal à Sisteron.

En 1269, Petrus Bermundus, proeceptor domus hospitalis Jerosolomitani aux Omergues, signe un acte d'échange entre Alain, évêque de Sisteron, et le chapitre de Cruis.

En 1278, Jacobus Bermundus était chanoine à Sisteron.
  1. Guillelmus Bermundus, marié à Laurence de Gombert de Dromon, fut condamné, en 1281, à mettre l'hôpital Saint-Antoine de Sisteron en possession des biens donnés par son père noble Bermond, seigneur de la Beaume, et par sa femme Pétronille. Il est encore mentionné dans les archives de Sisteron en 1294, et il figure parmi les nobles et barons du bailliage de Sisteron, dans l'hommage prêté au roi Robert. En 1320, on le retrouve dans l'inventaire des Antonins. Il eut pour fils :
    1. François de Bermond, député avec Jacques de Gombert, par la ville de Sisteron, près le vicomte de Valernes, 1392.
    2. Antoine, dont l'article suit.

  2. Antoine de Bermond, seigneur de la Beaume, en 1354, partage en cette qualité, avec les religieuses de Sainte Claire de Sisteron, les droits de péage sur le pont de la Durance ; en 1387, il est cité dans le liber viridis aux archives de Sisteron, Il avait épousé Jeanne Louise d'Agoult.
    1. Antoine, syndic de Sisteron, en 1431-1436, chargé de la réforme du chapitre
    2. Louis de Bermond, seigneur de Claret et de Rousset, marié Jeanne de Justus de Châteaufort, dont : a. Barthélemy Bermond de Rousset, reçu chevalier de Malte en 1534 ; b. Antoine de Bermond, coseigneur d'Agoult et de Rousset, marié en premières noces avec Jeanne de Furon, dont il eut un fils Nicolas, reçu en 1550 chevalier de Malte ; en secondes noces avec Lucrèce de Vachères ; c. Florette de Bermond, mariée en 1501, avec Jean de Castellane.
    3. Jean, dont l'article suit.

  3. Jean de Bermond, capitaine du Guet, en 1448, acheta en 1459 une maison au quartier de la Coste à Sisteron. Il épousa N... d'Acin, dont il eut :
    1. Jean Antoine, qui suit.
    2. Pierre de Bermond, trésorier de France en la généralité de Provence, qui, de Perrette de Marsillon, sa femme, eut trois filles, Françoise, Catherine et Perrette, religieuses ursulines. La mère Françoise de Bermond, décédée 2 janvier 1641, est la fondatrice de l'ordre des Ursulines en France.

  4. Jean Antoine, seigneur de la Beaume, de Claret, de Rousset, syndic de Sisteron en 1481, député par cette ville aux états de Provence convoqués en 1485, fut présent à la séance du 25 avril 1487, où fut votée la réunion de ce pays à la France, réunion pour laquelle il se prononça avec distinction. Il ne vivait plus en 1549, époque où fut fait par-devant Garini, notaire à Sisteron, le partage de ses biens entre ses enfants, dont l'aîné suit :

  5. Claude de Bermond de Vaulx, seigneur de Rousset et de Claret, fit, en 1549, le partage des biens de son père avec son frère Bertrand. Il épousa, en 1550, Lucrèce Curety de Vaulx, fille unique de François Auguste Curety de Vaulx, seigneur de Vallavoire, de Saint-Vincent, lieutenant général des armées du roi, gouverneur de Sisteron, marié à Gabrielle de Forbin ; il logea en son hôtel de la rue Droite, le roi François Ier, le duc d'Alençon et plusieurs seigneurs de la cour lors de leur passage en Italie. Il eut de son mariage :
    1. Antoine, qui suit.
    2. François de Bermond, en 1595, capitaine d'une compagnie, fit arborer l'étendard royal dans le bourg de Montsallier.
    3. Laurent Jacques de Bermond, chanoine à Sisteron.
    4. Noël de Bermond, qui, par testament de l'année 1632, fonda une messe à perpétuité dans l'église de la citadelle à Sisteron.

  6. Antoine Bertrand de Bermond, né en 1551 , épousa Gabrielle de Gaffarel, dont il eut un fils, qui suit.

  7. Jean Honoré de Bermond de Vaulx épousa Jeanne Madeleine d'Arnaud, fille de Jean Antoine d'Arnaud et d'Isabeau Veneng, et petite-fille de Louis d'Arnaud et de demoiselle de Laydet. Par testament du 14 juillet 1657, il institua héritier l'aîné de ses fils, qui suivent :
    1. Jean Antoine, père de : a. Françoise, mariée en 1693 à Gervais de Beaumont, premier président au parlement d'Aix ; b. Marguerite, mariée le 6 septembre 1713 à Joseph de Clappiers, marquis de Vauvenargues, dont le fils Luc, décédé en 1747, est l'auteur des Maximes et de l'Introduction à la connaissance de l'esprit humain.
    2. Joseph, dont l'article suit.
    3. Louis Elzéard, capitaine au régiment de Normandie, mort en 1722.
    4. Claude, seigneur de Saint-Martin.

  8. Joseph de Bermond de Vaulx, né décembre 1655, marié, le 19 novembre 1684, à Delphine de Latil, fille de Louis de Latil et de Jeanne de Chazal, par testament du 15 mai 1713, institua sa femme légataire universelle, dont il eut :
    1. Jean Antoine, qui suit.
    2. Joseph, seigneur de Saint-Martin, capitaine.
    3. Joseph Honoré de Perivoye, garde du corps du roi, compagnie de Villeroi, chevalier de Saint-Louis en 1748, décédé major de Toulon le 30 novembre 1752.
    4. Jeanne Thérèse, religieuse à Sisteron.
    5. Susanne Marie, religieuse à Sisteron.
    6. Jean-François, chanoine à Saint-Denis, mort le 18 avril 1768.

  9. Jean Antoine de Bermond, seigneur de Vaulx, né le 23 mars 1694, filleul de son oncle Jean Antoine de Bermond et de Françoise de Beaumont, fut nommé, le 28 septembre 1730, conseiller du roi, lieutenant général du siége royal des soumissions de Sisteron. Il se maria le 23 juin à demoiselle Thérèse de Samatan, fille de Jean Basile de Samatan et de Marguerite de Soucheiron, et mourut le 20 septembre 1766, laissant :
    1. Pierre de Bermond de Vaulx, qui suit.
    2. Laurent Basile de Perivoye, né le 4 mars 1757, décédé le 23 février 1835.
    3. Louis Bertrand, né le 13 février 1763, chanoine du chapitre de Sisteron, mort le 20 janvier 1844.

  10. Pierre de Bermond de Vaulx, né le 4 février 1753, fut de 1776 à 1802 vice-consul, puis consul général, à Alep, Salonique, Tripolitza, Coron ; remplit avec honneur plusieurs missions délicates et périlleuses, entre autres auprès du fameux Ali-Pacha de Janina ; membre du conseil général du département des Basses-Alpes, chevalier de la légion d'honneur. Il consacra les dernières années de sa vie à améliorer l'agriculture dans son pays, et mourut, le 31 octobre 1828, laissant de son mariage avec Catherine Zwankowitz, un fils qui suit.

  11. Jean Antoine de Bermond de Vaulx, né le 13 juillet 1798, marié, le 2 décembre 1820, à Louise Combalot, fille d'André Combalot, qui se retira du service en 1801, à l'âge de vingt-quatre ans, avec le grade de capitaine dans la 22e demi-brigade, et dont le père, fermier général de l'ordre de Malte en Dauphiné et en Bourgogne, mourut â Grenoble sur l'échafaud révolutionnaire. Il a de cette union :
    1. Pierre Antoine de Bermond, né le 20 novembre 1821.
    2. Thérèse Octave, officier de marine, né le 1er avril 1831.
    3. Henri Anatole, né le 4 juillet 1833.
    4. Marius Amédée, né le 24 janvier 1838.
Armes : d'or, à un ours rampant de gueules, accolé d'un baudrier d'argent, soutenant une épée dans le fourreau de même.

Couronne de comte.

Devise : PLUS FIDEL ET FIDELITATI QUAM VITAE.

02 août 2005

Nobiliaire de Provence, 2ème article : A à E

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036591
à partir de la page 401

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ALPHERAN. -- Cette famille d'Aix, anoblie dans la personne de Claude Alphéran, seigneur de Montmeillan, par lettres patentes de juin 1724, a donné un conseiller au parlement de Provence et plusieurs ecclésiastiques distingués. ARMES : écartelé, aux 1 et 4 d'azur, au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un croissant d'argent ; aux 2 et 3 de gueules, au léopard d'or.

ANTONELLE. -- il y avait à Arles, selon Artefeuil, deux familles de ce nom qui ont formé quatre branches bien distinctes. Une seule existait encore à la fin du siècle dernier. Elle descendait de Gouin d'Antonelle, anobli avec Antoine, son frère, par le roi Henri III, en mai 1578. ARMES : d'azur, à cinq étoiles d'or, posées en sautoir.

ARCUSSIA. -- Jacques d'Arcussia, grand chambellan de Jeanne de Naples, en 1375, reçut de cette princesse des terres considérables en Provence, ou François, son frère puîné, vint s'établir. La descendance de ce dernier a porté les titres de baron de Fos et de vicomte d'Esparron. Elle s'est alliée aux Castellane, aux Esclapon, aux Forbin, aux Glandevès, aux Sabran, etc.
ARMES : d'or, à la fasce d'azur, accompagnée de trois arcs de flèches de gueules, posés en pal.

ARÈNE. -- Famille ancienne, dont Artefeuil commence la filiation à Nicolas Arène, créé comte, en 1421, par le roi Louis III, avec lequel il vint de Naples en Provence. Elle a donné quatre premiers consuls de Marseille et un lieutenant général des armées du roi.
Armes : écartelé aux 1 et 4 d'azur, à la foy d'argent, vêtue de pourpre, posée en bande et mouvante d'une nuée d'argent ; aux 2 et 3 d'argent, à quatre fasces de gueules.

ASTUARD. -- La souche de cette famille, très ancienne en Provence, a formé deux branches : celle des seigneurs de Lioux et de Montclar, et celle des barons, puis marquis de Murs. Cette dernière a donné des officiers distingués, et s'est alliée aux Baschi, Grasse, Grillet, Pontevès, Sade, Thezan, etc.
Armes : de gueules, à l'aigle d'or, becquée et onglée d'azur.

BALDONI. -- Elle descend de Cyprien de Baldoni, venu de Rome à Avignon vers 1490. Alliances: Ancezune, Aymar, Gandin, Olivari, Suffren, etc.
Armes : d'azur, à une mer d'argent, d'où jaillit une bombe d'or enflammée de gueules et à trois étoiles rangées en chef.

BARLATIER. -- Famille d'Aix ayant formé deux branches, l'une issue de Bernardin Barlatier, secrétaire du roi en 1720, l'autre de Louis Matthieu de Barlatier, seigneur du Mas, conseiller au parlement de Provence en 1740.
Armes : d'azur, à la croix alaisée d'or, cantonnée de quatre étoiles de même.

BARTHELEMY. -- Voyez plus haut, page 125.

BERNIER. -- Établis en Provence vers 1550 et originaires du Piémont, les Bernier, seigneurs de Pierrevert, ont donné des officiers distingués.
Alliances : Agonit, Lacépède, Piolenc, Suffren, etc.
Armes : d'azur, à trois pals d'argent, à l'écusson encombré de gueules, à un lion d'argent, lampassée de gueules.

BOVIS. -- Voyez l'Annuaire de 1862, p. 142.

BRUNY. -- La souche de cette famille avait formé deux branches : I. Celle des barons de la Tour d'Aigue, issue de François Bruny ou de Bruni, fils d'un secrétaire du roi, éteinte récemment. II. Celle des marquis d'Entrecasteaux, issue de Raimond de Bruni, trésorier de France, pour qui la terre d'Entrecasteaux fut érigée en marquisat en 1714. Armes : d'azur, au cerf courant d'or; au chef du même.

CHIEUSSE DE COMBAUD. -- Établie depuis plus de trois siècles à Lorgues, cette famille y a tenu un rang distingué et à été maintenue par arrêt du conseil d'État en 1755.
Alliances : Arbaud, Bartholle, Demandolx, Escalis, Vintimille, etc.
Armes : parti au 1er d'azur, au chevron d'or, accompagné en pointe d'un rosier du même, au chef d'argent; au 2e d'or, à trois bandes de gueules, au lion d'azur montant sur la dernière.

CORDES. -- Originaire d'Espagne, où elle portait le nom de Cordoue, cette famille a produit Antoine de Cordes, seigneur d'Aurons, qui s'est distingué dans les guerres de la Ligue. Alliances : Cadenet, Estienne, Hugues, Sobirats, etc. ARMES : d'azur, à l'ours rampant d'argent, soutenant de ses deux pattes de devant un monde croiseté d'or.

DAMIAN. -- Son origine remonte à Guillaume Damian, venu du Piémont et anobli en 1460 par Charles de France. La souche a formé plusieurs branches établies au siècle dernier à Salons et à Arles. Armes : de gueules, à l'étoile d'argent ; au chef d'or, chargé d'une aigle de sable.

EIGUESIER. -- Famille d'Aix, que l'Armorial d'Artefeuil dit issue d'Isnard Eiguesier, vivant à Marseille en 1360. Maintenue en 1567, elle a donné plusieurs officiers distingués. Alliances: Albertas, Chieusse, Grasse, Gérente, etc.
Armes : d'azur, au soleil d'or.

ESMIVI. -- Originaire de Digne, où Bernardin d'Esmivi était consul en 1607, cette famille acquit la seigneurie d'Auribeau, et une de ses branches s'établit à Aix, où elle a donné plusieurs conseillers au parlement. Alliances : Amalric, Clapiers, Raphaëlis, Thomassin, Villeneuve, etc. Armes : d'or, au chevron d'azur, accompagné de trois roses de gueules; au chef d'azur, chargé de trois besants d'or.

ESPAGNET. -- Cette famille, encore existante, descend de Raynaud d'Espagnet, qui vint de Brignoles à Aix et fut conseiller au parlement en 1569; charge passée à son fils et à son petit--fils. Alliances: Albis, Antonelle, Bédarride, Olivari, etc. ARMES : d'azur, à trois soucis tigés et feuillés d'or, mouvants d'une mime plante; au chef cousu de gueules, chargé d'un soleil d'or.

ESTELLE. -- Quoique anobli en 1722, Jean-Baptiste d'Estelle est le père d'André, qui produisit eu 1749 des preuves généalogiques depuis Jean André d'Estelle, dont le fils François épousa en 1542 Anne de Ripert. Armes : d'azur, à trois étoiles d'or; au chef de gueules, chargé d'un lion passant d'argent.

Nobiliaire de Provence, 2ème article : F à P

FARGES ou FARGIS. -- Cette famille prouve sa filiation depuis Étienne de Fargis, décédé en 1439. Elle a possédé les seigneuries de Matlignon, de Méouls, et a donné des conseillers an parlement et des officiers, dont un capitaine des galères du roi. Armes : de gueules, au lion d'argent.

FAUDRAN. -- Seigneurs de Laval et de Taillades, originaires de Lambesc, dont Artefeuil commence la filiation à Nicolas de Faudran, vivant en 1350. Alliances : Boutaric, Forbin, Laugier, Lauris, Reymond, etc. Armes : d'azur, à une pointe d'or.

FAULQUES DE JONQUIÈRES. -- Voyez l'Annuaire de 1846, page 207.

FERRE ou FERRY. -- Établie en Provence depuis Benoît de Ferre, venu d'Italie à la suite du roi René, en 1442, cette famille a été maintenue plusieurs fois. Alliances : Esparron, Farges, Simiane, etc.
Armes : de gueules, à trois annelets d'or.

FERRIER. -- Jean Ferrier fut anobli par le roi René en 1475. Sa descendance a possédé les seigneuries de Saint-Julien et d'Auribeau, et a donné des chevaliers de Malte et des officiers distingués. Alliances Clapiers, Gantès, Grasse, Rémusat, Sabran, Villeneuve, etc. Armes : d'or, à cinq écussons de gueules, posés 2, 2 et 1.

FIGUIERES. -- Famille originaire de Manosque et issue d'Honoré de Figuières, auditeur en la cour des comptes d'Aix, en 1658. Elle a donné trois conseillers à la même cour. Armes : d'or, au chêne arraché de sinople; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'argent.

FORT. -- Famille ancienne de Barcelonnette, maintenue dans sa noblesse en 1740. Armes : d'azur, au lion d'or tenant de la dextre une massue.

FORTIA. -- Voyez, pour la notice et les armes, page 138.

FORTIS. -- Jean, fils de Bertrand Fortis, juge de la cour temporelle du pape, vint d'Avignon à Aix et épousa, en 1549, Jeanne de Séguiran, qui lui apporta la seigneurie de Claps. Sa descendance a donné deux consuls d'Aix et un conseiller au parlement. Armes : d'azur, au lion d'or, rampant contre une palme de même.

FRANC. -- De ce nom étaient les seigneurs de Meillane, en Provence, issus d'Arnaud Franc, médecin du roi Louis XIV. François, son fils, fut conseiller au parlement en 1687. Alliances : Adaoust, Foresta, Forbin, etc. Armes : d'azur, à 2 tours d'or, maçonnées de sable et ouvertes d'or; au chef d'or, chargé d'une croix recroisettée de gueules.

FRESSE-MONVAL. -- Originaire de Valensole, Balthasar de Fresse fut reçu conseiller d'État en la cour des comptes d'Aix en 1692. Alliances : Blacas, Bougerel, Giraud, Villeneuve. Armes : de gueules, à la fasce d'argent, accompagnée de trois étoiles d'or, rangées en chef, et de trois croissants d'argent en pointe, posés en 2 et 1.

FULQUE. -- Les marquis d'Oraison, du nom de Fulque, sont issus d'Esprit Fulque, secrétaire du roi en 1713. Matthieu, son fils, obtint des lettres de confirmation pour le marquisat d'Oraison. Leurs rejetons ont donné des conseillers à la cour des comptes d'Aix et des officiers supérieurs, dont un général de division, actuellement au service. Armes : de gueules, au faucon essorant sur une colonne d'argent; au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or.

GAI ou GAY. -- Venue d'Italie avec le roi René, cette famille a possédé en Provence les terres de Villevieille, de Carros, de la Bastide et celle de Taradel, dont elle a pris le nom. Elle a été confirmée dans sa noblesse en 1667, et subsiste encore aujourd'hui. Armes : d'azur, à la tour ronde d'argent.

GAILLARD. -- Il y avait deux familles de ce nom : I. Celle des seigneurs de Bellafaire et de Gigors, qui avaient pour armes d'azur, à 3 fasces d'or; au chef cousu de gueules, chargé de 3 roses d'argent. II. Celle des seigneurs de Ventabren, qui a donné des magistrats au parlement d'Aix, des officiers de marque et un évêque d'Apt, de 1673 à 1735. Armes : d'argent, semé de trèfles de sinople ; à deux taux de gueules en chef, surmontant deux perroquets de sinople.

GAJOT. -- Les seigneurs de Montfleuri et de Lambesc, maintenus en 1669, étaient issus de Martin Gajot, vivant en 1529. Armes : d'argent, au citronnier de sinople, fruité d'or; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.

GALAUP. -- De ce nom étaient les seigneurs de Chasteuil, originaires du Languedoc, qui ont donné des avocats et procureurs généraux au parlement et la cour des comptes d'Aix. Armes : d'azur, coupé par un pan de mur à trois créneaux d'argent, maçonné de sable et surmonté de trois étoiles d'or.

GALICE D'AUMONT. -- Ils tirent leur noblesse de cinq générations de conseillers au parlement et en la tour des comptes d'Aix, depuis Nicolas de Galice, reçu en 1572. Armes : de gueules, au coq d'argent, barbé, crêté, becqué et membré d'or; au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or.

GALLIFFET. --Voyez l'Annuaire de 1855, page 117.

GARNIER. -- Il y a eu plusieurs familles de ce nom, dont la principale, celle des seigneurs de Montfuron, a donné des magistrats au parlement d'Aix et des officiers de terre et de mer. Armes : d'argent, à trois chevrons de gueules; au chef cousu d'or.

GASSENDI. -- Voyez page 140.

GAUFREDI ou GAUFRIDY. -- De ce nom étaient les barons de Trets. Jean-François de Gaufridi, savant historien et conseiller au parlement d'Aix, publia sa généalogie et se fit descendre des anciens vicomtes de Marseille. Mais ce travail n'a pas eu de crédit. Armes : tranché d'argent et de gueules.

GÉRENTE. -- Cette famille, fort ancienne, originaire de Sisteron, a donné des officiers de tous grades et d'un grand mérite, dont un lieutenant général en Provence. Alliances : Alamanon, Agoult, Bermond, Glandevès, Guiramand, Merles, Pontevès, Sade, etc. ; Armes : d'or, au sautoir de gueules.

GILLES ou GILLY. -- La filiation de cette famille, maintenue en 1699, remonte à Vincent de Gilles, vivant en 1483; elle a donné des officiers et s'est alliée aux Damian, Tressemanes, Vincent, etc..
Armes : d'azur, au cerf rampant d'or, colleté de sable.

GILLES. -- Anobli en 1662, Laurent de Gilles fut père d'autre Laurent, qui se distingua dans les guerres de Hollande et de Flandre. Leur descendance s'est éteinte.
Armes : d'azur, à une fleur de lis d'or.

GIRAUD. -- Famille issue d'Henri de Giraud, consul d'Arles, anobli en 1586 pour services rendus pendant la Ligue. Elle a donné des officiers de terre et de mer, des chevaliers de Saint-Louis. Alliances : Aiguières, Brunet, Meyran, Porcelet, etc. Armes : d'argent, à trois bandes d'azur, celle du milieu chargée de trois têtes de loup d'or.

GRAS DE PRÉVILLE. -- Originaire d'Orange, où Jean Gras était premier consul en 1421 et Jacques en 1428, cette famille a donné des chevaliers de Malte, des officiers généraux de terre et de mer. Armes : tiercé en bande; au 1er d'or ; au 2e d'argent, à trois aiglettes essorantes de sable, becquées, membrées et couronnées d'or, la tête contournée; au 3e de gueules.

GRASSE. -- La souche de ce nom est ancienne; elle était originaire d'Antibes et avait donné plusieurs gouverneurs de cette ville. Annibal de Grasse fut un des chefs du parti du roi Henri IV en 1590. Honoré de Grasse, issu de la branche de Vallette, fut maréchal des camps et armées du roi Louis XIII. Barcillon de Mauvans l'a dit éteinte et étrangère aux Grasse de Montauroux. Alliances : Barras, Brancas, Fortia, Oraison, Villeneuve-Trans, etc.
Armes : d'or, à trois chevrons de gueules.

GRATIAN. -- Il y avait deux familles de ce nom en Provence. La principale, celle des seigneurs de Seillans, a pour auteur Guillaume de Gratian, vivant en 1472. Jacques de Gratian fut maintenu dans sa noblesse en 1667, et son petit-fils était capitaine de vaisseau et chevalier de Saint-Louis. Alliances : Esparron, Flotte, Meoux, Villeneuve. Armes : d'argent, à cinq tourteaux de sable posés en sautoir.

GRILLE. -- Famille issue d'Estienne Grille, noble Génois, dont les enfants vinrent s'établir à Arles, vers l'an 1460. La terre d'Estoublon fut érigée pour elle en marquisat, au mois d'avril 1664. Un de ses rejetons a été admis aux honneurs de la cour en 1787. Elle a donné un lieutenant général et plusieurs officiers généraux. Eugène, marquis de Grille, était député avant la révolution de 1848. Alliances : Forbin, Gudagne, Meyran, Riquetti de Mirabeau, etc. Armes : de gueules, à la bande d'argent chargée d'un grillon de sable.

GUERIN. -- François Guérin, originaire de Brignolles, reçu conseiller au parlement d'Aix en 1580, est la tige, de cette famille, qui a donné deux présidents de la cour des comptes et des chevaliers de Malte. Armes : de gueules, à la colombe essorante d'argent, becquée et membrée d'or.

GUIRAMAND. -- Originaire d'Aix, ou, selon quelques-uns, de la vallée de Barcelonnette, cette famille a donné un premier consul d'Aix en 1429. Alliances : Astouaud, Forbin, Isnard, Sadolet. Armes : écartelé, aux 1 et 4 d'or, à l'épervier de sable, longé de gueules et grilleté d'argent; aux 2 et 3 de gueules, à trois pals d'or, à la cotice brochante de sable.

HAUTEFORT. -- François d'Hautefort vint de Caen s'établir à Marseille vers l'an 1600. Il se distingua contre les pirates d'Alger, et ses rejetons ont donné beaucoup d'officiers de terre et de mer. Leur blason est le même que celui des d'Hautefort, du Périgord. (Annuaire de 1859, page 183.) Armes : d'or, à trois forces de sable.

HERMITE. -- Auteur, Jacques Hermite, secrétaire du roi, dont le petit-fils, Jacques Cyprien, fut conseiller à la cour des comptes d'Aix, en 1739. Armes : d'azur, au pélican dans son aire, avec sa piété d'argent.

HONORAT -- Famille éteinte, issue de Gaspard Honorat, receveur général en Provence. Marc Antoine, son fils, épousa, en 1586, Anne de Bompar, et leur descendance releva le nom de Bompar et donna plusieurs magistrats au parlement d'Aix. Armes : d'azur, au croissant d'argent, surmonté d'une étoile d'or.

HOSTAGER. -- Connu depuis Pierre Hostager, châtelain de Vitrolles, dont paraissent issus Séris d'Hostager, anobli en 1559, et Pierre d'Hostager, seigneur de la Grande Bastide, dont Henri IV chargea l'écu d'une fleur de lis en reconnaissance de ses services. Alliances : Arcussia, Cambis, Isnard, Liobard, Vento, etc. Armes : gironné d'or et d'azur, à la croix, denchée de l'un en l'autre et chargée d'un écu : de gueules, à la fleur de lis d'or.

HOZIER et HUGUES. -- Voyez l'Annuaire de 1852, page 277, et de 1852, page 156.

ICARD. -- Famille qui a formé deux branches. 1. Celle des seigneurs de Pérignan, anoblis en 1605; 2. celle des seigneurs de Périsse, en 1623. Alliances : Meyran, Sade, etc. Armes : d'azur, au lion d'or, tenant une lance du même.

INGUIMBERT. -- Établis à Aix depuis 1475, les barons de Thèze et les seigneurs de la Brillane, du nom d'Inguimbert, ont donné des consuls d'Aix, des magistrats au parlement de Provence, des chevaliers de Malte et de Saint-Louis. Ils portent aujourd'hui le titre de comte. Armes : d'azur, à quatre colonnes rangées d'or; au chef de gueules, chargé de deux étoiles d'or

ISOARD. -- La souche de cette famille, originaire du Dauphiné, s'est divisée en plusieurs branches, qui ont possédé les seigneuries de Thorame, de Beauvezet, de Fontienne, de Chenerilles, et dont une a été maintenue le 11 juillet 1667. Celle des marquis de Vauvenargues, établie à Aix, a donné un cardinal, archevêque d'Auch, duc et pair de France. Armes : d'argent (alias: d'or), à la fasce de gueules, accompagnée de trois loups naissants de sable, armés et lampassés de gueules.

JASSAUD. -- Hugues Jassaudi, qui suivit Louis III à Naples et fut tué à Aquila en 1429, est, selon Artefeuil, l'auteur de cette famille, dont était Jacques de Jassaud , capitaine de TouIon en 1497. Alliances : Albert, Clapiers, Fabri, Oraison, etc. Armes : d'azur, au croissant d'argent; au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or.

JOANNIS. -- Il existait en Provence deux familles de ce nom; l'une fixée à Aix et à Apt, dont était Joseph de Joannis, avocat général en la cour des comptes en 1686 ; l'autre, celle des seigneurs de Chateauneuf et de la Brillane, qui a donné des jurisconsultes, des conseillers au parlement d'Aix, des officiers de terre et de mer, des chevaliers de Malte et de Saint-Louis. La conformité d'armoiries des deux familles peut leur faire supposer une communauté d'origine. Armes : d'or, au lion de sable, armé et lampassé d'argent; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.

LAIDET. -- Cette maison, encore existante, a été reconnue par les généalogistes comme cadette des anciens vicomtes de Marseille, substituée à la maison de Laidet, qui avait donné un chevalier croisé. Elle a produit des capitaines de 50 et de 100 hommes d'armes, un commandant des arbalétriers de Provence, sous Charles VIII. Elle était représentée de nos jours par Fortuné de Laidet, lieutenant général, questeur de la chambre des députés avant la révolution de 1848. Alliances : Agoult Pontevès, Barras, des Baux, Blacas, Castellane, Forcalquier, Grolée de Bressieu, Montpellier, Porcelet, etc. La plus riche de ses branches se fondit dans la maison de Castellane, à laquelle elle laissa tous ses biens. Armes : de gueules, à la tour ouverte et pavillonnée d'or, maçonnée de sable.

LASCARIS. -- Voyez plus haut, page 149

LATIL. -- Maintenus en 1668, les seigneurs d'Entraigues et de Villosc, du nom de Latil, ont prouvé leur ascendance depuis Louis de Latil, dont le fils André testa en 1552. Alliances Albisse, Bardel, Gaillard Bellafaire, Roye , Thomassin, Villeneuve, etc. De nos jours l'abbé de Latil, né en 1761, fut nommé pair de France en 1822, archevêque de Reims en 1824, cardinal en 1826; il est décédé en 1839. Armes : d'azur, à six losanges d'or.

LAUGIER. -- Pour la notice, voyez l'Annuaire de 1846, page 209. Armes : d'argent, au lion de gueules.

LAURENS. -- Connus à Draguignan depuis le XIVe siècle, les marquis de Brue et de Saint-Martin et les seigneurs de Peyrolles, deux branches de la maison de Laurens, ont donné des conseillers au parlement d'Aix et des présidents à mortier. Armes : d'or, au laurier de sinople; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.

LÉAUTAUD ou LÉOTAUD. -- Famille encore existante et originaire de Tarascon, qui a formé au XVIe siècle trois branches, dont une a relevé le nom de Domnine par alliance. Elles ont donné des officiers distingués, des chevaliers de Saint-Louis, et, de nos jours, un maréchal de camp. Alliances : Aimini, Autonelle, Biord, Gras, Icard, Quiqueran, Vincent, etc. Armes : d'azur, à un anneau d'or, cramponné de quatre croix recroisettées ou patriarcales du même.

LIBERTAT. -- Pierre Bayon ayant fait rentrer Marseille sous l'obéissance du roi en 1596, Henri IV l'anoblit avec ses frères, et la ville lui éleva une statue avec l'inscription Pierre de Libertat, nom que sa postérité continua de porter jusqu'à son extinction au siècle dernier. Armes : coupé, au 1er d'azur, à une tour d'argent accompagnée en flancs et en chef de trois fleurs de lis d'or; au 2e de gueules, au lion passant d'or.

LISLE ou LYLE. -- Seigneurs de Taulane et de Callian, en, Provence, originaires d'Ecosse selon Artefeuil, les rejetons de cette famille ont donné des capitaines, un commandant de vaisseau et des chevaliers de Saint-Louis. Armes : d'azur, à deux palmes d'or, adossées en pal et surmontées d'une étoile du même.

LOMBARD. -- Les marquis de Montauroux sont issus de Sauveur Lombard, seigneur de Cuebris, lieutenant général pour le roi en Provence, en 1568. Alliances : Albertas, Castellane, Forbin, Foresta, Grasse, Tressemanes, etc. Les seigneurs de Taradeau, qui ont pour auteur François Lombard, avaient le même blason et peut-être une origine commune avec eux. Armes : d'or, à trois sempervives de sinople.

LOQUES. -- Originaires de Nice, les seigneurs de Puymichel descendent de Jean-Louis Loques, qui épousa, en 1526, Gasparde d'Arbaud. Armes : d'or, à l'ours arrêté de gueules, sommé d'une étoile du même.

MAINIER ou MAYNIER. -- Il y avait trois familles de ce nom, originaires de Manosque, ayant mêmes armoiries et venues d'un même tronc, dit Barcillon. La principale, celle des barons d'Oppède, a produit Guillaume Maynier, grand jurisconsulte du XVe siècle, et s'est fondue dans les Forbin. Celle des seigneurs de Saint-Lambert et de Rochefort a donné plusieurs présidents au parlement d'Aix, dont un a publié l'Histoire de la noblesse de Provence. Armes : d'azur, à deux chevrons d'argent, l'un failli à dexte et l'autre à senestre.

MALESPINE. -- Maintenue en 1667, elle est originaire d'Aix, dont Alexandre de Malespine était consul en 1583. Charles de Malespine, seigneur de Montjustin, l'avait été en 1536 et y avait reçu l'empereur Charles-Quint. Armes : d'azur, au chevron d'or, chargé de deux épines de gueules et accompagné de trois roses tigées et feuillées d'or.

MALIVERNI. -- Bernard succéda à Claude Maliverni, son père, dans la charge de secrétaire du roi en 1597. D'eux sont issus des conseillers et deux présidents à mortier au parlement d'Aix. Armes : d'azur, au chevron d'argent, accompagné en pointe d'un lion d'or; au chef de gueules, chargé d'un soleil accosté de deux étoiles d'or.

MARIN -- Quatre familles de ce nom existaient en Provence. Deux avaient les mêmes armes et sans doute une souche commune. L'une s'est éteinte par la mort de Pierre de Marin, qui, de Jeanne de Gantelme, ne laissa que des filles. L'autre est celle de Carranrais, encore existante. Illustrations : un archevêque d'Avignon, un chef d'escadre (sous Louis XVI), et plusieurs officiers de marine. Alliances : Boissier, Carranrais, Guirand la Brillane, Payen d'Augery, Rafélis, etc. Armes : d'argent, à trois bandes ondées de sable.

MAZENOD. -- Voyez l'Annuaire de 1857, page 336.

MEYRAN. -- La terre de La Goy a été érigée en marquisat en novembre 1702, pour Jean de Meyran, premier consul d'Aix, issu d'une famille qui subsiste encore et qui est issu d'Étienne Meyran, anobli en juillet 1582. Les marquis de La Goy ont donné à nos armées plusieurs officiers supérieurs. Armes : contrepalé d'argent et d'azur, à la fasce d'or brochante sur le tout.

MÉRINDOL. -- Maison fort ancienne, dont Barcillon fait le plus brillant éloge et cite plusieurs rejetons comme ayant figuré parmi les gentilshommes de Provence dès le XIIIe siècle. Anne de Mérindol épousa Jean de Pupio et en eut Thomas de Pupio, archevêque d'Aix en 1398. Armes : d'azur, à une hirondelle d'argent, volant en bande.

MONCLAR -- Voyez l'article Artaud de Montauban, Annuaire de 1862, page 383 et 384. Nous y reviendrons à l'article Ripert, dans la suite de ce Nobiliaire.

MONTGRAND. -- Originaire du Vivarais, cette maison, d'ancienne noblesse et encore existante, a donné des officiers distingués de terre et de mer, entre autres Jean-Baptiste de Montgrand, seigneur de Napoule, colonel d'infanterie et chevalier, de Saint-Louis. Alliances : Audiffret, Bionneau, Grille, Vignier, etc. Armes : d'azur, au rocher d'or, à la nuée d'argent, brochant en chef.

MONTOLIEU. -- Famille fort ancienne, dont était Guillaume de Montolieu, qui fut garant pour le vicomte de Marseille, et testa en 1293. Une branche existait à Arles et a donné Bertrand de Montolieu, député de cette ville en 1292. Elle avait des armes différentes de l'autre et portait de gueule, à trois tours d'argent. La descendance de Guillaume a donné des officiers de terre et de mer, dont un capitaine de galère. Armes : fascé d'or et de sable.

OLIVARI ou OLIVIER. -- Antoine Olivari, reçu conseiller au parlement d'Aix en 1567, fut père de Jean-Pierre Olivari ou Olivier, qui exerça les mêmes fonctions. Ils descendaient de Guillaume Olivari, notaire à Aix, et ont eu entre autres rejetons plusieurs magistrats et officiers distingués. Armes : d'azur, à trois colombes d'argent volant en bande; la première tenant au bec un rameau d'olivier de sinople.

ORAISON. -- Une première famille de ce nom se serait éteinte en 1450, selon Barcillon, dans la personne de Pierre d'Oraison, seigneur de Venterol. La baronnie d'Oraison fut érigée en marquisat par lettres de Henri III de 1588, pour François de Laigue, grand sénéchal de Provence, qui en avait hérité du chef de sa mère. Elle a passé depuis à la famille Fulque. Armes : de gueules, à trois fasces ondées d'or.

ORNEZAN. -- Pierre d'Ornezan fut maintenu dans sa noblesse en 1667 ; il descendait de Bertrand d'Ornezan, seigneur de Montaigu, originaire de Gascogne, que l'abbé Robert de Briançon dit être issu des barons de Saint Blancard. Sa postérité s'est éteinte au siècle dernier. Armes : d'azur, à un lévrier rampant d'argent.

ORTIGUES. -- Famille ancienne, originaire d'Apt, connue depuis plus de trois siècles. Jean d'Ortigues fut évêque d'Apt en 1467. Jean, son neveu, fut député de la viguerie de cette ville aux états généraux de la Provence en 1487. Elle a donné des officiers de terre et de mer, des chevaliers de Saint-Louis, et se trouve encore représentée de nos jours. Armes : d'azur, à cinq besans d'or, posés en sautoir, et cantonnés de quatre étoiles d'argent.

PORCELET ou PORCELLETS. -- Maison d'ancienne chevalerie, dont était Bertrand des Porcellets, gentilhomme provençal qui fit partie de la première croisade et signa le testament de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, fait en Syrie en 1105. Guillaume des Porcellets, chambellan de Charles d'Anjou, roi de Naples, fut le seul Français qui échappa aux vêpres siciliennes. Elle a donné des généraux, des gouverneurs de place, et beaucoup d'officiers et de chevaliers de Malte. Elle était encore représentée au siècle dernier par la branche des marquis de Maillane. Armes : d'or, au porcelet de sable.

01 août 2005

BERLUC DE PÉRUSSIS.

Dessin de Jean-François Binon publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb

Armes : écartelé, aux 1 et 4 d'argent, au lévrier de sable, coupé de gueules, à une croix d'or; aux 2 et 3 d'azur, à une poire d'or, tigée et feuillée du même.

Devise : A RECOMMENCER.

Cette famille, qui habite depuis quatre siècles le comté de Forcalquier, où elle possédait la seigneurie de Porchères, est originaire d'Italie, et avait primitivement pour nom celui de Berluchi Peruzzi. Elle est issue de l'illustre famille Peruzzi, alliée aux Médicis, et qui a donné plusieurs générations de gonfaloniers à la république de Florence; un grand maître de Malte, Raymond Perellos ou Peruzzi; un cardinal, Mathieu Peruzzi, archevêque et prince de Salzbourg; et un élève de Raphaël, Balthazar Peruzzi, qui repose avec lui au Panthéon.

  1. Noble Jehan de Berluchi de Peruzzi, chevalier, qu'on croit originaire de Crémone, quitta sa patrie à la suite des guerres civiles qui la désolaient, et vint s'établir, vers l'an 1440, à Forcalquier. Il devint syndic de cette ville en 1483, et fut père de :

    1. Bernardin, premier syndic de Forcalquier en 1536, marié à Jeanne de Garret, dont il eut

      1. Jaume, qui épousa Clémence d'Escalis ;
      2. Mary, chanoine de Forcalquier, tué par les protestants au siége de Sisteron, en 1564 ;
      3. Arnoulx, consul de Forcalquier, en 1557 et 1561 ;
      4. Elzias, viguier de cette ville, de 1565 à 1569 ;


    2. Colin, qui suit.


  2. Noble Colin de Berluc de Pérussis, premier syndic de Forcalquier en 1537, consul de la même ville en 1542, 1551 et 1559, fut, selon l'historien Bouche, député de la Provence à François II, en 1560. Il eut de son mariage avec Madeleine de Garret des barons de Beaujeu :


    1. Gaspard, qui épousa en premières noces Anne Talon, des seigneurs de Limans, dont la famille a donné deux illustrations au parlement de Paris, et en secondes noces Françoise de Vachères du Revest ; il fut tige d'une branche qui s'allia aux Dignoscio et s'éteignit en la personne de deux prêtres, prieurs l'un du Bignosc, l'autre de Vitrolles et Barcelonnette ;

    2. Melchior, docteur ès droit et assesseur en la sénéchaussée de Forcalquier, qui épousa Marguerite de Laidet-Sigoyer, des vicomtes de Marseille, et, devenu veuf, se remaria avec Marquise de Parisy, issues l'une et l'autre de familles distinguées dans le parlement d'Aix: il fut père de Jehan-Gabriel, aïeul de Jehan-Baptiste et bisaïeul d'Annibal, intéressé dans les affaires du roi ; celui-ci fut père d'Ambroise, Joseph et Jean-Baptiste de Berluc de Pérussis ; Ambroise, receveur général des fermes du roi à l'Entrepôt des tabacs de Toulon, eut un fils, Louis-Joseph, qui lui succéda dans sa charge ; Joseph fut régisseur des vivres de la marine; Jean-Baptiste, écuyer, contrôleur des rentes de la compagnie des Indes, et plus tard conseiller du roi, commissaire général aux saisies réelles près le parlement de Paris, épousa Pélagie Aglaé Hennet, des seigneurs de Bernoville ;

    3. Joseph, qui suit ;

    4. Jehan-Baptiste capitaine, consul de. Forcalquier pendant la peste de 1631 ; mort victime de ce fléau et de son dévouement.


  3. Joseph de Berluc de Pérussis (1537-1609), receveur des décimes aux diocèses de Sisteron et de Gap, se maria en 1559 à Catherine du Ris, qui mourut sans enfants, et en 1560 à Isabeau de Magnan, fille d'Augustin, juge royal de Forcalquier, et d'Anne d'Escalis; il fut père de

    1. Jehan, tué en 1590, dans une sortie des royalistes de Forcalquier contre les ligueurs de Lurs;
    2. Jehan-Anthoine, docteur ès droit, auteur des Adagia setecta (1 vol. in-8° de 801 pages, imprimé chez de Tournes, en 1632), qui épousa Hélène de Laugier-Porchères, soeur de l'académicien de ce nom; il en eut Honoré de Berluc, écuyer, seigneur de Porchères, et Esprit de Berluc, viguier de Forcalquier et capitaine pour le roi, de 1664 à 1668;
    3. Augustin, qui suit
    4. Balthazar, docteur ès droit, marié à Marguerite d'Astier, dont il eut : Pierre et Balthazar; Pierre, avocat et juge, premier consul de Forcalquier en 1653, 1664, 1670 et 1683, fut marié à Diane du Teil, de la famille du général baron du Teil ; Balthazar, écuyer, consul de Forcalquier en 1666, 1674, 1681 et 1687, fut père de Jean-Pierre, avocat en la cour; premier consul en 1723, 1758 et 1768; recteur perpétuel des hôpitaux de Forcalquier, janséniste renommé, exilé de 1736 à 1742 par lettre de cachet.

  4. Augustin de Berluc de Pérussis (1579-1660), écuyer, premier consul de Forcalquier en 1645, avait épousé en 1644, Melchionne d'Astier, fille de Jehan, receveur des domaines de Sa Majesté au siége de Forcalquier, et de Diane de Godin, dont il eut Pompée, qui suit.
  5. Pompée de Berluc de Pérussis (1613-1694), docteur ès droit, premier consul de Forcalquier en 1651, eut de Susanne de Codur, qu'il épousa en 1644

    1. Augustin, avocat et juge, premier consul de Forcalquier en 1699, épousa en premières noces Isabeau du Teil, et en secondes noces Marguerite de Monier;
    2. Etienne, qui suit;
    3. Joseph, qui servi dans les troupes de Malte et dont le fils, Mary, entra dans les armées du roi.

  6. Etienne de Berluc de Pérussis (1651-1721), fit enregistrer ses armes dans l'Armorial général de 1696 ; il avait épousé en 1677 Catherine de Giraudon la Sonne, fille de Guillaume de Giraudon, écuyer, seigneur de la Sonne, capitaine de cent hommes d'armes. Il fut père d'Augustin, qui suit.
  7. Augustin de Berluc de Pérussis (1684-1770), conseiller du roi, maire perpétuel de Forcalquier par lettres patentes de Sa Majesté, de 1742 à 1757, et premier consul de la même ville en 1767, épousa, en 1723, Delphine de Monier, des seigneurs de la Quarrée, dont il eut :

    1. Joseph, qui suit ;
    2. Jacques, avocat et juge, premier consul de Forcalquier en 1785, prorogé en 1786 par lettre de cachet; de lui sont descendus Antoine et Françoise Nalin de Berluc ;
    3. Augustin, prévôt du chapitre de Forcalquier, par bulles de la légation d'Avignon en date de 1765 ;
    4. Thomas, qui fut cordelier conventuel.

  8. Joseph de Berluc de Pérussis (1727-1800), conseiller du roi, premier consul de Forcalquier en 1759, 1765, 1771 et 1782 ; maire de la même ville en 1790-91 et 1792-94, fut père de :

    1. Jean André Augustin, qui fut avocat et juge ;
    2. Joseph André, chevalier de Berluc de Pérussis, successivement capitaine d'artillerie, général- adjudant du hetman de Pologne, avec rang de lieutenant-colonel, et ingénieur en chef du cadastre à Coni ; on a de lui un opuscule in-4° intitulé : Lettre du chevalier de Berluc à M. de Bentham, publié en 1781 ;
    3. Jacques Pierre, qui suit.

  9. Jacques Pierre de Berluc de Pérussis (1761-1838), juge au tribunal de Forcalquier, conseiller d'arrondissement, fut marié en 1794, à Thérèse Élisabeth Rose Virginie de Testanière Miravail, fille de Joseph Rémy de Testanière, seigneur de Miravail et de Malcor, et de demoiselle de Ferry la Garde. Il fut père de Victor Fortuné, chevalier, qui suit.
  10. Victor Fortuné, chevalier de Berluc de Pérussis (1798-1854), juge au tribunal d'Aix, épousa, en 1832, Marie Thérèse Joséphine Pin, de la famille de Joachim Félix Pin, écuyer, trésorier général des États de Provence. II est mort à son château de Porchères, près Forcalquier, laissant deux enfants :

    1. Léon, qui suit ;
    2. Joséphine Hélène.


  11. Léon de Berluc de Pérussis est aujourd'hui le seul héritier mâle du nom.


La famille de Berluc est alliée par les femmes à celles de Guichard de Monguers, de Mouriers d'Esparron, qui figurèrent aux croisades ; de Rébuty de Fontienne, de Corio de Cabanes, de Lauthier d'Aubenas, d'Habert de Beauveset, de Feutrier de Laroche, de Pasquier de Meylan, de Colle de Carqueirane, etc.

Pour en savoir plus sur la famille Berluc-Pérussis, voir les pages suivantes qui m'ont été signalées par mon ami Gérard Planson :

Nobiliaire de Savoie : BALON

Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036589
pages 374 et 375
BALON. -- Originaire de Savoie, cette famille s'est établie en Provence, où elle possédait la seigneurie de Saint-Julien. Elle a donné plusieurs conseillers au parlement d'Aix et plusieurs officiers au service de France. Armes : d'azur, au lion d'or, au chef de gueules, chargé d'un coeur d'argent, accosté de deux roses de même.
Cette famille est également citée dans le Nobiliaire de Provence.

Nobiliaire de Provence : BARRAS

BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N0036590
pages 130 à 131

La maison de Barras, une des plus anciennes de Provence, tire son nom d'une terre située dans la viguerie de Digne. Elle est connue dès le XIe siècle, et suivant les chartes des croisades d'Embrun, l'un de ses rejetons partit avec Godefroy de Bouillon pour la terre sainte (la Chesnaye des Bois). Barras de Barras, seigneur de Saint Estève, épousa vers 1230 Louise du Pouget ; et leur fille, Dauphine de Barras, femme de Guillaume de Signe des vicomtes de Marseille, fut mère de sainte Dauphine de Signe, dite de Puymichel, mariée en 1298 à saint Elzéar de Sabran.

Fernand de Barras, grand commandeur de Saint-Jean de Jérusalem, accompagna Charles d'Anjou à la conquête de Naples, et Guillaume de Barras, commandeur du même ordre, obtint de ce prince, en 1267 la confirmation de la donation de Manosque, faite en faveur de son ordre. Louis de Barras était chambellan du roi Charles VIII.

Cette maison s'est alliée à celles de Blacas, de Demandolx, de Gérin, de Laugier, de Lauris, de Serre, etc. Elle a donné des chevaliers de Malte et des généraux de terre et de mer dans les temps modernes. Les diverses branches se sont éteintes successivement ; l'une d'elles était représentée en 1789 par Joseph Denis, marquis de Barras ; une autre par Paul François Nicolas, comte de Barras, né en 1755, député à la Convention, puis membre du directoire, exilé après le 18 brumaire (9 novembre 1799). Barras se retira à Bruxelles, puis à Rome, et ne put rentrer en France qu'en 1814. Il vécut alors à Paris dans une complète obscurité, et mourut en 1829.

Armes : fascé d'or et d'azur. (Voyez pl. du Nob.)

Devise : VAILLANCE DE BARRAS.

19 juillet 2005

Nobiliaire de Provence : D, E, F et G

DedonsDEDONS. -- Dessin de Christophe Desportes publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb.

Cette maison, d'ancienne extraction, est originaire d'Istres. Barcillon, ordinairement si sévère, lui donne les plus grands éloges et dit qu'un de ses auteurs conduisait trois cents chevaliers à la croisade de l'archevêque d'Arles, au Xe siècle. Elle s'est fixée à Aix lorsque Hugues Dedons fut reçu conseiller au parlement d'Aix, en 1554 ; et, au siècle suivant, elle s'est divisée en deux branches, dont l'aînée obtint l'érection de la terre de Pierrefeu en marquisat, par lettres patentes de 1682, et s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Armes : d'azur, à trois fasces d'or.

DEMANDOLX. -- La terre de ce nom, située au diocèse de Senez, a été le berceau de cette ancienne famille, que Barcillon dit s'être appelée primitivement Eyriès et n'avoir recueilli la seigneurie de Mandolx que par mariage, au XVe siècle. Avec la maison de Barras, c'était une de celles qui avaient donné le plus de chevaliers à l'ordre de Malte. Armes : d'or, à trois fasces de sable ; au chef de gueules, chargé d'une main appaumée d'argent. (Voyez planche du Nobiliaire.)

DORIA. -- C'était une des quatre grandes maisons de la république de Gènes, dont on dit que sont issus les Doria fixés à Tarascon dès le XIVe siècle. Barcillon conteste cette communauté d'origine. La branche provençale s'est alliée aux Joannis, Montcalm-Gozon, Raousset, Sade, etc., et a formé un rameau, fondu en 1630, dans la famille des Friches de Picardie, qui en a relevé le nom et les armes, et s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Armes : coupé d'or et d'argent, à l'aigle de sable, membrée, becquée et couronnée d'or.

DURAND. -- Elle a pour auteur Louis Durand, dont le fils Bertrand fut conseiller au parlement en 1501. La branche des seigneurs de Fuveau a donné deux premiers consuls d'Aix ; celle des seigneurs de Sausses a reçu des lettres, de relief de noblesse en 1756. Armes : parti d'or et de gueules, au lion couronné de sable, brochant sur le tout.

DURANTI. -- Famille noble de robe, qui a donné plusieurs consuls à la ville d'Aix aux XIVe et XVe siècles, puis des conseillers en la chambre des comptes et un général de l'ordre des Minimes, confesseur du roi Henri III. La branche des seigneurs de la Calade s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Armes : d'argent, au cerisier de sinople fruité de gueules; au chef du même, chargé d'une étoile à six rais d'or.

EISSAUTIER. -- Elle est originaire de Barcelonnette et issue de Pierre Eissautier, qui servait sous Henri IV. Elle possédait les seigneuries du Cartier, de Blégiers et de Chanole. Armes : d'azur, à trois fasces ondées d'argent; au chef d'or, à trois roses de gueules, rangées en fasce.

ESCALIS. -- Famille originaire de Marseille, d'où elle passa à Aix et y exerça diverses charges du parlement. Elle tenait un rang distingué dans la noblesse par ses emplois, ses alliances et ses possessions. Armes : d'or, au griffon de gueules, au béton de sable brochant sur le tout.

ESMENARD. -- Elle est originaire de Lambesc et a donné des viguiers à cette ville dès le XVIe siècle. Le Dictionnaire véridique dit que Jean Antoine Esménard, sieur de Montdésir, reçut des lettres de noblesse en 1661. Le poète Esménard, élu membre de l'Académie française en 1810, était de cette famille. Armes : d'azur, au lion tenant un arc en barre et accompagné en pointe d'un coeur, le tout d'argent; au chef cousu de gueules, chargé d'un croissant d'argent, accosté de deux étoiles du même.

ESPINASSY. -- Honoré d'Espinassi, auquel remonte la maintenue de 1567, fut le père de Lazarin, commandant d'Istres en 1585, député de la noblesse au états de Blois, et l'aïeul de Frédéric, premier consul de Marseille en 1633. Leur descendance est encore représentée de nos jours. Armes : d'or, à la rose de sable, accompagnée de trois boutons de rose tigés et feuillés du même.

ESTIENNE. -- Voyez p. 241.

FABRE. -- Honoré Fabre, anobli par le roi René en 1470, est l'auteur des seigneurs de Mazan et de Vinay, qui ont donné au siècle dernier plusieurs officiers de marine et des chevaliers de Saint-Louis. Armes : de gueules, à un rencontre de boeuf d'or.

FABRI. -- Cette famille, issue de Jacques Fabri, anobli par le roi René en 1459, possédait la seigneurie de Fabrègues, et a donné des officiers distingués et des conseillers au parlement. Armes : d'argent, au pal d'azur; au chef de gueules, chargé de trois écussons d'or.

FABRON. -- Originaire de Marseille, Jean-Baptiste Fabron fut reçu secrétaire du roi en 1724, et a laissé postérité. Armes : d'or, au lion de sable, surmonté d'un lambel de gueules.

FELIX DU MUY. -- Cette maison, dont l'origine italienne est contestée, par Barcillon, qui la dit issue de bourgeois d'Avignon, s'est élevée au premier rang dans sa province par ses alliances et ses services. Elle a donné des conseillers au parlement, des généraux de terre et de mer, des conseillers d'État, des chevaliers des ordres du roi et un maréchal de France, ministre de la guerre en 1774. Son dernier rejeton fut le comte de Muy, lieutenant général, nommé pair de France le 17 août 1815, et décédé le 3 juin 1820. Armes : écartelé, aux 1 et 4 de gueules, à la bande d'argent, chargée de trois F de sable; aux 2 et 3 de gueules, au flou d'or et à la bande brochante d'azur.

FLOTTE. -- Famille dont une branche a pris le surnom d'Agoult par alliance, l'autre celui de Roquevaire, sa principale seigneurie. Cette dernière avait pour armes : de gueules, à trois oiseaux d'or, au lambel d'argent; ce qui lui a fait quelquefois attribuer une origine différente de la première. Elle a donné des officiers supérieurs, des chevaliers de Saint Louis, des commandeurs de l'ordre de Malte, etc. Armes : de gueules, au lion d'or, armé et lampassé d'argent.

FORBIN et FORESTA. -- Voyez l'Annuaire de 1845.

GANTES. -- Famille originaire de Cuers, dont était François de Gantès, reçu procureur général au parlement d'Aix en 1634. Elle a donné des conseillers d'Etat, des officiers supérieurs de terre et de mer, entre autres un lieutenant général, commandeur de Saint-Louis, et plusieurs capitaines de vaisseau. Une de ses branches s'était fixée en Artois au siècle dernier, et un de ses rejetons est aujourd'hui sous-préfet en Algérie. Armes : d'azur, à l'émanche de quatre pièces d'or, mouvante du chef.

GLANDEVES. -- Voyez plus haut, p. 171. (Voyez pl. du Nobiliaire.)

GOMBERT et GRIGNAN. -- Voyez l'Annuaire de 1859, pages 184 et 234.

GRIMALDI. -- Ancienne et illustre maison, qui a donné un amiral de France, trois chevaliers des ordres du roi, des lieutenants généraux, des ambassadeurs, etc., et qui a formé plusieurs branches. La principale était celle des princes de Monaco, ducs de Valentinois, pairs de France, qui se sont fondus dans la maison de Goyon-Matignon, aujourd'hui régnante à Monaco. Armes : fuselé d'argent et de gueules. (Voyez pl. du Nobiliaire.)